Archives de catégorie : Philosophie

La pétition des cigales

Une suite à la célèbre fable de Jean de la Fontaine

Par Philippe David

(Si vous ne vous vous souvenez pas de la fable originale, je vous recommande de rafraîchir votre mémoire.)

La cigale ayant été rondement rabrouée
Par la fourmi et son manque de charité,
Pris un moment pour savoir que faire.
De ce pas, elle alla voir ses compères.

«Cela ne se passera pas comme ça!»
Commença-t-elle à dire,
Avec les autres cigales, une pétition se mit-elle à écrire.
«Allons à la législature pour faire valoir nos droits!»
Et c’est ce qu’elles firent.

«Qu’il vous plaise Messieurs les députés,
D’entendre notre histoire d’injustice et d’iniquité.
Ayant chanté tout l’été
Et agrémenté vos journées,
Nous nous sommes retrouvées fort dépourvues,
Quand l’hiver fût venu.
Pas la moindre parcelle de vitamine ou protéine,
Pour nous sustenter, c’est la famine!

Les fourmis, quant à elles, ne manquent de rien
Elles en ont même plus qu’il n’en faut pour avoir le ventre plein.
Avec elles, nous avons plaidé,
De partager quelques bouchées.
Elles se sont montrées très déplaisantes.
Elles nous ont même accusées d’être fainéantes!
Mais jamais ont-elles voulu,
Nous consentir ne serait-ce qu’une miette de leur surplus.
De quel genre d’égoïsme doit-on être animé
Pour se complaire ainsi à laisser ses voisins crever?
J’ai ouï-dire que dans certaines contrées,
On contraint les égoïstes à la charité.
Nous croyons donc qu’il  serait opportun,
De faire de même aux fourmis au nom du bien commun.»

Des applaudissements fusèrent dans l’assemblée.
Au discours des cigales, beaucoup semblaient adhérer.
Une fourmi députée, suite au discours,
Au nom des siens y tenta recours.

«Chers confrères», dit-elle, «qu’il ne vous déplaise,
D’entendre l’autre côté de cette thèse.
Cet été pendant que les cigales chantaient,
D’arrache-pied, mes sœurs s’affairaient
À amasser victuailles et denrées
Car nous savions pertinemment
Que l’hiver viendrait inévitablement.
De tous, cette information est connue.
Nulle raison d’être pris au dépourvu.
Rien n’empêchait les cigales de faire de même,
Mais elles ont préféré la vie bohème
Elles ont le droit de décider comment mener leur existence,
Mais de leurs choix, elles doivent aussi subir les conséquences.
Ce ne serait pas leur rendre service
Que de les sauver des aléas de leurs vices
La véritable vertu est de prévoir
Et nos propres besoins bien pourvoir
Afin de ne point dépendre de charité.
Ce n’est point justice
Que de vouloir forcer autrui à payer pour ses vices
À quoi sert d’être prévoyant,
Si c’est pour payer pour des fainéants
Qui ne font pas le moindre effort
D’améliorer leur propre sort?»

Hélas, pour les fourmis,
Des députés, elles n’avaient guère d’amis.
Les arguments des cigales attirèrent la sympathie.
Tels sont les aléas de la démocratie.

De leurs surplus, les fourmis furent délestées.
Sous peine d’emprisonnement, si elles refusaient d’obtempérer.
Qu’à cela ne tienne, le printemps revenu,
Les insectes découvrirent que les fourmis avaient disparu.
Vers de plus clémentes contrées,
Elle se sont en allées.

 

La grande hallucination

Par Philippe David

Beaucoup de gens se croient libres. C’est surtout parce qu’ils ne comprennent pas ce qu’est la liberté. La liberté c’est être propriétaire de soi-même. Qu’est-ce que ça veut dire? Ça veut dire que personne n’a le droit de prendre des décisions à votre place. Ça implique aussi  que si vous désirez rester libre,  vous devez, pour le meilleur ou pour le pire, prendre ces décisions par vous-même et en subir les conséquences autant qu’en récolter les bienfaits.  Si vous abandonnez vos choix à une autre personne ou un groupe de personnes appelé «gouvernement», vous n’êtes plus libre, vous êtes dépendant. Vous ne gérez plus votre propre vie, elle est désormais la propriété de quelqu’un d’autre.  Vous êtes désormais un esclave en quelque sorte et plus vous abandonnez de vos choix au gouvernement, moins vous serez libre. Est-ce vraiment ce que vous voulez?

Au Québec, certains ne cessent de nous rabattre les oreilles avec l’idée que le «peuple» québécois devrait être «maitre de sa destinée», mais c’est vide de sens! Le mot «peuple» n’est qu’une abstraction pour représenter plusieurs personnes vivant dans un même espace et partageant certains traits. Vous pouvez voir et toucher les individus qui le composent, mais vous ne pouvez pas voir ni toucher le «peuple». Le peuple ne peut pas raisonner, ni réfléchir. Il ne peut pas agir à l’unisson.  Il n’est donc responsable de rien et il n’est maître de rien non-plus. Mais que diriez-vous d’être maître de vous-mêmes plutôt? Pourquoi croyez-vous que vous serez plus libre si seulement le bon parti était au pouvoir et qu’une majorité mette une croix sur la case «oui» d’un référendum? Ou serez-vous libre le jour où vous pourrez dire que vous allez garder tout le fruit de votre travail et décider par vous-même quoi en faire plutôt que de laisser Justin Trudeau ou Philippe Couillard ou [insérez le chef de votre parti préféré ici.] décider comment le gaspiller dépenser pour vous?

Personne n’a de droit légitime de prendre ces décisions pour vous. Ce n’est qu’une illusion. Vous n’y consentez que parce qu’on vous dit que ça ne peut pas fonctionner autrement. Que parce que nous sommes méchants et cupides de nature, nous devons avoir des gens tout aussi méchants et cupides que nous mais qui, par la vertu d’avoir gagné un concours de popularité, se sont transformés en saints altruistes, pour nous protéger des autres personnes méchantes et cupides. En nous contrôlant pas la force et la coercition. Vous trouvez que ça a du sens vous? Moi pas! Je ne vois pas l’utilité d’avoir une bande d’individus qui me font les poches sous la contrainte sous prétexte de me fournir des services dont je n’ai pas nécessairement besoin et  pour me protéger de d’autres bandes d’individus qui veulent me faire les poches sous la contrainte. Je veux seulement payer volontairement pour les services dont j’ai besoin.

La prémisse derrière la raison d’être du gouvernement est absurde. La seule chose qui différencie le gouvernement de la mafia est une croyance qu’on vous martèle depuis votre plus jeune âge: que le gouvernement représente une autorité légitime. Les pires atrocités de l’histoire on été commises par des despotes psychopathes simplement parce que ces millions d’individus ont eu l’hallucination collective de voir ces tyrans comme détenteurs d’une autorité légitime. Par eux-même, les Hitler, Staline, Mao, Pol Pot ou Pinochet n’auraient jamais pu causer tant de dommages. Ce n’est que cette petite croyance religieuse en leur autorité qui a fait que des millions les ont appuyés dans leur folie sanguinaire.

Ceux qui ne cessent de réclâmer toujours plus de pouvoir pour le gouvernement peuvent être mus par de bonnes intentions, mais ils ne réalisent pas à quel point ce pouvoir est dangereux. Jusqu’au moment où, inévitablement, un tyran viendra retourner ce pouvoir contre eux. Alors il y aura des pleurs et des grincements de dents

 

Les bien-pensants

Par Philippe David

Dans le palmarès des propos méprisants, Amir Khadir et Luc Ferrandez ont certainement remporté la palme cette semaine. Lorsque interrogé à propos des surplus budgétaires des libéraux sur les ondes de LCN, Khadir a déclaré:

« De toute façon, que feraient les gens avec 1000 $ de plus par année dans leurs poches ? Ils dépenseraient cet argent dans des achats futiles, comme des montres dernier cri. »

Ferrandez, pour sa part,  selon Patrick Lagacé, a déclaré:

« Nous n’avons pas besoin de plus de télévisions à écran plat, plus de SUV (hausse des ventes de 65 % au Québec), plus de véhicules récréatifs, plus de fifth wheels, plus de cuisines de magazine ; plus de chalets-maisons ; plus de voyages ; plus de ski-doo ultra-performants, plus de vélos à 5000 $. Nous avons besoin d’une hausse du salaire minimum pour les 100 000 Montréalais qui consacrent plus de 50 % de leurs revenus à un logement ; plus de programmes d’intégration pour les immigrants et les réfugiés qu’on appelle en plus grand nombre tout en fermant le robinet des services ; plus de maisons de chambres pour les personnes dans la rue ; plus d’investissement dans les écoles débordées de la CSDM ; plus de CPE et plus de considération pour nos aînés les plus pauvres… »

Mais pour qui se prennent-ils? Voyez-vous, ces deux lurons sont des archétypes de la bien-pensance. Des gens qui s’imaginent être mieux qualifiés que le commun des mortels à gérer la vie des autres. Pourtant, si on considère les démêlées judiciaires de la fille d’Amir Khadir, on pourrait questionner sa compétence. Les bien-pensants ont deux croyances particulières qui leur donnent le point de vue tordu derrière ces déclarations méprisantes.

Votre argent ne vous appartient pas.

Vous avez bien compris! Pour les gens comme Khadir et Ferrandez, l’argent que vous gagnez à la sueur de votre front ne vous appartient pas. Il appartient au gouvernement qui lui décide combien vous devriez pouvoir garder de votre chèque de paie. À leurs yeux, vous n’êtes pas des gens libres avec un droit de propriété sur le fruit de votre labeur, vous êtes du bétail, des vaches à lait, des esclaves. Vous appartenez au gouvernement qui a droit de disposer de vous comme il veut.

Vous savez quoi? Considérant que nous payons en moyenne près de la moitié de nos revenus et divers impôts et taxes à tous les niveaux de gouvernement, ils n’ont pas complètement tort. Nous sommes effectivement des moutons qui nous laissons tondre plutôt docilement. Nous n’avons pas trop le choix. Cependant, si nous vivions vraiment dans une société libre, nous serions propriétaires de notre corps et de tout ce que nous produisons avec. Ce qui fait probablement la différence entre vous et des gens comme Khadir et Ferrandez, c’est qu’eux ils croient que c’est moral de vous considérer comme des bêtes à exploiter.

Le gouvernement sait mieux gérer votre argent que vous.

Probablement la plus grosse blague du monde. Les bien-pensants croient qu’ils savent mieux gérer notre argent, mais lorsqu’on regarde de près comment les politiciens et bureaucrates dépensent le butin pillé de nos poches sous forme de taxes, on se rend vite à quel point cette croyance est ridicule. L’économiste Milton Friedman avait déterminé qu’il y a quatre façons de dépenser:

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Puisque, bien sûr,  les fonctionnaires et les politiciens ne dépensent jamais leur propre argent, ils vont soit dépenser l’argent des autres pour eux-mêmes. Auquel cas, ils vont s’assurer d’en avoir autant qu’ils peuvent pour votre argent (comme dans leurs comptes de dépenses par exemple. Vive le champagne et le caviar);  ou bien ils dépensent l’argent des autres au profit des autres, auquel cas il leur importe très peu combien ça coûte ou si ça vaut la dépense. C’est comme ça qu’on se ramasse avec des dépassements de coûts faramineux pour tous les projets publics.

Prenons un exemple concret. Notre gouvernement est très enthousiaste envers son projet d’électrification des transports. Récemment, il a voté une loi (à l’unanimité en plus, comme si toute la population appuyait une telle idée) pour forcer les constructeurs automobiles à vendre plus de véhicule électriques. Il importe peu que ces véhicules soient subventionnés à l’os pour que certains puissent les acheter à prix raisonnable aux dépens des autres (on a déjà calculé qu’une Chevrolet Volt coûtait jusqu’à $250 000 aux contribuables). Et si vous pensez que c’est pour une bonne cause en réduisant les émissions de GES, sachez que les cibles de réduction de ces gaz, si elles sont atteintes ne seraient qu’une goutte dans l’océan de la production mondiale de GES. Alors tout ce fric est dépensé seulement pour que les politiciens puissent se targuer de faire quelque chose pour l’environnement, même si à toute fin pratiques, ce n’est absolument rien. On voit facilement jusqu’où les politiciens sont prêts à aller pour gaspiller votre argent pour soutenir une industrie complète artificiellement  à des fins purement politiques.

Dans les faits, tous les gouvernements sont les pires gaspilleurs d’argent et de ressources du monde, mais selon les bien-pensants comme Khadir et Ferrandez, nous devrions leur donner toujours plus du fruit de notre labeur. Ils n’auraient probablement aucun problème à ce que le gouvernement nous extirpe 90% de notre production comme à Cuba.

En vérité…

Le fruit de votre labeur devrait vous appartenir à 100% que vous pouviez en disposer comme bon vous semble pour tous les services dont vous pourriez avoir besoin. La plupart des gens ne sont pas aussi stupides que les bien-pensants croient et savent très bien ce dont ils ont vraiment besoin. Chose certaine, si on leur en laisse plus dans leurs poches, ils ne pourraient pas possiblement faire pire avec cet argent que ce qu’en ferait le gouvernement. Peu importe ce que les Khadir et Ferrandez de ce monde peuvent bien en penser.

Éteindre le feu

Par Philippe David

Le débat du burkini et de l’intégrisme islamique nourrit de nombreuses chroniques ces jours-ci. Deux des plus notables aujourd’hui sont celles de Joseph Facal et celle de Lise Ravary.

Dans sa chronique, Joseph Facal écrit :

«Supposons qu’un début d’incendie survient dans votre cuisine.

Il faut d’abord isoler la source, c’est-à-dire éloigner tout ce qui pourrait alimenter le feu. Puis, il faut priver le feu d’air.

C’est ce qu’il faudrait faire avec l’islamisme, mais nous ne le faisons pas: nous discutons de ses symptômes les plus visibles et non des sources du feu.

Prenez le débat sur le burkini. Je lis avec plaisir les chroniques de Richard Martineau, qui ferraille régulièrement avec des chroniqueuses de La Presse.

Sur le fond, je pense exactement comme lui: le burkini est la plus récente provocation pour donner toujours plus de place dans l’espa­ce public à une idéologie totalitaire.»

Il a effectivement raison, nous passons entièrement trop de temps à attaquer les symptômes et pas assez à s’attaquer à la cause. J’en disais autant dans ma dernière chronique :

«Vous croyez que si vous empêchez des femmes musulmanes soumises de porter un voile ou un burkini, elles cesseront d’être subjuguées par leur culture et leur religion? Vous croyez les libérer? Malheureusement, non. Parce que le problème n’est pas le bout de tissus. Le problème, c’est leur culture et un problème de culture ne se règlera pas par la législation.»

Alors concrètement, s’attaquer à la source et priver le feu d’air, ça veut dire quoi? Joseph Facal ne s’aventure pas à nous le dire.

De son côté, Lise Ravary nous rapporte que :

«La Commission canadienne des droits de la personne s’est associée à l’Islamic Social Services Association (ISSA) et à la National Council of Canadian Muslims (NCCM) pour réaliser un dépliant qui «aidera le personnel enseignant au Canada à mieux comprendre et soutenir les élèves affectés par la violence géopolitique et l’islamophobie.»»

Et ajoute :

«Entre des propos sensés sur la détresse des petits réfugiés syriens (à en croire le guide, ils sont tous musulmans) et sur l’imbécillité des racistes qui font porter à des enfants la responsabilité d’attentats terroristes à l’autre bout du monde, se glisse la suggestion d’aménager des salles de prières dans les écoles, de respecter les vêtements religieux des jeunes filles ainsi que la diète halal et d’encourager le prosélytisme à l’école.»

Mais encore là, elle parle de symptômes, pas de la source du problème. Mais elle s’y rapproche quelque peu quand même.

C’est quoi la source?

La première chose que vous allez probablement me dire est que la source du problème est l’idéologie intégriste, mais vous auriez tort. On a beau avoir une certaine idéologie et avoir la volonté de l’imposer au reste du monde, mais il reste qu’il n’y a qu’une seule et unique façon d’imposer quoi que ce soit à des gens qui n’en veulent pas et c’est par la force. Or, il n’y a qu’un organe dans notre société qui a légalement le droit d’utiliser la force (et je ne parle pas des Sith ou des Jedi). C’est le gouvernement. Seul le gouvernement peut vous forcer à vivre selon des règles avec lesquelles vous n’êtes pas forcément d’accord.

Certains vous diront que pour résoudre le problème, il faudrait carrément bannir l’islam et passer toutes les mosquées au bulldozer. Ceux-là aussi ratent le point. La liberté de religion existe justement pour défendre ce genre de comportement. La liberté de religion existe pour garantir que tout individu a le droit de croire en ce qu’il veut sans avoir à craindre d’être persécuté. Ce qui signifie que le gouvernement n’a pas le droit de voter des lois pour vous empêcher de pratiquer votre religion dans la mesure où cette pratique ne nuit à personne d’autre.

Laissez-moi cependant vous dire ce que cette liberté ne veut PAS dire.

  • Ça ne veut pas dire que le gouvernement doit fournir des aliments halal ou casher dans les écoles. Si votre religion exige une diète particulière, faites un lunch pour votre enfant et sacrez-nous patience!
  • Ça ne veut pas dire que le gouvernement doit fournir des locaux de prière. La plupart des autres religions n’en exigent pas et il n’y a pas de véritables raisons de réaménager les espaces seulement pour vous faire plaisir.
  • Ça ne veut pas dire que le gouvernement doit changer les horaires des piscines publiques pour permettre une ségrégation hommes/femme, juste parce que ça vous embête de vous baigner avec des femmes ou vice-versa.
  • Ça me veut pas dire que le gouvernement (ou tout le monde entier) doit se fendre en quatre pour satisfaire toutes vos petites exigences et revendications.
  • Et finalement, ça ne veut pas dire que le gouvernement doit empêcher qui que ce soit de rire de votre religion ou de la critiquer. Vos croyances n’ont aucun statut spécial dans notre société. Elles sont ni plus, ni moins égales à celles de tous les autres.

C’est l’attitude que le gouvernement devrait avoir envers toutes les religions, sans exception et si ça ne fait pas leur affaire, il devrait simplement leur dire qu’ils se trompent de pays.

Mais voilà, le gouvernement ne fait pas ça avec les islamistes. C’est ça le problème! Le problème, c’est que par électoralisme et par souci de rectitude, les politicien on le nez si profondément enfoui dans le derrière de certains groupes, qu’ils peuvent goûter leur déjeuner. C’est cru, je sais, mais c’est vrai! Et les islamistes ne font pas exception parce qu’ils prétendent parler pour l’ensemble des musulmans, ce qui est faux. Mais si vous croyez que d’élire la bonne personne va résoudre le problème, détrompez-vous. Les politiciens ont rarement la bonne solution et jusqu’ici, l’islamisme ne fait pas exception. La bien-pensance exige la tolérance de tout et ils se draperont de vertu pour vous faire accepter l’inacceptable et à la fin, vous vous sentirez tous coupables de ne pas vous être tire-bouchonné plus. C’est exactement ce qu’ils ont fait à la commission sur les accommodements raisonnables, ou la conclusion finale a été que les québécois n’étaient tout simplement pas assez «accommodants».

Encore une fois, demandez-vous pourquoi vous croyez qu’il est légitime que certaines personnes aient le droit de vous imposer des croyances dont vous ne voulez pas et d’utiliser légalement la force pour vous les imposer et c’est exactement ce que les politiciens font lorsqu’ils cèdent en votre nom à toutes les petites exigences des islamistes. Sans cette légitimité imaginaire, ils ne pourraient pas vous imposer quoi que ce soit.

La liberté forcée

Par Philippe David

Il y a des jours où la politique m’épuise. C’est une des raisons pourquoi je la déteste avec passion. C’est un jeu dégoûtant où tout le monde tente d’imposer son point de vue à tout le monde. Par imposer, je ne veux pas dire tenter de convaincre les autres par les arguments du bien-fondé de sa position, mais de littéralement imposer son point de vue par la force. C’est exactement ce que vous faites chaque fois que vous dites la phrase «Il devrait y avoir une loi…».

Voyez-vous, une loi n’est rien d’autre qu’une opinion avec un fusil. Pourquoi? Parce que désobéir à une loi va inévitablement vous amener en présence de quelqu’un avec un fusil qui a la licence d’utiliser toute la force nécessaire pour vous obliger à y obéir. Que ce soit par le vol de votre propriété (l’amende), l’abduction et le confinement (l’emprisonnement) ou le meurtre (la peine de mort ou l’utilisation de force létale). Même si cette dernière est rarement utilisée dans un pays comme le Canada, elle n’en demeure pas moins une option. Donc dire qu’il devrait y avoir une loi équivaut à dire que vous aimeriez les soumettre à toutes sortes de violence si elles refusent de se soumettre à ce que vous jugez être correct et dans leur intérêt, que ce jugement soit fondé sur des arguments valides ou non.

Évidemment, il y a tout de même des situations qu’il faut interdire. Une société ne pourrait vivre en harmonie sans règles. Ça va de soi. Nous ne pourrions tolérer que les gens s’entretuent ou qu’ils volent les biens de leur prochain ou quoique ce soit d’autre qui viole les droits fondamentaux des autres membres de cette société. Mais il y a un bail que nous avons outrepassé la simple défense de ces droits et que nous utilisons plutôt les lois pour les piétiner allègrement et favoriser les uns aux dépens des autres. Nous le faisons souvent avec les meilleures intentions du monde, pour redresser ce que nous percevons être un tort. Mais fréquemment, nous perdons de vue ce qui est vraiment moral. Nous oublions aussi que ce que nous pouvons percevoir comme un tort, n’est pas nécessairement perçu de la même façon par les autres. Ou aussi que ce que nous imaginons être la bonne solution n’est pas nécessairement la meilleure. On va jusqu’à s’imaginer quelques fois qu’on puisse «forcer» quelqu’un à se «libérer» d’une quelconque oppression. C’est une erreur. Bien intentionnée, mais une erreur tout de même.

Ce qui m’amène au sujet du jour: le burkini.

Un droit fondamental.

J’ai entendus tous les arguments de ceux qui voudraient interdire un tel accoutrement. Ils sont les mêmes que pour la burqa, le niqab ou même le hijab. Que ces vêtements sont imposés aux femmes par une culture arriérée, parfois par la force et la menace. C’est certainement le cas dans certains pays comme l’Arabie Saoudite, l’Afghanistan ou l’Iran ou il existe même des polices religieuses qui n’hésitent pas à battre à coup de bâton une femme musulmane qui ose se promener seule et sans voile dans les rues sans aucune autre forme de procès.

Ce n’est cependant pas le cas au Canada. Ici, aucune loi n’impose le port d’un tel vêtement. Mais ça ne veut pas dire que personne ne force les musulmanes à se voiler ou de se baigner avec un burkini, mais ça ne veut pas dire non-plus que certaines d’entre elles ne font pas par choix personnel. Vous me direz peut-être que c’est par endoctrinement et c’est possible, mais comment en être sûr? Et si c’est par conviction personnelle, qui êtes-vous pour lui dire qu’elle a tort et lui imposer votre jugement de valeur? Tout n’est pas blanc et tout n’est pas noir et le fait qu’elle porte ce vêtement ou non vous cause-t-il un tort à vous? Parce qu’à ce que je sache, son choix ne vous engage d’aucune manière à faire pareil et ne donne pas le droit à quiconque de vous l’imposer. Donc qu’une femme choisisse de porter un burkini librement ou non est vraiment son problème, pas le vôtre. Désolé si ça vous choque. Et si une femme choisit librement de porter un burkini, c’est son droit le plus strict, point à la ligne. Que son choix vestimentaire vous offense d’une quelconque manière n’est absolument pas son problème, c’est le vôtre, mais vous n’avez aucun droit à ne pas être offensé plus que les musulmans n’ont un droit à ne pas être offensés par notre propre liberté d’expression.

Oui, mais…

Et si ce n’était pas volontaire? Ne devrait-on pas l’interdire? Juste pour que leur communauté ne puisse pas leur imposer?

Je serai toujours étonné de constater à quel point les gens ne comprennent pas le concept de liberté. Croyez-vous peut-être que parce que vous ouvrez la porte de la cage d’un oiseau, il va forcément s’envoler et ne jamais y revenir? Croyez-vous que si vous brisez les chaines d’un esclave, il va nécessairement comprendre ce que c’est qu’être libre? Vous croyez que si vous empêchez des femmes musulmanes soumises de porter un voile ou un burkini, elles cesseront d’être subjuguées par leur culture et leur religion? Vous croyez les libérer? Malheureusement, non. Parce que le problème n’est pas le bout de tissus. Le problème, c’est leur culture et un problème de culture ne se règlera pas par la législation.

La liberté ne s’impose pas

Peu importe vos bonnes intentions, vous ne pouvez pas forcer ces femmes à se libérer en restreignant leurs choix vestimentaires. Pour être libre, il faut vouloir être libre et pour vouloir être libre, il faut d’abord être conscient que nous ne le sommes pas. Vous seriez probablement choqués d’apprendre que vous n’êtes pas libres vous-même, mais ça c’est une toute autre discussion. Suffise de dire que la première étape pour aider ces femmes est de leur montrer ce qu’est la liberté et leur imposer un code vestimentaire va plutôt dans le sens contraire. Il faudrait plutôt trouver le moyen de les convaincre que vous êtes plus libres qu’elles. Là-dessus, je vous souhaite bonne chance.

Alexandre Taillefer et les libertariens

Par Philippe David

Récemment dans ce que qu’il se plaisait à appeler une «chronique» à l’antenne de Radio-Canada (notre radio-poubelle subventionnée), Alexandre Taillefer s’est amusé à casser du sucre sur le dos des libertariens. C’est vrai que nous sommes effectivement une épine dans son flanc. Il a donc de bonnes raisons de nous haïr.

Il commence donc à débiter les sempiternels clichés: le «chacun pour soi», le «au plus fort la poche», le «darwinisme». Parce que c’est tellement plus altruiste de financer une entreprise et d’en tirer profit sur le dos des contribuables et de vouloir faire mettre un prix plancher de $1.50/litre, juste pour s’en mettre plein les poches aux dépens de tous les autres.

Évidemment, pour le darwinisme, je plaide coupable. Je suis darwiniste parce que je crois fermement qu’une entreprise devrait être financée par des investisseurs qui mettent volontairement leur propre fric, pas celui qui a été extirpé par la force des contribuables. Je crois aussi fermement que si une entreprise produit un bien ou service qui n’est pas aimé des consommateurs ou que l’entreprise est mal gérée, qu’elle mérite de faire faillite et être remplacée par une qui saura mieux répondre à ces besoins plutôt que de la faire vivre sur le respirateur à coup de subventions. Parce que servir les gens en offrant un service ou un bien utile et prisé des consommateurs est le véritable rôle d’un entrepreneur et non se garnir les poches de l’argent de nos taxes.

M. Taillefer s’offusque de notre opposition à la hausse du salaire minimum à 15$/heure et nous reproche d’étoffer nos arguments avec des études, comme l’a fait Vincent Geloso dans le Journal de Montréal. Parce qu’évidemment, il ne faudrait certainement pas laisser les faits supplanter les bonnes intentions. Que des dizaines de ces études démontrent que dans les faits, une telle hausse du salaire minimum nuirait aux pauvres et aux petites entreprises, Alexandre Taillefer n’en a cure. Il a Joseph Stiglitz de son côté. Le même qui, il y a quelques années, faisait l’éloge de la révolution bolivarienne au Venezuela. C’est tellement plus crédible! Après tout, le socialisme a un historique de succès tellement plus reluisant que le soi-disant «néolibéralisme» qui en réalité, est un fourre-tout pour tout ce que les socialistes comme M. Taillefer n’aiment pas.

Il finit en parlant de décence comme si un faux entrepreneur qui se gave de deniers publics avait vraiment des leçons à donner. Quand les programmes qu’il prône nuisent justement aux plus pauvres et lui sont principalement profitables à lui. Quand il est grand partisan du modèle économique progressiste qui a fait du Québec la province la plus pauvre et la plus endettée du Canada. Si Alexandre Taillefer se souciait vraiment des plus pauvres, il ferait mieux de tenter de gérer son entreprise sans l’argent des autres, s’il en est seulement capable. Mais vivre sans chèque de BS corporatif, M. Taillefer n’aime pas.

Une question d’autorité

Par Philippe David

Si vous l’avez manqué, un intéressant débat opposait Richard Martineau (ici, ici et ) et Denise Bombardier (ici) dans les pages du Journal de Montréal. En bref, Richard Martineau ridiculise les religions et les accuse de nombreux carnages alors que Denise Bombardier, elle, évoque le besoin de transcendance de l’être humain et le réconfort qu’apporte la croyance en un être suprême. Hier, Nathalie Elgrably-Lévy y a ajouté son grain de sel avec un excellent texte. Selon elle, si la religion a effectivement été responsable de millions de morts au fil des siècles, elle n’a pas le monopole de la barbarie. Pour appuyer son argument, elle cite Staline, Mao, Pol pot et Hitler en exemple et explique que le véritable problème provient plus de mégalomanes qui imposent leurs croyances. Elle dit que la Foi en tant que tel est inoffensive et que le grand danger vient plutôt de la volonté de certains d’imposer une croyance particulière, qu’elle soit religieuse ou non. Elle n’a pas tort, mais elle m’a laissé sur ma faim. Je crois qu’elle aurait dû aller plus loin dans sa réflexion. Elle n’a pas voulu s’avancer dans le comment ni le pourquoi certains sociopathes arrivent à s’élever à une position où ils sont en mesure d’imposer ces croyances et commettre ces méfaits. Si vous me le permettez, j’aimerais creuser le sujet pour elle.

La soif du pouvoir

Comment des despotes comme Mao ou Hitler arrivent-ils à se hisser complètement en haut de l’échelle du pouvoir pour ensuite infliger leurs sévices à leurs propres populations et aux autres? Lord Acton disait que le pouvoir corrompt et le pouvoir corrompt absolument. Dans son roman «Dune», l’auteur Frank Herbert a complété cette pensée en disant que le problème n’est pas tant que le pouvoir corrompt, mais qu’il est magnétique aux corruptibles. En d’autre mots, l’attrait du pouvoir attire bien plus les sociopathes, psychopathes et manipulateurs de ce monde que les saints. Les gens honnêtes et justes n’ont pas généralement le désir de dominer leurs semblables et souvent, ils ont conscience que l’exercice du pouvoir est un énorme fardeau.

Dans la trilogie du Seigneur des Anneaux de J.R.R. Tolkien, l’Anneau pour les gouverner tous et le symbole du pouvoir qui est confié à un innocent. Frodon Sacquet n’a aucune soif de pouvoir. Il ne cherche qu’à vivre une vie simple et paisible jusqu’à ce qu’on lui confie la mission de détruire l’Anneau. Lorsque Frodon tente de s’esquiver et offre l’Anneau au magicien Gandalf, celui-ci le refuse en disant «Non ne me tentez pas Frodon. Je n’ose le prendre ! Même pour le mettre en sureté. Comprenez-moi Frodon. J’utiliserais cet Anneau en souhaitant faire le bien. Mais à travers moi, il pourrait atteindre un pouvoir trop grand, trop terrible à imaginer.» Mais tout au long du récit, Frodon confronte d’autres personnages qui, pour le bien ou le mal, veulent se saisir de l’Anneau: Boromir, Saruman, Galadriel. Tout au long, Frodon sent aussi l’anneau devenir toujours plus lourd. Jusqu’à son ultime destruction. À travers sa trilogie, Tolkien essaie de nous mettre en garde contre les aléas de l’exercice du pouvoir, même pour de bonnes intentions. Parce que le pouvoir a toujours des effets pervers. Les sages en sont conscient, mais un sociopathe s’en fiche. Il désire ardemment ce pouvoir et ne s’arrêtera devant rien pour y parvenir. Josef Staline a dit un jour «Une mort est une tragédie, un million de morts. c’est une statistique». Ça illustre bien la fibre morale d’un tyran pour qui faire tuer des millions ne pose aucun dilemme.

L’hallucination collective

Tous les tyrans de l’Histoire auraient été totalement inoffensifs, si ce n’était que pour une croyance aveugle: la croyance que nous avons collectivement en l’autorité. Ces despotes étaient tous des criminels et ce qu’ils dirigeaient était un exemple ultime de crime organisé. Le nec plus ultra d’une mafia. À la différence que personne n’hallucine que la violence perpétrée par la mafia est légitime, alors que tous s’imaginent que l’appareil étatique que dirigeaient les Staline, Hitler, Napoléon et César de ce monde avait la légitimité de commettre ses méfaits. Laissez-moi le répéter pour être certain que vous compreniez pleinement la portée de ce que je vous dis: Alors que ces tyrans perpétraient leurs crimes, peu de gens à l’époque ne questionnaient leur autorité considérée comme légitime. L’État, après tout, est la seule institution qui a le droit l’égal d’initier la violence contre des individus paisibles. Les chefs d’état sont donc au-dessus des lois. Mao disait que le pouvoir provenait de la bouche d’un fusil et les tyrans contrôlaient tous les fusils.

Notre société est basée sur la prémisse hobbesienne que puisque l’homme est un loup pour l’homme, nous devons céder nos pouvoirs individuels à un Léviathan qui maintiendra la paix. Sauf que j’imagine que Hobbes n’avait pas prévu que son Léviathan devienne criminel. Pourtant, il aurait dû savoir que si certains hommes désirent exploiter leurs semblables, la position à laquelle ces hommes vont aspirer sera le haut de l’échelle politique. Quoi de mieux pour un psychopathe de se retrouver au-dessus des lois et pouvoir ainsi victimiser et exploiter les autres impunément. Peu importe les protections constitutionnelles instituées pour éviter une telle éventualité, ce n’est vraiment qu’une question de temps pour qu’un mégalomane se retrouve aux rennes du pouvoir. L’Histoire l’a pourtant amplement démontré. Malgré cela, nous refusons obstinément d’apprendre ces leçons et nous continuons de les placer en position d’autorité. Nous avons tellement peur de tomber sous la coupe de criminels que nous leur construisons le parfait instrument pour nous dominer et nous victimiser: l’État dont, par patriotisme, nous faisons une vénération quasi-religieuse.

Le vrai problème

Mme Elgrably-Levy a parfaitement raison de dire que nous devons construire une société où les droits des uns se terminent là où les droits des autres commencent. Le vrai problème qu’elle n’a pas voulu aborder est qu’une telle société ne pourra jamais exister tant et aussi longtemps que nous sentirons le besoin, au nom de la sécurité, d’élever certains hommes au-dessus de nous et de leur donner le pouvoir de gérer nos vies et nous imposer leur vision par la force.



Une leçon de libéralisme pour Jeff Fillion

simard et belzile

Par Pierre Simard (ENAP) et Germain Belzile (HEC)

La liberté d’expression est-elle le point central de l’affaire Fillion? Pas vraiment : Jeff la récupérera dès lundi matin sur Radio Pirate. C’est plutôt une leçon de libéralisme qu’a reçue l’animateur pro-liberté.

Jeff Fillion n’ira pas en prison pour son malheureux « tweet ». Personne ne l’a d’ailleurs forcé à l’effacer ou à fermer son compte Twitter. Il serait même hasardeux de faire la démonstration que ce gazouillis dépasse les limites légales de la liberté d’expression. On ne parle pas ici d’obscénité, de diffamation ou d’incitation à la haine.

Mais que s’est-il passé? L’affaire Fillion n’est qu’une banale histoire de droit de propriété; une affaire de relation contractuelle avec son employeur. Rien de vraiment exceptionnel.

Une société dite libérale protège la liberté en général. La liberté d’expression doit cohabiter avec les droits de propriété et la liberté de contrat. Ce qui veut dire qu’on peut tenir les propos que l’on veut, à condition de n’agresser personne, de respecter la propriété des autres et les contrats qu’on a volontairement signés.

Sur les ondes de Radio Pirate, Jeff Fillion assume lui-même le coût de ses propos désobligeants, car il est propriétaire de son entreprise. Sur Radio Énergie, c’est Bell qui assume le coût de ses errances, puisque Jeff n’est qu’un employé.

Au lendemain du fameux gazouillis, ses employeurs ont simplement exercé leur droit de propriété. Bell a estimé que le coût de confirmer Fillion dans son emploi dépassait les avantages anticipés de le garder au micro. Même chose pour les propriétaires du restaurant Le Cosmos, qui ont mis fin à leur association avec lui et retiré de leur menu le « Burger à Jeff ».

Est-il besoin de rappeler que Radio Énergie et le Cosmos sont des entreprises privées, dont les gestionnaires cherchent généralement à maximiser les profits? La programmation et le menu sont choisis en ce sens.

Aujourd’hui, Jeff Fillion peut encore exercer sa liberté d’expression, mais il doit se résigner à accepter la liberté de Bell de ne plus lui confier de tribune pour le faire. Le 98,9 est toujours maître de sa programmation et du choix de ses animateurs.

Quant aux clients mécontents du congédiement de l’animateur ou du changement de menu au Cosmos, ils sont libres de voter avec leurs jambes (ou leurs oreilles!). Et c’est bien ainsi. Il n’y a que dans les pays totalitaires où c’est l’État qui décide ce que l’on peut entendre ou manger.

Le seul cheval de bataille de Jeff Fillion, c’est de vérifier si Bell a failli à ses engagements contractuels. Pour le reste, ses admirateurs pourront toujours l’écouter à Radio Pirate aussi longtemps que des commanditaires accepteront de s’y associer. Parce que c’est aussi ça, la liberté, Jeff!

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Les auteurs sont respectivement professeur à l’ENAP Québec et maître d’enseignement à HEC Montréal.