Tous les articles par Pierre-Guy Veer

Pierre-Guy Veer est un journaliste indépendant. Tel un enfant, il pose des questions que personne ne semble vouloir poser dans la terre des vaches sacrées, le Québec.

Jour de la Terre : l’écofascisme a infiltré les gouvernements

Par Pierre-Guy Veer

Aujourd’hui est Jour de la Terre, une énième célébration des réchauffistes pour dénigrer la civilisation moderne avec leur ordinateur et vénérer Gaïa. Mais à partir de désormais, ils méritent pleinement leur titre d’écofasciste – l’utilisation de la coercition pour faire avancer l’agenda vert et faire taire la dissension.

Ils n’ont pas réussi à complètement convertir l’attorney general (ministre de la Justice) à Washington pour enquêter les « négationnistes. » Ils ont eu plus de chance avec ses pairs au niveau des États par contre. En effet, 16 AG se sont récemment réunis dans une coalition afin de recréer l’Inquisition et faire taire les hérétiques du climat. Ils étaient flanqués du Grand Inquisiteur Al Gore, dont le pamphlet a été complètement débusqué depuis sa sortie.

Une récente fuite de courriels a montré que cette réunion a été orchestrée par des groupes écofascistes tel Union of Concerned Scientists. Ils ont déjà envoyé un subpoena au Competitive Enterprise Institute, qui a juré de se battre farouchement contre cette attaque patente à la liberté d’expression.

Il ne sera pas en reste puisqu’une autre fuite de courriel montre une campagne écofasciste imminente. Sous l’égide du mot-clic #standwithscience, Climate Feedback va envahir les médias pour dénigrer les « négationnistes » et promouvoir les « héros » comme le menteur invétéré Michael Mann.

Et ce n’est pas tout! D’autres fuites ont montré que des écofascistes ont orchestré des attaques contre l’industrie des énergies fossiles, et particulièrement Exxon Mobil. La campagne #Exxonknew fut menée en partie par Bill McKibben, activiste qui a participé à la campagne contre le pipeline de Keystone. Curieusement, il n’a pas parlé très fort contre tous les autres pipelines construits aux ÉU…

Toutefois, lui et ses sbires ne se contentent pas de vouloir étouffer le débat et dénigrer les énergies fossiles. Ils n’auront de repos tant que toutes les énergies fossiles seront abandonnées. C’est ce qui explique en partie la faillite récente du géant du charbon Peabody Energy. Mais comme la compagnie a encore quelques sous, il faut la traire jusqu’à la dernière goutte. En effet, le Sierra Club a baveusement demandé sur sa page Facebook que Peabody s’acquitte de ses « obligations » envers la communauté.

Il aurait pu le faire si les données de température fiables des satellites étaient largement disponibles. Oui, elles montrent des températures très chaudes pour mars, mais c’est au niveau des températures de 1997, le précédent record de chaleur.

Il aurait également pu le faire s’il s’était tenu debout pour se défendre. Alex Epstein, le courageux auteur de The Moral Case for Fossil Fuels, a récemment comparu devant un comité sénatorial. Il y a confronté le très écofasciste Sheldon Whitehouse en l’accusant d’immoralité pour son dénigrement contre les compagnies d’énergie fossile. Il l’a même exhorté à s’excuser ou à démissionner.

Je ne retiens pas mon souffle sur ses souhaits. Néanmoins, il faut espérer qu’un autre Démocrate ne rentre pas dans la Maison Blanche. Si cela se produit, les attaques contre ceux qui aliment notre civilisation deviendront la norme, et les lumières de New York pourraient bien s’éteindre…



Les humains causent-ils vraiment les changements climatiques?

Par Pierre-Guy Veer

(Réplique à un texte récent de propagande de Radio-Canada – Que le Huffington Post a refusé de publier.)

  • Bonjour! Les changements climatiques sont naturels et l’influence humaine, s’il y en a une, est difficile à cerner.
  • PFFF! Même pas vrai, les médias montrent constamment que les humains sont la principale cause.
  • Ah non, un réchauffiste!
  • Les changements climatiques s’accélèrent à vitesse grand V depuis 150 ans.
  • Certes, le climat se réchauffe depuis 150 ans… suite à la fin du minimum de Dalton. Toutefois, il y a stagnation des températures depuis presque 19 ans malgré une augmentation constante du CO2.
  • C’est faux! Le bâton de hockey de Michael Mann montre que les températures ont connu une hausse spectaculaire depuis le début de l’ère industrielle.
  • Le graphique de Mann a été débusqué à au moins 20 différents endroits sur la planète déjà, dans des études révisées par les pairs.
  • Alors ces scientifiques ont été payé par les grandes pétrolières ou les frères Koch!
  • La source du financement est sans importance. Ce sur quoi il faut se concentrer est la méthode utilisée pour savoir si elle peut être répliquée. D’ailleurs, si la source de financement est si cruciale, pourquoi ne critique-t-on pas cette recherche financée par un milliardaire « vert »? Ou celles financées à coup de milliards par les gouvernements? Ou les milliards reçus par des lobby environnementaux des pétrolières? Ces fonds sont-ils exempts d’intérêt personnel?
  • Mais ces recherches ne font que confirmer le très vaste consensus sur la cause humaine du réchauffement climatique!
  • Si tu te réfère au fameux consensus de 97 %, il n’existe pas. Il est soit basé sur un sondage avec un échantillon de 79 personnes ou sur une étude menée par un bédéiste australien qui fut montée de toute pièce. C’est tellement gros que plusieurs scientifiques ont dénoncé la mauvaise appropriation de leurs recherches.
  • Mais les extrêmes climatiques deviennent de plus en plus extrêmes!
  • Il n’y a pas de tendance à la hausse dans le nombre d’ouragans ni dans leur force depuis qu’on les compte minutieusement. D’ailleurs, Wilma fut le dernier ouragan majeur (catégorie F3 +) à toucher terre aux États-Unis, soit plus de dix ans, la plus grande disette du genre. L’indice Palmer montre qu’il n’y a aucune tendance à la hausse des pluies diluviennes ni des sécheresses. Parlant de sécheresse, celle en Californie n’a rien d’exceptionnelle; l’État en a connu des pires dans le passé. Finalement les tornades fortes sont aussi à la baisse, de même que leur nombre absolu.
  • De toute façon, tu n’es pas un scientifique et ne peux pas parler du climat.
  • Certes, je suis journaliste spécialisé en économie-politique. Mais la formation est ce qui détermine de ce dont on peut parler, pourquoi Stephen Guilbeau, Al Gore et John Cook sont-ils considérés des références? David Suzuki, qui se spécialise en génétique et en zoologie et qui ne sait pas de quoi il parle? Naomi Klein, auteure qui veut utiliser la question climatique pour promouvoir son agenda socialiste?
  • Bon, bon le chat conspirationniste sort du sac!
  • Elle n’est pas la seule. Des hauts placés à l’ONU le disent au grand jour, des milliardaires qui ont profité du capitalisme le veulent aussi; finalement on n’a qu’à regarder qui participe aux « marches du peuple» pour connaître le but avoué de celles-ci. Regardons également le modus operandi des gouvernements pour tenter de combattre le réchauffement-changement-dérangement climatique : plus de taxes, plus de réglementation et moins de liberté. Ça me parait très socialiste.

Bref, si les réchauffistes veulent convaincre les sceptiques qu’ils ont raison, ils devraient plutôt s’acharner à utiliser la méthode scientifique qu’ils chérissent tant. À la place, ils ont recours à l’intimidation, à la censure, aux fantasmes de violence et aux mensonges répétés de mythes maintes fois débusqués. Aussi ont-ils peur d’admettre les failles de leurs méthodes en n’admettant que ce qui confirme l’hypothèse de départ, quand ils ne sont pas en train « d’accélérer » du processus de recherche.

Eh bien! Dansez maintenant!

Par Pierre-Guy Veer

En 2012 comme en 2015, les boycotts étudiants ont amené leurs lots de débordements et de casse, ce qui justifie l’intervention des forces de l’ordre pour mettre fin à ce chaos. Absolument rien ne peut justifier l’occupation d’une université publique.

Par contre, bien qu’il n’y ait pas (ou si peu) d’accusations formelles contre les policiers, il semble que certains d’entre eux aient abusé de leur pouvoir durant des manifestations pacifiques. On n’a qu’à penser à cette manifestante qui a reçu une grenade lacrymogène en plein visage. Comme le nom le dit cette arme sert à faire pleurer pour calmer une foule, pas à attaquer physiquement quelqu’un.

Sur l’abus policier, je suis obligé de donner en partie raison aux manifestants pacifiques. Le Québec (et même le Canada) est très loin de connaitre les abus policiers des États-Unis. Chaque jour, des pages Facebook comme Cop Block rapportent quotidiennement leurs lots d’histoires d’horreur d’abus, de meurtres gratuits et d’assauts « à la mauvaise adresse ». Ici, « Cops Gone Wild » n’est pas quelque chose que l’on aimerait regarder…

Néanmoins, la police au Québec a connu son lot d’abus. Bien que j’étais jeune à l’époque, je me rappelle encore de l’affaire Barnabé, cet homme devenu « légume » à la suite d’une séance de battage sauvage de la police de Montréal. Les responsables de ces actes ont à peine reçu une tape sur les doigts avec des sentences de prison presque aussi ridicules que celles de l’Affaire Scorpion.

Plus récemment, Stéfanie Trudeau, alias Matricule 728, semble aussi avoir abusé de sa position avec ses interrogatoires musclés et son agressivité.

Récolter ce que l’on sème

Toutefois, je trouve curieux que les groupes étudiants se scandalisent de la violence policière puisque c’est exactement ce pour quoi ils militent.

Oh, ils ne veulent bien sûr pas de répression comme telle. Mais leurs manifestations incessantes sur la faustérité — et donc pour plus de gouvernement — mènent éventuellement à la répression policière.

Il ne peut en être autrement. Plus un gouvernement est gros, plus il a besoin d’agents pour renforcer ses règlements. Que ce soit via la police ou ses fonctionnaires, l’État a besoin d’une armée (presque littéralement) afin de s’assurer que sa loi demeure maitresse.

Prenez l’exemple (très) extrême d’un État totalitaire, où absolument tout tombe sous le giron du gouvernement. Afin de s’assurer que la dissidence est tue et que ses ordres sont respectés, ce type de gouvernement doit s’assurer d’avoir assez d’agents fidèles qui feront respecter tous les règlements et édits.

Bien que la primauté du droit soit encore forte en Occident, elle s’effrite peu à peu à mesure que l’omniprésence de l’État avance. Chaque nouvelle loi, chaque nouveau règlement, est un pas de plus vers le totalitarisme qui nous réduira tous à l’esclavage.

Prenons la « police du sirop d’érable », qui punit les acériculteurs de l’odieux crime… de vouloir vendre leur production par eux-mêmes. Plutôt que de poursuivre des tueurs ou des pédophiles, nos impôts servent à payer des policiers qui punissent des gens qui tentent simplement de vendre leur propre produit sans passer par un monopole de producteurs.

Parlant de monopoles, il est toujours amusant de voir « la gauche » s’insurger sur des monopoles privés — j’en cherche encore un seul qui se qualifie, c.-à-d. qui était le seul fournisseur d’une ressource et qui réduisait volontairement son offre tout en empêchant la concurrence d’entrer –, mais rester muets devant les monopoles publics.

Que ce soit par la Formule Rand ou les services « publics » comme le transport en commun et les routes, « la gauche » trouve tout à fait normal qu’on empêche les travailleurs de vouloir décider ou non s’ils veulent faire partie d’un syndicat ou que l’on empêche un entrepreneur privé d’offrir un service concurrençant un monopole public. Si les services « publics » et les syndicats sont si bons, alors ils n’ont rien à craindre de la concurrence… n’est-ce pas?

Bref, la violence policière aperçue lors des manifestations étudiantes (et n’importe quelle autre, par ailleurs) n’est que la conséquence de ce pour quoi ils militent. Ils veulent plus d’intervention du gouvernement dans leurs vies; plus d’intervention du gouvernement dans leurs vies ils ont.

Vous vouliez plus de gouvernement? Eh bien! dansez maintenant!

Élan Global : manifeste misanthrope et rétrograde

Par Pierre-Guy Veer.

Les écologistes modernes sont vraiment une espèce intéressante. Ils honnissent la civilisation moderne qui leur permet d’exprimer leur haine en tout confort. Mais surtout, ils croient que la civilisation doit être changée de fond en comble.

Leur dernier sévice ne fait pas exception. Le manifeste, signé par des personnes qui doivent en majorité leur pain et leur beurre aux subventions de l’État, utilise les mêmes méthodes usées à la corde pour faire peur à la population en commençant par le mensonge.

C’est lassant de le répéter mais, comme ils croient que dire un mensonge encore et encore en fait une vérité, je dois le redire : il n’y a (fort probablement) pas de catastrophe climatique imminente. La quasi-totalité des modèles climatiques ont échoué à prédire la tendance des températures, il n’y a aucun réchauffement notable depuis plus de 18 ans et les pôles ne subissent pas la « spirale de la mort » prédite. C’est donc pourquoi on fait désormais des prédictions tellement loin dans le futur que personne ne s’en souviendra.

De plus, dire que le niveau actuel de CO2 a atteint un niveau critique relève presque de la diffamation. Il y a déjà eu 15 fois plus de CO2 dans l’atmosphère, et la vie était des plus abondantes à l’ère des dinosaures. Aussi l’acidification des océans pourrait-elle être, elle aussi, une fumisterie.

Les pastèques du 21e siècle

Évidemment, un manifeste « écologiste » ne serait pas complet sans qu’il nous rappelle que les écologistes sont des pastèques : verts à l’extérieur et rouges à l’intérieur.

Tout d’abord, le manifeste répète le même nous collectiviste qui n’existe pas. Une société est composée d’individus, pas d’une masse indistincte. Il ne peut donc pas y avoir de « bien commun » ni de « nous ».

Ensuite, il assène le même inlassable mensonge économique : le capitalisme moderne est un modèle de croissance à l’infini, de pillage des ressources, de destruction de l’environnement et blablabla. Or, il n’en est évidemment rien. Alors « Quel est ce monde où la création de richesses s’appuie sur l’éradication de la vie ? » se demandent-ils.

La réponse est simple : un monde où le gouvernement pervertit les incitatifs. Dans un monde « vraiment » capitaliste, l’horizon temporel de consommation varie selon chaque individu. Les plus jeunes auront tendance à épargner afin d’économiser pour leurs vieux jours alors que les chômeurs et les retraités auront plutôt tendance à dépenser parce qu’ils ne peuvent plus économiser. Le tout est équilibré par les taux d’intérêts.

Mais quand le Dieu État des pastèques écologistes utilise ses pouvoirs, alors effectivement « Le dogme de l’argent, de la croissance à tout prix et de ses impératifs s’empare de la raison. » C’est lui qui a causé toutes les crises économiques des cent dernières années, y compris la Grande Dépression de 1929 et la crise immobilière/bancaire du début du siècle. C’est lui qui, à cause de la tragédie des communs, est le plus gros pollueur de la planète. C’est lui qui est en train d’encourager une consommation déraisonnable et qui sacrifie l’épargne et donc notre rythme de vie actuel.

Appliquer ce que l’on prêche

Cela dit, si les signataires veulent suivre ce conseil précieux de mes parents – agis comme tu parles – grand bien leur en fasse. S’ils veulent vivre dans un monde sans pétrole, qu’ils commencent par l’abandonner eux-mêmes.

Oh, il est possible qu’il y ait de légers inconvénients : aucune/très peu de nourriture bon marché pendant presque six mois car aucune agriculture ni importation possibles ; des vêtements faits exclusivement de laine ou de lin car ni coton, ni fibres artificielles disponibles, et à très fort prix puisque aucune production industrielle ni d’importation ; absence complète de technologie moderne (transports, télécommunications, électricité) car elle contient du pétrole, à un moment ou à un autre ; et un retour au monde bucolique d’avant la Révolution industrielle où les travailleurs n’étaient pas « aliénés » du produit de leur travail.

Si un tel monde leur plaît, où les humains retournent au travail éreintant dans les champs, où les enfants meurent en bas âge par manque de soins de base et où l’espérance de vie ne dépasse pas 40 ans, libres à eux de s’isoler au fond d’un bois et de vivre ainsi.

Par contre, ils n’ont aucun droit de prétendre défendre « nos enfants, nos petits-enfants et ceux et celles qui suivront ». Dans leur monde, ces personnes n’existeront pas puisqu’il n’y aura rien pour assurer leur subsistance.

Bref, ignorez sciemment ce énième appel heureux au démantèlement de la civilisation. Il provient d’écologistes antihumanistes dont le seul but est de préserver la nature et non l’humain. Si la vie humaine est votre étalon-or, alors embrassez plutôt la civilisation moderne et les énergies fossiles et voyez comment le génie humain peut nous sortir d’à peu près n’importe quel pétrin… du moment qu’il est libre d’aller.

La crise économique: ses causes, ses solutions et comment en éviter une autre

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Par Pierre-Guy Veer

Plusieurs étatistes continuent de dire que la déréglementation et le capitalisme (ajouter superlatif négatif du jour) ont causé la crise économique actuelle. Or, il n’en est rien; une crise économique de cette envergure ne peut avoir qu’une seule source : le gouvernement. Avec ses énormes pouvoirs de coercitions, il peut facilement forcer quiconque à adopter des comportements irrationnels allant à l’encontre de ses intérêts personnels. John Allison, président de l’Institut Cato et ancien PDG de la banque BB&T, a pu voir cette influence destructrice au cours de sa carrière à la tête de cette grosse banque de la côte Est. Il parle en long et en large de la crise économique, et propose d’excellentes solutions pour en éviter une autre, dans son fantastique livre The Financial Crisis and the Free Market Cure.

Dans la tradition des économistes autrichiens, il voit l’économie pour ce qu’elle est vraiment : une observation de l’action humaine. En résumé, les humains tendent à agir selon ce qui semble être leur meilleur intérêt d’après ce qu’ils voient autour d’eux – ce qui peut paraitre irrationnel avec le recul ne l’était pas quand le geste fut posé. C’est d’ailleurs cette irrationalité qui engendre des crises économiques puisque, comme en physique, toute action a sa réaction.

Et une des principales causes de la crise qui fait encore rage fut l’éclatement de la bulle immobilière en 2007-2008. Comme toute bulle, son origine peut être tracée vers des politiques gouvernementales, et elles sont nombreuses. Selon Allison, l’immobilier est le domaine qui a reçu le plus de subventions depuis le New Deal des années 30.

On voulait ainsi encourager tout le monde à s’acheter une maison, même si 1) ce n’est pas pour tout le monde, particulièrement pour les gens qui déménagent souvent et 2) ce n’est pas un investissement au sens économique du terme, c’est-à-dire qui permet de produire plus de valeur. Comme une maison ne produit rien une fois qu’elle est construite, elle est un bien de consommation au même titre qu’une voiture ou un sac de carottes. Sans compter que plusieurs emplois directs dans la construction, une fois que la bulle éclate, deviennent obsolètes, ce qui ajoute à la perte sèche quand la bulle éclate…

Dans les années 90, cet encouragement s’est fait (presque littéralement) à la pointe d’un fusil. En effet, soucieux d’entretenir sa base électorale noire, Clinton a soudainement décidé d’appliquer certains règlements qui empêchaient la discrimination raciale dans les prêts bancaires. Pour se faire, il s’est basé sur une étude plus que douteuse de la Fed (la banque centrale des EU), qui affirmait que les Noirs étaient discriminés en se voyant refuser un prêt qu’un Blanc avec un même ratio de dette obtenait.

L’ennui, c’est que le ratio d’endettement d’une personne est loin d’être le seul facteur pris en considération. Il y a également la durée des emplois ainsi le paiement ou non des dettes. Mais comme la quasi totalité des régulateurs ne connaissent rien aux prêts, ces « menus » détails étaient sans importance; les bonnes intentions ont préséance sur le gros bon sens des banquiers.

Et ce gros bon sens a fortement été affecté quand Clinton a forcé Fannie Mae et Freddie Mac, deux agences gouvernementales qui garantissent les hypothèques, à avoir jusqu’à 50% de prêts hypothécaires offerts aux gens à faible revenu qui ne peuvent normalement obtenir d’hypothèques(les fameux « subprimes »). En d’autres termes, au nom d’une politique « charitable » de vouloir voir plus de gens posséder une maison, l’administration Clinton (Bush, son successeur, n’a pas pu changer ces règles), a donc parti le bal dans le gonflement de la bulle immobilière en diminuant dramatiquement les pré requis pour obtenir une hypothèque.

Fin de la primauté du droit

Mais au-delà de la réglementation bancaire, Allisson montre à quel point la réglementation en général chamboule complètement les choix des dirigeants d’entreprise, peu importe le domaine. Un jour, tel règlement est sans importance parce que le contexte économique est favorable. Mais six mois plus tard, quand les choses vont mal, « The humble bureaucrats are then energized with the moral certainty and clarity of the Gestapo » (l’humble bureaucrate a maintenant l’énergie et la certitude morale d’un membre de la Gestapo). Ce dernier décide donc de blâmer le dirigeant d’entreprise pour ne pas avoir appliqué ledit règlement, ce qui peut, par exemple, forcer le refus d’un prêt. Pour ajouter l’insulte à l’injure, Allison affirme qu’un banquier ne peut pas dire à son client, si fidèle et fiable soit-il, que son prêt est refusé à cause d’un zèle bureaucratique soudain.

Cet arbitraire s’est également reflété dans le secours financier de certaines banques et pas d’autres. Normalement, sur le libre-marché, une compagnie mal gérée fait faillite, et ses avoirs sont redistribués de façon à mieux répondre à la demande. Mais quand le gouvernement rentre dans le portrait, il peut décider, en utilisant des raisons du genre « Le système va s’écrouler si nous ne faisons rien », de sauver une entreprise de la faillite. En clair, le gouvernement dit : « Ce n’est pas important si vous vous administrez mal, je vais vous secourir » – la fameuse mentalité « too big too fail » (trop gros pour faire faillite).

Par exemple, Paulson, secrétaire du Trésor quand la crise a commencé, était un gros actionnaire de Goldman Sachs, une des plus grosses compagnies financières à faire faillite. Il a évidemment tout fait pour secourir son investissement, tout en laissant Lehman Brothers faire faillite. Mais le fait qu’UNE compagnie ait été sauvée permet aux autres de penser que prendre des risques inconsidérés, surtout s’ils sont encouragés par le gouvernement, seront « récompensés » en bout de ligne…

Des solutions choquantes, mais nécessaires

Afin d’éviter une autre crise comme celle que nous subissons encore – Allison en prédit une autre majeure d’ici 10-15 ans si aucun changement majeur n’est apporté – des solutions radicales (mais ô combien nécessaires) doivent être apportées. La majorité de la réglementation bancaire, particulièrement la loi Dodd-Frank adoptée après la crise, doit être abolie au plus vite. Aussi, Mae et Mac doivent être liquidés et/ou privatisés, ce qui remettra du bon sens dans le marché hypothécaire – sans garantie du gouvernement, fini les prêts à risque. Il propose également, comme toute personne connaissant bien le pouvoir des incitatifs sur le comportement, de diminuer les impôts afin d’encourager la production. En effet, quand les impôts sont élevés, les gens passent plus de temps à tenter de les éviter qu’à tenter d’innover, bloquant ainsi la voie à une amélioration de notre niveau de vie.

Une autre solution radicale proposée par Allison vise à s’attaquer à la racine des crises économiques, qui est avant tout philosophique et non économique. Et cette philosophie de la crise est… l’altruisme, tel que Ayn Rand le définit, c’est-à-dire sacrifier autrui pour son propre bénéfice. C’est exactement ce qui a engendré la crise : parce tout le monde « a droit » à une maison, le gouvernement doit prendre les moyens nécessaires pour y arriver. Mais pour y arriver, il faudra « sacrifier » certaines personnes – les banquiers, en les forçant à prêter à n’importe qui et les contribuables, en les forçant à payer pour les fautes des banquiers. En laissant libre cours à l’égoïsme (objectiviste) des gens, une crise de l’ampleur de celle de 2008 n’a virtuellement aucune chance de se reproduire puisqu’il n’est pas dans l’intérêt personnel des banquiers de prendre autant de risque.

En conclusion, The Free Market Cure devrait faire partie de toutes les bibliothèques. Les explications très détaillées de l’auteur permettent de voir la crise du point de vue des « fautifs » et montre que leurs agissements étaient somme toute rationnels dans le contexte (quoi que certains aient pris moins de risques que d’autres, ce qui s’explique aussi par les incitatifs du gouvernement). Bien que certains passages soient difficiles à comprendre – sans doute parce que la réglementation elle-même est incompréhensible –, l’ouvrage est assez bien vulgarisé pour que Monsieur et Madame-tout-le-monde puisse facilement comprendre. Il vous donnera quelques munitions de plus pour répliquer à ces incessants c’est-la-faute-du-libre-marche qui polluent encore les pensées de trop de gens.

CCPA: les termes communs de la gauche expliqués

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Par Pierre-Guy Veer

Quand vient le temps d’être démagogue, la « gauche » (étatiste qui veut plus de programmes sôôôciaux) a peu d’égaux. Au niveau national, le Centre canadien de politiques « alternatives » (CCPA) se dépasse dans chacun de ses « rapports » ou blogue pour justifier la tyrannie de l’État. Récemment, Trish Hennessy du centre y est allé d’une liste de mots que l’on devrait retirer de notre vocabulaire par « solidarité ». Voyons voir ce qu’elle contient (les italiques sont la version originale, traduite).

 

Austérité

Le gel des salaires publics ainsi que des coupures de dépenses et dans l’emploi ajoutent au fardeau post-récession du Canada. Même le FMI (Fonds monétaire international) admet ses torts au sujet de l’austérité. Sortons-la de notre misère.

Coupures de dépenses, vraiment? Pour se sortir d’une récession, il FAUT couper parce qu’elle est causée par une période d’excès causée par le gouvernement – Harding a très bien réussi, de même que l’Estonie. Le gouvernement, généralement via la banque centrale et des taux d’intérêts trop bas, encourage les gens à dépenser. Malheureusement, « l’argent des autres finit par manquer », alors les taux doivent monter, ce qui engendre la récession, ou la monnaie s’effondre via l’hyperinflation.

Quant au FMI, cette organisation est une relique de l’impérialisme qui n’a plus sa raison d’être, surtout quand il s’imagine qu’augmenter les impôts (élevés) crée plus de revenus ou que l’organisme a simplement besoin de plus d’argent pour régler les crises de dette.

 

Attrition

Cet euphémisme a été utilisé pour justifier la fin du courrier à domicile par Postes Canada – on économise via l’attrition de 8000 emplois. Dans le dictionnaire, on le définit comme « une usure constante pour affaiblir ou détruire

Il y a 100 ans, l’attrition aurait été au sujet des marchands de chandelles perdant leur emploi à cause de l’électricité ou des maréchaux-ferrands à cause de l’automobile. N’est déplaise au CCPA, le courriel remplace de plus en plus le courrier régulier. De plus, Postes Canada se maintient uniquement au travers de son monopole; sans lui, la compagnie ferait vite faillite à cause de ses pensions très généreuse et son inefficacité.

 

Familles de classes moyennes qui triment dur

Ce terme fourre-tout est utilisé par les politiciens afin de montrer leur compassion envers nous. Il est généralement accompagné par des promesses vides. Qu’en est-il des personnes hors de la classe moyenne? De ceux qui n’élèvent pas de familles? Qui ne travaillent pas?

Je suis obligé de concéder un point ici. Les politiciens sont en effet passés maitres dans l’art de « parler pour rien dire. » Ce qui les motive principalement, ce sont les donateurs ou, pis, les lobbyistes, pour qui la totalité de la réglementation est écrite – généralement afin de stopper un concurrent plus compétent.

 

Intérêts spéciaux

Terme dérogatoire utilisé par les politiciens quand ils n’aiment pas ce qu’ils entendent ou quand ledit groupe voulant du changement ne donne pas assez de votes.

Il y a du vrai dans cette définition. Par contre, « intérêt spécial » s’applique à tout groupe organisé voulant utiliser l’État pour arriver à leurs fins. Que ce soient des syndicats refusant de dévoiler l’utilisation des cotisations syndicales prises de force ou des compagnies voulant bannir certains produits meilleur marché, nous sommes tous perdants.

 

Guerre à la voiture

Les automobilistes adorent leur voiture. Mais de qualifier les demandes des cyclistes pour des voies cyclables sécuritaires et des travailleurs pour un meilleur service de transport en commun comme une « guerre à l’automobile » divise les gens inutilement. Nous voulons tous voyager du point A au point B sûrement et efficacement.

On reconnait là l’attitude gauchiste typique: mes idées sont tellement bonnes qu’elles doivent être imposées. Par ailleurs, les souhaits des cyclistes et des utilisateurs de l’autobus montre le principal problème des routes: le monopole de l’État. En pavant des routes « gratuites » et en ne permettant pas de concurrence dans le transport en commun, il crée: des autobus bondés à l’heure de pointe et vide hors de celles-ci (donc, plus polluants), des autobus pour lesquels ont doit être prêts ou sinon attendre, des routes « gratuites » paralysées par des bouchons de circulation ainsi que des infrastructures qui dépérissent à vue d’oeil à cause de longues années de négligence.

Ce problème serait tellement moindre si les routes et les autobus étaient privés. Dans le premier cas, on ne paierait qu’à l’utilisation; ainsi, si je ne veux pas payer pour le pont de la 25 à Laval, je ne le prends pas. Idem pour les autobus; sans compter qu’ils sont nettement plus efficaces au privé « malgré » l’inégalité des services.

 

Chefs syndicaux

Les politiciens antisyndicaux utilisent l’image des « chefs syndicaux » pour détourner l’attention de la masse de Wall Street/Bay Street (ou se trouve la Bourse de Toronro). Le vrai terme est « leader syndical ». Ils sont démocratiquement élus par leurs membres, représentant la volonté d’une majorité d’un mouvement démocratique (celui des travailleurs).

Le terme « chef syndical » me plait. Ce ne sont pas des leaders, se sont des tyrans. Au Québec particulièrement, ils gèrent des centaines de millions de dollars en cotisation qui ne sont jamais imposables (et déductibles d’impôt en plus) et pour lesquelles ils n’ont jamais de compte à rendre à personne. Ils peuvent étendre leurs tentacules à n’importe quelle compagnie du moment que la majorité des travailleurs ait sa carte de membre – aucun vote secret nécessaire. Et que dire des lois anti briseurs de grève, qui donnent beaucoup de lassitude aux syndiqués, particulièrement au public.

Quand à la pointe prévisible sur « les riches »: le corporatisme n’est guère mieux que le syndicalisme. Dans les deux cas, nous avons affaire à des groupes organisés dont le seul but est de s’approprier la plus grosse pointe de tarte possible même si cette dernière sera moins grosse à la longue.

 

Déréglementation

Utilisée souvent pour « couper dans la paperasse » ou « moderniser » les lois. Mot-code pour laisser le loup corporatiste en charge de la bergerie réglementaire.

À quoi s’attendre de plus de gauchistes, sinon de croire qu’une réglementation gouvernementale est pour le bien « du peuple »? Que ce soit avec les lois antitrust, la réglementation sanitaire ou pour les maisons, une réglementation gouvernementale n’a que pour seul but de protéger l’intérêt des politiciens, soit à cause de leurs investissement personnels, soit à cause des lobbyistes qui financent leurs campagnes électorales. De toute façon, la déréglementation, si elle existe, est complètement illusoire.

L’analogie à la fin de la définition est donc trompeuse puisque le loup est à Ottawa plutôt que sur Bay Street.

 

Les travailleurs pauvres

Des travailleurs pauvres dans un Canada prospère? Pourquoi ne pas régler le problème en augmentant le salaire minimum pour qu’il permette de bien vivre? Payer les travailleurs à faibles revenus un meilleur salaire est bon pour l’économie. Ils dépenses tout leurs revenus et achètent local.

Je pourrais faire une thèse de doctorat sur toutes les faussetés de cette définition. En résumé

  • Le salaire minimum a été créé explicitement pour engendrer du chômage, particulièrement chez les Noirs aux ÉU – ils étaient moins productifs et gagnaient donc de moins gros salaires. C’est logique: si une personne ne peut être assez productive pour produire au niveau du salaire minimum, elle n’est pas engagée ou congédiée. D’ailleurs, pourquoi ne pas monter le salaire à 20$ de l’heure? 50$ de l’heure? Si c’est si bon, ça réglerait tous les problèmes de pauvreté.

  • Parler du concept de « living wage » (salaire nécessaire pour se permettre les nécessités de la vie) est futile si on ne parle pas de banque centrale. En effet, depuis leur création au Canada et aux ÉU, le dollar a perdu plus de 90% de sa valeur – un dollar vaut maintenant dix sous. Malgré les avertissements répétés des économistes (et même de Marx), les politiciens ont persisté et poussé la planche à billets à fond pour créer une richesse très temporaire.

  • Finalement, « mieux payer les pauvres » n’est qu’une énième version du sophisme de la vitre cassée. Certes, « on voit » qu’un plus haut salaire permet d’acheter plus. Mais on ne « voit pas » qu’il engendre du chômage et que, à long terme, il empêche la formation de capital (ou investissement), la pièce maitresse de la croissance économique.

 

Stages non payés

À cause du chômage élevé chez les jeunes travailleurs, un stage est le moyen par excellence pour eux de gagner de l’expérience et d’avoir un pied dans le marché du travail. Ces stagiaires méritent d’être payés pour leur travail.

« Méritent »? C’est un droit? Si un stagiaire est bénévole, c’est qu’il croit que le jeu en vaut la chandelle.

Je suis présentement en stage à l’Institut Cato à Washington. C’est « mal payé » (700$/mois pour cinq mois) mais je le poursuis quand même parce que ça sera un excellent ajout à mon CV. Et ce, même si je dois dormir sur un sofa, diminuer mes standards alimentaires, supporter des coquerelles et marcher dans le but d’économiser de l’argent.

 

Crise de dette

La dernière invention de la droite canadienne: créer un problème de toute pièce ou il n’y en a pas. On favorise ainsi des provinces pour des gains politiques tout en ignorant des décennies de diminutions d’impôt promues par la droite qui a vidé les coffres du gouvernement.

L’attiude de la gauche envers les dettes publiques est typiquement keynésienne: à long terme, on est tous morts. Ce qui crée un problème de dette publique est (presque) toujours causé par une augmentation des dépenses et non une diminution des revenus.

Et « tout (ne) va (pas) très bien, Madame la Marquise », comme en fait foi les nombreuses décotes de crédit de pays industrialisés comme la France ou les ÉU, ou même de provinces comme le Québec. Une augmentation des taux d’intérêts sur les emprunts signifie une plus grosse part du budget consacré au service de la dette, bref de l’argent jeté à la fenêtre.

 

Paradis fiscal

Dire que l’argent de l’évasion fiscale va dans un « paradis fiscal » sous-entend qu’il part en vacances alors que c’est en fait une stratégie permanente des plus riches canadiens pour esquiver leur responsabilité de payer leur juste part d’impôts.

Que serait un déblatérage socialiste sans cette prétention idiote à l’argent des autres. C’est ce qui est sous-entendu avec l’impôt: parce que tu vis dans des frontières arbitrairement tracées, tu dois payer un tribu au gouvernement qui te protèges et te « donne » autant de « bons » services. C’est maintenant un crime de vouloir garder son propre argent mais de la compassion que de prendre l’argent des autres.

Finalement, puisque le CCPA l’oublie constamment, les riches au Canada et aux ÉU paient nettement plus que leur « juste » part d’impôts.

 

Fardeau fiscal

Comparativement à l’an 2000, les Canadiens paient maintenant 38 milliards de dollars de moins en impôt. Ça fait parti d’un agenda politique à long terme, sous le couvert du « soulagement » du « fardeau » fiscal, qui crée un autre fardeau: la pression qu’une diminution des impôts crée sur des services publics en diminution constante.

Suite logique du point précédent. Ça peut se résumer à « Hors de l’État, point de salut ». Les services publics/sociétés d’État ne se maintiennent que par leurs monopoles. Croyez-vous sincèrement que Hydro-Québec (avec sa gestion épouvantable de l’éolien) ou la SAQ (avec ses vins de deux à trois fois plus cher qu’aux ÉU) pourraient rester en affaire s’il y avait de la compétition autour d’eux?

 

Contribuables

Bien sûr, nous payons tous des impôts. Mais nous sommes avant tout des citoyens sociaux qui investissent en chacun et dans nos communautés. C’est le cadeau que nous nous donnons chaque fois que nous payons nos impôts. Gros calin!

« Il est difficile d’ôter les chaines aux fous qui les révèrent », disait Voltaire. Nous en avons un parfait exemple ici. Le CCPA préfèrent la sécurité du gouvernement sans choix plutôt que la liberté de choix et le risque de se tromper.

 

Bref, ce torchon du CCPA ne passera pas à l’histoire puisqu’il ne fait que recycler les mêmes vieilles idées obsolètes qui dénigrent le succès et applaudissent l’incompétence. Ça ne changera sans doute jamais puisque la jalousie, le moteur même des gauchistes, sera toujours présente.

L’Arnaque climatique

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Par Pierre-Guy Veer

 

Depuis l’école primaire (fin des années 80), on me martèle constamment que la planète se réchauffe de façon catastrophique, que les humains en sont responsables et qu’on doit agir vite. J’ai longtemps cru à ce message; je me rappelle l’hiver 98-99 avec le verglas et l’absence totale de neige au sol à Noël.

 

Par contre, surtout depuis Climategate et les enquêtes bâclées qui l’ont suivi, je me demande si on ne m’a pas menti. Le ton absolutiste et catastrophiste des réchauffistes (ils peuvent « nous » appeler négationniste, même si ce mot veut dire autre chose) semble suggérer qu’ils font parti d’un culte et que toute personne qui ose remettre en question leurs dogmes sont des hérétiques qui doivent être brûlés. En voici quelques preuves.

 

Le débat est clos

L’argument massue par excellence : le débat est clos, on ne peut plus discuter. Les humains sont responsables d’un réchauffement sans précédent du globe et nous devons agir promptement.

 

Premièrement, un débat réellement scientifique n’est jamais clos. Il aura fallu 250 ans pour qu’Einstein, avec sa théorie de la relativité, trouve des failles dans la théorie de la gravité de Newton. Il aura fallu 150 ans après que Darwin énonce sa théorie de l’évolution pour montrer que les humain ont fort probablement eu un ancêtre commun avec les singes. Et encore aujourd’hui, les scientifiques sont incapables de s’accorder sur ce qui a causé la peste noire qui a décimé l’Europe au XIVe siècle.

 

La même chose s’applique à la science climatique. Les scientifiques ne s’accordent pas à savoir si le réchauffement climatique (ou est-ce changement climatique? Dérèglement climatique? Météo extrême? Entendons-nous plutôt pour hystérie climatique) va causer plus de chutes de neige ou moins, des chutes de neige abondantes ou inexistantes, s’il augmente variabilité du climat ou non, s’il pousse l’Arctique vers un point de non-retour ou non, s’il augmente le nombre et l’intensité des tornades ou non et bien plus.

 

Cependant, il est fort probable que plusieurs points réchauffistes soient faux

  • ·         Il n’y a pas plus d’ouragans (en force et en nombre) depuis les années 70 – la même tendance s’observe depuis qu’on tient un registre sur le sujet en 1853. Une récente étude semble même suggérer que ce ralentissement pourrait dater de 228 ans.
  • ·         Il n’y a pas plus de tornades fortes (F3 ou plus) depuis les années 50 – il y aurait même une tendance à la baisse. Le nombre de tornades en général a certes augmenté, mais c’est attribuable à de meilleurs instruments pour les détecter.
  • ·         L’Arctique, bien qu’il soit effectivement en train de fondre rapidement en été, regèle tellement vite que le couvert de glace au 1er mai entre 1979 et 2013 n’a presque pas bougé. Quant à l’Antarctique, son océan atteint des superficie inégalées.
  • ·         Les ours polaires sont très loin d’être en voie de disparition, tel que rapporté par le gouvernement du Nunavut et des chasseurs inuits du Nord.
  • ·         De plus en plus de personnes admettent, souvent du bout des lèvres, que le réchauffement/changement/dérèglement climatique/météo extrême n’a pas bougé depuis 1998.
  • ·         De récentes études en Bolivie, autour de la Méditerranée, en Suède, dans les région de la rivière des Perles, du Tibet et du sud de la mer de Chine en Chine, au Chili, en Sicile, dans la Sibérie arctique et orientale, près de l‘Océan austral (Nouvelle-Zélande et Australie), en Angleterre australe, dans le sud du Québec, dans l’Océan Pacifique tropical, dans le nord-est Atlantique, au Pérou, en Islande, en Patagonie (Argentine) et dans les Alpes semblent montrer que l’infâme courbe en bâton de hockey est tout simplement fausse et qu’elles sont en accord avec les recherches du GIEC en 1990.
  • ·         La très grande majorité des modèles climatiques ont échoué à prédire les températures. C’est tellement désastreux que 2013 pourrait tomber sous l’intervalle de confiance de 90%.
  • ·         Finalement, il ne semble pas y avoir de lien entre le niveau de CO2 atmosphérique et les sécheresses aux ÉU.

Aussi, parce que les humains ont été accusés si rapidement de causer le  réchauffement/changement/dérèglement climatique/météo extrême, plusieurs autres facteurs, probablement plus influents, ont été mis de côté, notamment les rayonscosmiques et cette gigantesque bombeH à 150 millions de kilomètres de nous. De plus, des stations météorologiques mal placées ont plus de chance de rapporter des températures plus élevées que la réalité.

 

Il y a un vaste consensus scientifique

Un autre argument massue : il y a un si grand consensus parmi les scientifiques au sujet du  réchauffement/changement/dérèglement climatique/météo extrême (on utilise généralement 97%) que tout débat est futile.

 

Nonobstant le fait que la vérité n’est pas déterminé par vote populaire – les milliards de chrétiens dans le monde pensent que les milliards de musulmans ont tout faux et vice-versa – ledit consensus est complètement factice. Il est basé soit sur un sondage avec un échantillonnage de 79 personnes, est plus près de 33%, voire même de 0,3%.

 

Mais même s’il y avait véritablement consensus comme avec la gravitation ou l’évolution, faire taire les sceptiques ne peut mener qu’au fascisme. Il n’y a que dans de telles sociétés que le gouvernement peut s’assurer qu’un seul point de vue (et souvent pas le meilleur) soit entendu. Les réchauffistes font exactement cela : ils refusent systématiquement de débattre avec les sceptiques, ils veulent les censurer, les emprisonner, ou même les voir morts et les traitent de tous les noms. Imaginez un peu le scandale créé si des non capitalistes faisaient la même chose, ou s’ils violaient la propriété d’autrui pour arrêter la construction de quelque chose qu’ils n’aiment pas ou s’ils faisaient de la propagande dirigée aux enfants.

C’est pourquoi Wikipédia est généralement refusé comme source fiable d’information : ça peut être édité par n’importe qui, surtout si ça contredit leur point de vue.

 

Les négationnistes sont achetés par (mettre souffre-douleur de l’heure)

Une force maléfique, généralement les grandes compagnies pétrolières ou les frères Koch, rôdent afin de corrompre les scientifiques afin de leur faire dire que le réchauffement/changement/dérèglement climatique/météo extrême n’existe pas.

 

Bien qu’il y ait un fond de vérité là-dedans, les réchauffistes oublieront de vous dire que les compagnies pétrolières leur donnent aussi des fonds. Ils répliqueront que les compagnies pétrolières dépensent des milliards en lobbying, tout en oubliant que les réchauffistes eux-mêmes dépensent encore plus d’argent.

 

Tu n’as pas ce qu’il faut pour parler du climat

Souvent, quand je débats sur le climat, on m’accuse de ne pas avoir être compétent pour le faire parce que je ne l’ai pas étudié. C’est particulièrement évident avec des chimistes de ma famille.

 

Certes, j’ai étudié l’économie-politique, quoique j’ai aussi étudié la chimie, la physique et la biologie de cégep. Par contre, si je ne suis pas qualifié, pourquoi David Suzuki, un généticien/zoologiste qui ne semble même pas savoir de quoi il parle au sujet du climat et qui a des demandes plus que douteuses pour ses conférences, Steven Guilbeault, un bachelier raté en théologie et en politique qui vit aux crochets de l’État, Al Gore, un politicien qui a pris un cours au sujet de l’environnement, dont le film réchauffiste a été démonté de toute pièce et qui se plaint que les scientifiques ne le laissent pas conclure que les tornades en Oklahoma prouvent le réchauffement/changement/dérèglement climatique/météo extrême et le GIEC, un groupe « d’experts » dans le climat dont au moins 1/3 des membres n’ont aucune espèce de qualification climatiques et qui utilisent des rapports de groupes de pression écologistes sont plus qualifiés que moi pour parler du réchauffement/changement/dérèglement climatique/météo extrême?

 

Et pourquoi diable utilisent-ils le terme négationniste? Ça n’existe pas en science; c’est basé sur le scepticisme. Une fois que « le débat est clos », on est en présence d’une religion.

 

Climategate est un non-scandale

Depuis 2009, les sceptiques de l’hystérie climatique martèlent que Climategate, cette fuite de milliers de courriels montrant un complot certains de plusieurs scientifiques pour entretenir le mythe du réchauffement/changement/dérèglement climatique/météo extrême, est la preuve qu’on jette notre argent à la fenêtre à combattre un mal qui n’existe probablement pas. Les réchauffistes rejettent la critique du revers de la main, affirmant que ce n’est qu’un feu de paille.

 

Vraiment? Utilisez votre imagination pour un moment. Visualisez un pirate informatique (ou un lanceur d’alerte) qui expose au grand jour une quantité considérable de données venant de grandes compagnies pharmaceutiques. On y trouve notamment des courriels où des scientifiques

  • ·         Demandent qu’on supprime des informations qui ne s’agencent pas avec leurs théories
  • ·         Reconnaissent que leur théorie est fausse et demande d’utiliser une « astuce » (trick) pour que ça fonctionne
  • ·         Pensent à des stratégies pour faire taire les gens qui affirment que leur produit ne fonctionne pas
  • ·         Changent l’information à leur sujet sur plusieurs sites Web.

Imaginez ensuite que de vastes enquêtes sont menées afin de faire la lumière sur ce supposé scandale. L’une d’elle est conduite par une université dont l’un des employés trempe dans le scandale; on le blanchit complètement en affirmant avoir tout observé alors qu’on ignore complètement un scientifique qui a montré des failles dans la théorie du fautif. Une autre enquête est financée par une université complètement submergée dans le scandale et est dirigée par un panel de gens en faveur des scientifiques suspectés. Une dernière, menée par un parlement, affirme que l’information a été volée sans preuve, ne s’entretient avec aucun sceptique et supporte les compagnies pharmaceutiques en ignorant leur mauvais comportement.

Si une telle chose s’était produite, les médias auraient (avec raison) crié au scandale. Les enquêtes manquaient totalement d’objectivité et avaient des conflits d’intérêt patents. Ils auraient été vite sur la gâchette parce qu’ils auraient eu une autre occasion en or de casser du sucre sur le dos du capitalisme (ou plutôt, corporatisme, mais passons).

Par contre, ils sont restés (dans la francophonie du moins) muets sur Climategate parce qu’ils auraient attaqué une de leurs principales sources d’arguments anticapitalistes. En effet, « combattre » l’hystérie climatique sous-entend une intervention massive des gouvernements pour favoriser certains types d’énergie et pénaliser d’autres.

 

Fort heureusement, la bulle climatique est presque crevée. L’attention médiatique pour le résumé du récent rapport du GIEC fut pour le moins tranquille. Et aux États-Unis, l’hystérie climatique est la dernière priorité du public selon un récent sondage. Reste à espérer que le Québec puisse un jour joindre la raison et laisser de côté la passion avant que les taxes sur l’essence ou les éco-frais ne continuent de détruire l’économie et d’enrichir un Léviathan incapable de se gérer.

Adieu, Province de Fous!

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Par Pierre-Guy Veer

En 2008, j’étais parti du Québec pour tenter l’expérience de journaliste en Saskatchewan – je n’avais pas trouvé d’emploi au Québec à l’époque, et le départ se voulait simplement temporaire. Après quelques mauvaises expérience subséquentes, je suis revenu à l’automne 2012 pour étudier et compléter un bac en économie-politique. Grâce à des groupes comme le RLQ et l’expansion de la radio d’opinion (surnommée radio-poubelle par les glorificateurs du Dieu État), je croyais qu’il y aurait eu un certain brassage d’idées. Oh que je me faisais des illusions…

 

Le Québec en 2008 et le Québec en 2012, c’est presque exactement la même chose : une province plus polarisée qu’un aimant où hors de l’État, point de salut; une province qui cherche constamment plus de revenus plutôt que de diminuer ses dépenses; une province où utiliser l’argent des autres est de la générosité mais vouloir garder SON argent est de l’égoïsme; une province qui exploite/a le potentiel d’exploiter ¼ de tous les éléments naturels mais qui reçoit 50% de toute la péréquation (peu importe le montant per capita); une province menée par le bout du nez par les syndicats, qui admettent sans gêne que c’est au gouvernement de fournir des bons emplois et que malgré le climat supposément empoisonnée, la pension généreuse « aide » à persister[1]; une province encore embourbée dans des débats stériles sur la séparation alors que le Québec est dans le top 10 des juridictions les plus endettées de la planète, que les infrastructures tombent en ruine, que l’éducation perde de plus en plus sa crédibilité et que la corruption ronge complètement le politique – ce qui n’empêche pas la chef du gouvernement de critiquer ceux qui attaquent son parti même s’il est mêlé à la corruption[2]; une province où tous les partis sont pareils et où les débats se résument à savoir qui a la meilleure idée pour dépenser l’argent des autres; une province où s’enrichir est un vice à moins que ce soit au travers de l’État; une province où il suffit de sortir dans la rue et tout casser pour avoir gain de cause (le support des syndicats aidant); une province où la langue française est tellement importante qu’elle doit être bétonnée contre la langue « étrangère »… Je pourrais continuer longtemps, mais je vais plutôt raconter mes (més)aventures de 2012, qui m’ont convaincu que mon avenir n’est pas au Québec.

 

L’endoctrinement socialiste fait effet

 

Tel que mentionné en intro, j’ai complété un bac en économie-politique. Toutefois, d’après ce que j’ai vu et entendu, il semble que la partie politique ait pris le dessus. En effet, l’ignorance des étudiants de économie est simplement ahurissante. Plusieurs croient encore que le salaire minimum ne crée pas de chômage, que l’intervention du gouvernement dans l’économie est justifiée et qu’il est acceptable d’exiger l’argent des autres. À ce sujet, plusieurs portaient le carré rouge, le symbole du désordre et du chaos ambiant dans la Belle Province. Plusieurs même militent pour des partis socialistes comme Québec Solidaire, Option nationale ou le PQ. Deux d’entre eux ont même fait positionner l’association étudiante (APEL) en faveur de la séparation. Pourquoi? Parce que, comparativement à ailleurs au Canada, le Québec croit plus aux principes altruistes du collectivisme (je paraphrase à peine). Quand j’essayais de montrer des « vrais » arguments économiques, on m’accusait de venir d’un autre siècle, de ne pas présenter des sources « crédibles » ou d’être démagogue quand je compare l’impôt à de l’esclavage.

 

Durant le vote de boycott des cours à la fin février, je me suis fait rappelé à quel point le mouvement étudiant est empreint d’altruisme (objectiviste). En effet, on voulait ne pas assister à son cours ET ne pas en subir les conséquences. Je cite le courriel envoyé par l’association étudiante des sciences sociales (dont le logo est aux couleurs de l’anarcho-communisme[3])après le vote de boycott : « Pour s’assurer que le vote de l’assemblée générale spéciale soit respecté les cours seront piquetés. » Ils ont pu compter sur l’avachissement total des professeurs ET des services de sécurité pour faire respecter leur violation des droits des autres.

 

La plupart des professeurs ne sont pas tellement mieux (quoique c’est probablement la même chose dans les autres universités). Dans le cours de théorie macroéconomie, on m’a confirmé la totale inutilité des mathématiques dans l’économie en me présentant le Lagrangien. De ce que j’en ai compris, il s’agit de mettre en chiffres le désir de consommer maintenant ou plus tard. Bref, on tente de quantifier les choix subjectifs des gens, ce qui est à peu près impossible à faire. Dans le cours, on ne présentait que les théories néoclassiques et keynésiennes, toutes deux impuissantes pour expliquer les véritables causes des crises économiques, i.e la trop grande intervention du gouvernement qui amène son lot de distorsions.

Aussi, deux cours étaient donnés par des fonctionnaires (actif ou retraité), et cela se reflétait dans le contenu. Dans Analyse des politiques publiques, on nous faisait croire que l’intervention du gouvernement est nécessaire dans la vie courante, quoiqu’on montrait aussi que les politiques publiques ont un fort biais conservateur, ce qui explique pourquoi les choses changent si peu. Mais ce n’était rien en comparaison avec Économie-politique du Québec et du Canada. Là, il n’y avait absolument aucune nuance : l’État EST un dieu, surtout au Québec. Les pôvres francophones, majoritaire dans la population mais minoritaires dans les postes d’importance, ont eu besoin du Dieu État pour finalement se hisser hors du trou. Tout ce qui ne se conforme pas à cette vénération était qualifié de préfixes hyper subjectifs (principalement ultra : ultralibéral, ultracapitaliste, etc.). L’enseignant m’a même demandé de « descendre du Mont Pèlerin » lorsque j’ai présenté le premier plan d’une critique du rapport Pronovost sur l’agriculture. Il va sans dire que X propageait sans cesse les mêmes mensonges – la crise de 2008 a été causée par la déréglementation, des monopoles se formeraient automatiquement sans l’intervention de l’État, l’interventionnisme est toujours justifié.

Mais le pire des cours était sans aucun doute Économie de l’environnement. Déjà, le livre suggéré pour le cours avait un ours polaire sur une banquise presque complètement fondue. Aussi, dans la première partie du cours, on tentait de redonner une crédibilité au GIEC, cet organe de l’ONU qui tient absolument à imputer aux humains le réchauffement/changement/dérangement climatique/météo extrême. On nous montrait les graphiques qui prédisent la catastrophe imminente… alors que les températures stagnent depuis plus de 15 ans, que l’Arctique fond à peine et qu’on n’a pas découvert de hausse (nombre et force) dans les ouragans. Néanmoins, Y a tout de même mentionné des concepts économiques valables comme les droits de propriété pour gérer la pollution, notamment au travers du théorème de Coase. Lors de son explication, on a montré la ville de New York en exemple d’application du théorème. Comme la Ville veut avoir une eau potable propre – elle la prend d’une chaine de montagne à une centaine de kilomètres au nord – elle paie les propriétaires en amont pour éviter de contaminer l’eau. Ainsi, tout le monde sort gagnant. Toutefois, Y parlait de la réduction de la pollution comme de l’effet multiplicateur keynésien : il suffit d’intervenir pour que ça se produise, ce qui n’est évidemment pas le cas. Comme si les compagnies allaient se conformer aux politiques gouvernementales sans trouver un moyen de les contourner…

 

Une classe politique pas du tout « sur la coche »

 

À ce sujet, il semble que la courbe de Laffer (« contourner » une fiscalité trop haute) se confirme de mieux en mieux avec la venue du PQ. En effet, j’avais prédit[4] que ce serait la catastrophe avec la venue des troupes de Pauline Marois au pouvoir. Ça se confirme de jour en jour, notamment avec une baisse de 50 % des investissements privés[5], une lutte sans merci contre le développement pétrolier[6] et contre les gaz de schiste[7], une haine de la richesse minière[8] ainsi que la priorisation de « vrais » dossier comme la séparation, avec des messages aussi enfantins qu’inintéressants, et la langue en ajoutant encore plus de restrictions à la liberté de choix des gens. Pendant ce temps, les sirènes syndicales réussissent à faire oublier au gouvernement son « obsession » avec le déficit zéro, s’imaginant que les coupures budgétaires sont mal[9] – bien que le ministre des Finances va à New York en cachette pour rassurer les marchés[10]. Évidemment, on ne peut passer sous silence les nombreuses nominations partisanes, dénoncées par le gouvernement lorsqu’il était dans l’opposition.

 

Les réactions prévisibles

 

Pour toutes ces raisons (et bien d’autres), je déménage aux États-Unis. « Bon débarras »; « un chialeux de moins » diront sans doute les nombreux étatistes sur les forums que je fréquente. Malheureusement pour eux, ils viennent de perdre un autre John Galt et donc une personne productive. Je suis un homme intelligent et réfléchi; j’écris un peu partout en anglais, notamment pour la Canadian Taxpayer Federation. Malgré quelques fautes grammaticales, mes textes, fortement inspirés de l’École autrichienne d’économie, sont en demande; l’un d’eux s’est même retrouvé sur le Wiki de l’Institut Ludwig Von Mises[11]. Au Québec, ce point de vue n’a presque pas le droit de cité. Ici, il semble que tout ce qui ne glorifie pas le Dieu État est crucifié sur la place publique. Ou s’il a le droit de cité, il est noyé par deux à trois fois plus de locuteurs de l’opinion opposée. Au moins, aux ÉU, il y a des débats; la « gauche » (plus de gouvernement) et la « droite » (moins de gouvernement) peuvent s’affronter.

 

De leur côté, les altruistes (objectivistes) m’accuseront d’avoir « pris avantage » de « nos » services et de ne pas avoir payé ma « dette » à « la société ». Ne leur en déplaise, je n’appartiens à personne (on pourrait en dire autrement de mon cœur, mais c’est une autre histoire). Je suis un être rationnel et si quelque chose est moins cher, je tends à en profiter, que ce soit des études ou des soins de santé. Comme l’éducation ne coute presque rien au Québec, j’en ai profité pour terminer mon bac. Si un gouvernement voulait subventionner ainsi les études, ce n’est pas moi qui va s’en plaindre. Par contre, je me demande si le diplôme vaudra beaucoup…

De toute façon, ces dettes sont simplement le résultat de mauvais choix poussés par des petits groupes bien organisés, surtout les syndicats quand on parle du Québec. Je n’ai pas à payer pour les mauvais choix des autres. Je profite donc de ma (relative) liberté de mouvement pour aller vivre dans un autre pays.

 

Certes, les ÉU ne sont plus que l’ombre d’eux-mêmes; la qualité de vie et les libertés sont en chute constante. Néanmoins, comme je l’ai dit, c’est un pays, contrairement au Québec ou même au Canada, où il y a encore un débat d’idées, principalement grâce à l’Internet. En effet, de nombreuses innovations (privées) comme Facebook et des blogues comme Policy Mic (auquel je participe) offre une tribune à toutes les opinions. Les débats sont féroces, mais le plus souvent respectueux. De plus, de nombreux instituts de pensée (think-tank) aide à alimenter ces débats. D’ailleurs, j’ai été retenu comme finaliste pour être stagiaire à l’Institut Cato. Si ça devait ne pas fonctionner, il en existe plusieurs autres pour lesquels je pourrais facilement apporter mes idées et ma contribution. Je suis convaincu de pouvoir trouver une demande pour mon offre. Sinon, il y a d’autres perspectives d’emploi; the sky’s the limit, disent les anglais.

 

C’est donc sans regret (sauf peut-être l’éloignement de ma famille) que je quitte le Québec. Aussi loin que je peux voir, je n’ai aucun futur ici. Tel qu’on a tenté de me le montrer lors de la venue de conférenciers dans mes cours d’économie, hors de l’État, point de salut. Je ferai le trottoir avant de perdre mon âme dans l’engrenage bureaucratique. Je préfère vivre modestement mais dans quelque chose que j’aime – écrire pour la liberté – que de vivre richement dans un milieu qui tue l’innovation et dont l’ancienneté prime presque toujours sur la compétence. Je ne fais évidemment pas une croix définitive; la lumière libérale finira par briller de nouveau sur la Belle Province. Même si ce n’était que le rêve de Joanne Marcotte à la fin de son livre, l’amélioration pourrait être suffisante pour me faire reconsidérer mon départ.

Le manifeste des pas-de-carré

 

 Par Pierre-Guy Veer

Depuis le début du mouvement de boycott étudiant – l’éducation est une marchandise, car elle est le produit du travail humain, tel que reflété par son prix, son offre et sa demande –, deux principale factions se sont opposé. Il y a d’abord les carrés rouges, les plus bruyants, les collectivistes enragés[1], ceux pour qui tous les moyens sont bons[2] pour atteindre leur fin[3], qui est soit annuler la hausse de 1625$ des frais de scolarité – qui laisse malgré tout le Québec tout juste devant Terre-Neuve pour 2012-2013[4] –, soit atteindre la gratuité scolaire et ainsi prétendre avoir droit au produit d’autres humains comme les esclavagistes d’autrefois – quoi que même avec la gratuité, ça ne serait pas suffisant[5]. Il y a ensuite les carrés verts[6], légèrement moins collectivistes que les carrés rouges – ils prétendent aussi que l’éducation est un droit –, qui approuvent la hausse des frais de scolarité et la bonification du programme de prêts et bourses tout en s’opposant aux boycotts, dont les votes sont peu démocratiques[7] et ouverts d’esprit[8].

 

Bref, dans les deux cas, nous avons deux factions étatistes qui justifient le rôle du gouvernement dans l’éducation. Elles sont d’accord pour que les contribuables paient leur éducation – seule la proportion change –, bien que les frais semblent sans influence sur la diplomation[9] et qu’une injection massive de fonds publics n’a, au mieux, qu’une influence non significative sur les résultats[10]. Pour utiliser la terminologie objectiviste, ce sont des altruistes, des gens qui utilisent les autres à leurs fins.

 

La faction de la liberté

 

C’est pourquoi il est plus que temps pour qu’un autre groupe voit le jour : les pas-de-carré. Qui sont-ils? Ce sont des gens qui s’opposent à toute ingérence du gouvernement dans l’éducation, et qui veulent donc l’abolition du ministère de l’Éducation. Ce sont des gens qui voient l’éducation comme elle est : une marchandise. Ce sont des gens qui sont conscients que la meilleure façon de décider de la répartition d’une marchandise, c’est par le marché, i.e. par les décisions des huit millions de personnes vivant sur le territoire du Québec. Ce sont, comme les carrés verts, des gens qui s’associent volontairement et n’exercent aucune coercition les uns sur les autres. Enfin, toujours comme les carrés verts, ce sont des gens qui croient que des boycotteurs n’ont aucun droit de bloquer l’accès aux cours des personnes qui veulent y assister, même si une assemblée qualifiée l’a décidé. Après tout, c’est le consommateur individuel qui choisit ou non de boycotter une marchandise; un groupe n’a aucun droit de l’empêcher de la consommer, surtout pas au nom de la « solidarité ». Solidarité qui, dans le cas des boycotts étudiants, est sans valeur puisqu’elle est renforcée à la pointe d’un fusil[11].

 

Cesser de biaiser les choix

 

Donc, en voyant l’éducation comme une marchandise, il est facile de comprendre l’effet d’une intervention des gouvernements. En effet, comme tout prix plafond – dans ce cas-ci, les étudiants ne paient pas le prix réel de leurs études –, les consommateurs ont un fort incitatif pour consommer le plus possible. En « consommant » plus d’études, le marché se retrouve donc saturé de diplômés dans des domaines aux débouchés limités – sociologie, théâtre, sciences politiques. La note est évidemment refilée aux contribuables.

Si, ainsi que le prétend la CLASSÉ, moins d’étudiants sont sur les bancs suite à la hausse[12], c’est donc signe que lesdites études n’en valaient pas la peine. En d’autres mots, la dépense encourue par trois années de bac n’aurait pu être remboursé par un travail convenable. Cela a donc diminué le gaspillage encouru par des frais trop bas; gaspillage qui serait encore plus réduit si les frais étaient laissés à eux-mêmes.

 

Mais le gaspillage n’est pas unidimensionnel. Il ne faut pas oublier les prêts et bourses, qui sont la prochaine bulle[13]. La même logique que les bas frais s’applique : quand le gouvernement  change les incitatifs, les gens, qui sont rationnels, changent leur comportement pour en profiter. Dans le cas des prêts et bourses, des gens qui n’auraient autrement pas accès à des prêts y ont « droit », ce qui augmente leur dette et taxe leur capacité future de payer (et celle des contribuables). On subventionne ainsi encore plus les études, avec des résultats mitigés.

 

Les demandes

 

Voici donc les demandes des pas-de-carré (elles varient d’une personne à l’autre, puisque ce n’est pas un groupe homogène, mais en voici les principales)

–        Abolition du ministère de l’Éducation et congédiement de tous ses fonctionnaires (avec compensation s’il y a un contrat)

–        Abolition du programme des prêts et bourses

–        Abolition du REÉÉ (régime enregistré d’épargne étude). On n’a pas besoin d’un autre programme d’épargne; si une personne veut étudier/veut que ses enfants étudient, l’épargne ordinaire suffit.

–        Abolition de toute forme de subvention à l’éducation à tous les niveaux, du primaire à l’université. Si l’éducation est si « payante », alors la dépense sera vue comme un investissement et se fera sans arrière-pensée.

–        Affecter la moitié des surplus dégagés au remboursement de la dette et l’autre moitié à des réductions d’impôts, idéalement pour avoir un taux d’imposition unique au plus au niveau de l’Alberta (10%). Dans un État fédéré, il est plus difficile d’obtenir des revenus, alors l’impôt sur le revenu semble nécessaire pour accomplir les missions régaliennes de l’État.

–        Abolition de l’âge obligatoire pour les études. Ainsi, les personnes « pas faites » pour étudier pourront intégrer le marché du travail quand bon leur semble.

–        Abolition de la syndicalisation obligatoire des enseignants, de leur sécurité d’emploi automatique et de leur ancienneté en béton. Désormais, la compétence primera avant tout, et l’État ne dictera pas ce qu’un enseignant peut ou ne peut pas donner comme note[14].

–        Abolition des commissions scolaires. Ces monstres bureaucratique ont plus leur intérêt à cœur que celui des élèves[15]. Si des gens veulent regrouper certaines écoles pour mieux gérer les ressources, grand bien leur en fasse.

Oui, ces demandes sont radicales. Oui, ces demandes vont causer des perturbations à court terme, et certaines personnes risquent de souffrir beaucoup. Mais malheureusement, le statu quo (avancer vers le mur au même rythme), ou pis l’accélération de la cadence vers le mur, est inacceptable. Plus on attend pour faire les réformes, comme ce fut le cas le dégel soudain des frais de scolarité, plus elles seront douloureuses. Des pays comme l’Estonie ont effectué des coupes publiques profondes et s’en porte nettement mieux que la plupart des autres pays industrialisés[16]. Ceux qui, comme la Grèce, n’ont pas réformé leur économie, s’enfoncent de plus en plus dans le marasme économique – le japon s’y trouve depuis 20 ans. Sans le secours financier de 8G$ envoyé par le reste du Canada, le Québec serait exactement dans la situation de la République hellénique.

 

Évidemment, comme les pas-de-carré ne croient pas en la violence, vous ne les verrez pas en train de bloquer un pont, fracasser les vitrines d’une agence gouvernementale ou envoyer des sauterelles dans le local d’un groupe marxiste. La seule façon de changer les mentalités, c’est le temps. C’est cette idée de liberté et de dignité pour la classe moyenne qui a donné au monde la machine à vapeur[17]. C’est cette idée qui doit revenir au galop au Québec si l’on veut que la Belle Province cesse d’être dans les bas-fonds des classements économiques et sociaux et cesse de ressembler au monde de Atlas Shrugged. C’est cette idée que les pas-de-carré veulent propager.

 

Amants de la liberté, antagonistes de l’étatisme et sceptiques de l’interventionnisme, unissez-vous! Propagez les idées de libertés, montrez aux gens que l’État est le problème et non la solution, lisez et parlez Mises, Rand, Smith, Bastiat, Say et tous ces auteurs qui ont montré au monde le vrai visage de l’interventionnisme et que la liberté est la seule alternative. Portez une simple épingle anglaise vide ou un carré d’identification vide pour montrer votre attachement à la cause de la liberté et montrer que vous refusez que l’État ne contrôle votre destinée.



[17]  Palmer, Tom G éditeur. The Morality of Capitalism, What Your Professors Won’t Tell You, Jameson Books, Ottawa, Ill, 2011, p.29

Ce qu’il faut retenir de l’élection

Par Pierre-Guy Veer

Bon, alea jacta est : les électeurs ont fait leur choix. Ils ont voté pour le PQ de Pauline Marois par une proportion relativement faible (moins de 1/3 des suffrages exprimés), laissant ainsi une opposition forte avec le PLQ et la CAQ – QS sera nettement plus proche du gouvernement que les deux autres partis. Que faut-il retenir de cette élection?

 

Tout d’abord qu’il n’y avait pas vraiment de choix. Tous les partis présents à la dissolution de la chambre, sans exception, avaient, à différents degrés, des intentions collectivistes. Tous proposaient des moyens pour « mieux » dépenser notre argent. Option nationale, bien que dirigée par un économiste, trempe dans le socialisme jusqu’au cou en voulant nationaliser les ressources naturelles et en accordant la gratuité scolaire totale; le tout sera payé en taxant les biens de luxe et avec un impôt des successions progressif[1]. QS propose sensiblement les mêmes choses, en plus de vouloir couper drastiquement nos gaz à effet de serre. Le tout sera payé par des impôts plus progressifs aux particuliers et aux entreprises; des mesures seront aussi mises en place pour que l’État récupère « son » dû[2]. Dans le cas de la CAQ, même si on semble vouloir ouvrir la porte à une participation du privé en santé, la structure bureaucratique ne sera pas foncièrement changée. Aussi prétend-elle que les gens ont « droit » d’avoir le produits d’autres humains, ce qui en fait un parti collectiviste[3]. Le PLQ n’est pas mieux : il s’imagine qu’il a trouvé une poule aux œufs d’or dans le Grand Nord. Il (donc, tous les contribuables) dépenserait plus de 25 G$ pour des retombées fort incertaines[4]. Toutefois, la palme du socialisme (et du nationalisme) revient, parmi les partis qui avaient espoir d’avoir le pouvoir, au PQ. Extension de la loi 101 au post-secondaire et aux petites entreprises, une taxe sur le « surprofit » des minières de 30%, une taxe de 50% sur l’exploitation des hydrocarbures avant impôts, augmenter les impôts… Tout pour que les Atlas du Québec quittent la Belle Province une fois pour toutes.

Bref, pour citer des amis anarchistes : peu importe pour qui on vote, le gouvernement restera au pouvoir. Car même un parti (marginal) de « droite » (prônant moins d’intervention) comme le PCQ n’aurait strictement rien changé aux structures des ministères de l’Éducation et de la Santé.

 

Une grande division du vote

 

Un autre point important de cette élection est la très grande division du vote. Comme les partis sont tous pareils sur l’axe économique, c’est sur l’axe politique qu’il faut regarder. Du côté des partis opposés à la séparation – la CAQ veut un simple moratoire –, on retrouve plus de 58% des suffrages exprimés. Si les deux n’avaient qu’un parti, une vingtaine de comtés, dont celui de Charlevoix de Pauline Marois, seraient passés aux mains du PLQ.

Mais c’est du côté des séparatistes que la division du vote est la plus évidente. En effet, simplement en additionnant les votes de QS, ON et du PQ, ce dernier aurait facilement formé un gouvernement majoritaire. Aussi, ce sont aussi près d’une quinzaine de comté qui auraient basculé dans le camp séparatiste.

 

Toutefois, l’on peut se demander si ce peu de soutien relatif pour le PQ ne vient pas de sa radicalisation. En effet, alors que notre économie est rendue à se comparer aux économies lourdement endettées comme le Japon, la Grèce ou l’Espagne, le PQ a décidé de jouer à fond la carte identitaire. Peut-être les électeurs ont-ils réalisé que, dans notre monde où l’anglais et même une autre langue sont nécessaires, limiter les choix pour les gens est une mauvaise chose.

 

Les humains ne sont plus rationnels

 

Par ailleurs, l’autre point marquant de la soirée a évidemment été la tentative (apparente) d’assassinat contre Pauline Marois par Richard Henry Bain. La phrase qu’il a lancée (« Les anglophones se réveillent enfin ») a amené les spéculations les plus folles tant à gauche[5] qu’à droite[6]. Toutefois, dans les deux cas, on suppose que M. Bain est un automate qui obéit au premier caprice qui lui passe par la tête. À moins qu’il ne souffre de problème mentaux, il était complètement maitre de ses actions. Qu’il ait été influencé ou non par un quelconque commentaire est sans aucune importance. Il est un être rationnel, et a agi en connaissant pleinement quelles seraient les conséquences de son geste. C’est lui qui a pris le fusil et tiré, pas Pauline Marois ou un animateur de radio. C’est lui qui sera jugé; c’est lui qui pourrait éventuellement être reconnu coupable, personne d’autre.

 

En conclusion, l’élection québécoise de 2012 en aura été une bien étrange. Malgré une forte impopularité de Jean Charest et du PLQ, ce parti a néanmoins 50 sièges. Le PQ, de son côté, n’en a que 54, en plus de n’avoir que 0,7% de vote de plus que le PLQ. Bref, la gouvernance de la première femme à la tête du gouvernement du Québec – pour l’importance que ça a – risque d’être interrompue dès que le nouveau chef libéral sera bien en selle, que le PQ déclare une élection surprise ou qu’un vote de non-confiance se produise. C’est une bonne chose; les politiques trop radicales de sont parti aurait complètement détruit l’économie. Prédiction : dans un an.