
Par Simon Leduc
Je me suis entretenu avec le chef du PCQ Adrien Pouliot dans un restaurant à Laval. Il a accepté de répondre à mes questions.

Par Simon Leduc
Je me suis entretenu avec le chef du PCQ Adrien Pouliot dans un restaurant à Laval. Il a accepté de répondre à mes questions.

Par Simon Leduc

Par Simon Leduc
Par Simon Leduc
Le système de justice québécois est très clément envers les criminels et très injustice pour les victimes. La libération de Guy Turcotte le prouve bien. Il y a quelques années, ce criminel a sauvagement assassiné ses deux enfants afin de se venger de sa femme Isabelle Gascon de l’avoir laissé. Il y a eu un procès devant jury et l’ancien médecin a été tenu non criminellement responsable de la mort de ses deux jeunes enfants. Celui-ci a été placé en institution psychiatrique afin d’évaluer son état mental. Un an plus tard, de grands spécialistes ont déclaré que l’ancien docteur était prêt à revenir vivre dans la société. M. Turcotte va être libéré sous conditions. Ce cas troublant démontre bien que la vie de deux jeunes enfants n’a aucune valeur pour notre cher système judiciaire. La libération de ce meurtrier me répugne au plus haut point. Je crois que c’est le sentiment d’une grande majorité de Québécois. Guy Turcotte mérite une peine de prison à vie. C’est un monstre qui a enlevé la vie à deux bambins innocents. Le meurtre d’enfants est l’acte criminel le plus sordide et impardonnable. Est-ce que le comité d’examen des troubles mentaux a pensé une minute à l’ex-femme de Turcotte? Mme Isabelle Gascon a perdu ses deux enfants à cause de cet assassin. Comment doit-elle se sentir aujourd’hui? Elle va se sentir menacée en sachant que son ex-mari est en liberté. La sécurité des victimes est le dernier des soucis de notre merveilleux système pénal.
Mais dans quelle société vivons-nous? On défend les intérêts des criminels au détriment de ceux des victimes. Notre système de justice est malade et il doit être réformé afin de protéger les victimes et punir sévèrement les meurtriers. Dans certains types de crimes (meurtres et agressions sexuelles d’enfants), je suis en faveur du rétablissement de la peine de mort. La population a perdu confiance en notre système de justice et cette libération odieuse va renforcer ce sentiment. Au niveau fédéral, le gouvernement conservateur est en train de réformer le système de justice pénal canadien afin de le rendre plus efficace et punitif. On doit souligner l’excellent travail du sénateur conservateur Pierre-Hugues Boisvenu qui a su pousser le gouvernement fédéral à changer les choses.
Le pouvoir judiciaire est important dans un régime démocratique. C’est pour cela que l’on doit redonner confiance aux citoyens face à celui-ci. Le gouvernement du Québec doit s’attaquer au laxisme et aux aberrations du pouvoir judiciaire. Malheureusement, il ne faut pas s’attendre à ce que gouvernement Marois réforme le système de justice. Tout comme le PLQ et la CAQ, il défend le statu quo dans ce domaine. L’opposition des trois grands partis politiques provinciaux au projet de loi C-10 le prouve bien.

Par Simon Leduc

Caricature: Ygreck
Par Simon Leduc
Il y a quelques semaines, Pauline Marois a accordé le ministère de l’Environnement au militant écologiste Daniel Breton. Celui-ci a un passé trouble de militant verdoyant très radical. Il s’est toujours opposé à l’exploitation des ressources naturelles. Force est de constater que M. Breton n’a pas été capable de mettre de côté son passé de militant écologiste. Dès le départ, le ministre a agi en défenseur de ses amis environnementalistes en tentant de politiser le BAPE et de fermer la porte au pétrole albertain. Sous son court règne, on a eu droit à un loose canon qui voulait dicter et imposer ses idées radicales à son ministère.
Daniel Breton était clairement le maillon faible du gouvernement Marois et l’opposition l’a pris comme cible. Le ministre était dans une situation très précaire et le dévoilement de son passé trouble a été la goutte qui a fait déborder le vase. Un journaliste de TVA a annoncé publiquement les problèmes antérieurs du député péquiste : le non-paiement d’un loyer (pendant treize mois), une contravention pour conduite dangereuse non payée (rouler à 275 km/h avec sa Porche) et une fraude à l’assurance-emploi. Le fait de ne pas payer son loyer pendant une longue période d’un an est un geste complètement irresponsable. Le fait de rouler à 275 km/h est un geste grave et l’ancien ministre aurait pu causer un grave accident. Daniel Breton n’avait pas d’autre choix que de démissionner de son poste de ministre.
Il y a une question troublante que je me pose: comment la première ministre a-t-elle pu nommer cette personne au Conseil des ministres? Dans cette affaire, je ne blâme pas l’ancien ministre. C’est la personne qui l’a nommé aux saints des saints qui est fautive dans ce fiasco. C’est un manque flagrant de jugement de la part de la chef de l’exécutif québécois. Pourquoi a-t-elle pu nommer une personne qui ne respecte pas les lois dans son Cabinet? Voulait-elle séduire le mouvement écologiste afin d’obtenir son appui lors des prochaines élections? Il faut se rendre à l’évidence, Daniel Breton n’était pas prêt à occuper une fonction aussi importante.
Il y a quelques semaines, le gouvernement a annoncé la nomination d’André Boislcair au poste de délégué général du Québec à New York. Cette nomination partisane peut se défendre, car Jean Charest avait accordé ce poste à un vieux libéral: John Parisella. Il y a une chose importante que Pauline Marois n’a pas rendue publique: l’octroi à l’ancien chef péquiste d’un emploi à vie comme fonctionnaire adjoint au Ministère des Relations internationales. Ce qui me pue au nez dans ce geste est le fait que ce gouvernement a voulu cacher cette décision aux contribuables qui vont payer le salaire de M. Boisclair. On est dirigé par une femme sans jugement et non transparente, c’est totalement inacceptable. La chef du PQ est à la tête d’un gouvernement minoritaire le plus faible de l’histoire de la province. Mais celle-ci se comporte comme si tout lui était permis. C’est la même personne qui s’est présentée comme la championne de l’éthique lors de la dernière campagne électorale.
Depuis le 4 septembre, ce gouvernement donne de petits cadeaux à ses petits amis: l’annulation de la hausse des frais de scolarité pour les carrés rouges, la nomination d’une militante verdoyante radicale aux Ressources naturelles pour les verts et une job à vie pour un ancien chef du parti. Le gouvernement Marois rit en pleine face du contribuable moyen qui va sortir son portefeuille pour payer les petites gâteries accordées à la clientèle péquiste. Les troupes péquistes pourraient avoir la décence de penser à la majorité silencieuse qui en a marre de ce faire presser le citron par un gouvernement qui est gourmand. Depuis trois mois, le Québec est gouverné par une première ministre qui n’a pas de jugement ni de transparence, point à la ligne. Cela me fait presque regretter le départ de Jean Charest.

Par Simon Leduc
En mars prochain, les militants libéraux vont choisir le successeur de Jean Charest lors du congrès à la chefferie. Le prochain chef sera choisi grâce à la bonne vieille formule des délégués. La course libérale n’a pas vraiment pris son envol mais il faut s’attendre à beaucoup d’actions après le temps des fêtes. Après neuf années de règne de Jean Charest, le parti centenaire doit se choisir un leader qui va lui permettre de brasser des idées et de le mener à la victoire aux prochaines élections générales. Lequel des candidats va remporter la course?
Pierre Moreau : l’underdog qui veut se faire connaître :
Le député de Chateauguay est l’aspirant qui est le moins connu du grand public. M. Moreau est membre du Barreau du Québec depuis 1980. De 1981 à 2003, il a pratiqué son métier dans des cabinets d’avocats et il a enseigné en droit public et administratif à l’École de formation professionnelle du Barreau du Québec. Le député a été élu pour la première fois sous la bannière libérale lors des élections générales du 14 avril 2003. Il a occupé des fonctions mineures jusqu’à son ascension au Conseil des ministres en septembre 2011 (au ministère des Transports). Il est un habile communicateur et il a mis cette qualité en pratique lors de son passage aux Transports. Après le mandat houleux de Sam Hamad, M. Moreau s’est bien démarqué et il en surprit plusieurs malgré son inexpérience ministérielle. Le candidat libéral s’est lancé dans la course pour se faire connaître du grand public, des militants libéraux et de l’establishment du parti. Cela serait étonnant qu’il remporte la victoire mais sa présence va lui permettre de se démarquer au sein des troupes libérales. Ma prédiction : une troisième place.
Philippe Couillard : le candidat qui part favori :
M. Couillard a obtenu ses Doctorats en médecine en 1979 et en neurochirurgie en 1985. C’est un grand neurochirurgien qui a pratiqué sa profession jusqu’en 2003. Il a été le candidat vedette du PLQ de Jean Charest lors des élections de 2003. Il fût élu député libéral dans la circonscription de Mont-Royal. Celui-ci a été ministre de la Santé dans le gouvernement Charest de 2003 à 2008. Son grand talent de communicateur et sa capacité de rassurer les gens ont été salués par les personnes du milieu hospitalier. Il a tenu tête à Jean Charest lors de la controverse sur le choix de l’emplacement du CHUM. Il a gagné cette bataille devant son patron et cela a refroidi les ardeurs de l’establishment libéral face à lui.
Philippe Couillard semble être le grand favori dans la course à la chefferie libérale. Il a quelques qualités : sa capacité de rassurer les Québécois, c’est un bon communicateur et il a une certaine stature physique. Mais, il a de nombreux points faibles. Tout d’abord, je trouve que l’ancien élu a un bilan mitigé comme ministre de la Santé. Il faut souligner ses talents de communicateur. Mais sur le fond, sous son règne, le système de santé ne s’est pas du tout amélioré. Il a refusé de donner plus de place au secteur privé malgré le fait qu’il a quitté ses fonctions pour aller y travailler. Je vois dans cela une hypocrisie réelle. Devant les caméras, il défend bec et ongle le monopole public en santé mais en privé, il fait les louanges du secteur privé, c’est décevant comme attitude. Ensuite, l’aspirant chef du PLQ a quitté le gouvernement Charest en plein milieu de la croisière. Plusieurs personnes doivent penser que c’est un déserteur qui a sauté par-dessus bord du navire libéral avant qu’il frappe un iceberg. Soudainement, il décide de revenir en sauveur après l’accident qui a abîmé le paquebot libéral. Subséquemment, M. Couillard ne vient pas du secteur économique. C’est la marque de commerce du parti et les militants pourraient lui préférer le candidat de l’économie : Raymond Bachand. Je crois que M. Couillard va gagner le premier tour du scrutin mais il va se faire dépasser à la ligne d’arrivée. Ma prédiction : une deuxième place.
Raymond Bachand : le candidat de l’économie :
Raymond Bachand a obtenu une licence en droit de l’Université de Montréal en 1969. Il a une maîtrise et un doctorat en administration des affaires à la Harvard Graduate School of Business administration. Il a œuvré pendant des années dans le monde des affaires avant de faire le saut en politique : chez Métro Richelieu, au Fond de Solidarité de la FTQ, chez Culinar, etc. Il a aussi de l’expérience sur le plan politique. Il a travaillé au cabinet de deux anciens premiers ministres du Québec : René Lévesque et Pierre-Marc Johnson. En 2005, il a été recruté par les libéraux de Jean Charest. Celui-ci l’a nommé au ministère des Finances. C’est un poste qu’il a occupé de 2009 à 2012.
Le manque de charisme est le point faible du candidat à la course libérale. En effet, M. Bachand n’est pas très charismatique mais je ne crois pas que cela va lui nuire. Les militants doivent choisir le candidat le plus expérimenté et compétent sur le plan économique. Dans ce domaine, Raymond Bachand devance facilement ses deux adversaires. L’économie est sa grande force. Contrairement à ses deux rivaux, il a une grande expérience dans le monde des affaires. Ce n’est pas un hasard que le Québec Inc. lui a accordé son appui. Dans l’ensemble, il a quand même bien fait lors de son passage au ministère des Finances. Face à un gouvernement faible sur le plan économique, le PLQ doit choisir le seul aspirant qui est solide en la matière : Raymond Bachand. C’est pour cette raison que l’auteur de ses lignes appuie la candidature de l’ancien ministre des Finances. C’est un politicien de centre-gauche qui ne va pas faire trembler les colonnes du Temple (le modèle québécois) mais c’est le meilleur candidat en lice. M. Bachand va terminer deuxième derrière M. Couillard lors du premier tour. Les délégués de Pierre Moreau devraient en grande majorité l’appuyer lors du deuxième tour et assurer sa victoire. Ma prédiction : une victoire pour Raymond Bachand.

Par Simon Leduc
Depuis son élection, le gouvernement du Parti québécois se comporte comme s’il était majoritaire. Seulement quelques jours après les élections du 4 septembre, les ministres du gouvernement ont pris des décisions unilatérales sans consulter personne : la fermeture de Gentilly 2, l’annulation de la hausse des frais de scolarité par décret, la mise au rancart de l’exploitation du gaz de schiste et une hausse d’impôts pour les riches. Le Parti québécois a continué sur sa lancée en prenant des décisions qui sentent le dogmatisme à plein nez. Il faut croire que les troupes de Pauline Marois n’ont pas compris qu’elles n’ont reçu que 31.7% du vote populaire.
Le gel des frais de scolarité et accorder le droit de grève aux associations étudiantes :
Le gouvernement Marois va organiser un sommet sur l’Éducation afin de discuter du sous financement des établissements postsecondaires et de la question des frais de scolarité. Force est de constater que cela sera un véritable show de boucane car les dés sont déjà pipés. En effet, le ministre de l’Enseignement supérieure a déjà annoncé que le gel des frais de scolarité va être maintenu en 2014. De plus, le gouvernement a remis en question le sous financement des universités. Il faut conclure que le gouvernement a déjà pris les décisions. Ce pseudo sommet sera un véritable cirque ou le PQ, les syndicats et les associations étudiantes vont rire en pleine face des contribuables québécois. Sortez vos portefeuilles mes amis et continuez de payer 85% du financement universitaire. Nos établissements universitaires vont continuer leur déclin sous le regard indifférent de la première ministre.
Ce n’est pas tout, le ministre des carrés rouges est ouvert à l’idée d’accorder le droit de grève aux associations étudiantes. Je n’en crois pas mes oreilles. Le ministre de l’Enseignement supérieur veut accorder le pouvoir à la minorité étudiante de bloquer l’accès aux salles de cours et cela en toute légalité. Ce gouvernement liberticide veut brimer et violer les libertés individuelles des jeunes qui vont vouloir étudier lors d’un éventuel boycott comme cela a été le cas le printemps dernier. Il faudrait faire comprendre au ministre dogmatique que c’est seulement les travailleurs qui ont le droit de grève. Les étudiants ne sont pas des travailleurs mais des clients qui payent pour un service. Ce gouvernement veut seulement faire plaisir aux jeunes radicaux au détriment de la majorité qui ne veut rien savoir des dérives idéologiques de leurs leaders étudiants.
La politisation du BAPE :
Il sera question brièvement de la politisation du BAPE par le gouvernement. Le ministre de l’Environnement a congédié les dirigeants de cet organisme neutre sans aucune raison apparente. Daniel Breton les a remplacé par deux de ses amis verdoyants : Louis-Gilles Francoeur (le journaliste écologiste du Devoir) et de Pierre Baril (le directeur général du centre de recherche Ouranos sur les changements climatiques). M. Breton est un militant environnementaliste radical qui s’oppose à tout développement des ressources naturelles. Sous le règne péquiste, le BAPE va devenir un organisme de propagande verdoyante. On peut être sûr que le développement économique va être totalement paralysé tant et aussi longtemps que ce gouvernement sera au pouvoir.
Le 4 septembre dernier, les Québécois ont accordé un mandat minoritaire au Parti québécois de Pauline Marois. Ceux-ci voulaient que le nouveau gouvernement travaille avec l’opposition majoritaire afin de faire fonctionner la maison de la démocratie québécoise. Pauline Marois aurait dû tendre la main à la CAQ et au PLQ afin de faire avancer l’économie du Québec dans un monde qui est dominé par l’incertitude économique. Le gouvernement Marois a décidé d’aller dans une autre direction : l’arrogance politique. Depuis son élection, les troupes péquistes agissent comme s’ils formaient un gouvernement majoritaire. Mme Marois a pris des décisions unilatérales sans consulter l’opposition qui est pourtant majoritaire à l’Assemblée nationale. Les politiques désastreuses de ce gouvernement ont plongé le Québec dans une incertitude qu’il n’avait vraiment pas besoin. Notre province doit se démarquer sur le plan économique afin de prévenir les coups des crises européenne et américaine. Celle-ci devrait encourager l’entrepreneuriat afin de favoriser la création de richesse et non pas de l’égorger avec de nouvelles hausses d’impôts. Le gouvernement a mis en place des mesures économiques socialistes (la majorité s’oppose à cela) qui seront néfastes pour le Québec. Le gouvernement minoritaire de Pauline Marois n’a pas respecté le résultat électoral et il doit être renversé. Le premier budget Marceau va être déposé le 20 novembre prochain. Pour le bien du Québec, la CAQ et le PLQ doivent renverser le gouvernement du PQ lors du vote de confiance sur le budget. Le lieutenant gouverneur pourrait demander aux libéraux et aux caquistes de former un gouvernement de coalition. La majorité des Québécois ont voté pour ces deux formations politiques et celles-ci doivent prendre leur responsabilité et mettre fin au règne du gouvernement sortant. Est-ce que la CAQ et le PLQ auront le courage de faire cela, c’est à suivre…

Par Simon Leduc
Vendredi dernier, Gilles Vaillancourt a démissionné de son poste de maire de Laval après 23 ans de règne. Les allégations de corruption et les perquisitions policières (à sa résidence, à l’Hôtel de Ville et dans ses coffres-forts) auront eu raison du premier magistrat lavallois que l’on surnommait Gilles 1er. À la Commission Charbonneau, Lino Zambito a dit que le maire aurait bénéficié d’une cote 2.5% des contrats de la municipalité. Contrairement à Montréal, le maire Vaillancourt est directement visé par ces allégations de corruption. Donc, celui-ci a pris la bonne décision de quitter son poste.
On peut dire que c’est la fin d’une époque dans la troisième plus grande ville québécoise. Depuis 1989, le roi de Laval a dirigé la ville d’une main de fer. C’était lui Laval. Que sera l’héritage de ce politicien municipal? C’est évident que les soupçons de corruption et de marchandage vont entachés son règne. Malgré cela, il faut quand même reconnaître que M. Vaillancourt laisse une ville bien en ordre sur le plan économique. Ses deux grandes réalisations sont sa bonne gestion des fonds publics (de faibles hausses de taxes foncières et une dette faible) et le développement gigantesque de l’Ïle Jésus. Sous son règne, Laval a connu un développement immobilier et industriel incroyable. Il aura su amener deux infrastructures importantes pour la municipalité : le pont de la 25 et le métro. Donc, l’ancien maire a un bilan respectable sur le plan de la gestion des fonds publics et de l’économie. Mais, il faut souligner son mépris de l’environnement et de la protection des terres humides.
Si les allégations de corruption deviennent fondées et prouvées, Gilles Vaillancourt aura détourné des centaines de milliers de dollars des citoyens à des fins personnelles et partisanes. Donc, les Lavallois auront été gouvernés par un maire compétent et possiblement corrompu.
L’opposition lavalloise a souvent dénoncé les dérives autoritaires de la mairie de Laval. Gilles Vaillancourt a toujours facilement remporté les élections municipales, c’est cela la démocratie. Si les Lavallois ne voulaient pas de lui, ils ne l’auraient pas réélu à cinq reprises (1993, 1997, 2001, 2005 et 2009). M. Vaillancourt a toujours eu la légitimité démocratique pour diriger sa ville. Les deux partis d’opposition auraient dû unir leurs forces afin de battre le Parti Pro des Lavallois au lieu de crier à l’autoritarisme. Ils n’ont qu’eux-mêmes à blâmer.
Qui succèdera à Gilles 1er? Je ne crois pas que des personnalités publiques connues (comme Joseph Facal, Serge Ménard ou Michelle Courchesne) vont sonner à la porte de la mairie pour postuler. Il n’y a pas de solution de rechange forte au parti du maire. Qui connaît Robert Bordeleau et Lydia Aboulian? Poser la question s’est y répondre. En novembre 2013, le Parti au service du citoyen et Le mouvement lavallois devraient former une coalition pour avoir une chance réelle de mettre fin à l’hégémonie du Parti Pro des Lavallois. Est-ce que l’opposition même unie pourra battre le parti de l’ancien maire Vaillancourt? Il faut souhaiter un changement de garde car l’alternance est une bonne chose en démocratie. Est-ce que les Lavallois auront soif de changement? C’est à suivre…

Par Simon Leduc
Mardi dernier, on a assisté à une des élections présidentielles les plus chaudement disputées de l’histoire des Etats-Unis d’Amérique. Plusieurs observateurs (dont l’auteur de ces lignes) croyaient que l’état difficile de l’économie (un taux de chômage élevé) allait permettre aux Grand Old Party de reprendre le contrôle de la Maison-Blanche. Ce ne fût pas le cas, le président sortant a été réélu pour un deuxième mandat à la tête de l’exécutif américain. Comment peut-on expliquer la défaire de Mitt Romney? Allons voir cela de plus près.
Les républicains doivent faire le post mortem de leur défaite
Lors de son premier mandat, Barack Obama a été un président très dépensier. Il a mis en place un plan de relance économique qui a coûté un faramineux 787 milliards de dollars aux contribuables américains. Cela n’a eu aucune conséquence sur l’économie américaine. Le taux de chômage est plus élevé que lors du départ de Georges W. Bush en janvier 2009. Le président sortant a concocté un méga plan de sauvetage des géants de l’automobile (Ford, GM, etc.). Cela a permis de sauver cette industrie mais à un coût très élevé pour l’américain moyen. La réforme du système de santé américain (l’Obamacare) a été la pierre de lance de la présidence Obama. Cela a permis à des millions d’avoir accès à une assurance santé. C’est la seule mesure positive de M. Obama sur le plan de la politique intérieure.
Malgré le bilan médiocre du locataire de la Maison-Blanche, Mitt Romney n’a pas été en mesure de le vaincre et de s’installer dans le bureau ovale pour quatre ans. Il y a deux éléments qui peuvent expliquer la défaite de l’ancien gouverneur du Massachussetts.
Tout d’abord, l’électorat hispanique a voté à la hauteur de 70% pour le démocrate. Les latino-américains ont tourné le dos au GOP à cause de la fermeture de celui-ci concernant la régularisation de l’immigration clandestine. Barack Obama a promis de légiférer sur cela lors de son deuxième mandat. L’aile radicale du Parti républicain s’est toujours opposée à la régularisation des immigrants clandestins. Cela a beaucoup nuit à Mitt Romney dans sa tentative de séduction de cet électorat. Georges W. Bush était un modéré sur cette question et cela lui avait permis d’obtenir une bonne part du vote hispanique en 2000 et 2004. Celui-ci est pourtant conservateur sur le plan social (la famille traditionnelle, il est contre le mariage gai, etc.) et il devrait normalement appuyer les républicains. Les Hispaniques vont représenter de plus en plus une forte proportion de la population américaine dans les années à venir. Les républicains vont devoir les séduire en modérant leur position concernant l’immigration clandestine.
Ensuite, Mitt Romney n’est pas un véritable conservateur sur le plan américain. Lors de son mandat de gouverneur du Massachussetts, Mitt Romney a mis en place des politiques centristes comme sa réforme du système de santé de l’État. Lors de la course à l’investiture républicaine, l’aspirant républicain a dû se présenter comme un conservateur radical sur le plan social (contre l’avortement et le mariage gai). Il devait faire cela afin de devenir le candidat présidentiel du GOP. En jouant sur les deux terrains idéologiques, il s’est mis à dos l’électorat centriste et les conservateurs sociaux. Avec un véritable conservateur fiscal, le Parti républicain aurait facilement battu le président sortant. Le GOP a dû succès aux élections présidentielles lorsqu’ils choisissent un vrai conservateur comme candidat : Ronald Reagan en 1980 et 1984 et Georges W. Bush en 2000 et 2004. Tandis qu’il se fait ramasser avec un modéré comme candidat : Bush père en 1992 et Bob Dole en 1996. Si les républicains veulent retourner à la Maison-Blanche le 20 janvier 2017, ils vont devoir choisir un candidat véritablement conservateur comme Chris Christie (le gouverneur du New Jersey, Jed Bush (le frère de W. Bush) ou Marco Rubio (un membre de la communauté hispanique.
Le parti de Lincoln a quatre ans pour se préparer pour la présidentielle de 2016. Un rapprochement envers l’électorat hispanique et le choix d’un vrai conservateur sont deux éléments qui seront essentiels à la victoire républicaine. Est-ce que le Parti républicain vont aller dans cette direction? C’est à suivre…

Par Simon Leduc
Il y a quelques semaines, Justin Trudeau a annoncé sa candidature pour la chefferie du Parti libéral du Canada. Les libéraux fédéraux sont très excités par cette nouvelle. Ils pensent que le fils de l’ancien premier ministre libéral pourra reconstruire leur parti qui est en déclin depuis le scandale des commandites. Je crois que le député de Papineau va facilement remporter la course et devenir le prochain chef de ce parti centenaire. Il n’y a pas d’autres candidatures solides qui pourraient embêter M. Trudeau dans sa quête. Les libéraux ontariens et québécois sont encore nostalgiques des années de Pierre Elliot Trudeau et ils vont massivement appuyer l’enfant prodige. Est-ce que le PLC peut renaître de ses cendres sous le leadership du jeune Trudeau? Pour répondre à cette question, il faut regarder les qualités et les défauts du député libéral. Celui-ci est un jeune homme moderne et progressiste et cela va plaire à la gauche canadienne. Il a clairement des atouts sur le plan de l’image et qu’on le veuille ou non, cela est très important en politique. Le plus gros problème de l’aspirant chef est qu’il n’a pas le bagage intellectuel de son père. Sur le plan des idées et du contenu, Justin Trudeau est une coquille vide. Son maigre bilan en tant que député fédéral le prouve bien. Sa plus grande réussite est d’avoir gagné un combat de boxe contre le sénateur conservateur Patrick Brazeau. Cela en dit long sur ses capacités intellectuelles.
Est-ce que M. Trudeau pourrait faire mieux que ses deux prédécesseurs sur le plan électoral. Je réponds à cette question par l’affirmative. Le PLC va vivre une renaissance dans la Belle province s’il choisi le jeune Trudeau comme leader. Les Québécois fédéralistes nostalgiques vont être séduits par le fils de leur héros. La Trudeaumanie va frapper le Québec de plein fouet. Les idées et le contenu ne sont pas importants pour le peuple québécois. Pour lui, ce sont l’image et le charisme d’un chef politique qui est primordial. L’échec politique de Stephen Harper et le succès de Jack Layton lors des dernières élections fédérales le prouvent bien. Une majorité de Québécois a été charmée et séduit par le charisme et la gentillesse de l’ancien chef du NPD. Malgré ses compétences et son leadership, le Québec a rejeté le chef conservateur à cause de l’image d’un homme froid et distant qui est véhiculé dans les médias progressistes. Le gouvernement conservateur a un bon bilan sur le plan économique. L’économie canadienne est la plus forte et solide de tous les pays occidentaux mais les Québécois ne se préoccupent pas de cela. C’est pour cela que Justin Trudeau va être très populaire dans la Belle province et que le PLC va remporter une majorité de sièges au Québec en 2015.

Par Simon Leduc
L’ancien leader de la CLASSE a été reconnu coupable d’outrage au tribunal. Le juge affirme que GND a encouragé les étudiants à défier l’injonction obtenue par Jean-François Morasse. Celui-ci s’était tourné vers les tribunaux afin de pouvoir suivre son cours universitaire. Sur les ondes de Radio-Canada, le leader étudiant avait clairement demandé à ses camarades de ne pas respecter le jugement de la Cour supérieure du Québec. On doit saluer le bon jugement du magistrat dans ce dossier. Il faut que cela soit clair, personne n’est au dessus des lois. Le geste de GND est inacceptable et il doit être dénoncé. Dans un pays démocratique, on ne peut pas encourager la désobéissance civile comme l’a fait l’ancien porte-parole de la frange radicale du mouvement étudiant. Le petit anarchiste joue à la victime et il affirme que c’est une attaque sa liberté d’expression, elle est bien bonne. Il y a des limites à cette liberté d’expression et on ne peut pas remettre en question la légitimité du pouvoir judiciaire dans un système démocratique. Gabriel Nadeau-Dubois mérite de payer pour son geste odieux et antidémocratique, point à la ligne.
L’apprenti syndicaliste a annoncé qu’il va aller en appel de ce jugement. C’est un geste tout à fait légitime de sa part. Je me pose la question suivante : Qui va payer les frais d’avocat du jeune homme? La réponse est l’employeur de Monsieur Nadeau-Dubois : la CSN. Les travailleurs de cette puissance centrale syndicale vont être heureux de payer (par l’entremise de leurs cotisations syndicales) les frais juridiques de GND. Je vais continuer dans l’indécence syndicale. La Fédération des enseignants de cégep a annoncé son désir d’aider financièrement la pauvre victime dans sa cause en appel. Cela ne me surprend pas. La majorité des professeurs du réseau collégial est gauchiste. En tout cas, Gabriel Nadeau-Dubois n’aura pas de problème d’argent car il peut compter sur l’appui financier du puissant syndicalisme québécois.
Un jour, il va falloir remettre en question la fameuse Formule Rand. Il ne faut pas compter sur l’ami des grandes centrales syndicales pour toucher à cela : le gouvernement Marois.

Par Simon Leduc
Le PLQ est le parti politique le plus ancien de l’histoire de la province de Québec. Il est présent sur la scène politique québécoise depuis la naissance de la Confédération canadienne. Il a réussi à survivre à travers les décennies grâce à sa capacité à s’ajuster aux nouvelles époques. Plusieurs entités politiques sont nées de schismes à l’intérieur des troupes libérales : l’Action libérale nationale (des jeunes libéraux réclamaient des réformes auprès du gouvernement Taschereau), le Parti québécois (l’entourage de René Lévesque voulait que le parti devienne plus nationaliste) et l’Action démocratique du Québec (après l’échec de Meech, des jeunes libéraux n’ont pas accepté la mise au rancart du rapport Allaire). Malgré ces crises, le PLQ a réussi à demeurer une force politique de premier plan dans la Belle province.
En 1960, le Parti libéral du Québec a mis fin à seize ans de domination unioniste en remportant les élections avec une forte majorité. Le gouvernement réformateur de Jean Lesage a mis en place des réformes majeures pour que les Canadiens français puissent prendre le contrôle de leur économie. En 1962, le ministre des Ressources naturelles René Lévesque a complété la nationalisation de l’hydro-électricité. Après la publication du rapport Parent, le gouvernement libéral a créé le Ministère de l’Éducation afin de moderniser les réseaux primaire et secondaire. La Caisse de dépôts et de placements est née en 1965 pour gérer le bas de laine de la population et pour soutenir les entreprises québécoises. Dans les années soixante-dix, le premier ministre Robert Bourassa a ouvert la voie au développement économique du Grand Nord québécois avec les barrages hydroélectriques de la Baie-James. Cela a permis de créer des milliers d’emplois et de la richesse. Ces deux grands premiers ministres libéraux ont contribué au développement économique de notre province.
Jean Charest aurait pu être un premier ministre réformateur comme l’on été Jean Lesage et Robert Bourassa. Lors de la campagne électorale de 2003, le chef libéral avait promis de réformer le modèle québécois qui était déjà à bout de souffle à ce moment-là. Le 14 avril 2003, le PLQ de Jean Charest a été élu avec le mandat de réformer le Québec avec sa fameuse réingénierie de l’État. Le premier ministre Charest voulait réduire la taille du gouvernement afin de le rendre plus efficace et efficient. Il disait que celui-ci était obèse et tentaculaire et qu’un régime minceur était nécessaire afin de réduire la dette et baisser les impôts des contribuables québécois (qui sont les plus taxés en Amérique). Malheureusement, le gouvernement libéral a eu peur des forces du statu quo (les syndicats et les groupes d’intérêts de gauche). Jean Charest a trahi la majorité silencieuse en cédant aux menaces syndicales. Les grandes centrales syndicales ont fait reculer l’administration Charest et cela leur a permis de conserver leurs précieux droits acquis. Sous le règne de Jean Charest, la taille de l’État a continué d’augmenter et la dette publique a explosé et elle se chiffre maintenant à 253 milliards de dollars. De 2003 à 2012, les dépenses gouvernementales ont été hors de contrôle. Les programmes sociaux coûtent de plus en plus cher et personne n’ose les remettre en question. Un jour, il va falloir faire le procès du modèle québécois mais ce n’est pas pour demain.
Le PLQ n’a de libéral que le nom et il continue d’être un des défenseurs du régime en place. Ce parti politique centenaire a une chance en or de devenir une force politique qui va prôner et respecter les idéaux du libéralisme classique : la liberté individuelle, le libre marché, la réduction de la taille de l’État et l’entreprenariat. Le Parti québécois a décidé de se camper clairement à gauche du spectre politique et la CAQ ne semble pas vouloir brasser assez la cage. Selon moi, le prochain chef libéral doit positionner le parti au centre-droit et devenir le parti réformateur que les Québécois recherchent depuis le début des années 2000.
Le Québec est à la croisée des chemins. Il se dirige à toute vitesse vers le mur de la faillite. Il doit tourner à droite et se diriger vers une nouvelle voie. La question que l’on doit se poser est la suivante : Est-ce que le PLQ sera le véhicule réformateur qui va mener la province vers la terre promise? Philippe Couillard, Pierre Moreau et Raymond Bachand devront répondre à cette question durant la course à la chefferie de leur parti. L’avenir de la Belle province et du PLQ en dépend.

Par Simon Leduc
Au lendemain des élections, Pauline Marois a affirmé qu’elle serait la première ministre de tous les Québécois et une cheffe d’État rassembleuse. En tout cas, le premier mois de gouvernance péquiste prouve le contraire. Depuis le 4 septembre, le Parti québécois tente de diviser les Québécois dans tous les domaines : l’économie (les riches vs les pauvres), l’environnement (les écologistes vs les créateurs de richesse), la langue (les français contre les anglais), etc. Les péquistes se foutent complètement de la majorité qui n’a pas voté pour eux et ils gâtent leur base avec de petits cadeaux (l’annulation de la hausse des frais de scolarité pour les étudiants, la fermeture de Gentilly 2 pour les écologistes et une hausse d’impôts des riches pour les gauchistes). Le Conseil des ministres a congédié le président du BAPE et le patron de la SQ pour les remplacer par des amis du régime. Les ministres Breton et Bergeron refusent d’expliquer leurs gestes. Bien non, ce gouvernement n’est pas obligé de ce justifier car il a l’appui d’une majorité de Québécois. Pour lui, 30.7% des voix est la majorité absolue. Depuis un mois, on a pu constater les dérives idéologiques du gouvernement péquiste et en voici un exemple.
Il faut plus de souveraineté et moins d’anglais à l’école :
En entrevue au quotidien Le Soleil, la ministre de l’Éducation Marie Malavoy a dit que l’enseignement de l’anglais serait aboli à la première année du primaire. Celle-ci désire freiner l’enseignement intensif de la langue de Shakespeare à la sixième année. Également, ce gouvernement veut que les cours d’histoire mettent plus l’emphase sur la souveraineté du Québec. Si je comprends bien, le Parti québécois préconise l’endoctrinement de nos enfants afin de les transformer en bons petits souverainistes. Cela n’a pas de maudit bon sens. Les séparatistes sont tellement obsédés par leur option qu’ils sont rendus à vouloir imposer leur idéologie à l’école, c’est indécent. Et ce n’est pas tout, les souverainistes veulent empêcher les jeunes d’apprendre correctement l’anglais. Les intentions de l’administration Marois sont claires : fabriquer de petits unilingues francophones et les isoler du reste de la planète. Allo les dinosaures péquistes, on ne vit plus dans les années 70, on est au 21e siècle bordel. Le mouvement souverainiste déteste l’anglais mais les jeunes Québécois n’ont pas à écoper pour cela.
Est-ce que Pauline Marois adhère aux idées radicales de sa ministre de l’Éducation? Il faut se rendre à l’évidence, la cheffe du PQ a perdu totalement le contrôle de son Cabinet. Comment peut-elle laisser ses ministres dire n’importe quoi sur la place publique? Pendant ce temps, Mme Marois se cache en Afrique, cela en dit long sur le leadership de cette femme. L’incompétence est prédominante dans l’équipe péquiste. Le Parti québécois est devenu une formation politique verdoyante, propagandiste, anglophobe et socialiste. Pauvre René Lévesque, il doit se retourner dans sa tombe en voyant ce qu’est devenu le PQ. Imaginez s’il avait formé un gouvernement majoritaire.

Par Simon Leduc
Vote sur la motion Woodworth : une attaque sournoise des féministes contre la ministre conservatrice :
Il y a quelques semaines, un député conservateur d’arrière-ban a présenté un projet de loi privé à la Chambre des Communes. La motion parrainée par Stephen Woodworth demandait qu’un comité parlementaire soit mis en place pour étudier si le fœtus doit être considéré comme un être humain sur le plan légal. Le mouvement progressiste accuse le gouvernement conservateur de vouloir indirectement rouvrir le débat sur l’avortement avec cette initiative privée. Le premier ministre Stephen Harper a clairement promis de ne pas rouvrir cette boîte de Pandore. Le rejet de la motion de M. Woodworth par une majorité de députés (M. Harper a voté contre) le prouve bien. Le Parti conservateur est majoritaire à la Chambre des communes. S’il aurait voulu légiférer sur l’avortement, cela aurait déjà été fait. Les groupes féministes et les gauchistes devraient arrêter leur campagne de peur contre les conservateurs. Le premier ministre tient sa promesse et il ne va pas criminaliser cet acte médical. Est-ce que c’est clair bordel?
Le chef conservateur a permis à ses députés de voter selon leur conscience car le M-312 est une motion privée. La ministre de la Condition féminine a voté en faveur de la proposition de son collègue. Les féministes ont férocement dénoncé le geste de la ministre. Ces militantes radicales affirment que Rona Ambrose veut faire reculer les droits des femmes. Elles demandent la démission de la ministre conservatrice. Ces groupes féministes sont vraiment intolérants et antidémocrates. Mme Ambrose a bien le droit de voter pour la motion M-312 et avoir des réticences face à l’avortement. Je me porte à la défense de Rona Ambrose et cela ne fait pas de moi un conservateur radical sur le plan social. Je défends le geste démocratique de la ministre, c’est tout. Elle s’est fait littéralement lynchée dans les médias sociaux.
On dirait que certains sujets sont tabous (l’avortement, la peine de mort, le mariage gai, etc.) et que l’on ne peut même pas en discuter calmement. Si une personne est contre l’avortement, elle est forcément contre les droits des femmes. C’est très simpliste comme raisonnement. Le mouvement progressiste est dogmatique et idéologue et il n’accepte aucun débat de fond. Les décisions dogmatiques du gouvernement péquiste (la fermeture de Gentilly 2 sans consultation, les hausses d’impôts rétroactives et le rejet du gaz de schiste) et la réaction des groupes féministes face à l’appui de Mme Ambrose à la motion M-312 le prouvent bien.
Un gouvernement de coalition PLQ-CAQ pourrait remplacer le gouvernement? :
Jamais un gouvernement du Québec n’aura réussi à se mettre à dos autant de personnes après seulement trois semaines en poste. Le gouvernement Marois est une catastrophe ambulante. Pauline Marois a rapidement pris des décisions controversées sans consulter les partis d’opposition qui représentent pourtant une majorité de Québécois. La première ministre veut tenir ses promesses électorales afin de satisfaire sa base électorale. Le gouvernement Marois ne semble pas comprendre que le peuple québécois ne lui a pas accordé une majorité parlementaire. C’est une sage décision qu’il a pris le 4 septembre dernier. Les péquistes se foutent éperdument de cela. On a gagné les élections et allez au diable ceux qui ont eu le malheur de ne pas voter pour nous. Dans le dossier des hausses d’impôts rétroactives, l’arrogance et l’intransigeance du ministre des Finances sont inacceptables. Cette mesure doit faire partie du premier budget Marceau qui devrait être déposé en mars prochain. La CAQ et le PLQ sont clairement contre toute hausse d’impôt des particuliers. Nicolas Marceau affirme que le gouvernement ne reculera pas sur cette question. Donc, le gouvernement risque de se faire renverser sur le vote cruciale sur le budget (c’est un vote de confiance). Si cela se produit, certains chroniqueurs pensent que le PLQ et la CAQ devraient aller voir le Lieutenant Gouverneur afin de lui demander de former le prochain gouvernement. Un gouvernement de coalition PLQ-CAQ pourrait éviter un scrutin trop hâtif. Je ne suis pas un grand partisan d’un tel scénario. Si le gouvernement Marois perd la confiance de la Chambre, des élections générales devraient être déclenchées sur le champ. Selon moi, c’est le parti politique qui a obtenu le plus de sièges qui doit gouverner. Si on veut se débarrasser du gouvernement péquiste, un scrutin anticipé est la meilleure option qui s’offre à ses adversaires.

Par Simon Leduc
Mercredi dernier, Pauline Marois a présenté son Conseil des ministres à la population. L’équipe ministérielle péquiste est clairement dominée par des purs et durs sur les plans identitaire (Bernard Drainville, Jean-François Lisée, et Pierre Duchesne) et environnemental (Martine Ouellet, Scott McKay et Daniel Breton). L’équipe économique de la première ministre est extrêmement faible avec Nicolas Marceau aux Finances et Stéphane Bérard au Trésor. On est loin des Bernard Landry, Joseph Facal, Jacques Parizeau, Jacques Léonard et Rodrigues Biron. Il faut conclure que les priorités de ce gouvernement sont l’identité, la langue et l’environnement. La création de richesse, le retour à l’équilibre budgétaire et le remboursement de la dette ne préoccupent pas la première ministre, c’est inquiétant.
Le Cabinet Marois : l’économie au poubelle et l’environnement et l’identité en avant-plan :
Ceux qui se préoccupent de la situation économique de la province doivent faire des cauchemars après avoir consultés la liste des ministres de Pauline Marois. C’est vraiment inquiétant de voir le nouveau gouvernement se foutre complètement de l’économie. L’économie mondiale est au ralenti à cause du désastre européen et les péquistes font comme si tout allait bien, c’est révoltant. La disparition du Ministère du Développement économique prouve bien l’indifférence du PQ sur ce plan.
Nicolas Marceau est le nouveau ministre des Finances. Celui-ci a un doctorat en économie de l’Université Queens. M. Marceau possède les connaissances nécessaires pour diriger ce ministère névralgique mais il n’a pas d’expérience de gestion dans le privé et dans le public. Le nouveau mandarin des Finances n’aura pas les reins assez solides pour imposer sa vision des choses dans une équipe qui méprise les sciences économiques.
La première ministre a nommé Stéphane Bédard à la tête du Conseil du Trésor. Celui-ci est un avocat de formation qui n’a aucune expérience dans ce domaine Pourtant, c’est lui qui devra approuver ou désapprouver les tentations dépensières de ses collègues. Il faut donner la chance au coureur mais on est très loin des Jacques Léonard et Joseph Facal qui ont occupé la même fonction dans le passé.
Pierre Duchesne est le nouveau titulaire de l’enseignement supérieur. Il a annoncé l’annulation de la hausse des frais de scolarité et maintenu la bonification des prêts et bourses (une mesure du gouvernement Charest pour atténuer les effets de la hausse sur les familles moins bien nantis). Les leaders étudiants ont crié victoire. Le ministre des carrés rouges a donné à la minorité étudiante ce qu’elle désirait. Il a dû fêter cette bonne nouvelle avec ses petits amis. La gauche radicale a manifesté le 22 septembre pour demander au gouvernement Marois rien de moins que la gratuité scolaire. Évidemment, cela a dégénéré en une émeute violente. Les éléments les plus radicaux ont lancé des projectiles sur les policiers. Notre chère première ministre s’est cachée dans le silence et l’obscurité. Elle n’est même pas capable de sortir publiquement pour dénoncer la violence, on a toute une cheffe d’état. Ce gouvernement a déjà cédé à la rue. Va-t-il donner à la CLASSE ce qu’elle veut afin de maintenir la paix sociale? En tout cas, la question se pose.
L’environnement sera une grosse priorité pour le gouvernement et la nomination de deux écologistes radicaux le prouve bien. Comment peut-on accorder le ministère des Ressources naturelles à quelqu’un qui déteste le développement économique? Pourtant, c’est exactement ce que notre chère PM a fait. Une militante verdoyante radicale (Martine Ouellet) a le mandat de fermer toutes les industries qui pourraient exploiter nos ressources naturelles et ainsi créer de la richesse. Mme Ouellet vient d’annoncer la fermeture de la centrale nucléaire Gentilly 2 et fermer totalement la porte à l’industrie du gaz de schiste. Je suis convaincu que l’industrie pétrolière sera la prochaine victime de cette apôtre de l’environnement. Cela n’a aucune allure. Le Québec est une des provinces les plus pauvres du Canada. Notre dette collective s’élève à 253 milliards de dollars. Pour sortir notre société de sa torpeur, on doit exploiter nos ressources naturelles (tout en protégeant l’environnement, c’est une question d’équilibre) afin de créer de la richesse. Il faut que le Québec soit une terre accueillante (sur le plan fiscal) pour attirer des entrepreneurs qui vont créer de la richesse chez nous. Malheureusement, c’est le contraire qui va se produire.
Pauline Marois veut détruire notre économie avec ses mesures suicidaires qu’elle a annoncé cette semaine dont une hausse d’impôts rétroactive pour ces salots de riches qui ont le malheur de travailler fort pour réussir dans la vie. Durant les prochains mois, l’économie va être prise en otage par ces idéologues verdoyants et séparatistes qui vont imposer leur vision radicale malgré leur statut minoritaire au Parlement.
Le Parti libéral du Québec et la CAQ doivent défendre les intérêts de la majorité qui n’a pas voté pour le Parti québécois. Le gouvernement Marois est dangereux pour la province. Il faut absolument que ces deux partis s’associent pour bloquer les politiques odieuses, liberticides (la nouvelle loi 101) et radicales du parti au pouvoir que l’on peut qualifier de socialiste.
Le Parti québécois est rendu un vulgaire parti de gauche qui méprise l’économie, la classe moyenne et les entrepreneurs. Pauline Marois ne respecte pas les institutions démocratiques et son attitude durant le conflit étudiant et ses premiers gestes comme PM le prouvent bien. Le PQ a toujours été un parti politique respectable et modéré. C’est du passé tout cela.

Par Simon Leduc
Les syndicats et les associations étudiantes : même combat
TVA nouvelle a appris que l’ancien porte-parole de la CLASSE Gabriel Nadeau-Dubois a déniché un emploi à la Confédération des syndicats nationaux (CSN). L’ancien leader de la frange radicale du mouvement étudiant a le droit de travailler pour un syndicat, c’est un choix personnel et il faut respecter cela. Mais, on ne me fera pas croire que la CLASSE n’a pas de liens avec les syndicalistes de la CSN. Lors du conflit étudiant, la centrale syndicale a financé l’association étudiante extrémiste à la hauteur de 35000$, ce n’est pas rien. On va se dire les vraies affaires, les dirigeants de la CLASSE ne défendent pas les intérêts de ses membres mais bien ceux de ses petits amis idéologiques et le passage de GNB à la CSN le prouve bien. C’est la même chose concernant les deux autres groupes étudiants (la FECQ et FEUQ). Ceux-ci ne représentent pas les intérêts des jeunes mais bien ceux de leurs amis gauchistes et le passage de Léo Bureau Blouin au PQ en est une autre preuve. Je ne crois pas que tous les étudiants sont des gauchistes partisans du Parti québécois et de Québec solidaire. Les jeunes d’allégeance plutôt conservatrice doivent être tannés en maudit de payer des cotisations aux clubs écoles des grandes centrales syndicales. Celles-ci sont en partie responsables de l’état de délabrement économique de la société québécoise et du gâchis que les jeunes générations vont hériter. Les étudiants devraient avoir le choix d’adhérer ou non à une association étudiante. Comme cela, leur liberté de choix serait respectée. Le seul rôle d’une association étudiante est de défendre les intérêts de ses membres et non pas de faire de la petite politique partisane. La liberté de choix est un principe sacré qui n’est pas respecté par les syndicats et leurs clubs écoles, cela me dépasse. Après cela, ces groupes qui se targuent d’être progressistes font des leçons de démocratie à Stephen Harper, cela me fait bien rire.
Lucien Bouchard : un grand chef d’État
L’ancien premier ministre a fait une tournée des médias pour faire la promotion de son nouveau livre (lettres à un jeune politicien). On lui a posé des questions concernant la situation post élection. Lucien Bouchard a écorché au passage son ancien parti. Celui-ci affirme que le Parti québécois n’a pas de programme économique et que les référendums d’initiatives populaires seraient nuisibles pour le Québec. Il a bien raison de dire qu’une troisième défaite référendaire affaiblirait la Belle province. Selon lui, la souveraineté n’est pas une priorité et qu’il faut s’occuper des vraies priorités : l’éducation, la santé, la dette, l’état des finances publiques et le création de richesse. L’incompétence économique du Parti québécois est flagrante et M. Bouchard ne doit pas reconnaître son ancien parti qui avait pourtant lutté avec succès pour le déficit zéro. Contrairement à Pauline Marois, M. Bouchard est un véritable homme d’État. Celui-ci n’aurait jamais porté le carré rouge et ainsi défendre les intérêts d’un lobby. Lorsqu’il était premier ministre, il gouvernait pour la majorité silencieuse et non pas pour des groupes de pression. C’est tout le contraire de la nouvelle première ministre et l’abolition prochaine par décret de la hausse des frais de scolarité (qui est pourtant appuyée par une majorité de Québécois) le prouve bien. Elle va agir ainsi pour faire plaisir à ses petits amis carrés rouges, c’est révoltant. On aurait besoin d’un leader de la trempe de Lucien Bouchard mais malheureusement, on doit se contenter d’une petite politicienne de carrière, misère.

Par Simon Leduc
Après neuf ans de purgatoire, le Parti québécois a remporté les élections générales et formera le prochain gouvernement. Malgré un gouvernement libéral impopulaire, Pauline Marois n’a pas obtenu ce qu’elle voulait : un gouvernement majoritaire. Elle a fait élire seulement quatre députés de plus que les libéraux. C’est un résultat très décevant pour le parti souverainiste car il ne pourra pas mettre en place ses idées identitaires et linguistiques. Les troupes de Jean Charest ont déjoué les pronostics en allant chercher une récolte respectable de cinquante sièges et elles formeront l’opposition officielle. La CAQ de François Legault pouvait espérer terminer deuxième devant le PLQ mais elle a dû se contenter de la troisième place. Ces résultats électoraux auront quelles conséquences sur les principales formations politiques? Allons voir cela de plus prêt.
Le résultats de la CAQ prouve une chose : les Québécois ne veulent pas de changement :
Au déclenchement des élections, le parti de François Legault était loin derrière le PQ et le PLQ dans les sondages et il ne pouvait pas espérer mieux que la troisième place. François Legault a fait une très bonne campagne car il a su imposer ses enjeux de prédilection (l’intégrité et le changement), de s’entourer d’une équipe compétente et crédible et il a offert une bonne performance lors des Face à Face. Ces trois éléments ont permis à la CAQ de se présenter comme une alternative crédible au gouvernement libéral sortant. Les troupes caquistes pensaient sérieusement terminer deuxième et former l’opposition officielle à l’Assemblée nationale. Malheureusement, la CAQ a terminé troisième avec une faible récolte de 19 députés malgré un score honorable de 27% des voix. Comment peut-on expliquer le résultat décevant de ce nouveau parti? Le chef de la CAQ a martelé pendant 35 jours que le Québec avait besoin de changement et qu’il allait faire le ménage dans l’appareil étatique. Je crois que les Québécois sont très réfractaires aux changements brusques. Une majorité d’entre eux tient au modèle québécois et elle ne veut pas que l’on le réforme même si celui-ci est à bout de souffle depuis une dizaine d’années. Le peuple québécois adore ses vieilles pantoufles et il ne veut pas les changer pour une autre paire qui serait moins confortable les premières années. Le Québec a peur du changement et le résultat électoral de la CAQ le prouve bien. Je crois que François Legault aura fort à faire pour convaincre une majorité de Québécois du bien fondé de ses réformes. Malheureusement, les Québécois ne semble pas réaliser que la province s’en va dans la mauvaise direction. Il y a une chose que j’ai réalisé le soir du 4 septembre est le fait que le Québec n’est pas réformable. Dans le futur, tous les partis politiques qui vont offrir de faire le ménage dans le modèle québécois vont subir des échecs électoraux comme l’ADQ en 2008 et la CAQ en 2012.
Le PQ : une courte victoire empoisonnée :
Tout d’abord, après plus de trente ans de vie politique, Pauline Marois a finalement réalisé son rêve : devenir le première femme PM du Québec. Tout d’abord, il faut féliciter Mme Marois pour sa victoire. Elle a réussi à survivre à plusieurs tentatives de putsch de la part de son aile radicale et elle a imposé son leadership à un parti qui est traditionnellement ingouvernable. Elle a gagné son parti et il faut le souligner. Par contre, c’est une victoire amère pour le Parti québécois. Malgré un gouvernement sortant très impopulaire, les péquistes ont seulement élu quatre députés de plus que les libéraux. On ne peut pas dire que les Québécois ont eu un élan d’enthousiasme pour le parti souverainiste. La cheffe du PQ va diriger un gouvernement minoritaire très faible. Elle ne pourra pas mettre en place ses politiques identitaires et linguistiques et déclencher un référendum sur la souveraineté. Cela risque de déplaire énormément au trio de caribous (Jean-François Lisée, Pierre Duchesne et Bernard Drainville). La plus grosse menace pour la nouvelle la première ministre va provenir de son propre camp. Les purs et durs ne seront pas patients et ils pourraient être tentés de saboter le travail de Mme Marois pour pouvoir mettre un des leurs à la tête du parti : Jean-François Lisée. La députée de Charlevoix est au pouvoir mais elle aura fort à faire pour se démarquer dans un parlement minoritaire. En tout cas, la courte victoire péquiste est un cadeau empoisonné pour sa cheffe.
Ensuite, il faut souligner la faiblesse économique du Parti québécois. Celui-ci a toujours su s’appuyer sur des ténors d’une qualité rare : Jacques Parizeau, Bernard Landry, François Legault, Rodrigue Biron, Joseph Facal, etc. Le PQ version 2012 n’a aucun député qui a l’étoffe de ses prédécesseurs sur ce plan. Cela devrait inquiéter les Québécois car l’économie devrait être la priorité numéro un du gouvernement québécois à cause des turbulences européennes. Il faut constater que cet enjeu est le dernier des soucis du nouveau gouvernement. Les questions sociales (l’annulation de la hausse des frais de scolarité, le gel des tarifs, etc.), linguistiques (la nouvelle loi 101) et identitaires (la charte de la laïcité) seront au cœur du programme de Mme Marois. Le Parti québécois n’est plus un parti centriste comme dans le temps de Lucien Bouchard. Sous la gouverne de Pauline Marois, il a fait un virage dangereux vers la gauche afin de séduire Québec solidaire. Comment le nouveau gouvernement va se comporter sur le plan économique? On le saura rapidement mais ceux qui se préoccupent de la santé économique de la province risquent d’être vraiment déçus.
Le PLQ : Jean Charest laisse la maison libérale en ordre :
Jean Charest a échoué dans sa tentative d’obtenir un quatrième mandat gouvernemental mais celui-ci a fait quand même bonne figure malgré l’usure du pouvoir. Le Parti libéral du Québec a terminé deuxième avec seulement un pourcent de moins que le PQ dans le vote populaire. Les sondages d’opinion ont réellement sous-estimé le vote libéral. Le PLQ est une institution au Québec et son électorat naturel est fidèle à lui. Les libéraux seront dans la course lors des prochaines élections et avec un nouveau chef solide et charismatique, ils pourraient reprendre rapidement le pouvoir.
Le lendemain du scrutin, Jean Charest a démissionné de ses postes de premier ministre et de chef du PLQ. Tout d’abord, il faut saluer l’engagement politique de Jean Charest. Celui-ci a sacrifié 28 ans de sa vie pour servir les Québécois et les Canadiens. Quel est le moment fort de la carrière de l’ancien chef libéral? Lors du référendum de 1995, M. Charest a bien défendu le camp fédéraliste québécois et sa prestation lui a valu le surnom de Capitaine Canada. Dans ce domaine, on va se souvenir de lui comme un grand fédéraliste. Je trouve que l’ancien chef libéral a un bilan mitigé à la tête du Québec. Celui-ci avait été élu en 2003 pour faire le ménage dans la fonction publique (la réingénierie) et il n’a pas eu le courage de se tenir debout devant les syndicats et les groupes de pression. L’ancien premier ministre aurait pu être le catalyseur du changement mais il a défendu le statu quo et c’est cela que l’on va se souvenir de son règne de premier ministre.
Qui sera le successeur de Jean Charest à la tête du PLQ? Les militants libéraux pourraient opter pour la continuité en choisissant son chef dans la députation actuelle : Raymond Bachand, Sam Hamad, Lise Thériault ou Pierre Moreau. Je crois que le Parti libéral doit se renouveler après les années tumultueuses de Jean Charest. Le prochain chef du parti doit provenir de l’extérieur. Le nom de Philippe Couillard circule et il serait un bon chef de parti. C’est un homme expérimenté et talentueux qui pourrait rapidement ramener le PLQ au pouvoir.
Un chroniqueur politique a écrit un papier qui a énormément fait réagir les internautes québécois. M. Duhaime souhaite que le prochain chef libéral soit Mario Dumont. L’auteur affirme que M. Dumont est l’homme politique le plus talentueux de sa génération et que c’est le temps pour lui de revenir au bercail libéral. Il ne faut jamais oublier que l’ancien chef de l’ADQ est un libéral dans l’âme et que son mentor est Robert Bourassa. Le chroniqueur affirme que le Parti libéral pourrait faire un virage vers un nationalisme de centre-droit avec M. Dumont à sa tête. Selon Duhaime, les Québécois veulent du changement et il pense que M. Dumont pourrait rallier une majorité afin de mener le Québec vers la prospérité économique. Je suis d’accord avec Éric Duhaime. Le Québec ne va nulle part et il a besoin d’un leader de la trempe de Mario Dumont. Il ne fait aucun doute que celui-ci ferait un bon premier ministre pour la Belle province. On a besoin de Mario Dumont mais celui-ci a clairement indiqué sur Twitter qu’il ne ferait plus jamais de politique active : « Rumeurs sur moi: fini la politique les amis. Pas maintenant, pas plus tard, pas au féd, pas au prov, pas au municipal. Ca me paraît clair…» . On peut bien rêver mais je crois que c’est très peu probable que M. Dumont fasse le saut car à ses yeux, il a déjà assez donné pour le Québec et je le comprend bien.
Le Parti québécois a obtenu une faible minorité. La CAQ et le PLQ vont bloquer toutes les idées controversées des troupes de Mme Marois et celle-ci n’aura pas la marge de manœuvre nécessaire pour gouverner à sa guise. On risque de se retrouver rapidement en élection. Le rêve de la première ministre pourrait se transformer en cauchemar car les caquistes et les libéraux vont revenir en force afin de la chasser du pouvoir. Je pense que le PLQ sera le favori pour gagner le prochain scrutin s’il choisi un bon chef comme Philippe Couillard ou Mario Dumont. Si ce n’est pas le cas, François Legault aura le champ libre. C’est à suivre…

Par Simon Leduc
Après quatre semaines de campagne électorale, les Québécois sont convoqués aux urnes le 4 septembre. Il y a quatre philosophies politiques qui sont offertes au peuple québécois : la continuité libérale, le communisme de QS, le recul identitaire et économique du PQ et le changement et l’espoir de la CAQ. Laquelle de ces options va triompher le soir du 4 septembre? Il semble que cela va se jouer entre la CAQ et le Parti québécois. L’auteur de ces lignes a opté pour la CAQ de François Legault et voici pourquoi.
Le PQ : le radicalisme économique et identitaire :
Sous la gouverne de René Lévesque (jusqu’à celle de Lucien Bouchard), le parti souverainiste était réellement une coalition composée de souverainistes progressistes et conservateurs. Cette formation politique avait une expertise en matière économique avec de grands noms comme Jacques Parizeau, Bernard Landry, François Legault, Joseph Facal, etc.). Elle a eu le courage de prendre des décisions économiques courageuses : les coupures de 20% des salaires des employés de l’État en 1982 et la bataille pour le déficit zéro dans les années 90. Sur le plan identitaire, le Parti québécois a toujours défendu et prôné la modération. René Lévesque était un grand démocrate et il ne voulait pas enfoncer un référendum dans la gorge des Québécois qui n’en voulaient pas après la défaite de 1980. Il a pris acte de la volonté de la majorité. Lucien Bouchard a fait la même chose après la défaite de 1995. Le Parti québécois était modéré sur les plans économique et identitaire mais ce n’est plus le cas aujourd’hui.
Je suis un ancien sympathisant du Parti québécois qui croyait que l’indépendance ferait avancer le Québec vers la prospérité. Ce sont les idées réformatrices de Mario Dumont qui m’ont fait réaliser que le sacro-saint modèle québécois était à bout de souffle et que la dette publique allait devenir un gros problème pour les générations futures. Je me suis rendu compte que l’indépendance allait mener la province dans le ravin économique. Le Parti québécois se fout éperdument de la dette et de l’avenir des jeunes. Il est le grand défenseur du statu quo et c’est pour cela que j’ai déserté ce parti au milieu des années 2000.
Vous avez sûrement deviné que je ne vais pas voter pour le Parti québécois le 4 septembre et ce pour deux raisons. Tout d’abord, le radicalisme identitaire du PQ me répugne profondément. C’est à cause de la faiblesse du leadership de Pauline Marois que les péquistes ont adopté des politiques radicales sur la question de l’identité. Afin de demeurer cheffe de son parti, Pauline Marois a accepté d’inclure dans son programme, des idées défendues par sa frange extrémiste : la nouvelle loi 101, les référendums d’initiatives populaires et la souveraineté à tout prix. Le trio de justiciers de la langue (Jean-François Lisée, Pierre Duchesne et Bernard Drainville) contrôle totalement l’agenda péquiste en matière linguistique et identitaire. Les péquistes veulent s’attaquer à la liberté de choix des étudiants avec sa politique linguistique liberticide (imposition de la loi 101 aux collègues anglophones). Ces ayatollahs de la langue veulent empêcher les jeunes de s’ouvrir sur le monde. La jeunesse québécoise veut apprendre l’anglais afin de s’offrir une meilleure perspective de carrière. Quelle horreur, il faut absolument faire la souveraineté pour isoler cette jeunesse à l’intérieur d’un futur Léviathan socialiste et unilingue français. Je ne veux pas vivre dans une province qui serait refermée sur elle-même mais bien dans une province (à l’intérieur du Canada) qui est ouverte sur le monde et qui se préoccupe de l’avenir des jeunes. La philosophie politique péquiste est caractérisée par la haine de l’anglais, le mépris des Québécois non souverainistes et par la fermeture de soi.
Ensuite, sur le plan économique, ce parti indépendantiste flirte avec les idées de Québec solidaire. Le désir des péquistes d’augmenter les impôts des riches et de hausser les redevances sur l’exploitation les ressources naturelles le prouvent bien. La faiblesse de l’équipe économique du Parti québécois est flagrante. Est-ce qu’il y a réellement une équipe économique au sein du PQ? La réponse est non. C’est bien connu, Pauline Marois ne sait pas compter et son programme économique est synonyme de médiocrité. Qui serait le ministre des Finances sous un éventuel gouvernement Marois? Jean-François Lisée, faite-moi rire. Voulons-nous vraiment donner notre portefeuille collectif à ces illettrés économiques?
Le Parti libéral du Québec : l’usure du pouvoir :
Le Parti libéral du Québec s’est fait élire le 14 avril 2003 sur la promesse de réformer de fond en comble le modèle québécois. C’était la politique libérale de réingénierie de l’État. Jean Charest voulait s’attaquer au pouvoir syndical et amincir l’État québécois qui était pour le premier ministre, obèse et tentaculaire. Le gouvernement Charest n’a jamais tenu parole et il a reculé devant les protestations syndicales. Pendant le reste de son règne, le chef libéral a été un grand défenseur du statu quo. L’état a continué de grossir et la dette publique s’élève maintenant à 252 milliards de dollars. Les électeurs québécois qui veulent du changement ne peuvent pas se tourner vers le parti qui a trahi ses promesses. De plus, les allégations de corruption et de collusion qui flotte autour du gouvernement dégoûtent profondément l’électorat. Cela fait neuf ans que le gouvernement Charest est en poste. L’usure du pouvoir va jouer un rôle prédominant dans la défaite libérale. Malgré le fait que sa fermeté sur les questions du placement syndical et du conflit étudiant a été saluée par les Québécois, ceux-ci vont quand même lui montrer la porte le soir du 4 septembre. Le gouvernement libéral n’a pas livré la marchandise et c’est pour cela qu’il ne mérite pas un quatrième mandat, point à la ligne.
La CAQ : le changement :
La Coalition Avenir Québec de François Legault est le seul parti politique qui représente vraiment le changement. Malgré le fait que je ne suis pas d’accord avec le nationalisme économique de François Legault, j’ai voté pour lui par désir de changement et pour mettre à la porte les deux vieux partis politiques. Le leader de la CAQ s’est entouré d’une équipe forte qui est prête a diriger la province : Jacques Duchesneau, Gérard Deltell, Gaétan Barrette, Maud Cohen, Sylvie Roy, François Bonnardel, Éric Caire, etc. La CAQ est la seule formation politique qui propose de couper dans la bureaucratie et de réduire les impôts, deux crédos de la droite économique. Le Québec peut et doit faire mieux. La seule option qui s’offre aux Québécois qui désirent du changement est la Coalition Avenir Québec de François Legault.
Cela va être une soirée électorale extrêmement excitante et enlevante le 4 septembre. Le Parti québécois est en tête dans les sondages et est favori pour former le prochain gouvernement. Les sondeurs surestiment le vote péquiste. Il ne faut pas oublier que l’ADQ était troisième dans les enquêtes d’opinions en 2007 et elle a finalement terminé deuxième à seulement sept sièges du pouvoir. La CAQ a encore une chance de gagner mais cela va se jouer entre elle et le PQ. Il y a seulement une certitude : la défaite du Parti libéral du Québec. Je souhaite une bonne soirée électorale à tous mes lecteurs.

Par Simon Leduc
Cette semaine, les chefs des trois formations politiques se sont affrontés dans des faces à faces qui ont été diffusés sur le réseau TVA. Les électeurs québécois avaient la chance de voir les qualités et les défauts des leaders de la CAQ, du PQ et du PLQ. En terme de cotes d’écoute, ces joutes verbales ont été un grand succès télévisuel : 1.5 millions de téléspectateurs en moyenne par soir. Les nombreux indécis ont-ils pu choisir définitivement leur camp? Qui est ressorti gagnant de cette semaine mouvementée de débats?
Le grand gagnant : François Legault :
L’ancien député de Rousseau n’avait jamais participé à un débat des chefs durant sa carrière politique. C’était un gros défi pour lui d’affronter deux debateurs expérimentés en Jean Charest et Pauline Marois. Le chef de la CAQ est le grand gagnant de ces duels parce qu’il a bien su présenter et expliquer son programme politique aux Québécois. Les Québécois désirent désespérément du changement (WE WANT CHANGE) et je crois que François Legault a su bien se présenter comme le catalyseur de ce changement. Il a martelé le fait que Jean Charest et Pauline Marois représentent la vieille garde politique qui protège le statu quo et le modèle québécois qui est à son dernier souffle. C’est vraiment lors de son duel contre son ancienne collègue du Parti québécois que celui-ci s’est le plus démarqué. Le chef caquiste a brillamment stigmatisé Mme Marois comme la reine du statu quo qui a les mains liées par les grandes centrales syndicales. Le Parti québécois ne se préoccupe pas de la dette publique et de l’iniquité intergénérationnelle. Les deux seules priorités sont la séparation du Québec et la défense des petits privilèges de ses petits amis syndicalistes. Lors de ces batailles verbales, François Legault a prouvé qu’il avait l’étoffe d’un premier ministre en devenir. Il veut sortir la province de sa torpeur et il semble être sincère dans ses intentions de changer les choses.. La CAQ semble avoir le vent dans les voiles. Est-ce que le Québec sera frappé par un raz de marée caquiste? On aura la réponse le soir du 4 septembre prochain.
Le navire libéral est en perdition :
Le premier ministre Jean Charest a déclenché des élections estivales afin de profiter de la crise étudiante pour solliciter un quatrième mandat. Le chef libéral voulait se présenter comme la seule formation politique qui a tenu tête à la révolte étudiante et comme le seul défenseur des principes démocratiques contre la gauche étudiante radicale (la CLASSE). Le conflit étudiant n’a pas été un enjeu prédominant de la campagne électorale. Les étudiants ont décidé de retourner rapidement en classe et cela a fait dérailler la campagne libérale. Le plan de match de Jean Charest était directement lié à la crise sociale qui a empoisonné la société québécoise le printemps dernier. Le premier ministre a tenté de recentrer sa campagne sur la marque de commerce libérale : l’économie. Cet enjeu a toujours été favorable au Parti libéral du Québec mais l’usure du pouvoir semble être un poids que Jean Charest ne peut plus supporter. Le PLQ perd des appuis dans sa propre cour : Robert Libman (l’ancien chef du Parti Égalité), l’ancien député libéral André Chenail et Jean-Paul Boily (un organisateur libéral). Le Parti libéral semble être sur le chemin d’une défaite électorale. Ce parti mérite un long purgatoire dans l’opposition et il semble bien que c’est le sort que les Québécois vont lui réserver le soir du 4 septembre.
Le Parti québécois : ses obsessions linguistiques et souverainistes :
L’usure du pouvoir libéral devrait favoriser le Parti québécois dans sa quête du pouvoir mais ce n’est pas le cas. La CAQ a réussi à s’imposer comme une alternative crédible au gouvernement libéral sortant. Pauline Marois ne se préoccupe pas des priorités des électeurs québécois : la santé, l’éducation, le remboursement de la dette, l’équilibre des finances publiques et la stabilité politique. Le parti souverainiste est obsédé par la question linguistique et la souveraineté. Le PQ version 2012 n’est plus celui que René Lévesque a fondé en 1976. Ce grand leader détestait les radicaux et ce sont eux qui ont pris le contrôle du parti de Mme Marois. L’imposition de mesures linguistiques liberticides (la violation de la liberté de choix des étudiants concernant l’éducation collégiale) et le spectre d’un troisième référendum sur la séparation du Québec (la signature de 15% de Québécois serait assez pour plonger le Québec dans l’abîme référendaire) le prouve bien. Le Parti québécois veut faire reculer le Québec trente ans en arrière et ce n’est pas ce que désire l’électeur québécois moyen. Si Pauline Marois échappe encore au pouvoir le 4 septembre prochain, elle pourra remercier les extrémistes de son parti : Jean-François Lisée, Pierre Duchesne, Bernard Drainville, etc.
Il reste seulement une semaine avant le jour du scrutin. La CAQ a le vent dans les voiles. Est-ce que les deux vieux partis pourront arrêter sa montée? Cela fait plus de quarante ans que le Québec est dirigé par les deux vieux partis politiques. Est-ce que les Québécois oseront opter pour le changement et montrer la porte aux libéraux et aux péquistes. On aura la réponse le soir du 4 septembre.

Par Simon Leduc
Au déclenchement des élections, le parti de François Legault était en troisième place loin derrière les deux vieux partis. La CAQ a complètement dominé la première semaine de campagne à cause de ces trois éléments : la formation d’une équipe crédible et expérimentée derrière le chef, la candidature de Jacques Duchesneau et l’imposition de l’intégrité et de la corruption comme enjeux prédominants de la joute électorale. Cela a permis à la CAQ de prouver qu’elle était prête à former le prochain gouvernement.
On ne sent pas un grand enthousiasme pour ce parti centriste (contrairement à l’ADQ en 2007) mais les Québécois veulent du changement. On va se dire les vraies affaires, l’ancien ministre péquiste ne propose pas de remettre en question le sacro-saint modèle québécois. Il ne va pas toucher au caractère universel de nos programmes sociaux coûteux et inefficaces. La mixité en santé a été rejetée du revers de la main part le chef caquiste et le remboursement de la dette publique (qui s’élève à 252 milliards de dollars) ne fait pas partie de ses priorités. Si elle est élue, la Coalition avenir Québec ne va pas réduire de façon importante la taille de l’État parce que son chef est un étatiste. Celui-ci croit en un État fort et interventionniste et il pense que celui-ci serait plus efficace sous sa gouverne. Les troupes caquistes proposent de taponner la Caisse de dépôts et de placements du Québec afin qu’elle investisse davantage dans les entreprises québécoises même si c’est moins rentable pour elle. Autrement dit, M. Legault veut jouer à la roulette russe avec le bat de laine des Québécois. Il faut se rendre à l’évidence, la CAQ n’est pas un parti de droite mais bien centriste.
L’ancien député de Rousseau propose quand même des idées qui peuvent séduire la droite québécoise : une faible réduction d’impôts pour la classe moyenne, un plan de réduction de la dette publique par l’entremise de redevances minières et pétrolières et des coupures dans la fonction publique (abolition des Commissions scolaires et des agences de santé, des coupures de postes à Hydro-Québec et la réduction du nombre d’élus de la métropole. C’est un bon début mais la CAQ ne va pas assez loin dans ses réformes. La question que je me pose est la suivante : Que doit faire la droite québécoise? Elle pourrait voter pour des tiers partis comme le Parti conservateur du Québec ou Équipe autonomiste mais ceux-ci sont des partis marginaux et très peu connus. Les conservateurs québécois pourraient appuyer massivement la CAQ afin de se débarrasser des deux vieux partis mais surtout pour empêcher le PQ de former un gouvernement majoritaire. Le Parti québécois représente réellement une menace pour le Québec. Ce parti (qui était jadis dirigé par un grand homme René Lévesque) s’est radicalisé sur le plan linguistique. Sa volonté d’empêcher les jeunes francophones de fréquenter des collègues anglophones est une attaque directe au principe sacré de la liberté de choix. Avec une majorité, Pauline Marois va pouvoir partir en guerre contre Ottawa et elle va mettre le cap sur un autre référendum. Est-ce que l’on veut cela? Je ne pense pas.
Il ne faut pas que le PQ obtienne une majorité le soir du 4 septembre prochain. Plusieurs de mes amis conservateurs vont être tentés par l’abstention. Je ne crois pas que c’est la chose à faire. À cause de l’effondrement du vote libéral (moins de 20% chez le vote francophone), seul la CAQ peut barrer la route à une majorité péquiste. Les conservateurs devraient y penser à deux fois avant de s’abstenir. En tout cas, une forte abstention des anciens partisans de l’ADQ favoriserait Pauline Marois et ses ayatollahs de la langue. Les électeurs qui se situe à droite du centre du spectre politique doivent se poser cette question : Voulez-vous quatre ans de Pauline Marois? Je pense que de poser la question c’est y répondre.

Par Simon Leduc
La première semaine de la campagne électorale a été très intéressante. Jean Charest voulait que le conflit étudiant et la loi et l’ordre soient les thèmes centraux de ces élections. Mais c’est finalement l’intégrité qui a pris toute la place grâce à la candidature vedette de Jacques Duchesneau à la CAQ. On ne peut pas prédire l’issue de ce scrutin. Quel parti politique a gagné la première manche électorale?
Avantage Legault :
En décembre 2011, la CAQ était en tête dans les intentions de vote avec près de 40% des voix. Les Québécois veulent du changement et ils sont tombés dans les bras de François Legault sans savoir ses réelles intentions. La lune de miel entre les deux a été de courte durée. Le chef de la CAQ a chuté dans les sondages parce qu’il ne réussissait pas à représenter le changement que le Québécois moyen désire depuis 2002. La descente de la Coalition peut s’expliquer par les éléments suivants : l’absence d’idées novatrices, l’impression que le parti était seulement composés de transfuges et le manque de figures de proues au sein de l’équipe caquiste.
Depuis le début de la campagne électorale, l’ancien ministre péquiste domine l’espace médiatique et ce pour trois raisons. Tout d’abord, malgré sa 3e place dans les sondages, le chef de la CAQ a réussi à s’entourer d’une équipe compétente et de prestige : Gaétan Barrette, Maud Cohen, Christian Dubé , Gérard Deltell , Sylvie Roy, François Bonnardel , Éric Caire etc. S’il est porté au pouvoir, le futur conseil des ministres caquiste serait solide et prêt à diriger la province.
Ensuite, la CAQ semble vouloir reprendre deux chevaux de bataille de la défunte ADQ : le remboursement de la dette et des baisses d’impôts. La CAQ est la seule formation politique qui parle du problème de la dette publique qui s’élève à 250 milliards de dollars. Le leader caquiste désire réduire la dette par l’entremise de redevances sur l’exploitation minière et pétrolière. Également, la CAQ promet de baisser légèrement les impôts de la classe moyenne. Cela donnerait un peu de répit aux contribuables les plus taxés en Amérique du Nord. Ce sont des mesures qui vont plaire à la classe moyenne qui en a marre de payer et rien recevoir en retour.
Subséquemment, M. Legault a su imposer la question de l’intégrité comme l’enjeu principal de la campagne en allant chercher une méga pointure en la personne de Jacques Duchesneau. C’est une grosse prise pour la CAQ.
Cette candidature a complètement fait dérailler la campagne libérale. Jean Charest voulait que la loi et l’ordre et le conflit étudiant soient les deux enjeux de cette élection. Le premier ministre sortant aura de la difficulté à se démarquer si l’intégrité domine l’espace médiatique car c’est le talon d’achille de son gouvernement.
Le Parti québécois voulait se présenter comme le champion de l’intégrité dans la lutte contre la corruption et la seule alternative aux libéraux dans ce domaine. L’arrivée de Duchesneau à la CAQ va faire très mal à Pauline Marois. Les électeurs qui veulent se débarrasser de la corruption libérale vont pouvoir se tourner vers la CAQ et ses trois combattants anticorruption : Jacques Duchesneau, Sylvie Roy et Maud Cohen. Le parti souverainiste a maintenant un adversaire de taille auprès du vote francophone. Pauline Marois est menacée et elle va devoir se battre pour ne pas se faire doubler par son ancien partenaire.
Cela va changer le cours des choses de la campagne. Avec une telle figure de proue à ses côtés, François Legault va pouvoir dire aux Québécois que son équipe est la seule qui va pouvoir combattre et vaincre le cancer de la corruption qui ronge la société québécoise.
Le peuple québécois veut désespérément du changement. En 2002 et en 2007, il a flirté avec l’ADQ de Mario Dumont. En mars 2007, celle-ci était aux portes du pouvoir mais l’inexpérience et l’acharnement de la presse médiatique gauchiste auront eu raison de ses aspirations. Est-ce que la CAQ de François Legault pourra réussir là où l’ADQ a échoué? On aura un début de réponse le soir du 4 septembre.

Par Simon Leduc
Léo-Bureau Blouin est pour le gel des frais de scolarité, vraiment? :
L’ancien leader de la FECQ s’est fait connaître lors du conflit étudiant qui a dominé l’actualité politique pendant près de quatre mois. Les talents de communicateur de M. Bureau-Blouin ont beaucoup impressionné le mouvement progressiste québécois. Plusieurs le voyait comme candidat vedette lors des prochaines élections générales. C’est le PQ qui a gagné la loterie Bureau-Blouin. Celui-ci sera candidat du Parti québécois dans le comté de Laval-Des-Rapides qui est détenu par le ministre libéral Alain Paquet. Tout d’abord, il faut saluer l’engagement politique du jeune homme. Ce n’est pas facile de faire de la politique et il faut respecter ceux qui ont le courage et les convictions de se présenter aux élections. Ensuite, on peut questionner l’engagement militant de Léo Bureau-Blouin à la FECQ. Comme leader étudiant, il a combattu la hausse des frais de scolarité décrétée par le gouvernement Charest. Le gel des frais de scolarité était un principe sacré pour lui afin de maintenir l’accessibilité aux études supérieures. L’ancien étudiant portait fièrement le carré rouge durant tout le conflit : le symbole par excellence du statu quo étudiant. Sûrement à la demande de Mme Marois, le nouveau candidat a enlevé son carreau rouge. S’il est porté au pouvoir, le PQ s’engage à les hausser mais de façon moins importante que les libéraux. Est-ce que cela veut dire qu’il est maintenant pour le dégel des frais de scolarité? Est-ce que la vedette péquiste défendait vraiment les intérêts de ses membres ou plutôt ses propres intérêts personnels? Ces questions se posent. En tout cas, je souhaite bonne chance à Léo Bureau-Blouin et il en aura besoin parce qu’il va affronter une vedette montante du PLQ Alain Paquet. Si M. Blouin est un candidat vedette, comment se fait-il que Mme Marois n’ait pas trouvé une circonscription sûre pour lui?
Le PQ au pouvoir : le retour des chicanes constitutionnelles :
Malgré ce que prétend Pauline Marois, si le Parti québécois prend le pouvoir aux prochaines élections, sa seule priorité sera la souveraineté du Québec. Une fois au gouvernement, les troupes péquistes vont entamer une lutte agressive et féroce contre le gouvernement Harper. Tout d’abord, Mme Marois va demander que le fédéral accorde les pleins pouvoirs à la Belle province dans les domaines suivants : l’immigration, les communications, l’assurance-emploi, la culture et l’économie régionale. Ensuite, l’éventuel gouvernement séparatiste va quêter de l’argent du gouvernement conservateur pour pouvoir payer tous nos merveilleux programmes sociaux déficitaires. Devant le refus d’Ottawa, la chef péquiste va pouvoir dire aux Québécois que le régime fédéral ne fonctionne pas et qu’il faut se séparer et devenir un pays souverain. Ce n’est pas moi qui affirme cela mais bien le candidat péquiste Bernard Drainville. Lors d’une entrevue au quotidien anglophone The Globe and Mail, celui-ci a dit : “I don’t see how we can lose,” Bernard Drainville, a PQ MNA and lead party spokesman on constitutional issues, said in an interview. “If Quebec wins, it becomes stronger. If Quebec is rebuffed, the demonstration is made that there is a limit to our ability to progress in this country.” Quelle attitude irresponsable de la part du Parti québécois. Depuis quarante ans, celui-ci est incapable de convaincre une majorité de Québécois du bien-fondé de l’indépendance. L’économie mondiale est très fragile et le Québec n’est pas protégé contre une éventuelle récession. Et qu’est-ce que veut faire le PQ s’il est porté au pouvoir? La réponse est de créer de l’instabilité politique et économique afin de faire mousser son projet de pays. Les Québécois ont refusé à deux reprises l’indépendance, ils n’en veulent pas. Est-ce c’est clair? Le Québec est rendu ailleurs. Il faut s’occuper de l’économie, de la santé et de l’éducation et non pas recommencer le débat constitutionnel stérile.
Les élections générales le 4 septembre :
À la demande du premier ministre, le lieutenant gouverneur Pierre Duchesne a dissout le 39e législature et les Québécois sont convoqués aux urnes le 4 septembre. On doit s’attendre à une campagne électorale très négative ou les débats d’idées ne voleront pas la vedette. Peut importe l’issue du scrutin, le Québec va continuer tranquillement sa route vers la faillite dans l’indifférence totale de la classe politique. Aucune formation politique qui aspire au pouvoir ne promet des changements structurels (réduction de la taille de l’État, la mixité en santé, la fin de la réforme scolaire, le remboursement de la dette, des coupures de dépenses publiques, etc.) pour sortir la société québécoise de sa torpeur. Lors de cette consultation démocratique, les Québécois vont encore voter pour le mieux pire, la routine quoi.

Par Simon Leduc
Une autre manifestation communiste :
En cette belle journée estivale (le 22 juillet), les porte-paroles de la CLASSE ont invité la population à manifester dans les rues de la métropole contre le néolibéralisme. Vous avez bien lu, ces apprentis communistes pensent réellement que cette idéologie de droite est au pouvoir dans la Belle province. Il faut vraiment être un gauchiste radical pour penser que le gouvernement Charest est conservateur. C’est le même gouvernement qui a grossi la taille de l’État depuis son ascension au pouvoir. Depuis 2003, la dette publique continue d’augmenter et elle a un problème d’obésité morbide. Sous la gouverne de Charest, les dépenses gouvernementales augmentent d’années en années. Il faut se rendre à l’évidence, le gouvernement libéral est de centre-gauche et sa bouille à baise est mijotée avec une sauce purement social-démocrate. La CLASSE est un groupe qui prône le renversement du capitalisme et par la mise en place d’une société communiste. Tout le monde le sait, celui-ci est une idéologie extraordinaire qui est synonyme de liberté et de démocratie. Ceux qui flirtent avec le communisme ne semblent pas connaître son histoire sombre. Le communisme est l’idéologie la plus meurtrière de l’histoire de l’Humanité : l’URSS de Staline, la Chine de Mao, le Cambodge de Pol Pot, Cuba de Castro, etc. C’est ce genre de société dictatoriale dans laquelle Gabriel Nadeau-Dubois veut vivre? Cela en dit long sur le radicalisme de cette dangereuse gauche radicale.
Le PLC veut assurer sa survie avec Trudeau? :
Depuis le 2 mai 2011, il semble bien que le Parti libéral vit sur du temps emprunté. Lors des prochaines élections générales, l’ancien parti naturel de gouvernement va se battre pas pour le pouvoir mais bien pour sa survie. Cette éventualité fait frémir l’establishment du parti et il est à la recherche d’un sauveur et il l’aurait trouvé : Justin Trudeau. On met beaucoup de pression sur lui pour qu’il se porte candidat à la course à la chefferie qui aura lieu en 2013. Le Parti libéral du Canada est une formation politique qui a bien mal vieilli. Il ne comprend pas qu’une majorité de Canadiens a rejeté le Canada de Trudeau. Les Canadiens ont élu trois fois le Parti conservateur de Stephen Harper pour qu’il puisse démanteler le Canada de Trudeau et imposer sa vision du pays. Le fédéralisme centralisateur de Trudeau (intrusion dans les champs de compétence des provinces) a été remplacé par une vision décentralisatrice qui est plus respectueuse des provinces et des individus (l’abolition du formulaire long du recensement en est un bon exemple). Le Canada multiculturel des libéraux a laissé sa place à un Canada qui est plus proche de ses symboles traditionnels comme la royauté, la fierté envers l’armée canadienne et le respect de notre passé britannique. Sur le plan québécois, le Québec n’a jamais pardonné aux libéraux le rapatriement de la Constitution canadienne. Pierre Elliot Trudeau a toujours méprisé les Québécois et je ne crois pas que son fils pourra faire oublier le sombre bilan de son paternel. Avec lui comme chef, le PLC va se rester un tiers parti dans la province francophone. Les Canadiens et les Québécois ne veulent plus rien savoir de la centralisation libérale et le déclin de ce parti le prouve bien. Ce n’est certainement pas avec le jeune Trudeau inexpérimenté que le PLC va pouvoir assurer sa survie. Le Parti libéral du Canada se cherche encore une fois un sauveur. Les libéraux ne comprendront jamais que leur problème n’est pas le chef mais bien leurs idées. En tout cas, l’avenir semble être bien sombre pour ce parti centenaire.
Les souverainistes sont-ils racistes?
Sur le réseau social Twitter, le candidat de la CAQ dans Chomedey a dit que les séparatistes étaient des racistes. François Legault a rapidement réagi en l’expulsant de son parti. Le chef de la CAQ a pris la bonne décision. On peut être en désaccord avec les souverainistes mais les insultes n’ont pas leurs places en politique. Le mouvement souverainiste n’est pas raciste. Il défend une position politique qui est légitime. Ceux qui croient au Canada doivent combattre l’adversaire sur le plan des idées et non pas avec des injures.