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Cyberattaques : comment ne pas vous faire prendre.

Par Philippe David

Je travaille dans le milieu de la technologie de l’information depuis plus de 30 ans alors évidemment, une partie de mon travail comprend la gestion des risques de sécurité dans l’entreprise ou je travaille actuellement (dont je tairai le nom). Donc les cyberattaques comme celles de ce weekend sont une préoccupation quotidienne et je peux affirmer que ça tombe en plein dans mes cordes. Je suis heureux de dire qu’aucun de nos systèmes n’a été touché par cette attaque, mais ça n’empêche pas que nous recevons fréquemment le genre de courriel utilisé pour transmettre des virus comme le virus «Wannacry» (et oui, il porte bien son nom parce que si vous vous retrouvez infecté de ce virus, vous aurez certainement envie de pleurer). Une pièce-jointe dans un courriel est une méthode courante pour transmettre des virus à ceux qui ne portent pas top attention à ce qu’ils reçoivent.  C’est pourquoi certaines précautions s’imposent.

La vigilance est votre première ligne de défense

Même si votre ordinateur est équipé d’un logiciel antivirus, d’un pare-feu et que ceux-ci et votre système d’exploitation (Windows, par exemple) sont scrupuleusement maintenus à jour, ça ne garantit pas que vous ne pouvez pas être infecté. Des nouveaux virus surviennent fréquemment et de nouvelles failles peuvent être découvertes dans votre système d’exploitation et peuvent passer inaperçues pendant des semaines avant que les fabricants de ces systèmes en découvrent l’existence et colmatent la brèche. Pendant ce temps,  vous pourriez être vulnérable. Alors s’il est certainement nécessaire de maintenir vos logiciels de sécurité et votre système d’exploitation à jour,  la vigilance demeurera toujours de mise.

Les pirates informatiques aiment bien essayer de vous leurrer avec des courriels à l’allure officielle et des fichiers avec un nom qui suggère une facture ou quelque chose du genre.  Ce à quoi il faut porter attention c’est la provenance du courriel en premier. Est-ce qu’il provient d’une compagnie avec laquelle vous faites affaire? Si la réponse est non, alors il devrait d’ores et déjà être considéré comme suspect. Deuxièmement, est-ce que le document qu’il contenait était sollicité de votre part? Un fournisseur de service envoie rarement des fichiers que vous n’avez pas sollicités. Donc il y a peu de chance qu’un de vos fournisseurs vous envoie des fichiers sans que vous vous en attendiez. Un fournisseur ne vous enverra pas soudainement des factures par courriel si ce n’était pas convenu dès le départ qu’il vous les transmette de cette façon. Donc de recevoir une facture, comme ça, de façon inattendue, devrait faire sonner des clochettes dans votre tête.

Même si le courriel provient d’un ami, vous avait-il prévenu qu’il vous enverrait un fichier quelconque par courriel? Sinon, ce serait probablement une bonne idée de le contacter et vérifier si le courriel provient bien de lui. Beaucoup de virus, une fois installés dans votre système, vont utiliser votre liste de contacts de courriels pour s’auto-expédier à tous vos contacts donc c’est une sage précaution à prendre. Si votre ami est infecté, le courriel aura été envoyé à son insu et donc, quand vous le contacterez, il ne saura évidemment rien du courriel en question et vous saurez alors qu’il vaut mieux ne pas ouvrir ce fichier.  La règle d’or est de toujours se méfier des pièces jointes dans les courriels.

Avez-vous des copies de sécurité?

Une précaution qui est fréquemment oubliée c’est de faire des copies de sécurité. Pourtant, ce genre de précaution pourra toujours vous sauver la mise, non seulement pour les logiciels malveillants, mais pour toute sorte d’autres problèmes comme le bris de votre disque dur. Si vous avez des données importantes, c’est toujours une bonne idée de les préserver en les copiant ailleurs sur un CD, un DVD, une clé USB, un disque externe ou un disque nuagique comme Dropbox ou Google Drive (quoique je vous recommande de les encrypter si les informations sont confidentielles).

De façon générale, les virus sont souvent difficiles à éliminer et vont fréquemment détruire vos données ou les encrypter et les prendre en rançon comme Wannacry. Même si vous payez la rançon, rien ne garantit que le pirates vous fourniront la clé de décryptions. Si vous avez une copie de sécurité, vous pouvez aisément leur faire un doigt d’honneur et récupérer vos données sans leur «assistance». Vous pourrez aussi vous débarrasser du virus en reformatant  votre disque dur et en repartant à neuf, ce qui est souvent nécessaire pour certains virus récalcitrants.

Que faire?

Si vous recevez un courriel suspect, surtout n’ouvrez pas le fichier joint. Contactez le service technique de votre fournisseur internet ou de votre employeur et ils devraient pouvoir vous indiquer la marche à suivre pour leur expédier le courriel pour fin d’analyse. Ensuite supprimez le courriel. Je vous recommande d’utiliser un logiciel comme «bleachbit» (le logiciel utilisé par Hillary Clinton sur son fameux serveur) qui en supprimera toute trace sur votre disque.  Faites une vérification de votre disque avec votre logiciel antivirus de façon régulière.  Ça vous évitera certainement quelques larmes.

Pourquoi United Airlines mérite de se faire tabasser

 

Par Philippe David

Tabasser au sens figuré, bien sûr!

Si vous n’étiez pas au courant, une nouvelle a fait un véritable tabac sur les médias sociaux cette semaine. En effet, pendant que les américains s’apprêtaient à larguer la mère de toutes les bombes (MOAB) sur l’Afghanistan, United Airlines a commis la mère de toutes les bourdes en termes de relations publiques et de service à la clientèle et ça va probablement leur coûter très cher.

Les faits…

Dimanche dernier (9 avril), l’équipage d’un vol United Airlines en partance de Chicago vers Louisville au Kentucky a fait évacuer un passager manu militari hors de l’avion parce que celui-ci refusait de céder son siège à un de quatre employés de UA que la compagnie voulait envoyer à Louisville. Apparemment, après qu’une offre d’incitatifs financiers pour des volontaires n’ait pas trouvé de preneurs parmi les passagers, on aurait choisit au hasard quatre passagers auxquel on aurait demandé de libérer leur siège. Si les trois premiers passagers ont choisi de quitter l’avion sans faire d’histoires, un passager du nom de David Dao a refusé de quitter son siège et l’équipage a demandé à la police de l’aéroport Ohare de le chasser de force de l’avion. M. Dao a été bon pour quelques ecchymoses et lacération en récompense de sa résistance passive aux policiers. Il aurait ensuite réussi à retourner brièvement dans l’avion pour y être chassé de nouveau.

Monnaie courante

C’est monnaie courante de voir les compagnie aériennes vendre plus de sièges qu’il n’y en a dans l’avion (de toute évidence, elles ne sont pas trop ferrées en math) mais normalement le problème est réglé en empêchant les passagers en trop de monter dans l’avion et en leur offrant une compensation. Cette fois-ci cependant, les passagers étaient déjà tous embarqués dans l’avion quand les employés de United ont appris que quatre collègues avaient besoin de sièges à bord. Si c’est monnaie courante d’empêcher l’accès à l’avion aux passagers en trop et le contrat de transport entre UA et ses passagers le stipule clairement (règle 25), faire débarquer des passagers qui ont déjà embarqué et ont gagné leur siège ne l’est pas. Demander à des passagers qui ont payé leur billet et qui sont déjà installés dans leur siège à bord de l’avion pour céder la place à des employés de la compagnie est plutôt inhabituel en fait et il n’y a aucune provision à la règle 25 pour ça.

UA a bien une autre règle qui permet de forcer un client turbulent ou violent de débarquer de l’avion, le problème est que simplement protester et résister de quitter l’avion pour céder la place à un autre ne qualifie pas comme un comportement turbulent. Si turbulence il y a, elle a lieu c’était parce que les membres de l’équipage tentaient justement de forcer le passager à débarquer contre son gré. Il n’y avait aucune turbulence de la part de M. Dao avant cela.

Un fiasco

Dans ma vie professionnelle, les contacts avec les clients font partie de la vie de tous les jours et s’il existe une règle d’or dans ce domaine, c’est «le client a toujours raison»! Pourquoi? Parce que si vous êtes en affaires, c’est pour faire un profit et le meilleur moyen de faire un profit est de bien satisfaire vos clients pour qu’ils reviennent encore et encore. Si vous êtes chanceux, un client satisfait vous recommandera peut-être à un ou deux de leurs amis. Si vous offusquez un client, soyez assurés que tous leurs amis le sauront (et même les amis de leurs amis). Même si vous croyez que le client a tort, gagner un argument contre lui sera peut-être bon pour votre ego, mais il coûtera cher à votre portefeuille. Ultimement, c’est toujours le client qui gagne.

Imaginez que vous êtes à un restaurant avec votre tendre moitié et que vous attendez votre assiette principale quand le maitre d’ vient vous voir et vous dit: «Désolé monsieur, mais nous avons accepté trop de réservations ce soir et j’ai un autre couple qui attend pour cette table. Je suis vraiment navré, mais je dois vous demander de libérer votre table immédiatement ou je devrai demander à la sécurité de vous escorter.» Comment réagiriez-vous? Reviendriez-vous manger à ce restaurant? Probablement pas, n’est-ce pas? Être propriétaire du restaurant, je me serais profusément excusé auprès des clients  qui attendent leur table, je les aurait installés au bar et je leur aurait offert un verre aux frais de la maison et probablement un rabais substantiel sur leur repas. Ou, encore mieux, je tâcherais d’éviter de me retrouver dans ce genre de situation en premier lieu.

Qu’a fait United Airlines? Tout le contraire! Le PDG de la compagnie, Oscar Munoz ne s’est excusé du bout des lèvres d’avoir dû «ré-accommoder» les clients. Pas fort!

UA Munoz re-accommodate

Je doute fort que M. Dao soit très satisfait de ces excuses, et pas plus de la façon qu’il a été ré-accommodé. La réaction du public a été cinglante aussi. Toute la semaine nous avons été bombardés de méchants mèmes sur les médias sociaux (j’en ai partagé quelques-uns moi-même, hilarants!!)

Ce n’est qu’après cette réaction virulente et une chute marquée du titre de United Airlines que Munoz a finalement fait des excuses dignes de ce nom. Trop peu. trop tard. United Airlines aura fort à faire pour contrôler les dommages. Cependant la réaction à cet incident devrait donner de quoi réfléchir à ceux qui doutent de la capacité des marchés de s’auto-réguler. United Airlines s’est fait sévèrement rosser et n’est pas prêt de récupérer de ce fiasco. Je doute fort qu’ils refassent cette gaffe à l’avenir. C’est à souhaiter en tout cas.

C’est ça l’auto-régulation. Tu fais une gaffe et quand les consommateurs l’apprennent, ils te punissent. C’est comme ça que ça devrait toujours être. C’est ce qui garde les compagnies honnêtes bien plus que les réglementations de l’État.

Le bon côté des choses

Par Philippe David

Depuis le mois de novembre dernier, les médias, autant américains que canadiens et québécois, sont aux prises avec une véritable crise d’hystérie. À les croire, on s’imagine que les États-Unis sont maintenant entre les mains de l’Antéchrist en personne. Rien de moins que le fils de Satan. On le comparait aux pires despotes de l’histoire avant même qu’il n’ait pris une seule décision. Après maintenant un peu plus d’un mois au pouvoir, il s’avère que l’hystérie n’était que cela. Une peur irrationnelle et injustifiée.

Si on doit en croire David French dans le National Review, non seulement Donald Trump, malgré son style, ne s’est pas montré comme étant le vil dictateur que la presse annonçait, mais il est moins autoritaire  que ne l’a été Obama jusqu’ici. Les gens des médias auraient donc intérêt à respirer par le nez s’ils veulent préserver le peu qu’il leur reste de crédibilité et rapporter et analyser plus sobrement les actions de M. Trump. Ils devraient aussi faire leur mea culpa d’avoir, pendant les huit dernières années, fermé les yeux sur pratiquement tous les actes qu’Obama avait perpétré durant sa présidence et qu’ils reprochent présentement à Trump. Jusqu’ici, Donald Trump n’a strictement rien fait que Barack Obama n’avait pas fait précédemment, mais parce que les gens des médias approuvaient des objectifs d’Obama, ils ont choisi l’aveuglement volontaire pendant les huit dernières années, et soudainement semblent se réveiller alors que maintenant, un président qu’ils n’aiment pas use des même pouvoirs. C’est difficile d’avoir pitié pour des gens qui croyaient que le président devrait avoir des pouvoirs quasi-illimités jusqu’à ce qu’ils réalisent soudainement que ces pouvoirs pourraient se retrouver dans ce qu’ils considèrent de «mauvaises mains» et se retrouvent maintenant en mode panique, incitant même à l’assassinat du président su Twitter. S’il y en a qui s’inquiétaient de la liberté d’expression sous Donald Trump, ils peuvent immédiatement se rassurer du fait qu’aucune de ces personnes n’a été arrêtée ou emprisonnée jusqu’ici. Mais si vous cherchez une raison pour laquelle Donald Trump s’est mis en guerre contre certains médias et journalistes jusqu’à les exclure de certains points de presse ou à refuser de répondre à leurs questions, je considère un appel au meurtre une excellente raison, pas vous?

En voyant cette vendetta des médias contre Donald Trump, est-il vraiment surprenant que le public fasse maintenant plus confiance au président qu’aux médias? Le problème avec les médias est qu’en agissant comme ils l’ont fait depuis l’élection présidentielle, ils se tirent dans le pied et donnent à Trump toutes les justifications nécessaires pour ne pas coopérer avec eux.

Malgré tout, je vois des points positifs au soudain réveil des médias et de la gauche. Leur peur irrationnelle de Trump leur a fait réaliser le danger de concentrer trop de pouvoirs dans les mains d’un seul homme. Ils voient maintenant que ces pouvoir peuvent se retrouver dans les mains de quelqu’un qui ne partagent pas leurs objectifs et même qu’ils pourraient se retrouver un jour dans les mains d’un véritable tyran, ce que les libertariens comme moi tentent de marteler dans leur caboche depuis des lustres. Je souhaite ardemment que les gens de la gauche commencent à s’interroger sur les dangers de la concentration du pouvoir de l’état et comment cet état peut devenir intrusif, maintenant qu’ils ont conscience que ce pouvoir est maintenant dans les mains d’un personnage qui leur est antipathique. Ils gagneraient maintenant à tenter de critiquer Donald Trump d’une façon beaucoup plus raisonnable, parce qu’il y a certainement des raisons très valables de le critiquer au-delà des accusations hystériques de racisme et d’autoritarisme. Peut-être qu’ils peuvent maintenant en revenir à leur véritable rôle de chien de garde du gouvernement plutôt que des meneuses de claques. C’est à espérer…

Quand la gauche dérape…

Par Philippe David

La gauche américaine est en voie de perdre toute sa crédibilité. Pendant qu’ici au Québec, nous étions encore préoccupés par les suites de la fusillade à la mosquée de Sainte-Foy, et aussi par le vandalisme d’une autre mosquée à Montréal; hier soir, le 2 février, à l’Université de la Californie à Berkeley, ironiquement le berceau du mouvement de la liberté d’expression pendant les années 1960, une émeute a eu lieu. Des incendies ont été allumées, des gens ont été battus à coup de pelles, bâtons, drapeaux ou aspergés avec du poivre de Cayenne et de nombreux actes de vandalisme ont eu lieu. Pourquoi? Pour empêcher un homme gai juif de prononcer un discours sur l’appropriation culturelle et les costumes d’Halloween politiquement corrects.

Peu importe ce que vous pouvez penser de Milo Yannopoulos, et je le trouve plutôt comique moi-même, aux États-Unis, il a le droit de dire tout ce qu’il veut et tout ceux qui affectionnent la libres-expression devraient défendre son droit qu’ils soient d’accord avec lui où non. Mais c’est devenu une habitude des gauchistes dans les universités de manifester parfois violemment contre tous les conférenciers de droite qui ont l’audace de vouloir prononcer un discours sur un campus et pas seulement aux États-Unis. Lorsque Ann Coulter a voulu livrer un discours à l’Université d’Ottawa, elle a dû renoncer quand une manifestation menaçait de devenir violente. Plus tôt aujourd’hui, Gavin McInness a été apergé de poivre de cayenne et a dû annuler un discours qu’il allait prononcer à l’Université de New York à cause d’une autre manifestation violente.

Pendant ce temps, sur les réseau sociaux, de nombreuses célébrités encourageaient les émeutiers et dans certains cas, à un coup d’état contre le Président Trump. Même le Maire de Berkeley, plutôt que de condamner les manifestants, pontifiait contre le discours haineux (de Yiannopoulos) et on soupçonne que la lenteur d’agir de la police aurait à voir avec un ordre d’en haut de se tenir à l’écart. Ils ne sont intervenus que lorsque la situation est devenue intenable.
uc berkeley jesse arreguin tweet

Les médias ont aussi appliqué leur biais actuel dans leurs reportages en appelant constamment l’évènement une «manifestation» plutôt qu’une émeute et en qualifiant les participants de «manifestants» plutôt que de les appeler des émeutiers. Par la même occasion, ils qualifiaient Yiannopoulos de troll ou d’extrémiste et ceux qui auraient voulu l’écouter de «suprématistes blancs» comme s’il s’agissait d’une réunion de nazis.

UC Berkeley CNN

Quelle importance, dites-vous? Parce que le choix des termes est important. Quand on en est rendu à des voies de faits, des actes de vandalisme et à créer le chaos dans les rues, ce n’est plus une manifestation, c’est une émeute et les participants ne sont plus des citoyens paisibles exerçant leur droit d’assemblée et de libre-expression, mais des criminels.  Quand à Yiannopoulos, quiconque a écouté de ses discours sait qu’il est posé, rationnel et que ses points de vue n’ont absolument rien d’extrémiste. Mais ses propos dérangent la gauche, tout comme tous les autres orateurs à la droite du centre. Milo Yiannopoulos a beau être un favori de l’alt-right, il refuse catégoriquement de s’étiqueter comme tel. Il préfère se dire libertarien et son discours est largement en ligne avec cette philosophie, mis à part son admiration Donald Trump.

Quand on crache en l’air…

… ça nous retombe sur le nez, dit le fameux dicton. Ce que tous ces gens ne réalisent pas c’est à quel point ils peuvent nuire à leur propre cause. Oui, ils ont empêché Yiannopoulos de livrer son discours, mais aussitôt arrivé à son hôtel, il ajoutait une vidéo sur Youtube et quelques heures plus tard, il était sur les ondes à livrer des entrevues et se poser en victime.

Il faut vraiment être complètement bouché pour ne pas comprendre l’ironie de dénoncer ses opposants politiques comme étant des «fascistes» et des «nazis» en descendant dans les rue et en y semant le chaos, en vandalisant des guichets bancaires, en tabassant et en aspergeant de poivre de Cayenne tout ceux qui osent porter une casquette MAGA, ou en couvrant tout de graffitis disant «Kill nazis», «Kill fascists» ou «Kill Trump» et en se conduisant généralement comme… des fascistes et des nazis!

Parce que nous ne voyons pas les partisans de Trump utiliser la violence de cette façon. Nous ne voyons pas les Yiannopoulos, Coulter ou McInness inciter leurs fans à tabasser des démocrates. Mais en faisant ce qu’ils font, les gens de la gauche donnent toutes les munitions à Donald Trump de les réprimer… sévèrement. Et il le fera probablement avec la bénédiction de la population qui n’apprécie généralement pas quand des voyous détruisent sa propriété et de se faire tabasser simplement pour être d’une opinion contraire. Suite à l’émeute, le Président a d’ailleurs suggéré sur Twitter que puisque UC Berkeley était incapable de protéger la diversité d’opinion sur son campus, peut-être qu’elle devrait se passer de financement fédéral?

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La violence n’est pas un argument politique légitime  dans une société civilisée. La minute que vous recourrez à la violence, vous avouez que vous n’avez désormais aucun argument rationnel pour réfuter ceux de votre adversaire et vous venez de lui concéder l’argument. La gauche américaine a sérieusement dérapé ce 2 février et perdu tout haut-lieu moral.

 

L’alt right et la gauche régressive : deux côtés d’une même médaille (2/2)

Par Philippe David

En tant que libertarien anarchiste, je suis plus que familier avec la façon que les médias de masse ont d’étiqueter un mouvement ou une idéologie qu’ils ne comprennent pas et les raccourcis intellectuels et sophismes de l’homme de paille qu’ils peuvent utiliser pour démoniser les idées qu’ils n’aiment pas. C’est pourquoi, quand j’ai décidé d’écrire un texte sur cette droite alternative que les américains ont baptisé «alt-right», je ne me suis pas fié aux seuls médias de masse, dominés par la gauche,  pour m’en faire une idée. Je me suis également fié à des médias alternatifs et j’ai aussi varié mes sources en consultant autant des sources de droite que des sources de gauche.

Dans cette seconde partie, je vais tenter de vous donner une vague idée de ce qu’est vraiment la droite alternative, la fameuse «alt-right» qu’a dénoncée Hillary Clinton pendant la campagne présidentielle. Je vais insérer plusieurs liens dans le texte que je vous encourage à cliquer pour avoir de l’information supplémentaire et je vous encourage à faire vos propres recherches et ne vous fiez surtout pas aux médias de masse pour vous donner l’heure juste sur ce sujet.  Après avoir passé plusieurs heures de mon temps libre à m’informer sur ce mouvement, je crois en avoir au moins une meilleure compréhension, mais en même temps je ne crois pas avoir fait plus que d’en égratigner la surface. Il n’y a que 24 heures dans une journée et il faut bien que je dorme, que je gagne ma croûte et que je prenne soin de ma famille, mais j’espère pouvoir vous apprendre quelque chose que vous ne saviez pas déjà.

Les origines de l’alt-right.

L’alt-right est un mouvement né de babillards et forums sur l’internet. Des endroits comme 4chan et 8chan en sont quelques-uns de ses points d’origine. Si on en croit les médias de masse, c’est un mouvement comprenant principalement de racistes et antisémites, de suprématistes blancs et de néo-nazis. Ces éléments existent certainement au sein du mouvement, mais leur prédominance est pour le moins douteuse. On a plus l’impression que les médias tentent de leur coller une étiquette pour mieux le discréditer plutôt que d’essayer de le comprendre.  La réalité est que c’est plutôt un amalgame de plusieurs groupes hétéroclites qui sont unis bien plus parce qu’ils opposent que ce qu’ils représentent et ce qu’ils opposent sont premièrement le conservatisme impuissant qu’ils appellent les «cuckservatives», dérivé du genre porno «cuckold» qui montre des hommes qui s’excitent sexuellement de voir leur femme baisée par un autre homme, généralement un noir avec un gros engin. La métaphore étant de décrire la droite traditionnelle américaine comme n’ayant plus les couilles de combattre la gauche et deuxièmement, ils ont horreur de la rectitude politique de la gauche et de la gauche régressive en particulier.

Le terme alt-right provient de Richard Spencer, ancien éditeur de Taki’s Magazine et présent éditeur de «Alternative Right.com» qui est définitivement un des éléments suprématistes blancs, mais ce mouvement s’est étendu à tellement de factions qu’il est difficile d’attribuer une idéologie particulière à ce mouvement qui incorpore des trolls professionnels, des conservateurs et des libertariens naturels, des masculinistes, des néo-réactionnaires, etc. Ils sont généralement jeunes, males, chrétiens, hétéros  et blancs, mais il y en a de toutes les couleurs, genres, religions et orientations. Ils sont fréquemment juvéniles et dans certains cas, très ignorants de l’histoire. La plupart sont à peine assez vieux pour se souvenir du 9/11, encore moins l’holocauste. Ce qu’ils savent, cependant, c’est que de faire des mèmes aux connotations racistes ou antisémites provoquent les gens et leur font perdre les pédales, ce qu’ils trouvent hilarant. Leur logique étant que si la police de la novlangue va les traiter de racistes de toute façon, qu’ils le soient réellement ou pas, autant leur en mettre plein la vue et leur donner de vraies raisons de chialer. La provocation est leur principal outil de communication.

J’ai vu des descriptions similaires de ce mouvement autant par des gauchistes modérés comme Eric Benjamin (alias Sargon of Akkad),  Dave Rubin et David Pakman ou des libertariens comme Jeff Deist et celui qui est probablement leur plus grand défenseur : Milo Yiannopoulos de Breitbart, un demi-juif gay qui a le béguin pour les hommes noirs. Un héros plutôt invraisemblable pour un mouvement supposément pronazi et raciste.

Les positions de l’Alt-right

L’Alt-right est un mouvement tout aussi collectiviste que la gauche en général et la gauche régressive, mais diamétralement opposée sur le plan de la culture et de l’identité. Là où la gauche, dans sa promotion de l’antiracisme, se retrouve à faire du racisme anti-blanc, l’Alt-Right dénonce ce racisme inversé et fait une promotion active the la culture occidentale européenne. Là où la gauche féministe cultive une haine consommée du genre masculin, l’Alt-right bascule dans le masculinisme et l’antiféminisme. Là où la gauche tente d’étouffer les débats par la rectitude politique, l’Alt-Right répond par la provocation puérile. Là où la gauche prône une dilution continuelle de la culture locale par un multiculturalisme soutenu par une immigration sans bornes, l’Alt-right propose de limiter l’immigration et s’oppose au multiculturalisme. Pratiquement toutes ses positions sont basées sur une opposition socio-culturelle systématique de la gauche régressive. Ça ne devrait donc pas être surprenant que ce mouvement se retrouve à aduler Donald Trump.

Une résonnance au Québec

Je suis loin d’être sympathique à la plupart des positions de l’alt-right, mais je peux certainement comprendre comment certaines de leurs positions sur l’immigration peuvent trouver une certaine résonnance au Québec. L’immigration de plus en plus massive de musulmans suscite certainement beaucoup d’inquiétude ici. Il n’est pas nécessairement déraisonnable lorsqu’on est habitués à vivre dans une société libérale, de voir des masses d’individus provenant d’une culture où on jette des homosexuels du haut d’un immeuble et fouette des femmes pour avoir été violées, soudainement débarquer et résister l’intégration à la société d’accueil avec la complicité de certains politiciens qui courtisent leurs votes, avec un tantinet d’appréhension. Nous avons certainement beaucoup de gens qui voient leur patelin littéralement se  transformer en un pays étranger et qui aimeraient  endiguer cet influx. J’avoue que je peux difficilement les blâmer.  Au fond, je trouve que les positions de l’Alt-right s’apparentent beaucoup au nationalisme conservateur québécois, ce qui explique pourquoi on a eu une certaine mesure de soutien envers Donald Trump dans certaines régions.

Cependant, je ne peux pas être d’accord avec  le genre d’isolationnisme et protectionnisme, sans parler du facteur raciste,  provenant de plusieurs factions de ce mouvement.  Je crois aussi qu’un bon nombre d’entre eux ont grandement besoin de lire un livre d’Histoire.

Le reflet de la gauche régressive

Bien que l’alt-right se veuille une réaction à la gauche régressive, il y a beaucoup de points communs entre ces deux groupes. Les deux mouvements sont juvéniles et autoritaires. Ils fonctionnent tous les deux sur des lignes culturelles. Ils ne voient le monde qu’en termes de groupes luttant les uns contre les autres, faisant d’énormes raccourcis intellectuels envers les individus qui les composent. Qui aiment également représenter ces groupes de façon victimaire. Et bien sûr, ils veulent que l’état impose leur vision chacun à sa façon. Mais si vous voulez vous débarrasser de l’alt-right, Milo Yiannopoulos a quelques suggestions comment faire

L’alt right et la gauche régressive : deux côtés d’une même médaille (1/2)

Par Philippe David

En tant que libertarien anarchiste, je suis plus que familier avec la façon que les médias de masse ont d’étiqueter un mouvement ou une idéologie qu’ils ne comprennent pas et les raccourcis intellectuels et sophismes de l’homme de paille qu’ils peuvent utiliser pour démoniser les idées qu’ils n’aiment pas. C’est pourquoi, quand j’ai décidé d’écrire un texte sur cette droite alternative que les américains ont baptisé «alt-right», je ne me suis pas fié aux seuls médias de masse, dominés par la gauche,  pour m’en faire une idée. Je me suis également fié à des médias alternatifs et j’ai aussi varié mes sources en consultant autant des sources de droite que des sources de gauche. Cependant, en faisant mes recherches, j’ai réalisé qu’il est difficile de parler de la «alt-right» sans aussi parler d’une certaine gauche dite «régressive»  aussi connue sous le sobriquet de «guerriers de la justice sociale» ou «social justice warriors» en anglais. Pourquoi? Parce que selon mon humble opinion, ces deux mouvements sont deux faces de la même pièce. Très littéralement, ils sont le reflet l’un de l’autre.  L’atl-right est plus un contre-mouvement à la gauche régressive qu’un mouvement à juste titre, je me vois donc dans l’obligation de brosser un portrait de la gauche régressive avant de pouvoir parler de la droite alternative.

Qu’est-ce que la gauche régressive?

Si vous n’êtes pas familier avec la culture en vogue dans les campus universitaires américains surtout, mais aussi au Canada qui s’identifie de la gauche mais dont les doctrines tiennent de la rectitude politique, de la victimite et de la politique identitaire poussées à l’extrême. Ils sont à l’origine de termes comme «trigger warning» et «safe space». On les voit faire des manifestations et très littéralement faire des crises de bacon pour ne pas avoir à souffrir d’opinions divergentes des leurs. C’est un groupe pris en dérision par des commentateurs de la droite comme étant de gros bébés, en se moquant de leurs objections sur les costumes d’Halloween, par exemple. Mais ils sont également dénoncés par des gauchistes modérés comme Dave Rubin, David Pakman ou Bill Maher et Richard Dawkins qui considèrent tous que ce mouvement mine la crédibilité de la gauche. Les deux premiers sont des animateurs de médias alternatifs que j’admire pour leur rigueur, même si je ne suis pas toujours d’accord avec leurs idées. Cependant, ils nous affirment tous que ce n’est pas représentatif du mouvement progressiste, mais en réalité, ce n’est pas complètement vrai parce que les dogmes de la gauche régressive viennent tout droit du marxisme culturel issu de la théorie critique de l’école de Francfort et nous voyons souvent ces mêmes dogmes appliqués aussi par la gauche «mainstream».

L’influence du marxisme culturel

La gauche régressive, c’est l’idée que pratiquement tout dans ce monde est une lutte entre oppresseurs et opprimés. C’est en réalité une version révisée de la lutte des classes de Marx. Les opprimés étant tous ceux et celles faisant partie de groupes minoritaires (femmes, minorités raciales, minorités religieuses, LGBTQ, etc.) et les oppresseurs par excellence sont, bien entendu, ces méchants hommes blancs, chrétiens,  cisgenres et hétéros qui vivent tous et chacun une existence privilégiée. En réponse à cette prétendue oppression, la gauche régressive fait la promotion active du féminisme radical (lire anti-hommes), de l’homosexualité, du multiculturalisme, de la théorie des genres. Ce sont d’éternels offensés pour lesquels aucune opinion contraire n’est acceptable, même si elle est soutenue par des faits vérifiables.

Les guerriers de la justice sociale n’ont que faire des faits. Tout ce qui leur importe ce sont leurs sentiments. Ainsi, ils ferment les yeux sur toute la littérature de différences biologiques entre les genres qui ne sont, selon eux, que des constructions sociales. Ils se battront contre l’homophobie, mais tairont les abus islamistes envers les homosexuels, sous prétexte que l’Islam est également opprimé. D’ailleurs, si vous faites partie de ces groupes de victimes, tout vous est dû et tout vous est permis. On doit, par exemple, vous favoriser dans l’obtention d’un emploi que vous soyez la personne la mieux qualifiée ou pas, juste parce qu’on est en 2016. Vous avez le droit de haïr les hommes sans être sexiste, de haïr les blancs sans être raciste, de haïr les chrétiens sans être christianophobe ou les hétérosexuels, sans être hétérophobe. Vous comprendrez que ces gens n’ont aucun argument derrières leurs positions. Si vous osez les contredire, vous serez tout simplement raciste, misogyne ou islamophobe ou un nazi suprématiste blanc, le cas échéant.

La droite alternative ou «alt right» est née de l’exaspération de certains groupes envers la rectitude politique, le multiculturalisme et l’immigration débridée promus  par cette gauche régressive. Nous verrons quelle forme prend cette contre-culture dans la seconde partie.

Pourquoi le collège électoral?

Par Philippe David

La récente élection américaine a relancé le débat sur le collège électoral et pourquoi le Président et le Vice-Président des États-Unis ne sont-ils pas élus par le vote populaire? Pour connaitre la réponse il faut découvrir ce que les pères fondateurs américains avaient en tête quand ils ont écrit la constitution américaine.

Premièrement, il faut d’abord se souvenir que les États-Unis n’ont pas été fondés comme étant un seul état, mais plutôt une union de plusieurs états indépendants. C’est un aspect très important de leur constitution. Durant toute l’expansion subséquente des États-Unis, ce sont les gouvernements des différents états qui prenaient la décision finale de se joindre à l’Union. Aussi fallait-il garantir que les intérêts particuliers des états puisse être respectés.

Deuxièmement, il faut aussi savoir qu’avant d’écrire leur constitution, les pères fondateurs avaient aussi étudié la démocratie à travers l’histoire et avaient aussi à coeur de ne pas répéter les erreurs du passé. Aussi avaient-ils un profond dédain de la démocratie pure qu’ils considéraient comme une tyrannie de la majorité. Bien qu’ils désiraient ardemment que le peuple ait une voix, ils croyaient aussi qu’il était nécessaire d’incorporer les contrepoids à la volonté populaire de façon à protéger les minorités. Ils ont donc intégré plusieurs mesures dans la constitution pour assurer ce contrepoids: les fameux «checks and balances».

Comme vous le savez probablement, le premier de ces contrepoids est la séparation des pouvoir entre l’exécutif, le législatif et le judiciaire. Le second fût le système électoral. Le gouvernement fédéral américain comporte trois groupes principaux qui sont élus: La chambre des Représentants et le Sénat qui constituent le Congrès et le Président et Vice-Président qui représentent la branche exécutive. La Chambre des Représentants, comme la Chambre des communes, représente le «Peuple». Dans cette chambre, le nombre de représentants de chaque état varie selon sa population et assure que les intérêts du peuple soient entendues. Le Sénat, en revanche, représente les intérêts des différents états et comporte deux sénateurs par état, peu importe son poids démographique. Cela assure que les intérêts de chaque état soient représentés, peu importe sa taille et sa population. Ça assure aussi un certain équilibre entre les états plutôt citadins et les régions rurales.

Pour la Présidence et la Vice-Présidence, les pères fondateurs ont décidé que ces postes devraient être tributaires des états de façon à représenter la plus grande surface géographique possible, peu importe la densité, puisque le développement démographique était plutôt imprévisible. De plus, c’était un incitatif à de futurs états qui voudraient se joindre à l’Union, qui à l’origine étaient peu populeux et qui donc n’auraient pas fait le poids devant les états mieux établis de la côte est. Ça donnait une voix égale aux nouveaux états dans l’élection du Président et Vice-Président qui autrement n’aurait eu aucune chance de déterminer quoique ce soit. C’est pour ça que le collège électoral fût créé. Dans la carte ci-haut, les zones en bleu correspondent aux régions les plus populeuses des États-Unis. Elles représentent approximativement 50% de la population des État-Unis. Les zones grises seraient toutes les régions qui n’auraient aucune voix au chapitre si le Président et le Vice-Président étaient élus au suffrage universel. Remarquez aussi qu’historiquement, il est plutôt rare que le collège électoral diverge du vote populaire.

Les pères fondateurs américains étaient de grands philosophes libéraux qui avaient combattu une régime tyrannique dans l’intention d’assurer une plus grande liberté à leur postérité. Ayant une bonne connaissance de ce qu’est la tyrannie, ils ont pris des quantités de mesures dans leur constitution afin de préserver cette liberté qu’ils ont durement gagnée. Malheureusement, ils ont échoué car au final, la constitution n’est qu’un bout de papier que trop de leurs successeurs ont choisi d’ignorer. Sacrifier le système de collège électoral ne serait qu’un autre pas dans la direction d’une dictature de la majorité.

 

La pire campagne

Par Philippe David

Mardi soir dernier  fût le dénouement de la pire campagne électorale de l’histoire des États-Unis. Les américains ont dû choisir entre les deux candidats les plus haïs de toute leur histoire. Jamais il y a eu deux candidats à la présidence cotés aussi négativement que le furent Donald Trump et Hillary Clinton. Finalement, ils se sont bouchés le nez et ont choisi Donald Trump, croyant qu’ils faisaient un magistral doigt d’honneur à l’ordre établi.

Dans la réalité, peu importe qui ils allaient choisir, il n’aura pas vraiment de changements majeurs. Le complexe militaro-industriel continuera de téter les mamelons de l’état, autant que les syndicats et tous les autres groupes d’intérêts. La Réserve Fédérale continuera d’imprimer ses billets de Monopoly, les États-Unis continueront leurs guerres inutiles et continueront leur surveillance indiscriminée de leurs citoyens.  L’état fédéral américain continuera de grossir, nourri par de plus en plus d’impôts et taxes et le peuple américain sera affligé de plus en plus de lois et de règlementations.  Bref, rien de fondamental ne changera et les États-Unis continueront sur la même trajectoire  qui est en train de le transformer de plus en plus en état policier socialo-corporatiste parce que ni Clinton, ni Trump n’ont remis ces détails en question. Peu importe qui serait élu, une chose était certaine : les américains continueront d’être de moins en moins libres. La liberté n’a jamais été sur le bulletin de vote. Elle ne le sera jamais.

Parce que voyez-vous, voter pour décider quel maître va vous dominer, vous donner des ordres, prendre le fruit de votre labeur et vous punir si vous n’obéissez pas pendant les quatre prochaines années, ne vous rendra jamais libre. Que vous votiez pour la marionnette de gauche ou celle de droite ne change rien à votre servitude.  Peut-être va-t-elle rendre cette servitude moins déplaisante, du moins, temporairement; mais une cage, aussi dorée soit-elle, demeure une cage.

Voter, c’est également dire «j’approuve de ce système qui donne le pouvoir à un petit groupe de personnes de prendre une partie du fruit du labeur de mes compatriotes et moi-même par la contrainte et qu’il soit dépensé d’une façon sur laquelle je n’ai aucun contrôle, parfois sur des choses que je n’approuve pas et que si quiconque veut y résister, j’approuve que cette personne soit violentée et mise en cage.» Peu importe à côté de quel nom vous faites la croix, ce sera toujours un vote pour l’asservissement.

Au moins, je peux me réjouir du fait que 46.9% des américains ont choisi la liberté plutôt que de choisir un maître.

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Je me demande pendant combien de temps ils pourront prétendre gouverner avec le consentement du peuple?

La mort du rêve américain

Par Philippe David

Rien ne symbolise le succès de la civilisation occidentale autant que le rêve américain. Malheureusement, ce rêve est sur le point de s’évanouir. Il y a des choses auxquelles nul ne peut échapper. On peut dire que les lois de l’économie font partie de ces choses et à force de les ignorer, on finira inévitablement par frapper un mur. De mon vivant, j’ai vu l’économie de nombreuses nations s’écrouler à force d’ignorer ces lois. L’Histoire recèle encore plus d’exemples d’arrogance économique qui se sont mal terminées et si vous croyez que la civilisation occidentale est exempte de ces règles, vous péchez par ignorance.  Je m’attends pleinement à être témoin de son effondrement inévitable, à moins qu’un profond changement ne s’opère, et je doute que ce coup de barre n’arrive à temps.

Pour comprendre le comment et le pourquoi la déchéance de notre civilisation va se produire, il faut bien comprendre ce qui est le sang de toute économie : la monnaie

Qu’est-ce que la monnaie?

Ce n’est pas une question banale. Peu de gens de nos jours comprennent vraiment ce qu’est la monnaie. Je vais donc vous en faire un bref historique. Commençons par le fait que tous les êtres humains ne sont pas égaux en capacité. Quel est le rapport avec la monnaie? Eh bien, personne ne peut être productif en toute chose. Certains n’entre nous ont plus de dextérité et ont plus d’affinité pour les travaux manuels. D’autres sont plus fins penseurs et ont plus de talent pour inventer et concevoir. Bref aucune personne n’est auto-suffisante  et n’a la capacité de produire tout ce dont elle peut avoir besoin de façon efficace. Il est donc beaucoup plus sensé que chacun se concentre à faire ce pourquoi il a la plus grande affinité et ensuite échanger entre nous pour obtenir les autres choses dont on a besoin. Originalement, nous faisions cela par le troc. Cependant, le troc a ses limites. Si vous fabriquez des chaussures et que moi j’élève des poules pondeuses,  nous pouvons peut-être nous entendre à échanger un certain nombre d’œufs pour une paire de chaussures. Mais qu’arrive-t-il si vous n’avez pas besoin d’œufs? Que vous préfèreriez obtenir du beurre à la place? Pour obtenir ma paire de chaussures, il me faudrait trouver quelqu’un qui voudra me donner du beurre en échange de mes œufs, puis je pourrais alors obtenir des chaussures en échange du beurre. On voit donc comment les choses peuvent se compliquer.

Cependant. À tout problème on trouve éventuellement une solution et la solution à ce problème particulier fût de trouver une denrée quelconque désirée par tous pour effectuer des échanges. Au cours des siècles, plusieurs matières ont tenu ce rôle, mais avec le temps, ce sont des métaux précieux comme l’or et l’argent qui ont eu la cote comme les médiums d’échange les plus populaires.  C’est de cette façon que nous en sommes venus à utiliser ces métaux comme monnaie d’échange. La monnaie est donc ni plus ni moins qu’une denrée qu’on choisit d’utiliser comme médium d’échange.

La différence entre une monnaie-denrée et une monnaie fiduciaire.

Toutes les monnaies sont basées sur la confiance. La certitude de pouvoir échanger la monnaie contre n’importe quel bien ou service. Dans le cas d’une monnaie-denrée, c’est la qualité du médium qui est en jeu et ce médium est choisi spontanément par les acteurs du marché. L’or et l’argent ne sont pas devenus monnaies par le décret  d’une autorité quelconque mais parce que les acteurs du marché en sont venus à valoriser ces métaux plus que toute autre denrée comme médium d’échange.

Dans le cas d’une monnaie fiduciaire, la «confiance» repose sur une garantie de l’état que cette monnaie est échangeable contre biens et services. Une monnaie fiduciaire n’est donc pas une monnaie qui a été choisie par les acteurs du marché, mais qui leur est imposée comme ayant cours légal. Nous verrons un peu plus loin en quoi cette distinction est importante.

Une autre différence importante est la quantité de monnaie en circulation. Dans le cas d’une monnaie-denrée, la quantité de cette monnaie ne peut pas excéder la quantité disponible de la denrée en question. En d’autres mots, si nous voulons utiliser l’or comme monnaie, la quantité de monnaie ne peut pas excéder la quantité d’or disponible à un moment donné. La masse monétaire ne peut donc pas fluctuer grandement. En revanche,  la monnaie fiduciaire n’a aucune limite et peut être produite à l’infini à partir de rien.

Le contrôle de la monnaie

Le problème est le contrôle que l’état exerce que la monnaie à travers les lois du cours légal et l’oligopole bancaire qu’il a créé. Il a commencé en s’attribuant le monopole de la fabrication des pièces de monnaie, puis lui a donné un nom pour la dissocier de la denrée qui en était la base. À l’origine, dollar, franc, livre sterling étaient en réalité des mesures de poids d’or ou d’argent. Le dollar, c’était une mesure qui équivalait à 1/20e d’once d’or, mais en l’appelant dollar, on en oublie la matière sur laquelle il repose.  L’état  a ensuite légalisé la fraude que représentent les réserves fractionnaires, permettant aux banques d’émettre des billets de banque excédant (de loin) la quantité d’or qu’elles ont en main, ce qui de facto les rend insolvables si tous les déposants venaient à réclamer leur or. De même, il a également permis que les banques puissent  périodiquement refuser de convertir leurs billets en or, reniant de ce fait leurs obligations.  Puis il a créé une banque centrale qui permet entre autre chose de coordonner l’émission des billets de banque (et donc la masse monétaire) centralement, puis finalement, il a abandonné tout lien à l’or. Donc le système carbure maintenant sur une monnaie qui ne repose sur aucune valeur concrète, hormis la garantie de l’état et l’obligation légale à tout commerçant ou créancier de l’accepter en paiement pour des biens et services ou en remboursement de dette.

Le problème avec ce système est qu’il n’est pas soumis à la discipline de marché.  C’est quoi la discipline de marché?  C’est que l’objectif premier du marché doit être de fournir des biens et services selon les désirs du consommateur et que donc, toute transaction doit répondre au jeu de l’offre et de la demande et même la quantité de monnaie et son pouvoir d’achat, doivent être régis par ces règles. Par exemple, il n’y a pas de problème à faire croitre la masse monétaire en autant que celle-ci croit en réponse à une demande des consommateurs et non de façon arbitraire. Si la masse monétaire croit trop rapidement, ça cause une diminution du pouvoir d’achat de chaque unité monétaire, ce qu’on appelle de l’inflation. Si elle croit plus lentement, l’inverse se produit et le pouvoir d’achat de chaque unité augmente. Ce qu’on appelle la déflation. Une légère inflation ou une légère déflation n’est pas un gros problème en soit, quoique je préfère voir mon pouvoir d’achat augmenter plutôt que diminuer.   Une inflation ou une déflation prononcée sont définitivement néfastes.  Les gens ont beaucoup de difficulté à saisir les impacts d’une augmentation ou d’une diminution du pouvoir d’achat de la monnaie. Lorsqu’il y a déflation, par exemple, beaucoup s’imaginent plus pauvres parce que leurs salaires semblent  stagner nominalement ou même diminuer. Ils ne réalisent pas que chaque dollar qu’ils gagnent achète plus. De la même façon, lorsqu’il y a inflation, ils voient leurs salaires augmenter sans réaliser que leur pouvoir d’achat s’effrite.  Ça semble banal à court-terme, mais à long-terme on constate que le dollar américain, qui valait 1/20e d’once d’or lorsque la Réserve Fédérale fût créée en 1913 et  1/35e d’once d’or en 1971 lorsque Richard Nixon a complètement abandonné tout lien à l’or; ne vaut même plus un millième d’once d’or de nos jours.  «À long-terme, nous sommes tous morts» disait Lord Keynes, un des plus grands défenseurs de ce système frauduleux. Nous sommes maintenant dans le long-terme de Keynes et nous payons tous pour sa vision à courte vue.

Une taxe cachée au profit de l’élite

Ce n’est pas un hasard que l’état cherche à contrôler de plus en plus la monnaie et divorcer celle-ci de toute denrée. Si on contrôle la monnaie, on contrôle toute l’économie.

«I care not what puppet is placed upon the throne of England to rule the Empire on which the sun never sets. The man that controls Britain’s money supply controls the British Empire, and I control the British money supply.»

– Baron Nathan Mayer Rothschild

S’il est vrai que ce système donne énormément de pouvoir aux banquiers, il est faux de dire qu’il ne profite pas au pantin (qui conserve encore le pouvoir de fermer le robinet aux banquiers, il faut le mentionner) qui dirige l’état. L’économiste Murray Rothbard a souligné que l’inflation créée par ce système d’argent de Monopoly était en réalité une taxe cachée qui redistribue la richesse des plus pauvres qui ne reçoivent le nouvel  argent qu’après l’augmentation des prix qu’il provoque,  à l’état, aux banques et aux corporations qui en bénéficient avant que les prix  n’augmentent.

Cette taxe sert à financer les guerres et une bureaucratie toujours plus lourde et privilégiée. Elle permet aux politiciens d’acheter les votes des gens en leur donnant une fraction de ce qu’ils leur ont volé sous forme de programmes sociaux.  Elle permet aux États d’accumuler des dettes astronomiques au nom de leurs citoyens et de la rembourser avec une monnaie dont la valeur ne cesse de diminuer jusqu’au jour où cette dette devient mathématiquement impossible à payer et alors la monnaie ne vaut plus rien et les gens perdent confiance et préfèrent faire n’importe quoi avec les billets de banque autre que de les garder dans leurs poches. C’est arrivé maintes fois dans le passé lorsque les nations ont expérimenté avec la monnaie fiduciaire. C’est arrivé à la France avec la monnaie de papier de John Law et les assignats, c’est arrivé à l’Allemagne de Weimar où en 1923, ça prenait 4,2 billions de marks pour acheter un seul dollar américain et que les gens se promenaient avec dans les rues avec des brouettes de billets en se souciant plus de se faire voler leur brouette que les billets qu’elle contenait. Plus récemment, ça s’est produit en Argentine, au Zimbabwe et s’est en train de se produire au Venezuela.  Mais, bien sûr, un peu comme le communisme, on nous dira que toutes ces fois où cela n’a pas fonctionné, c’est que ça n’a pas été géré comme il faut et que cette fois-ci, nous sommes plus malins et ça va fonctionner! Mais chaque nouvelle expérience mène habituellement  à ce que Ludwig von Mises a baptisé le «crack up boom». L’effondrement de l’économie par la destruction de la monnaie. Ce jour viendra bientôt pour les États-Unis, mais alors que la plupart des épisodes d’hyperinflation de l’Histoire affectaient principalement la nation en question, cette fois-ci, les États-Unis risquent fort d’entrainer l’économie mondiale par le fond. La question n’est plus si ça va se produire, mais quand? Impossible à prédire, mais probablement bientôt.

Conclusion

Si vous cherchez à blâmer le capitalisme pour ce qui se produit, vous faites gravement erreur. Le marché-libre a désigné l’or et l’argent comme monnaies et ce sont les seules monnaies vraiment capitalistes, mais depuis la nuit des temps l’état a triché. Il s’est approprié la monnaie et l’a manipulée. Il a rogné les pièces de monnaies. Il les a refondues pour réduire leur taille tout en maintenant leur valeur nominale. Il a créé des pièces de monnaie en alliages où la teneur en or ou en argent diminuait constamment et finalement en la remplaçant  complètement par du papier sans valeur.  Le marché-libre nous a fourni une monnaie qui non-seulement  maintient bien sa valeur, mais qui souvent gagne de la valeur avec les gains de productivité. Les politiciens et les banquiers l’ont remplacée par une fausse-monnaie frauduleuse qu’ils manipulent à volonté et  avec laquelle ils peuvent vous voler à votre insu. Tant que les prix du marché sont évalués en gramme ou en onces d’or ou d’argent,  tout est transparent et la fraude est improbable, c’est lorsque l’état s’approprie la monnaie que la monnaie devient opaque et que la fraude devient possible et vous vous retrouvez détroussé, une fois de plus, par ceux-là même que vous croyiez étaient supposé vous protéger des voleurs.

 

L’ONU va-t-elle prendre le contrôle de l’internet?

Par Philippe David

Depuis le 1er octobre dernier, le gouvernement des États-Unis a abandonné son contrôle de l’organisme ICANN (Internet Corporation for Assigned Names and Numbers) qui est l’organisme qui gère le système DNS (Domain Name Service) de l’internet, provoquant des peurs que le contrôle de cet organisme passe sous le contrôle des Nations Unies.

Qu’est-ce que ICANN et le système DNS?

ICANN est la société privée à but non-lucratif qui opère un monopole sur la gestion des adresses des différents équipements qui composent l’internet. Ces adresses sont normalement exprimées dans un format numérique du genre 192.168.1.1. Naturellement, ce genre d’adresse est difficile à retenir pour nous pauvres humains. C’est beaucoup plus facile pour nous de retenir un nom comme Google.com, Facebook.com ou Contrepoids.com. Pour cette raison, on a inventé un espèce d’annuaire appelé DNS. Il existe tout un réseau de serveurs dans l’internet qui sont chargés de convertir les noms de domaine comme Contrepoids.com et y substituer son adresse IP correspondante, permettant ainsi de se connecter au serveur qui sert de plateforme au site web.

Si vous avez déjà un site web, vous savez déjà que pour enregistrer votre domaine, il vous faut faire affaire avec un registraire. Il y en a des milliers. Ce sont ces registraires qui communiqueront avec ICANN afin d’enregistrer le nom de domaine et attribuer une adresse correspondante.  ICANN  détient donc la clef de tout le système d’adressage de l’internet.

Qu’est-ce que ça change?

En principe, rien du tout. ICANN contrôle déjà l’adressage sur l’internet depuis une vingtaine d’années avec très peu d’interférence de la part du gouvernement américain et continuera de le faire en étant chapeauté par un consortium composé de gouvernements et de corporations privées. Ce qui suscite des craintes est que selon les lois anti-trust, pour conserver son monopole légal, ICANN doit être supervisé par un organisme gouvernemental quelconque (et je n’ai pas trouvé d’information qui dit si le consortium est qualifié selon la loi) et des pays comme la Chine et la Russie font pression pour que cette supervision soit assurée par l’ONU. Considérant que l’ONU tend à faire diriger son Conseil des droits de l’homme par des dictature à la réputation peu reluisante dans le domaine comme L’Arabie Saoudite ou la Libye, la perspective d’une supervision d’ICANN par cet organisme donne un peu froid dans le dos. Est-ce que ça se produira? Rien n’est encore joué et il semble que pour l’instant, ICANN demeure indépendant et aucun gouvernement ne peut lui imposer ses volontés. Mais pour combien de temps? Je connais bien des dictateurs en puissance qui aimeraient bien pouvoir contrôler le puissant médium qu’est l’internet. Même ici au Québec, certains politiciens salivent à l’idée de pouvoir réguler l’internet à leur guise. Un danger bien réel existe.

Mais il y a une alternative…

Heureusement, là où il y a un besoin, on peut toujours compte sur des entrepreneurs astucieux pour trouver une solution et cette alternative existe déjà, basée sur la même technologie sur laquelle est basée Bitcoin, la blockchain. Cette alternative s’appelle Namecoin et c’est ni plus ni moins qu’un système de DNS décentralisé qui n’est contrôlé par personne, et donc qui n’est pas censurable. De la même façon qu’aucune nation ne peut contrôler, Bitcoin, le même est vrai de Namecoin et le Top Level Domain (TLD) qu’il contrôle (.bit).

Vous pouvez donc enregistrer un domaine .bit, le faire pointer dur votre serveur et même si l’ONU prenait le contrôle d’ICANN et lui faisait supprimer votre domaine, Il pourrait continuer de subsister et fonctionner avec Namecoin. Car, voyez-vous, rien n’empêche vraiment qu’ICANN ait des compétiteurs et on pourrait parier que si cet organisme venait finalement à être contrôlé par l’ONU, nous aurions une pléthora de concurrents pour lui faire concurrence qui ne pourront être contrôlés par rien ni personne. Encore une fois, le libre-marché est là pour nous sauver du totalitarisme onusien.

Ajout:

Tout l’argument de la prise de contrôle d’ICANN par l’ONU repose sur la prémisse qu’ICANN doit être supervisée par un organisme gouvernemental pour maintenir une exemption des lois anti-trust. Après une petite vérification, il s’avère que c’est faux. ICANN n’a pas et n’a jamais eu d’exemption aux lois anti-trust tel qu’expliqué par John Jeffrey, Conseil Général et Secrétaire d’ICANN dans une lettre à l’éditeur au Wall Street Journal:

«ICANN is not, and never has been exempted from antitrust laws.In 1998, the Department
of Commerce stated that the nonprofit organization to be created to fulfill the U.S.
Government’s directive to privatize the domain name system (ICANN) would be
subject to antitrust laws: »Applicable antitrust law will provide accountability to and
protection for the international Internet community. » If the U.S. Department of Commerce’s stewardship of the IANA functions is transitioned to the Internet Community, ICANN will have no mandate, need or reason to seek to be overseen by another governmental group for protection.»

Alors à moins de vouloir croire à une théorie du complot…