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Nous avons déjà un état laïque

burqua

 

Par Joey Laflamme

Un gros titre et boum, la Facebookosphère est lancée. J’avoue avoir tombé dans cette tentation de présenter mon opinion personnelle sur la question. C’est un débat émotif pour tout le monde évidemment, un débat qui doit avoir lieux, malgré que la première fois nous n’ayons pas vu le meilleur des penseurs du Québec se lever lors de la commission Bouchard/Taylor. Bien sûr, il s’agissait de demander l’avis des gens, on savait pertinemment qu’ils n’allaient pas produire une thèse doctorale. Donc, on a laissé à cette époque le soin à des gens parmi le peuple d’avoir l’air idiot à la télé pour débarrasser des mains du premier ministre Jell-o, qu’était Jean-Charest, de cette patate chaude. Quand un politicien est prêt à humilier ses propres concitoyens… Aujourd’hui, nous avons la première ministre la moins habile avec l’organe vocal qui nous ait été donné de voir depuis longtemps, mener un dossier aussi sensible : comment cela pourrait déraper? Si l’on doit parler laïcité allons-y gaiement.

D’abord la laïcité est ce concept selon lequel l’état est séparé des religions. C’est-à-dire que l’état n’intervient pas dans les croyances personnelles des individus et la religion, ou les hautes instances d’une religion, ne se mêlent pas de la chose de l’état. Donc, l’état serait mal venu de venir interdire la pratique d’une religion ou les religieux d’imposer leur moral afin de faire passer une loi. Dans ce sens nous sommes déjà un état laïc. Le fait qu’il y est une croix à l’assemblé national ou le drapeau Québécois ne change rien dans le fait que l’état demeure neutre dans ces décisions vis-à-vis la question religieuse. Monsieur Shafia[i] a eu le droit à la même clémence que la pourriture standard qui a le bonheur de s’asseoir sur un banc des accusés Canadien, qu’il soit musulman ou non, c’est-à-dire prison à vie avec une possibilité d’admissibilité à la libération conditionnelle après 25 ans. Donc, la religion n’a rien à voire là dedans, on voit bien que c’est notre système de justice déficient va lui permettre d’être libre dans 25 ans après avoir noyé ses filles.

Or, s’il s’agit dans le cas de la laïcité d’avoir un état neutre par rapport aux religions, que vient faire madame Marois avec sa fameuse charte? Et si la laïcité était un autre terme pour l’athéisme? Après tout, les gens que je connais étant les plus farouchement en faveur de la charte de la laïcité c’est les athées les plus militant ou convaincu que je connaisse. La laïcité est en quelque sorte devenue l’alibi parfait d’un athée pour essayer d’éliminer petit à petit la religion de « l’espace public » et ramener la pratique religieuse en une chose privée. Pour le moment, ça va bien puisqu’il s’agit uniquement des bureaux du gouvernement. Pourtant, les « laïques » nous parlent de l’espace public : est-ce innocent? Je ne le crois pas. Bien qu’il faut dénoncer les excès de l’Église durant la période de la grande noirceur, on vit un excès, ou un sentiment anti-religieux irrationnel, pour eux l’espace publique occupe un espace plus large.

Donc, dorénavant on va avoir l’état parfaitement laïc parce que la préposée de la SAAQ ne pourra plus mettre sa croix pour vous recevoir, ou encore l’employer de la SAQ avec son hijab va enfin être neutre quand va venir le temps de vous vendre l’alcool. Après tout le lieu de travail n’est pas l’endroit pour montrer ses « préférences religieuses ». Comme si la religion était une chose que l’on pouvait magasiner ou choisir. Comme si la croyance ou la non-croyance était du même ordre que l’idéologie politique. Moi-même, je ne comprend pas tout à fait ce qui pousse quelqu’un à croire, mais j’ai tendance à avoir un profond respect pour le croyant et en quelque sorte de l’envie pour celui qui est capable de s’adonner à l’acte de foi sans arrière pensée, de faire confiance en l’existence du divin et d’avoir un code moral à suivre. Le croyant qui entre dans une église ou une mosquée ne ressent très certainement pas la même chose que je ressens quand je suis rentré dans l’église St-Roch. C’est un sentiment de profond recueillement et de lien avec une force qui nous dépasse de loin, que l’on l’appelle Dieu, Yahvé, Allah ou simplement que l’on soit en admiration devant l’univers ou son immensité la religion nous enseigne en quelque sorte l’humilité et nous rappelle à quel point nous sommes petit en réalité. La religion est aussi la première tentative de l’être humain de poser un regard sur lui-même et de tenter une réponse. Peut-être que la réponse ne fut pas tout à fait exacte, mais au moins il nous reste la métaphore et les leçons que l’on peut en tirer. De plus, on oublie souvent de dire que la religion est un élément civilisateur, qui nous a extirpés de la condition de la bête pour nous emmener vers l’homme (humain). Du simple homo sapiens à l’homo civilis. La religion est une chose trop sérieuse pour être comparé aussi sottement aux « préférences personnelles » tel que l’allégeance politique.

Pour conclure, n’allez pas croire que je suis aveugle à l’Islamisme ou au danger qu’il représente. Mais je crois que nous visons mal avec cette charte. Il y a effectivement une forme d’intégrisme qui vise la destruction de la civilisation occidentale et par la même occasion de la démocratie libérale, parce que l’existence de notre liberté est une menace pour celui qui tente d’imposer un mode de vie moyen-âgeux. Alors visons bien. Surtout dans ce cas précis. Il est important de ne pas exclure justement, le musulman modéré, car c’est lui qui est sur la ligne de front de cette lutte. C’est lui la victime collatérale du terrorisme et l’athée intégriste en quelque sorte l’allié de l’intégriste, car ils font l’association facile entre l’Islam et l’Islamisme et mène par cet amalgame maladroit à une exclusion du modéré et un rapprochement de ce dernier vers les groupes radicaux. Pour eux l’islamisme n’est pas version dégénéré de l’islam, mais sa conclusion logique. Pour les prophètes de la gauche divine, ils ne peuvent  pas en être convaincus. Ils sont déjà en guerre contre l’occident et elle est l’idiot utile de ce nouveau fascisme. Par contre, pour ceux qui ont à cœur nos grandes valeurs de tradition libérale, c’est à vous que je m’adresse ici. Méfiez vous de la tentation d’amalgamer la religion au barbarisme. Les grands malheurs du XXe siècle ont été faits par des gens qui avaient un projet de société qui excluait la religion. Avouez qu’une préposée à SAAQ avec un hijab ne mène pas vers la conversion, que la religion ne mène pas forcément vers le terrorisme. L’identité Québécoise n’est pas menacé par ceux qui arrivent de pays étranger en affirmant leur valeur mais de nous, les Québécois, qui avons rejeté l’héritage de ce que nous avons été et une partie de ce que nous sommes.

 

 

 



[i] L’homme ayant assassiné ces filles et sa femme à Kingston, il s’agissait d’un crime d’honneur.

PQ=Nazi???

 

Par Joey Laflamme

Oh! Que vois-je? C’est la campagne électorale. La première semaine de la campagne électorale n’est pas encore terminée et Hitler sort de son placard prêt à y participer activement. La guerre pour le Québec façon 2012 peut enfin commencer. C’est devenu commun de comparer un quelqu’un avec qui on n’est pas nécessairement d’accord à Hitler dans le but de le démonisé. En fait ce matin c’est le PQ qui est comparé au parti NS (national socialiste), comparaison un peu loufoque surtout quand on sait par quel genre de raisonnement on s’y est retrouvé avec pareil conclusion.

D’abord parlons de l’ami Adolf. Il s’agit d’un ancien futur ex futur étudiant en beaux art. Après ce « succès » il fait la première guerre mondiale. Ensuite, il devient membre et ensuite chef du parti NS. Malgré son putsch manqué et son séjour dans une prison de Munich, il devient chancelier et ensuite führer de l’Allemagne. Il est le responsable d’une des pires barbaries de l’histoire de l’humanité. Donc, quand on se fait comparer à Hitler c’est rarement un compliment. À moins de s’appeler Pierre Mailloux… En fait ce que disait Julie Boulet faisait un parallèle entre le PQ et les nazis à cause de leur nationalisme. Voyons le PQ n’est pas Nazi! Ah….. ok….. Parce que le PQ est social démocrate et nationaliste…. Ouais là j’ai compris! Donc ce sont des nationalistes socialistes démocrates. Ouais, là on s’en va quelque part.

Il y a plusieurs choses à mettre au claire ici. Il n’y a qu’une personne au monde qui puisse être Hitler et c’est Hitler. Ensuite, vous ne trouvez pas que le cynisme ambiant est trop élevé? Vous vous êtes dit : « pourquoi pas en rajouter en descendant le débat un peu plus! » S’il y a une chose au Québec dont on n’avait pas besoin c’est une course à la Hitlererie. Autre point là-dessus, la récupération du PQ qui demande des excuses à Jean Charest. Venant du parti qui ouvre la porte à Gille Duceppe qui pas plus tard qu’hier disant d’Amir Khadir qu’il était indigne de respect ainsi que de populiste dont les convictions souverainistes sont douteuses qui apporte de solutions simple à des problèmes complexe, le même parti qui ne condamne pas les propos tenu par Gille, ainsi que le même parti qui a passer la fort parti de son temps à passer au dessus du grand principe « d’innocent jusqu’à preuve du contraire » en traitant les libéraux comme des coupable à chaque occasion qu’ils avaient, le même partis qui n’ont pas sursauté quand Bernard Drainville disait que les vrais Québécois voteront pour le BQ… dans cette circonstance j’en vois pas l’urgence. Entre nous, cette pseudo insulte n’en est plus une. Elle a tellement été utilisée pour n’importe quoi dans n’importe quel contexte, que ça a perdu son impacte, c’est presque rendu commun de se faire traiter de nazi. Il y a quelque mois il suffisait d’être pour la hausse et il y a un an il suffisait de dire qu’on voterait conservateur. Maintenant, il suffit d’être nationaliste et social démocrate en même temps. Bref tout le monde peut se faire traiter de nazi de nos jours.

On en est à la première semaine de campagne! Que quelqu’un nous vienne en aide! C’est une campagne si insipide, si insignifiante que tout ce qui peut en sortir, j’en ai peur, c’est ce genre d’idiotie. Personne ne remettra en doute notre façon de faire depuis 60 ans. Donc, on ne peut s’attendre à un vrai débat avec de vrais arguments malheureusement. En publicité pour la joyeuse bande de « Quitter le Québec », le débat des chef n’aura pas son pareil, gracieuseté le DGE.

Les études universitaires sont-elles un droit?

Par Joey Laflamme

Je n’aborderai pas la cause de la hausse des frais de scolarité. Ou oui, je l’aborderai, mais dans un contexte plus large. C’est un débat où les arguments de chaque côté ont été largement entendu et j’ai l’impression que presque tout a été dit sur la question. Je ne perdrai donc pas mon temps sur les points techniques de la loi 78 ou les relations de cause à effet possible entre la hausse des frais et l’accessibilité. Je ne parlerai même pas de ce que l’on appelle la légitimité de la désobéissance civile, quoiqu’un jour je sens que je serai obligé d’y revenir. Non! Ici, il sera question de ce qui a été dit, selon-moi, de plus absurde à se jour. et, non, je ne suis pas en train de parler des propos d’Amir Ghandi ou de Rosa Nadeau-Dubois, mais bien du fait que l’éducation étant un droit, l’université devrait donc être totalement gratuite.

C’est qu’il est important d’évoquer est la différence entre un droit et une commodité. Deux concepts qu’il est très dangereux de confondre. Nous devons garder à l’esprit que : « Un gouvernement assez gros pour te donner tout ce que tu veux, est assez gros pour prendre tout ce que tu as. » comme disait Thomas Jefferson.

 

Les droits sont l’ensemble de règles qui régissent une société et qui sont soit voté à la législative ou bien par convention. Par convention, dans ce cas précis, j’entends la somme des valeurs morales individuelles qui, en s’accumulant, forme un ensemble de valeurs ou de codes d’éthiques commune. Aussi, notre société est basée sur deux principes : liberté et égalité. Ici, liberté prend le sens d’agir sans contrainte externe et le terme égalité revêt le sens d’une assurance que chaque citoyen dispose de la même liberté, ce qui vient limiter la première valeur. Puisqu’une liberté complète veut dire le pouvoir d’empiéter sur les droits d’autrui. On peut alors y aller de l’affirmation suivante : la liberté individuelle se limite à celle d’un autre citoyen. Une masse, même constituée par la majorité, ne peut empiéter sur la liberté d’un individu, puisque cette majorité ou cette masse de gens ne constitue que la somme d’individus et que nous avons admis que chaque individu doit bénéficier des mêmes droits. Donc, on forme un gouvernement et un tribunal pour que l’égalité des droits soit respectée. Alors avec ce concept on pourrait dire que la liberté n’est pas réelle puisque j’avais établi que c’était d’agir sans contrainte externe. Je réponds alors à cette objection, que la liberté à l’état de nature, sans valeur morale ou éthique, ne peut dériver que vers la tyrannie. Alors dans l’énoncer des deux valeurs, la liberté mentionnée n’est pas la liberté dont jouit l’humain à l’état de nature, mais une liberté qui s’est civilisée et modérée. Une société ne peut être réellement libre, si seulement un petit groupe sélect de celle-ci est la seule à en jouir, alors l’égalité est la limite de l’action humaine, basée sur les conséquences de son action sur un autre individu, semblent être la seule limitation à cette liberté. Par exemple, prendre le bien d’autrui par la force est du vol et contrevient au principe que chaque individu a des droits sur ses propriétés ainsi que le fruit de son labeur. J’en tire alors deux règles : d’abord l’état, qui est formé par convention, a le devoir de s’assurer que le droit de tous et chacun soit respecté, ensuite on ne peut utiliser son droit pour écraser le droit d’autrui. Pour prévenir ce genre d’abus, l’action de l’état devient légitime.

 

Une commodité est plutôt le terme employé pour désigner tout objet ou service qui est échangeable contre un autre bien. Il peut s’agir de choses aussi matérielles qu’immatérielles. La confusion entre un droit et une commodité provient du fait qu’un droit, tel que le droit à la vie, vient avec un devoir qui souvent est une commodité. Pour reprendre l’exemple du droit à la vie, se nourrir est le devoir relier à se droit et la nourriture est une commodité puisqu’il s’agit d’un produit échangeable contre un  autre bien, plus couramment la monnaie. Une commodité gratuite implique une personne de force dans l’échange, qui normalement n’aurait rien à voir dans l’échange de bien et de service entre les deux personnes concernées. Ou bien cette personne travaille pour la personne qui obtient le service, ou bien pire encore, la personne qui offre le service travail pour le client gratuitement, contre son gré, ce qui est de l’esclavage. Aussi une commodité gratuite implique qu’on oblige une personne par le bras de la loi à donner un service, même si ce service ou ce volet du service va à l’encontre de ses valeurs personnelles. Par exemple, un médecin à l’emploi d’un système de santé publique qui se voit obliger de pratiquer un avortement contre son gré. Un échange juste se fait toujours entre deux personnes ou partis consentants à ce que l’échange est lieux et qui tirent chacun avantage de l’échange. Dans le cas de la gratuité forcée par l’état, on y implique que le service doit être donné par la force et avec les biens d’une autre personne, qui autrement n’aurait rien à voir dans l’échange.

 

Dans le cas du débat sur les frais de scolarité, pour entrer dans le vif du sujet, je rappelle que je me suis donné pour mandat avec ce texte de réfuter l’affirmation suivante : « L’éducation est un droit, donc l’étude universitaire devrait être gratuite. » D’abord si l’étude universitaire doit être gratuite parce que l’éducation est un droit, pourquoi suis-je donc obligé de payer des livres à la librairie? Ne s’agit-il pas un moyen de s’instruire justement celui de lire un livre? Donc pourquoi payer pour un livre? Et les documentaires, c’est très éducatifs ça, pourquoi je paierais au club vidéo? Maintenant est-ce que l’université est un droit ou une commodité? À la base les gens qui sont des tenants de la gratuité prennent un raccourcit énorme en disant qu’en entrant à l’université tu paie pour l’éducation. Par éducation on parle de l’action d’apprendre, ou de développement de compétences intellectuelles dans ce cas-ci. Le fait est que lorsqu’on paie une institution de haut savoir, on ne paie pas notre éducation à proprement parlé. Comme je l’ai dit précédemment, les moyens de s’instruire sont divers, mais certains moyens sont de meilleures qualités que d’autres. Par exemple, la seule lecture d’un livre n’est pas suffisante en soit, dans le sens que seul à lire et tenter d’interprété on est plus sujet à l’erreur que si on est guidé dans notre lecture par quelqu’un de compétent dans la matière dont on tente d’acquérir la maîtrise. L’université offre ce genre de service. Il offre la possibilité d’apprendre de quelqu’un qui a un haut niveau de maîtrise dans un domaine donné. Beaucoup voient l’idée de marchander le savoir comme étant une aberration. Mais alors, marchander une ressource aussi précieuse que la nourriture n’est-elle pas une aberration de pire nature? On sait tous que si la nourriture devient gratuite, on en perdra la valeur et qu’un jour viendra une grande famine, puisque les gens auront « acheté » toute  nourriture disponible. Si nous rendons la nourriture gratuite, nous n’en verrons plus la valeur, donc notre réflexe sera de la gaspiller. Le traitement fait à l’eau et à l’électricité, qu’on ne paie pas au prix de marché, en est une preuve manifeste. Maintenant si on transpose cette situation à celle des universités, on a un professeur qui possède une connaissance X, des gens qui possèdent cette compétence il y en a un nombre sélect et des gens qui sont disposés à le donner en cours ils sont encore moins nombreux, alors imaginez le nombre qui sont compétent quand vient le temps de transmettre X aux élèves. Donc la connaissance transmise par des gens compétents dans la matière et qui est compétente dans l’art de la transmettre est une ressource en soit assez rare pour qu’on procède à se qu’on appelle la rationalisation par le marché. Alors on peut entendre aussi les justifications sur le fait que je considère l’humain comme un produit dont on peut vendre les services comme on vend du pain ou une voiture? Et bien sur quel concept croyez-vous qu’est bâtie la dynamique des échanges entre le consommateur et le vendeur? Vous croyez que vous payez uniquement pour la voiture quand vous l’achetez? En réalité, quand on paie pour un service on doit avoir en tête que l’on paie en réalité une ou plusieurs personnes pour abattre les obstacles entre un besoin et un service qui vient combler le besoin. Comme je l’ai expliqué plus haut, lire un livre par soit même n’est pas la meilleure manière d’apprendre les sujets que le livre couvre et peut mener à une erreur d’interprétation. Dans le cas qui nous intéresse. L’université emploie des gens qui servent à la base pour la recherche. Il se trouve que cette personne a lu le livre et peut aider à guider le lecteur dans son apprentissage en lui démontrant une interprétation plus près de la réalité du contenu du livre.

 

Finalement avec tout ce que je viens de dire sur la question, il est facilement démontrable que l’étude universitaire appartienne plutôt à la catégorie de la commodité bien qu’il soit relatif au droit à l’éducation. Puisqu’il s’agit d’un service offert par un établissement de haut savoir à une personne qui est prête à se départir d’un bien qu’il possède ou possédera plus tard. L’université peut alors financer ses recherches et le client apprend la matière qui lui permet de combler son besoin. Il ne peut s’agir d’un droit, puisque si j’obtiens l’université gratuite cela se fera aux dépens d’une personne qui est à l’extérieur de l’échange. Ensuite, la personne qui offre le service sera alors forcée de me donner les services demandés par l’état ou la société en général, même si un volet contrevient à ses valeurs personnelles. Étudier à l’université ne peut pas être un droit contrairement à la liberté de parole puisqu’en disant les mots que je dis actuellement je n’engage que ma propre personne dans les conséquences et la portée qu’elles pourraient avoir.  

L’ironie de l’augmentation des cotisations des associations étudiantes

 

Par Joey Laflamme

Donc annonce d’une hausse des frais de cotisation de 100% pour une année par les assos, mais il y a quelques mois pour une hausse de 75% sur sept ans on emmerde la province au complet. Notez quand même l’ironie de la situation, les membres d’associations étudiantes en grève bloquent l’accès aux cours, cassent les noix de ceux qui veulent aller à leur cours en beuglant et en jouant de la trompette dans les couloirs, ces même personnes qui harcèlent et intimident leurs membres (membres bien malgré eux d’ailleurs) au nom d’une hausse selon eux  injustifiée, se tournent vers les étudiants, les membres qu’ils représentent et leur demandent plus.

C’est d’un ridicule consommé. Réfléchissons-y un peu. Ces personnes se disent trav… manifester au nom de la gratuité scolaire au du moins, à des frais qui ne nuirait pas à l’accessibilité mais augmentent les frais de cotisation forcé. À mon sens, c’est le frais que je ne paierai pas si on m’en donnait le chois. Après tout, la liberté d’association (droit garanti par la charte des droits et liberté du Canada) implique qu’on a un choix à faire librement de s’associer ou non; et même s’il s’agit d’un groupe apolitique, je ne vois pas l’intérêt d’être membre d’une association étudiante ou de cotiser pour eux. J’ai fait une session de cégep jusqu’à maintenant et je ne me suis jamais dit que j’avais désespérément besoin d’une asso étudiante pour me représenter, à la base je vais là pour étudier et être évalué selon la qualité de mon travail. Je ne dis pas que dans certains cas les associations étudiantes ne sont pas pratique, c’est toujours bien d’avoir des gens qui ont le temps d’examiner un cas de notes d’examen qui a été, selon l’élève, douteux par exemple. C’est des choses qui peuvent arriver et c’est vrai qu’ils offrent une foule de services franchement intéressant (qui pourrait leur permettre de se financer eux même, par exemple à Garneau le Café oxymel) et le fond de dépannage est très bien aussi. Par contre là où je ne suis plus leur logique, qui leur a donné le mandat de bloquer l’accès aux cours ou par quel logique tordue on peut arriver à la conclusion que dans l’intérêt des étudiants on peut faire des assemblées sans informer personne pour donner un mandat de grève  (mandat qui, aux yeux de la loi, n’est que pure fiction) le tout dans des assemblés avec votes à mains levée (ou la nouvelle invention du vote à la main levée et la tête baissée)?

Ce qui m’amène au deuxième point de cet argumentaire, celui de leur légitimité d’augmenter les frais. On parle des mêmes associations qui trouvent justifiable de prendre sans mon consentement une partie de l’argent que je paie pour mon inscription et qui en font….. Who knows? Bien sûr ils disent le faire pour mon intérêt parce que rappelons-nous qu’ils me connaissent sur le bout de leurs doigts et savent se qui est bon pour moi plus que n’importe qui, même moi! Mais pensons en consommateur; parce qu’ils sont à notre service pas vrai? Si on pense à tout les abus que les leaders étudiants ont endossé, sur la base de faire respecter une décision démocratique, ont-ils vraiment le droit d’augmenter nos cotisations ? Ils l’ont,  mais méritent ils plus d’argent des étudiants? On parle des même gens qui bloquent l’accès aux cours, intimidaient les gens qui portaient le carré vert ou qui s’adonnait à des votes à mains levée et quand ça n’allait pas dans leur sens jouait avec des procédures pour omettre de lever l’assemblé pour ensuite passer à une autre vote une fois que les gens contre la grève ont foutus le camp…etc. La liste est longue. Imaginez n’importe quelle situation du genre. Prenons l’exemple de Mc Do. Bon, mauvais exemple parce qu’on a le choix d’acheter ou non chez Mc Do mais passons. Accepteriez-vous de payer plus cher votre burger si on crachait dedans? Ou qu’on vous donnait un service médiocre, vous iriez voir ailleurs. Ainsi que si on m’en donnait l’option, je ne donnerais pas un sous aux associations étudiantes puisque je n’ai pas l’impression d’être représenté et d’après les offres faites à la ministre Courchesne, (celui de couper dans les crédits d’impôts pour les étudiant dep et dec technique), je suis loin d’être le seul, enfin j’espère parce que j’aurais une drôle d’impression qu’on soufre tous d’un syndrome de Stokholm.