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L’ONU va-t-elle prendre le contrôle de l’internet?

Par Philippe David

Depuis le 1er octobre dernier, le gouvernement des États-Unis a abandonné son contrôle de l’organisme ICANN (Internet Corporation for Assigned Names and Numbers) qui est l’organisme qui gère le système DNS (Domain Name Service) de l’internet, provoquant des peurs que le contrôle de cet organisme passe sous le contrôle des Nations Unies.

Qu’est-ce que ICANN et le système DNS?

ICANN est la société privée à but non-lucratif qui opère un monopole sur la gestion des adresses des différents équipements qui composent l’internet. Ces adresses sont normalement exprimées dans un format numérique du genre 192.168.1.1. Naturellement, ce genre d’adresse est difficile à retenir pour nous pauvres humains. C’est beaucoup plus facile pour nous de retenir un nom comme Google.com, Facebook.com ou Contrepoids.com. Pour cette raison, on a inventé un espèce d’annuaire appelé DNS. Il existe tout un réseau de serveurs dans l’internet qui sont chargés de convertir les noms de domaine comme Contrepoids.com et y substituer son adresse IP correspondante, permettant ainsi de se connecter au serveur qui sert de plateforme au site web.

Si vous avez déjà un site web, vous savez déjà que pour enregistrer votre domaine, il vous faut faire affaire avec un registraire. Il y en a des milliers. Ce sont ces registraires qui communiqueront avec ICANN afin d’enregistrer le nom de domaine et attribuer une adresse correspondante.  ICANN  détient donc la clef de tout le système d’adressage de l’internet.

Qu’est-ce que ça change?

En principe, rien du tout. ICANN contrôle déjà l’adressage sur l’internet depuis une vingtaine d’années avec très peu d’interférence de la part du gouvernement américain et continuera de le faire en étant chapeauté par un consortium composé de gouvernements et de corporations privées. Ce qui suscite des craintes est que selon les lois anti-trust, pour conserver son monopole légal, ICANN doit être supervisé par un organisme gouvernemental quelconque (et je n’ai pas trouvé d’information qui dit si le consortium est qualifié selon la loi) et des pays comme la Chine et la Russie font pression pour que cette supervision soit assurée par l’ONU. Considérant que l’ONU tend à faire diriger son Conseil des droits de l’homme par des dictature à la réputation peu reluisante dans le domaine comme L’Arabie Saoudite ou la Libye, la perspective d’une supervision d’ICANN par cet organisme donne un peu froid dans le dos. Est-ce que ça se produira? Rien n’est encore joué et il semble que pour l’instant, ICANN demeure indépendant et aucun gouvernement ne peut lui imposer ses volontés. Mais pour combien de temps? Je connais bien des dictateurs en puissance qui aimeraient bien pouvoir contrôler le puissant médium qu’est l’internet. Même ici au Québec, certains politiciens salivent à l’idée de pouvoir réguler l’internet à leur guise. Un danger bien réel existe.

Mais il y a une alternative…

Heureusement, là où il y a un besoin, on peut toujours compte sur des entrepreneurs astucieux pour trouver une solution et cette alternative existe déjà, basée sur la même technologie sur laquelle est basée Bitcoin, la blockchain. Cette alternative s’appelle Namecoin et c’est ni plus ni moins qu’un système de DNS décentralisé qui n’est contrôlé par personne, et donc qui n’est pas censurable. De la même façon qu’aucune nation ne peut contrôler, Bitcoin, le même est vrai de Namecoin et le Top Level Domain (TLD) qu’il contrôle (.bit).

Vous pouvez donc enregistrer un domaine .bit, le faire pointer dur votre serveur et même si l’ONU prenait le contrôle d’ICANN et lui faisait supprimer votre domaine, Il pourrait continuer de subsister et fonctionner avec Namecoin. Car, voyez-vous, rien n’empêche vraiment qu’ICANN ait des compétiteurs et on pourrait parier que si cet organisme venait finalement à être contrôlé par l’ONU, nous aurions une pléthora de concurrents pour lui faire concurrence qui ne pourront être contrôlés par rien ni personne. Encore une fois, le libre-marché est là pour nous sauver du totalitarisme onusien.

Ajout:

Tout l’argument de la prise de contrôle d’ICANN par l’ONU repose sur la prémisse qu’ICANN doit être supervisée par un organisme gouvernemental pour maintenir une exemption des lois anti-trust. Après une petite vérification, il s’avère que c’est faux. ICANN n’a pas et n’a jamais eu d’exemption aux lois anti-trust tel qu’expliqué par John Jeffrey, Conseil Général et Secrétaire d’ICANN dans une lettre à l’éditeur au Wall Street Journal:

«ICANN is not, and never has been exempted from antitrust laws.In 1998, the Department
of Commerce stated that the nonprofit organization to be created to fulfill the U.S.
Government’s directive to privatize the domain name system (ICANN) would be
subject to antitrust laws: »Applicable antitrust law will provide accountability to and
protection for the international Internet community. » If the U.S. Department of Commerce’s stewardship of the IANA functions is transitioned to the Internet Community, ICANN will have no mandate, need or reason to seek to be overseen by another governmental group for protection.»

Alors à moins de vouloir croire à une théorie du complot…

Pourquoi Hillary Clinton ne devrait pas être Présidente

Par Philippe David

 

D’entrée de jeu, je vous le dis tout de suite, je ne veux pas voir Donald Trump Président des États-Unis. Tout indique qu’il est mythomane, mégalomane et psychopathe. Plusieurs de ses déclarations indiquent qu’il ne comprend pas la notion de séparation des pouvoirs ni la limite des pouvoirs présidentiels. Il semble même croire qu’il pourrait utiliser cette position pour des vendettas personnelles. La présidence dans les mains de Donald Trump, serait comme des allumettes dans les mains d’un bambin. De toute évidence, il serait le pire choix pour occuper cet office, si ce n’était pour Hillary Clinton. Je vous explique pourquoi.

Il y a un moment que je surveille les développements sur l’affaire de son serveur de courriel. Sujet qui est particulièrement d’intérêt pour moi parce que je travaille dans le domaine de l’informatique et que dans mon domaine, la sécurité de l’information est quelque chose sur laquelle on ne lésine pas. J’ai aussi, dans ma jeunesse, servi dans les Forces Armées Canadiennes où là aussi on m’avait inculqué l’éthos de la sécurité de l’information pour une excellente raison. Pour les militaires, les fuites d’information coûtent des vies.  C’est autant vrai dans la haute diplomatie où madame Clinton évoluait comme Secrétaire d’État. Les États-Unis étant pratiquement continuellement impliqués dans des conflits militaires pendant des décennies, les informations qui peuvent passer entre les mains de son diplomate en chef peuvent effectivement compromettre des opérations en cours et coûter littéralement la vie à des gens sur le terrain. Vendredi dernier, le FBI a rendu public les notes d’entrevue de l’enquête qu’ils ont menée au sujet du fameux serveur de courriels des Clinton. Ce qu’on peut y lire soulève des questions sérieuses quant à la compétence et l’honnêteté d’Hillary Clinton.

Un bref historique…

Voici quelques faits de notoriété publique dans l’affaire :

  • Hillary Clinton a occupé le poste de Secrétaire d’État de janvier 2009 à janvier 2013 (4 ans)
  • Le 13 janvier 2009, Hillary Clinton a enregistré le nom de domaine «clintonemail.com», hébergé sur un serveur privé dans sa résidence de Chappaqua dans l’état de NewYork. Selon le FBI, le serveur n’utilisait aucune forme de chiffrage, ce qui signifie que les courriels pouvaient être lus par n’importe qui. C’est un peu comme envoyer une carte postale par la poste régulière. Tout le monde peut en lire le contenu.
  • Le 22 janvier 2009, Mme Clinton a signé, comme tous ses prédécesseurs, une entente de non-divulgation qui indique que les marquages de classification sont sans importance par rapport aux secrets d’état. Il est expressément écrit dans l’entente que «les informations classifiées peuvent être marquées ou non-marquées… incluant les communications orales». Il est à noter qu’en tant que Secrétaire d’État, Hillary Clinton était une génératrice (Original Classification Authority ou OCA) d’informations classifiées, ce qui signifie qu’une de ses tâches était de déterminer ce qui devait être classifié ou non et à quel niveau. Les informations rendues publiques vendredi dernier indiquent par ailleurs que les enquêteurs du FBI avaient tendu un piège à Mme Clinton en lui montrant une communication non-classifiée mais qui avait été étampée «secrète» et Mme Clinton avait identifié la communication comme étant clairement non-classifiée malgré l’étampe. Cela prouve qu’elle savait faire la différence.
  • Le 22 décembre 2010, le National Archives and Records Administration institue des normes pour les dirigeants d’agence: Tous les courriels et pièces jointes ayant trait aux activités gouvernementales doivent être considérés comme des donnés préservées sous le Federal Records Act (ie sont propriété du gouvernement et doivent être entreposées dans un lieu approprié). Malgré ces directives, Mme Clinton continue d’utiliser son serveur et son compte de courriel privé pour envoyer et recevoir des courriels reliés à ses affaires officielles.
  • En mars 2013 on découvre l’adresse courriel privée d’Hillary Clinton quand le compte d’un proche collaborateur de Bill Clinton, Sydney Blumenthal, a été infiltré. Quelques jours plus tard, un pirate informatique du nom de Guccifer pénètre le compte d’un assistant de Mme Clinton, révélant qu’elle avait reçu des informations confidentielles d’un compte de courriel public.
  • En août 2014, dans le cours de l’enquête sur les évènements de Benghazi, on apprend pour la première fois qu’Hillary Clinton utilise un compte de courriel privé pour ses courriels officiels.
  • Le 5 décembre 2014, Hillary Clinton accède à la demande du département d’état pour tous ses courriels reliés à sa fonction. Elle envoie 30 490 courriels imprimés (pas sous forme de fichiers informatiques) au Département d’État. Un autre 31 830 courriels n’auraient pas été envoyés, étant supposément considérés comme privés. Quelques 17 000 autres courriels seront plus tard récupérés par le FBI et ont été rendus publics récemment.
  • Le 3 mars 2015, le New York Times rapporte pour la première fois l’existence du fameux serveur et que Mme Clinton pourrait avoir contrevenu aux règlements fédéraux en utilisant une adresse privée pour ses affaires publiques.

Rappelons que pendant la conférence de presse et durant son témoignage au Congrès, le directeur Comey du FBI a confirmé qu’un grand nombre des courriels hébergés sur le serveur des Clinton contenaient des informations classifiées et certaines de ces informations étaient même classées «Top Secret/Special Access Program», la plus haute classification possible. Ce genre d’information est désigné officiellement par un nom de code aléatoire pour en cacher la substance et n’est accessible que par les individus qui ont «besoin de savoir» exclusivement. Cette classification est utilisée pour toutes les informations cruciales à la sécurité nationale.

Quoi de neuf?

Le rapport et les notes d’entrevue rendus publics vendredi dernier ajoutent des détails précédemment inconnus.

  • Un ordinateur portable et une clé USB contenant tous deux une copie du contenu du serveur (avec les informations classifiées, il va sans dire) des Clinton auraient été «égarés» par la poste. Naturellement, on pourrait s’interroger qui a eu la brillante idée de les envoyer par la poste en premier lieu, considérant ce qu’ils contenaient. Vous croyez que peut-être ils auraient pu tomber dans les mauvaises mains ?
  • Trois semaines après que le New York Times eut rapporté l’existence du serveur et après qu’un subpoena ait été émis pour son contenu, les données du serveur auraient été «accidentellement» supprimées. Oups! (En fait, le terme officiel est qu’ils ont eu un «Oh shit moment»). Apparemment une négligence d’un technicien, mais étrangement, il y a eu un appel conférence entre le cabinet de Clinton et la compagnie qui faisait l’entretien du serveur avant l’évènement. Louche un peu.
  • Vous vous souvenez quand Hillary a dit qu’elle n’avait utilisé qu’un seul appareil mobile? Eh bien en vérité, elle en a eu 13 en 4 ans et au moins un d’entre eux aurait été détruit à coups de marteau par un des assistants de Mme Clinton. On devra probablement faire appel à la technique des cartons de lait pour les trouver parce qu’ils se sont tous volatilisés, et avec eux, toute chance que le FBI puisse vérifier s’ils avaient été compromis. 5 tablettes iPad auraient aussi été utilisées par Mme Clinton. Elles ont également disparu. Ajoutons au passage qu’aucun de ces appareils n’étaient sécurisés comme ceux fournis par le Département d’État. Mme Clinton utilisait des appareils personnels privés parce qu’elle n’aurait pas pu connecter un appareil du Département d’État à son serveur privé.

Amnésie, incompétence et mensonges.

Quiconque suit la politique ne devrait pas être surpris de voir des politiciens mentir. On blague fréquemment qu’il est facile de savoir quand un politicien ment : ses lèvres bougent. Dans le cas d’Hillary Clinton, on a  même adapté la vieille blague des horloges à mensonges et ce serait la sienne qui sert de ventilateur à Jésus Christ. Nous savons donc qu’elle a menti plusieurs fois au FBI : Elle a nié avoir envoyé ou reçu des informations classifiées par courriel et elle a également menti sur le nombre d’appareils mobiles qu’elle utilisait et elle affirme que son utilisation d’un serveur privé était largement connu (common knowledge) au Département d’État, ce qui est nié par même ses plus proches collaborateurs,  pour ne nommer que ces exemples.

Selon le rapport du FBI elle aurait répondu pas moins de 39 fois qu’elle ne se souvenait pas aux questions qui lui ont été posées. Mme Clinton semble avoir des trous de mémoire assez gros pour y faire passer un camion à dix-huit roues. Ainsi, elle ne se souvenait pas avoir suivi une formation sur la classification des informations, pourtant sa signature au bas de l’entente de non-divulgation atteste qu’elle a forcément suivi une telle formation. Ce serait d’ailleurs surprenant qu’une personne qui a occupé autant de positions dans les services publics qu’Hillary Clinton dans quarante dernières années ne soit pas familière avec les règles de classification. Je n’ai passé que quelques années dans l’aviation de réserve et je me souviens très bien de la formation que j’y ai suivie. N’importe qui ayant travaillé pour l’état dans une capacité où il doit avoir accès à des informations quelconques sait comment reconnaitre ces classifications et qu’est-ce qu’il peut faire ou ne pas faire avec ces documents.

Elle aurait également oublié qui, autre que Huma Abedin, avait accès à un compte de courriel sur son serveur. Elle a oublié ce qui est advenu de tous ses Blackberry. Elle a oublié quand elle a reçu ses droits d’accès de sécurité, elle ne pouvait pas non plus se souvenir quand elle a reçu des requêtes de libre-accès à l’information (FOIA) concernant ses courriels, etc. Elle blâme ses pertes de mémoire sur une commotion cérébrale qu’elle a subie en décembre 2012 et d’un subséquent caillot au cerveau causé par la commotion. Cependant, si on accepte cette excuse, il serait aussi raisonnable de dire qu’elle est inapte pour des raisons de santé.

Quand les pires flottent sur le dessus

Le rapport du FBI ne peut mener qu’à deux conclusions possibles au sujet d’Hillary Clinton. Soit qu’elle est une criminelle ou qu’elle est incompétente. L’une ou l’autre devrait la disqualifier pour la présidence. Ajoutez à cela les allégations de corruption et de trafic d’influence entourant la fondation Clinton pendant son mandat comme Secrétaire d’État et il est certainement raisonnable de croire qu’elle a des sérieux problèmes d’intégrité et de crédibilité. Autant Trump est dangereux avec son attitude autoritaire et dictatoriale, autant Clinton exhale une mauvaise odeur de corruption laissant croire que sous sa gouverne, l’aile exécutive du gouvernement américain serait à vendre aux contributeurs de la fondation Clinton. Bref, les électeurs américains sont sérieusement mal foutus. Ils devraient sérieusement considérer les alternatives ou encore mieux, inscrire massivement «None of the above» sur leur bulletin de vote.

Drôle de guerre

Par Philippe David

Un autre attentat terroriste. J’ai essayé de résister l’envie d’écrire sur le sujet, mais c’est plus fort que moi. On dit que nous sommes en guerre, mais c’est une drôle de guerre. Pas drôle dans le sens que ça fait rire, mais drôle dans le sens de bizarre, particulier, étrange et je dirais même irréelle.

Le monstre de Frankenstein

Cette guerre est bizarre parce que d’abord et avant tout, l’ennemi est un monstre «made in the USA», ce qui en fait un monstre de notre propre fabrication puisqu’il s’en prend à toute la civilisation occidentale dont les États-Unis sont la figure de proue. Bizarre aussi parce qu’il semble que les gouvernements les plus proéminents de cette civilisation ont la tête dans le sable pendant que le monstre saccage les campagnes. Pire encore! Ils semblent faire tout pour faciliter la tâche au monstre. Non seulement ont-ils créé les sempiternelles tensions au Moyen-Orient qui ont fait de cette région une poudrière, ils ont créé le vide de pouvoir en Irak qui a donné naissance au monstre, il ont aussi créé la situation en Libye et Syrie qui lui ont donné son essor et permis d’étendre ses tentacules et maintenant que le monstre a été relâché dans la nature, ils semblent tout faire pour ne pas le confronter. Oh, ils tentent bien de faire bonne figure en bombardant en Irak et en Syrie, mais tout le monde sait bien que ça prendra bien plus que ça pour s’en débarrasser et même que, comme un fauve, si on ne fait que le «picosser» (en bon argot québécois) de la sorte, non seulement on ne règle pas le problème, on ne fait que rendre le monstre plus furieux et dangereux. Sans parler des milliers de réfugiés qu’on envoie envahir l’Europe. On jurerait que le Dr Frankenstein s’applique à protéger sa création par pure sentimentalité. De quoi alimenter mille et une théories du complot.

L’ennemi à l’intérieur des murs.

Une autre particularité de cette guerre contre la civilisation occidentale est qu’elle comporte des éléments qui veulent vaille que vaille que cette civilisation se fasse hara-kiri et qui travaillent très fort à planter les graines de ce suicide collectif. Ce mouvement ne date pas d’hier. Jadis, il travaillait avec les communistes, maintenant il a trouvé un allié dans l’islamisme.

Ces idiots utiles comme Vladimir Lénine les appelait, ont compris qu’ils ne pouvaient pas inciter la révolution des prolétaires qu’ils souhaitaient avec le seul argument de la guerre des classes,  ont adopté une stratégie qui consiste à saper les bases culturelles de la civilisation occidentale appelée «marxisme culturel».  Cette doctrine remplace la lutte des classes par un conflit entre groupes «privilégiés» et groupes «opprimés». Si vous êtes blanc (particulièrement un homme blanc), hétérosexuel, cisgenre et chrétien, vous êtes un méchant oppresseur et vous devriez avoir honte de tout ce que vous êtes une femme, de couleur, gay, transgenre ou musulman, vous faites partie des pauvres opprimés et vous pouvez revendiquer tous les droits possibles et imaginables.

Ainsi. la liberté d’expression se voit pervertie par la redéfinition de certains termes et étouffée par la rectitude politique. On veut bannir tout discours qui pourrait «offenser» les opprimés. Les valeurs traditionnelles occidentales sont perverties de façons à ce que maintenant, les hommes tentent de se faire passer pour des femmes et vice-versa, des blancs tentent de se faire passer pour des noirs. Nous ne pouvons plus faire de yoga parce que c’est une «appropriation culturelle» et il devient de plus en plus difficile de critiquer les religions (sauf le judaïsme et le christianisme), en particulier une certaine religion commençant par un «i» et se terminant en «slam».  Ce sont ces idiots utiles qui ont d’ailleurs inventé le terme «islamophobie» pour étouffer toute critique de cette religion.

Il importe peu pour ces gens que les islamistes ont généralement des valeurs diamétralement opposées aux leurs. Qu’ils sont anti-avortement, anti-gay, anti-trans, anti-égalité des sexes, pro-esclavage, etc. Il n’importe que le fait qu’ils soient anti-capitalistes et anti-Occident (à ne pas confondre avec antioxydant). Et malheureusement, beaucoup de ces gens sont dans des positions de pouvoirs en ce moment et vous n’y pouvez strictement rien. Il suffit de suivre la campagne présidentielle aux États-Unis pour vous rendre compte que si les américains se trouvent face à un choix entre deux complets incompétents, c’est que quelque chose ne tourne sérieusement pas rond dans ce pays. Et on pourrait en dire autant de l’élection de Justin Trudeau au Canada, François Hollande en France, pour ne nommer qu’eux.

L’infiltration

Pendant que les leaders occidentaux créent des monstres de Frankenstein et multiplient l’influx de réfugiés qu’ils créent eux-mêmes par leurs bombardements en Syrie et en Irak, attisant encore plus l’animosité contre l’Occident, l’Arabie Saoudite est soupçonnée de financer en catimini certaines activités des islamistes, d’utiliser certaines mosquées occidentales pour répandre l’idéologie wahhabite, cette version puritaine et archaïque de l’islam dont s’inspirent les islamistes et faire du recrutement et de l’endoctrinement pour le compte d’organisations terroristes. Il a été rendu public récemment qu’un document gouvernemental américain de 28 pages prouverait un lien entre le gouvernement saoudien et les attentats du 11 septembre 2001, mais jusqu’ici, le gouvernement américain refuse de le déclassifier et le rendre public. Encore de quoi alimenter les amateurs de théories du complot.

La solution n’est pas si simple

On semble vouloir nous faire croire que l’ennemi à abattre est l’État Islamique. Notre fameux «monstre de Frankenstein». Alors on brandit le spectre de ce monstre pour récolter le soutien des populations des démocraties occidentales pour plus de bombardements qui ne font en réalité que faire plus de réfugiés et plus de ressentiment contre l’Occident. Mais pourquoi ne parle-t-on pas d’envoyer des troupes pour pacifier la région et annihiler la bête? Si nous sommes vraiment en guerre, ce n’est pas en se contentant de larguer des bombes du haut des airs qu’on va la gagner, non? Après tout, l’EI ne dispose pas d’une véritable force militaire. Il ne pourrait certainement pas résister longtemps à un assaut par des troupes de l’OTAN, non? Et pourtant, l’alliance militaire supposément la plus puissante au monde n’a pourtant pas pu débarrasser l’Afghanistan des Talibans. Aura-t-elle plus de succès avec l’EI? Difficile pour nos soldats de poursuivre un objectif qui n’est pas clair. Difficile aussi pour nos soldats de se battre avec les mains attachées dans le dos parce que les leader occidentaux, le Président Obama en tête, ne semblent pas avoir à cœur de vouloir aller à fond pour annihiler l’EI et ce n’est certainement pas par manque de ressources  militaires ou parce que l’opinion publique est contre. Alors pourquoi?

Est-ce peut-être parce que la guerre contre le terrorisme est supposée être une guerre perpétuelle permettant à nos valeureux leaders d’imposer des mesures de sécurité de plus en plus oppressives et une surveillance de plus en plus étroite envers ses citoyens? N’avez-vous donc pas remarqué comment notre monde se fait de plus en plus orwellien depuis le 11 septembre 2001?

Dans sa récente chronique au Journal de Montréal, Richard Martineau pose une question que je trouve extrêmement pertinente:

«Qu’est-ce qui vous fait le plus peur: Big Brother ou les fous d’Allah?»

Sa chronique me laisse un petit doute que personnellement, il a plus peur des fous d’Allah. C’est drôle, mais il y a 260 millions de personnes qui pourraient témoigner du fait qu’on devrait s’inquiéter davantage de Big Brother si elles n’étaient pas toutes mortes au XXe des mains de leur propre gouvernement. Je dirais qu’en comparaison, les islamistes font figure d’enfants de chœur, vous ne trouvez pas?

Fait intéressant, j’ai publié un commentaire à cet effet dans la section commentaires de cette chronique. Le commentaire se lisait comme suit:

«Qu’est-ce qui vous fait le plus peur: Big Brother ou les fous d’Allah?»

Considérant qu’au XXe siècle 260 millions de personnes on été tuées par leur propre gouvernement, vous devriez avoir bien plus peur de Big Brother. Les fous d’Allah, ce sont des amateurs en comparaison.

Soit dit en passant, les fous d’Allah sont financés par l’Arabie Saoudite et armés par les États-Unis et leurs alliés. Essayez de deviner pourquoi…

Ce commentaire a été promptement supprimé par les modérateurs. Tiens, tiens…

 

Ce qu’aucun média ne vous dira au sujet des fusillades

Par Philippe David

Tragiquement, le weekend dernier, une autre fusillade a coûté la vie à 50 personnes et blessé une autre cinquantaine à Orlando en Floride. Ce genre d’évènement est certainement déplorable. Mes pensées sont naturellement pour les familles et amis des victimes qui ont été fauchées dans la fleur de l’âge. Après un tel évènement, il va de soit que les médias s’emparent de la nouvelle. De telles tragédies sont bonnes pour la circulation des journaux et les côtes d’écoute et les clics sur le web. Bien sûr, il est aussi naturel de chercher à trouver un sens dans une situation qui n’en a pas. Qui était ce tueur? Était-il un terroriste islamiste en quête d’un coup d’éclat au nom d’Allah? Un homosexuel refoulé qui exprimait son malaise envers sa propre sexualité? Un peu des deux? Toujours est-il qu’il a téléphoné au 911 pour leur dire qu’il agissait au nom de l’EI et que son choix de cible démontre qu’il avait un gros problème avec l’homosexualité. Mais ce n’est pas vraiment de ça que je veux vous parler.

Alors que les politiciens et leurs caniches des médias s’empressent de vous dire de ne pas faire d’amalgames envers les musulmans (et ce ne sont certainement pas tous les musulmans qui sont d’accord avec le geste d’Omar Mateen),  ils ne ratent jamais une occasion de blâmer les armes à feu. Chaque fois on propose diverses mesures pour accroître le contrôle des armes, car croit-on, ce serait un problème majeur aux États-Unis et il y a beaucoup trop d’armes à feu en circulation. Comme les politiciens doivent absolument être vus en train de faire quelque chose, même si c’est n’importe quoi, ils vont tenter de jouer sur vos émotions pour tenter de vous convaincre de rehausser les restrictions. Ils essaieront de vous convaincre qu’il y a urgence d’agir, sinon les choses ne feront qu’empirer.  Tremblez-vous dans vos bobettes? Vivez-vous dans la terreur que vous serez parmi les prochains qui seront mitraillés quand vous aurez le malheur de sortir de votre maison? C’est ce qu’ils veulent! Ils veulent que vous soyez terrorisés à ce point que vous soyez prêts à vous mettre à genoux pour les supplier de faire quelque chose pour assurer votre sécurité.  Et ils feront de leur mieux, vous savez, de donner l’apparence de vouloir vous protéger, mais il y a ces méchants de la NRA qui ne cessent de faire du lobbying pour les en empêcher et ce maudit second amendement aussi! Si seulement on pouvait s’en débarrasser! Continuer la lecture de Ce qu’aucun média ne vous dira au sujet des fusillades

Robotisation et hausses de prix – Wendy’s réagit au salaire minimum à $15

Par Philippe David

Comme je l’avais expliqué dans un de mes récents billets, les hausses abruptes du salaire minimum ne sont pas sans conséquences et malheureusement, ce sont les plus vulnérables qui écopent.Nous commençons à pouvoir observer ces conséquences dans les états américains qui ont augmenté leur salaire minimum. Le Washington Times rapportait hier que la chaîne de restauration rapide Wendy’s a annoncé l’installation de guichets de commande automatisés dans 6000 de leurs restaurants.

L’article mentionne aussi que certains franchisés de la chaîne ont également commencé à hausser leurs prix pour compenser la hausse du salaire minimum. On s’attend à ce que d’autres chaînes comme McDonalds et Burger King leur emboîte le pas. Dans les faits, je sais que même au Canada, McDonalds a déjà commencé à installer ce genre de guichets dans leurs restaurants. On pourrait certainement s’attendre à une accélération de ces installations si jamais le salaire minimum augmentait à $15/heure ici aussi.

La décision de Wendy’s n’est  d’ailleurs pas les premiers effets observés aux États-Unis, il y  a un peu plus d’un an, le magazine Forbes rapportait une augmentation des fermetures de restaurants dans la ville de Seattle, qui fût la première à imposer le salaire minimum de $15.

Il ne fallait pas être grand clerc pour prédire les effets qu’une hausse trop grande du salaire minimum apporterait et ça n’a rien d’idéologique non-plus. Ces effets ont été documentées en long et en large comme est en train de le démontrer Vincent Geloso dans une série de billets au Journal de Montréal. La littérature économique est très extensive à ce sujet. Mais évidemment, nous pouvons toujours compter sur des politiciens populistes et des think tank financés par les syndicats pour tenter de vous faire  croire qu’ils peuvent hausser le salaire minimum comme ils veulent sans aucune répercussion. Vous n’avez qu’à observer les américains se casser la gueule avec pour constater que c’est faux.



Le véritable scandale des Panama Papers

Par Philippe David

C’est un peu drôle de voir tant de moutons s’exciter pour les Panama Papers. «On les tient, ces canailles qui nous volent!» entend-on un peu partout. Et pour sûr il y a définitivement de véritables canailles dans le lot. Cependant, les plus grosses fripouilles, à mon humble avis, ce ne sont pas les entrepreneurs qui gagnent leur fric légitimement en offrant des biens et services que les gens veulent et payent volontairement. Ni les amuseurs comme Jackie Chan qui amassent une fortune en divertissant les masses qui payent avec plaisir le prix de leur entrée au cinéma, à la salle de spectacle ou les DVD et CD qu’ils vendent. Ceux-là j’en ai rien à cirer! Ils gagnent leur blé honnêtement et légitimement et la plupart en cèdent bien plus que leur part en impôt. Je ne pourrais pas les blâmer de vouloir limiter le pillage dont ils sont l’objet. D’ailleurs, si vous êtes de ceux qui croient que les riches ne paient pas leur part, je vous offre ce petit graphique pour vous détromper.

Répartition impôt par tranche de revenu QC 2012

Je n’ai rien aussi à cirer des entreprises qui ont vachement mieux à faire de leurs profit que les donner à des gouvernements trop souvent corrompus et gaspilleurs. Figurez-vous qu’ils savent drôlement mieux faire fructifier la richesse que les politiciens et les fonctionnaires. Ce sont elles qui s’appliquent tous les jours à vous fournir les choses qui rendent votre vie plus facile et ce sont elles qui vous fournissent les emplois qui vous permettent d’en avoir les moyens. Les profits qu’elles font sont cent fois mieux utilisés quand ils sont réinvestis dans la production de ces biens, dans leurs ressources humaines ou à faire fructifier les caisses de retraite (souvent un pourcentage très élevé de leurs actionnaires); qu’ils peuvent l’être dans les coffres d’un état qui se fout éperdument de payer tout trois fois trop cher.

Tout ça, c’est un écran de fumée pour vous empêcher de voir le vrai problème. Et le vrai problème, c’est l’idée saugrenue qu’on doit forcer les gens à consommer un service ou un autre ou pis encore, forcer les gens à payer pour la consommation des autres. L’idée que la seule et unique façon qu’on puisse avoir un réseau routier, des infrastructures, des soins de santé, des écoles et aider les pauvres est d’exiger aux gens de céder une part toujours plus élevée de leurs revenus, sous la menace d’être mis en cage. Sommes-nous vraiment, collectivement, aussi dépourvus d’imagination?

Sans compter en plus que la plupart, sinon tous ces biens et services que nous procurent cette confiscation sont foncièrement médiocres. Pas convaincus? Allez donc visiter une salle d’urgence au Québec et voir pourquoi on utilise le terme «patients» pour désigner la clientèle. Ou allez visiter le palais de justice le plus proche pour voir dans combien d’années (pas jours, semaine ou mois, années!!!) sera votre date de procès si vous poursuivez quelqu’un. Il y a une bonne raison pourquoi personne ne peut réprimer un sourire en visionnant la scène de la maison qui rend fou dans le film «Les douze travaux d’Astérix» ou encore la scène du bureau d’immatriculation des véhicules de «Zootopia», c’est qu’elles sont criantes de vérité.

Au Canada, de 1961 à 2014, le fardeau fiscal de la famille moyenne a augmenté de 1,886%!!! C’est presque trois fois plus que l’indice des prix à la consommation (697%) et ces familles dépensent maintenant plus en taxes, tarifs et impôts de toutes sortes que pour leurs nécessitées de base (42,3% en moyenne au Canada – Et le Québec est la province la plus taxée, donc forcément au-dessus de cette moyenne). Et on s’étonne que certains choisissent de faire de l’évitement fiscal? Non! Sans blague Sherlock! Et on leur reproche en plus?!? Êtes-vous malades??? Devant des états toujours plus gourmands, l’évitement fiscal est probablement la chose la plus sensée qu’on puisse faire. Si l’art de la taxation, c’est de plumer l’oie sans la faire crier (selon Colbert), figurez-vous que quand l’oie en a marre, elle peut bien s’envoler pour des cieux plus cléments et adieu les œufs d’or! Il y a des limites à accepter passivement de se faire plumer.

Tout nu au ministère du revenu

Non! Les seuls vrais escrocs qu’on a découvert dans les documents de Mossack Fonseca, sont ceux qui vivent de cette spoliation légale qu’est l’impôt et qui par une hypocrisie incommensurable cherchent à se soustraire personnellement du pillage dont ils sont les responsables. Ces pillards à cravate devraient se voir offrir une autre sorte de cravate nouée serrée s’il y avait vraiment justice dans ce monde.

Frederic-Bastiat-spoliation

Le graphique frauduleux de la Maison Blanche

Par Philippe David

Quand on s’intéresse à divers sujets et qu’on fouille le net pour se documenter un petit peu, c’est fou les choses qu’on peut trouver. Par exemple, sur le site de la Maison Blanche se trouve un texte intitulé «Why We Have to Act on Climate Now — In One Chart». Le graphique auquel le titre fait référence est celui-ci:

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Effrayant, n’est-ce pas? En le regardant, on croirait effectivement à une croissance phénoménale des températures et la ligne de la croissance du CO2 semble montrer une corrélation parfaite. Voilà la preuve irréfutable que nous sommes responsables du réchauffement, n’est-ce pas? Désolé, mais c’est faux.

Jouons à «Qu’est-ce qui cloche dans ce graphique?»

Parce que voyez-vous, ce graphique est frauduleux. Il a été manipulé pour sur-amplifier les données et donner l’impression d’une fausse corrélation. Pouvez-vous me dire ce qui cloche? Non? Regardez attentivement le graphique.

Si vous avez remarqué que l’axe des Y est tronqué pour ne montrer que la température entre 56 et 59 F,  je vous donne deux morceaux de robot. Plus, si vous avez également remarqué que l’axe des y du graphique de CO2 a également été tronqué pour éliminer tout en dessous de 260 ppm pour mieux donner une fausse impression de corrélation, vous gagnez le gros lot. 

Voyez-vous, la troncation de ces axes a pour effet de sur-amplifier le tracé et le rendre beaucoup plus dramatique. C’est un trucage très fréquemment utilisé d’ailleurs. Voici le même tracé de température si on le représente avec l’axe des Y intact:

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Tremblez-vous de peur maintenant? Si on la comparait avec la courbe de CO2 maintenant, vous croyez qu’il y aurait une corrélation? Voici un tracé des anomalies de température (c’est-à-dire basé sur les variations de température plutôt que des températures absolues), basé sur les données du Hadley Met Center et du East Anglia Climactic Research Unit (HadCRUt), comparé au tracé des émissions anthropiques de CO2:

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J’attire ici votre attention sur le fait que le graphique représente mieux les données puisqu’on parle en réalité d’infimes variations de dixièmes de degrés. C’est pourquoi on n’utilise pas habituellement des graphiques basés sur des températures absolues, qui ne révèlent en réalité pas grand-chose. Notez que le réchauffement n’est pas linéaire, mais qu’il donne plutôt une forme d’escalier alors que les émissions de CO2 donnent une courbe linéaire. Nous ne pouvons donc pas établir de corrélation par la simple comparaison de ces courbes. Cependant, si la corrélation existait, on verrait la pente des phases de réchauffement devenir de plus en plus abruptes au fur et à mesure que les émissions de CO2 accélèrent. Voyez-vous une différence dans l’angle des trois pentes montantes du tracé des anomalies de température? Non? Moi non-plus.

Le graphique clame également que la pollution carbonique est à son plus haut niveau dans l’histoire humaine, ce qui est vrai. Sauf qu’à l’échelle que vit la Terre, l’existence humaine est équivalente à un clin d’oeil. Si on regarde l’évolution des concentrations de CO2 dans l’atmosphère, à l’échelle géologique, on constate que le CO2 a été à des concentrations beaucoup plus élevées pendant la plus grande partie de l’évolution de la vie sur cette planète. Si le CO2 était si nocif, comment se fait-il que nous soyons là? Dans les faits, nous vivons une disette historique de CO2 par rapport à l’évolution de la Terre.

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Si la vie a su fleurir sur cette Terre (incluant les ancêtres évolutifs de toutes les espèces actuelles, nous y compris) pendant des centaines de million d’années avec des niveaux de CO2 et des températures beaucoup plus élevées que ce que nous avons présentement, c’est quoi le problème?

Signe de la faiblesse de l’hypothèse anthropogénique

Ce graphique, loin de prouver l’hypothèse anthropogénique des changements climatique, tend plutôt à la discréditer. Si ce graphique est ce que la Maison Blanche, qui pourtant dépense plus de $4 milliards/an en recherches pour prouver que l’activité humaine est le facteur principal qui influence le climat, a de mieux à offrir pour prouver qu’il y a urgence d’agir en matière de climat, alors c’est un échec cuisant!

On ne cesse de nous dire qu’il y a consensus. Que la science est sans équivoque et indisputable. Si c’est le cas, pourquoi est-ce que le gouvernement le plus puissant de la planète aurait besoin d’utiliser un graphique frauduleux pour convaincre ses citoyens? Et si les instances les plus élevées de ce gouvernement s’abaissent à ce genre de pratique, qu’est-ce que ça dit au sujet de la crédibilité de ses agences impliquées activement dans l’étude du climat?

Maintenant vous savez pourquoi je suis sceptique…

En boni…

Consultez cette vidéo pour voir d’autres exemples de manipulation de données et de graphiques par les défenseurs de la rectitude climatique…

Se donner bonne conscience aux dépens des autres

Par Philippe David

Une image vaut mille mots et il n’en faut pas plus quelques fois pour déplacer des montagnes. La mort d’Aylan Kurdi fût une tragédie et a déclenché des vagues de sympathie d’un bout à l’autre du globe pour les réfugiés de la guerre en Syrie.  Cependant, cet élan de générosité est dans bien des cas,  fantoche.

Si je pouvais rassembler des centaines de milliers de mes concitoyens dans un seul endroit et que je leur demandais qui veut que le Canada accueille plus de ces réfugiés, je n’ai aucun doute que je verrais des centaines de milliers de mains levées et un grondement d’acclamations. Par contre, que se produirait-il si je demandais combien d’entre eux seraient prêts à parrainer une famille de ces réfugiés et en être responsable? Je parie qu’il y aurait beaucoup moins de mains levées  et que le son des grillons menacerait de noyer celui des vivats de la foule. Et pourquoi donc? N’avez-vous donc pas le désir d’aider ces pauvres réfugiés  pour qu’ils s’intègrent bien dans notre société et y trouvent une vie meilleure? Ou n’avez vous ce désir que lorsque ça ne vous engage à rien personnellement. Êtes-vous atteint de caritite socialiste? Vous savez cette maladie qui vous pousse à être généreux avec l’argent des autres? Nous avons une pandémie ici au Québec. La plupart des personnes atteintes ont une envie irrésistible de voter QS ou NPD. (Quoique Philippe Couillard travaille fort à gagner leurs votes en ce moment) Si vous croyez que la personne la plus vertueuse est celle qui gueule le plus fort pour que le gouvernement prenne soin de ces réfugiés, il y a une réalité qui vous échappe totalement. 

Le gouvernement ne possède rien qu’il n’a pas pris par la force à quelqu’un d’autre qui l’a légitimement gagné.

La myopie, voire l’aveuglement total, est certainement un des symptômes majeures  de la caritite socialiste. Ceux qui en souffrent refusent carrément de voir les conséquences de leur soi-disant «charité». Ils sont totalement aveugles au fait qu’en demandant au gouvernement de faire ceci ou cela c’est de lui demander de mettre un fusil sur la tempe de tous les autres pour les contraindre à leur idée. Ainsi, lorsque vous fustigez M. Harper pour sa prudence envers l’influx de réfugiés et que vous encensez MM Trudeau et Mulcair de vouloir ouvrir grand les portes, vous leur dites essentiellement que pour que vous ayez bonne conscience, ils doivent faire les poches de vos voisins, qu’ils le veuillent ou non. Parce que croyez-moi, pour des raisons qui leur appartiennent et qui peuvent être parfaitement légitimes, pas tous vos voisins sont d’accord avec vous, alors pourquoi devraient-ils être contraints de payer pour votre acte de charité?

Mais les sondages disent que la majorité le veut…

Quelque chose d’immoral ne devient pas subitement moral parce que la majorité en a décidé. Et si on passait un vote pour légaliser le meurtre et que la majorité votait oui? Serait-ce moral de tuer son voisin pour autant? Alors qu’est-ce qui vous porte à croire que lorsque le gouvernement confisque un grand pourcentage du revenu des contribuables, ce n’est pas du vol? Ça le serait définitivement si vous ou moi le faisions. D’ailleurs, prélever un certain pourcentage de vos revenus contre de la «protection» n’est-il pas une des activités préférées de la mafia? Pourquoi serait-ce immoral quand la mafia le fait, mais parfaitement moral si le même acte est commis par l’état? Donc l’argument de la majorité n’est que pure foutaise. La sanction de la majorité ne donne aucune autorité morale, ça ne fait en réalité que démontrer que la loi de la majorité est tyrannique.

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Avez-vous la «caritite socialiste»?

La charité vient du coeur, pas du canon d’un fusil

Je serai toujours estomaqué de voir combien de gens croient que de réclamer que le gouvernement pille les uns pour le donner aux autres, c’est faire preuve de générosité et de charité. La charité est un sentiment admirable, mais elle doit provenir du coeur et elle doit être un sacrifice volontaire. Une personne vraiment charitable se prive volontairement d’une partie de ses biens matériels pour en aider une autre qui an a besoin. Il n’y a probablement rien qui caractérise mieux ce qu’il y a de bon dans l’humanité. Mais cet acte perd tout son sens si on y est forcé parce que la fin ne justifie pas les moyens. Beaucoup de gens ont besoin d’aide. Si nous sommes tous fondamentalement de bonnes personnes, nous les aideront volontairement. Il n’est pas nécessaire de nous mettre un fusil sur la tempe. Et nous aiderons ceux que nous voulons aider, pas ceux que les autres auront décidé que devrions aider. Si vous tenez tant à venir au secours des réfugiés, faites-le personnellement en parrainant l’un deux ou en contribuant à une oeuvre de charité qui leur portera secours, mais ne demandez pas au gouvernement de leur porter secours en forçant les autres à le faire à votre place. Si vous ne faites que réclamer que le gouvernement accueille ces réfugiés sans faire vous-même une contribution personnelle, alors vous ne faites que vous donner bonne conscience aux dépens des autres et c’est de la pure hypocrisie.

Ce cancer qui ronge la Grèce

Par Philippe David

Il est évident que la Grèce est aux soins palliatifs et que tous ceux qu’on considère les plus grands cerveaux économiques n’arrivent pas à trouver un remède mais s’efforcent seulement d’essayer de prolonger sa vie un peu plus et ce faisant, ils ne font que prolonger l’agonie. Mais la mort viendra inévitablement puisque la vraie cause du mal y demeure entière. Ce qui est fait présentement avec plan de sauvetage par-dessus plan de sauvetage ne fait que maintenir le patient en vie pour quelques heures de plus et, qui plus est, rend cette agonie de plus en plus souffrante.  

Il est probablement déjà trop tard pour la Grèce. Il aurait probablement fallu intervenir il y a des années, voire des décennies avant pour pouvoir la guérir, mais beaucoup d’autres pays souffrent du même mal, du même cancer. Il n’est pas au même stade de développement dans ces autres pays, mais il se développera inexorablement jusqu’à sa phase terminale tout de même si rien n’est fait pour le contrer. Votre pays est-il infecté? Probablement! Mais contrairement à la Grèce, peut-être est-il encore temps de le sauver, mais encore faudrait-il faire le bon diagnostic. Ne comptez pas sur les Krugman et les Stiglitz pour le faire. Leurs prescriptions ne feront qu’accélérer les choses.

Les symptômes

On fait grand cas de l’endettement chronique de la Grèce. De l’attachement de ses citoyens à leurs acquis sociaux ou des excès de ces acquis par rapport à ses voisins. Mais ce ne sont là que des symptômes. Le véritable mal est bien plus profond. Les autres symptômes sont une méfiance de l’économie de marché, la diabolisation des entrepreneurs et l’intervention toujours croissante de l’interventionnisme d’état dans l’économie, ainsi qu’une adulation du politique comme solution à tout. (Oh non! Il est arrivé X! Ça n’a pas de bon sens! Il faut absolument que le gouvernement intervienne! Vous connaissez ce refrain?)

Tous ces symptômes sont causés en réalité par une mentalité dont la prémisse principale est la haine de l’individu et l’adulation du collectif. Elle tient pour vérité que tout ce qui est bon pour la société doit forcément venir d’un effort collectif plutôt qu’une initiative individuelle. Elle ne perçoit pas les entrepreneurs  comme étant des gens au service de leur clientèle, mais plutôt des scélérats au service du profit et du capital. Pas des innovateurs dont le travail nous rend la vie plus aisée, mais des égoïstes à abattre ou à contrôler.

Cette mentalité ne jure que par l’idée que l’individu n’est pas digne de confiance et que par conséquent, il doit être contrôlé et réglementé et par extension, tout ce qu’il produit doit l’être également. Malheureusement, elle oublie que ceux qui exercent le contrôle sur leurs semblables sont aussi des individus qui par on ne sait quel prodige, sont supposés être plus dignes de confiance que leurs semblables, mais qui dans la réalité, sont tout aussi faillibles.

Un environnement toxique

L’activité économique est supposée rendre nos vies meilleures. C’est elle qui met le pain sur notre table et produit ce pain de façon toujours plus efficace et moins coûteuse par l’innovation. Pendant des siècles nous faisions économiquement parlant, du sur-place. N’arrivant à produire que ce qui est nécessaire pour la subsistance, mais sans plus. Puis, certaines idées sont venues changer la donne et ont amené l’époque des lumières et la révolution industrielle.  Ces idées nous ont permis de produire plus que nous n’avions jamais réussi à produire jusqu’alors. Bien au-delà de la simple subsistance. Notre niveau de vie s’est alors élevé. Des innovations en agriculture et en production industrielle nous ont aussi permis de produire en plus grande quantité, mais avec moins de ressources. Cela nous a rendu beaucoup plus riches collectivement, que nous ne l’avions été. Même les masses pouvaient s’offrir des commodités que même les riches d’antan ne pouvaient avoir parce qu’elle n’existaient tout simplement pas.

La somme de ces idées, maintenant largement oubliées est ce que nous avons appelés le libéralisme et le capitalisme.  Or l’essence du libéralisme est l’idée de l’individu comme moteur du progrès plutôt que le collectif et de la productivité et création de la richesse comme solution aux problèmes plutôt que la politique. Tout le contraire de ce que nous vivons présentement dans la plupart des démocraties occidentales.

Dans un tel environnement, l’individu possède tout les incitatifs et la liberté d’innover, de s’enrichir et de poursuivre son propre bonheur. La seule façon de s’enrichir honnêtement est de produire ce qui est désirable à suffisamment de consommateurs pour permettre de prospérer puisque personne n’a le pouvoir de forcer quiconque à acheter ce que l’on produit. C’est donc le consommateur qui, par ses choix décident quels producteurs prospèrent et quels font faillite.  Dans un environnement où c’est le politique qui contrôle et réglemente la production, c’est tout autre chose.

Quand les producteurs doivent répondre à des impératifs politiques, le consommateur n’est plus au centre des préoccupations. Il est relégué à un rôle bien plus loin sur la liste des priorités. Un homme d’affaire voulant s’enrichir a plus d’intérêt à maintenir ses contacts politiques pour protéger son petit fief de ses compétiteurs ou financer ses opérations par subvention,  que de bien servir ses clients ou de suivre un bon plan d’affaires pour obtenir du financement bancaire. Pour obtenir des faveurs des politiciens, ils doivent aussi retourner l’ascenseur pour assurer que les politiciens qui lui sont favorables, restent en place. Nous obtenons alors une économie de plus en plus orientée vers la satisfaction de groupes d’intérêt revendicateurs qu’envers les besoins des consommateurs. Un des meilleurs exemples actuellement est le conflit qui oppose Uber aux cartels de taxi dans diverses villes. Il est plutôt clair que l’intérêt du consommateur n’a que très peu d’importance aux yeux des cartels de taxis et lequel des deux partis est défendu par l’état? Devinez! Je vous laisse trois chances.

Nous assistons alors à l’avènement d’une vision économique à très cout-terme. Les objectifs politiques changeant au gré des partis au pouvoir, l’horizon temporel du politicien typique se termine à la date des prochaines élections, après lesquelles il peut concevablement être chassé du pouvoir. Il a donc très peu d’intérêt à planifier des politiques dont ses adversaires politiques pourraient s’approprier les fruits s’ils mûrissent trop tard. À long-terme, nous sommes tous morts, disait Keynes, sauf que tôt ou tard, nous finissons par aboutir dans le long-terme des politiques à courte-vue et nous en subissons les conséquences. Ainsi, Lord Keynes est bel et bien mort aujourd’hui, mais nous vivons les conséquences à long-terme des ses idées court-termistes.

Une des conséquences de cette vision, le clientélisme politique, a mené à l’accaparement de plus en plus de services et de ressources par le secteur public au détriment du privé afin d’offrir des programmes sociaux de plus en plus onéreux offerts gratuitement ou semi-gratuitement.  La gratuité ou semi-gratuité de ces services entraînant naturellement une surconsommation et le surendettement de l’état qui ne pas mathématiquement suffire à une demande infinie.  Mais, à long-terme, nous sommes tous morts, n’est-ce pas? Il faut vivre dans le présent et nos petits-enfant trouveront bien le moyen de réparer nos bavures.  Pas vrai?

Le remède

Même si, d’un coup de baguette magique, on effaçait la dette grecque, la Grèce ne serait pas guérie pour autant.  L’Histoire est replète d’exemples de pays qui ont fait faillite et qu’une fois libérés de leurs dettes, ont laissé le naturel revenir au galop et se sont retrouvés une fois de plus dans la même situation. La mentalité collectiviste anti-capitaliste est une drogue qui promet une vie facile aux dépens des autres et qui vous donne un sentiment euphorique jusqu’à ce que la réalité vienne nous rattraper. Comme toute addiction, le seul remède est de reconnaître la source du problème et de briser le cercle vicieux.  Cessez de croire que l’état peut tout vous donner gratuitement indéfiniment. Il n’y aura jamais rien de gratuit en ce monde. Tout doit être payé d’une façon comme d’une autre. Ne comptez pas sur les politiciens pour vous aider, ce sont eux qui vous fournissent la drogue. La solution est dans un changement d’attitude dans chacun de vous.

Entrevue exclusive avec le politologue français, Guy Milliere

Par Simon Leduc

Je me suis entretenu avec notre collaborateur Guy Milliere. Cette entrevue va porter sur la tuerie de Charleston, sur la course à l’investiture du GOP, sur l’espionnage de présidents français par les États-Unis, sur l’accusation de crimes de guerre contre l’État hébreu et sur la montée de l’État islamique.

Q : À la suite de la tuerie de Charleston, plusieurs Américains souhaitent que le drapeau confédéré soit banni de l’espace public. La gouverneure de la Caroline du Sud veut que le drapeau sudiste soit retiré du Parlement local et Wal-Mart ne va plus vendre des produits liés au drapeau sudiste. Que pensez-vous de cela?

R : Je pense que ces réactions sont tout à fait excessives. Le drapeau confédéré est considéré dans le Sud des États-Unis comme faisant partie de l’histoire. Quasiment personne ne considère le drapeau confédéré comme un signe de racisme ou de nostalgie pour la ségrégation raciale. La Caroline du Sud, où les noirs sont minoritaires, a un sénateur noir, républicain, Tim Scott. Un jeune assassin dépravé et abominablement raciste a commis un massacre abject : il est l’objet d’une réprobation unanime. Plutôt que d’avoir rappelé les valeurs du pays, les Démocrates, l’administration Obama, et Obama lui-même ont utilisé ce massacre abject pour incriminer un racisme censé être toujours omniprésent dans la société américaine. Des Républicains ont fait, en ce contexte, des gestes d’apaisement, et Nikki Haley a été l’un (l’une) de ces Républicains. C’est à mes yeux une erreur. C’est donner un peu raison aux Démocrates, à l’administration Obama, et à Obama lui-même, et dire que le drapeau concerné est un signe de racisme, et que partout où il flotte encore, il y a des racistes. Dès lors que le Sud est largement républicain et conservateur aujourd’hui, c’est prêter le flanc aux accusations de racisme contre Républicains et conservateurs. Les Démocrates ne cessent de se présenter comme le parti qui défend les noirs : c’est une falsification de l’histoire. C’est Abraham Lincoln, républicain, qui a aboli l’esclavage. Le Sud ségrégationniste a voté démocrate pendant très longtemps. Les Démocrates achètent le vote de la population noire aujourd’hui avec des aides sociales massives qui entretiennent une sous-culture de la dépendance, tissée de criminalité et de dissolution des familles. Cela risque de durer encore longtemps, hélas. Le résultat, ce sont des villes comme Detroit ou Baltimore. La société américaine aujourd’hui est largement aveugle aux couleurs, Le parti républicain est aveugle aux couleurs : parmi les candidats cette année, il y a un noir, un indien, deux hispaniques. Les démocrates ont un président noir qui dit que le peuple américain a toujours le racisme dans son ADN. Wal-Mart a cédé au mouvement d’opinion créé par les démocrates.

Q : Selon vous, quel serait le meilleur ticket pour le Parti républicain pour les présidentielles de novembre 2016 ?

R : C’est difficile à dire aujourd’hui. Les élections primaires sont très ouvertes. Je crains que Jeb Bush incarne une ligne trop modérée pour mobiliser, et, en supplément, je ne suis pas certain que les Américains aient envie de voir un troisième Bush à la Maison Blanche : cela aurait des allures de dynastie. Il est impératif que les Républicains emportent la Floride et une fraction de voix hispaniques : Marco Rubio est implanté en Floride, et hispanique. Il faut aussi que les Républicains gagnent des États du Middle West : Scott Walker est gouverneur du Wisconsin, et populaire dans des États tels que l’Iowa, et l’Ohio, qui est crucial. Une candidature Walker-Rubio me semblerait la plus à même de l’emporter. Ce sera difficile : en termes d’États et de grands électeurs, les Démocrates sont quasiment assurés d’avoir deux cent quarante voix. Ils leur en manqueraient trente pour l’emporter ; si la Floride tombe du côté démocrate, les Républicains tombent. Malgré les scandales et le parfum de corruption qui l’entoure, Hillary Clinton reste favorite. Si elle était élue, ce serait une sorte de troisième mandat d’Obama et, sans doute, une transformation irréversible des États-Unis en une puissance déclinante et socialisante.

Q : Des médias français ont annoncé que les trois derniers présidents français (Chirac, Sarkozy et Hollande) ont été espionnés par la NSA. Êtes-vous surpris de ces révélations?

R : C’est une histoire grotesque et montée en épingle artificiellement. Nous sommes dans un monde où tous les pays qui le peuvent pratiquent le renseignement, qui passe par les écoutes. Cela fournit à la gauche française une occasion d’injecter une dose d’antiaméricanisme supplémentaire dans l’opinion. En dehors de cet aspect, cela n’a, à mes yeux, aucun intérêt. Les États-Unis écoutent les Présidents français ? Quelle surprise ! Ce qui a été publié est, en outre, d’une insignifiance totale. La France et les États-Unis sont, a priori, dans le même camp politique et géopolitique, et je ne vois pas ce que la France aurait à cacher. Les sorties de François Hollande en scooter peut-être. La France est une puissance de second ordre qui aime se donner de l’importance, et, outre l’injection d’une dose d’antiaméricanisme, cette histoire permet à ceux qui la ressassent d’imaginer et faire imaginer que la France a beaucoup d’importance et a des choses essentielles à cacher aux États-Unis. Si les médias français s’intéressaient davantage aux ennemis réels de la France, ils feraient un travail plus intéressant.

Q : Selon un rapport commandé par le Conseil des droits de l’homme de l’ONU. Israël pourrait être accusé de crimes de guerre lors du conflit à Gaza en 2014. Quelles sont vos impressions sur cela ?

R : Le Conseil des droits de l’homme de l’ONU est une imposture et aucun pays occidental ne devrait y siéger. Accorder le moindre crédit à une organisation où des dictatures plus ou moins criminelles et plus ou moins antisémites disposent d’une majorité automatique est moralement condamnable. Les journalistes et les dirigeants politiques qui accordent du crédit au Conseil des droits de l’homme de l’ONU sont moralement condamnables. Au vu de ce qu’est le Conseil des droits de l’homme de l’ONU, il n’est pas étonnant que le seul pays qui y soit régulièrement accusé de crimes soit Israël. Une organisation qui a accueilli avec enthousiasme Mahmoud Ahmadinejad, antisémite négationniste aux projets génocidaires devrait être traitée par le dégoût et le mépris. Mahmoud Ahmadinejad, désoeuvré désormais devrait en devenir le président : ce serait seyant. Qu’en un moment où des crimes sont commis sur tous les continents par des islamistes, la seule chose que trouve à faire cette organisation soit de s’en prendre à Israël est abominablement significatif. Israël a été attaqué pendant l’été 2014 par une organisation terroriste islamiste aux projets tout aussi génocidaires que ceux d’Ahmadinejad et de tous les dirigeants iraniens. Israël s’est défendu et a tout fait pour anéantir les capacités de frappe de l’ennemi. Si un Conseil des droits de l’homme digne de ce nom existait, il incriminerait le Hamas pour ses tirs à l’aveugle contre Israël, pour l’utilisation de sa population au titre de boucliers humains, et pour ses projets génocidaires, mais un Conseil des droits de l’homme digne de ce nom n’existe pas.

Q : Hillary Clinton a déclaré que la tuerie de Charleston est un acte terroriste raciste. Êtes-vous d’accord avec cette affirmation?

R : J’ai, un peu, répondu à cette question en parlant des Démocrates, de l’administration Obama et d’Obama. Hillary Clinton a raison de dire que c’est un acte terroriste raciste. Elle a tort d’insister sur le sujet, et de traiter le tueur de Charleston autrement que comme un être abject, méprisable, unanimement réprouvé, et qui mérite la peine de mort. Évoquer un racisme anti-noirs aujourd’hui largement inexistant est nauséabond, aiguise les tensions, alimente le racisme anti-blanc que des agitateurs noirs, tels Al Sharpton, entretiennent. Cela permet d’attirer des voix noires, et c’est le but d’Hillary Clinton. Cela conduit aussi, parfois, à des émeutes raciales, à l’incrimination abusive de policiers, et à des hausses de la criminalité dont les noirs sont les premières victimes. L’essentiel des noirs assassinés aux États-Unis le sont par d’autres noirs : cela, Hillary Clinton ne le dit et ne le dira pas.

Q : La droite française a changé le nom de sa formation politique, l’UMP est maintenant le Parti républicain. Que pensez-vous de cela?

R : L’UMP est, exactement, les Républicains. Cela a été perçu par la gauche en France comme une façon d’américaniser l’UMP, et la gauche n’a pas apprécié. Cela a aussi été perçu par la gauche comme une façon pour l’UMP de s’approprier la république : la gauche a porté plainte et a perdu. Je pense que Nicolas Sarkozy a voulu laisser au passé le nom de l’UMP, entaché par des scandales et se placer dans la perspective d’un deuxième tour en 2017 où il affronterait Marine Le Pen et se présenterait comme le candidat de tous les « républicains ». C’est de la politique politicienne. Le plus important à mes yeux n’est pas là. Il est de savoir si la droite française aura un programme à même de redresser le pays après cinq années d’enlisement désastreuses, et si elle présentera un candidat à même d’être élu et d’appliquer le programme. Nous n’en sommes pas là. Pour l’heure, François Hollande est en campagne, et fera tout pour être réélu. Il a été un président médiocre, qui a accentué le déclin de la France, et n’a pas su répondre au danger islamiste. Cinq années supplémentaires de Hollande seraient cinq années sombres, et si Hollande était réélu, Marine Le Pen pourrait avoir toutes ses chances la fois suivante. Les Républicains, et Nicolas Sarkozy seront-ils à la hauteur de la situation ? On le saura bientôt.

Q : La semaine dernière, trois pays ont été frappés par des attentes terroristes. Selon vous, qu’est-ce que l’Occident doit faire pour éliminer l’État islamique ?

R : Entre ce que l’Occident devrait faire et ce qu’il fera, je crains qu’il y ait une immense différence. La montée en puissance de l’État Islamique et du djihadisme est le résultat des années Obama. Fin 2008, l’Irak était stabilisé, Al-Qaïda en Irak quasiment éliminé. Les djihadistes étaient partout sur la défensive. Obama a détruit cette situation. En retirant les troupes américaines d’Irak, il a créé un vide, abandonné Bagdad à l’Iran, suscité des tensions en régions sunnites, permis la renaissance d’Al-Qaïda en Irak sous la forme de ce qui est aujourd’hui l’Etat Islamique. En encourageant le printemps arabe, qui était en fait un hiver islamique, il a déstabilisé l’Egypte, où Sisi essaie de remettre de l’ordre, difficilement. Il a rendu la Tunisie plus vulnérable, car les appareils de sécurité y ont été démantelés. Il a renversé Kadhafi (en partenariat avec Sarkozy), et livré la Libye aux djihadistes et, maintenant à l’État Islamique. Il a contribué au soulèvement en Syrie, pays maintenant largement détruit. Il a une lourde responsabilité dans l’émergence et le renforcement de l’État Islamique et dans le renforcement du djihadisme. Il ne fera rien pour détruire l’État Islamique. Les Européens ne feront rien non plus, car ils n’ont pas les moyens d’agir sans les États-Unis. Si un président des États-Unis digne de ce nom arrivait à la Maison Blanche, il devrait bombarder les positions de l’État Islamique (les frappes actuelles sont insignifiantes), couper les routes de commerce et d’approvisionnement de l’État Islamique, qui passent par la Turquie, exiger de la Turquie qu’elle cesse son appui à l’État Islamique, et exiger la même chose du Qatar. Des forces spéciales devraient sans doute être déployées sur le terrain. Un appui à l’Égypte de Sisi, confrontée à l’État Islamique dans le Sinai serait aussi indispensable, ainsi que des frappes sur les côtes libyennes, occupées par l’État Islamique. Un président des États-Unis digne de ce nom arrivera-t-il à la Maison Blanche, c’est toute la question. Si ce n’est pas le cas, le futur proche s’annonce très âpre.