Tous les articles par Reynald Du Berger

Reynald Du Berger a été un des professeurs fondateurs de l’Université du Québec à Chicoutimi, où il a enseigné la géophysique pendant plus de 30 ans. Ses intérêts de recherche sont en séismologie et en géophysique appliquée à l’environnement et aux eaux souterraines. Il a été le premier séismologue à installer des séismographes sur le terrain en vue d’étudier la région la plus active dans l’Est de l’Amérique du Nord, la zone de Charlevoix-Kamouraska.

Un nuage menaçant

Par Reynald Du Berger

(Collaboration spéciale)

 

On soupçonnait déjà que les rayons cosmiques atteignant la Terre jouaient un rôle important dans la formation des nuages en basse altitude. Mais on n’avait jamais étudié auparavant le phénomène en laboratoire. CLOUD (Cosmic Leaving Outdoor Droplets) est cette grande expérience du CERN débutée il y a plus d’un an à Genève et regroupant quelque 17 instituts de recherche de 8 pays différents, principalement d’Europe et d’Amérique. Elle vise à étudier, dans une chambre spéciale à atmosphère hyper-controlée, la formation des nuages sous l’effet d’ensemencement par les rayons cosmiques.

De façon simplifiée, disons qu’aux taches solaires, est associé un champ magnétique qui protège la Terre du bombardement par les rayons cosmiques provenant de l’espace. Plus les rayons cosmiques atteignant la Terre sont abondants, plus cela favorise la formation de nuages en basse altitude, et plus la couverture nuageuse de basse altitude est importante, plus les températures sont basses. Les premiers résultats de CLOUD viennent tout juste d’être publiés dans la revue scientifique Nature, et tendent à confirmer cette hypothèse. Nous sommes en ce moment dans un creux solaire jamais atteint depuis 50 ans. Si la tendance se maintient, en 2014 il n’y aura plus aucune tache solaire et cette année-là devrait donc être particulièrement froide. On peut même anticiper un petit âge glaciaire analogue à celui que nos ancêtres ont connu aux 17ième et 18ième siècles (La Tamise avait gelé à plusieurs reprises), qui pourrait débuter d’ici une trentaine d’années. Le soleil et non les GES émis par vos voitures a toujours été et restera le moteur principal des changements climatiques -mis à part quelques soubresauts volcaniques comme par exemple celui du super-volcan Toba il y a 74 000 ans-. Bref, c’est le refroidissement qui nous guette… rien de bien réjouissant!

Ces premiers résultats de CLOUD sont le premier pavé important, pavé de nature rigoureusement scientifique, jeté dans la marre des réchauffistes du GIEC, dont les rapports alarmistes reposent très peu sur les observations scientifiques mais surtout sur des modèles climatiques sur-simplifiés. CLOUD permet aussi de mieux comprendre les processus chimiques impliqués dans la formation de ces nuages. Les périodes où la Terre connait un réchauffement coïncideraient avec celles des périodes d’activité solaire maxima et vice versa. Or il se trouve que les observations actuelles sont en harmonie avec cette hypothèse, contrairement aux prédictions des modèles du GIEC. Les prêtres du réchauffisme qui célèbrent leur culte dans les temples de cette nouvelle religion climato-alarmiste que sont les Universités de Pennsylvania State et d’East Anglia ainsi que la NASA ont toujours été hantés par le spectre de cette hypothèse des rayons cosmiques. C’est donc une première flèche, et elle est de taille, qui leur est ainsi décochée dans leur talon d’Achille climatique. La douleur est lancinante.

L’expérience est loin d’être terminée. Un nuage gris, menaçant et de plus en plus gros apparaît dans l’azur des réchauffistes. L’orage n’est pas loin. Mes prévisions de climato-sceptique : effondrement imminent du déjà fragile édifice du GIEC et ensuite de la précaire Bourse du carbone à laquelle le vert et naïf Québec vient de s’inscrire.