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Jean-François Néron peut être qualifié de droitiste économique, rentabiliste et responsabiliste, et d'humaniste. Co-fondateur de l'association Québec autonome prospère (QAP), un groupe de discussion pour fonder un parti de droite répondant aux attentes des Québécois, il blogue sur différentes plateformes. Ex-vice-président du comité exécutif de l'Association adéquiste de Chauveau, il côtoie les bonnes personnes pour parler de politique de droite analytique. Il a co-fondé le Mouvement Waska en 1982 et Waska.org en 2007, un organisme à buts non lucratifs (économie sociale) aidant ses membres à acquérir leur autonomie, à se concerter, à partager et à s'entraider pour atteindre leur prospérité. Il est également agent-téléphoniste et délégué syndical des employés du service de relais de Bell à Québec (Nordia), prônant la négociation gagnant-gagnant. Jean-François Néron promeut le constructivisme et la communication positive.

Bénévoles autrement, le volontariat 2.0

 
L’arrivée assez récente des nouvelles technologies dans le monde des œuvres humanitaires bouscule les traditions communautaires des organismes et les aide à la fois. Chaque jour fait apparaître une nouvelle application qui révolutionne la relation qu’entretient l’organisme à buts non lucratifs et la population qu’elle dessert, la dynamique de collaboration entre les administrateurs et leurs pairs, de même que tout le processus de financement.
 
 Autrefois, le bénévolat se résumait à affecter à des tâches administratives ou promotionnelles plutôt «manuelles» des âmes charitables prêtes à faire don de leur temps, de leurs aptitudes et de leur expérience. La palette des postes bénévoles est demeurée pendant des lustres limitée aux couleurs primaires.
 
Puis, vlan! Le micro-ordinateur et l’Internet débarquent au local. Encore sous le choc et noyés dans une mer agitée de mises à jour incessantes, les administrateurs d’OSBL et leurs gestionnaires peinent à planifier et à mettre en œuvre la migration des bénévoles vers ces nouveaux outils sensés faire atteindre des vitesses vertigineuses à la gestion interne, à la promotion, au recrutement, au financement, aux communications et à la concertation.
 
Voici quelques suggestions d’applications concrètes :
 
  • Gérer le secrétariat, l’agenda, le classement et les bases de données via le nuage Google. Des bénévoles peuvent contribuer à entrer des données, corriger des données, effectuer tout le secrétariat au local ou à distance…
  • Bloguer. Des bénévoles s’affairent à démontrer que l’organisme est en vie et combien il contribue à l’essor de la communauté. Les tâches varient de modération de blogue à auteur de billets, en passant par la photographie, l’infographie et la correction.
  • Promouvoir. Rien de plus amusant pour les bénévoles que de cliquer sur «J’aime» lorsqu’ils rencontrent sur Facebook une publication de votre blogue. Cette fonction, ainsi que «partager», propagent le message de l’organisme en plus de lui conférer une note d’approbation populaire. Ça vaut plus que l’archaïque dépliant! Il existe aussi Google+, Tumblr, etc.
  • Automédiatiser! Des bénévoles outillés de caméras captent des vidéos faisant valoir les œuvres de l’organisme. D’autres font briller leurs talents d’éditeurs. Le tout se retrouve sur YouTube, DailyMotion ou Blogtv.com… Faites-vous voir!
  • Devenir des stars! Des âmes charitables figurent bénévolement dans vos vidéos afin de démontrer les activités de l’organisme. Certains animent, narrent, jouent des personnages… L’objectif est de démontrer la vie, l’accomplissement, le message.
  • Représenter. Une délégation d’ambassadeurs bénévoles peuvent accompagner le DG de l’OSBL aux différents meet-ups : Focus20, SWAFF, TweetUp de Québec, Yulbiz, Twestival et une multitude de 5 à 7 où l’on rencontre les humains derrière les avatars web 2.0. On conclut des ententes, on y trouve des collaborateurs, on y déniche des occasions et on se place royalement sur la mappe!
 
Ce ne sont ici que quelques exemples. La liste pourrait toutefois s’allonger à mesure que l’organisme s’aventure sur ces nouveaux horizons.
 
La semaine de l’action bénévole vient tout juste de se terminer mais l’implication est à l’année longue. Profitez de ces idées qui motiveront les troupes tout en propulsant votre message!

La catalogne improbable

La Coalition Avenir Québec (CAQ) défie les règles fondamentales d’un plan d’affaires : faisabilité, rentabilité et marketing. C’est pourquoi je lui colle l’adjectif «improbable».

Faisabilité… Pensez-vous que des élus multicolores, provenant de partis aux antipodes sur le plan des valeurs, puissent siéger à l’Assemblée nationale tout en respectant le voeu des membres qui – eux – sont des adéquistes pour la grosse majorité? Ceux qui ne le sont pas sont droitistes pour le moins.

Rentabilité… Est-ce vraiment pragmatique d’investir tous les efforts de fusion et de fondation d’un parti qui, finalement, consiste à mettre au mixeur les élus de vieux partis dont la population est fatiguée? Excepté pour Gérard Deltell, bien sûr. Et François Bonnardel. Et Sylvie Roy et Janvier Grondin. Ils sont frais. Les autres, tous mutins (ils ont sauté de navires loin d’être en perdition), doivent-ils inspirer confiance?

La CAQ est une catalogne cousue de fil blanc. Un amalgame de carrés de tissus et couleurs hétéroclites et hétérogènes. Comme je répète souvent: hmmmm!

Je trouve tellement dommage de voir quatre parlementaires adéquistes que j’admire aller se fondre dans une masse floue, aller perdre leur temps de parole et leur budget de recherche… Une valeureuse chevalière et trois valeureux chevaliers envoyés au front sans arme ni bouclier.

Vous aurez compris que j’ai fièrement servi comme vice-président du comité exécutif de l’Association adéquiste de Chauveau et que ces gens sont mes mentors.

En tout cas, je souhaite bonheur et prospérité aux élus et aux membres de la CAQ. Puissiez-vous réfléchir au plan d’affaires pendant qu’il est temps.

L’économie sociale, une solution de droite

L’entreprise d’économie sociale (EÉS) est une forme d’organisme à buts non lucratifs qui a comme particularité de devoir générer ses propres revenus, d’être rentable et de contribuer à l’essor socio-économique de son milieu en aidant les individus qui en ont besoin.

Contrairement à la croyance droitiste, l’EÉS ne compétitionne pas l’entreprise privée. Elle n’en a pas le droit. Elle a pour mission de n’aider que ses membres, idéalement des individus, des entreprises et des associations qui autrement seraient abonnés à l’aide gouvernementale ou voués à la faillite. L’économie sociale est une dynamo qui aide les affaiblis à reprendre leurs forces sans ajouter de poids au fardeau fiscal. Ce faisant, elle génère de la prospérité en permettant à toute une tranche de population de s’affranchir de la dépendance aux fonds publics et de prendre son élan pour intégrer l’autoroute des membres actifs de la société.

Peu ou pas subventionnée, l’EÉS est l’alternative droitiste de l’aide humanitaire. Elle promeut l’autonomie, la responsabilité et l’implication socio-économiques. Ses membres sont encouragés à comprendre le mécanisme et le fonctionnement de la prospérité par l’expérience.

Depuis des années, le gouvernement peine à honorer ses engagements envers la population à cause de la lourdeur administrative de l’État. Les sociétés publiques ne peuvent être privatisées sans que cela ne cause tout un émoi : les Québécois tiennent mordicus à conserver leurs fleurons qu’ils considèrent comme «leurs co-propriétés». Les élus sont pris entre l’arbre et l’écorce pour l’éternité., ne pouvant ni privatiser les sociétés non rentables ni les conserver sans prolonger la descente du Québec dans l’abysse financier.

L’économie sociale offre donc l’alternative qui plaît à tous. Étant un OBNL, l’EÉS est administrée par un conseil bénévole, dépourvu d’intérêts pouvant être jugés abusifs. Elle ne peut faire l’objet d’une acquisition étrangère, assurant ainsi sa sauvegarde en tant que fleuron québécois à vie. Elle doit rendre des comptes publics. Elle est une entité démocratique. Elle est autonome financièrement, efficace et productive. Elle a le mandat de générer de la prospérité dans son milieu. Elle est rentable!

L’EÉS a aussi la qualité d’être charmante aux yeux de tous les Québécois, quelle que soit leur croyance politique. Transformer les sociétés d’État en entreprises d’économie sociale semble le choix sensé tant sur le plan économique que traditionnel. C’est un compromis gagnant-gagnant.

Sans avoir à révolutionner ni le monde entrepreneurial québécois ni la législation, il est facile de recourir à cette recette pour offrir un régime minceur au gouvernement sans trop d’inconvénients. L’économie sociale est déjà bien implantée et dûment réglementée, offrant ainsi de bons exemples d’applications et d’études démontrant ses avantages. Pas besoin de Ché.

Dans un prochain billet, je fournirai une bibliothèque de liens et une palette de statistiques qui sauront titiller les plus fins palais financiers qui conseillent les décideurs.

Bonheur et prospérité, toutes et tous!