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Intéressé par les courants politiques et l'actualité depuis plusieurs années, je me décide enfin à mettre de l'avant mes idées et à aider les mouvements de droite à informer les gens et leur proposer un contrepoid aux médias traditionnels qui tendent généralement vers le même discours. Je n'ai aucune gêne à me définir publiquement sur l'échiquier politique. Les courants qui me représentent le plus sont: Libertarianisme/Libéralisme classique et minarchisme. Je prône la liberté individuelle couplée à la responsabilité qui s'y rattache. J'ai confiance en la souverainenté de l'individus sur sa vie et sa personne. Considérant que la limite de notre liberté s'arrête lorsqu'elle brime celle des autres, considérant que le libertarianisme est aussi fondé sur un principe de non-agression et de défence de l'individus, j'adhère aussi au concept ''Libertarians for life'' sans toutefois être un puriste en la matière.

La motion M-312, la différence entre les aiguilles à tricoter et le gros bon sens

 Par Michael Descamps

Parmi les questions qui sont débattues périodiquement et qui reviennent régulièrement sur la table au Canada (débat dans les prochains jours), on ne peut ignorer celle du droit à l’avortement qui continue encore aujourd’hui de susciter débats et émotivité. La motion M-312 du député conservateur Stephen Woodworth suscite la rage, mais surtout la peur, de nombreuses organisations qui pour empêcher le retour à un débat si important, essaient de le démoniser et versent dans la caricature. Sans prendre le temps de considérer le fondement de la motion, les groupes qui s’y attaquent annoncent en grande pompe le retour aux aiguilles à tricoter, aux femmes mourant par centaines et au retour du moyen âge sur terre. En les écoutants, on se rend bien vite compte qu’ils considèrent que tout ceux que l’on peut appeler ‘’pro-vie’’ sont des religieux extrémistes venu de l’ouest et qu’aucun d’entre eux n’a jamais eu ni enfant ni femme, ce qui leur donne si peu de compassion. Il ne faudrait toutefois pas oublier que malgré l’évidente présence des mouvements religieux dans cette cause (comment faire autrement sur cette question) il y a aussi d’innombrables laïcs qui y participent et d’innombrables femmes qui passent leur vie et leurs énergies à demander un nouveau débat.

 
Faut-il réellement se boucher les oreilles et donner un grand coup de pieds dans la motion M-312 ? Se pourrait-il que cette obstination à refuser tout débat soit dû au fait que l’on ait peur d’entendre quelque chose qui relève d’une certaine part de vérité ? Si ces groupes sont si convaincus de la teneur de leur argumentation, pourquoi avoir peur d’en discuter ? Se pourrait-il qu’en versant dans l’extrémisme et la caricature on passe à côté d’une remise en question saine qui ne demande fort probablement même pas à aller aussi loin que la criminalisation pure et simple de l’avortement ?

La motion M-312 n’a aucune avenue légale sur l’avortement. La motion M-312 ne demande que la constitution d’un comité qui serait chargé de se pencher sur la question de la constitution humaine ou non des bébés avant leur naissance et ce, de façon objective et factuelle, en ne considérant que les données scientifiques et concrètes.

 

Le député de Kitchener-centre Stephen Woodworth, n’a à priori pas proposé cette motion dans le but de criminaliser tout bonnement l’avortement.

 

«Si les preuves vous disent qu’un enfant est un être humain avant le moment de sa naissance complète, allez-vous fermer vos yeux devant la vérité simplement pour justifier l’avortement?», a-t-il déclaré.

« Ne souhaitez-vous pas que vos lois soient fondées sur la vérité ? »
S’exprimant d’une voix calme et posée, M. Woodworth se défend bien de vouloir recriminaliser l’avortement. Il affirme vouloir susciter un débat public à propos de la définition légale de l’être humain, apparue il y a 400 ans et peu adaptée aux progrès de la médecine.

«Cependant, j’ai conclu que la science médicale moderne nous informera que les enfants sont en réalité des êtres humains à un certain point, avant le moment de la naissance complète», a-t-il signalé.

 

Il ne l’a fait ni avec des principes religieux, ni avec l’extrémisme de demander à reconsidérer l’avortement dès le moment de la conception, il a seulement demandé à ce que l’on se pose des questions.

 
Des questions bien simples en fait, comme : pourquoi est-ce qu’une femme enceinte de 8 mois qui se fait frapper volontairement dans le ventre et qui perds son bébé ne peut s’attendre à ce que notre système justice  condamne le criminel pour homicide ? Comment se fait il que cet être évolué pourtant viable (en fin de grossesse) ne puisse être protégé convenablement contre la mauvaise intention d’individus exploitant cette absence de droit? Comment se fait-il qu’a chaque année dans de nombreuses villes canadiennes, on pratique des ‘’avortement de la dernière minutes’’ (plus de 100 par année à Montréal) quelques jours avant l’accouchement naturel d’un enfant qui respirera et qui vivra sans assistance après l’avortement de type césarienne … mais que ces enfants sont par la suite laissé mourir voir poussé à mourir, car ils n’ont aucune considération juridique ? Comment se fait-il que la société canadienne désire davantage protéger les animaux et les végétaux qu’assurer un statut d’être humain …. à un être humain ? Comment se fait-il que le Canada soit parmi les pays dans le monde qui autorisent l’avortement jusqu’au tout derniers instants de la grossesse ? Comment se fait-il que les ‘’avortements chroniques’’ (définis en fréquence et nombre par femme) soit passés de 30% à 37% dans les dernières années ? Comment se fait-il que l’avortement soit largement l’acte médical le plus pratiqué au Canada ? Comment se fait-il que de proposer des méthodes alternatives à l’avortement (tel l’adoption pré-accouchement) ne soient presque jamais considéré ? Comment se fait-il que 99,7% des avortements sont pour des raisons dites ‘’de complaisance’’ ou de ‘’choix de vie’’ et que seulement 0,3% des femmes affirment craindre pour leur santé physique ou mentale en choisissant de mettre fin à la grossesse. Notez que je ne dit pas ici qu’il s’agit d’un choix banal sans empreintes psychologiques sur la mère, bien au contraire.

Une étude de ces questions par un groupe scientifique arriverait-il automatiquement à la criminalisation pure et simple de l’avortement ? Je suis certain que non !  Il est tout à fait envisageable que lorsque le comité répondra à ces questions par des réponses que tristement vous connaissez déjà …… et bien néanmoins, l’avortement reste un choix pour la très grande majorité des cas. L’IVG (interruption volontaire de grossesse) devrait peut être se voir mieux encadré mais l’interruption de grossesse pour raison médical, pour viol ou inceste ou pour cas exceptionnels ne devrait logiquement jamais être touché. La majorité des pays occidentaux (surtout européens) fixes une date limite à la pratique de l’IVG, mais rares sont ceux qui l’interdisent complètement. Il y a également possibilité de donner des droits juridiques à l’enfant à naître en cas de crimes porté à l’encontre de sa mère, sans pour autant diminuer les droits de cette femme.

Est-ce qu’un tel discours et un tel questionnement sont immanquablement un témoignage de la droite religieuse ? Non ! De la droite morale et sociale ? Non ! 
Non seulement la remise en question de l’avortement dans sa forme actuelle est remarqué autant chez la gauche que chez la droite, autant chez les religieux que chez les laïcs mais de plus, il faut noter que la proportion de femmes, mères ou non, qui défendent cette cause est fort large et fort déterminé à défendre son droit de parole sur la question.

Dernièrement des chercheurs italiens et australiens ont proposé que puisque la définition de la vie vient généralement avec la prise de conscience de soi ainsi que l’interaction avec son milieu, il faudrait permettre de mettre fin à la vie du bébé jusque plusieurs moi après l’accouchement. Il est vrai que suivant la logique actuelle, cette conclusion paraît pleine de sens. Êtes-vous d’accord avec cette proposition ?  Moi non !

Petite note personnelle : en tant que libertarien, la liberté de choix est pour moi une chose incontournable et fondamentale, il faut toutefois ne pas oublier que notre liberté s’arrête ou commence celle des autres. Et pour savoir qui est cet ‘’autre’’ il faut d’abord définir la notion d’individu. Il faut aussi noter que le libéralisme classique se base sur un principe de non-agression et de défense des droits de chaque être humain. J’invite les libertariens à visiter ce site pour voir des positions similaires aux miennes et comprendre leurs conformités au libertarianisme : Libertarians for life  http://www.l4l.org/ .

Personnellement je suis père de famille, j’ai eu la chance d’avoir plusieurs femmes autour de moi de tout les horizons avec qui je discute, j’ai énormément à cœur leur santé et leur libre arbitre, je suis bien placé pour comprendre ce que la venue d’un enfant crée dans une vie …. mais je ne peux considérer la destruction d’une vie (être humain viable) comme une façon de se sentir libre et comme une façon de régler nos problèmes quotidiens. Pour ma part je ne considère pas l’interdiction complète de l’IVG comme souhaitable, par contre je crois qu’une limite temporelle devrait être fixée dans le déroulement de la grossesse. Trois mois, cinq mois, six mois … c’est à discuter, mais il faut en discuter. Je crois aussi que tout en maintenant le libre choix des femmes, il faut réaffirmer les autres possibilités qui s’offrent à elles et prendre des mesures pour réduire la banalisation de ce choix.

Néanmoins, malgré ce que je crois personnellement, je dois dire que la motion M-312 du député Woodworth ne va même pas jusque là. J’invite les gens à comprendre qu’il y a un juste milieu entre les aiguilles à tricoter issues d’un temps ancien où la criminalisation était complète et surtout où les femmes étaient ostracisées étant enceintes …. et d’une autre part, la banalisation de l’interruption d’une vie, surtout lorsque même les avortement ‘’de dernières minutes’’ commencent à nous sembler normaux. Il est certains qu’en changeant quoi que ce soit aux lois actuelles, ne serais-ce que pour aller rejoindre la législation des pays européens, certaines facettes du plein choix seront affectées, mais il y a moyen de faire des concessions et arrêter de nier l’existence d’un être humain pour conserver le soulagement de ne pas avoir de remords. Ce que l’on appelle ‘’le droit’’ à l’avortement ne serait vrai que s’il n’interférait pas avec le droit de quelqu’un d’autre. Se séparer d’un bébé en gestation n’est pas comme se séparer de son appendice. Le bébé n’est pas une partie du corps de la mère, il est indépendant au point ou le sang ne se mélange même pas.

Stephen Woodworth invite ses confrères députés à voter selon leur conscience et affirme qui si la science nous prouve des choses que l’on ne connaissait pas il y a 40 ans, alors aucun député élu et représentant du peuple ne devrait sans murement y réfléchir, voter dans le sens de dire que certains être humains ont le droit de l’être et d’autre non.

 

«Nous devrions discuter de la définition de l’être humain. Les débats sur des questions complexes ne se ferment pas. Ils peuvent continuer pendant très longtemps.»

 

Congrès de fondation du Parti Conservateur du Québec

Par Michaël Descamps

Après avoir trébuché et s’être relevé, le Parti Conservateur du Québec (PCQ) tenait les 26 et 27 mai dernier à Drummondville, le premier congrès du parti qui en même temps devenait le premier congrès d’un parti conservateur au Québec depuis plus de 77 ans. L’establishment du PCQ avait opté pour Drummondville en son état de ‘’capitale québécoise de la petite entreprise’’.  J’avais décidé de me présenter au congrès malgré certaines appréhensions. Avec tout ce que l’on a entendu sur les évènements des derniers moi, je considérais ma présence au congrès comme une dernière chance que je donnais au parti. Je vais tenter de vous faire un récit fidèle du déroulement de la fin de semaine.

En présence d’une cinquantaine de personnes et d’une quinzaine de candidats nommés, le congrès s’ouvrait sur la vidéo Et si nous avions fais fausse route depuis soixante ans, issue de la campagne 2012 du mouvement Frédéric Bastiat en France. Se succédant au micro, le président du parti, le président de la commission politique et quelques candidats aux élections, nous tenaient tour à tour un discours inspirant au sujet de la droite au Québec. Puis viens ensuite le discours de Luc Harvey qui commença par saluer la contribution de la défunte ADQ et de mouvements tels le RLQ. Le mot d’ordre était donné : au Parti Conservateur du Québec, on s’assume, on est de droite et on ne veut pas d’ambigüité. Selon Luc Harvey, il n’y a pas ‘’plusieurs’’ droite mais plusieurs vision de la droite, qu’elle soit conservatrice, libertarienne ou identitaire. Puisque le Québec est orphelin d’un vrai parti de droite depuis des décennies il est normal qu’aujourd’hui chaque mouvance à droite du centre, essaie de tirer la couverte de son bord et essaie de trouver un parti qui la représente, elle uniquement. Toutefois, sans union, sans harmonisation du discours, sans fronts communs, il sera très difficile de faire bouger les choses au Québec. Luc Harvey continua sur une histoire qu’un chef aborigène lui raconta un jour en Afrique :

‘’Le matin en Afrique quand le soleil se lève, la gazelle s’étire et réchauffe ses muscles pour être agile et prête à courir vite. Elle sait pertinemment que si elle ne coure pas suffisamment  vite, elle se fera manger. Pareillement le lion s’échauffe lui aussi, car s’il ne coure pas suffisamment vite il ne mangera pas. Le chef dit que cette histoire pourrait être comparée à la situation économique de nos pays nordiques….vous au Québec vous êtes comme des gros lions qui ont trop mangé, vous ne savez plus courir. Vous n’avez jamais connu ce que c’est de devoir trouver de la subsistance pour votre famille ou des soins pour vos petits. Ainsi, puisque vous ne connaissez rien de cela, vous avez oublié ce qu’est le travail et vous attendez à ce que tout vous arrive par magie.’’

Mr. Harvey  ajoute une autre analogie en disant que : ‘’le Québec est comme une équipe sportive arrivée à la mi-temps dans une partie ou il perd 5-0. Comme québécois on a le choix de se relever les manches et travailler fort pour réussir ou encore de laisser tomber et retourner au jeu en attendant que les minutes du match s’écoulent et que tout s’écroule pour nous.’’

Pour officialiser l’ouverture du congrès il rappelle que les propositions du congrès du 26-27 mai ne sont que des embryons du programme final et que la commission politique travaillera d’autant plus fort à la suite du congrès. Il rappelle que tout amendement est le bienvenu et rappelle finalement que s’il devient officiellement le chef du PCQ, il est avant tout un militant et qu’il espère n’être qu’un petit passage dans la longue histoire qui se dessine pour le PCQ.

Suite à cela nous avons eu deux conférenciers, l’un au sujet du problème des gangs de rue qui exploitent les jeunes québécoises dans des réseaux de prostitution et l’autre sur l’exploitation sous développée de nos ressources agricoles.

La matinée fut constituée de trois comités d’étude dans lesquels nous étions invités à débattre des différentes propositions. Les trois comités discutaient soit de la Famille, de la Gouvernance ou de  Fiscalité, retraite et travail. En après midi chacune des propositions fut débattue cette fois en la présence de tous. Je ne m’attarderai pas réellement sur le contenu car les propositions seront sur le site du PCQ ( www.particonservateurquebec.org ) sous peu.

 

En soirée un banquet fut servi, qui permis aux membres et aux intéressés d’échanger sur de multiples sujets, à connotations politiques pour la très grande majorité évidemment.

Le dimanche, les propositions qui n’avaient pas été débattues la veille furent discutées entre 09h00 et midi. Pour clôturer le congrès, plusieurs discours vinrent galvaniser les membres du parti. Le mot de la fin fût évidemment pour Luc Harvey qui rappela l’importance de l’unité et du respect. Il rappela que malgré les embuches connues par le PCQ dans les derniers mois, il y a derrières le logo du parti, des dizaines d’hommes et de femmes qui donnent leur temps et leur argent pour défendre une cause qui leur tient à cœur.  Bien que toutes discussions puissent être saines, il ne sert donc à rien de laver notre linge sale en public, surtout si c’est pour verser dans la démagogie. Nous avons pus apprendre que le PCQ compte actuellement 500 membres et que 70 candidats aux élections sont déjà confirmés, 125 candidats devraient être présents dès le mois de septembre. Nous avons aussi eu l’assurance que les problèmes de communications sont choses du passée maintenant. Il ne devrait plus y avoir de problème de carte de membre, de problème sur le facebook ou sur le site web. L’information devrait circuler beaucoup plus facilement. Le parti a pris en note chacune de nos adresses email et numéros de téléphone pour pallier à toute éventualité. Déjà cette semaine sur le facebook du parti on peut sentir une très nette amélioration.

Pour finir sur une note personnelle, il est clair que dans tout parti, il est impossible que l’ensemble des membres s’entendent sur tout. J’ai bien évidemment pus sentir la présence d’une aile conservatrice, d’une aile plus modérée et d’une aile libertarienne. Bien que certain ne soit pas ressorti pleinement satisfait du congrès, la plupart le sont et tous s’entendent pour dire que le parti marche dans la bonne direction. Maintenant…il est très facile de devenir membre et de se joindre à la commission politique pour présenter des propositions qui penchent davantage vers votre vision de la droite, j’ai demandé moi-même à faire partie de la commission dans cette optique.  Pour finir, s’il y a bien une  chose qui me faisait peur avant le congrès mais dont je suis ressorti rassuré, c’est la démocratie au sein du PCQ.