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Vidéo virale: Quand un chauffeur d’autobus pète sa coche. Une leçon de service à la clientèle

Par Philippe David

Une vidéo est devenue virale après avoir été publiée dans le groupe Facebook Spotted: STM. La vidéo montre un chauffeur qui a immobilisé son autobus suite à une altercation avec une cliente qui a dégénéré. À la décharge du chauffeur, la vidéo ne montre pas l’altercation et il est donc difficile de dire ce qui c’est produit exactement, mais en regardant la vidéo et en lisant cet article du Journal de Montréal et ayant plus de 30 ans en service à la clientèle, je peux me permettre de faire certaines observations sur ce qui apparaît être un cas de mauvais service à la clientèle

Vous pouvez visionner la vidéo ici.

Au début de la vidéo, on voit que le chauffeur est en train de communiquer avec la centrale on peut l’entendre dire:

«Vous pouvez envoyer quelqu’un ici pour qu’elle se calme les nerfs et qu’elle sorte de l’autobus», demande par téléphone un chauffeur de la Société de transport de Montréal (STM) à son centre opérationnel. «Je suis au coin Frontenac et Hochelaga en direction nord».

Après quoi, on le voit raccrocher plutôt violemment le combiné de sa radio. Pendant ce temps, on entend la cliente plutôt calmement expliquer à quelqu’un qui voulait apparemment monter dans l’autobus que celui-ci était immobilisé parce que le chauffeur avait «pété sa coche contre elle».  Après ça, on voit un échange entre la cliente et le chauffeur dans lequel il apparaît plutôt clair que s’il y en a un des deux qui a besoin de se «calmer les nerfs», c’est le chauffeur.

Selon ce qu’on peut dégager de la conversation, la cliente, apparemment préoccupée par son téléphone portable n’avançait pas assez vite au goût du chauffeur qui lui aurait demandé de presser le pas en la traitant de «princesse» au passage, ce que la cliente n’a pas du tout apprécié, au point que la conversation a dégénéré.

Si c’est vraiment ce qui s’est produit, le chauffeur avait carrément tort. Il pouvait fort bien demander à la cliente de presser le pas, mais comme chauffeur, il représente la Société de Transport de Montréal et il se doit d’être poli et courtois en tout temps avec la clientèle. Donc de traiter la cliente de princesse au passage était déplacé et irrespectueux. Plus loin dans la vidéo, le chauffeur se permet même de faire la leçon à la cliente en disant:

«Avant de demander le respect, il faut l’imposer toi même»

Désolé, mais non. En tant qu’employé de la STM, c’est le devoir du chauffeur d’être respectueux envers les clients, même si ceux-ci sont irrespectueux envers lui. Croyez-le ou non, si un client s’en prend à lui verbalement, c’est son job d’essayer de calmer le jeu, pas de surenchérir et de perdre le contrôle de la situation. Un autre commentaire très déplacé de sa part:

«Tu m’empêcheras pas de t’appeler princesse ici. Le Canada c’est un pays de droits et libertés»

Les droits et libertés n’ont rien à foutre là-dedans! En achetant sa passe mensuelle ou en mettant son $3.25 dans la boite de perception, la cliente a tous les droits de s’attendre à ce que le chauffeur ne l’insulte pas et demeure poli et courtois, même si elle retarde les autres utilisateurs en taponnant avec son cellulaire.  Tu as beau avoir droit à la liberté d’expression, mais ton employeur a aussi parfaitement le droit de te virer si tu manques de respect à ses clients. Je sais ce que c’est. Dans ma carrière, j’ai dû maintes fois composer avec des clients difficiles et la plupart du temps, j’ai réussi à calmer le client et maintenir le contrôle. C’est pour ça qu’on me paie. Dans ce cas particulier, le chauffeur a causé le problème en insultant la cliente, puis, plutôt que de s’excuser, il a laissé l’argument dégénérer au point où il a cru nécessaire d’immobiliser son autobus et appeler de l’aide pour faire sortir la cliente de l’autobus. Ce faisant, il a causé de graves inconvénients à tous les passagers de l’autobus.

Dans une entreprise qui est soucieuse de son image et de son rôle de bien servir sa clientèle, ce genre de comportement mériterait une sanction quelconque. Pas nécessairement une sanction sévère si le chauffeur a  un bon dossier. Après tout, ça peut arriver à n’importe qui de l’échapper. Mais il mérite une sanction tout de même. Reste à savoir ce que la STM fera. Puisqu’elle est un monopole avec une clientèle captive, elle pourrait être tentée de défendre son employé au détriment de son image, ce qu’une compagnie privée en concurrence ne pourrait pas se permettre. Cependant, j’espère que la STM donnera suite à une plainte éventuelle. Sa clientèle et les contribuables qui la subventionne lourdement, méritent mieux.

Changer ses pneus, un jeu d’enfant !

Par Lisa Tremblay
L’idée générale qui circule dans le domaine de l’automobile est que les femmes ne savent pas changer un pneu. Rassurez-vous, cette performance technique est tout aussi difficile à réaliser pour la gente masculine. Alors si un jour vous souhaitez impressionner votre mari, un ami ou encore un frère, suivez ce guide de conseils pour automobilistes ou passagers qui, un jour, devront peut-être changer un pneu sur les routes québécoises de Gatineau.

En pratique, il est d’abord utile de savoir qu’il est indispensable de changer les quatre pneus en même temps pour que le comportement de la voiture soit équilibré. Cependant, un pneu coûte cher donc il arrive que les automobilistes changent les pneus deux par deux ou prennent des pneus de seconde main et des pneus neufs en même temps. Dans ce cas, mon spécialiste pneumatique à Gatineau me conseille de mettre les pneus neufs à l’arrière du véhicule.

A quel moment faut-il changer ses pneus?

Alors mesdames, sachez que pour garantir votre sécurité sur les routes, il ne faut pas avoir peur de se salir. En effet, savoir à quel moment il faut les changer dépendra d’abord de l’état des pneus. Ici, munissez-vous de mouchoirs, car il faudra regarder si vos pneus contiennent d’éventuelles traces d’usure et là, bonjour à la poussière et saleté que vos pneus contiennent ! Pendant cette inspection, il est bien d’éliminer d’éventuels cailloux et autres bouts (verre ou fer) qui se placent sur la rainure des pneus et qui créent des crevaisons. Notez aussi qu’il est indispensable d’effectuer une inspection d’usure après, environ, 3000 kilomètres de route; niveau facilement atteint quand on connait la superficie du Canada et tout simplement celle du Québec. Au niveau de la gomme du pneu, sachez qu’après 5 ans, elle doit être changée. Les mécaniciens et garagistes (de Gatineau ou d’ailleurs) prodiguent volontiers des conseils sur ce sujet.

Comment monter ses pneus?

Avant de changer ses pneumatiques, il est d’abord indispensable de choisir des pneus qui respectent les critères de dimension comme la largeur et la hauteur du véhicule. Sur un même essieu, il faut impérativement monter des pneus identiques. Si l’on change les pneus par deux, il est important de placer les pneus neufs à l’arrière du véhicule, car ils ont une meilleure adhérence et cela permet d’éviter les tête-à-queue ! Plutôt utile n’est-ce pas ? J’ai trouvé aussi plein d’autres informations pertinentes ici.

A quel endroit faire monter ses pneus?

Si malgré tous ces conseils, vous ne souhaitez pas mettre la main à la pâte (ou dans le pneu dans ce cas précis), sachez qu’au Québec, les automobilistes ont l’embarras du choix quant aux endroits où ils peuvent acheter leurs pneus et les faire changer : magasin spécialisé, concessionnaire ou encore les acheter sur internet pour avoir recours à des prix discount. Certains sites réalisent des comparaisons sur le prix des pneus pour garantir le meilleur prix à ses visiteurs comme le site suivant: http://www.pneu-compare.com/.

Pour les faire changer, l’automobiliste peut se diriger vers son garagiste ou encore vers son concessionnaire. Certains garagistes acceptent parfois de reprendre les anciens pneus ou de les stocker, il est donc utile de se renseigner auprès de ces derniers.

 

La motion M-312, la différence entre les aiguilles à tricoter et le gros bon sens

 Par Michael Descamps

Parmi les questions qui sont débattues périodiquement et qui reviennent régulièrement sur la table au Canada (débat dans les prochains jours), on ne peut ignorer celle du droit à l’avortement qui continue encore aujourd’hui de susciter débats et émotivité. La motion M-312 du député conservateur Stephen Woodworth suscite la rage, mais surtout la peur, de nombreuses organisations qui pour empêcher le retour à un débat si important, essaient de le démoniser et versent dans la caricature. Sans prendre le temps de considérer le fondement de la motion, les groupes qui s’y attaquent annoncent en grande pompe le retour aux aiguilles à tricoter, aux femmes mourant par centaines et au retour du moyen âge sur terre. En les écoutants, on se rend bien vite compte qu’ils considèrent que tout ceux que l’on peut appeler ‘’pro-vie’’ sont des religieux extrémistes venu de l’ouest et qu’aucun d’entre eux n’a jamais eu ni enfant ni femme, ce qui leur donne si peu de compassion. Il ne faudrait toutefois pas oublier que malgré l’évidente présence des mouvements religieux dans cette cause (comment faire autrement sur cette question) il y a aussi d’innombrables laïcs qui y participent et d’innombrables femmes qui passent leur vie et leurs énergies à demander un nouveau débat.

 
Faut-il réellement se boucher les oreilles et donner un grand coup de pieds dans la motion M-312 ? Se pourrait-il que cette obstination à refuser tout débat soit dû au fait que l’on ait peur d’entendre quelque chose qui relève d’une certaine part de vérité ? Si ces groupes sont si convaincus de la teneur de leur argumentation, pourquoi avoir peur d’en discuter ? Se pourrait-il qu’en versant dans l’extrémisme et la caricature on passe à côté d’une remise en question saine qui ne demande fort probablement même pas à aller aussi loin que la criminalisation pure et simple de l’avortement ?

La motion M-312 n’a aucune avenue légale sur l’avortement. La motion M-312 ne demande que la constitution d’un comité qui serait chargé de se pencher sur la question de la constitution humaine ou non des bébés avant leur naissance et ce, de façon objective et factuelle, en ne considérant que les données scientifiques et concrètes.

 

Le député de Kitchener-centre Stephen Woodworth, n’a à priori pas proposé cette motion dans le but de criminaliser tout bonnement l’avortement.

 

«Si les preuves vous disent qu’un enfant est un être humain avant le moment de sa naissance complète, allez-vous fermer vos yeux devant la vérité simplement pour justifier l’avortement?», a-t-il déclaré.

« Ne souhaitez-vous pas que vos lois soient fondées sur la vérité ? »
S’exprimant d’une voix calme et posée, M. Woodworth se défend bien de vouloir recriminaliser l’avortement. Il affirme vouloir susciter un débat public à propos de la définition légale de l’être humain, apparue il y a 400 ans et peu adaptée aux progrès de la médecine.

«Cependant, j’ai conclu que la science médicale moderne nous informera que les enfants sont en réalité des êtres humains à un certain point, avant le moment de la naissance complète», a-t-il signalé.

 

Il ne l’a fait ni avec des principes religieux, ni avec l’extrémisme de demander à reconsidérer l’avortement dès le moment de la conception, il a seulement demandé à ce que l’on se pose des questions.

 
Des questions bien simples en fait, comme : pourquoi est-ce qu’une femme enceinte de 8 mois qui se fait frapper volontairement dans le ventre et qui perds son bébé ne peut s’attendre à ce que notre système justice  condamne le criminel pour homicide ? Comment se fait il que cet être évolué pourtant viable (en fin de grossesse) ne puisse être protégé convenablement contre la mauvaise intention d’individus exploitant cette absence de droit? Comment se fait-il qu’a chaque année dans de nombreuses villes canadiennes, on pratique des ‘’avortement de la dernière minutes’’ (plus de 100 par année à Montréal) quelques jours avant l’accouchement naturel d’un enfant qui respirera et qui vivra sans assistance après l’avortement de type césarienne … mais que ces enfants sont par la suite laissé mourir voir poussé à mourir, car ils n’ont aucune considération juridique ? Comment se fait-il que la société canadienne désire davantage protéger les animaux et les végétaux qu’assurer un statut d’être humain …. à un être humain ? Comment se fait-il que le Canada soit parmi les pays dans le monde qui autorisent l’avortement jusqu’au tout derniers instants de la grossesse ? Comment se fait-il que les ‘’avortements chroniques’’ (définis en fréquence et nombre par femme) soit passés de 30% à 37% dans les dernières années ? Comment se fait-il que l’avortement soit largement l’acte médical le plus pratiqué au Canada ? Comment se fait-il que de proposer des méthodes alternatives à l’avortement (tel l’adoption pré-accouchement) ne soient presque jamais considéré ? Comment se fait-il que 99,7% des avortements sont pour des raisons dites ‘’de complaisance’’ ou de ‘’choix de vie’’ et que seulement 0,3% des femmes affirment craindre pour leur santé physique ou mentale en choisissant de mettre fin à la grossesse. Notez que je ne dit pas ici qu’il s’agit d’un choix banal sans empreintes psychologiques sur la mère, bien au contraire.

Une étude de ces questions par un groupe scientifique arriverait-il automatiquement à la criminalisation pure et simple de l’avortement ? Je suis certain que non !  Il est tout à fait envisageable que lorsque le comité répondra à ces questions par des réponses que tristement vous connaissez déjà …… et bien néanmoins, l’avortement reste un choix pour la très grande majorité des cas. L’IVG (interruption volontaire de grossesse) devrait peut être se voir mieux encadré mais l’interruption de grossesse pour raison médical, pour viol ou inceste ou pour cas exceptionnels ne devrait logiquement jamais être touché. La majorité des pays occidentaux (surtout européens) fixes une date limite à la pratique de l’IVG, mais rares sont ceux qui l’interdisent complètement. Il y a également possibilité de donner des droits juridiques à l’enfant à naître en cas de crimes porté à l’encontre de sa mère, sans pour autant diminuer les droits de cette femme.

Est-ce qu’un tel discours et un tel questionnement sont immanquablement un témoignage de la droite religieuse ? Non ! De la droite morale et sociale ? Non ! 
Non seulement la remise en question de l’avortement dans sa forme actuelle est remarqué autant chez la gauche que chez la droite, autant chez les religieux que chez les laïcs mais de plus, il faut noter que la proportion de femmes, mères ou non, qui défendent cette cause est fort large et fort déterminé à défendre son droit de parole sur la question.

Dernièrement des chercheurs italiens et australiens ont proposé que puisque la définition de la vie vient généralement avec la prise de conscience de soi ainsi que l’interaction avec son milieu, il faudrait permettre de mettre fin à la vie du bébé jusque plusieurs moi après l’accouchement. Il est vrai que suivant la logique actuelle, cette conclusion paraît pleine de sens. Êtes-vous d’accord avec cette proposition ?  Moi non !

Petite note personnelle : en tant que libertarien, la liberté de choix est pour moi une chose incontournable et fondamentale, il faut toutefois ne pas oublier que notre liberté s’arrête ou commence celle des autres. Et pour savoir qui est cet ‘’autre’’ il faut d’abord définir la notion d’individu. Il faut aussi noter que le libéralisme classique se base sur un principe de non-agression et de défense des droits de chaque être humain. J’invite les libertariens à visiter ce site pour voir des positions similaires aux miennes et comprendre leurs conformités au libertarianisme : Libertarians for life  http://www.l4l.org/ .

Personnellement je suis père de famille, j’ai eu la chance d’avoir plusieurs femmes autour de moi de tout les horizons avec qui je discute, j’ai énormément à cœur leur santé et leur libre arbitre, je suis bien placé pour comprendre ce que la venue d’un enfant crée dans une vie …. mais je ne peux considérer la destruction d’une vie (être humain viable) comme une façon de se sentir libre et comme une façon de régler nos problèmes quotidiens. Pour ma part je ne considère pas l’interdiction complète de l’IVG comme souhaitable, par contre je crois qu’une limite temporelle devrait être fixée dans le déroulement de la grossesse. Trois mois, cinq mois, six mois … c’est à discuter, mais il faut en discuter. Je crois aussi que tout en maintenant le libre choix des femmes, il faut réaffirmer les autres possibilités qui s’offrent à elles et prendre des mesures pour réduire la banalisation de ce choix.

Néanmoins, malgré ce que je crois personnellement, je dois dire que la motion M-312 du député Woodworth ne va même pas jusque là. J’invite les gens à comprendre qu’il y a un juste milieu entre les aiguilles à tricoter issues d’un temps ancien où la criminalisation était complète et surtout où les femmes étaient ostracisées étant enceintes …. et d’une autre part, la banalisation de l’interruption d’une vie, surtout lorsque même les avortement ‘’de dernières minutes’’ commencent à nous sembler normaux. Il est certains qu’en changeant quoi que ce soit aux lois actuelles, ne serais-ce que pour aller rejoindre la législation des pays européens, certaines facettes du plein choix seront affectées, mais il y a moyen de faire des concessions et arrêter de nier l’existence d’un être humain pour conserver le soulagement de ne pas avoir de remords. Ce que l’on appelle ‘’le droit’’ à l’avortement ne serait vrai que s’il n’interférait pas avec le droit de quelqu’un d’autre. Se séparer d’un bébé en gestation n’est pas comme se séparer de son appendice. Le bébé n’est pas une partie du corps de la mère, il est indépendant au point ou le sang ne se mélange même pas.

Stephen Woodworth invite ses confrères députés à voter selon leur conscience et affirme qui si la science nous prouve des choses que l’on ne connaissait pas il y a 40 ans, alors aucun député élu et représentant du peuple ne devrait sans murement y réfléchir, voter dans le sens de dire que certains être humains ont le droit de l’être et d’autre non.

 

«Nous devrions discuter de la définition de l’être humain. Les débats sur des questions complexes ne se ferment pas. Ils peuvent continuer pendant très longtemps.»

 

Problèmes techniques

Chers lecteurs,

 

Comme vous avez probablement pu le constater, Contrepoids a connu des petits ennuis techniques pendant le week-end. Rassurez-vous, nous n’avons pas été victimes d’une attaque, mais plutôt à une comédie d’erreurs. La plupart des problèmes ont été résolus, mais pas sans avoir souffert une perte de données. Tous les articles et commentaires publiés depuis le début du mois de mai ont  malheureusement été perdus. Il me sera possible d’en récupérer quelques uns, mais probablement pas tous et malheureusement, les commentaires ne sont pas récupérables. Désolé pour les inconvénients. Les opérations du site reviendront graduellement à la normale durant les prochains jours.

Contrepoids maintenant sur votre téléphone intelligent

Je suis heureux maintenant de vous annoncer que Contrepoids est maintenant adapté aux téléphones intelligents. Vous pouvez donc maintenant consulter Contrepoids partout où vous allez grâce à la nouvelle interface mobile.

L’interface devrait être compatible avec la plupart des téléphone offrant l’accès au web. Essayez-le!

Message de Bill Gates aux indignés

 

Ceci n’est pas vraiment un message que Bill Gates a adressé aux indignés, mais il aurait bien pu. C’est en réalité une liste de dix règles qu’ils s’est imposé à lui-même et qui ont été extraites d’un discours qu’il a prononcé dans une école secondaire quelque part aux États-Unis. Ça circule présentement beaucoup sur Facebook. Qu’il ait prononcé ce discours ou non, c’est trop bon pour ne pas le divulguer:

Règle 1:
La vie est injuste: habituez vous!

Règle 2:
Le monde se fout de votre amour-propre.
Le monde s’attendra à ce que vous accomplissiez quelque chose AVANT que vous ne vous félicitiez vous-même.

Règle 3:
Vous ne gagnerez pas 60,000 $ par an en sortant de l’école.

Vous ne serez pas vice-président en commençant, avec GSM et voiture de
fonction fournis, avant d’avoir mérité, gagné ces privilèges.

Règle 4:
Si vous croyez que votre professeur est dur avec vous, attendez d’avoir un patron.

Règle 5:
Travailler dans une friterie n’est pas s’abaisser. Vos grands-parents avaient un mot différent pour ça: ils l’appelaient une opportunité.

Règle 6:
Si vous gaffez, CE N’EST PAS LA FAUTE DE VOS PARENTS, arrêtez de
chialer et apprenez de vos erreurs.

Règle 7:
Avant que vous naissiez, vos parents n’étaient pas aussi ennuyants qu’ils le sont maintenant !
Ils sont devenus comme ça :
* En payant vos factures,
* En nettoyant vos vêtements
* Et en vous entendant répéter sans arrêt combien vous êtes bons et cools.
Ainsi, avant de sauver les forêts tropicales des parasites de la génération de vos parents, commencez donc par faire le ménage dans votre propre chambre et tout ce qui s’y trouve

Règle 8:
Votre école s’est peut-être débarrassé du système « gagnant-perdant », PAS LA VIE !
Dans certaines écoles, on a aboli les notes de passage et on vous donne autant de chances que vous voulez pour obtenir la bonne réponse.
Ceci n’existe pas dans la vraie vie !

Règle 9:
La vie n’est pas divisée en semestres.
L’été n’est pas une période de congé.
Et très peu d’employeurs sont disposés à vous aider à VOUS ASSUMER, c’est votre responsabilité.

Règle 10:
La télévision n’est pas la «vraie vie».
Dans la vraie vie, les gens quittent le café et vont travailler.

À cette liste, j’ajouterais une règle no 11: Cessez de chiâler contre les riches parce qu’ils sont riches et IMITEZ-LES. Ils ne sont pas devenus riches en restant assis sur leur steak à attendre que la « société » leur donne leur « dû ».

Human Action: Un résumé, partie 2&3

Ludwig von Mises
Human Action, ce chef-d’oeuvre de Ludwig Von Mises est un ouvrage grouillant de sagesse. Je vous invite dans l’univers de Mises avec ce résumé en six parties. Bien sûr, il appert qu’il m’est impossible de refléter la profondeur de ces écrits de 881 pages (en petit caractères) en quelques lignes, mais j’espère bien parvenir à y faire ressortir l’essentiel. Certains passages sont plus personnels suite à ma compréhension. J’espère que vous apprécierez. Bonne lecture! 


PARTIE 2: LES ACTIONS DANS LE CADRE DE LA SOCIÉTÉ

Maintenant qu’on comprend mieux les actions humaines (partie 1), il est important de placer ces actions dans le contexte de la société.

La société humaine

La société c’est des actions concertées, c’est la coopération. La réalité dans laquelle on vit à vu le jour parce que depuis la nuit des temps, l’homme a su parfaire sa compréhension sur le fait que la coopération est la façon la plus efficace de parvenir au plus grand nombre de fins. Pensez à l’ensemble des biens que vous possédez. Croyez-vous que vous pourriez avoir toutes ces choses, de la même qualité, si vous aviez eu à les produire tout seul, isolé, sans aucune aide extérieure? La réponse va de soi! C’est cette évidence qui a poussé les humains, au fil du temps, à parfaire toujours de plus en plus leur mode de coopération. On a donc observé à l’apparition de la division du travail qui ne cesse de s’améliorer avec le temps.

La division du travail est simplement le fait que chaque personne, dans le cadre de la société, a tendeance à se spécialiser dans un domaine de production particulier. Une personne comprend assez rapidement, dans le monde de division du travail, qu’elle peut répondre à plus de besoins, d’envies, en améliorant sa capacité de production dans un domaine particulier et en échangeant les fruits de son labeur contre d’autres produits dont elle désire profiter. Par exemple, prenons Jean qui a des talents d’ébéniste et qui peut construire une table par jour grâce à ses aptitudes et à son expérience. Il est évident qu’il n’a pas besoin d’une table par jour pour répondre à ses besoins. Par contre, beaucoup de gens dans la société ont besoin d’une table. Jean sait qu’il peut échanger ses tables contre d’autres produits dont le besoin est plus urgent que sa table qu’il vient de fabriquer (il a déjà la sienne, donc cette table ne lui sert à rien). Il va donc voir le fabricant de foyer et lui échange sa table contre un foyer. Son foyer lui a donc coûté une journée de travail. S’il avait décidé de fabriquer son foyer lui-même, on peut parier qu’il aurait eu besoin de plus qu’une journée, car il aurait dû penser à son plan, apprendre la technique, réparer ses erreurs pour ensuite constater les défauts de son produit fini (on peut toujours améliorer un produit). Ces choses sont beaucoup moins lourde à supporter quand il fabrique une table, car l’expérience qu’il a acquise fait de lui un ouvrier beaucoup plus efficace que la moyenne dans la fabrication de tables. En échangeant sa table contre un foyer, il échange sa grande productivité de producteur de table contre la grande productivité du producteur de foyer. Ce dernier est d’autant plus content, car lui aussi de son côté, il a une table de meilleur qualité et à meilleur marché que ce qu’il aurait pû produire lui-même.

Voici un autre exemple des avantages de la division du travail. Prenons la civilisation des blancs et la civilisation des jaunes. Les blancs peuvent produire avec une quantité de ressources n, 8p OU 4r. Les jaunes eux peuvent produire, avec la même quantité de ressources, 6p OU 12r. Si nos deux civilisations se privent de l’avantage de la division du travail i.e. bénéfice de l’échange, ils doivent donc produire eux-même ce dont ils ont besoin. Ils produisent donc, supposons, 50% des deux produits (pour arriver à 100% de production avec les ressources). La production total du monde est donc de 7p + 8r. Si, par contre, ils décident d’échanger et de profiter des avantages de la division du travail, chacun se spécialise ce dans quoi il est le plus efficace. La production mondiale devient donc 8p + 12r. La population est donc plus riche de 1p + 4r du simple fait de tirer avantage de la division du travail.

Même si on fait le même exercice avec une civilisation beaucoup plus productive que l’autre en tout point de vue le résultat est le même. Les Blancs produisent: 8p OU 4r; les Jaunes produisent: 10p OU 6r. Sans la division du travail la production totale est de 9p + 5r. Sous la division du travail, il est plus avantageux pour la nation la plus productive de produire le produit pour lequel son avantage comparatif est le plus grand. En d’autres mots, le produit qu’elle peut fabriquer avec la plus grosse différence de coûts relatifs est celui qui lui procurera le plus gros avantage i.e. la plus grande possibilité de l’échanger contre plus de choses.  L’autre nation ne pouvant pas trouver les capitaux nécessaires au développement de la production de ce en quoi elle excelle, car ces capitaux sont tous dans la nation où la productivité est plus grande, se voit contrainte de produire le produit moins avantageux délaissé par les jaunes. Les jaunes ont une productivité supérieur au blanc de 25% pour le produit p et de 50% pour le produit r. Les jaunes choisissent donc de produire r. Donc la production totale mondiale devient: 8p + 6r. Comme la valuation des Blancs pour le produit r est de 2p et que pour les Jaunes elle est de 5/3p on peut conclure que l’unité de r gagné est plus désiré que l’unité de p perdu. On y gagne encore. 

Bien sûr, la réalité change un peu quand on inclue les jugements de valeurs de nos acteurs (partie 1), car la valeur d’un produit n’est plus nécessairement attaché à la quantité de ressources utilisées, mais plutôt à la valeur de ces ressources, mais ça ne change rien aux principes logiques qui sous-tendent notre explication. Ce qui est important de comprendre est qu’on est plus productif sous la division du travail qu’en solitaire. Cette plus grande productivité nous permet d’acquérir plus de richesses i.e. parvenir à plus de fins.

Le rôle des idées

L’humain est toujours en quête d’amélioration. Il apprend de ses erreurs et va toujours essayer de reproduire ce qui marche et éviter ce qui ne marche pas. Peu importe si ces idées sont correctes ou erronées d’un point de vue divin (excempt de tout jugement de valeur) est d’aucune importante du point de vue de la praxéologie. Ce qui importe c’est que l’homme cherche toujours la vérité absolue sur tous les sujets (à la mesure où il est confronté à un questionnement) et qu’il agit toujours de la façon qu’il considère la plus efficace, selon les moyens à sa disposition et son jugement de valeur à un moment donné, pour l’atteinte de ses fins.

Ainsi, les individus ont compris, au fil de l’évolution, que la meilleure façon de parvenir à plus de fins est de s’assurer de maintenir l’ordre social qui permet la division du travail, car celle-ci permet à l’homme, comme individu, de combler le plus de ses besoins à lui. C’est par un sentiment purement égocentrique que l’humain en est venu à se bâtir une société. Elle est le produit des actions humaines. Elle n’existe que par les actions réalisés par des individus autonmome. Chacun a avantage a protéger cette société basée sur la division du travail, car c’est le meilleur moyen pour arriver à plus de fins.

Les échanges  dans la société

Les actions sont toujours orientés dans le but d’échanger un état de fait contre un autre plus satisfaisant. Sinon, pourquoi agir? Souvent, on doit échanger avec d’autres personnes comme meilleur moyen pour atteindre une fin. C’est là qu’on observe un échange. Pour qu’un échange se fasse, il faut que les deux parties y voient un avantage. Le marteau que j’échange à moins de valeur, pour moi, que le tournevis que je reçoit et l’inverse est vrai pour mon partenaire. S’il tenait plus au tournevis que le marteau, il n’aurait pas procéder à l’échange, car son action n’aurait pas aider à diminuer son état d’insatisfaction.

Lors d’un échange, les deux parties s’entendent sur les termes de celui-ci: ils en sortent satisfait, chacun y trouvant son compte. Comme les deux personnes sont égales dans la transaction, deux partenaires d’affaires, il faut une autorité supérieure visant à assurer la préservation des conditions permettant à une société bâti sous la division du travail de perdurer. Cette autorité est appelée l’état, le gouvernement. Son rôle est de s’assurer que chacun est libre de faire ce qu’il veut de sa vie et de sa propriété sans contrainte ni pression i.e. de protéger sa vie et sa propriété contre les agressions et la fraude. Elle doit aussi s’assurer que les conditions contractuelles sont respectées par les deux parties. C’est ainsi qu’on s’assure que les conditions optimales permettant la réalisation d’un maximum de fins sont protégées.


PARTIE 3: LE CALCUL ÉCONOMIQUE

Un acteur attache à l’ensemble des moyens nécessaires à l’atteinte d’une fin, la même valeur que la fin en soi. Bien sûr, ces moyens n’ont de sens que lorsqu’ils font partie de la séquence d’actions menant vers la fin. Ainsi, une personne va entreprendre la série d’actions nécessaires à l’atteinte d’une fin que si elle arrive à la conclusion que la valeure de la satisfaction (la fin), est égale ou supérieure à la valeure des moyens qu’elle doit utliser dans l’atteinte de celle-ci. Sinon, il s’en trouve qu’elle éprouvera plus d’insatisfactions (coût de l’action) que le bénéfice qu’elle reçoit en bout de ligne. Bien sûr, l’acteur peut se tromper et le résultat final peut en être un de perte de jouissance, mais, au départ, on ne peut contredire le fait que la personne pensait, selon les informations qu’elle détenait et son jugement de valeur, améliorer sa condition en se lançant dans l’aventure au départ.

Il en va de même dans la conduite des affaires. Celui responsable de la production de biens et services, utilise le calcul économique pour savoir la rentabilité d’un projet d’investissement. Si les coûts dépassent le bénéfice, l’aventure est vaine. Afin de faciliter cette évaluation, l’humain s’est doté au fil du temps d’un outil très pratique dans cette activitée: la monnaie. L’outil qu’est le prix est la base même du calcul économique. C’est cet indice qui permet à un individu d’utiliser le calcul économique dans l’évaluation de ces actions. Nous reviendrons dans le prochain billet sur les prix, une des bases d’un marché.

Il ne faut pas oublier de tenir en compte du facteur temps. Une évaluation effectué aujourd’hui, ne donnera pas la même conclusion que celle effectuer demain. Les données de l’environnement auront changé ainsi que le jugement de valeur des protagonistes. Donc, le calcul est toujours à recommencer. En plein milieu du cheminement vers une fin, on peut réaliser que finalement le plan prévu dans l’utlisation des moyens disponibles n’est plus viables et on doit donc reviser nos positions en tenant compte des nouvelles données comme le chemin qui a déjà été fait par exemple. Peut-être que ça vaut la peine de continuer avec une jouissance moins grande (ou plus grande) en bout de ligne ou peut-être qu’il vaut mieux abandonner et de perdre ce qui a déjà été fait. Comme le monde change et est en constante évolution, on ne peut jamais être certain de l’exactitude de nos calculs ainsi que le fait que les conditions qui sous tendent cette évalution vont rester constantes.


Prochaine partie: l’économie de marché.

Forum sur l’éducation: Dernière chance

 

Le Réseau Liberté-Québec, section Grand-Montréal tient à vous rappeler qu’aujourd’hui est votre dernière chance pour vous enregistrer au Forum sur l’Éducation qui aura lieu ce samedi le 17 septembre à 9h30 au Holiday Inn Laval.

Programme de la journée:

9 h 30 Accueil et inscription

 

10 h 00 Mot de bienvenue

10 h 10 Discours d’ouverture

Mme Joanne Marcotte, Co-fondatrice du Réseau Liberté-Québec

 

10 h 30 Éducation vs Entrepreneuriat

Capitaine Michel Dupuis,  Pêcherie Pierre-Paul Dupuis et fils

 

10 h 45 Critique et reconstruction du système scolaire québécois

M. Robert Deschamps,  Auteur du «Manifeste d’un surtaxé»

Fondateur du RLQ GRAND-MONTRÉAL

12 h 00 Diner. Kiosques

13 h 30 Lucidité parentale vs système scolaire

M. Daniel Gagné, conjoint, PDG «Les placements Daniel Gagné

Inc»  Groupe Investors

 

Mme  Joane Côté, conjointe, Planificatrice financière, Groupe

Investors

Présidente d’honneur de la «Fondation de la

Cité de la santé de Laval»

14 h 00 Education vs Culture économique – Panel

M. Bernard Mooney,  Chroniqueur financier, Journal «Les

Affaires»

Auteur du livre intitulé : «Investir en bourse et s’enrichir»

 

M. André Faivre, éducateur spécialisé, andragogue, conseiller et formateur en gestion des organisations et des  milieux éducatifs.  Personne-ressource pour la Coalition pour la liberté en éducation.

 

M. Réjean Breton, Ex-professeur de droit à l’Université Laval

Spécialiste en droit du travail

Auteur du livre intitulé : «Les monopoles syndicaux

dans nos écoles et nos villes»

 

 

M. Adrien Pouliot, Vice-président de la Commission politique de

l’ADQ

Ex-président du Conseil de l’Institut économique

de Montréal

 

16 h 30 Discours de clôture

M. Éric Duhaime, Chroniqueur politique

Co-fondateur du Réseau Liberté-Québec

Inscrivez-vous ici

Bien entendu, Contrepoids sera présent à l’évènement pour vous en donner un compte-rendu cette fin de semaine.

Un nouveau journal pour la droite

Aujourd’hui nait un nouveau journal web pour la droite québécoise. J’ai choisi le nom Contrepoids parce que je désire contrer le biais de gauche prévalent dans les autres médias. Je travailles sur ce projet depuis le début de l’été. J’espère que vous l’adopterez.

Qu’est-ce que Contrepoids? C’est un mélange de journal citoyen et journal traditionnel. Vous y trouverez des nouvelles traditionnelles de La Presse Canadienne, mais aussi des textes de blogueurs bien connus et de citoyens ordinaires.  Nous aurons aussi des textes percutant des quatres coins du Web. Ce que vous ne trouverez pas, ce sont des textes qui font l’apologie du socialisme, du communisme, du réchauffisme ou de l’islamisme. Le tout devrait assurer que vous aurez toujours quelque chose de nouveau à lire à chaque jours.

Je vous laisse découvrir par vous-même ce que nous avons pour vous. J’espère que vous aurez autant de plaisir

Votre éditeur et humble serviteur,

Philippe David