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Adieu, Province de Fous!

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Par Pierre-Guy Veer

En 2008, j’étais parti du Québec pour tenter l’expérience de journaliste en Saskatchewan – je n’avais pas trouvé d’emploi au Québec à l’époque, et le départ se voulait simplement temporaire. Après quelques mauvaises expérience subséquentes, je suis revenu à l’automne 2012 pour étudier et compléter un bac en économie-politique. Grâce à des groupes comme le RLQ et l’expansion de la radio d’opinion (surnommée radio-poubelle par les glorificateurs du Dieu État), je croyais qu’il y aurait eu un certain brassage d’idées. Oh que je me faisais des illusions…

 

Le Québec en 2008 et le Québec en 2012, c’est presque exactement la même chose : une province plus polarisée qu’un aimant où hors de l’État, point de salut; une province qui cherche constamment plus de revenus plutôt que de diminuer ses dépenses; une province où utiliser l’argent des autres est de la générosité mais vouloir garder SON argent est de l’égoïsme; une province qui exploite/a le potentiel d’exploiter ¼ de tous les éléments naturels mais qui reçoit 50% de toute la péréquation (peu importe le montant per capita); une province menée par le bout du nez par les syndicats, qui admettent sans gêne que c’est au gouvernement de fournir des bons emplois et que malgré le climat supposément empoisonnée, la pension généreuse « aide » à persister[1]; une province encore embourbée dans des débats stériles sur la séparation alors que le Québec est dans le top 10 des juridictions les plus endettées de la planète, que les infrastructures tombent en ruine, que l’éducation perde de plus en plus sa crédibilité et que la corruption ronge complètement le politique – ce qui n’empêche pas la chef du gouvernement de critiquer ceux qui attaquent son parti même s’il est mêlé à la corruption[2]; une province où tous les partis sont pareils et où les débats se résument à savoir qui a la meilleure idée pour dépenser l’argent des autres; une province où s’enrichir est un vice à moins que ce soit au travers de l’État; une province où il suffit de sortir dans la rue et tout casser pour avoir gain de cause (le support des syndicats aidant); une province où la langue française est tellement importante qu’elle doit être bétonnée contre la langue « étrangère »… Je pourrais continuer longtemps, mais je vais plutôt raconter mes (més)aventures de 2012, qui m’ont convaincu que mon avenir n’est pas au Québec.

 

L’endoctrinement socialiste fait effet

 

Tel que mentionné en intro, j’ai complété un bac en économie-politique. Toutefois, d’après ce que j’ai vu et entendu, il semble que la partie politique ait pris le dessus. En effet, l’ignorance des étudiants de économie est simplement ahurissante. Plusieurs croient encore que le salaire minimum ne crée pas de chômage, que l’intervention du gouvernement dans l’économie est justifiée et qu’il est acceptable d’exiger l’argent des autres. À ce sujet, plusieurs portaient le carré rouge, le symbole du désordre et du chaos ambiant dans la Belle Province. Plusieurs même militent pour des partis socialistes comme Québec Solidaire, Option nationale ou le PQ. Deux d’entre eux ont même fait positionner l’association étudiante (APEL) en faveur de la séparation. Pourquoi? Parce que, comparativement à ailleurs au Canada, le Québec croit plus aux principes altruistes du collectivisme (je paraphrase à peine). Quand j’essayais de montrer des « vrais » arguments économiques, on m’accusait de venir d’un autre siècle, de ne pas présenter des sources « crédibles » ou d’être démagogue quand je compare l’impôt à de l’esclavage.

 

Durant le vote de boycott des cours à la fin février, je me suis fait rappelé à quel point le mouvement étudiant est empreint d’altruisme (objectiviste). En effet, on voulait ne pas assister à son cours ET ne pas en subir les conséquences. Je cite le courriel envoyé par l’association étudiante des sciences sociales (dont le logo est aux couleurs de l’anarcho-communisme[3])après le vote de boycott : « Pour s’assurer que le vote de l’assemblée générale spéciale soit respecté les cours seront piquetés. » Ils ont pu compter sur l’avachissement total des professeurs ET des services de sécurité pour faire respecter leur violation des droits des autres.

 

La plupart des professeurs ne sont pas tellement mieux (quoique c’est probablement la même chose dans les autres universités). Dans le cours de théorie macroéconomie, on m’a confirmé la totale inutilité des mathématiques dans l’économie en me présentant le Lagrangien. De ce que j’en ai compris, il s’agit de mettre en chiffres le désir de consommer maintenant ou plus tard. Bref, on tente de quantifier les choix subjectifs des gens, ce qui est à peu près impossible à faire. Dans le cours, on ne présentait que les théories néoclassiques et keynésiennes, toutes deux impuissantes pour expliquer les véritables causes des crises économiques, i.e la trop grande intervention du gouvernement qui amène son lot de distorsions.

Aussi, deux cours étaient donnés par des fonctionnaires (actif ou retraité), et cela se reflétait dans le contenu. Dans Analyse des politiques publiques, on nous faisait croire que l’intervention du gouvernement est nécessaire dans la vie courante, quoiqu’on montrait aussi que les politiques publiques ont un fort biais conservateur, ce qui explique pourquoi les choses changent si peu. Mais ce n’était rien en comparaison avec Économie-politique du Québec et du Canada. Là, il n’y avait absolument aucune nuance : l’État EST un dieu, surtout au Québec. Les pôvres francophones, majoritaire dans la population mais minoritaires dans les postes d’importance, ont eu besoin du Dieu État pour finalement se hisser hors du trou. Tout ce qui ne se conforme pas à cette vénération était qualifié de préfixes hyper subjectifs (principalement ultra : ultralibéral, ultracapitaliste, etc.). L’enseignant m’a même demandé de « descendre du Mont Pèlerin » lorsque j’ai présenté le premier plan d’une critique du rapport Pronovost sur l’agriculture. Il va sans dire que X propageait sans cesse les mêmes mensonges – la crise de 2008 a été causée par la déréglementation, des monopoles se formeraient automatiquement sans l’intervention de l’État, l’interventionnisme est toujours justifié.

Mais le pire des cours était sans aucun doute Économie de l’environnement. Déjà, le livre suggéré pour le cours avait un ours polaire sur une banquise presque complètement fondue. Aussi, dans la première partie du cours, on tentait de redonner une crédibilité au GIEC, cet organe de l’ONU qui tient absolument à imputer aux humains le réchauffement/changement/dérangement climatique/météo extrême. On nous montrait les graphiques qui prédisent la catastrophe imminente… alors que les températures stagnent depuis plus de 15 ans, que l’Arctique fond à peine et qu’on n’a pas découvert de hausse (nombre et force) dans les ouragans. Néanmoins, Y a tout de même mentionné des concepts économiques valables comme les droits de propriété pour gérer la pollution, notamment au travers du théorème de Coase. Lors de son explication, on a montré la ville de New York en exemple d’application du théorème. Comme la Ville veut avoir une eau potable propre – elle la prend d’une chaine de montagne à une centaine de kilomètres au nord – elle paie les propriétaires en amont pour éviter de contaminer l’eau. Ainsi, tout le monde sort gagnant. Toutefois, Y parlait de la réduction de la pollution comme de l’effet multiplicateur keynésien : il suffit d’intervenir pour que ça se produise, ce qui n’est évidemment pas le cas. Comme si les compagnies allaient se conformer aux politiques gouvernementales sans trouver un moyen de les contourner…

 

Une classe politique pas du tout « sur la coche »

 

À ce sujet, il semble que la courbe de Laffer (« contourner » une fiscalité trop haute) se confirme de mieux en mieux avec la venue du PQ. En effet, j’avais prédit[4] que ce serait la catastrophe avec la venue des troupes de Pauline Marois au pouvoir. Ça se confirme de jour en jour, notamment avec une baisse de 50 % des investissements privés[5], une lutte sans merci contre le développement pétrolier[6] et contre les gaz de schiste[7], une haine de la richesse minière[8] ainsi que la priorisation de « vrais » dossier comme la séparation, avec des messages aussi enfantins qu’inintéressants, et la langue en ajoutant encore plus de restrictions à la liberté de choix des gens. Pendant ce temps, les sirènes syndicales réussissent à faire oublier au gouvernement son « obsession » avec le déficit zéro, s’imaginant que les coupures budgétaires sont mal[9] – bien que le ministre des Finances va à New York en cachette pour rassurer les marchés[10]. Évidemment, on ne peut passer sous silence les nombreuses nominations partisanes, dénoncées par le gouvernement lorsqu’il était dans l’opposition.

 

Les réactions prévisibles

 

Pour toutes ces raisons (et bien d’autres), je déménage aux États-Unis. « Bon débarras »; « un chialeux de moins » diront sans doute les nombreux étatistes sur les forums que je fréquente. Malheureusement pour eux, ils viennent de perdre un autre John Galt et donc une personne productive. Je suis un homme intelligent et réfléchi; j’écris un peu partout en anglais, notamment pour la Canadian Taxpayer Federation. Malgré quelques fautes grammaticales, mes textes, fortement inspirés de l’École autrichienne d’économie, sont en demande; l’un d’eux s’est même retrouvé sur le Wiki de l’Institut Ludwig Von Mises[11]. Au Québec, ce point de vue n’a presque pas le droit de cité. Ici, il semble que tout ce qui ne glorifie pas le Dieu État est crucifié sur la place publique. Ou s’il a le droit de cité, il est noyé par deux à trois fois plus de locuteurs de l’opinion opposée. Au moins, aux ÉU, il y a des débats; la « gauche » (plus de gouvernement) et la « droite » (moins de gouvernement) peuvent s’affronter.

 

De leur côté, les altruistes (objectivistes) m’accuseront d’avoir « pris avantage » de « nos » services et de ne pas avoir payé ma « dette » à « la société ». Ne leur en déplaise, je n’appartiens à personne (on pourrait en dire autrement de mon cœur, mais c’est une autre histoire). Je suis un être rationnel et si quelque chose est moins cher, je tends à en profiter, que ce soit des études ou des soins de santé. Comme l’éducation ne coute presque rien au Québec, j’en ai profité pour terminer mon bac. Si un gouvernement voulait subventionner ainsi les études, ce n’est pas moi qui va s’en plaindre. Par contre, je me demande si le diplôme vaudra beaucoup…

De toute façon, ces dettes sont simplement le résultat de mauvais choix poussés par des petits groupes bien organisés, surtout les syndicats quand on parle du Québec. Je n’ai pas à payer pour les mauvais choix des autres. Je profite donc de ma (relative) liberté de mouvement pour aller vivre dans un autre pays.

 

Certes, les ÉU ne sont plus que l’ombre d’eux-mêmes; la qualité de vie et les libertés sont en chute constante. Néanmoins, comme je l’ai dit, c’est un pays, contrairement au Québec ou même au Canada, où il y a encore un débat d’idées, principalement grâce à l’Internet. En effet, de nombreuses innovations (privées) comme Facebook et des blogues comme Policy Mic (auquel je participe) offre une tribune à toutes les opinions. Les débats sont féroces, mais le plus souvent respectueux. De plus, de nombreux instituts de pensée (think-tank) aide à alimenter ces débats. D’ailleurs, j’ai été retenu comme finaliste pour être stagiaire à l’Institut Cato. Si ça devait ne pas fonctionner, il en existe plusieurs autres pour lesquels je pourrais facilement apporter mes idées et ma contribution. Je suis convaincu de pouvoir trouver une demande pour mon offre. Sinon, il y a d’autres perspectives d’emploi; the sky’s the limit, disent les anglais.

 

C’est donc sans regret (sauf peut-être l’éloignement de ma famille) que je quitte le Québec. Aussi loin que je peux voir, je n’ai aucun futur ici. Tel qu’on a tenté de me le montrer lors de la venue de conférenciers dans mes cours d’économie, hors de l’État, point de salut. Je ferai le trottoir avant de perdre mon âme dans l’engrenage bureaucratique. Je préfère vivre modestement mais dans quelque chose que j’aime – écrire pour la liberté – que de vivre richement dans un milieu qui tue l’innovation et dont l’ancienneté prime presque toujours sur la compétence. Je ne fais évidemment pas une croix définitive; la lumière libérale finira par briller de nouveau sur la Belle Province. Même si ce n’était que le rêve de Joanne Marcotte à la fin de son livre, l’amélioration pourrait être suffisante pour me faire reconsidérer mon départ.

Philippe Couillard le nouveau chef du PLQ : une grosse erreur

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Par Simon Leduc

Le 4 septembre dernier, les libéraux ont été chassés du pouvoir après neuf années de règne. Jean Charest quitta la vie politique après neuf ans comme premier ministre et quatorze comme chef du PLQ. Donc, pour la première fois depuis 1983, le parti fédéraliste a déclenché une course à la chefferie.
Pendant six mois, trois candidats de qualité se sont affrontés afin de succéder à l’ancien député de Sherbrooke. Cet exercice démocratique s’est déroulé dans l’indifférence totale de la population. Les trois aspirants n’ont pas proposé des idées réformistes qui auraient pu soulever les passions. On s’en est tenu qu’à des principes généraux comme le rapprochement entre l’establishment et la base militante. Cette formation politique centenaire aurait eu besoin d’une véritable remise en question et un débat d’idées mais cela n’a pas eu lieu. Les seules étincelles sont venues du clan Bachand. L’ancien ministre des Finances a attaqué Philippe Couillard sur ses liens d’amitié avec Arthur Porter et de son manque de loyauté envers l’ancien chef.
Ces éléments n’ont pas empêché l’ancien ministre de la santé de remporter une victoire éclatante dès le premier tour avec 58% des voix. Le candidat de l’establishment du parti a terminé loin derrière avec 19%. Les militants n’ont pas dû apprécier les attaques du clan Bachand envers M. Couillard. La famille libérale est unie et elle n’aime pas les chicanes. Cela peut expliquer la déconfiture du député d’Outremont. Donc, Philippe Couillard est le nouveau chef du PLQ. Est-ce que le Parti libéral a fait le bon choix?
Les militants libéraux ont choisi le Docteur Couillard car c’est le seul qui (selon les derniers sondages) peut les ramener rapidement au pouvoir. Je crois fermement que le PLQ a fait une erreur en élisant M. Couillard à la tête de leur parti.
Depuis la nuit des temps, la marque de commerce des libéraux provinciaux a toujours été l’économie. Rappelons nous la promesse de création de 100 000 emplois de Robert Bourassa lors du scrutin de 1973. L’économie a été la priorité de Jean Charest lors de son règne de neuf ans à la tête du Québec. Dans cette course, Raymond Bachand était le candidat de l’économie. Son passé dans le secteur privé (Métro Richelieu) et à la présidence du Fond de solidarité de la FTQ prouve bien l’expertise du député de Outremont en la matière. Malgré tout, le candidat de l’économie a terminé dernier. Philippe Couillard n’a aucune expertise en matière économique. C’est un médecin de formation qui a été très vague sur sa pensée économique lors de la course à la succession de Jean Charest. Cela ne semble pas être la priorité du chef libéral. Lors de sa première intervention comme chef, il a clairement affirmé son désir que le Québec signe la Constitution canadienne en 2017 (le 150e anniversaire de la Confédération canadienne). Est-ce que le dossier constitutionnel est la priorité de Philippe Couillard? Si c’est le cas, il est à des années lumières des préoccupations du Québécois moyen. Les Québécois ne veulent pas entendre parler de constitution. Est-ce que le PLQ a choisi un chef qui est déconnecté de la réalité québécoise? Force est de constater que c’est bien le cas.
Raymond Bachand est un politicien de centre-gauche qui croit que l’État a un rôle à jouer sur le plan économique. Je n’adhère pas aux valeurs et idéaux du député d’Outremont mais l’ensemble de la classe politique préconise cela (à l’exception des conservateurs d’Adrien Pouliot). M. Bachand était le meilleur candidat à cause de son expérience passé aux Finances et de ses compétences économiques. La priorité de celui-ci a toujours été la croissance économique de la Belle province. Sous sa gouverne, le PLQ aurait continué d’être le parti de l’économie. En choisissant Philippe Couillard, le PLQ risque de laisser tout le champ libre à la CAQ de François Legault.
Le nouveau leader libéral ne connaît pas l’économie et il ne semble pas avoir une philosophie en la matière. Les militants du PLQ l’on choisi car selon les sondages, il est le seul qui pourra les ramener rapidement au pouvoir. Les libéraux ont fait une grosse erreur en l’élisant et son désir de rouvrir le débat constitutionnel le prouve bien. En faisant cela, il risque de faire fuir les électeurs qui en ont marre de ce débat stérile (vers la CAQ). Avec M. Bachand comme chef, le PLQ aurait continué d’être le parti de l’économie et il aurait été en mesure de ramener les libéraux déçus qui ont voté pour la CAQ le 4 septembre dernier. Pour conclure, certains disent que Raymond Bachand n’est pas charismatique. Je vais leur répondre en affirmant ceci : je préfère un homme politique expérimenté et compétent qu’un politicien charismatique sans substance et contenu.

Le 8e budget Flaherty

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Par Simon Leduc

Jim Flaherty a présenté son huitième budget à la Chambre des communes. Contrairement à l’an dernier, on n’a pas eu droit à un exercice d’austérité. Le gouvernement conservateur a décidé de ne pas faire des coupes draconiennes dans la fonction publique fédérale. L’agence du Revenu et Pêcheries et Océans devront faire des efforts pour réduire leurs dépenses mais les autres ministères sont épargnés. Le gouvernement fédéral a mis en place une nouvelle politique en matière de formation de la main-d’œuvre qui est nécessaire afin de favoriser la création d’emplois au pays. Il va éliminer graduellement le crédit d’impôt accordé au Fond de solidarité de la FTQ et celui de la CSN. Cette mesure déplait énormément aux syndicats québécois. Est-ce que l’ensemble des Canadiens doit financer ce genre de crédit d’impôt? En tout cas, la question se pose. Le déficit fédéral s’élève à 18 milliards de dollars et les conservateurs gardent le cap sur le retour à l’équilibre budgétaire en 2015. La base conservatrice du PCC aurait voulu un budget d’austérité et elle va être très critique envers son parti. Le budget conservateur est un bon équilibre entre austérité et création d’emplois. Le gouvernement Harper aurait pu couper plus dans ses dépenses. Mais, un budget trop à droite aurait déplu à son électorat modéré. Stephen Harper a décidé de continuer de gouverner au centre-droit afin de garder l’appui des Red tories de l’Ontario. Ce qui est essentiel à l’obtention d’une autre majorité conservatrice en 2015.
Sans surprise, le gouvernement québécois a virulemment dénoncé les mesures budgétaires du ministre Flaherty. Il y en a deux qui suscitent le mécontentent du gouvernement Marois : la nouvelle politique de la formation de la main-d’œuvre et l’abolition du crédit d’impôt aux fonds de la FTQ et de la CSN. Pauline Marois dénonce cet empiétement dans un champ de compétence provincial et elle ne veut pas se faire imposer ce changement par le fédéral Les trois principales formations politiques (le PQ, le PLQ et la CAQ) sont contre l’élimination du crédit d’impôt fédéral au Fond de solidarité de la FTQ et de la CSN. Cela ne surprendra personne car ceux-ci prônent et défendent un interventionnisme étatique. C’est une autre preuve que la CAQ de M. Legault n’est pas un parti de droite mais bien de centre-gauche. Encore une fois, on a eu droit à la diabolisation du Fédéral de la part de Québec. C’est vraiment business as usual.
Le gouvernement Harper a présenté un budget modéré où il y a un équilibre entre des coupures de dépenses et des politiques de stimulation économique. Cet exercice financier va permettre aux conservateurs de maintenir leur appui auprès des Red Tories de l’Ontario. Sur le plan politique, c’est un bon budget. La bonne nouvelle est le fait que le gouvernement fédéral maintient le cap sur le retour à l’équilibre budgétaire en 2015. Cela doit demeurer LA PRIORITÉ du gouvernement conservateur pour le reste de son mandat majoritaire.

Penser la Journée de la femme . . différemment!

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Par Arielle Grenier

Qu’est-ce que la Journée de la femme? Chaque année, les groupes d’intérêts et les médias ciblent cette journée et l’orientent en fonction du contexte politique. Je me souviens notamment de l’année dernière, alors que la crise étudiante commençait, les femmes défilaient dans les rues avec leurs carrés rouges pour manifester contre la hausse des frais de scolarité. De grâce, mesdames, sortez de la thèse de l’accident historique ou du péché originel/contrat sexuel de Carole Pateman! Plusieurs y voient le symbole d’une journée où les femmes sont mises de l’avant, où l’on reconnaît que leur position n’a pas toujours été facile. Je suis d’accord et salue ces femmes qui se sont battues pour le droit de vote et l’accès à l’enseignement supérieur. J’y vois une journée où l’on reconnaît publiquement la notion de droits naturels aux femmes. J’y vois également une journée où l’on souligne une longue tradition de la réelle liberté.

Vers 1730 avant Jésus Christ, le Code d’Hammourabi fut rédigé sur l’initiative du roi Hammourabi de Babylone.[1] Il est beaucoup plus associé à la jurisprudence de la Common Law puisqu’il explique et dresse la liste des décisions de justice du roi. Le Code d’Hammourabi fut gravé sur une stèle de 2,25 mètres de hauteur, était placé dans le temple de Sippar, mais plusieurs répliques furent érigées à travers le royaume afin de créer une culture homogène. Le Code d’Hammourabi de Babylone comprenait différents articles qui fixaient les règles de la vie courante. Notamment, on y retrouvait une hiérarchisation de haut en bas des différentes classes de la société, soit, les hommes libres, les subalternes et les esclaves. Toutefois, la visée ultime du Code d’Hammourabi était de « détruire les mauvais et les violents » et d’empêcher les forts d’opprimer les faibles.[2] Sur un principe d’égalité, de protection des faibles, il s’agit du premier pas historique du principe de non-agression voulant qu’aucun individu ni groupe d’individus n’ait le droit d’agresser quelqu’un en portant atteinte à sa personne ou à sa propriété.

 

Dans la démocratie grecque, bien qu’il y avait une égalité entre les citoyens, l’ostracisme était voté anonymement provoquant une exclusion des esclaves, des femmes, des handicapés et des métèques de la vie politique. Il est important de souligner que le bien ultime ou suprême pour Aristote c’est le bonheur, et ce bonheur n’est pas collectif, mais bien individuel. Il notait dans Les Politiques qu’il « est plus approprié que la loi gouverne que n’importe quel citoyen » et que les gouvernants « ne doivent être élus que comme gardiens et serviteurs de la loi ».[3] C’est avec Francisco de Vitoria, érudit du XVIe siècle, que l’esclavage des Indiens du Nouveau Monde prit fin grâce aux notions d’individualisme et de droit naturel. C’est avec ses collèges que fut mise au point « la doctrine du droit naturel dans des domaines tels que la propriété privée, le bénéfice, l’intérêt et la fiscalité ; leurs œuvres ont influencé Hugo Grotius, Samuel Pufendorf et, à travers eux, Adam Smith et ses élèves écossais. » Locke, philosophe anglais du 17e siècle, établit les principes de l’état de nature, état de parfaite liberté et d’égalité, de droits naturels et de contrat social. Le Second Traité du Gouvernement, publié en 1690, pose comme conclusion que les hommes ont des droits antérieurs à l’existence d’un gouvernement, puisqu’ils existent naturellement. Pour être juste, le gouvernement a le devoir de protéger la vie, les libertés et les propriétés de ses citoyens. La philosophie des droits naturels, la primauté du droit et le droit à la révolution furent accueillis par les Anglais qui se méfiaient de toutes les formes de gouvernement. Pour assurer une société juste, Aristote ne définit pas a priori ce que devrait être une Cité parfaite, comme le fait son maître Platon dans La République. Dès lors, il considère que les hommes ne peuvent se suffire à eux-mêmes et se dotent d’une organisation politique pour assurer le bien-être des hommes en communauté.[4] Les hommes, naturellement, sont portés à s’associer non pas seulement pour survivre, mais par désir d’être heureux. Plus loin, dans La politique tome III, Aristote dira que la finalité ou le but de la cité est la vie heureuse.[5] Or, le bonheur n’est possible que dans un État, oui, mais dans un État où les citoyens sont vertueux. D’où le fait que l’éthique (de la vertu) soit indissociable de la politique, du moins chez Aristote. À l’époque moderne, on laissera tomber complètement la notion fondamentale de vertu, pour celle des « droits ». Thomas Hobbes, grand adversaire d’Aristote, comme tous les penseurs modernes, rejettera l’éthique de la vertu d’Aristote et introduira la notion de droit.

 

Selon Friedrich Hayek, philosophe et économiste de l’École autrichienne du XXe siècle, c’est sous la Rome antique qu’apparaît le premier système de droit privé. Les Lois des XII Tables constituaient les fondements de la liberté romaine stipulant que nul privilège ne pouvait être accordé en faveur des personnes déterminées allant à l’encontre du droit commun à tous les citoyens.[6] On Liberty d’Hayek est l’un de textes les plus influents de libéralisme au XXsiècle dans lequel l’auteur pose le principe de liberté comme élément central d’une société. Il retrace l’historique de l’État de droit depuis l’idéal grec jusqu’au XVIIIe siècle anglais. C’est à cette époque que le concept d’État de droit fut pris en charge et développé par les intellectuels du jeune État américain.[7]

La place des femmes?

Le mouvement féministe a initialement eu le rôle de garantir aux femmes le respect de leurs droits naturels. Cet objectif est tout à leur honneur. Les femmes autant que les hommes ont le droit de vivre leur vie comme ils l’entendent, de voter en leur âme et conscience, de travailler où ils le désirent. En ce sens, je remercie le mouvement féministe défendu par des hommes et des femmes pour libérer la femme de son rôle de minorité publique.

À la session passée, plusieurs étudiants assistaient à une conférence intitulée « l’exclusion des minorités » présentée par une jeune féministe. Elle nous présentait plusieurs théories expliquant l’exclusion des femmes dans la vie politique. La question de la représentation des femmes s’imposa donc naturellement. Qu’elle est la place de la femme dans la société? « Qu’est-ce qu’une bonne et juste représentation démocratique? » Ce qui m’a frappée de cette séance, c’est la présentation que l’on y a faite du contrat social. Je trouve étrange qu’une théorie féministe émerge en critiquant John Locke. Alors que les hommes décident de se doter d’un contrat social entre eux, Carole Pateman notait dans The Sexual Contract que les femmes survivaient et dépendaient d’une soumission à une autorité commune. Ce contrat aux allures patriarcales comprend un vice : l’ordre naturel implique la soumission des femmes aux hommes et celles-ci ne peuvent participer au contrat social, puisqu’elles sont soumises à l’autorité de leur mari. Le contrat social devient donc une division entre les sphères publiques (masculine) et privées (féminine) qui exclura les femmes de la sphère politique.

Je n’accuse pas toutes les féministes d’aujourd’hui d’adhérer à cette théorie. Par contre, je trouve comique et même ironique que cette théorie se voulant libératrice ne puisse être appliquée aux problèmes sociaux actuels. Alors que tous ont « signé » ce contrat social visant une meilleure vie commune, comment ces femmes ne peuvent-elles pas comprendre que ce même contrat lie de force certains groupes à l’État contre leur volonté? Pire encore, comment peuvent-elles utiliser ce même contrat social de 21e siècle pour justifier la mise en place de quotas de représentation de femmes dans des conseils d’administration ou dans certains domaines d’études? Est-ce que l’objet que l’on combattait il y a 50 ans est devenu l’outil démocratique actuel? En d’autres termes, lorsque l’on impose des quotas de représentation des femmes dans certains partis politiques, ne faisons-nous pas la même chose que l’on reprochait autrefois aux hommes?

Je vous laisse sur une citation d’une femme que j’admire plus que tout. Ayn Rand, cette journée est également tienne. Merci de nous rappeler que la liberté n’a pas de sexe, qu’elle existe et ne peut être honnêtement atteinte par des mesures privilégiant artificiellement un groupe à un autre.

« Individual rights are not subject to a public vote; a majority has no right to vote away the rights of a minority; the political function of rights is precisely to protect minorities from oppression by majorities (and the smallest minority on earth is the individual). »

 


[1] LEVIN. Leah, Droits de l’homme : questions et réponses, Éditions UNESCO, 1981, p.22

[2] Ibid.

[3] ARISTOTE, Les Politiques, III, 1287a, Garnier Flammarion, 1993, p.267

[4] MONIÈRE, Denis et Jean HERMAN GUAY. Introduction aux théories politiques, Montréal, Québec/Amérique, 1987, p.27

[5] ARISTOTE, La Politique, tome III, Université de Harvard , 1837, p.19

[6] DE SALLE, Corentin. La tradition de la Liberté, Forum Libéral Européen, p.247

[7] Ibid. p.246

En France soviétique, les gens veulent s’exiler en Russie

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Par Arielle Grenier

Cher Monsieur Depardieu,

Tout en sachant pertinemment que mon message risque de se perdre et de ne jamais aboutir dans votre boîte courriel, je me permets d’écrire ceci :

Lorsque j’étais petite, je regardais les Misérables en boucle. Un chocolat chaud pas très loin sur la table d’appoint, une grosse doudou m’enveloppant et j’attendais patiemment que l’histoire se termine pour la recommencer. J’étais émerveillée devant la volonté du père Madeleine, maire de Montreuil-sur-Mer, à générer le bien autour de lui, à se comporter de manière charitable, à pardonner et à souhaiter racheter sa vie pour ses dix-neuf années passées au bagne. C’est à 46 ans que Jean Valjean décide de changer de vie. Il crée une fabrique de verroterie, devient un industriel remarqué, puis accède au poste de maire quatre ans plus tard. Malgré le fait que les citoyens ignorent tout de son histoire, ses concitoyens le décrient comme un homme charitable qui met à profit son industrie pour aider les pauvres et pour faire construire deux écoles. Ce personnage m’a toujours fascinée, mais j’ignorais pourquoi. Tout ce dont j’avais la certitude, c’est que j’avais profondément en horreur Javert. Ce policier d’une logique cartésienne qui ne voulait pas donner crédit à la réinsertion de Jean Valjean.

Tout récemment, le Conseil constitutionnel a annulé la taxe de 75 % des très hauts revenus prévue par votre président, monsieur Hollande. Pour démarrer l’année, vous avez obtenu la nationalité russe. La Russie? Vous allez en Russie pour échapper du socialisme fiscal français… Qui l’eût cru? Aucune personne des années 80 n’aurait pu un jour se douter que l’autoritarisme russe s’effondrerait, que l’économie russe serait plus libéralisée que la France du président Hollande.

Nous savons que vous aimez votre France, Monsieur Depardieu, que vous avez consacré votre vie à l’art de la scène, à la diffusion de ce qu’elle détient de plus beau à offrir. Chapeau!

Monsieur Depardieu, je vous félicite d’avoir décidé de quitter un pays qui n’encourage apparemment pas la réussite, le succès et l’initiative.

Depuis le 1er janvier 2001, la Russie a abandonné le système progressif de Boris Eltsine par une flat tax de 13 %. Selon un rapport analysant les effets de l’instauration de la Flat Tax produit par l’Adam Smith Institute, la Russie a connu un taux de croissance si important qu’elle a pu redresser totalement ses finances publiques. À vrai dire, le produit de l’impôt sur le revenu a augmenté de plus de 20 %, permettant ainsi de combler le déficit de Boris Eltsine.

L’idée de la Flat Tax semble être attrayante pour vous, Monsieur Depardieu, et vous avez raison! Plusieurs économistes se sont intéressés au modèle de la Flat Tax. Selon les économistes Robert Ernest Hall et Alvin Rabushka de la Hoover Institution, en taxant les revenus et en excluant les investissements, l’économie américaine s’améliorerait considérablement. Dans The Flat Tax, les auteurs soulignent que le nombre d’heures de travail augmenterait de 4 % dans l’économie américaine. Elle permettrait une déduction des investissements découlant en une forte incitation à investir, une réaffectation massive de l’effort national qui serait favorable au revenu national tout en protégeant les pauvres de toute imposition. Les deux économistes ajoutent « qu’elle financerait ces baisses d’impôts en imposant judicieusement le revenu professionnel à un taux modéré augmentant ainsi les recettes fiscales fédérales provenant des entreprises ».

Comme le disait le conseiller du roi Henri IV, Barthélémy de Laffemas : « les hauts taux tuent les totaux ». Intéressant de savoir que ce dernier était tout sauf un libéral et qu’il considérait que l’impôt proportionnel était préférable à l’impôt progressif puisqu’il rapportait beaucoup plus à l’État.

Monsieur Depardieu, vous m’avez fait pleurer toute ma jeunesse par votre incroyable talent d’acteur et d’humain. Vous nous avez appris la compassion grâce à Monsieur Madeleine. Vous nous avez révélé que l’État, bien qu’il se veuille le gardien des droits, est souvent celui qui nous empêche d’être libres et d’avancer. Ce grand Victor Hugo, quoiqu’on lui prête l’intention d’avoir décrit la classe des moins nantis, il a nous aura enseigné l’empathie, la générosité, le dépassement de soi et aussi, le rêve. Il nous a démontré combien l’Homme pouvait être bon, qu’il pouvait pardonner et qu’il pouvait aimer même ceux qui l’ont blessé.

Monsieur Depardieu, je vous souhaite une heureuse année 2013 à votre capital, mais la Russie a encore beaucoup de chemin à faire vers l’atteinte des libertés individuelles. Ne devenez pas un instrument politique dans une mer de propagande. Jean Valjean vaut mieux que cela.

L’année 2012 de A à Z

nouvel-an-2013

nouvel-an-2013

Par Simon Leduc

A : Absents :
Depuis mai 2011, 58 députés du NPD représentent le Québec à la Chambre des communes. On ne peut pas dire que leur bilan soit très positif. Ils sont totalement absents du débat public. J’ai l’impression que la Belle province est représentée par des fantômes au Parlement canadien. Le NPD doit se ressaisir car Justin Trudeau lui sera un adversaire de taille au Québec.
B : Obama :
Le 6 novembre dernier, Barack Obama a été réélu pour un deuxième mandat. C’est un dur revers pour les défenseurs des idéaux des Pères Fondateurs. Le président va pouvoir continuer de mettre en place ses doctrines en matière de politique intérieure et extérieure : un interventionnisme étatique et l’isolationnisme. Sous sa gouverne, les Etats-Unis déclinent et cela n’est pas une bonne chose pour le monde occidental.
C : Commission Charbonneau :
La corruption et la collusion sont bien présentes dans le monde de la construction et en politique municipale. La Commission nous a appris que la société québécoise est atteinte du cancer de la corruption. Deux maires d’envergures sont tombés au combat. Que nous réserve t-elle en 2013? Va t-elle toucher directement le Parti libéral du Québec? C’est à suivre…
D : Défaite
Le 6 novembre dernier, le GOP a subie une énorme défaite. Le candidat républicain n’a pas réussi à vaincre M. Obama malgré son désastreux bilan économique. Je crois que le parti de Lincoln va devoir se choisir un véritable conservateur afin de reprendre le contrôle de la Maison-Blanche en 2017. Il y a deux noms qui me viennent à l’esprit : Jeb Bush et Chris Christie.
E : Élections générales albertaines :
Deux femmes se sont affrontées lors des élections générales en Alberta : Alison Redford (chef des progressistes conservateurs) et Danielle Smith (chef du Wildrose Party). Le parti libertarien était le favori pour mettre fin à la dynastie conservatrice mais les Albertains ont opté pour la continuité. Les conservateurs ont obtenu une surprenante victoire majoritaire. Les troupes de Mme Smith vont avoir 4 ans pour se faire valoir dans l’opposition. Le prochain rendez-vous électoral sera en 2016.
F : Fusillade :
L’année 2012 s’est terminée par la terrible tuerie de Newton qui a fait 26 morts dont 20 petits enfants. Apparemment, le tueur avait des problèmes psychiatriques. Cela a relancé le débat sur le contrôle des armes à feu aux Etats-Unis. Évidemment, la gauche en a profité pour dénoncer la culture de la violence américaine. Je crois que l’on devrait laisser les Américains débattre de cela et ne pas tomber facilement dans des discours antiaméricains.
G : Guy Turcotte :
Notre merveilleux système de justice a reconnu Guy Turcotte non criminellement responsable du meurtre de ses deux enfants. En décembre dernier, Turcotte a été libéré par la Commission des troubles mentaux. La société québécoise est malade. C’est rendu qu’on libère un homme qui a assassiné deux innocents bambins, cela me dégoûte. J’espère que d’autres meurtriers ne seront pas libérés en 2013.
H : Haut-Fonctionnaire :
Le gouvernement Marois a tenté de camoufler la nomination d’André Boisclair à un poste de sous-ministre. Dennis Lessard de La Presse a rendu public cette décision gouvernementale. Les Québécois ont été outrés par le manque de transparence de Pauline Marois. Celle-ci a dû reculer afin de calmer les esprits Cet événement démontre bien le manque de jugement de notre première ministre. Elle ne pensait pas que sa décision serait mal reçue dans la population. Sur quelle planète la cheffe péquiste vit-elle?
I : Improvisation :
Le gouvernement Marois est un expert dans le domaine l’improvisation. Il ne fait que cela depuis le 4 septembre. La première ministre annonce quelque chose et le lendemain, elle change d’idée : la taxe santé, la rétroactivité des hausses d’impôts, l’exploitation du gaz de schiste, l’imposition de la loi 101 aux CPE, etc. Il faut croire que c’est une nouvelle façon de gouverner. Je crois plutôt que les péquistes n’étaient pas prêts pour gouverner le Québec.
J : Jean Charest :
Après neuf ans de pouvoir, l’ancien premier ministre a été chassé du pouvoir le 4 septembre dernier. Le 14 avril 2003, les Québécois lui ont donné le mandat de réformer le sacro-saint modèle québécois. Malheureusement, il n’a pas eu le courage politique de se tenir debout devant les défenseurs du statu quo. De 2003 à 2012, la dette publique et la taille de l’État ont grossi de façon exponentielle et son gouvernement a été frappé de plein fouet par des allégations de corruption. Malgré certaines bonnes idées (le Plan Nord et le libre-échange avec l’UE), le gouvernement aura été celui de la continuité. Il faut quand même reconnaître la résilience de cet homme politique. Il s’est battu jusqu’au bout et il a laissé la maison libérale en bonne état. Bonne retraite M. Charest.
K : Je n’ai rien trouvé pour cette lettre. Avez-vous des suggestions?
L : Legault :
La CAQ a terminé troisième aux dernières élections car elle proposait trop de changements au modèle québécois. Une majorité de Québécois n’est pas prête pour cela car elle tient encore au modèle québécois. François Legault a une bonne équipe avec lui. Il va devoir convaincre l’électorat moyen du bien-fondé de ses politiques. Je souhaite bonne chance à la CAQ et elle en aura besoin.
M : Marois :
Cette année, Pauline Marois a réalisé le rêve de sa vie : devenir la première femme première ministre du Québec. Cela n’a pas été facile pour elle mais je dois la féliciter pour son exploit. Elle a réussi à vaincre les opposants dans son propre parti afin de se maintenir en poste à la barre du PQ. Elle a remporté les élections à l’arrachée le 4 septembre mais une victoire est une victoire. Va t-elle rester longtemps en poste? Seul le temps nous le dira.
N : NPD :
L’opposition officielle s’est choisi un nouveau chef en 2012 : Thomas Mulcair. Celui-ci n’a pas vraiment réussi à s’imposer comme un premier ministre en attente. Le NPD ne semble pas être en mesure de se libérer de son passé de tiers parti et il n’a pas de vision claire pour le pays. L’arrivée de Trudeau et la montée soudaine du Parti vert vont lui faire mal. La bonne nouvelle pour la gauche canadienne est le fait que les élections auront lieu seulement en octobre 2015.
O : Olympiques de Londres :
La métropole londonienne était l’hôte des Jeux Olympiques d’été. On a eu droit à de grandes compétitions. Je voudrais souligner l’exploit de certains athlètes qui ont gagné des médailles : Maria Sharapova (l’argent au Tennis), Émilie Heymans et Jennifer Abel (le bronze en natation). Les prochains Jeux Olympiques auront lieu en 2016 à Rio De Janeiro.
P : Printemps érable :
Pendant des mois, des étudiants en culottes courtes ont joué à la révolution dans les rues de Montréal. Les montréalais, les commerçants et les automobilistes se sont faits empoisonnés la vie par ces bébés gâtés qui ne se sont jamais fait dire non par leurs parents comme l’a si bien dit Jacques Villeneuve. La minorité étudiante a brimé les droits de la majorité qui voulait assister à leurs cours. Les GND de ce monde ne sont pas des héros (c’est le cas pour les médias gauchistes) mais bien des gens qui méprisent nos institutions démocratiques, point à la ligne.
Q : Québec solidaire :
Le 4 septembre dernier, la formation d’extrême-gauche a doublé son nombre d’élus à l’Assemblée nationale. François David a finalement battu Nicolas Girard dans Gouin. Toutes les tendances idéologiques doivent être représentées au Parlement québécois. La présence de Québec solidaire est une bonne chose pour la démocratie québécoise.
R : Résilience :
Tous les observateurs politiques (et l’auteur de ces lignes) avaient prédit une débâcle du PLQ lors des élections automnales. Contre toute attente, le Parti libéral a remporté cinquante comtés, quatre de moins seulement que le PQ. Cela démontre que le PLQ est une institution qui est là pour rester. Qui va succéder à Jean Charest? On va avoir la réponse en mars prochain. La candidature de M. Couillard semble être alléchante mais on ne connaît pas sa philosophie politique. Le choix de Raymond Bachand semble être plus sûr pour le PLQ à cause de ses compétences économiques.
S : Stephen Harper :
Cette année, le premier ministre du Canada a commencé sa lutte contre le déficit. Dans le dernier budget, le gouvernement conservateur a annoncé des coupures dans la bureaucratie qui sont nécessaires afin de revenir à l’équilibre budgétaire en 2015. Malgré les turbulences européenne et américaine, l’économique canadienne est en bonne santé. Cela est dû à la bonne gouvernance du gouvernement Harper. Il doit maintenir le cap en 2013.
T : Trudeau :
Justin Trudeau est le grand favori pour remporter la course à la chefferie du PLC. Son nom de famille, sa jeunesse et son charisme sont ses trois plus grands atouts. Les libéraux fédéraux semblent être séduits par ce jeune politicien. Aura t-on droit à une nouvelle trudeaumanie? Celui-ci va devenir le chef libéral car il n’a pas de compétition mais je doute fort qu’il sera un bon chef. Il défend les mêmes idéaux dépassés de son paternel : la centralisation et le socialisme. Les conservateurs vont pouvoir utiliser ses déclarations controversées concernant l’Alberta et le Québec. Justin Trudeau sera vulnérable aux attaques conservatrices. Pourra-t-il s’imposer en 2013, on verra bien.
U : Utopie :
Le projet souverainiste semble être de plus en plus une utopie. La souveraineté a continué de régresser en 2012. Le PQ a gagné une très faible victoire en septembre et il ne pourra pas en faire la promotion à cause de son statut minoritaire. Est-ce qu’une union des forces indépendantistes est la solution pour raviver la flamme? Je crois qu’un retour des conservateurs (Facal, Bock-Coté, Brassard) au sein de la famille souverainiste est essentiel pour la survie de ce projet.
V : Vaillancourt :
Après 23 ans de règne, Gilles Vaillancourt a démissionné de son poste de maire à cause des perquisitions qui ont été effectuées à sa résidence et à l’Hôtel de ville par l’UPAC. Il faut reconnaître la bonne gestion des fonds publics lavallois par l’ancien maire. La ville a été en pleine croissance sous sa gouverne. Mais, des allégations de corruption et de collision ont entaché le règne de Gilles 1er au cours des dernières années.
W : Winner :
Je vais sortir de la politique pour cette lettre. Derek Jeter des Yankees a eu une année extraordinaire en 2012. Il a frappé plus de 200 CS et il a été le meneur à ce chapitre dans la MLB. Il a 39 ans et il ne semble pas avoir aucun signe de ralentissement. M. Jeter est un « winner » car il a remporté cinq Séries Mondiales durant sa carrière : 1996, 1998, 1999, 2000 et 2009. (Je n’avais pas d’idées pour cette lettre).
X : Radio X
Pendant des décennies, la droite était complètement dominée par la gauche dans la métropole montréalaise. En août dernier, CHOI Radio X Montréal a fait ses débuts sur les ondes montréalaises. Enfin, les montréalais allaient avoir la chance d’écouter une radio parlée qui se situe clairement à droite du spectre politique. Je trouve que Maurais Live et Duhaime le midi sont les seules émissions qui se sont vraiment imposées. Il faudrait améliorer le 2 à 4 (l’émission de Sophie Bérubé et l’émission du retour (de Jean-Charles Lajoie) car ils ressemblent dangereusement à la radio montréalaise. Je souhaite une longue vie à CHOI Radio X car sa présence est essentielle pour la santé démocratique de la métropole.
Y : Je n’ai rien trouvé pour cette lettre. Avez-vous des suggestions?
Z : Je n’ai rien trouvé pour cette lettre. Avez-vous des suggestions?

Guy Turcotte est libre : On a le meilleur système de justice au monde!!!

GUY-TURCOTTE

GUY-TURCOTTE

Par Simon Leduc

Le système de justice québécois est très clément envers les criminels et très injustice pour les victimes. La libération de Guy Turcotte le prouve bien. Il y a quelques années, ce criminel a sauvagement assassiné ses deux enfants afin de se venger de sa femme Isabelle Gascon de l’avoir laissé. Il y a eu un procès devant jury et l’ancien médecin a été tenu non criminellement responsable de la mort de ses deux jeunes enfants. Celui-ci a été placé en institution psychiatrique afin d’évaluer son état mental. Un an plus tard, de grands spécialistes ont déclaré que l’ancien docteur était prêt à revenir vivre dans la société. M. Turcotte va être libéré sous conditions. Ce cas troublant démontre bien que la vie de deux jeunes enfants n’a aucune valeur pour notre cher système judiciaire. La libération de ce meurtrier me répugne au plus haut point. Je crois que c’est le sentiment d’une grande majorité de Québécois. Guy Turcotte mérite une peine de prison à vie. C’est un monstre qui a enlevé la vie à deux bambins innocents. Le meurtre d’enfants est l’acte criminel le plus sordide et impardonnable. Est-ce que le comité d’examen des troubles mentaux a pensé une minute à l’ex-femme de Turcotte? Mme Isabelle Gascon a perdu ses deux enfants à cause de cet assassin. Comment doit-elle se sentir aujourd’hui? Elle va se sentir menacée en sachant que son ex-mari est en liberté. La sécurité des victimes est le dernier des soucis de notre merveilleux système pénal.

 

Mais dans quelle société vivons-nous? On défend les intérêts des criminels au détriment de ceux des victimes. Notre système de justice est malade et il doit être réformé afin de protéger les victimes et punir sévèrement les meurtriers. Dans certains types de crimes (meurtres et agressions sexuelles d’enfants), je suis en faveur du rétablissement de la peine de mort. La population a perdu confiance en notre système de justice et cette libération odieuse va renforcer ce sentiment. Au niveau fédéral, le gouvernement conservateur est en train de réformer le système de justice pénal canadien afin de le rendre plus efficace et punitif. On doit souligner l’excellent travail du sénateur conservateur Pierre-Hugues Boisvenu qui a su pousser le gouvernement fédéral à changer les choses.

 

Le pouvoir judiciaire est important dans un régime démocratique. C’est pour cela que l’on doit redonner confiance aux citoyens face à celui-ci. Le gouvernement du Québec doit s’attaquer au laxisme et aux aberrations du pouvoir judiciaire. Malheureusement, il ne faut pas s’attendre à ce que gouvernement Marois réforme le système de justice. Tout comme le PLQ et la CAQ, il défend le statu quo dans ce domaine. L’opposition des trois grands partis politiques provinciaux au projet de loi C-10 le prouve bien.

 

Est-ce que Pauline Marois était prête à devenir première ministre du Québec?

pauline-tylenol

Par Simon Leduc

Dennis Lessard de La Presse a annoncé en primeur que le gouvernement Marois avait accordé une carrière à vie de Haut Fonctionnaire à André Boisclair. En effet, l’ancien chef du PQ a reçu un beau cadeau : un emploi doré avec un salaire de 170 000$ indexé et avec une pension assurée à vie. Tous les observateurs politiques ont dénoncé cette nomination partisane. Même des souverainistes convaincus ont désapprouvé le geste de Pauline Marois : Gilles Duceppe et Joseph Facal. Le gouvernement devait reculer et retirer à M. Boisclair sa job à vie. C’est exactement ce que la première ministre a fait. Elle a pris une bonne décision. En conférence de presse, Mme Marois ne pensait pas que cela allait créer un tel tollé dans l’opinion publique. Est-ce qu’elle vit sur une autre planète? En plus de n’avoir pas de jugement, elle n’a aucun sens politique. Ce gouvernement a encore une fois eu l’air fou avec ce fiasco politique.
J’ai trouvé un surnom à notre chère première ministre : Madame Flip Flop. Elle recule plus vite que son ombre. Je n’ai jamais vue un gouvernement reculer autant en si peu de temps. Il avait promis de supprimer la taxe santé pour la classe moyenne, il a reculé. Il a mis en place une contribution santé qui est supposément progressive (je ne savais pas que ceux qui gagnent 42 000$ par an étaient riches). La ministre de l’Éducation avait déclaré que l’histoire de la souveraineté serait plus présente dans les cours d’histoire. Elle s’est fait désavouer le lendemain par sa patronne, un autre recul. Martine Ouellette avait clairement dit que le gouvernement fermait la porte à l’exploitation du gaz de schiste. Sa cheffe a dit le contraire quelques jours plus tard, flip flop, flip flop. La ministre de la Famille avait annoncé que les CPE seraient assujetties à la nouvelle loi 101, un autre recul. Les troupes péquistes tirent sur tous ce qui bouge et on ne sait pas vraiment où ils s’en vont.
Ce n’est que quelques exemples qui démontrent bien que nous sommes dirigés par une première ministre qui aime faire marche arrière. Le Conseil des ministres péquiste est le plus faible de l’histoire moderne de la province. Malgré neuf ans dans l’opposition, il faut constater que le Parti québécois n’était pas prêt pour gouverner le Québec. Les ministres sont incapables de prendre des décisions éclairées et réfléchies. La faiblesse économique du gouvernement est la plus flagrante de tous. On est à des années lumières des gouvernements Lévesque et Bouchard.
Les Québécois vont devoir endurer pendant encore quelques mois, l’incompétence et l’improvisation du gouvernement Marois. Cela a pris trente cinq ans à Pauline Marois pour réaliser son rêve. Force est de constater qu’elle n’était pas encore prête pour assumer la plus haute fonction québécoise. En tout cas, il faut saluer la prudence de l’électorat québécois qui a refusé de donner une majorité au Parti québécois le 4 septembre dernier.

Daniel Breton et André Boisclair comme Haut fonctionnaire: manque de jugement de Pauline Marois

Caricature: Ygreck

 

Caricature: Ygreck

Par Simon Leduc

Il y a quelques semaines, Pauline Marois a accordé le ministère de l’Environnement au militant écologiste Daniel Breton. Celui-ci a un passé trouble de militant verdoyant très radical. Il s’est toujours opposé à l’exploitation des ressources naturelles. Force est de constater que M. Breton n’a pas été capable de mettre de côté son passé de militant écologiste. Dès le départ, le ministre a agi en défenseur de ses amis environnementalistes en tentant de politiser le BAPE et de fermer la porte au pétrole albertain. Sous son court règne, on a eu droit à un loose canon qui voulait dicter et imposer ses idées radicales à son ministère.

Daniel Breton était clairement le maillon faible du gouvernement Marois et l’opposition l’a pris comme cible. Le ministre était dans une situation très précaire et le dévoilement de son passé trouble a été la goutte qui a fait déborder le vase. Un journaliste de TVA a annoncé publiquement les problèmes antérieurs du député péquiste : le non-paiement d’un loyer (pendant treize mois), une contravention pour conduite dangereuse non payée (rouler à 275 km/h avec sa Porche) et une fraude à l’assurance-emploi. Le fait de ne pas payer son loyer pendant une longue période d’un an est un geste complètement irresponsable. Le fait de rouler à 275 km/h est un geste grave et l’ancien ministre aurait pu causer un grave accident. Daniel Breton n’avait pas d’autre choix que de démissionner de son poste de ministre.

Il y a une question troublante que je me pose: comment la première ministre a-t-elle pu nommer cette personne au Conseil des ministres? Dans cette affaire, je ne blâme pas l’ancien ministre. C’est la personne qui l’a nommé aux saints des saints qui est fautive dans ce fiasco. C’est un manque flagrant de jugement de la part de la chef de l’exécutif québécois. Pourquoi a-t-elle pu nommer une personne qui ne respecte pas les lois dans son Cabinet? Voulait-elle séduire le mouvement écologiste afin d’obtenir son appui lors des prochaines élections? Il faut se rendre à l’évidence, Daniel Breton n’était pas prêt à occuper une fonction aussi importante.

Il y a quelques semaines, le gouvernement a annoncé la nomination d’André Boislcair au poste de délégué général du Québec à New York. Cette nomination partisane peut se défendre, car Jean Charest avait accordé ce poste à un vieux libéral: John Parisella. Il y a une chose importante que Pauline Marois n’a pas rendue publique: l’octroi à l’ancien chef péquiste d’un emploi à vie comme fonctionnaire adjoint au Ministère des Relations internationales. Ce qui me pue au nez dans ce geste est le fait que ce gouvernement a voulu cacher cette décision aux contribuables qui vont payer le salaire de M. Boisclair. On est dirigé par une femme sans jugement et non transparente, c’est totalement inacceptable. La chef du PQ est à la tête d’un gouvernement minoritaire le plus faible de l’histoire de la province. Mais celle-ci se comporte comme si tout lui était permis. C’est la même personne qui s’est présentée comme la championne de l’éthique lors de la dernière campagne électorale.

Depuis le 4 septembre, ce gouvernement donne de petits cadeaux à ses petits amis: l’annulation de la hausse des frais de scolarité pour les carrés rouges, la nomination d’une militante verdoyante radicale aux Ressources naturelles pour les verts et une job à vie pour un ancien chef du parti. Le gouvernement Marois rit en pleine face du contribuable moyen qui va sortir son portefeuille pour payer les petites gâteries accordées à la clientèle péquiste. Les troupes péquistes pourraient avoir la décence de penser à la majorité silencieuse qui en a marre de ce faire presser le citron par un gouvernement qui est gourmand. Depuis trois mois, le Québec est gouverné par une première ministre qui n’a pas de jugement ni de transparence, point à la ligne. Cela me fait presque regretter le départ de Jean Charest.

Course à la chefferie libérale : Qui va l’emporter?

chefferie-PLQ

Par Simon Leduc

En mars prochain, les militants libéraux vont choisir le successeur de Jean Charest lors du congrès à la chefferie. Le prochain chef sera choisi grâce à la bonne vieille formule des délégués. La course libérale n’a pas vraiment pris son envol mais il faut s’attendre à beaucoup d’actions après le temps des fêtes. Après neuf années de règne de Jean Charest, le parti centenaire doit se choisir un leader qui va lui permettre de brasser des idées et de le mener à la victoire aux prochaines élections générales. Lequel des candidats va remporter la course?

Pierre Moreau : l’underdog qui veut se faire connaître :

Le député de Chateauguay est l’aspirant qui est le moins connu du grand public. M. Moreau est membre du Barreau du Québec depuis 1980. De 1981 à 2003, il a pratiqué son métier dans des cabinets d’avocats et il a enseigné en droit public et administratif à l’École de formation professionnelle du Barreau du Québec. Le député a été élu pour la première fois sous la bannière libérale lors des élections générales du 14 avril 2003. Il a occupé des fonctions mineures jusqu’à son ascension au Conseil des ministres en septembre 2011 (au ministère des Transports). Il est un habile communicateur et il a mis cette qualité en pratique lors de son passage aux Transports. Après le mandat houleux de Sam Hamad, M. Moreau s’est bien démarqué et il en surprit plusieurs malgré son inexpérience ministérielle. Le candidat libéral s’est lancé dans la course pour se faire connaître du grand public, des militants libéraux et de l’establishment du parti. Cela serait étonnant qu’il remporte la victoire mais sa présence va lui permettre de se démarquer au sein des troupes libérales. Ma prédiction : une troisième place.

Philippe Couillard : le candidat qui part favori :

M. Couillard a obtenu ses Doctorats en médecine en 1979 et en neurochirurgie en 1985. C’est un grand neurochirurgien qui a pratiqué sa profession jusqu’en 2003. Il a été le candidat vedette du PLQ de Jean Charest lors des élections de 2003. Il fût élu député libéral dans la circonscription de Mont-Royal. Celui-ci a été ministre de la Santé dans le gouvernement Charest de 2003 à 2008. Son grand talent de communicateur et sa capacité de rassurer les gens ont été salués par les personnes du milieu hospitalier. Il a tenu tête à Jean Charest lors de la controverse sur le choix de l’emplacement du CHUM. Il a gagné cette bataille devant son patron et cela a refroidi les ardeurs de l’establishment libéral face à lui.

Philippe Couillard semble être le grand favori dans la course à la chefferie libérale. Il a quelques qualités : sa capacité de rassurer les Québécois, c’est un bon communicateur et il a une certaine stature physique. Mais, il a de nombreux points faibles. Tout d’abord, je trouve que l’ancien élu a un bilan mitigé comme ministre de la Santé. Il faut souligner ses talents de communicateur. Mais sur le fond, sous son règne, le système de santé ne s’est pas du tout amélioré. Il a refusé de donner plus de place au secteur privé malgré le fait qu’il a quitté ses fonctions pour aller y travailler. Je vois dans cela une hypocrisie réelle. Devant les caméras, il défend bec et ongle le monopole public en santé mais en privé, il fait les louanges du secteur privé, c’est décevant comme attitude. Ensuite, l’aspirant chef du PLQ a quitté le gouvernement Charest en plein milieu de la croisière. Plusieurs personnes doivent penser que c’est un déserteur qui a sauté par-dessus bord du navire libéral avant qu’il frappe un iceberg. Soudainement, il décide de revenir en sauveur après l’accident qui a abîmé le paquebot libéral. Subséquemment, M. Couillard ne vient pas du secteur économique. C’est la marque de commerce du parti et les militants pourraient lui préférer le candidat de l’économie : Raymond Bachand. Je crois que M. Couillard va gagner le premier tour du scrutin mais il va se faire dépasser à la ligne d’arrivée. Ma prédiction : une deuxième place.

Raymond Bachand : le candidat de l’économie :

Raymond Bachand a obtenu une licence en droit de l’Université de Montréal en 1969. Il a une maîtrise et un doctorat en administration des affaires à la Harvard Graduate School of Business administration. Il a œuvré pendant des années dans le monde des affaires avant de faire le saut en politique : chez Métro Richelieu, au Fond de Solidarité de la FTQ, chez Culinar, etc. Il a aussi de l’expérience sur le plan politique. Il a travaillé au cabinet de deux anciens premiers ministres du Québec : René Lévesque et Pierre-Marc Johnson. En 2005, il a été recruté par les libéraux de Jean Charest. Celui-ci l’a nommé au ministère des Finances. C’est un poste qu’il a occupé de 2009 à 2012.

Le manque de charisme est le point faible du candidat à la course libérale. En effet, M. Bachand n’est pas très charismatique mais je ne crois pas que cela va lui nuire. Les militants doivent choisir le candidat le plus expérimenté et compétent sur le plan économique. Dans ce domaine, Raymond Bachand devance facilement ses deux adversaires. L’économie est sa grande force. Contrairement à ses deux rivaux, il a une grande expérience dans le monde des affaires. Ce n’est pas un hasard que le Québec Inc. lui a accordé son appui. Dans l’ensemble, il a quand même bien fait lors de son passage au ministère des Finances. Face à un gouvernement faible sur le plan économique, le PLQ doit choisir le seul aspirant qui est solide en la matière : Raymond Bachand. C’est pour cette raison que l’auteur de ses lignes appuie la candidature de l’ancien ministre des Finances. C’est un politicien de centre-gauche qui ne va pas faire trembler les colonnes du Temple (le modèle québécois) mais c’est le meilleur candidat en lice. M. Bachand va terminer deuxième derrière M. Couillard lors du premier tour. Les délégués de Pierre Moreau devraient en grande majorité l’appuyer lors du deuxième tour et assurer sa victoire. Ma prédiction : une victoire pour Raymond Bachand.

La spéculation invisible

université

Par Jean-Louis Caccomo

NDLR: Jean-Louis Caccomo est un économiste et écrivain français qui enseigne à l’Université de Marseille et l’Université de Perpignan. Ce texte que nous publions avec sa permission, discute des effets pervers de la gratuité universitaire en France, sujet plutôt pertinent ici au Québec. Nous lui souhaitons la bienvenue sur Contrepoids.

Imaginez que des parents financent les études de leurs enfants, en fermant les yeux, sans se soucier d’orientation, de réussite et de projet personnel. Si de tels parents ont à assumer l’intégralité du coût des études de leur progéniture, alors il arrivera un moment où ils demanderont des comptes. Ce n’est pas qu’ils soient économistes de formation, mais c’est dans la nature des relations humaines : si mon enfant me réclame tous les jours de l’argent de poche, je veux en connaitre son utilisation. S’il veut être libre d’affecter l’argent aux usages qu’il désire, alors il devra gagner lui-même son propre argent. Tel est le prix de la liberté : il faut donner en contrepartie du temps à la collectivité. C’est le sens du travail : la vraie solidarité. 
 
En France où l’on pose par principe que l’éducation constitue un service public, les parents ne prennent plus en charge l’intégralité du coût des études, même s’ils le font indirectement en tant que contribuable. Mais le contribuable n’a ni la même liberté ni la même responsabilité que le parent. Et plus il assume par la force des choses le rôle de contribuable, plus il se désengage de son rôle (irremplaçable) de parent. Or plus l’implication financière des parents (ou des étudiants) se réduit au fur et à mesure que grandit la sphère de la prise en charge publique, et plus le sens de la responsabilité est émoussé, entrainant une spéculation collective digne du pari pascalien.
 
Car, il y a la spéculation que l’on voit et que l’on s’empresse de dénoncer à chaque secousse boursière, et il y a la spéculation invisible que l’on ne contrôle plus mais qui engloutit pourtant notre argent à tous puisqu’il s’agit de l’argent public. Or n’oublions jamais que l’argent public n’est pas l’argent de l’Etat, mais l’argent que l’Etat nous a prélevé pour le gérer en notre nom afin de financer des biens et services publics qui ne sauraient être produits et gérés par les acteurs privés. Admettons qu’il existe des biens et services publics qui ne sauraient être produits et gérés par des acteurs privés, rien ne garantit pour autant que l’Etat soit rigoureux et compétent dans la gestion de tels biens, surtout s’il s’en accorde le monopole créant les conditions d’une absence totale de contre-pouvoir et d’obligation de résultats.
 Chaque année, la France consacre un budget important aux étudiants sans aucune évaluation de son résultat, juste pour faire du quantitatif, faisant croire au passage à certains jeunes esprits qu’ils sont faits pour les études alors qu’ils sont tout bonnement égarés dans des filières de complaisance ou des formations sans débouchés. Je fais ce constat amer sans réjouissance aucune. Mais chaque année, je suis convoqué pour les examens de rattrapage. Je compose de nouveaux sujets et je viens surveiller les épreuves (ce qui constitue un temps précieux pris sur mon temps de chercheur). Et chaque année, j’observe que la moitié des étudiants (par rapport au nombre d’étudiants officiellement inscrits) que l’on cherche pourtant à repêcher, ne s’est pas dérangée.
 
Je suis sans arrêt à l’affût d’étudiants motivés et qui veulent s’en sortir, et je consacre à cet effet une grande partie de mon temps à la coopération académique à l’étranger, notamment dans les pays émergents (en Thaïlande, en Syrie, en Algérie, au Maroc ou aux Comores…) où je rencontre d’excellents étudiants [1]. Par respect pour ces étudiants étrangers, sérieux et motivés, il faut aussi dénoncer ceux qui utilisent l’inscription à l’université française pour obtenir une carte de séjour et contourner ainsi les lois sur l’immigration, la motivation pour les études étant plus que secondaire (puisque ces étudiants inscrits ne viennent pas en cours). A leurs yeux, la qualité et la générosité du modèle social exercent plus d’attraction que l’excellence annoncée de notre système d’enseignement supérieur. Un économiste ne saurait leur reprocher d’être rationnel. C’est à nous de changer un système qui envoie des incitations qui ne sont pas de nature à faire émerger les meilleurs éléments et les meilleurs comportements. Il faut donc sélectionner et cela s’applique aussi aux étudiants français, sans discrimination fondée sur l’ethnie, le sexe, la religion ou la couleur de la peau. Seules les qualités personnelles et individuelles, les compétences acquises et la motivation comptent (c’est cela la vision humaniste et positive de l’individualisme), et elles peuvent être partout.
 
C’est pourquoi je suis aussi sévère à propos de ces étudiants français, qui se disent inquiets pour leur emploi et les perspectives de carrière, mais qui évitent les filières de formation offrant des débouchés alors que les secteurs concernés par ces formations peinent à trouver du personnel qualifié français. Alors en effet, un critère de sélection fondé sur la race, l’origine ou la religion ne saurait être pertinent ni moralement acceptable. Il faut encourager les cerveaux d’où qu’ils viennent, mais aussi savoir refuser ceux qui n’ont pas le niveau requis pour entrer à l’université, d’où qu’ils viennent aussi. Il ne peut y avoir deux poids, deux mesures. C’est en cela que la sélection est juste et nécessaire, et il ne peut y avoir d’orientation efficace sans évaluation des compétences et des motivations. L’orientation efficace implique une sélection juste.
 
Encore faut-il vouloir changer les choses. Car l’administration universitaire est complice dans la mesure où la dotation budgétaire que reçoit chaque université – autrement dit la part du gâteau que constitue la manne publique – est fonction du nombre d’inscriptions. Voilà comment on déchaîne un processus qui déclenche un dérapage de la dépense publique sans aucune garantie de résultats en termes d’orientations et de compétences acquises dans une spirale inflationniste que plus personne ne contrôle dans la mesure où un système de gestion collective centralisée efface le principe même de responsabilité. Dans le même temps, alors que notre pays ne se sort pas du problème lancinant du chômage, qui constitue un véritable cancer pour notre société, les entreprises installées en France sont obligées de faire appel à la main-d’œuvre étrangère dans un nombre croissant de secteurs (santé, hôtellerie et tourisme, bâtiment, banque…) et pour des postes qualifiés, à défaut de trouver les compétences (ou les motivations) requises chez nous.
 
Si l’on est donc en droit de reprocher aux banques de prendre des risques inconsidérés en prêtant à des ménages insolvables, on doit de la même manière épingler les comportements similaires en matière de capital humain, surtout que ce dernier constitue notre capital le plus précieux [2]. La frontière entre l’investissement public et le pur gaspillage est bien fine. Au nom d’une conception erronée et caricaturale de la démocratisation de l’université, la collectivité se retrouve à financer des études d’individus qui n’en ont aucunement le profil, les capacités et les conditions intellectuelles requises.
 
La dépense publique est un investissement (publiquement rentable à terme) dans la mesure où elle sert à financer les études de ceux – d’où qu’ils viennent – qui auront les aptitudes et la volonté de réussir. Grâce à leurs compétences acquises à l’université, et valorisées sur le marché du travail, ils deviendront demain de futurs contribuables, ce qui est une façon de rembourser la dépense initiale et de rentabiliser l’effort de la collectivité. C’est aussi cela être solidaire : on rend à la collectivité (par les impôts) ce qu’elle vous a avancé (en dépenses d’éducation et de formation).
 
Mais pour que cela fonctionne, encore faut-il évaluer et orienter, en d’autres termes, sélectionner, ce qui n’interdit aucunement d’ouvrir le plus largement possible le panel de sélection. La sélection n’est pas anti-démocratique tandis que les plus modestes feront toujours les frais de la non-sélection [3].
 
Dans le cas contraire, la dépense publique sera réalisée en pure perte si elle ne génère pas un flux de revenus futurs, prenant le risque d’augmenter encore – et au-delà du supportable – la part de la population définitivement à la charge de la collectivité (de futurs chômeurs bardés de diplômes).
 
 
 
[1] Il faut dire que, dans la plupart de ces pays, le système d’enseignement supérieur est resté très sélectif, le plus souvent calqué sur le fonctionnement des universités américaines de sorte que les étudiants refusés dans leur propre pays cherchent à tenter leur chance en France où il y a moins de sélection.
 
[2] On leur reprochait jadis de ne prêter qu’aux riches… Mais effectivement, le métier de financier implique l’évaluation des projets d’investissement en vue de faire la sélection des projets les moins risqués, l’épargne étant une ressource rare alors que ses usages peuvent être nombreux. La finance organise donc l’orientation de l’épargne aux meilleures affectations possibles.
 
[3] La sélection s’impose même moralement dans le système public où le coût des études est pris en charge par l’Etat. En effet, je ne peux pas être libre d’étudier ce que je veux avec l’argent des autres : si je veux être entièrement libre dans le choix de mon orientation, alors je finance intégralement le coût de mes études. Il en est de même pour une entreprise. Si elle veut être totalement libre dans le choix de ses investissements, elle doit autofinancer ses projets. Si elle finance à crédit ou si elle ouvre son capital, elle devra rendre des comptes à sa banque pour obtenir un crédit ou à ses actionnaires pour continuer à bénéficier de l’accès au marché financier. Dans la mesure où l’on dépend des autres, on doit rendre des comptes aux autres.

Le gouvernement Marois est-il majoritaire? :

Mario Beauregard-Montreal Québec Canada

Par Simon Leduc

Depuis son élection, le gouvernement du Parti québécois se comporte comme s’il était majoritaire. Seulement quelques jours après les élections du 4 septembre, les ministres du gouvernement ont pris des décisions unilatérales sans consulter personne : la fermeture de Gentilly 2, l’annulation de la hausse des frais de scolarité par décret, la mise au rancart de l’exploitation du gaz de schiste et une hausse d’impôts pour les riches. Le Parti québécois a continué sur sa lancée en prenant des décisions qui sentent le dogmatisme à plein nez. Il faut croire que les troupes de Pauline Marois n’ont pas compris qu’elles n’ont reçu que 31.7% du vote populaire.

Le gel des frais de scolarité et accorder le droit de grève aux associations étudiantes :

Le gouvernement Marois va organiser un sommet sur l’Éducation afin de discuter du sous financement des établissements postsecondaires et de la question des frais de scolarité. Force est de constater que cela sera un véritable show de boucane car les dés sont déjà pipés. En effet, le ministre de l’Enseignement supérieure a déjà annoncé que le gel des frais de scolarité va être maintenu en 2014. De plus, le gouvernement a remis en question le sous financement des universités. Il faut conclure que le gouvernement a déjà pris les décisions. Ce pseudo sommet sera un véritable cirque ou le PQ, les syndicats et les associations étudiantes vont rire en pleine face des contribuables québécois. Sortez vos portefeuilles mes amis et continuez de payer 85% du financement universitaire. Nos établissements universitaires vont continuer leur déclin sous le regard indifférent de la première ministre.

Ce n’est pas tout, le ministre des carrés rouges est ouvert à l’idée d’accorder le droit de grève aux associations étudiantes. Je n’en crois pas mes oreilles. Le ministre de l’Enseignement supérieur veut accorder le pouvoir à la minorité étudiante de bloquer l’accès aux salles de cours et cela en toute légalité. Ce gouvernement liberticide veut brimer et violer les libertés individuelles des jeunes qui vont vouloir étudier lors d’un éventuel boycott comme cela a été le cas le printemps dernier. Il faudrait faire comprendre au ministre dogmatique que c’est seulement les travailleurs qui ont le droit de grève. Les étudiants ne sont pas des travailleurs mais des clients qui payent pour un service. Ce gouvernement veut seulement faire plaisir aux jeunes radicaux au détriment de la majorité qui ne veut rien savoir des dérives idéologiques de leurs leaders étudiants.

La politisation du BAPE :

Il sera question brièvement de la politisation du BAPE par le gouvernement. Le ministre de l’Environnement a congédié les dirigeants de cet organisme neutre sans aucune raison apparente. Daniel Breton les a remplacé par deux de ses amis verdoyants : Louis-Gilles Francoeur (le journaliste écologiste du Devoir) et de Pierre Baril (le directeur général du centre de recherche Ouranos sur les changements climatiques). M. Breton est un militant environnementaliste radical qui s’oppose à tout développement des ressources naturelles. Sous le règne péquiste, le BAPE va devenir un organisme de propagande verdoyante. On peut être sûr que le développement économique va être totalement paralysé tant et aussi longtemps que ce gouvernement sera au pouvoir.

Le 4 septembre dernier, les Québécois ont accordé un mandat minoritaire au Parti québécois de Pauline Marois. Ceux-ci voulaient que le nouveau gouvernement travaille avec l’opposition majoritaire afin de faire fonctionner la maison de la démocratie québécoise. Pauline Marois aurait dû tendre la main à la CAQ et au PLQ afin de faire avancer l’économie du Québec dans un monde qui est dominé par l’incertitude économique. Le gouvernement Marois a décidé d’aller dans une autre direction : l’arrogance politique. Depuis son élection, les troupes péquistes agissent comme s’ils formaient un gouvernement majoritaire. Mme Marois a pris des décisions unilatérales sans consulter l’opposition qui est pourtant majoritaire à l’Assemblée nationale. Les politiques désastreuses de ce gouvernement ont plongé le Québec dans une incertitude qu’il n’avait vraiment pas besoin. Notre province doit se démarquer sur le plan économique afin de prévenir les coups des crises européenne et américaine. Celle-ci devrait encourager l’entrepreneuriat afin de favoriser la création de richesse et non pas de l’égorger avec de nouvelles hausses d’impôts. Le gouvernement a mis en place des mesures économiques socialistes (la majorité s’oppose à cela) qui seront néfastes pour le Québec. Le gouvernement minoritaire de Pauline Marois n’a pas respecté le résultat électoral et il doit être renversé. Le premier budget Marceau va être déposé le 20 novembre prochain. Pour le bien du Québec, la CAQ et le PLQ doivent renverser le gouvernement du PQ lors du vote de confiance sur le budget. Le lieutenant gouverneur pourrait demander aux libéraux et aux caquistes de former un gouvernement de coalition. La majorité des Québécois ont voté pour ces deux formations politiques et celles-ci doivent prendre leur responsabilité et mettre fin au règne du gouvernement sortant. Est-ce que la CAQ et le PLQ auront le courage de faire cela, c’est à suivre…

Le cloud computing est bénéfique à l’emploi canadien

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Par Noémie L.

Il y a quelques années, au commencement des plateformes informatiques en nuage, plusieurs experts furent enthousiasmés à l’idée tandis que d’autres furent très sceptiques.

L’un des cofondateurs d’Apple, Steve Wozniak, avait prédit que l’informatique en nuage deviendrait problématique dans le futur. Le génie de l’informatique a souvent démontré une inquiétude dans l’évolution de tous ces stockages de données, malgré ces préoccupations, l’évolution de cette plateforme n’arrête pas.

De nos jours, nous sommes en face d’une grande révolutiCloudon technologique grâce au cloud cumputing. En effet, une étude faite par le cabinet KPMG, auprès de 2 000 chefs d’entreprise et dans 50 pays dans le secteur des technologies à travers le monde, souligne l’innovation structurante des plateformes en nuage en entreprise.

Les dirigeants estiment que dans les prochaines années l’informatique en nuage sera pré déterminant pour plusieurs entreprises dans le secteur du commerce mobile. Toutefois, les dirigeants sont préoccupés par l’investissement dû au coût d’implantation, les enjeux de confidentialité et de sécurité.

 

Création d’emploi dans le monde

John Weigelt, le chef national des technologies chez Microsoft Canada, affirme que l’informatique en nuage pourrait créer plus d’un million d’emplois ainsi que 100 000 entreprises dans le monde, ceci permettant la création d’une meilleure économie pour l’industrie.

Plusieurs entreprises ont ainsi besoin de transformer leurs activités. Certaines entreprises sont converties à l’informatique en nuage, ainsi, leur permettant d’épargner en infrastructure de réseau qui permet également d’offrir une meilleure expérience client. 

C’est la fin d’une époque à Laval

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Par Simon Leduc

Vendredi dernier, Gilles Vaillancourt a démissionné de son poste de maire de Laval après 23 ans de règne. Les allégations de corruption et les perquisitions policières (à sa résidence, à l’Hôtel de Ville et dans ses coffres-forts) auront eu raison du premier magistrat lavallois que l’on surnommait Gilles 1er. À la Commission Charbonneau, Lino Zambito a dit que le maire aurait bénéficié d’une cote 2.5% des contrats de la municipalité. Contrairement à Montréal, le maire Vaillancourt est directement visé par ces allégations de corruption. Donc, celui-ci a pris la bonne décision de quitter son poste.

On peut dire que c’est la fin d’une époque dans la troisième plus grande ville québécoise. Depuis 1989, le roi de Laval a dirigé la ville d’une main de fer. C’était lui Laval. Que sera l’héritage de ce politicien municipal? C’est évident que les soupçons de corruption et de marchandage vont entachés son règne. Malgré cela, il faut quand même reconnaître que M. Vaillancourt laisse une ville bien en ordre sur le plan économique. Ses deux grandes réalisations sont sa bonne gestion des fonds publics (de faibles hausses de taxes foncières et une dette faible) et le développement gigantesque de l’Ïle Jésus. Sous son règne, Laval a connu un développement immobilier et industriel incroyable. Il aura su amener deux infrastructures importantes pour la municipalité : le pont de la 25 et le métro. Donc, l’ancien maire a un bilan respectable sur le plan de la gestion des fonds publics et de l’économie. Mais, il faut souligner son mépris de l’environnement et de la protection des terres humides.
Si les allégations de corruption deviennent fondées et prouvées, Gilles Vaillancourt aura détourné des centaines de milliers de dollars des citoyens à des fins personnelles et partisanes. Donc, les Lavallois auront été gouvernés par un maire compétent et possiblement corrompu.

L’opposition lavalloise a souvent dénoncé les dérives autoritaires de la mairie de Laval. Gilles Vaillancourt a toujours facilement remporté les élections municipales, c’est cela la démocratie. Si les Lavallois ne voulaient pas de lui, ils ne l’auraient pas réélu à cinq reprises (1993, 1997, 2001, 2005 et 2009). M. Vaillancourt a toujours eu la légitimité démocratique pour diriger sa ville. Les deux partis d’opposition auraient dû unir leurs forces afin de battre le Parti Pro des Lavallois au lieu de crier à l’autoritarisme. Ils n’ont qu’eux-mêmes à blâmer.
Qui succèdera à Gilles 1er? Je ne crois pas que des personnalités publiques connues (comme Joseph Facal, Serge Ménard ou Michelle Courchesne) vont sonner à la porte de la mairie pour postuler. Il n’y a pas de solution de rechange forte au parti du maire. Qui connaît Robert Bordeleau et Lydia Aboulian? Poser la question s’est y répondre. En novembre 2013, le Parti au service du citoyen et Le mouvement lavallois devraient former une coalition pour avoir une chance réelle de mettre fin à l’hégémonie du Parti Pro des Lavallois. Est-ce que l’opposition même unie pourra battre le parti de l’ancien maire Vaillancourt? Il faut souhaiter un changement de garde car l’alternance est une bonne chose en démocratie. Est-ce que les Lavallois auront soif de changement? C’est à suivre…

Élections présidentielles américaines : Barack Obama est réélu

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Par Simon Leduc

Mardi dernier, on a assisté à une des élections présidentielles les plus chaudement disputées de l’histoire des Etats-Unis d’Amérique. Plusieurs observateurs (dont l’auteur de ces lignes) croyaient que l’état difficile de l’économie (un taux de chômage élevé) allait permettre aux Grand Old Party de reprendre le contrôle de la Maison-Blanche. Ce ne fût pas le cas, le président sortant a été réélu pour un deuxième mandat à la tête de l’exécutif américain. Comment peut-on expliquer la défaire de Mitt Romney? Allons voir cela de plus près.

Les républicains doivent faire le post mortem de leur défaite

Lors de son premier mandat, Barack Obama a été un président très dépensier. Il a mis en place un plan de relance économique qui a coûté un faramineux 787 milliards de dollars aux contribuables américains. Cela n’a eu aucune conséquence sur l’économie américaine. Le taux de chômage est plus élevé que lors du départ de Georges W. Bush en janvier 2009. Le président sortant a concocté un méga plan de sauvetage des géants de l’automobile (Ford, GM, etc.). Cela a permis de sauver cette industrie mais à un coût très élevé pour l’américain moyen. La réforme du système de santé américain (l’Obamacare) a été la pierre de lance de la présidence Obama. Cela a permis à des millions d’avoir accès à une assurance santé. C’est la seule mesure positive de M. Obama sur le plan de la politique intérieure.
Malgré le bilan médiocre du locataire de la Maison-Blanche, Mitt Romney n’a pas été en mesure de le vaincre et de s’installer dans le bureau ovale pour quatre ans. Il y a deux éléments qui peuvent expliquer la défaite de l’ancien gouverneur du Massachussetts.
Tout d’abord, l’électorat hispanique a voté à la hauteur de 70% pour le démocrate. Les latino-américains ont tourné le dos au GOP à cause de la fermeture de celui-ci concernant la régularisation de l’immigration clandestine. Barack Obama a promis de légiférer sur cela lors de son deuxième mandat. L’aile radicale du Parti républicain s’est toujours opposée à la régularisation des immigrants clandestins. Cela a beaucoup nuit à Mitt Romney dans sa tentative de séduction de cet électorat. Georges W. Bush était un modéré sur cette question et cela lui avait permis d’obtenir une bonne part du vote hispanique en 2000 et 2004. Celui-ci est pourtant conservateur sur le plan social (la famille traditionnelle, il est contre le mariage gai, etc.) et il devrait normalement appuyer les républicains. Les Hispaniques vont représenter de plus en plus une forte proportion de la population américaine dans les années à venir. Les républicains vont devoir les séduire en modérant leur position concernant l’immigration clandestine.

Ensuite, Mitt Romney n’est pas un véritable conservateur sur le plan américain. Lors de son mandat de gouverneur du Massachussetts, Mitt Romney a mis en place des politiques centristes comme sa réforme du système de santé de l’État. Lors de la course à l’investiture républicaine, l’aspirant républicain a dû se présenter comme un conservateur radical sur le plan social (contre l’avortement et le mariage gai). Il devait faire cela afin de devenir le candidat présidentiel du GOP. En jouant sur les deux terrains idéologiques, il s’est mis à dos l’électorat centriste et les conservateurs sociaux. Avec un véritable conservateur fiscal, le Parti républicain aurait facilement battu le président sortant. Le GOP a dû succès aux élections présidentielles lorsqu’ils choisissent un vrai conservateur comme candidat : Ronald Reagan en 1980 et 1984 et Georges W. Bush en 2000 et 2004. Tandis qu’il se fait ramasser avec un modéré comme candidat : Bush père en 1992 et Bob Dole en 1996. Si les républicains veulent retourner à la Maison-Blanche le 20 janvier 2017, ils vont devoir choisir un candidat véritablement conservateur comme Chris Christie (le gouverneur du New Jersey, Jed Bush (le frère de W. Bush) ou Marco Rubio (un membre de la communauté hispanique.

Le parti de Lincoln a quatre ans pour se préparer pour la présidentielle de 2016. Un rapprochement envers l’électorat hispanique et le choix d’un vrai conservateur sont deux éléments qui seront essentiels à la victoire républicaine. Est-ce que le Parti républicain vont aller dans cette direction? C’est à suivre…

La Renaissance du PLC avec Justin Trudeau?

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Par Simon Leduc

Il y a quelques semaines, Justin Trudeau a annoncé sa candidature pour la chefferie du Parti libéral du Canada. Les libéraux fédéraux sont très excités par cette nouvelle. Ils pensent que le fils de l’ancien premier ministre libéral pourra reconstruire leur parti qui est en déclin depuis le scandale des commandites. Je crois que le député de Papineau va facilement remporter la course et devenir le prochain chef de ce parti centenaire. Il n’y a pas d’autres candidatures solides qui pourraient embêter M. Trudeau dans sa quête. Les libéraux ontariens et québécois sont encore nostalgiques des années de Pierre Elliot Trudeau et ils vont massivement appuyer l’enfant prodige. Est-ce que le PLC peut renaître de ses cendres sous le leadership du jeune Trudeau? Pour répondre à cette question, il faut regarder les qualités et les défauts du député libéral. Celui-ci est un jeune homme moderne et progressiste et cela va plaire à la gauche canadienne. Il a clairement des atouts sur le plan de l’image et qu’on le veuille ou non, cela est très important en politique. Le plus gros problème de l’aspirant chef est qu’il n’a pas le bagage intellectuel de son père. Sur le plan des idées et du contenu, Justin Trudeau est une coquille vide. Son maigre bilan en tant que député fédéral le prouve bien. Sa plus grande réussite est d’avoir gagné un combat de boxe contre le sénateur conservateur Patrick Brazeau. Cela en dit long sur ses capacités intellectuelles.

Est-ce que M. Trudeau pourrait faire mieux que ses deux prédécesseurs sur le plan électoral. Je réponds à cette question par l’affirmative. Le PLC va vivre une renaissance dans la Belle province s’il choisi le jeune Trudeau comme leader. Les Québécois fédéralistes nostalgiques vont être séduits par le fils de leur héros. La Trudeaumanie va frapper le Québec de plein fouet. Les idées et le contenu ne sont pas importants pour le peuple québécois. Pour lui, ce sont l’image et le charisme d’un chef politique qui est primordial. L’échec politique de Stephen Harper et le succès de Jack Layton lors des dernières élections fédérales le prouvent bien. Une majorité de Québécois a été charmée et séduit par le charisme et la gentillesse de l’ancien chef du NPD. Malgré ses compétences et son leadership, le Québec a rejeté le chef conservateur à cause de l’image d’un homme froid et distant qui est véhiculé dans les médias progressistes. Le gouvernement conservateur a un bon bilan sur le plan économique. L’économie canadienne est la plus forte et solide de tous les pays occidentaux mais les Québécois ne se préoccupent pas de cela. C’est pour cela que Justin Trudeau va être très populaire dans la Belle province et que le PLC va remporter une majorité de sièges au Québec en 2015.

Gabriel Nadeau-Dubois coupable d’outrage au tribunal

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Par Simon Leduc

L’ancien leader de la CLASSE a été reconnu coupable d’outrage au tribunal. Le juge affirme que GND a encouragé les étudiants à défier l’injonction obtenue par Jean-François Morasse. Celui-ci s’était tourné vers les tribunaux afin de pouvoir suivre son cours universitaire. Sur les ondes de Radio-Canada, le leader étudiant avait clairement demandé à ses camarades de ne pas respecter le jugement de la Cour supérieure du Québec. On doit saluer le bon jugement du magistrat dans ce dossier. Il faut que cela soit clair, personne n’est au dessus des lois. Le geste de GND est inacceptable et il doit être dénoncé. Dans un pays démocratique, on ne peut pas encourager la désobéissance civile comme l’a fait l’ancien porte-parole de la frange radicale du mouvement étudiant. Le petit anarchiste joue à la victime et il affirme que c’est une attaque sa liberté d’expression, elle est bien bonne. Il y a des limites à cette liberté d’expression et on ne peut pas remettre en question la légitimité du pouvoir judiciaire dans un système démocratique. Gabriel Nadeau-Dubois mérite de payer pour son geste odieux et antidémocratique, point à la ligne.

L’apprenti syndicaliste a annoncé qu’il va aller en appel de ce jugement. C’est un geste tout à fait légitime de sa part. Je me pose la question suivante : Qui va payer les frais d’avocat du jeune homme? La réponse est l’employeur de Monsieur Nadeau-Dubois : la CSN. Les travailleurs de cette puissance centrale syndicale vont être heureux de payer (par l’entremise de leurs cotisations syndicales) les frais juridiques de GND. Je vais continuer dans l’indécence syndicale. La Fédération des enseignants de cégep a annoncé son désir d’aider financièrement la pauvre victime dans sa cause en appel. Cela ne me surprend pas. La majorité des professeurs du réseau collégial est gauchiste. En tout cas, Gabriel Nadeau-Dubois n’aura pas de problème d’argent car il peut compter sur l’appui financier du puissant syndicalisme québécois.

Un jour, il va falloir remettre en question la fameuse Formule Rand. Il ne faut pas compter sur l’ami des grandes centrales syndicales pour toucher à cela : le gouvernement Marois.

Le choix automobile écologique, sinon rien

2007 Honda Civic Hybrid

 

Par Noémie L.

Récemment, j’ai eu envie de changer d’automobile et je me suis dit que cela serait intéressant de faire d’une pierre deux coups en y intégrant la notion d’économie et d’écologie dans mon futur choix de véhicule.

Mais pour un budget, malheureusement, limité. En effet, je ne dispose pas de crédit illimité pour cet achat, et, dans de nombreux cas, vouloir  être responsable et durable dans son choix est souvent synonyme de coût et de prix élevé. La Toyota Prius, modèle hybride, étant au moins à 25000 dollars en modèle neuf (et souvent plus proche de 32000 dollars). Il y a bien la Yaris hybride mais le modèle est trop petit pour mes besoins (notamment au niveau du coffre).

Alors, à défaut, je m’oriente plus vers une Honda Civic usagé, et si possible également en hybride car le prix de ce modèle et de cette série reste vraiment très abordable.  La Honda Civic ayant le mérite d’être beaucoup plus accessible financièrement, suivant les différentes séries disponibles à l’achat, que ce soit en neuf ou en usagé.

Ce modèle a l’avantage d’être également beaucoup plus économe en termes de consommation de carburant  que des modèles américains (et notamment Ford, surs des modèles comme la Taurus qui sont de mon avis, de vrais gouffres à essence).  Sans compter que Honda, a toujours réussi a redynamiser ce modèle au succès planétaire avec de nombreuses refontes audacieuses et réussies. La mécanique est également éprouvée et sans risques majeurs à ma connaissance.

Côté pollution, c’est également un bon score avec des notes très convenables pour la taille du véhicule (notations françaises sur les bonus/malus aux normes particulièrement drastiques) Le modèle hybride est évidemment très intéressant avec une consommation de cycle de seulement 4.6L /100km, avec un moteur électrique de 15kW et un moteur thermique de 95 cheveux. Le gros plus avantage reste évidemment la capacité d’arrêt et de reprise du moteur thermique et électrique à l’arrêt sur les plus récents modèles.

En plus, je trouve le design, tant intérieur qu’extérieur, de la Civic des plus réussi, et le confort de conduite est vraiment au rendez-vous. Alors, que demande le peuple ?

Le Parti libéral du Québec doit redevenir une formation politique réformatrice

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Par Simon Leduc

Le PLQ est le parti politique le plus ancien de l’histoire de la province de Québec. Il est présent sur la scène politique québécoise depuis la naissance de la Confédération canadienne. Il a réussi à survivre à travers les décennies grâce à sa capacité à s’ajuster aux nouvelles époques. Plusieurs entités politiques sont nées de schismes à l’intérieur des troupes libérales : l’Action libérale nationale (des jeunes libéraux réclamaient des réformes auprès du gouvernement Taschereau), le Parti québécois (l’entourage de René Lévesque voulait que le parti devienne plus nationaliste) et l’Action démocratique du Québec (après l’échec de Meech, des jeunes libéraux n’ont pas accepté la mise au rancart du rapport Allaire). Malgré ces crises, le PLQ a réussi à demeurer une force politique de premier plan dans la Belle province.

En 1960, le Parti libéral du Québec a mis fin à seize ans de domination unioniste en remportant les élections avec une forte majorité. Le gouvernement réformateur de Jean Lesage a mis en place des réformes majeures pour que les Canadiens français puissent prendre le contrôle de leur économie. En 1962, le ministre des Ressources naturelles René Lévesque a complété la nationalisation de l’hydro-électricité. Après la publication du rapport Parent, le gouvernement libéral a créé le Ministère de l’Éducation afin de moderniser les réseaux primaire et secondaire. La Caisse de dépôts et de placements est née en 1965 pour gérer le bas de laine de la population et pour soutenir les entreprises québécoises. Dans les années soixante-dix, le premier ministre Robert Bourassa a ouvert la voie au développement économique du Grand Nord québécois avec les barrages hydroélectriques de la Baie-James. Cela a permis de créer des milliers d’emplois et de la richesse. Ces deux grands premiers ministres libéraux ont contribué au développement économique de notre province.

Jean Charest aurait pu être un premier ministre réformateur comme l’on été Jean Lesage et Robert Bourassa. Lors de la campagne électorale de 2003, le chef libéral avait promis de réformer le modèle québécois qui était déjà à bout de souffle à ce moment-là. Le 14 avril 2003, le PLQ de Jean Charest a été élu avec le mandat de réformer le Québec avec sa fameuse réingénierie de l’État. Le premier ministre Charest voulait réduire la taille du gouvernement afin de le rendre plus efficace et efficient. Il disait que celui-ci était obèse et tentaculaire et qu’un régime minceur était nécessaire afin de réduire la dette et baisser les impôts des contribuables québécois (qui sont les plus taxés en Amérique). Malheureusement, le gouvernement libéral a eu peur des forces du statu quo (les syndicats et les groupes d’intérêts de gauche). Jean Charest a trahi la majorité silencieuse en cédant aux menaces syndicales. Les grandes centrales syndicales ont fait reculer l’administration Charest et cela leur a permis de conserver leurs précieux droits acquis. Sous le règne de Jean Charest, la taille de l’État a continué d’augmenter et la dette publique a explosé et elle se chiffre maintenant à 253 milliards de dollars. De 2003 à 2012, les dépenses gouvernementales ont été hors de contrôle. Les programmes sociaux coûtent de plus en plus cher et personne n’ose les remettre en question. Un jour, il va falloir faire le procès du modèle québécois mais ce n’est pas pour demain.

Le PLQ n’a de libéral que le nom et il continue d’être un des défenseurs du régime en place. Ce parti politique centenaire a une chance en or de devenir une force politique qui va prôner et respecter les idéaux du libéralisme classique : la liberté individuelle, le libre marché, la réduction de la taille de l’État et l’entreprenariat. Le Parti québécois a décidé de se camper clairement à gauche du spectre politique et la CAQ ne semble pas vouloir brasser assez la cage. Selon moi, le prochain chef libéral doit positionner le parti au centre-droit et devenir le parti réformateur que les Québécois recherchent depuis le début des années 2000.

Le Québec est à la croisée des chemins. Il se dirige à toute vitesse vers le mur de la faillite. Il doit tourner à droite et se diriger vers une nouvelle voie. La question que l’on doit se poser est la suivante : Est-ce que le PLQ sera le véhicule réformateur qui va mener la province vers la terre promise? Philippe Couillard, Pierre Moreau et Raymond Bachand devront répondre à cette question durant la course à la chefferie de leur parti. L’avenir de la Belle province et du PLQ en dépend.

Pourquoi le libéralisme est-il la solution à la crise?

APTOPIX GERMANY MARKETS

Par Minarchiste

Pourquoi le libéralisme est-il la solution à la crise? C’est la question que posait récemment le blogueur Pierre Chappaz à quelques blogueurs libéraux. Voici ma réponse.

 

Premièrement, il incombe de spécifier que la crise dont Pierre parle est la crise de la zone Euro et de ses PIIGS. Résumons d’abord les choses d’un œil objectif :

-          Lors de la création de l’Euro, certains pays qui devaient assumer des taux d’intérêt très élevés sur leur dette en raison de l’irresponsabilité fiscale de leur gouvernement se sont retrouvés à bénéficier d’un taux d’emprunt similaire à celui de l’Allemagne (i.e. beaucoup plus bas).

-          Un boum de crédit s’en est suivi. La consommation et l’immobilier ont été dopés à l’endettement.

-          Le gouvernement aussi a profité de la manne. Ses revenus de taxation ont augmenté en raison de cette activité économique accrue et il en a profité pour augmenter ses dépenses. Les déficits n’étaient pas un problème puisque les taux d’emprunt étaient attrayants.

-          Les autres pays, comme l’Allemagne, en ont eux aussi bénéficié car ceux-ci ont vu leurs exportations augmenter en raison de la demande provenant de ces pays dépensiers.

-          Les flux financiers entre ces pays ne pouvaient pas se rééquilibrer puisqu’ils partageaient la même monnaie. Donc l’Allemagne pouvait engendrer un surplus de sa balance commercial sans voir son taux de change augmenter et réduire sa compétitivité.

Puis, les choses ont mal tourné :

-          La bulle de crédit a fini par se dégonfler (comme elles le font toujours), emportant avec elle le marché immobilier et la consommation.

-          Les revenus de taxation des gouvernements ont chuté, amenant ces pays profondément en déficit.

-          Ces déficits ont été exacerbés par les sommes octroyées en secours au système bancaires défaillants.

-          Les investisseurs ont alors tourné le dos aux titres de dettes de ces pays, doutant de leur capacité à les rembourser.

-          Les PIIGS se sont alors retrouvés dans l’impossibilité de financer leurs déficits ni leurs échéances de dettes, les amenant en situation d’insolvabilité.

-          Les dépenses des gouvernements ont alors augmenté fortement en raison de la récession (en raison du filet social) et en raison de la charge d’intérêt plus élevée sur la dette.

-          Les gouvernements se sont alors mis à couper certaines de leurs dépenses et à augmenter les taxes et impôts (a.k.a. « mesures d’austérité ») pour tenter de rééquilibrer leur budget.

-          Ces dépenses ont largement affecté les transferts sociaux et les services publics, sans toutefois réduire la bureaucratie ou alléger les barrières structurelles de l’économie.

-          Par conséquent, ces coupures de dépenses et hausses de taxes ont eut comme effet de nuire encore plus à la situation économique déjà précaire.

Quelles sont les solutions libérales?

Le meilleur moyen pour les PIGS d’améliorer leur niveau de vie est de créer de la richesse. C’est ça la seule solution durable à la crise. Les politiciens Européens doivent d’abord réaliser que leur conception de la richesse est erronée. La richesse ne résulte pas de la consommation financée à crédit. La richesse résulte de la production et pour produire, il faut des gens compétents et du capital productif (voir ceci absolument). Déployer du capital productif pour mettre les chômeurs au travail serait très bénéfique pour ces économies décimées.

Ceci dit, les Grecs, les Italiens, les Portugais et les Espagnols ne sont présentement pas en position d’accumuler du capital. Beaucoup de gens sont au chômage et les marchés financiers sont en perdition. Et ceux qui ont du capital inutilisé font face à un environnement trop incertain pour le déployer et à une économie paralysée. Il est important de comprendre qu’il est très difficile de faire des affaires dans ces pays très bureaucratisés et règlementés. Démarrer une nouvelle entreprise y est un vrai casse-tête (voir cette histoire extraordinaire par exemple). Il est presque impossible d’y renvoyer quelqu’un, donc les entreprises sont très hésitantes à embaucher. Que faire?

Si le capital ne vient pas de l’intérieur, il devra venir de l’extérieur. C’est le cas en Irlande, qui s’en tire mieux que ses consœurs en raison de son environnement favorable aux investissements étrangers. Comment arriver à attirer ce capital? En réformant la structure de l’économie comme suit :

1)      Réduction drastique de la bureaucratie étatique résultant en une baisse du nombre de fonctionnaires et de la paperasse (et des dépenses de l’État).

2)      Facilitation du processus de création et d’exploitation d’une entreprise, incluant un allègement significatif de la réglementation et une ouverture tout-azimut au libre-échange.

3)      Réduction du fardeau fiscal des entreprises.

4)      Privatisation des sociétés d’État et des actifs de l’État et utilisation des recettes pour réduire la dette.

5)      Libéralisation du marché du travail de façon à rendre les congédiement plus faciles (comme la flexi-sécurité du Danemark).

6)      Sortie de la zone Euro (ce qui résulterait en un ajustement à la baisse des salaires réels).

Quelles seraient les conséquences? Les PIGS se retrouveraient alors avec des salaires concurrentiels, un marché du travail flexible et un climat favorable au commerce international. Il serait alors facile pour les PIGS d’attirer des entreprises à investir chez eux. Ces investissements engendreraient des emplois durables qui feraient augmenter les recettes de l’État tout en faisant diminuer ses dépenses (parce qu’il y aurait moins de chômeurs et de dépendants de l’État); d’autant plus que la charge d’intérêt sur la dette diminuerait aussi (tant en raison d’une baisse du taux d’intérêt que d’une baisse du montant de la dette). Ces pays se retrouveraient alors sur une trajectoire de reprise économique soutenable.

Les gaucheries de Madame Malavoy

marie-malavoy

Par Arielle Grenier

Ce matin, alors que je démarrais la Yaris-mobile tout en grelottant dans l’attente que le moteur se réchauffe, j’ouvris la radio (oui à Radio X, ça vous choque ?). On y annonçait que la ministre de l’Éducation, Marie Malavoy, demande l’abolition les tests de sélection dans les écoles privées en précisant que le financement public leur serait coupé s’ils ne suivaient pas les nouvelles règles! Je vous jure que je n’ai pas eu besoin de mon latte mocha pour me réveiller! Je n’en croyais pas mes oreilles! Le Parti Québécois serait-il plus « free-market » qu’on pourrait le penser?

 

         Les gaucheries de Madame Malavoy embarrasseront probablement notre nouvelle Première ministre à son retour du Sommet de la francophonie. En plus de vouloir faire reculer l’enseignement de l’anglais en freinant l’implantation du programme intensif en sixième année, elle suggère des cours d’histoire portant sur la question nationale. Si un cours universitaire existait sur « comment créer de parfaits petits unilingues souverainistes » Madame Malavoy obtiendrait certainement la note A++ de la part d’un professeur syndicaliste indépendantiste. Non, mais vraiment?! Personne n’est choqué? Vous trouvez normal que le Parti Québécois désire à ce point nous ostraciser du monde extérieur et de la méchante langue anglaise?

 

L’anglais et le profond malaise de nos péquistes apeurés du monde extérieur

 

         Je ne comprends pas pourquoi le Parti Québécois rêve à ce point faire reculer l’anglais dans nos écoles, alors qu’il devrait tout simplement améliorer l’enseignement de la langue française. La survie d’une langue ne passe pas par des programmes politiques, mais bien par l’amour que chaque citoyen porte à celle-ci. Ce n’est pas en soustrayant à nos enfants la possibilité d’apprendre une autre langue que l’on va augmenter ou améliorer la qualité de l’enseignement du français.

 

Les professeurs d’espagnol, d’anglais ou d’italien ne se transformeront pas demain matin en professeurs de français! Si l’enseignement du français est important pour une famille, je me demande bien ce qui l’empêche de corriger les lacunes du système à la maison, alors que plusieurs familles immigrantes continuent de parler leur langue d’origine. J’ai malheureusement l’impression que nous avons affaire à de vrais protectionnistes linguistiques horrifiés de la diversité linguistique de notre province. Pourquoi en serait-il autrement pour la famille québécoise qui  souhaite que ses enfants parlent le français? Ce rôle revient aux parents : ce n’est pas à l’État de décider du bien-fondé du choix d’une langue de prédilection, quelle qu’elle soit. Je suis tannée de cette gauche qui aspire à limiter les libertés décisionnelles des parents concernant le futur de leurs enfants.

 

Et les autres communautés? Ont-elles autant le droit de protéger leur culture?

 

         On se souvient tous de la controverse entourant les subventions accordées à plusieurs écoles religieuses qui ne respectaient pas le régime pédagogique du Québec. Plusieurs péquistes avaient alors crié au scandale en dénonçant l’enseignement de ces écoles. En gros, les subventions ne devaient pas être accordées aux écoles qui ne respectaient pas le programme du Ministère.

 

         Parfait! Maintenant est-ce que les écoles privées qui seront désormais payées entièrement par les parents pourront avoir le programme que ces derniers souhaitent? Autrement dit, l’école privée deviendra-t-elle une nouvelle niche de marché où les étudiants pourront apprendre l’anglais intensivement en sixième année maintenant que le public ne le leur permet plus?

 

         Et les écoles d’éducation internationale publiques? Pourront-elles continuer à « filtrer » les étudiants à l’entrée ou si cette mesure archaïque mettra fin au programme international du secondaire? Souvenons-nous que ces écoles sont publiques, mais qu’elles font passer des tests à l’entrée aux étudiants qui convoitent obtenir une éducation de première qualité au public. Elles ont d’ailleurs été créées pour permettre aux enfants de la classe moyenne et des moins nantis de pouvoir réaliser leur plein potentiel tout en performant dans un enseignement public ayant une qualité de l’enseignement compétitive au privé. OUI! Au méchant privé! Est-ce que mon école secondaire, École d’éducation internationale de McMasterville, deviendra privée ou commencera-t-elle à accepter n’importe quel élève, la faisant baisser de position au classement des meilleures écoles secondaires du Québec? Le Parti québécois est manifestement un parti qui voue un culte sans borne aux élites économiques et au nivellement… vers le bas.

 

         Hey ho! Je n’oublie pas les cours d’histoire de nos nouveaux bébés endoctrinés à voter OUI au prochain référendum! Déjà que nos professeurs sont très (le mot est faible!) souverainistes, pensez-vous vraiment qu’ils ne partagent pas leurs idées politiques pendant un cours dédié au Dieu Lévesque et à Sainte-Pauline? Soit la ministre se paie notre tête ou elle croit  naïvement que nous n’avons pas vu le tour du chapeau qu’elle vient d’effectuer dans le but de la souveraineté autarcique!

 

D’un autre côté, elle nous démontre aisément que le financement et les subventions à l’éducation ne seront peut-être pas vitaux à la survie de l’éducation privée. Merci pour le coup de pouce! L’éducation privée continuera d’exister, elle pourra peut-être créer une niche de marché à l’éducation anglophone et une élite linguistique.  Cette mesure créera certainement un appauvrissement de la diversité du système public. Tout cela pour pouvoir ENFIN obtenir la très chère souveraineté des indépendantistes.

 

Bravo Sainte-Marie, grande sainte d’une société québécoise futuriste ostracisée du monde extérieur!  Vous avez aisément démontré que le Parti Québécois a des œillères tout le tour de la tête quand il est question du futur de nos enfants.

 

Petite question : les parents qui paieront à 100% l’éducation privée de leurs enfants, seront-ils soustraits aux taxes scolaires ou la classe moyenne devra-t-elle encore payer en double ce service ?

Le catastrophique gouvernement Marois

pauline_marois

Par Simon Leduc

Au lendemain des élections, Pauline Marois a affirmé qu’elle serait la première ministre de tous les Québécois et une cheffe d’État rassembleuse. En tout cas, le premier mois de gouvernance péquiste prouve le contraire. Depuis le 4 septembre, le Parti québécois tente de diviser les Québécois dans tous les domaines : l’économie (les riches vs les pauvres), l’environnement (les écologistes vs les créateurs de richesse), la langue (les français contre les anglais), etc. Les péquistes se foutent complètement de la majorité qui n’a pas voté pour eux et ils gâtent leur base avec de petits cadeaux (l’annulation de la hausse des frais de scolarité pour les étudiants, la fermeture de Gentilly 2 pour les écologistes et une hausse d’impôts des riches pour les gauchistes). Le Conseil des ministres a congédié le président du BAPE et le patron de la SQ pour les remplacer par des amis du régime. Les ministres Breton et Bergeron refusent d’expliquer leurs gestes. Bien non, ce gouvernement n’est pas obligé de ce justifier car il a l’appui d’une majorité de Québécois. Pour lui, 30.7% des voix est la majorité absolue. Depuis un mois, on a pu constater les dérives idéologiques du gouvernement péquiste et en voici un exemple.

Il faut plus de souveraineté et moins d’anglais à l’école :

En entrevue au quotidien Le Soleil, la ministre de l’Éducation Marie Malavoy a dit que l’enseignement de l’anglais serait aboli à la première année du primaire. Celle-ci désire freiner l’enseignement intensif de la langue de Shakespeare à la sixième année. Également, ce gouvernement veut que les cours d’histoire mettent plus l’emphase sur la souveraineté du Québec. Si je comprends bien, le Parti québécois préconise l’endoctrinement de nos enfants afin de les transformer en bons petits souverainistes. Cela n’a pas de maudit bon sens. Les séparatistes sont tellement obsédés par leur option qu’ils sont rendus à vouloir imposer leur idéologie à l’école, c’est indécent. Et ce n’est pas tout, les souverainistes veulent empêcher les jeunes d’apprendre correctement l’anglais. Les intentions de l’administration Marois sont claires : fabriquer de petits unilingues francophones et les isoler du reste de la planète. Allo les dinosaures péquistes, on ne vit plus dans les années 70, on est au 21e siècle bordel. Le mouvement souverainiste déteste l’anglais mais les jeunes Québécois n’ont pas à écoper pour cela.

Est-ce que Pauline Marois adhère aux idées radicales de sa ministre de l’Éducation? Il faut se rendre à l’évidence, la cheffe du PQ a perdu totalement le contrôle de son Cabinet. Comment peut-elle laisser ses ministres dire n’importe quoi sur la place publique? Pendant ce temps, Mme Marois se cache en Afrique, cela en dit long sur le leadership de cette femme. L’incompétence est prédominante dans l’équipe péquiste. Le Parti québécois est devenu une formation politique verdoyante, propagandiste, anglophobe et socialiste. Pauvre René Lévesque, il doit se retourner dans sa tombe en voyant ce qu’est devenu le PQ. Imaginez s’il avait formé un gouvernement majoritaire.

Qu’est-ce que le libertarianisme?

Freedom sign

Par Philippe David

Le 3 octobre dernier, Steve Martineau et ses comparses m’ont  reçu à leur émission de radio « Tête à Queue », diffusée sur Radioshock.fm et nous avons discuté de la philosophie à laquelle j’adhère: le libertarianisme. Je vous invite à écouter cette entrevue, mais si vous n’avez pas 48 minutes de libre, je vais aussi vous en livrer un résumé par écrit. Puisque cette philosophie politique commence à émerger dans les médias de masse, j’ai pensé que ce serait une bonne idée de la définir pour nos lecteurs.

1   Définition

Les mots “libertarianisme” ou “libertarien” n’apparaissent pas dans les dictionnaires français. Ce sont des anglicismes qui n’ont pas été acceptés par l’académie de la langue française et qui ne sont utilisés dans la réalité qu’en Amérique du nord. Ce que nous appelons le libertarianisme ici est en fait le libéralisme classique. D’ailleurs, en France, on utilise encore le terme « libéral» plutôt que « libertarien ». Mais ici, le terme « libéral » n’a plus la même signification qu’en France. Un libéral au Québec est un social-démocrate, alors qu’un libéral en France est un disciple du libéralisme classique sur lequel est fondée la civilisation occidentale. C’est le libéralisme issu de penseurs comme John Locke, Alexis de Tocqueville, Frédéric Bastiat ou Thomas Jefferson. C’est la doctrine à l’origine de la déclaration d’indépendance des États-Unis  et de sa constitution. Incidemment, ce sont aussi  ces principes qui ont guidé les pères de la constitution canadienne de 1867. On pourrait donc dire que le libertarianisme est en quelque sorte un retour aux sources de la civilisation occidentale. Le libéralisme classique est fondé sur dix grands principes.

2   Dix principes du libéralisme classique

 

  • La vie d’un individu est une valeur morale universelle et absolue. La vie, liberté et propriété d’un individu non-agressif ne saurait être sacrifiée à aucun but.
  • Chaque individu est propriétaire de son propre corps, son esprit et de son labeur, incluant les objets physiques qui sont le fruit légitime de ce labeur. (Le droit de propriété)
  • Tout individu a le droit de poursuivre des activités nécessaires à l’amélioration de sa vie – incluant ses aspects matériels, intellectuels et émotionnels – en utilisant son propre corps et sa propriété, ainsi que la propriété d’autres personnes consentantes.
  • Les droits d’un individu à la vie, la liberté et la propriété sont inhérents à la nature de cet individu. Ils ne sont octroyés par d’autres  êtres humains et ne peuvent être enlevés par aucune entité. (Le concept de droits naturels)
  • L’initiation de la force physique ou la menace de l’usage de celle-ci ou la fraude contre tout individu n’est jamais permise – Peu importe le caractère ou la position de l’instigateur. Cependant, une force proportionnelle peut être utilisée pour se défendre de ou en réponse à une agression. (Le principe de non-agression)
  • Le seul rôle fondamental d’un gouvernement est de protéger les droits individuels en prenant des actions spécifiquement déléguées à ce gouvernement par ses citoyens. Le gouvernement n’est pas l’égal de la société et n’a pas le droit de sacrifier des individus non-agressifs pour avancer le bien-être des autres. (L’état de droit)
  • Chaque individu a le droit absolu de penser ou exprimer toute idée qu’il veut. La pensée ou la parole ne seront jamais l’équivalent de la force ou de la violence et ne devraient jamais être restreintes ou être sujettes à des pénalités coercitives. Spécifiquement la contrainte et la censure sur la base de religion ou d’idées politiques sont inacceptables en toute circonstance. (La liberté de conscience et d’expression)
  • Le commerce, la technologie et la science sont des forces libéralisantes désirables qui sont capables de soulager les maux historiques, d’améliorer la qualité de vie humaine et l’élever moralement l’être humain. La liberté complète d’échange, d’innovation et de pensée doivent être préservés et soutenus pour tous les êtres humains. (Capitalisme)
  • Les accidents de naissance, de géographie ou de généalogie ne définissent pas un individu et ne devraient jamais générer de restrictions imposées par autrui sur les droits ou les opportunités de cet individu. Chaque individu doit être jugé strictement selon ses qualités personnelles, incluant ses accomplissements, son caractère et ses connaissances. (L’égalité devant la loi)
  • Il n’existe aucune limite « naturelle » ou désirable au potentiel humain de faire le bien, et il n’existe aucun problème substantiel qui ne puisse être résolu par la connaissance humaine présente ou future, l’effort et la technologie. Il tient d’un impératif moral à tous les humains d’étendre leur maitrise de l’univers indéfiniment et de telle façon à assurer la survie et l’épanouissement de tous les individus non-agressifs.

3    Un monde libertarien

 

À quoi ressemblerait une société libertarienne? Certains vous diront que puisque nous voulons minimiser, voire éliminer l’état, qu’un monde libertarien serait la loi de la jungle et au plus fort la poche. Ce n’est pas du tout ça.

3.1  Le rôle de l’État

Pour le libertariens, l’état est la seule entité ayant le droit légal d’utiliser la force et son rôle est d’abord et avant tout de protéger les citoyens contre les agressions extérieures par la force militaire et intérieures par les forces policières et de résoudre les disputes en offrant un système légal. Pour les autres services, les libertariens considèrent que le secteur privé est généralement plus efficace que le gouvernement (ce que notre gouvernement est en train de prouver).

3.2  L’économie

Les libertariens croient que le gouvernement n’a pas à s’ingérer dans la vie économique des citoyens autrement que de punir la fraude et le vol. Le système légal normal devrait donc suffire à règlementer les marchés et prévenir que des gens soient floués dans leurs transactions. Les gens auraient donc le droit de transiger avec qui ils veulent, selon des termes mutuellement acceptables.

3.3  Le filet social

Les libertariens prônent la responsabilité sociale. Ce qui veut dire que nous sommes responsables d’abord et avant tout de nous-mêmes et de nos familles. Prendre soin de nos enfants et de nos ainés, par exemple, est notre responsabilité, pas celle de la société.  Il a été généralement démontré que plus une société est libre sur le plan économique et plus elle est prospère. Dans une société prospère, l’extrême pauvreté est un phénomène marginal et relève de la charité privée. Il est impensable d’utiliser l’État pour forcer les gens à être charitables contre leur gré. L’idée de faire une redistribution forcée de la richesse, comme nous le faisons présentement, est moralement  inacceptable pour un libertarien. Utiliser la force pour saisir la propriété d’autrui est un vol, même si c’est le gouvernement qui le fait avec la bénédiction de la majorité de ces citoyens. Si un citoyen n’a pas le droit d’utiliser la force pour saisir la propriété d’un autre, il ne peut pas déléguer ce pouvoir à son gouvernement, peu importe le nombre de citoyens qui seraient d’accord avec l’acte. La démocratie ne peut servir à violer les droits, seulement les préserver.

3.4  La vie sociale et la vertu

L’État n’a aucune place dans la chambre à coucher. Ce n’est donc pas sa place de dicter ce qui peut se faire ou ne pas se faire entre deux individus consentants. Ce n’est pas sa place également de dicter comment un individu dispose de son propre corps, tant que celui-ci en subit les conséquences et ne nuit pas à autrui. Ce n’est pas à l’état d’imposer une certaine moralité ou une idéologie à l’ensemble de la société par la force. Ce n’est pas à l’État d’imposer une langue d’usage. Sur un territoire, la langue s’impose d’elle-même quand une majorité des citoyens la parlent et transigent avec. L’usage de la force est donc inutile et superflue.

4  Conclusion

Le libertarianisme est l’incarnation nord-américaine du libéralisme classique et adhère à ses principes. C’est une vision de société qui est centrée autour du principe de non-agression et du  respect des droits individuels et de propriété. Le libertarianisme n’est en réalité ni à gauche et ni à droite. C’est la seule philosophie qui est cohérente vis-à-vis l’usage de la force de l’état. La gauche prône l’usage de la force de l’état pour promouvoir l’égalité sociale et la droite prône l’usage de la force pour promouvoir la vertu et la moralité Le libertarianisme condamne l’usage de la force universellement. Les libertariens choisissent de promouvoir le bien collectif par la responsabilité individuelle et la charité et la coopération volontaire.

 

En bonus, je vous offre aussi la vidéo que je mentionne à la fin de l’entrevue: La Philosophie de la Liberté.

L’appui de Rona Ambrose à la motion touchant l’avortement et un gouvernement de coalition pourrait-il remplacer le gouvernement actuel? :

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Par Simon Leduc

Vote sur la motion Woodworth : une attaque sournoise des féministes contre la ministre conservatrice :

Il y a quelques semaines, un député conservateur d’arrière-ban a présenté un projet de loi privé à la Chambre des Communes. La motion parrainée par Stephen Woodworth demandait qu’un comité parlementaire soit mis en place pour étudier si le fœtus doit être considéré comme un être humain sur le plan légal. Le mouvement progressiste accuse le gouvernement conservateur de vouloir indirectement rouvrir le débat sur l’avortement avec cette initiative privée. Le premier ministre Stephen Harper a clairement promis de ne pas rouvrir cette boîte de Pandore. Le rejet de la motion de M. Woodworth par une majorité de députés (M. Harper a voté contre) le prouve bien. Le Parti conservateur est majoritaire à la Chambre des communes. S’il aurait voulu légiférer sur l’avortement, cela aurait déjà été fait. Les groupes féministes et les gauchistes devraient arrêter leur campagne de peur contre les conservateurs. Le premier ministre tient sa promesse et il ne va pas criminaliser cet acte médical. Est-ce que c’est clair bordel?

Le chef conservateur a permis à ses députés de voter selon leur conscience car le M-312 est une motion privée. La ministre de la Condition féminine a voté en faveur de la proposition de son collègue. Les féministes ont férocement dénoncé le geste de la ministre. Ces militantes radicales affirment que Rona Ambrose veut faire reculer les droits des femmes. Elles demandent la démission de la ministre conservatrice. Ces groupes féministes sont vraiment intolérants et antidémocrates. Mme Ambrose a bien le droit de voter pour la motion M-312 et avoir des réticences face à l’avortement. Je me porte à la défense de Rona Ambrose et cela ne fait pas de moi un conservateur radical sur le plan social. Je défends le geste démocratique de la ministre, c’est tout. Elle s’est fait littéralement lynchée dans les médias sociaux.

On dirait que certains sujets sont tabous (l’avortement, la peine de mort, le mariage gai, etc.) et que l’on ne peut même pas en discuter calmement. Si une personne est contre l’avortement, elle est forcément contre les droits des femmes. C’est très simpliste comme raisonnement. Le mouvement progressiste est dogmatique et idéologue et il n’accepte aucun débat de fond. Les décisions dogmatiques du gouvernement péquiste (la fermeture de Gentilly 2 sans consultation, les hausses d’impôts rétroactives et le rejet du gaz de schiste) et la réaction des groupes féministes face à l’appui de Mme Ambrose à la motion M-312 le prouvent bien.

Un gouvernement de coalition PLQ-CAQ pourrait remplacer le gouvernement? :

Jamais un gouvernement du Québec n’aura réussi à se mettre à dos autant de personnes après seulement trois semaines en poste. Le gouvernement Marois est une catastrophe ambulante. Pauline Marois a rapidement pris des décisions controversées sans consulter les partis d’opposition qui représentent pourtant une majorité de Québécois. La première ministre veut tenir ses promesses électorales afin de satisfaire sa base électorale. Le gouvernement Marois ne semble pas comprendre que le peuple québécois ne lui a pas accordé une majorité parlementaire. C’est une sage décision qu’il a pris le 4 septembre dernier. Les péquistes se foutent éperdument de cela. On a gagné les élections et allez au diable ceux qui ont eu le malheur de ne pas voter pour nous. Dans le dossier des hausses d’impôts rétroactives, l’arrogance et l’intransigeance du ministre des Finances sont inacceptables. Cette mesure doit faire partie du premier budget Marceau qui devrait être déposé en mars prochain. La CAQ et le PLQ sont clairement contre toute hausse d’impôt des particuliers. Nicolas Marceau affirme que le gouvernement ne reculera pas sur cette question. Donc, le gouvernement risque de se faire renverser sur le vote cruciale sur le budget (c’est un vote de confiance). Si cela se produit, certains chroniqueurs pensent que le PLQ et la CAQ devraient aller voir le Lieutenant Gouverneur afin de lui demander de former le prochain gouvernement. Un gouvernement de coalition PLQ-CAQ pourrait éviter un scrutin trop hâtif. Je ne suis pas un grand partisan d’un tel scénario. Si le gouvernement Marois perd la confiance de la Chambre, des élections générales devraient être déclenchées sur le champ. Selon moi, c’est le parti politique qui a obtenu le plus de sièges qui doit gouverner. Si on veut se débarrasser du gouvernement péquiste, un scrutin anticipé est la meilleure option qui s’offre à ses adversaires.

Inflation, analyse plus détaillée

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Par Ian Sénéchal

Suite à mon article précédent, certaines personnes ont souligné le fait que si on ajustait le salaire de la personne étudiée, on devait également ajuster l’impôt payé. Vrai. J’aurais dû en tenir compte.

Cet ajustement démontrerait que les riches ont reçu des baisses d’impôt entre 2000 et 2010. Vrai également.

Ce qu’il faut voir par contre, c’est que ces baisses d’impôt étaient généralisées à toute la population et non pas ciblées que sur eux (contrairement à réforme Marois-Marceau). Donc, pour être parfaitement honnête dans l’analyse, il fallait vérifier si les riches avaient vu leur taux effectif d’imposition baisser ou augmenter de la même façon que le reste de la population tout en tenant compte de l’inflation. J’ai donc poussé l’analyse beaucoup plus loin. (Vraiment beaucoup, alors désolé si je perds des gens ici).

J’en suis arrivé à cette conclusion. Les riches ont effectivement reçu des baisses d’impôt, comme tout le reste de la population. Par contre, plus le revenu est élevé, moins la baisse du taux effectif d’imposition fut importante.

Rentrons maintenant dans le “crunchy”.

Le système fiscal de 2000 avait des paliers d’imposition de 19%, 22.5% et 25%.

Celui de 2010 avait des paliers de 16%, 20% et 24%.

Voici le méthode que j’ai utilisé :

1) Calculer l’impôt provincial payé par différentes personnes aux revenus différents (de 1000$ à 250 000$)

2) Ajuster le système d’impôt de 2010 afin de l’amener en 2000 en “désindexant” les seuils d’imposition, mais en conservant les taux d’imposition intacts. (Inflation supposée de 2% pendant 10 ans)

3) Ajuster les salaires de 2010 pour les “désindexer” afin de les amener en 2000.

4) Appliquer le système 2010 ajusté aux salaires de 2000

5) Comparer avec les impôts payés réellement en 2000.

6) Analyser comment les baisses d’impôt ont affecté le taux effectif d’imposition en fonction du salaire.

Résultats

 

Résumé et conclusion :

Si on résume, une personne qui gagnait 150 000$ en 2010 en gagnait 123 000$ en 2000. Elle a payé 29 263$ en impôt en 2010 et 27 255$ en 2000. Il y a eu des changements au régime fiscal entre les deux dates. Si le régime fiscal ajusté pour l’inflation de 2010 avait été appliqué en 2000, elle aurait payé 24 350$ d’impôt. Cela représente une baisse de 2.36% de son taux d’imposition effectif.

Un salarié de 50 000$ (41 000$ en 2000) à quant à lui reçu une baisse d’impôt de 3.58%, soit 1.22% de plus que le salarié de 150 000$.

Y a-t-il eu des baisses d’impôt entre 2000 et 2010? Oui, autant pour les riches que les pauvres que la classe moyenne.

Est-ce que les riches ont reçu des baisses d’impôt plus importantes que le reste de la population? Non, c’est même le contraire. Plus on avance dans l’échelle salariale, moins le taux effectif d’imposition a diminué.

Documentation utilisée :

Tableau 1 et Tableau 2

 

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