Tous les articles par Jean-Marc

Travailleur autonome, conseiller en gestion dans le but d’aider mes clients à résoudre des questions d’organisation et de stratégies touchant inévitablement aux domaines des technologies de l’information. Je collabore à Contrepoids pour ajouter aux voix de la droite, pour donner du poids aux revendications et opinions des entrepreneurs, qu’ils soient travailleurs permanents d’entreprises ou complètement autonomes. Il est grand temps, selon nous, de prendre un vrai virage vers la droite. Pas la droite sauvage et écrasante comme plusieurs le craignent, mais une droite responsable. Une droite qui reconnaît qu’avec les droits viennent les responsabilités. Qu’avec les bénéfices d’une société comme la nôtre, viennent les obligations que nous avons tous de contribuer. Une droite qui sait qu’il n’y a pas de magie. Que pour créer de la richesse il faut laisser les entrepreneurs inventer, créer, grandir et bouger.

Les accomodements – ben oui, encore

On apprend ce matin (2011-12-19) qu’une fillette de la maternelle a le droit de porter des bouche oreilles pour ne pas entendre la musique car La religion lui interdit. 

Ma première réaction? « Non mais c’est vraiment une religion de fous furieux »
Ma deuxième? « Bon encore des moutons québécois. » 
Ma troisième? « Pauvre petite fille, être élevé par des parents qui sortent direct du moyen âge » 

On nous dira qu’ils ne faut pas être islamophobes, qu’il faut être tolérants. Au tournant du siècle, les immigrés venaient ici pour fuir la famine, les maladies et pour adopter un pays qui leur promettait qu’ils pourraient avoir du succès et une meilleure vie s’ils travaillaient fort, s’ils se prenaient en main. Beaucoup d’immigrés, depuis les Irlandais, les Grecs, en passant par les Italiens, les Français et les Écossais en sont la preuve. Les plus récents, tels les Vietnamiens, et les asiatiques de toutes provenances en sont aussi la preuve. Ils se relèvent les manches et travaillent, tout en conservant leur culture mais en communauté. Nous célébrons même la St-Patrice de façon fantastique et amusante, le 14 juillet est célébré par la communauté Française et les fêtes Bouddhistes et Asiatiques sont également célébrées par les communautés qui le désirent.

Ce rêve d’intégration n’existe plus. Certains membres de communauté religieuses –  les juifs et les musulmans en sont parmi les plus exigeants – demandent tous les avantages de notre société sans devoir adopter les coutumes et sans reconnaître qu’avec les avantages viennent les obligations ! Et nous, au nom du multiculturalisme, plions, faisons des courbettes, et on s’excuse.

Certains ont dit que nous sommes menés par les Musulmans mais je ne partage pas cette opinion. J’ai des amis Musulmans et Juifs qui ont honte du comportement de certains de leurs concitoyens. Nous sommes plutôt menés par les minorités. Nous faisons toutes sortes d’accommodements  pour les minorités. Nous devons faire des courbettes pour les gais, les « gens de couleur » (nous n’avons même plus le courage d’appeler les noirs des noirs), les cyclistes, les marcheurs, les campeurs en ville. Les Juifs ont obtenu le droit de noircir des fenêtres AU CAS OÙ on verrait des femmes faire de l’exercice. Les Sikhs veulent porter des armes à l’école (un kirpa est un poignard, une « arme blanche » comme dirait notre reporter favori Claude Poirier), ou porter le turban plutôt que le chapeau de la GRC. Les Juifs ont obtenu la levée de l’interdiction de stationnement sur certaines rues d’un arrondissement de Montréal. Les Arméniens bénéficient du même privilège pour leur messe dominicale mais deux paroisses catholiques ont réclamé les mêmes droits sans les obtenir. Égalité mais pour les minorités seulement.

En février 2005, deux ambulanciers ont été expulsés d’une cafétéria de l’Hôpital général juif de Montréal parce qu’ils mangeaient un repas qu’ils s’étaient préparé. Le centre de santé, supposément non-confessionnel, financé par le gouvernement, applique pourtant les valeurs du judaïsme. Ses cinq aires de restauration sont casher et on demande aux employés de ne pas y apporter de la nourriture extérieure.

Vous souvenez vous de ceci : En 2007, un groupe de musulmans se sont rendu dans une cabane à sucre. Ils ont demandé au propriétaire de leur permettre de prier avant le repas et il a accepté. Libre à lui, c’est sa cabane après tout.  Sauf qu’ils ont demandé aussi de faire sortir environ 40 personnes dans la salle de réception pour que les musulmans prient en privé. Savez quoi? Le propriétaire a accepté de faire sortir ses autres clients et ceux-ci sont sortis, ont laissé les musulmans prier et sont ensuite rentrés – moutons vous dites???

Je vais en faire friser plusieurs avec ce qui suit. Le gouvernement Québécois exige que les conseils d’administration des corporation de la couronne provinciale  soit composé d’au moins 50% de femmes. Depuis quand est-ce un gage de succès? En passant, ce ne serait pas plus brillant qu’une corporation passe un règlement qui exige que 50% de son CA soit composé d’hommes seulement, ou de gens en haut de 45 ans ou de gens mesurant plus que 6 pieds. Qu’il soit composé de 100% de femmes si elles sont compétentes, je suis partant. Mais qu’on impose une loi, – une autre – pour le faire, me fait lever le poil sur le corps.

Et j’en passe.

Les « centres de santé » réservés aux femmes. Les associations pour les femmes d’affaires.  L’association des femmes de carrière. Il est bien sûr absolument correct que des gens se regroupent pour partager des objectifs et des intérêts communs. Mais avec la restriction que certains autres ne  soient pas admis? Pas d’accord.

Je me demande, si je voulais m’abonner à un centre de conditionnement physique pour femmes, est-ce que je serais accepté? Et si mon centre de conditionnement physique allait refuser qu’une femme en soit membre parce que c’est à partir de maintenant pour hommes seulement, est-ce que ce serait OK? Je vous parie que vous pouvez deviner la réponse.

Moi ce que je refuse c’est que des gens qui viennent ici exigent qu’on se plie à leurs coutumes, à leurs religions et à leurs petites particularités. Ce que je refuse c’est que les besoins de certaines minorités soient imposés à la majorité et que celle-ci soit libellé de « raciste, islamophobe, homophobe, misogyne », et toutes ces autres phobies. Ce que je refuse c’est que nous soyons à la merci de certains groupes de pression qui se réfugient derrière des voiles qu’on ne peut pas toucher.

Tout le monde veut l’égalité, alors soyons égaux.

Dans tout. 

Une expérience intéressante

Ceci fait peut-être partie des légendes urbaines, mais le fond de l’histoire est quand même intéressant. Un peu comme dans la bible, parfois il faut des histoires et des alégories pour illustrer un point.

Il semble qu’un professeur en économie aurait dit qu’il n’a jamais fait échouer un seul étudiant mais qu’il avait fait échouer une classe au complet en leur prouvant que leur prémisse économique était fausse. 

En effet, les étudiants soutenaient Québec Solidaire en très grande partie et la plupart d’entre eux croyaient que tous devaient être égaux. Pas de très riches, pas de très pauvres. 

Il leur proposa l’expérience suivante. 
« Au cours du semestre, je ne changerai pas les travaux que j’avais prévus vous donner. Je ne changerai pas non plus le contenu de mes cours. Tout sera exactement comme j’avais prévu. Pour vous aider par contre, et je veux vraiment vous aider, je vais corriger les travaux de façon individuelle mais je vais donner à tous la moyenne de la classe. Conséquemment, personne n’aura de « A » mais personne ne va avoir de « F » non plus. »  

Les étudiants, tous majeurs en passant, ont voté et la majorité (qui était d’accord avec le prof) a gagné, assurée d’avoir au moins la note de passage. 

À la suite du premier test, chaque étudiant a reçu la note qu’il lui était allouée mais la moyenne accordée à la classe fût un « B ». Les étudiants qui avaient un « A » étaient en colère et les étudiants qui avaient un « D » étaient très satisfaient du résultat. 

Pour le deuxième exame, ceux qui avaient peu étudié étaient maintenant assurés que le système fonctionnait et étudièrent encore moins. Par contre, ceux qui avaient étudié pour leur « A » se sont dit qu’ils n’était pas plus fous et ont étudié moins. Le résultat est facile à prévoir. La moyenne du groupe et donc donnée à caque étudiant a été « D ». Au bord de l’échec. Tout le monde étaient en colère.

La moyenne du troisième examen fût un « F » – ÉCHEC! 

Le semestre avancait, et les notes n’augmentaient pas. Les étudiants blâmaient ceux qui avaient un un « A » au début, les « A » blâmaient les « D » de ne pas faire leur part et personne n’a essayé d’augmenter la moyenne en travaillant plus fort.
 
À leur grand désaroi, la moyenne du semestre pour tous a été un « F » et tous ont dû reprendre le cours d’économie. Facile de faire l’équivalence en termes économiques.

Le prof a concl;u son semestre ainsi:
« Le socialisme ne peut fonctionner comme modèle économique simplement parce que quand les bénéfices sont grands, chaque être humain va redoubler d’effort pour les atteindre. Par contre, quand le fruit de vos efforts est alloué à la masse, comme on l’a fait dans la classe, personne n’essaie d’en faire plus. »

Le professeur leur a prouvé par l’exemple.

Il leur a dit que de devoir reprendre un cours pendant un seul semestre était un très petit prix à payer relarivement à leur objectif de vouloir implanter le socialisme. 

« Mes chers amis, si vous ne retenez que ces principes de cette classe, j’aurais le goût de vous donner tous un « A ».

1. Il est impossible de passer des lois qui vont garantir que les pauvres doivent devenir prospères.

2. Ce qu’un personne reçoit sans faire d’effort, une autre personne a dû faire l’effort sans en recevoir le bénéfice. 

3. Il est impossible pour un gouvernement de donner à quelqu’un ce que ce même gouvernement n’a pas déjà pris de quelqu’un d’autre. 

4. Vous ne pouvez pas multiplier la richesse en la divisant. 

5. Quand une grande partie d’un peuple croit fermement qu’elle n’a pas a travailler parce que quelqu’un va prendre soin d’eux et que ceux qui travaillent se rendent compte qu’il ne sert à rien de se fendre en quatre pour travailler parce que quelqu’un d’autre va recevoir les bénéfices de leur travail, c’est vraiment les amis le début de la fin.

Les indignés – suite et fin.

Note au lecteur. Ceci est ma dernière opinion sur les « indignés », promis. Si, comme moi, vous en avez assez d’en entendre parler alors faudrait que je commence moi-même à me la fermer non?

Intéressant les indignés, je parle de ceux de Montréal. 

Les « leaders » sont en train de lever le camp parce que des « parasites » (c’est à dire les itinérants, les drogués et autres indésirables), viennent occuper leur territoire. Ces « non contribuants à la cause » viennent manger leur bouffe, boire leur eau, utiliser leurs toilettes mais ne contribuent pas à la cause. 

Tiens donc, quelle ironie. Il semble que les indignés (les vrais) trouvent que ces itinérants et ces drogués profitent de leur largesse et du fait qu’ils se soient organisés pour trouver un peu de café, un petit refuge chaud et un endroit où ils n’auront pas à trop forcer pour survivre. 

C’est drôle, on dirait qu’ils accusent les itinérants des mêmes positions qu’ils ont pris depuis « l’occupation ». Celle de prendre de ceux qui se prennent en main pour donner à ceux qui ne veulent pas se prendre en main. Ou comme disait Karl Marx « From each according to his ability, to each according to his needs ». – Disons, pas certain que Marx l’aurait dit en anglais mais enfin.  

Les itinérants de Montréal sont aux indignés de Montréal ce que les indignés de Montréal sont au travailleurs et aux contributeurs de Montréal. 

Allez les amis, fini la récré. Entrez chez vous. Mais avant – AVANT – faite le ménage s’il vous plait. Ramassez vos affaires, jetez vos déchets, remettez les poubelles à l’horizontale. Le square Victoria c’est pas votre appartement, vous pouvez pas laisser vos cochonneries trainer partout.

Les indignés – encore.

J’apprend ce matin que les indignés de Montréal « sont d’accord pour démenteler leurs structures de bois à la condition que la ville leur signe une entente qu’ils pourront occuper le square Victoria au moins jusqu’au printemps. » 

!!!!!!!

Mais quelqu’un peut-il m’expliquer c’est quoi cette merde? J’ai tu bien compris?

Ils occupent ILLÉGALEMENT un parc PUBLIC payé par nos taxes pour l’utilisation de tous. Ils l’occupent depuis assez longtemps qu’ils croient avoir le droit de DICTER des règlements? 

Et que fait le cher maire de Montréal? Ils leur dit qu’ils devraient partir mais qu’ils peuvent rester. C’est certain qu’avec une position forte comme cela et une menace qui plane sur leur tête, les pauvres indignés doivent vraiment penser à aller ailleurs. Comme se faire japper après par un Chihuahua. Si tu continues de me japper après non seulement tu m’énerves mais dans un moment je vais te donner un solide coup de pied. C’est exactement comme cela que les indignés se comportent. Et qui pourraient les blâmer? Ils ont été élevés à revendiquer mais pas à contribuer. À chialer sans jamais offrir des vraies solutions qui pourraient fonctionner. À s’asseoir et occuper, plutôt qu’à se lever et changer les choses par l’action. 

On fait vraiment pitié. On tolère que des vas-nu-pieds nous tiennent en ôtage, qu’ils occupent des parcs publics, empêchant les travailleurs d’en jouir. Surtout celui du Square Victoria oû des dizaines de milliers de travailleurs passent chaque jour pour aller travailler – savez ce bizarre de concept?

Ma solution? On leur donne une journée – UNE- pour démanteler, nettoyer et s’en retourner chez leurs parents, aller étudier, aller travailler. OK soyons conciliants, on leur donne un week end – un dernier week end. Après, la ville débarque, sans violence, et reprend possession du parc. On démonte les tentes, les structures de bois, les toilettes chimiques, on nettoie le tout et on passe à autre chose. 

Non mais quand est-ce qu’on va exiger que la ville mette ses culottes? C’est vrai qu’avec le maire qu’on a, les espoirs sont minces. Celui même qui a déclaré que Montréal était « la capitale internationale de la tolérance ». Mets-en. La capitale internationale du laisser faire, du mou et de l’immobilisme. 

Tanné vous dites? Vous avez pas idée.

Divertissement au zoo.

Les indignés me divertissent. C’est comme aller au zoo mais moins cher et en plus c’est commode, ils sont direct au centre ville à deux pas de mon stationnement (souterrain merci) et de mon client. La vie est bonne j’vous dit. 

J’ai parlé à l’un d’entre eux. Un jeune avec les cheveux en longues couettes jusqu’au milieu du dos qui me tutoie comme si on avait élevé les cochons ensemble.

« Pourquoi êtes vous indignés? »
« Parce que, t’sé man tu comprendrais paw passe que t’es obviously un « suit ».  » 
« C’est quoi un « suit ».
« Ben un bonhomme comme toué t’sé, un gars qui comprends rien aux problèmes du monde comme nous autres. »
« Ah? Quels sont vos problèmes? »
« Tu voué, tu comprends rien. Pas de job, pas de revenu, pas rien. »
« Vous ne pensez pas que si vous étiez ailleurs en train de chercher un job plutôt qu’ici en train de chialer que vous n’en avez pas pas, ce serait un pas dans la bonne direction? »
« Tu voué, j’te l’ai dit man que tu comprends rien! »

OK je suis « obvioulsy » bouché parce que moi, quand j’ai pas eu de job (à mon âge ça m’est arrivé une couple de fois) je ne suis pas descendu dans la rue mais plutôt remonté mes manches et je me suis retrouvé de l’emploi. Puis ensuite j’ai CRÉÉ ma propre job. Pas chiâlé, pas « réclâmé la justice », pas craché sur ceux qui font la richesse. Je me suis juste pris en main. Comme un humain. Je n’ai pas attendu qu’on me donne de la bouffe et du logis. Je n’ai pas attendu qu’on me soigne, qu’on vienne me porter une toilette portative. 

Non je ne suis définitivement pas un animal de zoo.

Le cappucino

Occupons Montréal / Photo: Philippe David, Contrepoids

Pas vraiment le temps d’écrire un article mais je veux partager ce que dont j’ai été témoin ce midi.

Je suis devant la cité Internationale (entre la tour de la bourse et la cité en fait) et je suis en train de fouiner les indignés – histoire de voir ce qui se passe. Deux hommes, mi-quarantaine, sortent d’une limo, complets Armani ou Hugo Boss ou autre. L’un dit à l’autre: « Doit faire frette en crisse dans des tentes. Moi j’monte au bureau et j’demande à ma secrétaire de m’faire un bon cappucino. »

Vraiment ça m’a fait sourire et je me suis demandé si je ne voyais pas droit devant moi l’image exacte du problème. Un paquet de poteux – pas de job – en train de manifester pour en avoir plus, deux hommes très riches (ou très endettés) qui savent très bien qu’ils sont intouchables et moi le ti-coune qui doit retourner au travail pour m’assurer que les manifestants recoivent leur BS et que les deux gars recoivent leurs subventions gouvernementales pour « recherche et développement. »

Si on est pas déjà dans l’mur les amis, on y va à vitesse grand « v ».

Gardez le sourire les travailleurs, et rappelez-vous que vous êtes dans la moitié de l’année où vous gardez la majeur partie de vos revenus.

Steve Jobs et les barbottes

Depuis la mort de M. Apple, comme tout le monde, je lis des commentaires, des éloges, des réflexions. Sur Twitter, Facebook, les journaux, en ligne et imprimés. Tout le monde est à peu près unanime: « Nous avons perdu un visionnaire, un penseur, un vrai entrepreneur ». Je partage entièrement ces pensées. Je n’irai donc pas en rajouter.

Ce qui m’a fait lever le poil sur le corps ce sont certaines réponses affichées dans un commentaire de Richard Martineau sur FaceBook. Pas son commentaire à lui, car je partage beaucoup de ses idées, mais des réponses.

Je m’excuse à l’avance du français, je ne fais que copier coller les messages.

« Si s’aurait pas éter lui, s’aurait éter qqn d’autre. » (la personne parlait sans doute de tout ce que Apple avait mis sur pied)
« Y’avait rien de special, y ai mort come tout l monde ».
« Y a rien fait de si gros q’ça »
« J’men colisse »

Tu t’en câlice?
TU T’EN CÂLICE???

Aille champion, t’as fait quoi toi dans les 10 dernières années pour changer quelque chose? Oublie « changer la face du monde » et d’une industrie au complet. As tu au moins ramassée une bouteille d’eau vide par terre? Puis d’essayer d’apprendre le français écrit, ça te tentait pas?

Une des personnes m’a répondu: « J’ai fait du bénévolat ». Ben bon vous en fasse mon cher monsieur. Je suis certain que votre mère doit être bien fière. Moi je pense que quand tu crées 50,000 emplois direct et des milliers d’autres indirects, quand tu permets à des milliers de gens de réaliser leur rêves de bâtisseurs, comme ingénieurs, comme vendeurs, comme managers, t’as pas besoin de faire du bénévolat. Comprenez moi bien, le bénévolat a du bon, mais ça fait combien de DÉCENNIES qu’on fait du bénévolat en Haïti, et un peu partout en Afrique? Comme disent les avocats: « I rest my case ».

Chus tu tanné moi de voir ce paquet de losers cracher sur nos bâtisseurs, nos créateurs, nos faiseurs d’emplois. Chus tu tanné moi d’entendre ces poissons barbottes, ces « bottom feeders » critiquer sur ceux qui leur donne des jobs ou qui contribuent par leurs taxes à ce qu’ils reçoivent, en dépôt direct s’il vous plait, leur chèque de BS. Puis qui pensez-vous a permis que ces dépôts directs soient possibles? C’est ça, des penseurs, des créateurs, des gens qui imaginent.

Ma frustration paraît-elle un tout petit peu?

« Y avait rien de spécial »

Loin de moi d’encenser Steve Job, l’être humain. Je ne le connais que de réputation et que par ses réalisations. Mais de dire que ces gens, ces Jobs, ces Henry Ford, Einstein, Edison, Bombardier, Marie Curie, Bethoven, Salvator Dali, Spielberg, les frères Lumières et j’en passe, sont « du monde ordinaire » moi ça me dépasse. Ça prend juste du bien petit monde pour ne pas reconnaître que parmi nous, vivent des génies, des gens qui ont et qui vont continuer de changer le monde. Malgré votre sarcasme, malgré votre critique et malgré votre mauvaise volonté.

Entre temps, rentrez dans vos tanières et allez regarder votre télé plasma, envoyez vos SMS, ne répondez pas à votre cellulaire et laissez la boite vocale le faire à votre place. Écoutez votre musique, sur votre baladeur – sans doute PAS un iPod n’est-ce pas? Peut-être êtes vous toujours à l’heure du Walkman ou du stéréo haute fidélité? Et souvenez vous que cette musique, téléchargée depuis un serveur quelque part dans le monde, comme par magie, est aussi le fruit de créateurs, de gens très très spéciaux.

Si vous êtes malades, allez chercher vos médicaments dans une pharmacie au coin de la rue. Des médicaments qui sont le fruit d’années de recherche et de millions de dollars d’investissement.

Si vous voyagez, montez dans un avion qui vole à des centaines de km / heure, bien assis dans un fauteuil à 10,000 mètres d’altitude dans un cabine pressurisée en prenant votre bière et en écoutant un film, choisi peut-être parmi 4 ou 5 disponibles depuis votre siège.

Puis rendez vous compte que ce que vous prenez pour acquis, ce sont des gens comme Jobs qui vous l’offrent.

Chapeaux et religion

Je suis vraiment très confus.

Je travaille au centre ville de Montréal et je côtoie, depuis bon nombre d’années, des gens qui appartiennent à toutes sortes de religions. Certains d’entre eux vraiment très gentils et sans autre défaut apparent que d’appartenir à une religion ou une autre.

Comme tout bon Québecois de souche, j’ai été élevé dans la religion catholique et comme plusieurs d’entre vous je l’ai délaissée. Au fond, j’ai fait comme l’enfant qui cesse de croire au Père Noël et à la fée des dents. J’ai juste grandi. Mais je suis encore très confus sur certains aspects des religions. Les chapeaux par exemple.

Quand j’étais petit, les hommes devaient enlever leur chapeau avant d’entrer à l’église alors que les femmes étaient encouragées à en porter un. C’était loin d’être aussi clair pour les enfants. Je me souviens que ma mère a souvent oublié de m’enlever ma tuque et que je ne m’en suis jamais confessé et je ne pense pas que ma mère a fait un plat avec cela non plus.

Les hommes juifs portent un petit bonnet, certains toujours, d’autres lors de cérémonie religieuses. Les juifs Hassidiques portent le Shtreimel lors des jours fériés, le shabbat et les services religieux. D’autres les portent tout le temps. Les femmes elles, doivent simplement avoir la tête couverte.

Les musulmans ont toutes sortes de chapeaux, certains réservés aux Imams, d’autres que le pratiquant peut ou doit porter selon certaines cisconstances. Les femmes ont peut-être un chapeau sous leur burqa, elles ont peut-être rien ou portent peut-être du Channel ou du Victoria’s Secret – sais pas et c’est certainement pas moi qui va aller voir.

Les moines bouddhistes tibétains portent le Pan Zva, un très beau chapeau à longues oreilles qui rappelle le chien Pluto de Walt Disney qui était un de mes favoris problement à cause de son vrai nom en anglais – Goofey. Mais je m’éloigne encore de mon sujet.

Les membres du clergé protestant (hommes comme femmes) portent une barrette (différente de l’église Catholique) mais seulement lors de services religieux hors de leur église.

Non seulement les religions ont-elles des chapeaux différents mais la façon de le porter, la forme, la couleur sont toutes également importantes à l’intérieur de la même religion.

Le pape porte une petite calotte (comme les juifs en fin de compte) sous tous ses chapeaux, de la tiare jusqu’à la barette – mais je ne suis pas certain que le pape en porte une, c’est peut-être réservé aux cardinaux et moins.

Parlant de barrette, c’est un petit chapeau à coins, parfois 3 parfois 4. Et la façon d’aligner les coins est importante. Les coins alignés avant/arrière ou entre le front et l’oreille veut dire quelque chose.

Les couleurs sont importantes aussi, surtout dans l’église Catholique. Le noir est bon pour tout le monde, le mauve aux funérailles et pendant la Päques, le rouge pour les cardinaux, et je pense que le pape peut porter ce qu’il décide. Pourquoi? Ben voyons, c’est le foutu Pape cibole, comme disait Elvis Gratton: « Because I’m the boss ».

Comme je dis je suis très confus.

Si je croyais à un Dieu qui a créé tellement de religions, je serais disons, assez préoccupé qu’il soit si intéressé par les chapeaux. Il me semble qu’un être suprême a autre chose à s’occuper. Par exemple de dire à son prophète Mahommet de revenir sur terre et de clarifier son message que tous doivent mourrir s’ils ne l’écoutent pas à la lettre.

On parlera chapeaux ensuite.

Bandes d’émotifs.

Pas vous. Non non. NOUS, le fameux “nous” dont les Péquistes se sont vite rendus compte qu’au lieu d’être rassembleur, éloignait les “non-nous”. Mais je m’éloigne moi aussi. 

Bande d’émotifs disais-je. 

Vous rendez vous compte que le NPD, selon de récents sondages, jouit (et certains membres du NPD – Québec le font sans doute) d’un soutien général de la population entre 41 et 47% au Québec (selon les résultats). C’est pas rien!

Faut dire que le sondage a été fait suite aux funérailles de Jack. Remarquez, moi Jack je l’aimais bien. Pas voté NPD, évidemment, mon pauvre père se retournerait dans sa tombe au point de pouvoir se forer un tunnel. Mais Jack, l’homme m’était très sympathique. Mais de la à donner mon appui à son parti, vide de sens dans son absence, il y a quand même un bout. 

On était tellement tannés des querelles (moi aussi en passant) entre le Bloc et les autres qu’on les a jetés dehors. Émotifs. 

On a cru tout le monde qui nous disait que Harper était un vilain mangeur d’enfant, un fervent de la droite haineuse qui allait remettre tous les immigrants illégaux dans un avion et hop – go home! (Faudra y revenir à cette question là en passant). Qu’il était un défenseur de l’énergie sale sale sale (brrr méchant Harper), mais qui génère une bonne partie des transferts fédéraux au Québec. Émotifs.

On est prêt aussi à donner notre appui à M. Legault. Sans plate-forme, sans parti, sans qu’il n’ait  présenté quelque candidat que ce soit. On le sait que M. Sirois ne sera pas candidat. Le pouvoir, le VRAI pouvoir, ne se passe pas en chambre mais en coulisse. M. Sirois, comme les Messieurs Desmarais, Péladeau, etc, savent que ce sont eux qui mènent sans avoir à travailler pour un maigre salaire d’environ 90,000$.  J’vais y revenir là dessus aussi.

Émotifs j’vous dit?

Mettez en!

On aime pas les vieux partis, on aime pas ce que Legault nous offre. On aime pas Mme Marois parce qu’elle est hautaine, on aime pas M. Charest …parce qu’on l’aime pas BON! Émotifs!

Maintenant, s’il vous plait, soyez sérieux un peu. Il y aura des élections bientôt. Dans moin d’un an. Les choix, on en convient, ne sont pas nombreux et pas encore très brillants. Mais même si vous aimiez Jack, même si vous lisez comme moi que M.Khadir est le plus populaire au Québec comme leader, arrêtez ces niaiseries là de le remettre sur la place publique et de lui donner la lumière. S’il vous plait, déplacez vous, même par le truchement de votre fureteur, et allez lire la plate-forme de Québec Solidaire. Ne lisez pas ce que vous voulez lire mais ce qui est écrit. 

Ça devrait vous ramener l’émotivité à la bonne place.

Modéré.

Bienvenue dans ma petite portion de Contrepoids.

L’éditeur Philippe David  m’informe que je suis maintenant habileté à fournir des articles à titre de contributeur au journal en ligne. J’ai donc la chance de partager le même espace que des  commentateurs aguerris  tels les Joanne Marcotte, Ian Sénéchal et Adrien Pouliot pour ne nommer qu’eux dont je suis un lecteur assidu. À vrai dire, je suis un peu fébrile. L’avenir dira si j’ai un futur en « journalisme ». On me dit que j’ai la plume facile mais le journalisme ne fait pas partie de mes expériences. Votre indulgence est déjà appréciée. Ceci est donc mon premier article et j’espère vous lire, contributeurs comme lecteurs par le truchement de vos commentaires sur mes articles.

Par le biais de mes opinions et article vous apprendrez à me connaître. J’ai intitulé ce premier article « Modéré ». Ceux qui me connaissent bien savent que je ne suis pas tout à fait modéré mais, l’âge aidant, je m’assagis au fil des mois.

Pourquoi « Modéré »?

Parce que les extrémistes m’indisposent et, à la limite, me font habituellement lever le poil sur le corps. Quand je parle « d’extrémistes », je ne parle pas seulement des terroristes à bombes, de syndicalistes enragés (et qui ont peut-être la rage). Bien sûr, ces gens nous côtoient et on doit s’en débarasser avec tous les moyens légaux dont nous disposons. Je suis contre les accomodements raisonnables unilatéraux. Je suis contre les courbettes que nos gouvernements font aux groupes religieux et aux syndicats (je pense que c’est presque un pléonasme). Je suis contre les « politically corrects » qui n’osent pas dire tout haut ce que leurs voisins (ou eux-même) se disent dans leur salon. 

Quand je parle d’extrémistes, je parle de ceux qui habitent les extrêmes des deux côtés. Les go-gauchistes pour qui la seule solution est de prendre aux riches et de donner aux pauvres sans rédition de compte. On sait que cela ne fontionne pas (demandez à tous les citoyens de régimes communistes déclarés et oeuvrant tout comme). Quand je parle d’extrémistes, je parle des syndicats qui prennent l’argent des employés et des payeurs de taxes (le fond de Solidarité, qui permet des reports d’impôt plus haut que le reste des autres  investissements par exemple) sans rendre de compte à quiconque. Je parle des syndicats qui vous empêchent de vous faire soigner dans des cliniques privées si vous en avez les moyens, qui vous obligent à être aussi malade que les autres « par justice sociale ». 

Par contre, quand je parle d’extrémistes, je parle aussi des maniaques du marché libre et du capitalisme débridé qui ne jurent que par cette recette pour régler tous les maux de la terre. Selon moi, cette approche a contribué en grande partie à la débandade financière bancaire mondiale de 2008. Je sais, je sais, c’est plus nuancé que cela mais je crois qu’une portion importante de la situation repose directement sur les épaules des capitalistes sans contrôle et qui ont tenu les gouvernements en ôtage et qui ont été rescapés par les contribuables, d’ici et d’ailleurs. Je suis contre le BS individuel pour certains, mais certainement contre le BS corporatif.

Plusieurs des lecteurs de « Contrepoids » seront aussi familiers avec les écrits de Ayn Rand. Dans ma jeune trentaine, « Atlas Shrugged » et « The Fountainhead » ont litérallement changé ma vie. Je suis tout à fait en faveur des libertés individuelles. Je suis tout à fait en soutien de n’avoir aucune intervention gouvernementale dans nos vies. Je suis aussi un travailleur autonome qui doit composer avec toutes sortes d’interventions gouvernementales qui sont un frein à beaucoup de mes activités.

Ceci étant dit, et malgré mon désir d’être « modéré », je sais d’avance que certains sujets, certains événements, certaines décisions (ou absence de décision) de nos leaders gouvernementaux me feront péter les plombs. Ne soyez pas inquiet, vous le saurez assez vite.

Je termine en souhaitant longue vie à « Contrepoids » et un franc succès à M. David et à tous les contributeurs. Un entrepreneur qui refuse toute subvention et toute aide gouvernementale et qui repose sur la contribution volontaire des lecteurs. Ma définition d’un entrepreneur.

Jean-Marc B