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Pierre-Guy Veer est un journaliste indépendant. Tel un enfant, il pose des questions que personne ne semble vouloir poser dans la terre des vaches sacrées, le Québec.

Jour de la Terre : l’écofascisme a infiltré les gouvernements

Par Pierre-Guy Veer

Aujourd’hui est Jour de la Terre, une énième célébration des réchauffistes pour dénigrer la civilisation moderne avec leur ordinateur et vénérer Gaïa. Mais à partir de désormais, ils méritent pleinement leur titre d’écofasciste – l’utilisation de la coercition pour faire avancer l’agenda vert et faire taire la dissension.

Ils n’ont pas réussi à complètement convertir l’attorney general (ministre de la Justice) à Washington pour enquêter les « négationnistes. » Ils ont eu plus de chance avec ses pairs au niveau des États par contre. En effet, 16 AG se sont récemment réunis dans une coalition afin de recréer l’Inquisition et faire taire les hérétiques du climat. Ils étaient flanqués du Grand Inquisiteur Al Gore, dont le pamphlet a été complètement débusqué depuis sa sortie.

Une récente fuite de courriels a montré que cette réunion a été orchestrée par des groupes écofascistes tel Union of Concerned Scientists. Ils ont déjà envoyé un subpoena au Competitive Enterprise Institute, qui a juré de se battre farouchement contre cette attaque patente à la liberté d’expression.

Il ne sera pas en reste puisqu’une autre fuite de courriel montre une campagne écofasciste imminente. Sous l’égide du mot-clic #standwithscience, Climate Feedback va envahir les médias pour dénigrer les « négationnistes » et promouvoir les « héros » comme le menteur invétéré Michael Mann.

Et ce n’est pas tout! D’autres fuites ont montré que des écofascistes ont orchestré des attaques contre l’industrie des énergies fossiles, et particulièrement Exxon Mobil. La campagne #Exxonknew fut menée en partie par Bill McKibben, activiste qui a participé à la campagne contre le pipeline de Keystone. Curieusement, il n’a pas parlé très fort contre tous les autres pipelines construits aux ÉU…

Toutefois, lui et ses sbires ne se contentent pas de vouloir étouffer le débat et dénigrer les énergies fossiles. Ils n’auront de repos tant que toutes les énergies fossiles seront abandonnées. C’est ce qui explique en partie la faillite récente du géant du charbon Peabody Energy. Mais comme la compagnie a encore quelques sous, il faut la traire jusqu’à la dernière goutte. En effet, le Sierra Club a baveusement demandé sur sa page Facebook que Peabody s’acquitte de ses « obligations » envers la communauté.

Il aurait pu le faire si les données de température fiables des satellites étaient largement disponibles. Oui, elles montrent des températures très chaudes pour mars, mais c’est au niveau des températures de 1997, le précédent record de chaleur.

Il aurait également pu le faire s’il s’était tenu debout pour se défendre. Alex Epstein, le courageux auteur de The Moral Case for Fossil Fuels, a récemment comparu devant un comité sénatorial. Il y a confronté le très écofasciste Sheldon Whitehouse en l’accusant d’immoralité pour son dénigrement contre les compagnies d’énergie fossile. Il l’a même exhorté à s’excuser ou à démissionner.

Je ne retiens pas mon souffle sur ses souhaits. Néanmoins, il faut espérer qu’un autre Démocrate ne rentre pas dans la Maison Blanche. Si cela se produit, les attaques contre ceux qui aliment notre civilisation deviendront la norme, et les lumières de New York pourraient bien s’éteindre…



Les humains causent-ils vraiment les changements climatiques?

Par Pierre-Guy Veer

(Réplique à un texte récent de propagande de Radio-Canada – Que le Huffington Post a refusé de publier.)

  • Bonjour! Les changements climatiques sont naturels et l’influence humaine, s’il y en a une, est difficile à cerner.
  • PFFF! Même pas vrai, les médias montrent constamment que les humains sont la principale cause.
  • Ah non, un réchauffiste!
  • Les changements climatiques s’accélèrent à vitesse grand V depuis 150 ans.
  • Certes, le climat se réchauffe depuis 150 ans… suite à la fin du minimum de Dalton. Toutefois, il y a stagnation des températures depuis presque 19 ans malgré une augmentation constante du CO2.
  • C’est faux! Le bâton de hockey de Michael Mann montre que les températures ont connu une hausse spectaculaire depuis le début de l’ère industrielle.
  • Le graphique de Mann a été débusqué à au moins 20 différents endroits sur la planète déjà, dans des études révisées par les pairs.
  • Alors ces scientifiques ont été payé par les grandes pétrolières ou les frères Koch!
  • La source du financement est sans importance. Ce sur quoi il faut se concentrer est la méthode utilisée pour savoir si elle peut être répliquée. D’ailleurs, si la source de financement est si cruciale, pourquoi ne critique-t-on pas cette recherche financée par un milliardaire « vert »? Ou celles financées à coup de milliards par les gouvernements? Ou les milliards reçus par des lobby environnementaux des pétrolières? Ces fonds sont-ils exempts d’intérêt personnel?
  • Mais ces recherches ne font que confirmer le très vaste consensus sur la cause humaine du réchauffement climatique!
  • Si tu te réfère au fameux consensus de 97 %, il n’existe pas. Il est soit basé sur un sondage avec un échantillon de 79 personnes ou sur une étude menée par un bédéiste australien qui fut montée de toute pièce. C’est tellement gros que plusieurs scientifiques ont dénoncé la mauvaise appropriation de leurs recherches.
  • Mais les extrêmes climatiques deviennent de plus en plus extrêmes!
  • Il n’y a pas de tendance à la hausse dans le nombre d’ouragans ni dans leur force depuis qu’on les compte minutieusement. D’ailleurs, Wilma fut le dernier ouragan majeur (catégorie F3 +) à toucher terre aux États-Unis, soit plus de dix ans, la plus grande disette du genre. L’indice Palmer montre qu’il n’y a aucune tendance à la hausse des pluies diluviennes ni des sécheresses. Parlant de sécheresse, celle en Californie n’a rien d’exceptionnelle; l’État en a connu des pires dans le passé. Finalement les tornades fortes sont aussi à la baisse, de même que leur nombre absolu.
  • De toute façon, tu n’es pas un scientifique et ne peux pas parler du climat.
  • Certes, je suis journaliste spécialisé en économie-politique. Mais la formation est ce qui détermine de ce dont on peut parler, pourquoi Stephen Guilbeau, Al Gore et John Cook sont-ils considérés des références? David Suzuki, qui se spécialise en génétique et en zoologie et qui ne sait pas de quoi il parle? Naomi Klein, auteure qui veut utiliser la question climatique pour promouvoir son agenda socialiste?
  • Bon, bon le chat conspirationniste sort du sac!
  • Elle n’est pas la seule. Des hauts placés à l’ONU le disent au grand jour, des milliardaires qui ont profité du capitalisme le veulent aussi; finalement on n’a qu’à regarder qui participe aux « marches du peuple» pour connaître le but avoué de celles-ci. Regardons également le modus operandi des gouvernements pour tenter de combattre le réchauffement-changement-dérangement climatique : plus de taxes, plus de réglementation et moins de liberté. Ça me parait très socialiste.

Bref, si les réchauffistes veulent convaincre les sceptiques qu’ils ont raison, ils devraient plutôt s’acharner à utiliser la méthode scientifique qu’ils chérissent tant. À la place, ils ont recours à l’intimidation, à la censure, aux fantasmes de violence et aux mensonges répétés de mythes maintes fois débusqués. Aussi ont-ils peur d’admettre les failles de leurs méthodes en n’admettant que ce qui confirme l’hypothèse de départ, quand ils ne sont pas en train « d’accélérer » du processus de recherche.

Eh bien! Dansez maintenant!

Par Pierre-Guy Veer

En 2012 comme en 2015, les boycotts étudiants ont amené leurs lots de débordements et de casse, ce qui justifie l’intervention des forces de l’ordre pour mettre fin à ce chaos. Absolument rien ne peut justifier l’occupation d’une université publique.

Par contre, bien qu’il n’y ait pas (ou si peu) d’accusations formelles contre les policiers, il semble que certains d’entre eux aient abusé de leur pouvoir durant des manifestations pacifiques. On n’a qu’à penser à cette manifestante qui a reçu une grenade lacrymogène en plein visage. Comme le nom le dit cette arme sert à faire pleurer pour calmer une foule, pas à attaquer physiquement quelqu’un.

Sur l’abus policier, je suis obligé de donner en partie raison aux manifestants pacifiques. Le Québec (et même le Canada) est très loin de connaitre les abus policiers des États-Unis. Chaque jour, des pages Facebook comme Cop Block rapportent quotidiennement leurs lots d’histoires d’horreur d’abus, de meurtres gratuits et d’assauts « à la mauvaise adresse ». Ici, « Cops Gone Wild » n’est pas quelque chose que l’on aimerait regarder…

Néanmoins, la police au Québec a connu son lot d’abus. Bien que j’étais jeune à l’époque, je me rappelle encore de l’affaire Barnabé, cet homme devenu « légume » à la suite d’une séance de battage sauvage de la police de Montréal. Les responsables de ces actes ont à peine reçu une tape sur les doigts avec des sentences de prison presque aussi ridicules que celles de l’Affaire Scorpion.

Plus récemment, Stéfanie Trudeau, alias Matricule 728, semble aussi avoir abusé de sa position avec ses interrogatoires musclés et son agressivité.

Récolter ce que l’on sème

Toutefois, je trouve curieux que les groupes étudiants se scandalisent de la violence policière puisque c’est exactement ce pour quoi ils militent.

Oh, ils ne veulent bien sûr pas de répression comme telle. Mais leurs manifestations incessantes sur la faustérité — et donc pour plus de gouvernement — mènent éventuellement à la répression policière.

Il ne peut en être autrement. Plus un gouvernement est gros, plus il a besoin d’agents pour renforcer ses règlements. Que ce soit via la police ou ses fonctionnaires, l’État a besoin d’une armée (presque littéralement) afin de s’assurer que sa loi demeure maitresse.

Prenez l’exemple (très) extrême d’un État totalitaire, où absolument tout tombe sous le giron du gouvernement. Afin de s’assurer que la dissidence est tue et que ses ordres sont respectés, ce type de gouvernement doit s’assurer d’avoir assez d’agents fidèles qui feront respecter tous les règlements et édits.

Bien que la primauté du droit soit encore forte en Occident, elle s’effrite peu à peu à mesure que l’omniprésence de l’État avance. Chaque nouvelle loi, chaque nouveau règlement, est un pas de plus vers le totalitarisme qui nous réduira tous à l’esclavage.

Prenons la « police du sirop d’érable », qui punit les acériculteurs de l’odieux crime… de vouloir vendre leur production par eux-mêmes. Plutôt que de poursuivre des tueurs ou des pédophiles, nos impôts servent à payer des policiers qui punissent des gens qui tentent simplement de vendre leur propre produit sans passer par un monopole de producteurs.

Parlant de monopoles, il est toujours amusant de voir « la gauche » s’insurger sur des monopoles privés — j’en cherche encore un seul qui se qualifie, c.-à-d. qui était le seul fournisseur d’une ressource et qui réduisait volontairement son offre tout en empêchant la concurrence d’entrer –, mais rester muets devant les monopoles publics.

Que ce soit par la Formule Rand ou les services « publics » comme le transport en commun et les routes, « la gauche » trouve tout à fait normal qu’on empêche les travailleurs de vouloir décider ou non s’ils veulent faire partie d’un syndicat ou que l’on empêche un entrepreneur privé d’offrir un service concurrençant un monopole public. Si les services « publics » et les syndicats sont si bons, alors ils n’ont rien à craindre de la concurrence… n’est-ce pas?

Bref, la violence policière aperçue lors des manifestations étudiantes (et n’importe quelle autre, par ailleurs) n’est que la conséquence de ce pour quoi ils militent. Ils veulent plus d’intervention du gouvernement dans leurs vies; plus d’intervention du gouvernement dans leurs vies ils ont.

Vous vouliez plus de gouvernement? Eh bien! dansez maintenant!