Tous les articles par Joanne Marcotte

Joanne Marcotte s’est fait connaitre en 2006 lorsqu’elle réalise le documentaire politique L’Illusion tranquille. En 2007-2008, elle participe, à titre de Vice-présidente, au Comité Castonguay sur le financement du système de santé québécois. En 2010, elle fonde, avec 5 autres personnes le Réseau Liberté-Québec dont le premier événement a eu lieu à Sainte-Foy le 23 octobre 2010. Un deuxième événement a eu lieu le 16 avril 2011 à Montréal. Les deux événements ont su regrouper tout près de 500 personnes chacun. Joanne Marcotte détient un baccalauréat en informatique de génie de l’Université Laval et seconde son conjoint qui oeuvre dans le domaine des services financiers.

Quand les chevaliers de l’État étouffent les coopératives de santé

Il n’y a rien qui me choque davantage que de voir des initiatives locales étouffées par le dogme de l’État payeur unique et du monopole public en santé au Québec.

Les coopératives ont une place de choix dans la vie des Québécois: coopérative financière Desjardins, coopératives d’habitation, coopératives étudiantes, coopératives agricoles, etc. Et pourquoi pas des coopératives de santé?

Or, il semble que Radio-Canada sera fort probablement très heureuse de nous apprendre demain soir que 15 coopératives de santé seront mises en demeure par la RAMQ pour frais illégaux.

À partir du moment où un participant ayant dûment accepté de payer sa contribution annuelle affirmera qu’il “doit payer pour accéder à un médecin”, c’en est fait. Les propagandistes du monopole public (dont Radio-Canada), lesquels ont parfois l’arrogance de se désigner comme “Observatoire“, mobiliseront les chevaliers de l’État pour étouffer l’initiative locale et ramener les pêcheurs sur le bon chemin de l’attente.

Ils feront alors appel aux soit-disants “experts” en la matière, tous de purs idéologues d’un régime public mur à mur qui n’existe à peu près à nulle part ailleurs en Occident. Les Marie-Claude Prémont et les Réjean Hébert, tous deux des obsessifs-compulsifs d’un régime public, seront donc appelés en renfort pour dénoncer de pareilles initiatives, associant les coopératives de santé à une commercialisation et à la marchandisation des services de santé. Y’a rien de trop beau pour la gauche populiste du Québec.

Les coopératives de santé peuvent devenir le cheval de Troie qui va démolir notre système de santé, avait déclaré le Dr Réjean Hébert. C’est une forme de privatisation du système de santé.» – Pour en finir avec le Gouvernemaman, p. 77

Les municipalités doivent-elles et peuvent-elles financer pour autant des infrastructures pour y accommoder des coopératives de santé? Probablement pas. Ce n’est probablement pas ce pour quoi les taxes municipales doivent servir. Mais qu’y a-t-il de si dangereux à permettre à des adultes consentants d’adhérer à une coopérative de santé?

La question que pose la RAMQ et Radio-Canada, soit “Devez-vous payer pour accéder à un médecin” n’est pas la bonne. Les véritables questions devraient être:

  • Avez-vous un meilleur service de proximité depuis que vous être membre de votre coop de santé?
  • Y a-t-il de nouveaux services auxquels vous donne droit votre coopérative de santé?
  • Vous est-il possible d’obtenir un rendez-vous plus rapidement qu’autrefois?
  • Avez-vous remarqué que votre coop a engagé des infirmières pour assister le médecin dans sa tâche?

Et puis, en adulte consentant, si les réponses sont négatives, ne pourrait-on pas faire tout simplement confiance à ces adultes pour fréquenter une autre clinique de leur choix?

Les coopératives de santé auraient pu être une avenue absolument intéressante pour tester une formule prometteuse inscrite dans les gènes des Québécois. Malheureusement, il y a, dans ce cas-ci, trop de médecins qui au lieu de faire de la médecine, se préparent trop bien à faire de la politique.

P.S. Le docteur Réjean Hébert est le candidat du Parti québécois qu’a récemment recruté Madame Pauline Marois.

Fusion CAQ-ADQ – Membre radié; Cause: conjoint de Joanne Marcotte!

Que les militants anti-fusion de la CAQ-ADQ prennent bien soin de s’asseoir. J’en ai une bonne à vous conter. Comme Denis Julien, mon chum, n’avait pas reçu son bulletin de vote concernant la fusion CAQ-ADQ (il est membre alors que moi je ne le suis plus depuis un bon moment), je me suis permise de faire un petit suivi et j’ai téléphoné au siège social de l’Action démocratique du Québec ce matin. Une gentille dame m’a donné un service 5 étoiles.

Voici ce qui en a résulté.

– Bonjour. Mon conjoint n’a pas encore reçu son bulletin de vote concernant la fusion CAQ-ADQ. Pourrait-on vérifier si sa lettre a bien été envoyée?

– Oui. Attendez un peu. Je vais vérifier dans le système…. Le nom de votre conjoint?

– Denis Julien. Je peux vous donner son numéro de membre si vous voulez?

– Je vérifie… Attendez un peu… Oui. Son nom figure bien dans la liste mais Raymond Chabot n’a pas envoyé de lettre. Laissez-moi vérifier. Des fois, certains membres sont radiés. Je vais voir.

– Allez-y. Je peux attendre.

– Vous pouvez me donner son numéro de membre?

– 40144. Il a renouvelé aux lendemains du dernier congrès de l’ADQ.

– Oui. J’ai ça ici. Effectivement, il a renouvelé jusqu’en 2016.

– C’est exact.

– Bon. Alors oui, je vois ça ici. Denis Julien au (elle me donne notre adresse) a été radié et il y a une mention “Ne pas contacter. Conjoint de Joanne Marcotte.”

– Hmmm.

– Alors ce que je vais faire, c’est que je vais donner ça à la personne ici qui s’occupe des relations avec Raymond Chabot et elle va faire en sorte que la firme lui envoie son bulletin de vote.

– Alors espérons que le courrier sera rapide puisque la semaine prochaine est la dernière semaine où les gens peuvent voter, non?

– Oui. Oui. Ils sont bien organisés chez Raymond Chabot. Ils s’occupent de ça.

– Alors merci à vous et bonne journée.

Hmmm en effet! Quelle racaille que cette équipe d’administrateurs et de dirigeants de l’ADQ. Comprenez-moi bien. Pour moi, l’ADQ telle qu’elle est perçue par l’ensemble de la population a eu sa chance. Sa marque de commerce est brûlée, sa base militante se sent trahie et les dirigeants actuels sont des guidounes de première classe.

En effet, si autrefois, les politiciens promettaient 100 000 jobs, aujourd’hui, il semble que les politiciens veulent garder leurs jobs à 100 000 dollars! (Celle-là, elle est de mon chum)

Mais bon sang! S’il y a un noyau de personnes qui veulent récupérer cette coquille, l’épurer de ses éléments opportunistes, se “regrounder” sur des valeurs de centre-droite, changer le nom de la marque de commerce et le logo, que sais-je, quelles espèces de crapules cela prend-il pour bousiller à ce point des énergies aussi authentiques et générer un tel cynisme? (Voir dernier communiqué du groupe RestonsADQ qui en rajoute).

C’est vraiment dégoûtant!

 

NDLR – Si vous êtes membres de l’ADQ et que vous n’avez pas reçu votre bulletin de vote, communiquez sans tarder à la permanence de l’ADQ 1 800 370-3221

Joanne Marcotte répond à J.-Jacques Samson

Suivant la chronique d’aujourd’hui de J.-Jacques Samson, “Ça caquette à l’ADQ“, je me permettrai d’offrir ici un complément d’information que M. Samson aurait eu avantage à connaître avant d’écrire son texte.

Le document dont il est question dans sa chronique (Cours de préparation au mariage CAQ-ADQ signé Adrien Pouliot) a effectivement été rédigé par Adrien Pouliot, membre de la Commission politique de l’ADQ. Ce document avait fait l’objet d’une conférence Web donnée par M. Pouliot en décembre dernier. Dans cette présentation Powerpoint, ce dernier donne son appréciation des propositions de la CAQ, mais surtout compare la philosophie politique et quelques éléments des programmes des deux partis que sont la CAQ et l’ADQ.

Comme le Réseau Liberté-Québec se donne comme mandat de diffuser les idées qui se situent à la droite du centre sur l’échiquier politique, nous avons pensé rendre public un document qui compare, de façon assez percutante, les valeurs et les idées de la CAQ vs. l’ADQ (initiative qui, entre vous et moi, devrait être le travail des journalistes…) J’ai donc repris son document, l’ai converti en .pdf et l’ai rendu disponible à partir du site de l’Infolettre du Réseau Liberté-Québec.

En créant ce nouveau document .pdf, c’est ce qui fait que vous voyez mon nom dans le champ “Auteur” des propriétés du document. Je n’ai pas, par ailleurs, changé une seule ligne de son texte. Je ne suis donc pas l’auteure du document – ce que le chroniqueur J.-Jacques insinue à tort dans sa chronique.

Il semble donc qu’il n’ait pas été suffisant que le titre du document soit “Cours de préparation au mariage ADQ-CAQ – SIGNÉ ADRIEN POULIOT” pour le convaincre de l’identité de l’auteur. Cela dit, je peine à imaginer M. Samson fouiller dans les propriétés du document .pdf pour y trouver mon nom. On peut, en effet, raisonnablement penser que ceci lui a été suggéré par un malfaisant qui avait intérêt à injecter encore plus de confusion dans le processus déjà alambiqué de fusion ADQ-CAQ.

De toute évidence, cette stratégie de dernière minute du camp pro-fusion est on ne peut plus claire : tenter de discréditer le groupe RestonsADQ.ca en l’associant à une droite radicale, démagogique et selon Me Allaire, libertarienne (oh! quelle horreur, alors que lui-même a travaillé dans l’équipe du très libertarien Stockwell Day de l’Alliance canadienne, selon les dires de Éric Duhaime!).

Ce camp a également intérêt à faire voir que la résistance à la fusion ne provient pas de l’intérieur, soit des membres de l’ADQ, mais serait téléguidée de l’extérieur. Sous-entendre, par exemple, que Adrien Pouliot est un porte-parole du RLQ est digne de tout ce dont la population a en horreur de la part des magouilleurs professionnels de la politique. Croient-ils vraiment qu’en faisant croire cela, la fusion menée par les élites dirigeantes de l’ADQ apparaîtrait moins comme leur trahison à la fois du membership et des idées du parti. Qui sait ce que mijottent les Me Allaire et leur chef des communications Richard Thibault? C’est suffisamment tordu pour que d’honnêtes gens y perdent leur latin et s’écoeurent encore davantage de ces vieux politiciens.

Quoiqu’il en soit, j’en profiterai donc pour rappeler à M. Samson et à ses lecteurs la nature et la mission du Réseau Liberté-Québec. Contrairement à ce que “spin” Me Jean Allaire, le Réseau Liberté-Québec regroupe tous les Québécois qui ont compris que notre sociale-démocratie est épuisée.

Il regroupe TOUT ce qui est à la droite du centre: des conservateurs fiscaux, des gens attachés à la philosophie libérale classique (dont je suis moi-même), des libertariens ainsi que des nationalistes qui ont à coeur de préserver les valeurs occidentales que sont la liberté d’opinion et de presse, l’égalité homme-femme et la séparation de l’Église et de l’État.

Le Réseau Liberté-Québec travaille à réseauter tous ces gens, à proposer des réformes importantes au modèle québécois et à disséquer l’offre politique des différents partis politiques au Québec afin d’y voir plus clair.

En ce qui touche le positionnement du RLQ face à l’avenir de l’ADQ, je crois pouvoir dire sans trop m’aventurer que nous souhaitons tous qu’à terme, il en résulte un parti politique qui représente les idées réformatrices dont le Québec a tant besoin. Que ce véhicule renaisse de la coquille d’une ADQ qui aurait survécu ou qu’il soit le fruit d’un tout nouveau parti politique né d’une base militante plus homogène et clairement positionnée à la droite du centre, honnêtement, m’importe peu.

Pour cela, seuls les militants engagés au sein des partis politiques en présence sauront nous le dire.

P.S. J’ai communiqué avec J.-Jacques Samson au téléphone aujourd’hui. Après lui avoir expliqué la genèse du document dont il est question dans sa chronique, il me dit qu’il effectuera une correction à ses propos à la première occasion.

CAQ-ADQ – Partis politiques et mouches à miel

Pour moi, il n’y a rien de plus motivant qu’un article bâclé d’un journaliste biaisé. Aujourd’hui, c’est Robert Dutrizac qui s’est fait complètement remplir et qui n’a probablement même pas tenté de valider les propos absolument mensongers de l’académicien Guy Laforest, ancien président de l’ADQ de 2002 à 2004.

Selon cet “expert” de la question nationale, du fédéralisme canadien et des relations entre le Québec et Ottawa, “les libertariens ont tenté de prendre le contrôle du parti à deux reprises”, soit en 2002 avec Léon Courville et Paul Daniel Muller, puis aujourd’hui avec Claude Garcia, Adrien Pouliot et les “X” du Réseau Liberté-Québec.

Premièrement, suggérer l’idée que des libertariens ont tenté dans les dernières années de faire quoique ce soit à l’Action démocratique du Québec est absolument loufoque et trahit une méconnaissance flagrante de la vie interne du parti des dernières années. Je ne sais pas si Robert Dutrizac a lu le livre des Courville/Muller intitulé Place à l’initiative, mais je vous assure qu’il n’y a rien  pour faire peur aux sociaux-démocrates dans cet essai. En fait, qualifier la vision proposée par les auteurs de “libertarienne” traduit bien davantage l’ignorance en matière de philosophie politique, à la fois de l’académicien et du journaliste qui reprend à son compte l’expression dans la conclusion de son article.

Mais depuis quand un journaliste se doit de s’intéresser aux idées, vous me direz? Ne raconte-t-on pas la politique comme on raconte une joute de hockey?

Pour ce qui est de l’influence des Garcia et Pouliot – qui se se joints cette année à la Commission politique de l’ADQ à la demande d’un chef que l’on croyait conservateur… – cela traduit bien la peur du noyau fondateur du parti envers ceux qui ont tenté, à quelques reprises, de réactualiser l’offre politique de l’ADQ en fonction des préoccupations d’une classe moyenne surtaxée et surimposée plutôt que sur leur lubie nationaliste. En effet, rappelons-le, l’ADN de l’ADQ repose sur le Rapport Allaire. Ce n’est qu’en 2006 que le chef Mario Dumont positionnait plus clairement le parti au centre-droit de l’échiquier politique.

Ils ne l’ont jamais accepté.

La vérité lorsqu’il s’agit des influences qui se sont exercées sur le chef adéquiste et qui ont fait évoluer son offre politique, elle est tout autre. Elle est dans le fait que l’influence réformatrice,

  • elle s’exerce non pas par un “courant libertarien doctrinaire”, mais par des citoyens dévoués qui y sont dans ses pires moments.
  • elle s’exerce aux lendemains de 2003 et aux lendemains de l’élection de 2008 lorsque l’ADQ est au plus bas des sondages.
  • elle s’exerce par ceux qui restent aux lendemains d’une cuisante défaite alors que les grands penseurs, eux, s’éclipsent.
  • elle s’exerce par des gens de conviction à des moments où l’opportuniste n’y voit aucun gain personnel.
  • elle s’exerce par des bénévoles qui n’espèrent pas davantage que de contribuer à améliorer leur espace de liberté
  • par des bénévoles qui se voient écartés le lendemain d’une victoire inespérée pour se faire remplacer par la troupe des fondateurs, les Stéphane Le Bouyonnec et carriéristes politiques qui girouetteront jusqu’à faire lever le coeur des militants qui avaient osé croire en leur compétence et en leur professionalisme.
  • et oui, cette influence, elle s’exercera par des jeunes, parents et aînés qui sacrifieront soirées et fins de semaine pour garder en vie le parti jusqu’à ce qu’un contexte électoral avantage ceux qui ne rêvent que d’asseoir leur joli derrière sur un banc de l’Assemblée nationale.

Aujourd’hui, Guy Laforest s’improvise historien et juge du haut de sa chaire universitaire les influences de ces gens qu’il ose qualifier de “doctrinaires”, ce Guy Laforest que je n’ai seulement jamais rencontré durant toutes les années où j’ai milité à l’ADQ (2002-2009). Ce Guy Laforest, et sûrement quelques autres fondateurs sur lesquels se base un journaliste qui peine à faire la différence entre la droite fiscale dont l’ADQ se réclamait et une droite libertarienne qui a compris depuis des lunes que la politique n’est que le produit d’une lutte entre intérêts corporatistes.

Un parti politique au sommet des sondages n’a rien à craindre pour ce qui est de l’influence de gens qui ont véritablement à coeur de réformer le modèle québécois. Opportunistes et carriéristes politiques s’y agglutineront comme des mouches à miel. Ensemble, ils feront appel aux meilleurs spécialistes de communications pour vendre le rêve, l’illusion et des promesses qu’on sait ne pouvoir tenir.

Vous voilà réconfortés, dirigeants de la CAQ-ADQ. Pour un certain temps, vous n’aurez rien à craindre des gens qui ont véritablement à coeur de réformer le Québec. Profitez-en bien.

Duceppe PM? Ce n’est pas le changement, c’est le rejet, stupides!

C’est François Legault qui doit être sans connaissance en lisant le Journal de Montréal ce matin. Il n’est pas le seul. Bernard Drainville et Pierre Curzi doivent être sur la déprime, de même que tous les opportunistes politiques qui croyaient bien faire en surfant sur la vague Legault.

En effet, selon Léger Marketing, si des élections avaient lieu demain matin, Legault remporterait 77 sièges au Québec avec 35% des votes. Par contre, avec Gilles Duceppe à la tête du Parti Québécois, c’est 37% des votes et un gouvernement majoritaire qu’irait chercher le Parti québécois. Voici un homme éradiqué de la scène politique fédérale le 2 mai dernier à qui les Québécois voudraient donner un prix de consolation, celui d’être le chef d’un parti dont l’option souverainiste est à 36%, le plus faible taux jamais vu. « Le projet souverainiste se meurt présentement », selon Jean-Marc Léger.

Et le graphique de Léger est frappant. Clairement, le projet souverainiste est le projet d’une génération, celle des 45-54 ans d’aujourd’hui. « Les jeunes ne sont plus souverainistes », selon Léger. « La souveraineté est le dernier de leur souci ».

Bref, comme le dit Jean-Marc Léger à l’émission Larocque Lapierre, « ce n’est pas très clair ce que les Québécois veulent, mais ce qui est clair, c’est qu’ils veulent autre chose ». Ne soyons pas gênés. Selon ce sondage, ce qu’ils veulent, CE N’EST ni le changement, ni autre chose et principalement parce que le « autre chose » ne leur est pas offert.

Ce qui est révélé dans ce sondage N’EST PAS un changement de politique publique ni de politiciens. Duceppe et Legault incarnent tous deux le débat stérile souverainiste-fédéraliste et soutiennent tous deux un État interventionniste, obèse, coûteux et inefficace. Comme je l’écrivais ici, ce que les Québécois semblent vouloir, c’est d’abord et avant tout de « flusher » à la fois les chefs de partis ET les partis existants (58% des Québécois veulent que Pauline Marois démissionne alors que 64% d’entre eux veulent que Jean Charest démissionne).

Empruntant à la formule du conseiller de Bill Clinton, James Carville, « It is not foreign policy, but it’s the economy, stupid », je propose donc « It’s not change, it’s rejection, stupid ».

Oui, c’est le rejet, stupides! Pur et simple. Pas plus compliqué que ça. Pas plus songé que ça.

Dans les prochaines semaines, des secousses se feront sentir dans le monde politique. Mais ce qui apparaît très clair, c’est que pour le bien de son parti, Pauline Marois devra céder sa place à Gilles Duceppe et qu’il devient très hasardeux pour François Legault de risquer de se mouiller dans une arène où la glace est aussi mince.

Au fait, qui est prêt à parier que François Legault va lancer son parti le 14 novembre prochain comme il l’a annoncé lors du forum public qu’il tenait à Québec le 20 octobre dernier? Hmmm. Quant à moi, quant à ne rien changer, peut-être nous faudra-t-il nous enfoncer davantage avant de choisir de véritables réformes? À ce compte-là, choisissons Duceppe, tiens! Et quant à ça, pourquoi pas une gouvernement majoritaire mené par Duceppe avec Françoise David de Québec solidaire à l’Opposition officielle!

Au point où on en est, plus rien ne me surprendra.

Congrès du PLQ : Le maître des « patentes à gosses »

 

Caricature par Ygreck

En fin de semaine, les militants (autorisés?) du Parti libéral du Québec iront applaudir leur maître: ce grand prestigidateur du Québec, ce champion des « patentes à gosses ».

Honnêtement, le monde là, sommes-nous véritablement étonnés du dernier artifice de Jean Charest? Cela lui a réussi jusqu’à présent, non? Pourquoi se serait-il privé de tenter une autre arnaque? La carrière de ce grand prestigidateur n’était-elle pas florissante?

Souvenons-nous.

En 2004-2005, Jean Charest faisait dire à son ministre des Finances de l’époque, Yves Séguin, que son budget comprenait une baisse d’impôt de 1 milliard de dollars alors qu’en réalité, le gouvernement instituait de nouveaux programmes de redistribution sociale (Soutien aux enfants, Prime au travail). Aussi insensé que cela puisse paraître, on disait baisser les impôts de ceux qui n’en payaient déjà pas!

Deux ans plus tard, ce fut le grand exploit du Fonds des générations. L’ADQ était devenue menaçante avec ses discours sur la dette. Au lieu de contrôler ses dépenses et de diminuer la dette, Jean Charest optait pour jouer à la bourse en confiant des sommes à la Caisse de dépôt et de placement. Selon les plus récents documents budgétaires du gouvernement, le Fonds des générations a une valeur marchande de 3,5 milliards $. Tout un exploit alors que selon l’agence DBRS, le déficit pour cette année seulement est de 9,1 milliards $ !!! et que la dette, elle, a augmenté de 6,5 %!

Plus récemment, Jean Charest faisait dire à son ministre des Finances, Raymond Bachand, que le gouvernement allait contribuer 66% de l’effort pour atteindre l’équilbre budgétaire. Au moins, cette fois-là, les « cols rouges » de Québec n’y ont pas cru et étaient dans la rue! Ils avaient bien raison, car depuis ce temps, de nouvelles conventions collectives ont été signé, le nombre d’employés du secteur public a augmenté de même que le nombre d’organismes gouvernementaux. Pire, on a « suspendu » la loi sur l’équilibre budgétaire et le gouvernement s’est octroyé une carte de crédit GOLD avec fonds illimités (Lire « Le chèque en blanc » de David Descoteaux) !

Je vous ferai grâce de la parade et des artifices qu’a utilisés Jean Charest pour ne pas se conformer au jugement Chaoulli (santé). Quelle belle opportunité perdue! On pourrait peut-être également ajouter à la liste le mirage du Plan nord.

Ainsi, pour Jean Charest, il est possible de diminuer les impôts de ceux qui n’en paient pas, d’alléger le fardeau fiscal en taxant davantage, de rembourser la dette tout en l’augmentant et de dégager une marge de manoeuvre tout en augmentant le service de la dette…

La dernière tromperie: il est possible d’annoncer une commission d’enquête sans se conformer à la Loi sur les commissions d’enquête et sans contraindre les gens à témoigner. Non mais…

Serait-ce la goutte qui fera déborder le vase? Il semble que oui. Selon le Journal de Québec de ce matin, 81% des Québécois ne croient pas que la « Commission » va réussir le mandat qu’on lui a confié. À la Une de La Presse, les policiers de Montréal doutent de la pertinence de cet exercice sans dents. De même, Yves Boisvert raconte que des juges de la Cour supérieure fulminent à l’idée que Jean Charest se serve du prestige de la Cour à des fins politiques!

Je vous le dis. Jean Charest brûle, discrédite et détruit tout sur son passage.

Alors aux libéraux qui seront autorisés à assister à votre Conseil général de cette fin de semaine, voici: VOUS DEVRIEZ AVOIR HONTE si vous appuyez la dernière décision de votre maître à penser. Qu’avez-vous donc fait de votre sens éthique et du devoir?

Votre parti a gagné! Sans aucun doute, il y a au moment d’écrire ces lignes une méga opération de « damage control ». Vous laisserez-vous intimider?

Alain Dubuc s’interroge ce matin dans la Presse. « Pourquoi Jean Charest n’est-il pas allé jusqu’au bout? », se demande-t-il. Voici ma réponse.

Parce qu’il faut croire que les dirigeants du Parti libéral du Québec ont plus peur de ce qui se révélerait lors d’une véritable commission d’enquête que de perdre les prochaines élections. Et ça, c’est pas peu dire de ce parti de pouvoir qu’est le PLQ!

Occupons Montréal : Quand c’est payant de ressembler aux États-Unis

Les joyeux campeurs d’Occupons Montréal / Photo: Philippe David, Contrepoids

 

Honnêtement, je suis mal à l’aise avec les satellites québécois du mouvement « Occupy Wall Street ». J’étais aussi mal à l’aise lorsqu’en 2009, les analystes comparaient les problèmes structurels des États-Unis à ceux du Canada, encore pire, à ceux du Québec. (Lire « Le Canada n’est pas les États-Unis« )

Souvenons-nous. En pleine crise financière, les admirateurs de Obama de chez-nous – chroniqueurs, analystes et politiciens –  étaient dans un mode « Si Obama le fait, fais-le donc ». Nous étions tous dans le même bain, nous disait-on. Allez hop! On se vote d’énormes plans de relance.

Le système bancaire canadien est plus solide que celui des États-Unis, les Canadiens bénéficient d’un filet social qui fait l’envie des Américains, il n’y avait pas de bulle immobilière au Canada, mais qu’importe tout cela. Sous la pression de nos savants analystes et élites politiques interventionnistes, Harper s’est vu contraint d’opter pour le « One size fits all ». En trois ans, on aura effacé tous les efforts d’une décennie pour réduire l’endettement public du pays.

Aujourd’hui, le mouvement « Occupy Wall Street » fait des petits notamment à Montréal. Il semble donc que lorsqu’il est question d’ajouter à la dépense publique – parce qu’ultimement, c’est ce dont il s’agit – le démon néolibéral américain nous semble tout à coup très sympathique. Curieux, non? Tout à coup, notre caractère « distinct » ne mérite plus d’être défendu… et nous ne bénéficions plus des bienfaits d’une bienveillante social-démocratie.

Avons-nous des raisons de nous indigner? Bien sûr, bien qu’ils soit indécent de comparer nos malheurs à ceux du monde arabe (lire Mario Roy). La collusion entre nos gouvernements et intérêts privés quels qu’ils soient (corporations, lobbies, groupes de pression, syndicats, grands financiers des partis politiques, etc.) ET les intérêts du secteur public (fonction publique, organismes et monopoles gouvernementaux) nous irrite au plus haut point.

Seulement, il me semble sincèrement que la cible des attaques soit mal identifiée. Après tout, pour ne prendre que cet exemple, si la Caisse de dépôt et de placement du Québec n’avait pas le monopole dans la gestion des caisses de retraite de l’ensemble des Québécois, peut-être aurions-nous des résultats moins désastreux? Peut-être que la personne responsable des produits dérivés aurait été clairement identifiée et qu’elle aurait été sanctionnée?

S’en prendre aux riches du Québec? Faites-moi rire. Comme si leur nombre et de les imposer davantage y changerait quoique ce soit… N’a-t-on pas compris encore que le Québec est riche en pauvres et pauvre en riches? Aucune comparaison possible avec la distribution des revenus aux États-Unis.

Non. Ce discours populiste me rend bel et bien mal à l’aise. Si le secteur privé des banques d’investissement américaines mérite des reproches, les gouvernements sont tout aussi coupables de l’état de la situation. D’ailleurs, elles étaient où la SEC et l’AMF qui devaient veiller à assurer l’intégrité des produits financiers? Si elles ont failli à se rendre utiles à un moment aussi crucial, le sont-elles tout court?

Alors, si l’on veut s’indigner, indignons-nous! Mais de grâce, ciblons les véritables responsables. Et parmi ces responsables, il y a, malheureusement pour ceux qui campent au Square Vicoria, l’ensemble des groupes d’intérêts qui ne cessent d’augmenter leurs demandes auprès du gouvernement, dont celui du lobby étudiant.

Comme l’écrit Benoît Aubin,

« les économies occidentales ne produisent plus assez de richesses pour supporter les gouvernements et les programmes sociaux dont elles se sont dotées durant leurs années de vaches grasses. C’est plate, c’est brutal, ça fait mal, mais c’est ainsi. »

Non. S’indigner ne suffira pas!

Une suite à l’Illusion tranquille…

Cinq ans après L’Illusion tranquille, jour pour jour, j’ai décidé de donner suite à mon documentaire politique. Les 8 et 9 novembre prochains, je lancerai mon essai intitulé: Pour en finir avec le Gouvernemaman. L’Illusion tranquille était, en effet, lancé à Sainte-Foy le 8 novembre 2006. Cinq ans déjà!

Je vais attendre après le lancement pour vous en parler davantage et j’ai très très hâte de vous montrer la page couverture du livre, mais d’ici là, j’invite tous les adhérents au Réseau Liberté-Québec à venir souligner l’événement avec moi. J’enverrai aussi, bien sûr, des invitations à ceux que j’ai le plaisir de connaître personnellement. Cela aura lieu:

À QUÉBEC, le 8 novembre, de 17h à 19h

Hôtel Classique, Restaurant La Pointe des Amériques, 2815, boul. Laurier, (418) 658-2583

À MONTRÉAL, le 9 novembre, de 17h à 19h

Restaurant Chez Le Portugais, 4134, boul. St-Laurent, (514) 849-0550

Les intéressés n’ont qu’à m’envoyer un courriel à jomarcot@coopcscf.com pour exprimer votre désir d’y être en spécifiant l’endroit (Québec ou Montréal) et le nombre de personnes. Consommation, bouchées et séance de signature incluses!

Pour vous aiguiser l’appétit, voici ce qu’avaient à en dire certaines personnes qui m’ont fait l’honneur de lire mon manuscrit:

Nathalie Elgrably-Levy, économiste et chroniqueuse

Cet essai politiquement incorrect est un condensé de vérités troublantes sur le modèle québécois.  Un ouvrage courageux, cru et bien documenté qui dénonce l’infantilisation des Québécois et défend la liberté et la responsabilité individuelle. Un brillant exercice d’introspection sociétale qui provoque la réflexion, bouscule les convictions, et alimente le débat.  Une lecture enrichissante qui ne laissera personne indifférent !

 Michel Kelly-Gagnon, Président-directeur général, Institut économique de Montréal 

C’est un véritable Grand Reportage sur l’état (mais aussi l’État!) d’un Québec qui a perdu le sens de la liberté et de la responsabilité individuelles ces dernières décennies que nous propose Joanne Marcotte dans cet essai décapant. Elle s’attaque sans merci à divers aspects – syndicats corporatistes, gens d’affaire pleutres, politiciens manipulateurs, bureaucratie sans cesse croissante, système de santé bloqué, péréquation, culture, idéologie, etc. – de notre « société du no-fault ».

Ce n’est pas simplement une analyse isolée que nous propose Joanne, mais une sorte de réquisitoire collectif, appuyé de nombreux témoignages et citations de la part d’observateurs qui partagent le même constat. On sent que ce livre très accessible pourrait devenir le manifeste d’un mouvement qui prend de plus en plus d’ampleur. Et en le refermant, on se  prend à rêver à la vision optimiste du Québec de 2025, dynamique et enfin libéré de ses obsessions pathologiques, qu’elle nous présente en épilogue.

Mario Roy, journaliste

L’État est nu – Après la Révolution tranquille puis L’Illusion tranquille, son film coup-de-poing de 2006, le Québec vivra-t-il dorénavant un « déclin tranquille? » demande Joanne Marcotte.

La question est pertinente car, peut-être, glissons-nous déjà irrémédiablement sur cette pente. Mais peut-être pas non plus. Et si tel est le cas, s’il y a encore de l’espoir, la réflexion citoyenne de l’auteure doit être entendue. « L’État est nu », démontre-t-elle en étalant une montagne de faits qui n’ont pas encore été suffisamment compris, eux et leurs conséquences. En fait, l’État québécois (sans parler de ses courtisans et profiteurs) est non seulement nu. Il est aussi figé dans le passé. Et il semble devoir se consacrer pour l’éternité, quitte à dilapider les milliards, à s’immiscer dans le moindre interstice de la vie collective et même privée.

Cela ne peut pas continuer. Et s’il faut une autre révolution, ce sera celle d’une plus grande responsabilité individuelle, plaide Joanne Marcotte avec rigueur et vigueur.

Construction, collusion, corruption : Chapeau aux femmes!

Dur dur d’être fier d’être Québécois ces temps-ci. Nous vivons une période de bouleversements, les piliers du modèle québécois sont de plus en plus contestés, des luttes de pouvoir s’intensifient et le gouvernement s’applique admirablement bien à brûler tout ce qu’il touche: réingénierie, endettement public, PPP,  réformes en santé, financement des partis politiques, etc.

Même les importants investissements longuement attendus pour renouveler les infrastructures nous laisseront un goût amer de collusion et de corruption.

Au travers de tout ce désordre, des femmes qui sortent de l’ombre et qui rompent le silence. À défaut d’être fière d’être Québécoise, cette semaine, j’ai éprouvé une petite once de fierté envers ces femmes qui ont osé. Loin de moi l’idée de m’approprier une once du mérite qu’elles ont eu de briser l’omerta, mais on va prendre ce qu’on peut.

À commencer par Sylvie Roy de l’ADQ qui s’est comportée comme une véritable représentante du peuple lors de la commission parlementaire où témoignait le désormais célèbre Jacques Duchesneau. Non rassasiée devant une situation aussi choquante, Sylvie Roy récidive cette semaine en interrogeant la compétence des dirigeants de la Régie du bâtiment et leur capacité à faire « le poids devant les avocats de Tony Accurso lorsqu’il y a des millions en cause. » Nominations partisanes et compétence ne vont pas nécessairement de pair, semble-t-il. Comment expliquer autrement une suspension insignifiante (suspension de licence de 7 jours) à la firme Terramex pour avoir commis une fraude d’environ 280 000$?

Lundi dernier, c’est au tour de Monique Jérôme-Forget de confier au Devoir (La Presse lui a-t-elle refusé sa confidence?) que le gouvernement Charest avait cédé au « gros lobby » du génie-conseil en le convainquant d’abandonner la formule des PPP. « Avec les PPP, tu peux pas frauder », selon elle. « Pourquoi pensez-vous que toutes les firmes étaient contre moi? »

À une entrevue conjointe à l’émission 24 heures en 60 minutes, Chantal Rouleau et Micheline Pelletier (mairesse d’un arrondissement de l’est de Montréal et mairesse de Sainte-Anne-des-Monts) reconnaissent que le crime organisé a infiltré l’octroi de contrats publics de construction et dénoncent le monopole de l’asphalte en Gaspésie.

Puis une ex-députée libérale, Nancy Charest déclare que la commission d’enquête est requise. A contre-courant de ses anciens collègues du caucus libéral qui semble-t-il, auraient perdu soit leur langue soit leur sens moral, Madame considère qu’un volet public est important pour y voir plus clair dans l’industrie de la construction.

Enfin, il y a le duo Lise Thériault/Diane Lemieux qui m’a vraiment épatée cette semaine. Osant s’attaquer au placement syndical dans la construction, ces femmes ont fait honneur aux institutions qu’elles représentaient. Si Jean Charest s’abstient de tout gâcher, il y a peut-être un petit espoir qu’elles réussissent à abolir une pratique dont on recommandait l’abolition lors de la Commission Cliche… de 1975!!!

Pendant ce temps,

  • André Pratte répond à Joseph Facal qui, éternellement déçu du peuple québécois, ne comprend toujours pas pourquoi ce peuple a dit « non à un projet aussi normal que d’être pleinement responsable de lui-même. » (Comme si nous le serions plus en dehors de la fédération canadienne… Indice: la Grèce);
  • Robert Lafrenière de l’UPAC est choqué des propos de Jacques Duchesneau (de l’UAC).  « L’UPAC, c’est pas fort », aurait-il dit. Ooonnn!
  • Et Pierre Curzi est « blessé » des propos qu’a tenus Pauline Marois devant des militants à Drummondville. Pôv ‘ti.

Bref, en cette fin de semaine de l’Action de grâce, je rends hommage à ces femmes du Québec qui parlent, qui dénoncent et qui se tiennent debout, parce qu’entre nous, les hommes, ce serait ben l’fun si vous cessiez de pleurnicher comme des mauviettes. Vos problèmes personnels et de gestion de ressources humaines, c’est comme « Ça ne nous intéresse pas vraiment ».

Ah oui! Mes sincères félicitations à Nicole Duval Hesler qui est la première femme à être nommée juge en chef du Québec! Au grand dam de l’éditorialiste Josée Boileau qui, lors d’une émission 24 heures en 60 minutes affirmait que « Pour Harper, la famille, c’est maman à la maison et elle a un mari qui la fait vivre… », c’est bel et bien le premier ministre conservateur Stephen Harper qui l’a nommée à ce prestigieux poste.

Duchesneau : l’échec de l’État

J’avais pensé écrire un long texte sur la déception et la honte que j’ai ressenties hier en écoutant le témoignage de Jacques Duchesneau devant la commission parlementaire de l’administration publique. Honte non pas du témoignage de M. Duchesneau mais bel et bien des élus du parti au pouvoir (PLQ) et de l’Opposition officielle (PQ).

Au lieu de ça, je partage avec vous une citation que j’ai recueillie sur la page Facebook d’un fier adhérent au Réseau Liberté-Québec et qui touche le véritable problème : notre État est non seulement trop gros, il néglige de faire l’essentiel…

« C’est le rôle du gouvernement d’administrer sainement et honnêtement les fonds publics, de combattre le crime et la corruption et d’assurer la protection des citoyens. Celui qui contracte au nom de la population a le devoir d’assurer la saine gestion des fonds et la légitimité des travaux. Il a aussi la responsabilité de prendre les actions légales s’il a été floué. Le fait qu’il y ait des gens malhonnêtes dans le monde n’invalide pas le devoir et la responsabilité du gouvernement dans l’attribution et la gestion des différents contrats. » – Jean-François David

Ma chronique de ce midi sur le témoignage de M. Duchesneau en commission parlementaire:

Les phrases-choc du témoignage de Jacques Duchesneau devant la Commission parlementaire de l’administration publique

La parfaite et totale nullité des interventions des libéraux qui siégeaient autour de la table: très décevant…

Mentions spéciales aux députés Sylvie Roy et Éric Caire pour la pertinence de leurs questions.