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Entrevue exclusive avec le ministre fédéral : Maxime Bernier

Maxime Bernier

Maxime Bernier 

 Par Simon Leduc
 
J’ai rencontré M. Bernier à son bureau du Centre-ville de Montréal.  Il a accepté de répondre à mes questions. 
 
Q : Après avoir travaillé dans le secteur privé, pourquoi avez-vous décidé de faire le saut en politique fédérale et devenir candidat pour le Parti conservateur du Canada dans le comté de Beauce?
 
R : J’ai toujours eu de l’intérêt pour  les politiques publiques et la politique en général. En 2005, j’ai rencontré M. Harper pour lui  suggérer d’insérer dans son programme, deux éléments qui sont importants pour moi : la diminution des impôts (car les Québécois sont les plus taxés en Amérique du Nord) et le respect de la Constitution canadienne.  Le chef conservateur a inclus cela dans son programme, il m’a demandé d’être candidat sous la bannière conservatrice et j’ai accepté.  J’ai fait le saut en politique afin de défendre des valeurs qui sont à la base d’une société démocratique : la liberté et la responsabilité individuelle.  Aujourd’hui, je continue de prôner ces idéaux au sein du caucus conservateur et du gouvernement.  La réduction des taxes, des impôts et de la taille de l’État est une priorité pour moi.  Souvent, les politiciens et les bureaucrates prennent les citoyens pour des enfants irresponsables.  Mon engagement politique est de prendre les citoyens pour des personnes responsables.  Moi, je pense que c’est en faisant la promotion de la liberté individuelle que l’on va avoir une société plus prospère.  Je dois être dans le feu de l’action pour pouvoir changer la société et permettre une plus grande liberté aux Canadiens. 
 
Q : Après la victoire conservatrice du 23 janvier 2006,  vous avez accédé au Cabinet fédéral comme ministre de l’Industrie.  Quelle est votre plus grande réalisation lors de votre passage dans ce ministère à saveur économique?
 
R : Tout d’abord, je suis très fier d’avoir été ministre de l’Industrie.  Ma plus grande réalisation est la dérèglementation de la téléphonie locale.  Quand je suis arrivé au ministère de l’Industrie, j’ai établi mes priorités.  Mon premier objectif était la dérèglementation de la téléphonie locale.  C’était un dossier qui était directement lié à mes croyances politiques, c’est-à-dire la dérèglementation et le respect du libre marché.   J’ai livré une grosse bataille idéologique avec les fonctionnaires que j’ai remportée avec l’aide de mon équipe qui m’a grandement appuyé dans cette aventure.  Le professeur Shultz de l’Université McGill a dit que j’ai été le meilleur ministre de l’Industrie des trente dernières années à cause de cette réforme.  Celle-ci a permis d’avoir plus de compétition, des prix plus bas et de meilleurs services pour les consommateurs.  Je suis très fier de cela. 
 
Q : Plusieurs militants conservateurs vous voient comme l’ultime successeur de Stephen Harper.  Lorsque votre chef va quitter la vie politique, avez-vous l’ambition de lui succéder à la tête du Parti conservateur et de devenir un jour, premier ministre du Canada?
 
R : Actuellement,  je fais mon travail de député de Beauce et de ministre d’État à la petite entreprise et du Tourisme.  Je n’ai pas de plan pour le futur et mes priorités sont de bien représenter les Beaucerons à Ottawa et de défendre la voie du Québec à la table du Conseil des ministres.  Je ne sais pas ce que l’avenir me réserve.  Je suis en politique pour défendre les principes de liberté et de responsabilité individuelle et je pense que les politiciens n’en parlent pas assez.  Je remercie les gens qui me voient dans une éventuelle course au leadership  mais je n’en suis pas là actuellement. 
 
Q : Pensez-vous que vous pourriez un jour changer d’idée concernant la chefferie du PCC si des députés conservateurs font  pression sur vous?
 
R : On ne sait jamais ce que l’avenir nous réserve.  Je prendrai cette décision lorsque le temps arrivera.  Actuellement, je ne suis pas en train de me poser des questions par rapport à cela.  Notre chef est bien en selle et il nous a permis de remporter deux élections en étant que gouvernement minoritaire et une majorité au dernier scrutin.  Je travaille en toute collaboration avec M. Harper
 
Q : Depuis les élections de 2008, le gouvernement Harper est très impopulaire dans la Belle province.  Comment expliquez-vous les déboires de votre parti au Québec?
 
R : À partir de 2006, l’ancien chef du Bloc québécois Gilles Duceppe a dépeint M. Harper comme étant un cowboy de l’Ouest qui n’était pas sensible aux préoccupations du Québec.  C’est faux et ce n’est pas la réalité.  Il y a une perception négative qui demeure par rapport à notre chef.  Je peux vous dire que M. Harper aime la Belle province et il commence toujours ses discours (même à l’étranger) en français.  Il sait que le Canada a été bâti en français et que Québec est la ville fondatrice du Canada.  On doit mieux communiquer nos politiques et être plus présent dans les médias.  Stephen Harper doit être plus présent dans la province pour contrer l’image négative qui est colportée par les partis d’opposition.  C’est un gros défi pour nous et on va travailler fort pour reconquérir le Québec. 
 
Q : Croyez-vous que les syndicats (et autre groupes progressistes) organisent des campagnes de dénigrement contre votre chef au Québec?
 
R : Effectivement, je pense que les syndicats font campagne contre nous lors des élections générales avec l’argent des cotisations syndicales provenant de leurs membres.  Regardons juste la dernière campagne électorale, les syndicats ont dépensé beaucoup d’argent pour défaire des candidats conservateurs.  C’est pour cela que l’on a déposé un projet de loi (qui va être en vigueur bientôt) qui va obliger les leaders syndicaux de divulguer leurs états financiers.    Il y a plusieurs syndiqués qui ne savent pas que leurs cotisations servent à faire de la politique.  Quand cela va être public, les travailleurs vont avoir la chance de poser des questions à leurs leaders syndicaux et ceux-ci vont devoir être plus transparents. 
 
Q : Depuis la récession économique de 2008, le ministre des Finances a déposé des budgets déficitaires.  Certains conservateurs dénoncent le fait que vous avez augmenté la dette publique fédérale depuis votre arrivée au pouvoir.  Est-ce que vous allez être en mesure de revenir à l’équilibre budgétaire comme promis en 2015?
 
R : Oui, c’est une volonté très importante pour notre gouvernement de revenir à l’équilibre budgétaire en 2015 afin de pouvoir baisser les taxes et les impôts des Canadiens. Lorsqu’on est arrivé au pouvoir en 2006, on a eu deux années de surplus budgétaire. Notre gouvernement a dû dépenser beaucoup d’argent pour faire face à la crise financière mondiale qui a frappé le pays en 2008.  On a relancé l’économie avec des dépenses publiques mais cela a créé un déficit et nous en sommes responsables.    Il faut revenir à l’équilibre budgétaire le plus rapidement possible parce qu’il faut redonner l’argent aux citoyens car ce sont eux qui créent de la richesse.  Notre gouvernement va éliminer le déficit en s’attaquant à la colonne des dépenses. 
 
Q : Adrien Pouliot est le chef du Parti conservateur du Québec.  Est-ce que votre parti pourrait créer des alliances électorales avec le PCQ afin de vous aider mutuellement?
 
R : Notre gouvernement ne se mêle pas de politique provinciale.  On respecte la Constitution canadienne et ses juridictions.  Notre parti ne va pas donner de directives à ses membres et supporteurs d’appuyer un parti en particulier.  Moi, je vais rester neutre même si le programme des conservateurs québécois est très près des idées que je prône.  

 

Les brigands à plumes rouges

idle no more

idle no more

 

Par Philippe David

On dit souvent de l’aide internationale que c’est l’acte de piller les pauvres des pays riches pour donner aux riches des pays pauvres. On voit de nombreux exemples de pays du tiers-monde où on envoie des milliards en aide humanitaire sans jamais soulager les pauvres de ce pays un iota. La même chose existe dans les réserves autochtones ici au Canada où le gouvernement fédéral engloutit des centaines de millions de dollars annuellement pour que des chefs et des conseillers de bande se paient des salaires princiers pendant que certains des membres ordinaires de la tribu n’ont même pas accès aux commodités les plus élémentaires comme l’électricité et l’eau courante.

C’est le cas, notamment, de la réserve d’Attawapiskat. Sa cheffe, Theresa Spence, fait présentement une grève de la faim qui a engendré un mouvement appelé « Idle no more ». Sa seule et unique revendication : une rencontre avec le premier ministre Stephen Harper, qu’elle refuse maintenant de rencontrer sans la présence du Gouverneur Général. Passons sur l’absurdité de cette dernière requête alors que nous savons tous que la constitution canadienne ne confère aucun pouvoir décisionnel au Gouverneur Générale en matière de politique publique et que par conséquent, il n’aurait absolument aucun rôle à jouer dans des négociations avec les premières nations. Parlons plutôt de Mme Spence.

Vous appelez ça une grève de la faim?

Commençons par le fait qu’après un mois de soi-disant « grève de la faim », elle ne semble pas trop mal en point. De sa propre admission, elle se nourrit de bouillon de poisson. Celui-ci doit être plutôt riche en gras pour permettre à Mme Spence de maintenir son gabarit. On s’imaginerait qu’une personne de sa corpulence aurait au moins un peu fondu si sa grêve de la faim avait été sérieuse, non? En tout cas, tant qu’elle maintient sa ligne, il est difficile de croire qu’elle se laisse mourir, comme certains cœurs tendres voudraient vous faire croire. Mais il y a pire.

Des médias aveugles

Depuis plusieurs semaines, Ezra Levant de Sun News tentait d’attirer l’attention sur la gestion d’Attawapiskat par Mme Spence. En effet, depuis 2005, le gouvernement fédéral y a engloutit plus de $100 millions dans cette réserve de 1500 habitants, soit environ $52 000 pour chaque homme, femme et enfant, et en plus, la mine voisine de DeBeers a également attribué plus de $300 millions en contrats à des fournisseurs de la réserve, en plus d’employer 100 de ses résidents. Avec tout cet influx de capitaux dans un si petit village, on s’imaginerait que tous ses habitants vivent une vie aisée, mais 25 familles sur les 300 qui y habitent n’ont ni eau courante, ni électricité. Comment est-ce possible? Depuis le début de cette affaire, Levant pointe du doigt la gestion de la réserve par Theresa Spence et son conjoint, Clayton Kennedy, qui sont grassement payés, hors de toute proportion avec la population du village qu’ils ont à gérer. À eux deux, ils font $350 000 par année, exempt d’impôt. Pour vous donner une petite idée des proportions, le maire de Montréal, qui compte 100 000 fois plus d’habitants (à peu de choses près), gagne un salaire de l’ordre de $156 000 et je suis plutôt certain qu’il paie de l’impôt et des taxes là-dessus. Pendant tout ce temps, seul Levant et Sun News rapportaient ces faits et on les traitait littéralement d’emmerdeurs.

Incompétence ou fraude généralisée?

Récemment, un rapport indépendant de vérification des comptes d’Attawapiskat compilé par la firme Deloitte et Touche a été rendu public, confirmant tout ce que Sun News rapportait et même plus. On y apprend par exemple que 81% des transactions examinées avaient peu ou pas de pièce justificatives et 60% de ces transactions n’ont aucune pièce justificative. Il est fait état de transactions de frais de consultation et de frais légaux de plusieurs centaines de milliers de dollars où il est impossible de déterminer à qui les paiements ont été faits ou quels services ont été rendus. Est-on même sûrs qu’il y a vraiment eu un consultant qui a rendu un service? Ou est-ce que ces montants sont en réalité des détournements de fonds? On y apprend aussi que la plupart du temps, il n’y a aucun procès-verbal des réunions du conseil de bande. Il est impossible de savoir quelles décisions ont été prises pendant ces réunions. Aussi, bien que la bande gère environ $17 millions de fonds fédéraux annuellement, mais il n’y a aucun budget qui a été fait. Bref, à la place de Theresa Spence, je serais gêné de me monter la face en public, encore plus d’être la figure de proue d’une protestation. Si on se fie au rapport de Deloitte et Touche, Theresa Spence et les autres membres de son conseil de bande sont soit grossièrement incompétents ou ils sont parmi les pires brigands et fraudeurs. D’ailleurs, considérant que Mme Spence refuse maintenant tout contact avec les journalistes et qu’elle a fait éconduire une journaliste de Global News de sa réserve alors que celle-ci tentait de récolter des témoignages de gens ordinaires vivant là; J’ai tendance à pencher en direction de la fraude. Mme Spence semble vouloir cacher quelque chose.

Mais Theresa Spence n’est pas un cas unique. Au Canada, il y a 615 réserves autochtones qui comptent en moyenne 1142 résidents. Dans ces 615 réserves, on compte 50 dirigeants qui ont un salaire supérieur au premier ministre du Canada, 160 qui ont un salaire supérieur aux premiers ministres provinciaux et 634 qui ont un salaire supérieur à cent mille dollars. À l’extrême, une cheffe du Nouveau Brunswick se fait payer un salaire juste un peu moindre qu’un million pour gérer une réserve de 304 habitants! Le problème n’est pas seulement limité à Attawapiskat, il est plutôt généralisé et ce sont maintenant ces mêmes chefs qui protestent maintenant contre un projet de loi qui forcerait plus de transparence dans la gestion des réserves. Allez savoir pourquoi…

Une inspiration? Pour qui???

Et tous ces chefs qui vivent des vies de pacha aux dépens de leur peuple bénéficient de l’appui indéfectible des politiciens de gauche, des syndicats et de la plupart des médias. Paul Martin, ancien Premier Ministre libéral est même allé jusqu’à dire que Theresa Spence était une « inspiration »! Pour qui??? Pourquoi??? Certainement pas pour quiconque a un brin d’intégrité. Mais elle est certainement une inspiration pour tous les pillards et parasites. Qu’est-ce que ça dit au sujet de l’intégrité et du discernement de ceux qui les soutiennent? Mais d’un autre côté, une bonne partie ces mêmes supporteurs ont cautionné des casseurs aux carrés rouges, alors pourquoi pas des brigands aux plumes rouges?

Les autochtones sont-ils victimes d’injustice? Absolument! Mais la plus grande injustice qu’ils subissent est celle qui les confine à un apartheid qui les rend dépendants aux fonds fédéraux contrôlés par des bandits aux plumes rouges, grâce à la complaisance des médias et de la gauche canadienne. Il serait grand temps que nous laissions les autochtones rejoindre notre société en tant que citoyens à part entière.

 

 

L’appui de Rona Ambrose à la motion touchant l’avortement et un gouvernement de coalition pourrait-il remplacer le gouvernement actuel? :

rona-ambrose

Par Simon Leduc

Vote sur la motion Woodworth : une attaque sournoise des féministes contre la ministre conservatrice :

Il y a quelques semaines, un député conservateur d’arrière-ban a présenté un projet de loi privé à la Chambre des Communes. La motion parrainée par Stephen Woodworth demandait qu’un comité parlementaire soit mis en place pour étudier si le fœtus doit être considéré comme un être humain sur le plan légal. Le mouvement progressiste accuse le gouvernement conservateur de vouloir indirectement rouvrir le débat sur l’avortement avec cette initiative privée. Le premier ministre Stephen Harper a clairement promis de ne pas rouvrir cette boîte de Pandore. Le rejet de la motion de M. Woodworth par une majorité de députés (M. Harper a voté contre) le prouve bien. Le Parti conservateur est majoritaire à la Chambre des communes. S’il aurait voulu légiférer sur l’avortement, cela aurait déjà été fait. Les groupes féministes et les gauchistes devraient arrêter leur campagne de peur contre les conservateurs. Le premier ministre tient sa promesse et il ne va pas criminaliser cet acte médical. Est-ce que c’est clair bordel?

Le chef conservateur a permis à ses députés de voter selon leur conscience car le M-312 est une motion privée. La ministre de la Condition féminine a voté en faveur de la proposition de son collègue. Les féministes ont férocement dénoncé le geste de la ministre. Ces militantes radicales affirment que Rona Ambrose veut faire reculer les droits des femmes. Elles demandent la démission de la ministre conservatrice. Ces groupes féministes sont vraiment intolérants et antidémocrates. Mme Ambrose a bien le droit de voter pour la motion M-312 et avoir des réticences face à l’avortement. Je me porte à la défense de Rona Ambrose et cela ne fait pas de moi un conservateur radical sur le plan social. Je défends le geste démocratique de la ministre, c’est tout. Elle s’est fait littéralement lynchée dans les médias sociaux.

On dirait que certains sujets sont tabous (l’avortement, la peine de mort, le mariage gai, etc.) et que l’on ne peut même pas en discuter calmement. Si une personne est contre l’avortement, elle est forcément contre les droits des femmes. C’est très simpliste comme raisonnement. Le mouvement progressiste est dogmatique et idéologue et il n’accepte aucun débat de fond. Les décisions dogmatiques du gouvernement péquiste (la fermeture de Gentilly 2 sans consultation, les hausses d’impôts rétroactives et le rejet du gaz de schiste) et la réaction des groupes féministes face à l’appui de Mme Ambrose à la motion M-312 le prouvent bien.

Un gouvernement de coalition PLQ-CAQ pourrait remplacer le gouvernement? :

Jamais un gouvernement du Québec n’aura réussi à se mettre à dos autant de personnes après seulement trois semaines en poste. Le gouvernement Marois est une catastrophe ambulante. Pauline Marois a rapidement pris des décisions controversées sans consulter les partis d’opposition qui représentent pourtant une majorité de Québécois. La première ministre veut tenir ses promesses électorales afin de satisfaire sa base électorale. Le gouvernement Marois ne semble pas comprendre que le peuple québécois ne lui a pas accordé une majorité parlementaire. C’est une sage décision qu’il a pris le 4 septembre dernier. Les péquistes se foutent éperdument de cela. On a gagné les élections et allez au diable ceux qui ont eu le malheur de ne pas voter pour nous. Dans le dossier des hausses d’impôts rétroactives, l’arrogance et l’intransigeance du ministre des Finances sont inacceptables. Cette mesure doit faire partie du premier budget Marceau qui devrait être déposé en mars prochain. La CAQ et le PLQ sont clairement contre toute hausse d’impôt des particuliers. Nicolas Marceau affirme que le gouvernement ne reculera pas sur cette question. Donc, le gouvernement risque de se faire renverser sur le vote cruciale sur le budget (c’est un vote de confiance). Si cela se produit, certains chroniqueurs pensent que le PLQ et la CAQ devraient aller voir le Lieutenant Gouverneur afin de lui demander de former le prochain gouvernement. Un gouvernement de coalition PLQ-CAQ pourrait éviter un scrutin trop hâtif. Je ne suis pas un grand partisan d’un tel scénario. Si le gouvernement Marois perd la confiance de la Chambre, des élections générales devraient être déclenchées sur le champ. Selon moi, c’est le parti politique qui a obtenu le plus de sièges qui doit gouverner. Si on veut se débarrasser du gouvernement péquiste, un scrutin anticipé est la meilleure option qui s’offre à ses adversaires.

Lettre aux féministes

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Par Philippe David

Mesdames,

Je m’explique mal votre attitude au sujet de l’avortement et de la motion m-312, ainsi que sur la position de Rona Ambrose sur cette motion. Ne vous en faites pas, je ne suis pas un zélote religieux, je ne crois pas en Dieu; mais ça ne m’empêche pas tout de même d’avoir un sens de la moralité et de l’éthique pour autant. Étant libertarien, je tire ma moralité des principes de cette philosophie. L’un d’eux, vous serez contentes de savoir, est que nous sommes tous propriétaires de notre corps. Je ne pourrais donc pas remettre en question votre droit de disposer de votre corps selon votre volonté sans trahir ce principe. Cependant, dans le cas de l’avortement, entre le noir de la prohibition et le blanc de votre droit absolu, il existe un océan de gris, et dans les faits, ce n’est pas parce qu’un juge a déclaré une loi inconstitutionnelle, que la question est réglée pour autant et que le débat est clos. Il n’y a en fait, jamais vraiment eu de véritable débat. Nous n’avons en réalité  qu’un vide juridique qu’il faudrait combler car si vous avez effectivement  le droit de disposer de votre corps, il faudrait aussi considérer un autre droit considéré inviolable par plusieurs : le droit à la vie.

Je sais, vous direz certainement que je suis un homme et que je ne peux pas comprendre. Je n’ai jamais eu à endurer la douleur l’accouchement, mais je n’ai jamais aussi ressenti la joie de sentir la vie croitre dans mes entrailles et de sentir ses moindres mouvements. Les libertariens ont la réputation d’être froids et calculateurs, mais je ne pourrais jamais avoir la froideur de considérer cette vie dans votre utérus comme un vulgaire parasite ou une tumeur à exciser. Je suis père et j’ai eu la joie, comme bien des parents, de voir ma fille alors qu’elle n’avait que 16 semaines dans le sein de sa mère. Elle avait ses deux bras, ses deux jambes, des yeux, un nez, une bouche et commençait déjà à montrer des comportements typiques de tous les bébés humains comme sucer son pouce. Comment peut-on dire que ce n’est pas un être humain? Comment ne pas ressentir une certaine réticence à l’idée de vouloir le tuer? Si ce n’est pas un dilemme moral dans votre cœur de femme et que vous ne ressentez rien, pour moi et bien d’autres, ça l’est et nous le ressentons.

Je l’ai dit plus haut et je le répète. Il ne sera jamais question de vous enlever le droit de vous faire avorter. Si vous lisez le texte de la motion, (vous l’avez bien lu, j’espère?) vous constaterez qu’il ne remet ce droit en question nulle part et très franchement, politiquement, ce serait impossible. Invoquer comme argument le retour aux aiguilles à tricoter ne tient pas la route et relève de la démagogie. C’est même hypocrite d’exiger que l’état s’ôte le nez de dans vos utérus alors que vous exigez également qu’il paie pour votre avortement. Vous y avez droit, soit! Mais rien ne dit que ce droit, comme bien d’autres ne peut pas être balisé. Il l’est d’ailleurs dans bien d’autres nations qui permettent l’avortement. Seuls le Canada, la Chine et la Corée du Nord n’imposent aucune restriction. Est-ce que les suédoises ou les norvégiennes, dans ces paradis de social-démocratie, se plaignent qu’on a violé leurs droits? Pas du tout.

Il est quand même intéressant de voir des organisations féministes comme la FFQ, qui se confessent à gauche de l’échiquier politique et que typiquement, la gauche s’attribue le monopole du cœur; vociférer contre une motion qui vise à défendre des êtres foncièrement  faibles et sans défense des abus d’un système trop permissif.  Dans ce débat, c’est la droite qui détient le monopole du cœur alors que la gauche revendique une liberté à tout crin. Seulement, dans une société, la liberté des uns s’est toujours terminée là ou celle des autres commence.  Comment équilibrer le droit d’une femme de disposer de son corps et le droit d’un fœtus de vivre est une question qui mérite une réponse et qu’une société se doit de débattre. L’avortement ne devrait pas être considéré comme une méthode contraceptive, ni comme une méthode de sélectionner le sexe. C’est un droit qu’on se doit d’exercer avec sagesse et retenue.

Ne vous en déplaise mesdames, les femmes comme Rona Ambrose, Sophie Durocher ou Lise Ravary ont certainement le droit de croire et d’exprimer que dans certaines  circonstances, un fœtus doit être protégé.  Elles parlent pour ceux qui ne peuvent se défendre. Pour cela, elles ne méritent pas votre hargne, mais plutôt le respect.

La motion M-312, la différence entre les aiguilles à tricoter et le gros bon sens

woodworth

 Par Michael Descamps

Parmi les questions qui sont débattues périodiquement et qui reviennent régulièrement sur la table au Canada (débat dans les prochains jours), on ne peut ignorer celle du droit à l’avortement qui continue encore aujourd’hui de susciter débats et émotivité. La motion M-312 du député conservateur Stephen Woodworth suscite la rage, mais surtout la peur, de nombreuses organisations qui pour empêcher le retour à un débat si important, essaient de le démoniser et versent dans la caricature. Sans prendre le temps de considérer le fondement de la motion, les groupes qui s’y attaquent annoncent en grande pompe le retour aux aiguilles à tricoter, aux femmes mourant par centaines et au retour du moyen âge sur terre. En les écoutants, on se rend bien vite compte qu’ils considèrent que tout ceux que l’on peut appeler ‘’pro-vie’’ sont des religieux extrémistes venu de l’ouest et qu’aucun d’entre eux n’a jamais eu ni enfant ni femme, ce qui leur donne si peu de compassion. Il ne faudrait toutefois pas oublier que malgré l’évidente présence des mouvements religieux dans cette cause (comment faire autrement sur cette question) il y a aussi d’innombrables laïcs qui y participent et d’innombrables femmes qui passent leur vie et leurs énergies à demander un nouveau débat.

 
Faut-il réellement se boucher les oreilles et donner un grand coup de pieds dans la motion M-312 ? Se pourrait-il que cette obstination à refuser tout débat soit dû au fait que l’on ait peur d’entendre quelque chose qui relève d’une certaine part de vérité ? Si ces groupes sont si convaincus de la teneur de leur argumentation, pourquoi avoir peur d’en discuter ? Se pourrait-il qu’en versant dans l’extrémisme et la caricature on passe à côté d’une remise en question saine qui ne demande fort probablement même pas à aller aussi loin que la criminalisation pure et simple de l’avortement ?

La motion M-312 n’a aucune avenue légale sur l’avortement. La motion M-312 ne demande que la constitution d’un comité qui serait chargé de se pencher sur la question de la constitution humaine ou non des bébés avant leur naissance et ce, de façon objective et factuelle, en ne considérant que les données scientifiques et concrètes.

 

Le député de Kitchener-centre Stephen Woodworth, n’a à priori pas proposé cette motion dans le but de criminaliser tout bonnement l’avortement.

 

«Si les preuves vous disent qu’un enfant est un être humain avant le moment de sa naissance complète, allez-vous fermer vos yeux devant la vérité simplement pour justifier l’avortement?», a-t-il déclaré.

« Ne souhaitez-vous pas que vos lois soient fondées sur la vérité ? »
S’exprimant d’une voix calme et posée, M. Woodworth se défend bien de vouloir recriminaliser l’avortement. Il affirme vouloir susciter un débat public à propos de la définition légale de l’être humain, apparue il y a 400 ans et peu adaptée aux progrès de la médecine.

«Cependant, j’ai conclu que la science médicale moderne nous informera que les enfants sont en réalité des êtres humains à un certain point, avant le moment de la naissance complète», a-t-il signalé.

 

Il ne l’a fait ni avec des principes religieux, ni avec l’extrémisme de demander à reconsidérer l’avortement dès le moment de la conception, il a seulement demandé à ce que l’on se pose des questions.

 
Des questions bien simples en fait, comme : pourquoi est-ce qu’une femme enceinte de 8 mois qui se fait frapper volontairement dans le ventre et qui perds son bébé ne peut s’attendre à ce que notre système justice  condamne le criminel pour homicide ? Comment se fait il que cet être évolué pourtant viable (en fin de grossesse) ne puisse être protégé convenablement contre la mauvaise intention d’individus exploitant cette absence de droit? Comment se fait-il qu’a chaque année dans de nombreuses villes canadiennes, on pratique des ‘’avortement de la dernière minutes’’ (plus de 100 par année à Montréal) quelques jours avant l’accouchement naturel d’un enfant qui respirera et qui vivra sans assistance après l’avortement de type césarienne … mais que ces enfants sont par la suite laissé mourir voir poussé à mourir, car ils n’ont aucune considération juridique ? Comment se fait-il que la société canadienne désire davantage protéger les animaux et les végétaux qu’assurer un statut d’être humain …. à un être humain ? Comment se fait-il que le Canada soit parmi les pays dans le monde qui autorisent l’avortement jusqu’au tout derniers instants de la grossesse ? Comment se fait-il que les ‘’avortements chroniques’’ (définis en fréquence et nombre par femme) soit passés de 30% à 37% dans les dernières années ? Comment se fait-il que l’avortement soit largement l’acte médical le plus pratiqué au Canada ? Comment se fait-il que de proposer des méthodes alternatives à l’avortement (tel l’adoption pré-accouchement) ne soient presque jamais considéré ? Comment se fait-il que 99,7% des avortements sont pour des raisons dites ‘’de complaisance’’ ou de ‘’choix de vie’’ et que seulement 0,3% des femmes affirment craindre pour leur santé physique ou mentale en choisissant de mettre fin à la grossesse. Notez que je ne dit pas ici qu’il s’agit d’un choix banal sans empreintes psychologiques sur la mère, bien au contraire.

Une étude de ces questions par un groupe scientifique arriverait-il automatiquement à la criminalisation pure et simple de l’avortement ? Je suis certain que non !  Il est tout à fait envisageable que lorsque le comité répondra à ces questions par des réponses que tristement vous connaissez déjà …… et bien néanmoins, l’avortement reste un choix pour la très grande majorité des cas. L’IVG (interruption volontaire de grossesse) devrait peut être se voir mieux encadré mais l’interruption de grossesse pour raison médical, pour viol ou inceste ou pour cas exceptionnels ne devrait logiquement jamais être touché. La majorité des pays occidentaux (surtout européens) fixes une date limite à la pratique de l’IVG, mais rares sont ceux qui l’interdisent complètement. Il y a également possibilité de donner des droits juridiques à l’enfant à naître en cas de crimes porté à l’encontre de sa mère, sans pour autant diminuer les droits de cette femme.

Est-ce qu’un tel discours et un tel questionnement sont immanquablement un témoignage de la droite religieuse ? Non ! De la droite morale et sociale ? Non ! 
Non seulement la remise en question de l’avortement dans sa forme actuelle est remarqué autant chez la gauche que chez la droite, autant chez les religieux que chez les laïcs mais de plus, il faut noter que la proportion de femmes, mères ou non, qui défendent cette cause est fort large et fort déterminé à défendre son droit de parole sur la question.

Dernièrement des chercheurs italiens et australiens ont proposé que puisque la définition de la vie vient généralement avec la prise de conscience de soi ainsi que l’interaction avec son milieu, il faudrait permettre de mettre fin à la vie du bébé jusque plusieurs moi après l’accouchement. Il est vrai que suivant la logique actuelle, cette conclusion paraît pleine de sens. Êtes-vous d’accord avec cette proposition ?  Moi non !

Petite note personnelle : en tant que libertarien, la liberté de choix est pour moi une chose incontournable et fondamentale, il faut toutefois ne pas oublier que notre liberté s’arrête ou commence celle des autres. Et pour savoir qui est cet ‘’autre’’ il faut d’abord définir la notion d’individu. Il faut aussi noter que le libéralisme classique se base sur un principe de non-agression et de défense des droits de chaque être humain. J’invite les libertariens à visiter ce site pour voir des positions similaires aux miennes et comprendre leurs conformités au libertarianisme : Libertarians for life  http://www.l4l.org/ .

Personnellement je suis père de famille, j’ai eu la chance d’avoir plusieurs femmes autour de moi de tout les horizons avec qui je discute, j’ai énormément à cœur leur santé et leur libre arbitre, je suis bien placé pour comprendre ce que la venue d’un enfant crée dans une vie …. mais je ne peux considérer la destruction d’une vie (être humain viable) comme une façon de se sentir libre et comme une façon de régler nos problèmes quotidiens. Pour ma part je ne considère pas l’interdiction complète de l’IVG comme souhaitable, par contre je crois qu’une limite temporelle devrait être fixée dans le déroulement de la grossesse. Trois mois, cinq mois, six mois … c’est à discuter, mais il faut en discuter. Je crois aussi que tout en maintenant le libre choix des femmes, il faut réaffirmer les autres possibilités qui s’offrent à elles et prendre des mesures pour réduire la banalisation de ce choix.

Néanmoins, malgré ce que je crois personnellement, je dois dire que la motion M-312 du député Woodworth ne va même pas jusque là. J’invite les gens à comprendre qu’il y a un juste milieu entre les aiguilles à tricoter issues d’un temps ancien où la criminalisation était complète et surtout où les femmes étaient ostracisées étant enceintes …. et d’une autre part, la banalisation de l’interruption d’une vie, surtout lorsque même les avortement ‘’de dernières minutes’’ commencent à nous sembler normaux. Il est certains qu’en changeant quoi que ce soit aux lois actuelles, ne serais-ce que pour aller rejoindre la législation des pays européens, certaines facettes du plein choix seront affectées, mais il y a moyen de faire des concessions et arrêter de nier l’existence d’un être humain pour conserver le soulagement de ne pas avoir de remords. Ce que l’on appelle ‘’le droit’’ à l’avortement ne serait vrai que s’il n’interférait pas avec le droit de quelqu’un d’autre. Se séparer d’un bébé en gestation n’est pas comme se séparer de son appendice. Le bébé n’est pas une partie du corps de la mère, il est indépendant au point ou le sang ne se mélange même pas.

Stephen Woodworth invite ses confrères députés à voter selon leur conscience et affirme qui si la science nous prouve des choses que l’on ne connaissait pas il y a 40 ans, alors aucun député élu et représentant du peuple ne devrait sans murement y réfléchir, voter dans le sens de dire que certains être humains ont le droit de l’être et d’autre non.

 

«Nous devrions discuter de la définition de l’être humain. Les débats sur des questions complexes ne se ferment pas. Ils peuvent continuer pendant très longtemps.»

 

Hausse du taux de chômage chez les 15 à 24 ans

Le marché canadien est au ralenti depuis les derniers mois, malgré les différents salons de l’emploi qui prennent place. Cette situation économique soulève un chômage plus élevé chez les 15 à 24 ans. Selon statistique Canada, il y a 26 800 emplois perdus dans ce groupe d’âge dont 200 au Québec. Le taux de chômage chez les jeunes à montée a 14,7% dus en partie par la diminution du retirement de 25 000 jeunes de la population active.

Il y a 38 000 personnes cherchant de l’emploi au Canada, ce qui représente un taux de chômage de 7,4%. La baisse du taux de chômage est en partie due au décrochage de certains travailleurs de la population active.

Au cours des derniers mois, c’est l’emploi au canada qui a perdu dans les différentes industries telles que commerce de détails et de gros, le transport et l’entreposage, les soins de la santé, l’assistance social ainsi que dans l’administration publique. Les pertes dans l’industrie du commerce de gros furent de 37 000 emplois, comparativement à une hausse dans le domaine de la finance 41 000 emplois. Il y eu un contre balancement du aux hausses dans la finance, les assurances, l’immobilier et la location, dans certains entreprises de services.

Les économistes restent modestes et anticipent des créations d’emplois, il prévoit 15 000 créations d’emplois, malgré le faible nombre de créations de nouveaux emplois lors des derniers mois. De plus, le marché ne connait que de petites hausses d’offre d’emploi, les moteurs de recherche d’emploi au canada en témoigneront.  Lors d’une conférence à Toronto, le premier ministre, M. Harper, mentionna que le pays demeurait dans une situation économique fragile, toutefois, le portail de l’emploi chez nos voisins américains semblait encourageant.

La concurrence entre les générations

De plus, les statistiques ont démontré une diminution de l’emploi chez les 15 à 24 ans, mais une hausse chez les 55 ans et plus. Ainsi, il y a une concurrence avec les deux groupes d’âge, surtout dans les emplois à temps partiel. Les jeunes occupent majoritairement des emplois à temps partiel, car ils sont aux études.

Politiciens de Carrière et Banques Centrales : Sinistre Alliance

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Dans une économie de libre marché, les interventions gouvernementales doivent être un art et non une science. Le seul rôle de ce dernier dans une société libre est de s’assurer de la protection de nos droits, de nos libertés, de notre sécurité et du coup, s’assurer qu’on puisse profiter des fruits de notre labeur (i.e., faible taxes et impôt quasi nulle). Ceci dit, la réalité étant tout autre, comprendre les dynamiques du système actuel est primordial et quasi indispensable pour ne pas finir en mauvaise posture financière. Voici donc la première règle du système actuel : ne vole pas! Le gouvernement déteste avoir de la compétition!

Politiciens de carrière face à la crise : fuite en avant

Le problème avec les politiciens de carrières est que ces derniers n’ont pour priorité première que leur réélection. Ils sont donc prêts à prendre des décisions qui, à court terme soulage la douleur (le temps d’une élection pour se faire réélire) mais qui à moyen long terme, seront beaucoup plus difficile à ‘soulager’. On en a eu un bel exemple au début de la crise actuelle. Au vu des décisions prises, ce qui n’était qu’une récession d’une durée d’un an ou deux, est entrain de se transformé en une dépression inflationniste qui va durer au minimum 10 ans. Pour les sceptiques, il y a un an, Obama disait que si le stimulus ne ‘passait’ pas, le taux de chômage pourrait atteindre l’effroyable niveau de 8%. Évidemment, le stimulus est passé et le taux de chômage a atteint récemment 10,2% (17% si on le calcule comme on le faisait durant la crise de 1929). Rassurant, n’est-ce pas? Selon eux et au vu de leurs actions, si on est entré en crise, c’est due à un excès de dépenses et c’est avec plus de dépenses qu’on va s’en sortir. Suivant cette logique, Tiger Woods devrait se trouver d’autres conquêtes pour régler ses problèmes conjugaux récents.

Banques centrales: un cancer pour l’économie

Les personnes qui ont voulu une banque centrale (dans ce cas-ci, la Banque du ‘Canada’ et FED) disaient qu’elles allaient mettre fin aux cycles économiques et allait préserver le pouvoir d’achat. Résultats? On a eu plein de récessions et le dollar canadien tout comme le dollar américain a été détruit (le dollar américain a perdu 97% de sa valeur depuis que la FED s’en occupe-1913-, tandis que le dollar canadien a perdu 90% de sa valeur depuis que la Banque du ‘Canada’ s’en occupe -1935-). De plus, lorsqu’on a une économie basé à 70% sur de la consommation comme ici au Canada et au États-Unis, il est d’une importance vitale d’avoir un dollar fort. Ces dernières créer de l’inflation (en imprimant de l’argent à vitesse grand V) et après coup, elles osent dire qu’elles veulent le combattre; elles sont des usines à inflation! C’est comme si une usine de voitures disait qu’elle voulait combattre la congestion sur les routes ou une compagnie de tabac qui veut combattre le cancer du poumon. Évidemment, la compagnie de tabac fixera votre attention uniquement sur la dégénérescence des cellules comme cause du cancer du poumon et non sur la cause réel du problème, c’est-à-dire, le tabac. Le même principe s’applique pour les banques centrales. Elles fixent votre attention sur la hausse des prix seulement (IPC) comme cause de l’inflation et non sur l’augmentation de la masse monétaire qui est la définition même de l’inflation. Dire que l’inflation est uniquement l’augmentation des prix, c’est un peu comme si une personne qui ne mange que du fastfood, blâme sa balance pour ses problèmes de poids.

Intervenir ou pas?

En intervenant pour la première fois, le gouvernement a transformé la dépression de 1929 en la «Grande» dépression. Peut de gens s’en souviennent, mais en 1920 il y a eu une dépression au États-Unis tout aussi sévère sinon plus que celle de 1929.Le gouvernement n’est pas intervenu et elle n’a durée qu’un an. Personne ne s’en rappel, mais pour celle qui s’en vient, beaucoup s’en rappelleront car elle durera plus qu’une décennie. Sans banques centrales, vous jouiriez d’une vie économique moderne, sans cycles économiques, sans bulles économiques, sans inflation, sans les insoutenables déficits commerciaux et surtout sans la croissance explosive de la taille du gouvernement. Malheureusement, ces dernières exacerbent les problèmes chaque jour en imprimant encore plus d’argent pour accommoder des politiciens avec un agenda politique, en charge de notre destin.

La lumière au bout du tunnel

Au rythme et au vu des décisions actuelles, la seule lumière au bout du tunnel que je vois, est celle du TGV qui fonce droit vers nous…buckle up!

La Guilde canadienne des réalisateurs souligne le talent canadien lors de l’édition 2011 du Festival international du film de Toronto

TORONTO, le 2 sept. 2011 /CNW/ - La Guilde canadienne des réalisateurs (GCR) est heureuse de se joindre au TIFF pour célébrer le cinéma canadien. En tout, seize membres de la GCR à l'échelle nationale sont représentés parmi les quelque 30 longs métrages et 50 courts métrages sélectionnés dans le cadre de l'édition 2011 du TIFF. Aussi, les centaines de films internationaux qui seront présentés lors du festival incluent de nombreuses oeuvres canadiennes de grande qualité créées par des membres de la Guilde partout au pays. Ces films inscrits à la programmation du TIFF pourront être visionnés lors de nombreux événements, dont : Contemporary World Cinema (Cinéma international contemporain); Special Presentation (Présentation spéciale); Canada First; ainsi que les galas. Pour obtenir la liste complète des films canadiens présentés lors du TIFF 2011, visitez le www.tiff.net.

« Lorsque je constate le niveau de qualité des oeuvres canadiennes et le dévouement de leurs créateurs, je ne puis qu'éprouver une grande fierté et beaucoup d'optimisme face à notre industrie du cinéma, de la télévision et des médias numériques, a indiqué Gerry Barr, directeur général national et PDG de la GCR. TIFF constitue une excellente opportunité pour la Guilde de mettre en valeur sa mission, qui est de servir les intérêts de ses membres en tant que syndicat et force créative, tout en militant pour notre industrie. »

Le président de la GCR Sturla Gunnarsson a été invité par TIFF à se joindre au prestigieux jury chargé de récompenser les longs métrages canadiens. « J'anticipe avec plaisir cette occasion de visionner ce que le cinéma canadien a de mieux à offrir cette année, a-t-il dit. Étant moi-même cinéaste, je sais fort bien que chaque film est un défi en soi, et que sa réalisation constitue une sorte de miracle. J'entends donc me consacrer à la tâche avec tout le respect que ce rôle exige. »

En prévision du grand nombre de visionnements des plus excitants qui auront lieu dans le cadre du TIFF, la revue Montage, publiée par la GCR, sera en kiosque dès aujourd'hui. On retrouvera notamment dans cette édition des entrevues en profondeur avec certains cinéastes dont l'oeuvre sera présentée en grande première lors du festival, dont Sarah Polley (Take this Waltz), Leonard Farlinger (I'm Yours) et Ingrid Veninger (i am a good person/i am a bad person). Aussi dans les pages de la revue : des entrevues, des éditoriaux ainsi que divers articles couvrant une variété de sujets de l'heure destinés aux membres, à l'industrie et à tous ceux et celles qui s'intéressent au paysage culturel du pays.

Pour de plus amples renseignements sur la revue Montage, la GCR ou l'édition 10e anniversaire des Prix de la GCR qui aura lieu prochainement, visitez le www.dgc.ca.

À propos de la Guilde canadienne des réalisateursLa Guilde canadienne des réalisateurs (GCR) est une organisation syndicale nationale représentant les services artistiques et logistiques clés de l'industrie cinématographique, télévisuelle et des médias numériques. L'organisme compte plus de 3 800 membres oeuvrant dans 47 catégories artistiques et professionnelles couvrant tous les secteurs de la réalisation, de la production, du montage et de la conception de productions cinématographiques, télévisuelles et des médias numériques au Canada.

Auteur d’un livre incendiaire entrainé dans les bois et battu

Wake Up Call - Paris Dipersico

Selon cette dépêche de Wire Service Canada et cet article du Toronto Sun, Paris Dipersico, auteur du livre Wake Up Call, aurait été arraché de sur son vélo par deux hommes musulmans, entrainé dans un boisé, ligoté après un arbre et battu jusqu’à ce qu’il perde conscience. Ses attaquants l’auraient traité de « gai » et de « juif » en arabique.

La maison qu’il partage avec sa cousine et co-auteure Gabrielle Dipersico aurait également été cambriolée et des sauvegardes informatiques ont été volées. Paris Dipersico a également reçu des menaces de mort sur sa page Facebook.

Issu d’un famille musulmane, Paris Dipersico décrit son livre comme légèrement auto-biographique. Il dit l’avoir écrit pour exprimer son opposition à toute religion organisée. Il y a écrit notamment que « l’Islam est une religion de paix et les musulmans sont prêts à vous tuer pour le prouver ».

La police de Halton en Ontario considèrent que l’auteur a été délibérément ciblé pour ses écrits et a mis en place un plan pour sa protection.

Quelques extraits de Wake Up Call:

* “I believe religion is nothing but propaganda, a very smart technique of taking over people’s lives, freedom, and happiness.”

* “The Koran is nothing but a very well-written manuscript about the ‘chosen’ ones suffering then being rewarded.”

* “The educated Muslims tell us that the ones that twist the religion around are the ignorant people who don’t understand Islam properly.”
 
* “To these ignorant people, logic doesn’t apply, and someone who questions their religion or their foolish beliefs gets beheaded on HD camera. In their world, a video clip of some non-Muslim getting beheaded is as pleasurable and entertaining as a leaked celebrity sex tape in the normal world.”

Ce qui est ironique dans cette histoire, est que par leur attaque et leurs menaces, les détracteurs ont validé les propos de l’auteur. Je crois que je vais mettre son livre sur ma liste de livres à lire prochainement.

Hommage à un « bon Jack »

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Au Québec, une des expressions populaires que nous avons pour dire que quelqu’un est un bon diable est qu’il est un « bon Jack ». J’ignore d’où provient cet expression, mais elle est certainement appropriée dans le cas de Jack Layton. Jack Layton est né et a passé son enfance et son adolescence au Québec d’ailleurs. Je ne suis pas d’accord avec ses points de vue politiques, mais force est de reconnaitre qu’il avait de la classe et qu’il avait le cœur à la bonne place. Parmi les membres d’une classe politique qui suscite plus la dérision que l’admiration de nos jours, il était un des rares personnages qu’on aurait pu qualifier de « gentleman ».

Il y a déjà plusieurs jours que son décès a pris les canadiens par surprise. Pourtant sa dernière apparition publique, celle où il a annoncé qu’il cédait sa place, ne laissait que peu de doute dans mon esprit que son combat était loin d’être gagné. Jack Layton, un homme d’ordinaire énergique, n’était plus que l’ombre de lui-même et semblait avoir vieilli de 10 ans. Le cancer est une terrible maladie qui a emporté déjà plusieurs membres de ma famille. Je ne souhaiterais pas cela à mon pire ennemi. Mes pensées sont avec sa famille.

Jack, comme les québécois se sont plu à l’appeler aux dernières élections, nous aura quitté à l’apogée de sa carrière pour avoir réaliser l’impossible de gagner le cœur des québécois pour une formation politique qui leur était totalement antipathique avant lui. Aucun autre chef du NPD n’avait réussi à seulement faire une percée au Québec. À la dernière élection fédérale, les québécois n’avaient pas voté pour le NPD, ils ont voté pour « Jack ». Ils ont voté pour le chef le plus charismatique et on ne pourrait les blâmer, considérant les alternatives. Michael Ignatieff et Stephen Harper n’ont certainement pas su les rejoindre. Seul l’avenir dira si l’aventure entre le Québec et le NPD survivra à Jack Layton. Quant à moi, j’ai de gros doutes. Je ne vois pas vraiment qui pourrait remplir ses chaussures. Comme successeur possible, il y a bien Thomas Mulcair, mais il aura fort à faire pour maintenir les gains que le NPD a fait au dernier scrutin.

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