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Judith Lussier et les trolls comme moi

Nathalie Roussy
Collaboration spéciale

NDLR – Natalie Roussy est une des nombreuse personnes que j’ai eu le privilège de rencontrer sur Facebook. Elle nous livre dans ce texte son témoignage personnel de son expérience en tant qu’une des «trolls» de Judith Lussier et expose le manque de tolérance marqué de la blogueuse. Ceci est sa première (mais pas la dernière, j’espère) collaboration à Contrepoids. – Philippe David

Depuis quelques jours on en entend parler à Radio-Canada, dans le Journal
de Montréal, de la décision de la blogueuse féministe Judith Lussier d’abandonner sa chronique au journal Metro. Elle n’en peut plus des trolls.Mais, comme elle l’a expliqué dans cette entrevue disponible sur le site du journal Le Devoir, c’est davantage l’usure qui l’a eu et non un évènement en particulier.

Les micros agressions, comme elle les nomme, ont eu raison d’elle. Si seulement les micro agressions qu’elle croit avoir reçu sont bien réelles… Judith Lussier voit des micros agressions partout. Elle voit aussi de l’homophobie et du sexisme partout. Elle n’est pas la seule. Elle a baissé drastiquement dans mon estime lorsqu’elle a cru, et a écrit un billet du journal Metro dans lequel elle en parle, que je suis une personne homophobe (c’est ce qu’on lit entre les lignes dans son billet qui a pour titre « pas homophobe hein »). Il faut le faire quand même de me mettre dans le bateau des gens homophobes. C’est mal me connaitre, mais c’est surtout me faire un procès d’intention de s’être basée uniquement sur la publication que j’avais posté sur son mur FB (j’y reviendrai plus loin).

Bien que je reconnaisse la réalité qu’a vécue Judith Lussier avec des attaques vicieuses réelles sur sa personne (dont des menaces de viols), je crois que si elle est aujourd’hui au bout du rouleau, c’est en bonne partie en raison de ses fausses perceptions. Fausses perceptions à propos de supposé micro agressions (homophobes et autres). Je me permet d’écrire qu’elle a raison de mentionner la différence entre les homme et les femmes d’opinion, car les femmes se font répondre à propos de leur physique quand ça n’a rien à voir avec la discussion. Je me souviens d’un facebookien, qui semblait un militant masculiniste, qui m’a écrit en privé tout le mal qu’il pensait de Judith Lussier, ses mots respiraient la haine, avant de m’écrire que « j’étais plus belle qu’elle ». Je n’ai pas du tout aimé son commentaire, que j’ai trouvé sexiste et très désagréable. Cet homme fût bloqué peu après, je le trouvais trop dérangé pour le laisser voir ce que je publie, et je n’avais pas envie de le voir. Avec les positions radicales de Judith Lussier, il est certain qu’elle fait face à la haine de certains masculinistes. Cela me semble être deux facettes d’une même médaille.

Quand on se braque avec des lunettes militantes déformantes, on polarise encore plus et ça braque ceux qui ont des lunettes militantes déformantes mais dans le sens inverse. L’exemple avec ce qui m’est arrivé avec elle, j’y arrive, est juste la pointe de l’iceberg des micros agressions en masse qu’elle s’imagine avoir vécu. Commentaire en passant. Je  soupçonne fortement que Judith Lussier ferait partie de ces personnes pour les «safe space» à l’université. Le genre de personnes qui ne dit pas non tout de suite à l’idée d’empêcher des conférenciers de prendre la parole dans une université, sans raison valable dans une société libre et démocratique. Je vous partage ce reportage, qui est édifiant. Il faut entre autres écouter Normand Baillargeon (un homme d’une rare intégrité, classe et  intelligence, respect Monsieur Baillargeon), très intéressant. Il pointe une tendance inquiétante dans les universités. Je suis d’accord également avec Mathieu Bock-Côté, qui écrit que les trolls sont partout, pas seulement à s’attaquer aux féministes de gauche.

Dommage pour Judith Lussier qui semble avoir une tendance forte à voir que les gens de «sa gang» ne peuvent pas être des trolls. Des trolls, il y en a parmi les féministes de Québec Solidaire. Il y en a partout des trolls et si Judith Lussier n’a pas compris ça, c’est bien dommage pour elle. Je me souviens d’avoir eu un contact FB que j’appréciais jusqu’à ce qu’elle commence à me hair en raison de ma tendance libertarienne. Elle a constaté que je lisais et écoutais « le méchant Éric Duhaime ». Pour elle, c’était condamnable de juste l’écouter. Elle est devenue hyper agressive, elle a changé sa manière de s’adresser à moi. Elle m’a carrément écrit qu’elle haïssait les libertariens. Je lui ai demandé alors si elle me haïrait si j’étais une libertarienne, et elle a répondu oui. De la haine, les gens de gauche sont bien capables. La gauche n’a pas le monopole de la vertu, loin de là. Ceci en est un exemple. Je n’ai pas été détesté pour mon attitude,mais simplement en raison de mon opinion. C’est pathétique. Je ne voudrais pas être dans la peau d’une telle personne. Je vous l’avoue, le côté de moi qui n’a pas encore passé la censure du Moi conscient (nous avons tous un semi-conscient et un inconscient) trouve que Judith Lussier est folle. Maintenant la censure et la logique passée, je vais nuancer : elle n’est pas complètement timbrée, mais rendue loin dans son militantisme aveugle et vit dans un monde imaginaire rempli de faux dangers et des fausses agressions. Un vrai champ de mines, pour reprendre l’expression de  Catherine Perrin lorsqu’elle a reçu en ondes Judith Lussier pour parler de cette histoire.

Désolée, mais Judith Lussier à mes yeux est dans son mental, son monde. Et entre son monde et Le monde, il y a tout un monde….Déjà que c’est épuisant de se faire agresser pour de vrai. Imaginer si on se promène dans un champ de mines imaginaire.

Pas homophobe hein?

Je vais donner deux exemples pour démontrer la faiblesse de la démarche intellectuelle de la blogueuse féministe. À moins que ces exemples ne soient pas représentatifs de sa démarche globale, je vois clairement d’après ces deux exemples qu’elle manque beaucoup de jugement. Judith Lussier, dans un texte publié en 2016 dans le journal Metro, «Pas homophobe hein», nous donnait des exemples d’homophobie. En plus de m’avoir nommé en exemple , très mauvais exemple, car je suis une personne ayant un grand respect pour les droits et libertés, sans parler du fait que je suis moi-même une personne du groupe LGBT, Judith Lussier a écrit :

« Un autre «cas isolé», cette fois, s’est produit dans une clinique spécialisée en réassignation sexuelle d’Ahuntsic. Un individu est entré dans la clinique armé d’une hache et d’une machette et y a mis le feu, mais le SPVM hésite à qualifier de crime haineux ».

Où était la preuve qu’on avait affaire à un crime haineux? Aucune preuve, mais bienvenue dans le monde de champ de mines homophobes et sexiste de Judith Lussier qui confond une hypothèse avec une certitude basée sur des faits. Et le pire dans l’histoire c’est qu’une  transgenre a été arrêtée. Il semblerait que l’hypothèse la plus plausible est qu’elle était mécontente de sa chirurgie de changement de sexe.

L’hypothèse la plus plausible n’a rien à voir avec un crime haineux à l’endroit des transgenres. Est-ce que Judith Lussier a révisé ses positions suite à ça pensez-vous? Non, elle a choisi de rester silencieuse sur cette affaire qui ne va pas dans le sens de son militantisme aveugle.

Où est la preuve que je suis, moi Nathalie Roussy, homophobe?

N’importe quoi.
En plus d’être moi-même amoureuse d’une femme depuis de nombreuses années, je suis une amoureuse de la liberté. Lire le texte dans le journal Metro que j’ai écrit en réplique à son article dans lequel elle me décrivait comme une « redresseuse de tort ».

Ce que je n’ai pas pu écrire dans l’article du journal Metro (car on me donnait que 400 mots pour répliquer, en fait je n’ai pas pu expliquer à quel point Judith Lussier a déformé mes propos en plus d’avoir fait un procès d’intention à mon égard) c’est que n plus d’avoir vu une agression là où il n’y avait que de l’opinion, Judith Lussier avait fait croire aux lecteurs que j’avais partagé un lien du site web des témoins de Jéhovah, alors qu’en réalité j’avais partagé un lien d’une association gaie. Voici le lien que j’avais partagé.

J’avais partagé ce lien du site gai pour en critiquer le titre («Dans une vidéo inquiétante, les Témoins de Jéhovah apprennent aux enfants à devenir homophobes») qui, de mon avis, diffamait les témoins de Jéhovah en les faisant passer pour des gens qui violent les droits des homosexuels.

Bien sûr cela dépend de la définition d’homophobie.

Si l’homophobie est le fait de mépriser, détester ou refuser de reconnaître le droit des homosexuels, alors cette étiquette ne colle pas du tout à ladite vidéo.

Par contre, si l’homophobie comprend le fait de croire que l’homosexualité est une pratique malsaine pour son bien-être spirituel, alors je dirais deux choses :

  • la vidéo est homophobe
  • aucune liberté n’est brimée par cette vidéo. Si on en est heurté, cela ne veut pas dire qu’il y a eu agression. La table n’est pas méchante quand on se cogne l’orteil.

Dans les deux cas, il y avait la même vidéo. Mais mon but était de rectifier ce que j’estimais être de la diffamation à l’endroit des témoins de Jéhovah. On les accusait d’être homophobes. Alors que la vidéo ne l’était pas. Ça dépend de la définition d’homophobie bien sûr, mais si on prend la définition selon laquelle on estime que les homosexuels sont inférieurs, non franchement la vidéo ne montrait rien de ça. C’est de cela que je voulais discuter sur le mur de Judith Lussier. Pas pour troller.

Judith Lussier a écrit faussement dans le journal Metro que je parlais de liberté de religion, alors que je ne défends pas la liberté de religion, cela ne fait pas partie de mon vocabulaire. Je ne me souviens pas avoir jamais écrit ou parlé pour défendre la liberté de religion. Je préfère nettement le terme LIBERTÉ DE CONSCIENCE. En fait je préfère le terme LIBERTÉ tout court. Je défends la liberté. Diffamer une personne ou un groupe est une violation des droits et libertés dans mon livre à moi. ET j’ai estimé, quand j’ai posté un commentaire accompagné de la vidéo publiée sur le site de l’association gai que ceux qui sur le web s’activaient à dénoncer la vidéo web étaient en train d’accuser à tort les témoins de Jéhovah de publier une vidéo homophobe, ce qui n’est pas le cas. Je ne dis pas que la vidéo ne fait pas mal, elle me fait mal. Mais ils ont le droit de penser que le paradis sera exclu des homosexuels. De toute manière, leur paradis n’existe pas, alors je ne suis pas brimée dans mes droits et libertés par ce qu’ils pensent et ce qu’ils disent à ce propos. Ce n’est pas comme si une vidéo proposait que les homosexuels soient interdits d’entrer dans un autobus. Ou de donner une conférence à l’UQAM… Judith Lussier n’a pas voulu rien entendre de mes arguments et elle m’a supprimé de sa vue FB dans les minutes qui ont
suivi.

Mon compte FB supprimé depuis l’automne 2016

Moi aussi j’ai quitté les réseaux sociaux. Facebook pour être plus précis. J’ai quitté parce que les discussions profondes sur des sujets émotifs et controversés sont pratiquement impossibles. Il aurait fallu que j’évite les sujets qui m’intéressent le plus pour que ça fonctionne. Comme la culture du viol. Ma dernière publication FB traitait de la culture du viol (voir ci-bas un copié-collé de ma dernière publication à vie de FB, une publication en mode public).

C’est pourtant ce qui me faisait vibrer, l’idée d’échanger avec des gens qui pensent le contraire de moi, sur une base solide de respect et d’échange d’arguments. C’est une discussion sur la culture du viol et un commentaire d’un des contacts que j’appréciais le plus pour les qualités facebookienne que je recherchais qui a été l’élément déclencheur pour supprimer de manière définitive mon compte FB. Que ce contact que j’appréciais a cru que j’avais fait un « coup en bas de la ceinture » alors que je ne faisais que discuter honnêtement et factuellement m’a fait réaliser que ce sujet était beaucoup trop émotif pour que les gens soient capables de ne pas prendre personnel les échanges d’arguments. J’avais un respect pour lui, mais je me refusais à devoir le ménager pour ne pas le blesser. J’ai décidé subitement de supprimer le compte et depuis je n’ai jamais regretté ma décision.

J’ai appris bien des choses en échangeant sur les réseaux sociaux pendant des années. Je ne regrette pas ces discussions, ni d’avoir arrêté. Un temps pour chaque chose. Mais je ne fais pas la victime comme Judith Lussier le fait. Je ne dis pas que les gens m’ont agressé parce qu’ils ont des idées que je trouve hideuses (trouver que l’homosexualité est un péché est une opinion hideuse à mes yeux, soit-dit en passant). Je constate seulement à quel point les conversations dans les réseaux sociaux sont peu utiles pour discuter de sujets de société avec des arguments logiques et basés sur des faits. Pourquoi? Parce que Judith Lussier, dans le fond, est comme bien des internautes, avec ses idées préconçues et peu ouvertes aux idées des autres. Elle se sent agressée quand elle entend du monde qui ne pense pas comme elle. Eh bien elle n’est pas la seule. Toutefois, j’ai observé que plus on est militant d’une cause, plus le risque est grand qu’on soit réfractaire à la discussion avec des gens qui ne pensent pas comme nous. Peu de gens sont capables d’entendre des opinions divergentes, voire répugnantes, et s’ouvrir à discuter avec celui ou celle qui émet ces opinions, avec
l’ouverture d’esprit suffisante pour reconnaitre qu’on a en face de nous (virtuellement) une personne qui a des arguments solides pour appuyer son opinion.

Ma discussion privée avec une religieuse sur l’homosexualité

Je me souviens d’avoir eu un assez long échange privé sur Facebook avec une religieuse. Judith Lussier, qui ne semble pas respecter la liberté de conscience et la liberté d’expression, aurait vu dans cette discussion au mieux une « micro agression », au pire une agression justifiant que je bloque cette religieuse de ma vue FB. Et pourtant…Cette religieuse catholique était très respectueuse avec moi. Pour elle, que je sois en relation homosexuelle avec ma blonde était « contre nature ». Elle avait peur de me blesser, et prenait la peine de me demander : « est-ce que je vous choque? » (ce sont ses mots). Je me souviens de lui avoir répondu que, au contraire, elle me disait respectueusement ce qu’elle croyait. J’ai reconnu, et appriécié (parce que c’est rare), que cette religieuse a mis beaucoup d’énergie pour s’ouvrir et tenter de me comprendre, malgré sa vision diamétralement opposée à la mienne.

Même si son opinion me fait mal, elle me le dit avec respect et a le droit à sa liberté de conscience. Elle m’a posé des questions et c’est allé assez loin sur la sexualité. Je lui expliquais que je ne voyais pas où était le mal, si j’aimais ma blonde, de vouloir lui faire du bien. Je lui masse le dos parce que je l’aime et veux son bien. Pourquoi est-ce que je ne pourrais pas lui faire du bien avec des caresses sexuelles? C’est la qu’elle s’est à mon avis senti mal à l’aise. J’étais prête à poursuivre la discussion, mais je crois que j’ai frappé la limite de malaise de cette religieuse. Pourtant je suis restée là tout le long ouverte à discuter en profondeur en se basant sur des arguments. Tout le monde a sa limite, j’ai atteint celle de cette religieuse. Mais jamais elle n’a manqué de respect à mon égard. Je ne vous cache pas que ça me fait mal de savoir que des gens voient que je fais quelque chose de mal à aimer ma blonde. L’amour est la plus belle chose dans l’univers.L’amour ne peut être mauvais. Nous nous aimons mon amoureuse et moi, profondément, depuis très longtemps. Ça fait mal de savoir que des gens voient ma façon de vivre comme quelque chose de décadent, mal, ou un péché. Ils ont le droit de le penser, c’est leur liberté de conscience.

Ma dernière publication FB à vie

Je constate que des amis FB aiment et partagent ce texte dont le titre en dit long : «Cette inexistante culture du viol».

Avant de critiquer le texte, je voudrais féliciter l’auteur pour cet extrait, que des personnes que j’apprécie pour leur qualité de jugement en général n’en ont pas eu pour cette affaire quand il fût question du possible passé d’escorte de la présumée victime Alice Paquet : « Et qu’Alice Paquet ait été (ou non) une prostituée ne change absolument rien. La prostitution, comme toute autre transaction de service, s’effectue seulement si les deux parties sont consentantes ». Maintenant que les fleurs ont été données, je vois deux problèmes majeurs selon moi avec ce texte.

Premier problème : Le déni du lynchage public à l’endroit des présumées victimes.

Il nie le lynchage public des personnes qui se disent victimes d’agressions sexuelles pour seulement nous présenter le problème du lynchage des personnes visées par les  agressions. Or le lynchage public est des deux côtés, comment cela se fait-il qu’en plus de manquer d’objectivité et de vision générale on choisisse le «mauvais camp»?

Je m’explique pour l’utilisation de l’expression « mauvais camp ». Des données probantes nous indiquent que la grande majorité des allégations sexuelles sont basées sur de  véritables agressions (voir référence plus bas). Autrement dit, il y a plus de chance que la personne qui se fait faussement lyncher, c’est la présumée victime. Mais l’auteur de ce texte, Pierre-Guy Veer, se décrivant comme un libertarien engagé, a choisi son camp. Il ne faut pas choisir de camp préétabli à l’avance pour toutes les causes d’allégations d’agressions sexuelles, sauf celui de la vision globale, de la prudence, de la délicatesse, du jugement, de la connaissance également. Mais tant qu’à choisir un camp entre les deux, ce qui je le répète manque de sagesse, il est bien préférable en général de choisir le camp des présumées victimes, en raison des statistiques sur le taux de fausses agressions qui est très bas.

Deuxième problème : sophisme de la double faute.

Deux faux ne font pas un vrai. Mais ce « libertarien engagé » semble croire que oui. Pour nous « prouver » qu’il n’existe pas de culture du viol, il compare notre société aux sociétés les plus barbares. Quand on se compare, on se console, il a pris au mot cette maxime… On lit :

« Par contre, ce n’est comparé à une véritable culture du viol tel que l’on voit dans les pays gouvernés par la sharia (loi inspirée du Coran). Dans les histoires de viol, la femme est au banc des accusés, pas à la défense. Si elle veut éviter les châtiments corporels, elle doit demander pardon au violeur pour l’avoir « provoqué ». Plusieurs médias affirment que la supposée vague de viol qui se produit en Europe serait causée par l’influx de réfugiés (surnommés « rapefugee ») venant de cette culture barbare ».

Imaginez un seul instant comment ce monsieur réagirait si des gens lui disaient qu’il n’y a aucun problème ici qu’un mari oblige sa femme à porter le voile en lui donnant une simple claque dans la face si elle n’obéit pas puisque, dans d’autres pays, c’est la lapidation qui attend cette femme. Imaginez si on disait que le mari qui se rend compte que sa femme a flirté avec un autre homme va la battre n’est pas un réel problème puisque dans d’autres pays, ce serait tel ou tel châtiment qui l’attendrait.

Un 3e problème à ce texte : sophisme de l’appel à l’ignorance.

« Ce sera à un tribunal ou à un juge – si les preuves sont suffisantes pour se rendre jusque là – de voir s’il y a eu viol ou non »

Le rôle du juge n’est pas de déterminer s’il y a eu viol ou non, mais si, en cas de poursuite  pénale, le présumé agresseur doit être condamné pour viol. Beaucoup de gens ne comprennent pas, ou ne veulent pas comprendre selon les cas, la différence. Une absence de preuve de viol n’est en rien une preuve de l’absence de viol. C’est évident, mais incompris de bien des gens. Parfois on établit en cour la preuve que le plaignant a menti et que l’accusé est innocent de ce dont il a été accusé. Parfois on établit la preuve que la plaignante a dit vrai et l’accusé est déclaré coupable. Mais dans le cas des affaires d’agressions sexuelles, bien souvent l’accusé est acquitté faute de preuve et non parce qu’on a prouvé son innocence! Je me suis obstinée avec deux profs d’université à l’UQAM sur cette question. J’y reviendrai peut-être avec une lettre que j’avais écrite aux deux
il y a 3 ans.

Référence : False allegation of sexual assault : An Analysis of Ten Years of Reported Cases

Symptômes de l’agonie de l’Occident

Par Philippe David

Triste évènement qui est arrivé ce week-end. Trop triste pour le commenter à chaud. La violence sera toujours insensée. Je n’ai jusqu’ici que très peu commenté l’évènement sur les réseaux sociaux sauf pour offrir mes condoléances aux familles des victimes. Je voulais attendre plus d’informations plutôt que de parler à tort et à travers comme certains «nanalystes» qui ne sont qu’intéressés à nourrir un certain narratif. L’odeur de poudre s’était à peine dissipée dans cette mosquée de Sainte-Foy qu’on pointait déjà un doigt accusateur vers Donald Trump, les radios de Québec ou «l’extrême-droite» (comme si ça existait dans un Québec qui penche majoritairement à gauche). Aucun parti politique qui siège à l’Assemblée Nationale n’est résolument à droite. Ils sont centristes avec une légère tendance à gauche pour la plupart, mis à part Québec Solidaire qui est carrément à gauche sans aucune gêne. Le peu de partis de droite qu’il y a au Québec peinent même à être présents dans les sondages. Alors quand on me parle d’une montée de «l’extrême-droite», désolé, moi je me bidonne.  Tout au plus, on trouve quelques têtes brûlées sur les réseaux sociaux.

On trouvera toujours des racistes dans toutes les sociétés et il y aura toujours des timbrés abreuvés de haine. Le genre de haine derrière l’attentat de dimanche dernier est attribuable à cette mentalité qui nous amène à déshumaniser les individus pour ne voir que les attributs de leur appartenance à un groupe identitaire quelconque. Qu’il s’agisse de la race, de la religion, du genre, de l’orientation sexuelle ou de l’appartenance politique. Certains ne voient plus que ces traits, plutôt que de voir les individus pourtant uniques qui composent ces groupes et qui sont loin de tous avoir les mêmes idées.  Autant l’auteur de l’attentat n’est pas représentatif des québécois que ses victimes n’avaient un quelconque lien avec l’islamisme et le terrorisme. C’est ce qui arrive quand on identifie des hommes comme «musulmans» ou «arabes» plutôt que juste des hommes et des pères de familles. C’est plus facile de haïr les gens quand on peu tous les mettre dans le même panier et oublier leur individualité. Même les individualistes comme moi s’y font prendre quelques fois. La tolérance, c’est d’apprécier l’individu comme une personne unique plutôt que son appartenance à un groupe avec lequel il ne peut avoir rien en commun de plus que la couleur de la peau.

Ce à quoi nous assistons cependant n’a rien à voir avec de la simple bigoterie. Le mal est beaucoup plus profond. Les québécois sont nombrilistes et ne voient souvent pas beaucoup plus loin que leur petit village d’irréductibles gaulois entouré de camps retranchés anglo-saxons, mais le mal qui est derrière les évènements de dimanche n’est pas limité seulement au Québec. La seule raison pourquoi il se manifeste ici est peut-être que du côté identitaire, le peuple québécois a l’épiderme particulièrement sensible, isolé comme il est. Un petit îlot de francophonie dans un océan anglophone. Aussi est-il un peu plus jaloux de sa culture et craintif de toute menace envers elle. Tel est certainement notre héritage collectif. Mais ce malaise, il est partout en Occident.

La civilisation occidentale est malade. Elle se meurt lentement mais sûrement et je ne suis honnêtement pas certain qu’on peut sauver le patient. Les états-nounous ont besoin d’une population toujours croissante afin de nourrir leurs schémas de Ponzi qui auront tôt fait de s’effondrer avec la dénatalité. Ils doivent donc compenser leur manque de fertilité en ouvrant grand les portes à l’immigration. Le problème c’est qu’alors que pendant les grandes vagues d’immigration du passé, nous pouvions facilement trouver des immigrant de cultures similaires, nous nous retrouvons maintenant à devoir accepter de l’immigration d’endroits à la culture complètement différente de la nôtre. Qui plus est, alors que nos démocraties sont vieillissantes, essoufflées et décadentes, ceux que nous accueillons proviennent d’une culture relativement jeune et agressive et elle se considère plus vertueuse que la nôtre. Elle cherche plutôt à assimiler que d’être assimilée.

Comme ci ce choc culturel n’était pas suffisamment périlleux, nos politiciens semble se complaire à exacerber le problème d’intégration en menant d’une part une politique étrangère de bombardements continuels du Moyen-Orient qui ont mené à la fois à une montée du terrorisme et un raz-de-marée de réfugiés qui envahissent littéralement l’Europe actuellement et commencent à arriver ici; et d’autre part une politique domestique qui consiste largement à ghettoïser les immigrants tout en les courtisant pour des fins électoraliste au point que certains de demandent par exemple si Justin Trudeau ne s’est pas secrètement converti à l’islam, tellement il semble cajoler cette communauté. Sans compter l’influence grandissante de la gauche régressive, toujours prompte à étouffer tout débat raisonnable au sujet de l’immigration, reprochant inlassablement son intolérance à une civilisation pourtant des plus tolérantes de l’histoire et bien plus tolérante que les sociétés d’où proviennent les vagues d’immigration actuelles. Allez voir combien de clochers d’églises il y a dans les pays où l’islam est dominant.

Devant tout ça, doit-on vraiment être surpris que certains occidentaux se sentent menacés et impuissants? Doit-on leur reprocher leur inquiétude devant un influx de gens dont la culture leur semble diamétralement opposée à la leur et qui semblent résister de plus en plus à l’intégration? Ciel! Je suis surpris de ne pas en voir plus péter les plombs! Aussi devrait-on être surpris d’assister à la montée de leaders populistes comme Donald Trump, Marine Le Pen et Geert Wilders. On ne peut pas bousculer les gens ainsi sans s’attendre à un retour du balancier tout de même! Le problème, il ne vient pas de Donald Trump et encore moins des radios de Québec. Ils ne sont que les soubresaut d’agonie de la civilisation occidentale.

Rien ne peut justifier le meurtre d’innocents et les victimes dans cette mosquée ne méritaient pas de mourir. Ils sont les malheureuses victimes d’un jeu de pouvoir mondial. Je crains malheureusement qu’ils n’en seront pas les dernières.

Fouille raisonnable ou déraisonnable?

Par Philippe David

Comme beaucoup de parents, j’ai été stupéfié autant par le fait qu’une adolescente a été contrainte à enlever tous ses vêtements derrière un drap dans le cadre d’une fouille à son école que de la façon cavalière qu’Yves Bolduc a commenté la chose. Fort heureusement,  le Premier Ministre Couillard a remis les pendules à l’heure en disant que ce genre de pratique dans nos écoles devrait cesser. 

Cependant, une question demeure dans mon esprit et celle-ci sera peut-être répondue si la famille de l’adolescente maintient sa poursuite contre l’école. Ce genre de fouille est-il excessif au sens légal de la chose? Jusqu’où une direction d’école peut aller? La cause M.R.M. c. Sa Majesté la Reine,  qu’on m’a cité en exemple comme jurisprudence établit effectivement que le milieu scolaire dispose d’une plus grande latitude d’exécuter une fouille sans mandat, tant que le personnel a une raison suffisante de croire que l’élève est en possession de drogues ou d’une arme. Cependant, il ne définit pas vraiment ce qui constitue une fouille raisonnable ou à quel point elle peut être invasive. Dans la cause en question, l’étudiant n’a été assujetti qu’à une fouille sommaire où il a dû vider ses poches, relever ses jambes de pantalons, etc. En aucun temps n’a-t-il dû retirer ses vêtements.

Donc, contraindre un étudiant à se déshabiller est-il vraiment nécessaire? N’est-ce pas un tantinet trop invasif et humiliant pour un milieu scolaire, même si l’étudiant est caché derrière un drap? Si c’était à moi d’en décider, je pencherais définitivement dans le sens que c’est excessif.  Et considérant qu’aucune drogue n’a été trouvée sur l’élève, on peut effectivement questionner la fiabilité des informations qui ont mené à cette fouille.  Il sera donc intéressant de voir ce que les juges en diront.

C’est drôle, mais lorsque j’étais au secondaire, j’avais toujours été frappé par les similarités entre un établissement scolaire et un établissement carcéral. En tant qu’adulte, je reconnais que la plupart des mesures auxquelles j’ai été assujetties à l’école ont été raisonnables (je n’ai jamais subi de fouille cependant). Cet événement n’aide certainement pas à évacuer cette impression que les jeunes ont parfois de vivre dans une prison.

Nos enfants n’ont-ils aucune valeur?

Par Philippe David

Je me joins sans doute à des milliers de voix indignées par la sentence qu’a reçue, plus tôt cette semaine, un père qui a causé la mort de sa fille de 13 ans en lui assénant deux gifles.  J’ai beau retourner les circonstances atténuantes dans ma tête : Moussa Sidimé n’avait pas l’intention de tuer sa fille, c’est lui qui a appelé les secours, il s’est lui-même livré à la police, il a démontré su remord et il n’est pas une menace à la société; je n’arrive pas à accepter que soixante jours soit une sentence acceptable pour la vie d’une jeune adolescente de 13 ans.

Il y en a qui hurlent au passe-droit culturel, mais je ne crois pas que ce soit le cas. S’il y a une chose qu’on sait au Québec depuis l’affaire Turcotte, c’est que la vie d’un enfant ne pèse pas lourd dans les plateaux de la balance de la Justice. Vous avez tué un (ou plusieurs) de vos enfant? Buvez du lave-glace, pleurez, soyez hyper-repentants, ne résistez pas la police, plaidez coupable ou plaidez la folie temporaire et les chances sont bonnes pour que vous vous en sortiez avec un court séjour à Pinel ou un très court séjour, probablement dans un pénitencier à sécurité minimale. C’est comme ça que ça se passe dans notre société du no-fault.

Il y en a qui disent que notre système de justice existe pour protéger notre société d’individus dangereux plutôt que de punir et que n’étant pas un danger pour la société, Moussa Sidimé méritait la clémence. Soit, je ne crois pas qu’il méritait de passer le reste de sa vie derrière les barreaux, mais entre ça et deux mois, il y a une méchante marge, vous ne trouvez pas? On a beau dire que ce n’était pas prémédité, mais selon le rapport du coroner, la mort a été causée par une hémorragie cérébrale vraisemblablement causée par la rupture d’une artère vertébrale. Autrement dit,  Nouténé Sidimé a été giflée avec suffisamment de force pour rompre une des artères de sa nuque. Ce n’est pas seulement une petite taloche ça! Tout ça pour un plancher mal lavé? Même si ça n’avait pas causé la mort, c’était un acte d’agression injustifiable.  Est-ce que 60 jours en prison envoient vraiment le message que ce genre d’agression n’est pas acceptable à nos yeux? J’en doute. Beaucoup d’autres gens en doutent. Le procureur de la couronne aussi. Il demandait une sentence de deux ans.  Ça, au moins, aurait envoyé le bon message.

(Crédit photo : Nouténé Sidimé –Agence QMI)

Tueur solitaire ou pion?

 

Par Philippe David

 

Loin de moi l’idée de vouloir faire de la récupération politique ou de verser dans le complotisme, mais cette tragédie sent mauvais. Mise à part la perte de vie insensée, plusieurs détails de cette histoire me chicotent. Des détails qui remettent sérieusement la thèse que Holmes aurait agit seul et qu’il soit seulement un fou psychopathe.

De l’équipement dispendieux et sophistiqué

Selon tous les reportages et témoignages, Holmes aurait pénétré dans le cinéma, non seulement avec plusieurs armes, mais équipé avec tout l’attirail du policier de l’escouade tactique. Une veste pare-balle, des protecteurs d’entre-jambe, des jambières, un combinaison typique des escouades tactiques et même un casque ballistique en kevlar. Il avait avec lui deux armes de poing, une carabine d’assaut et un fusil à chevrotine (shotgun), ainsi que plusieurs chargeurs et des munitions et des grenades fumigènes. De plus, il aurait piégé son appartement avec ce que les policiers ont décrit comme des engins explosifs sophistiqués et des incendiaires. Même en supposant que tout ce kit du parfait soldat soit facilement achetable au Colorado (et rien n’est moin sûr), les coûts sont plutôt prohibitifs. J’ai visité quelques sites web pour vérifier les prix. Les armes auraient été acquises légalement, donc je suppose qu’il a payé le prix légal. Les armes de poing coûtent typiquement $500 chacune, Une carabine d’assaut de type M16 coûte plus de $1000. Une veste pare-balle coûte environ $800, le casque peut aller entre $250 et $1000. Sans compter les munitions, les explosifs et tout le reste. Au bas mot, notre tireur disposait de plus de $10 000 en équipement et certains items ne se trouvent pas à tous les coins de rue. Comment un étudiant en médecine, présumément sans un sou (les études en médecine coûtent cher) et sans connections militaires, a-t-il pu mettre la main sur tout cet équipement? C’est pas comme si il pouvait financer ça avec ses prêts et bourses. Et si l’argent ne venait pas de lui, alors de qui?

Un appartement piégé à l’os

Les portes-parole de la police locale ont décris les pièges installés dans l’appartement de Holmes comme étant très sophistiqués. Où a-t-il acquis les connaissances pour pouvoir construire de tels engins. Je veux bien croire que l’on puisse obtenir des informations sur la fabrication de bombes maison sur l’internet, mais il semble que les connaissances de James Holmes soient de loin supérieures à ça. Et tout ça pendant qu’il suivait des études en médecine et sans aucun entrainement militaire? Ça semble un peu improbable.

Un comportement étrange

Il sera toujours difficile de déterminer se qui se passe dans la tête d’un tueur, mais le comportement de Holmes est plutôt étrange. Il se présente dans un cinéma armé jusqu’au dents, il tire dans le tas, tuant une douzaine de personnes et en blesse une cinquantaine d’autres. Puis il se rend calmement aux policiers et les informe des pièges dans son appartement. Pourquoi aurait-il fait ça? S’il était vraiment un psychopathe, pourquoi placer des bombes dans son appartement et ensuite informer les flics? Ce n’est pas la nature d’un psychopathe d’avoir des remords. À moins que le type ne soit pas psychopathe du tout et qu’il suivait un plan quelconque. Mais pourquoi? Dans quel but?

Bref, cette histoire a plus d’un élément pour faire la joie des complotistes. La question qui tue serait de savoir qui bénéficierait le plus d’un tel évènement? J’aurais tendance à imaginer ceux qui tiennent à contrôler ou bannir les armes à feu dans ce rôle, pas vous? La majorité des américains tiennent encore férocement au second amendement de leur constitution (et avec raison, selon moi), mais multipliez les tueries et l’opinion publique pourrait bien changer.

Soit dit en passant, la première chose qui arrive lorsqu’une dictature s’installe, c’est le désarmement de ses citoyens. Viennent ensuite les génocides et les meurtres contre la population désormais sans défense. La liberté implique qu’un tueur fou pourra de temps en temps causer un carnage, mais ce n’est rien comparé aux crimes qui ont été commis par des gouvernements qui ont obtenu le monopole total de la force.

En souvenir du Titanic

Par Philippe David

C’était le 14 avril 1912 à 23h40, il y a maintenant 100 ans, que le Titanic a heurté un iceberg, il devait disparaitre deux heures et trente minutes plus tard, à 2h20 le 15 avril 1912. Peu sont encore vivants qui peuvent se souvenir de ce jour dans l’histoire, mais il reste à jamais gravé dans la mémore collective comme étant la pire catastrophe maritime de l’histoire. En tout, 1490 morts et seulement 711 rescapés. Le Titanic n’était doté que de 16 canots et 4 radeaux pliants avec une capacité totale de 1178 personnes. La capacité maximale du Titanic était de 3547 passagers et membres d’équipage, donc il n’y avait assez de canots que pour à peine 33% de la capacité maximale du paquebot.  Heureusement si on peut dire, il n’y avait que 2201 personnes à bord du Titanic lors de son voyage d’inauguration.  Pour sauver toutes les âmes du Titanic cette nuit, il aurait fallu 16 canots supplémentaires. Si le Titanic avait voyagé à pleine capacité, il aurait fallut 37 canots supplémentaires pour garantir la survie de tous ses passagers et membres d’équipage.

Depuis mon enfance, le naufrage du Titanic a toujours capté mon imagination. Mon premier contact avec cette histoire a été un récit en bandes dessinées sur Jack Phillips, l’opérateur-radio, qui est resté à son poste jusqu’à la dernière minute et est mort d’épuisement après avoir réussi à se hisser à bord du radeau pliant B. Je devais avoir à peine 10 ans alors. J’éprouve encore une fascination pour l’histoire de ce naufrage. Le Titanic représentait le summum de l’arrogance de l’homme. On le qualifiait « d’insubmersible » et en vérité, il avait été construit de façon à être très difficile à couler, mais pas impossible. La coque était subdivisée en compartiments étanches qui devaient limiter les inondations dues à une avarie. On n’avait cependant pas prévu qu’une avarie de la coque aurait pu s’étendre à cinq compartiments adjacents, causant un débordement des cloisons étanches par les ponts supérieurs. Le destin a voulu nous enseigner l’humilité au point de faire en sorte que l’impensable puisse se produire.

Au moins, nous en avons tiré des leçons. Maintenant, les navires doivent transporter assez de canots pour garantir la survie de tous les passagers et l’équipage, les iceberg font l’objet d’une surveillance plus étroite et  le code SOS (Save Our Souls) fût adopté comme signal de détresse standard (le code précédent, CQD pour « Come Quick Distress », était plus long à transmettre en morse). Le Titanic fût d’ailleurs un des premiers navires à diffuser le SOS.

Faits intéressants: Jusqu’à récemment, Il restait 2 survivantes au naufrage encore vivantes à ce jour: Barbara Joyce West avait 10 mois lors du naufrage et est décédée en Octobre 2007, Elizabeth Gladys Dean avait 2 mois à peine et est décédée en May 2009 . Une autre femme Maria Salvata del Carlo, née le 14 novembre 1912, pourrait être comptée comme une rescapée. Sa mère était enceinte d’elle au moment du naufrage. Elle est décédée en 2008. Une autre du nom de Betty Phillips qui est réputée d’avoir été concue sur le Titanic, est née le 11 janvier 1913. Elle est décédée en novembre 2005 à l’âge de 92 ans.

Auteur d’un livre incendiaire entrainé dans les bois et battu

Selon cette dépêche de Wire Service Canada et cet article du Toronto Sun, Paris Dipersico, auteur du livre Wake Up Call, aurait été arraché de sur son vélo par deux hommes musulmans, entrainé dans un boisé, ligoté après un arbre et battu jusqu’à ce qu’il perde conscience. Ses attaquants l’auraient traité de « gai » et de « juif » en arabique.

La maison qu’il partage avec sa cousine et co-auteure Gabrielle Dipersico aurait également été cambriolée et des sauvegardes informatiques ont été volées. Paris Dipersico a également reçu des menaces de mort sur sa page Facebook.

Issu d’un famille musulmane, Paris Dipersico décrit son livre comme légèrement auto-biographique. Il dit l’avoir écrit pour exprimer son opposition à toute religion organisée. Il y a écrit notamment que « l’Islam est une religion de paix et les musulmans sont prêts à vous tuer pour le prouver ».

La police de Halton en Ontario considèrent que l’auteur a été délibérément ciblé pour ses écrits et a mis en place un plan pour sa protection.

Quelques extraits de Wake Up Call:

* “I believe religion is nothing but propaganda, a very smart technique of taking over people’s lives, freedom, and happiness.”

* “The Koran is nothing but a very well-written manuscript about the ‘chosen’ ones suffering then being rewarded.”

* “The educated Muslims tell us that the ones that twist the religion around are the ignorant people who don’t understand Islam properly.”
 
* “To these ignorant people, logic doesn’t apply, and someone who questions their religion or their foolish beliefs gets beheaded on HD camera. In their world, a video clip of some non-Muslim getting beheaded is as pleasurable and entertaining as a leaked celebrity sex tape in the normal world.”

Ce qui est ironique dans cette histoire, est que par leur attaque et leurs menaces, les détracteurs ont validé les propos de l’auteur. Je crois que je vais mettre son livre sur ma liste de livres à lire prochainement.