Archives de catégorie : Science

Une autre preuve de mauvaise foi sur le climat

Par Philippe David

Ce matin, on a porté à mon attention encore un autre article qui propose de prouver qu’il y a consensus scientifique sur l’hypothèse anthropogénique du climat.  L’article du site Popular Science date de janvier 2014, donc il n’est pas récent. Il cite deux études du géochimiste James Laurence Powell qui a examiné des échantillonnages de littérature scientifique (respectivement 2 258 articles publiés entre novembre 2012 et décembre 2013, et 13 950 articles publiés entre 1991 et 2012) et a fait un recensement de tous les articles rejetant explicitement l’hypothèse anthropogénique ou endossant explicitement une autre cause du réchauffement.  Il ne semble y avoir rien d’autre comme résultats transpirant de ces deux études. L’auteur semble croire que ces résultats prouvent définitivement le consensus scientifique sur les causes anthropique du réchauffement climatique récent. Comme je vais le démontrer, ces deux études, qui n’ont rien de scientifique, en passant, ne prouvent qu’une chose et c’est la mauvaise foi des partisans de la théorie anthropogénique. Voici les résultats:

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Seulement 1 auteur sur 2258 papiers rejette le réchauffement anthropogénique.

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Sur 13 950 articles, seulement 24 rejettent explicitement l’hypothèse anthropogénique. Wow! Dites-vous. Ça doit certainement être une preuve qu’il y a consensus, pas vrai?

Qu’est-ce que ça prouve au juste?

En réalité, rien du tout. Ou du moins, pas ce que les auteurs espèrent prouver. Soulignons dès le départ que ces exercices de recensement d’articles scientifiques n’ont en soi absolument rien de scientifique et ne prouvent d’aucune façon si l’hypothèse anthropogénique est valide ou non. Qu’un tel nombre de papiers scientifiques endossent ceci ou cela ne prouve rien. C’est un sophisme d’appel à la popularité combiné avec le sophisme d’appel à l’autorité que de laisser entendre qu’une majorité de scientifiques endossent telle ou telle hypothèse et en soit, ce n’est pas une preuve que l’hypothèse est valide. Par le passé, de nombreuses hypothèses ont joui d’un consensus pendant des dizaines, voire des centaines d’années pour être finalement invalidées.

Mais là où le bât blesse particulièrement, est que ça ne prend en réalité qu’un papier scientifique démontrant empiriquement que l’hypothèse est fausse pour qu’elle soit invalidée. Or l’auteur des deux études a trouvé au moins 26 papiers qui rejetaient l’hypothèse anthropogénique et qui, on peut le présumer, comportent des preuves empiriques de ce qu’ils avancent, sinon ils n’auraient pas passé la revue par les pairs. Il resterait à vérifier si effectivement ces articles invalident vraiment l’hypothèse anthropogénique mais plutôt que de prouver ce qu’il croyait prouver, M. Powell pourrait, par inadvertance, avoir prouvé tout le contraire en fait. Quelle ironie!

Une preuve de mauvaise foi

Ce n’est certainement pas la première fois qu’on essaie d’étouffer le débat sur le réchauffement climatique en faisant croire qu’il existe un consensus de la communauté scientifique sur la cause du réchauffement. Oreskes, Doran et Zimmerman et Cook et al sont d’autres exemples de tentatives du camp des alarmistes de nous faire avaler cette couleuvre. Toutes ces soi-disant études ont été réfutées par des articles revus des pairs. Toutes étaient de mauvaise foi, prétendant prouver un consensus en additionnant des pommes et des oranges. Cook et al, plus particulièrement, dont les résultats tant vantés d’un consensus de 97% ont été obtenus en rejetant tous les articles n’exprimant aucune opinion et en additionnant tous les article soutenant explicitement ou implicitement que les émission de CO2 d’origine humaine ont un lien quelconque avec le réchauffement actuel, quantifiable ou non, mais en représentant ce résultat comme étant un endossement formel que ces émissions étaient la cause principale du réchauffement (ce que seulement 41 articles sur 11941 exprimait explicitement) et que ce réchauffement est catastrophique (ce qu’aucun des articles n’exprimait et même les rapports du GIEC ne prétendent une telle chose.) C’était carrément de la fausse représentation.

M. Powell aussi fait preuve de la même mauvaise foi en dénichant un petit nombre de papiers scientifique rejetant l’hypothèse anthropique dans un grand échantillonnage et laissant croire que le fait que seulement une si infime minorité rejetant une hypothèse prouve que l’hypothèse est vraie. C’est faux. 

Selon Popper, une hypothèse ne peut jamais être prouvée vraie, elle ne peut qu’être falsifiée. Une hypothèse qui est infalsifiable n’est pas de la science, mais de la pseudo-science. Ce n’est pas moi qui le dit. La démarche scientifique a toujours été comme ça, comme l’explique très bien l’éminent physicien Richard Feynman:

La science n’a jamais fonctionné par consensus. J’aurais été curieux de savoir dans les échantillons de M. Powell, combien affirmaient que les émissions humaines de CO2 est la principale cause d’au moins 50% du réchauffement récent. Je ne serais pas surpris qu’il n’y en ait pas plus que ce que M. Cook a trouvé, soit un infime pourcentage de l’échantillon total. Non seulement un consensus ne prouve rien, mais jusqu’ici, personne n’a réussi à prouver qu’un tel consensus existe.

Alors si quelqu’un vous met encore une autre étude prétendant qu’un consensus existe et que le débat est clos, vous saurez quoi répondre.

Décaper le vernis du GIEC (2e partie)

Par Philippe David

Ceci est la seconde partie de mon résumé du livre de Donna Laframboise intitulé: «The Delinquent Teenager Who Was Mistaken for the World’s Top Climate Expert». Au départ je croyais pouvoir vous résumer ce livre en moins de 1500 mots, mais après avoir commencé, je me suis vite rendu compte que ça ne suffisait pas. Il y a suffisamment  de morceaux juteux dans ce livre pour alimenter des dizaines de textes. Je vais donc vous servir encore quelques morceaux choisis, mais je vous recommande fortement de lire le livre qui ne se vend que pour la somme minime de $4.99 US sur Amazon.com en version Kindle.

Dans la première partie, nous avons vu que dès la création du GIEC, l’ONU avait déjà pipé les dés en limitant son mandat aux seules causes d’origine humaine, ce qui explique déjà beaucoup de choses. Nous avons vu également qu’un nombre significatif de leurs prétendus «experts» sont des étudiant qui n’ont même pas encore leur doctorat (et dans certains cas, même pas de maitrise) et qui n’ont jamais publié quoique ce soit. Nous avons aussi démontré que d’autres ont été embauché strictement pour remplir des quotas de représentativité nationale au détriment de leurs compétences.  

Nous avons aussi révélé que le GIEC est complètement infiltré par des activistes d’organismes comme Greenpeace, le WWF et l’EDF. Que reste-t-il donc à dire au sujet du GIEC? Plein de choses! Après plus de 1500 mots de mon premier texte, je n’ai réussi qu’à égratigner la surface. Allons creuser dans le bois, voulez-vous?

La réalité ne cadre pas avec nos croyances alors nous préférons le virtuel

Un autre groupe très spécial au sein du GIEC est celui des modélisateurs climatiques. Ils ne sont pas des scientifiques dans le vrai sens du terme, mais au GIEC, ils sont des rock stars. Comme vous le savez peut-être déjà, de mon métier je suis consultant en informatique. Même si je n’ai jamais programmé de modèles climatiques, mes 30 années d’expérience dans ce domaine m’ont quand même enseigné ce que même les plus puissants ordinateurs peuvent et ne peuvent pas faire. J’ai d’ailleurs déjà livré ma pensée là-dessus, mais l’éminent physicien Freeman Dyson, qui lui, a travaillé avec ces modèles avait ceci à dire à leur sujet:

«They do not begin to describe the real world that we live in. The real world is muddy and messy and full of things that we do not yet understand. It is much easier for a scientist to sit in an air-conditioned building and run computer models, than to put on winter clothes and measure what is really happening outside in the swamps and the clouds. That is why the climate model experts end up believing their own models.»

Ce qui m’a étonné à ce sujet dans le livre de Donna Laframboise, c’est qu’aucune vérification indépendante n’est faite du travail des modélisateurs. Les mêmes personnes qui écrivent le chapitre des résultats de ces modèles écrivent également le chapitre d’évaluation de ces modèles. Croyez-vous vraiment que si vous demandez à des parents de décrire leur propre petit bébé, ils auront autre chose à dire qu’une intarissable liste d’éloges? En particulier parce que si un jour on décidait, à juste titre, que leurs modèles ne sont qu’un gros gaspillage de temps et d’argent, ils se retrouveraient tous au chômage?

Ces modélisateurs vivent en réalité dans une monde virtuel complètement coupés du monde réel.  Dans cet article de 2007,  cinq d’entre eux font un parallèle entre leurs modèles et une boule de crystal.

«We are now living in an era in which both humans and nature affect the future evolution of the earth and its inhabitants. Unfortunately, the crystal ball provided by our climate models becomes cloudier for predictions out beyond a century or so. Our limited knowledge of the response of both natural systems and human society to the growing impacts of climate change compounds our uncertainty. One result of global warming is certain, however. Plants, animals and humans will be living with the consequences of climate change for at least the next thousand years.» [caractères gras ajoutés]

Sans rire, ils affirment que nous subirons les conséquences du changement climatique pour le prochain millénaire, mais que leur «boule de crystal» devient brumeuse au-delà de 100 ans. Quand on regarde une comparaison des prédictions de leur modèles comparées aux données empiriques de la troposphère, on s’imagine facilement que la boule de crystal devient brumeuse bien avant 100 ans.

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Un processus de sélection des auteurs aussi brumeux que les boules de crystal.

On nous présente également le GIEC comme un modèle de transparence. Mais en réalité, peu de gens comprennent comment le GIEC prend ses plus importantes décisions.  Ainsi, l’enquête de l’IAC révèle entre autre que le processus de nomination des auteurs, ainsi que des cadres du GIEC est plutôt nébuleux. Personne ne sait quels sont les critères de sélection. Lorsqu’une nomination est annoncée, il n’y a pas un mot sur les qualifications de la personne choisie. Nous devons les croire sur parole que ces personnes sont des experts.

Dans la conclusion du rapport (p. 63), l’IAC donne ces recommandations:

«• The IPCC should make the process and criteria for selecting participants for scoping meetings more transparent.
• The IPCC should develop and adopt formal qualifications and formally articulate the roles and responsibilities for all Bureau members, including the IPCC Chair, to ensure that they have both the highest scholarly qualifications and proven leadership skills.
• The IPCC should establish a formal set of criteria and processes for selecting Coordinating Lead Authors and Lead Authors.
• Lead Authors should explicitly document that a range of scientific viewpoints has been considered, and Coordinating Lead Authors and Review Editors should satisfy themselves that due consideration was given to properly documented alternative views.»

De plus, il est important de noter que le rapport signale aussi que depuis sa création, le GIEC n’a aucune politique ou mécanisme de prévention des conflits d’intérêts. La recommandation de l’IAC ne peut pas être plus claire à ce sujet:

«The IPCC should develop and adopt a rigorous conflict-of-interest policy that applies to all individuals directly involved in the preparation of IPCC reports, including senior IPCC leadership (IPCC Chair and Vice Chairs), authors with responsibilities for report content (i.e., Working Group Co-chairs, Coordinating Lead Authors, and Lead Authors), Review Editors, and technical staff directly involved in report preparation (e.g., staff of Technical Support Units and the IPCC Secretariat). »

Le GIEC s’est bien doté d’une telle politique en 2011, mais a indiqué que vu que les auteurs de son prochain rapport ont déjà été sélectionnés, il ne serait pas juste de les soumettre à cette nouvelle politique. Ils ont donc été exemptés.

Dans l’Himalaya, les cerveaux manquent d’oxygène.

Vous vous souviendrez peut-être du scandale des glaciers de l’Himalaya. Cette affirmation faite dans le rapport du GIEC de 2007 qui s’est avéré provenir d’une source douteuse qui n’était pas revisé des pairs? Affaire d’ailleurs promptement étouffée par les médias de masse, ce qui explique pourquoi vous n’êtes pas au courant que les glaciers ne sont en réalité que la pointe de l’iceberg.

En 2008, Rajendra Pachauri s’adressait ainsi à un comité de la législature de Caroline du Nord:

«I want to emphasize that the IPCC by itself doesn’t do any research, it mobilizes the best experts and scientists from all over the world and we carry our an assessment of climate change based on peer-reviewed literature, so everything that we look at and take into account in our assessments has to carry credibility of peer-reviewed publications, we don’t settle for anything less than that. » [caractères gras ajoutés]

En fait, Pachauri répétait constamment que les rapports du GIEC reposaient strictement sur de la litérature revisée des pairs. Quel embarassement lorsque qu’on a découvert que la source des prédictions sur les glaciers de l’Hymalaya n’était pas revisée des pairs. Ce que vous ne savez pas, c’est que ce n’était pas la seule référence dans le rapport de 2007 qui n’était pas revisée des pairs. Loin de là!

Donna Laframboise a demandé à des volontaires pour l’aider à vérifier toutes les références du rapport de 2007. Quarante-trois ont répondu à l’appel et voici les résultats:

  • Sur 18 531 références, près du tiers, soit 5 587 n’étaient pas revisées des pairs.
  • 21 sur 44 chapitres contenaient moins de 60% de références revisées des pairs.
  • Parmi les sources grises citées, on compte des articles de journaux et magazines, des thèses de maitrise et de doctorat non-publiées, des documents de Greenpeace et du World Wildlife Fund,  des communiqués de presse et des papiers de discussion gouvernementaux.

Il se trouve que l’utilisation de litérature grise (non-revisée des pairs) n’était pas interdite et pour être honnête, il serait difficile de s’en priver complètement. Elle était permise dans la mesure ou ces références étaient identifiées comme tel. Mais le GIEC n’était pas foutu de respecter ses propres règles, alors seulement 5% de la litérature grise était identifiée. De plus, aucune exigence n’existe quant au pourcentage de litérature grise utilisée. Si bien que certains chapitres contenaient aussi peu que 15% de références revisée par les pairs!!!  Le rapport d’enquête de l’IAC recommandait d’ailleurs  un resserrement de ces règles (P. 63).

«Clarifying the use of unpublished and non-peer-reviewed sources.

A significant amount of information that is relevant and appropriate for inclusion in IPCC assessments appears in the so-called gray literature, which includes technical reports, conference proceedings, statistics, observational data sets, and model output. IPCC procedures require authors to critically evaluate such sources and to flag the unpublished sources that are used. However, authors do not always follow these procedures, in part because the procedures are vague.

Recommendation:

The IPCC should strengthen and enforce its procedure for the use of unpublished and non-peer-reviewed literature, including providing more specific guidance on how to evaluate such information, adding guidelines on what types of literature are unacceptable, and ensuring that unpublished and non-peer-reviewed literature is appropriately flagged in the report.» [Caractères gras ajoutés]

Non seulement le GIEC n’a pas donné suite à cette recommandation mais l’exigence d’identifier correctement les références à  la litérature grise a été supprimée.

Le 14 avril 2010,  Donna Laframboise a envoyé un communiqué de presse pour révéler les résultats de sa revision des références du 4e rapport d’évaluation du GIEC (AR4). Avouez que ces révélations étaient plutôt surprenantes, considérant que Rajendra Pachauri ne cessait de répéter que le GIEC n’utilise que des références revisées des pairs et que toute autre référence n’est bonne qu’à être jetée aux poubelles

Quelle fût la réaction des médias? Nos journalistes se sont-ils précipités pour frapper à la porte de Pachauri pour lui demander comment il pouvait représenter si faussement les sources sur lesquelles reposent le rapport principal produit par son organisation? Était-il complètement ignorant de son contenu? Comment peut-on encore croire un traitre mot qui sort de sa bouche?

Eh bien non. Tout ce que le public a entendu est… le son des grillons. Silence radio complet. Les gardiens de la démocratie ont tous crû que cette nouvelle n’était pas assez importante pour vous en faire part, malgré que toutes les décisions de nos gouvernements en matière de climat, coûtant des centaines de milliards en deniers publics, reposent entièrement sur la crédibilité des rapports d’évaluation du GIEC.

Je reste sans mots devant une telle omerta irresponsable de la part des médias. De quoi donner de la crédibilité à de nombreuses théories du complot.

Il me reste encore du matériel pour une troisième partie. À suivre…

Pour en finir avec le soi-disant consensus scientifique: Cook et al. 2013

Par Philippe David

Les réchauffistes ne cessent de nous répéter que 97% (ou 98%, c’est selon) des scientifiques du climat sont d’avis que la Terre se réchauffe, que 95% (selon le GIEC) serait causé par l’activité humaine et que ce réchauffement est dangereux.  Le président Obama lui-même l’a affirmé sur Twitter et récemment, Radio-Canada a fait le même genre d’affirmation dans une bande dessinée sur sont site web. Oublions pour un moment le fait que le terme « consensus » n’est pas un terme scientifique, mais plutôt un terme politique. En réalité en science il importe peu qu’une hypothèse semble brillante, qu’elle soit issue d’un cerveau également brillant ou combien de gens brillants l’approuvent. Il ne suffit que d’une personne avec des preuves reproductibles pour complètement l’invalider. Alors contentons nous simplement de répondre à la question «Mais d’où provient ce chiffre?»

Cook et al. 2013, un pseudo-consensus

La source de ce 97 ou 98% de consensus est apparemment une étude non-scientifique de comptage d’abstraits de 11 941 articles scientifiques trouvés sur l’internet à l’aide de certains mots-clés par un blogueur australien activiste climato-alarmiste du nom de John Cook et de quelques associés. (Vous trouverez son blogue ici. ) Ce que M. Cook affirme comme conclusion de cette étude est que 97% des articles qu’il a compilés qui expriment une opinion (sur les 11 941 articles) endossent l’hypothèse que la Terre se réchauffe et que nous en sommes la cause. Soulignons ici qu’on parle d’un nombre d’articles scientifiques et non de scientifiques. Donc ceux qui affirment que 97% des scientifiques endossent l’hypothèse anthropogénique du réchauffement basé sur cette étude ont déjà tout faux. De plus, nulle part dans cette étude est-il mention que ce réchauffement est dangereux. 

Pour votre bénéfice, je suis allé télécharger ses données qui sont téléchargeables en format texte délimité par des virgules ici et je les ai importé dans Excel. J’ai rendu mon fichier Excel accessible ici pour que vous puissiez vérifier tout ce que j’ai fait.  M. Cook et ses assistant ont examiné les abstraits des 11 941 articles (pas les articles eux-même, mais seulement les abstraits) et les ont catégorisés comme suit:

Cook et al 2013 - tableau
Cook et al – Répartition des articles (RCA = Réchauffement Climatique Anthropique)

Notez ici que pour une raison obscure, Cook quantifie son niveau de certitude à seulement 50% ou plus dans l’évaluation des articles alors que le GIEC le fixe à 95%. Il y a fort à parier que très peu d’articles dans son échantillonage satisfaisaient le critère de 95%. Les articles dans la seconde catégorie affirment qu’il y a réchauffement, que l’activité humaine peut y être pour quelque chose, mais ne quantifient pas à quel point l’activité humaine est responsable. Croyez-le ou non, mais la plupart des papiers écrits par des scientifiques sceptiques comme Richard Lindzen, Judith Curry ou John Christie pourraient facilement se retrouver dans cette catégorie.  La troisième catégorie contient des articles qui n’affirme pas en toutes lettres que le réchauffement est causé par l’activité humaine, mais assument que c’est le cas. On peut sérieusement se demander vraiment à quel point ces articles peuvent  faire partie d’un consensus.  Notez bien que tous les articles ont été revisés par les pairs et que tous et chacun font référence au climat d’une façon ou d’une autre.

Quoi qu’il en soit, j’ai pris ces données et je me suis amusé à les représenter graphiquement:

Cook et al 2013
Cook et al 2013 – Répartition générale (cliquez pour agrandir)

On voit les 2/3 de l’échantillonnage n’expriment aucune opinion sur la cause du réchauffement, mais supposément, il y aurait consensus. Eh ben! Ça fait beaucoup de papier ça. Continuons en départageant ceux qui endossent un réchauffement dont les homme seraient responsables à un degré ou à un autre versus ceux qui d’une façon ou d’une autre rejettent cette thèse, tout en gardant ceux qui n’expriment pas d’opinion.

Cook et al 2013 - Endosse-rejette-sans pos

On voit que ceux qui rejettent carrément la théorie anthropogénique ne sont qu’un nombre infime comparativement à ceux qui endossent que l’activité humaine est au moins partiellement responsable. 

Cook et al 2013 - pseudo-consensus

Voici le pseudo-consensus de Cook. Cook a tout simplement éliminé tous les papiers n’exprimant aucune opinion et a tout simplement calculé la proportion de papier appuyant une réchauffement causé par l’homme que ce soit implicite ou explicite et que ce soit quantifié ou non et oppose ça aux papiers qui rejettent toute responsabilité humaine et arrive à un résultat de 97%. Étrangement, moi j’arrive à 98% avec les mêmes données. Cependant je ne m’obstinerai pas pour un pourcent. Chose certaine, je n’ai altéré les données d’aucune façon. 

Nous voilà donc avec quelque chose qui ressemble à un consensus écrasant, sauf qu’il y a un petit problème avec ça. Comme je l’ai expliqué, la plupart des scientifique sceptiques peuvent facilement tomber dans la catégorie 2,  c’est à dire les articles endossant la thèse que l’homme contribue au réchauffement à un degré non-spécifié. Voyez-vous, même un article exprimant que le soleil est la principale cause du réchauffement, mais que l’activité humaine y joue un rôle limité pourrait facilement se retrouver dans cette catégorie et il y a effectivement un bon nombre de ces papiers dans cette catégorie. Leurs auteurs ont même dénoncé Cook comme faisant de la fausse représentation en incluant leur travail dans son «consensus».  Peut-on honnêtement dire que ces papiers affirment que l’activité humaine est vraiment la cause principale du réchauffement?  Par la même occasion, l’idée d’inclure les articles qui n’endossent qu’implicitement la thèse anthropogénique peuvent-ils honnêtement être comptés comme exprimant que l’activité humaine est la cause principale du réchauffement climatique des 60 dernières années? Font-ils vraiment partie de ce consensus? La réponse doit forcément être non. Dire qu’il y aurait un consensus de 97% que l’activité humaine influencerait le climat de façon inquantifiable ne nous apprend absolument rien de nouveau et ne prouve absolument pas que l’activité humaine est la cause principale du réchauffement.

Conclusion

L’étude de Cook et al. ne prouve d’aucune façon qu’il y a consensus, ni que le récent réchauffement est causé par l’activité humaine à la hauteur de 95%. Il prouve plutôt le contraire. Dans tout l’échantillonnage, le pourcentage d’articles affirmant avec certitude que le réchauffement que l’activité humaine est responsable du réchauffement n’est que de 0,54%, pas 97%! On est à des années-lumières du prétendu consensus.

Cook et al 2013 - RCA 50+

Comme je l’ai dit et répété, un consensus n’a aucune valeur scientifique, alors même si 97% des tous les papiers scientifiques sur le climat affirmaient avec certitude que l’activité humaine est la cause du réchauffement climatiques récent, il ne suffirait qu’un d’un papier démontrant conclusivement, données à l’appui, que la cause du réchauffement est un facteur naturel pour tout jeter par terre. L’évocation d’un consensus n’est en réalité qu’un sophisme d’appel à la popularité. 

La réalité est que même dans le vaste échantillonage de 11 947 articles scientifique de Cook et al, il n’y a qu’une infime minorité qui endossent la thèse que la cause principale du réchauffement est l’activité humaine.  Tous les autres ne disent absolument rien de la sorte et rien de cette étude ne permet d’affirmer qu’il est dangereux. Voilà pour le pseudo-consensus. Dans un prochain billet, j’entend exposer comment c’est possible que le GIEC établisse à 95% le niveau réchauffement causé par l’homme alors que nous savons qu’il y a si peu d’articles scientifiques qui endossent cette thèse.

Note:

Un article revisé par des pairs a ré-éxaminé l’échantillonage d’articles utilisé dans Cook et al et a déterminé que le nombre d’articles endossant l’hypothèse que le réchaufement est causé par l’activité humaine à plus de 50% est en réalité 41 et non 64. 

Ajout: 

Personne ne m’a encore fait la remarque qu’il existe d’autres études qui prouvent le consensus scientifique tel que Doran & Zimmerman (2009), Anderegg et al. (2010) et Oreskes (2004),  mais au cas où vous seriez tenté de le faire, sachez que tous ont été réfutés par de la littérature revisée par des pairs. Vous trouverez une liste ici avec tous les liens vers ces réfutations.

Le graphique frauduleux de la Maison Blanche

Par Philippe David

Quand on s’intéresse à divers sujets et qu’on fouille le net pour se documenter un petit peu, c’est fou les choses qu’on peut trouver. Par exemple, sur le site de la Maison Blanche se trouve un texte intitulé «Why We Have to Act on Climate Now — In One Chart». Le graphique auquel le titre fait référence est celui-ci:

120715_chart_120315_co2

Effrayant, n’est-ce pas? En le regardant, on croirait effectivement à une croissance phénoménale des températures et la ligne de la croissance du CO2 semble montrer une corrélation parfaite. Voilà la preuve irréfutable que nous sommes responsables du réchauffement, n’est-ce pas? Désolé, mais c’est faux.

Jouons à «Qu’est-ce qui cloche dans ce graphique?»

Parce que voyez-vous, ce graphique est frauduleux. Il a été manipulé pour sur-amplifier les données et donner l’impression d’une fausse corrélation. Pouvez-vous me dire ce qui cloche? Non? Regardez attentivement le graphique.

Si vous avez remarqué que l’axe des Y est tronqué pour ne montrer que la température entre 56 et 59 F,  je vous donne deux morceaux de robot. Plus, si vous avez également remarqué que l’axe des y du graphique de CO2 a également été tronqué pour éliminer tout en dessous de 260 ppm pour mieux donner une fausse impression de corrélation, vous gagnez le gros lot. 

Voyez-vous, la troncation de ces axes a pour effet de sur-amplifier le tracé et le rendre beaucoup plus dramatique. C’est un trucage très fréquemment utilisé d’ailleurs. Voici le même tracé de température si on le représente avec l’axe des Y intact:

Global-2-copy

Tremblez-vous de peur maintenant? Si on la comparait avec la courbe de CO2 maintenant, vous croyez qu’il y aurait une corrélation? Voici un tracé des anomalies de température (c’est-à-dire basé sur les variations de température plutôt que des températures absolues), basé sur les données du Hadley Met Center et du East Anglia Climactic Research Unit (HadCRUt), comparé au tracé des émissions anthropiques de CO2:

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J’attire ici votre attention sur le fait que le graphique représente mieux les données puisqu’on parle en réalité d’infimes variations de dixièmes de degrés. C’est pourquoi on n’utilise pas habituellement des graphiques basés sur des températures absolues, qui ne révèlent en réalité pas grand-chose. Notez que le réchauffement n’est pas linéaire, mais qu’il donne plutôt une forme d’escalier alors que les émissions de CO2 donnent une courbe linéaire. Nous ne pouvons donc pas établir de corrélation par la simple comparaison de ces courbes. Cependant, si la corrélation existait, on verrait la pente des phases de réchauffement devenir de plus en plus abruptes au fur et à mesure que les émissions de CO2 accélèrent. Voyez-vous une différence dans l’angle des trois pentes montantes du tracé des anomalies de température? Non? Moi non-plus.

Le graphique clame également que la pollution carbonique est à son plus haut niveau dans l’histoire humaine, ce qui est vrai. Sauf qu’à l’échelle que vit la Terre, l’existence humaine est équivalente à un clin d’oeil. Si on regarde l’évolution des concentrations de CO2 dans l’atmosphère, à l’échelle géologique, on constate que le CO2 a été à des concentrations beaucoup plus élevées pendant la plus grande partie de l’évolution de la vie sur cette planète. Si le CO2 était si nocif, comment se fait-il que nous soyons là? Dans les faits, nous vivons une disette historique de CO2 par rapport à l’évolution de la Terre.

Phanerozoic_Carbon_Dioxide

Si la vie a su fleurir sur cette Terre (incluant les ancêtres évolutifs de toutes les espèces actuelles, nous y compris) pendant des centaines de million d’années avec des niveaux de CO2 et des températures beaucoup plus élevées que ce que nous avons présentement, c’est quoi le problème?

Signe de la faiblesse de l’hypothèse anthropogénique

Ce graphique, loin de prouver l’hypothèse anthropogénique des changements climatique, tend plutôt à la discréditer. Si ce graphique est ce que la Maison Blanche, qui pourtant dépense plus de $4 milliards/an en recherches pour prouver que l’activité humaine est le facteur principal qui influence le climat, a de mieux à offrir pour prouver qu’il y a urgence d’agir en matière de climat, alors c’est un échec cuisant!

On ne cesse de nous dire qu’il y a consensus. Que la science est sans équivoque et indisputable. Si c’est le cas, pourquoi est-ce que le gouvernement le plus puissant de la planète aurait besoin d’utiliser un graphique frauduleux pour convaincre ses citoyens? Et si les instances les plus élevées de ce gouvernement s’abaissent à ce genre de pratique, qu’est-ce que ça dit au sujet de la crédibilité de ses agences impliquées activement dans l’étude du climat?

Maintenant vous savez pourquoi je suis sceptique…

En boni…

Consultez cette vidéo pour voir d’autres exemples de manipulation de données et de graphiques par les défenseurs de la rectitude climatique…

Les humains causent-ils vraiment les changements climatiques?

Par Pierre-Guy Veer

(Réplique à un texte récent de propagande de Radio-Canada – Que le Huffington Post a refusé de publier.)

  • Bonjour! Les changements climatiques sont naturels et l’influence humaine, s’il y en a une, est difficile à cerner.
  • PFFF! Même pas vrai, les médias montrent constamment que les humains sont la principale cause.
  • Ah non, un réchauffiste!
  • Les changements climatiques s’accélèrent à vitesse grand V depuis 150 ans.
  • Certes, le climat se réchauffe depuis 150 ans… suite à la fin du minimum de Dalton. Toutefois, il y a stagnation des températures depuis presque 19 ans malgré une augmentation constante du CO2.
  • C’est faux! Le bâton de hockey de Michael Mann montre que les températures ont connu une hausse spectaculaire depuis le début de l’ère industrielle.
  • Le graphique de Mann a été débusqué à au moins 20 différents endroits sur la planète déjà, dans des études révisées par les pairs.
  • Alors ces scientifiques ont été payé par les grandes pétrolières ou les frères Koch!
  • La source du financement est sans importance. Ce sur quoi il faut se concentrer est la méthode utilisée pour savoir si elle peut être répliquée. D’ailleurs, si la source de financement est si cruciale, pourquoi ne critique-t-on pas cette recherche financée par un milliardaire « vert »? Ou celles financées à coup de milliards par les gouvernements? Ou les milliards reçus par des lobby environnementaux des pétrolières? Ces fonds sont-ils exempts d’intérêt personnel?
  • Mais ces recherches ne font que confirmer le très vaste consensus sur la cause humaine du réchauffement climatique!
  • Si tu te réfère au fameux consensus de 97 %, il n’existe pas. Il est soit basé sur un sondage avec un échantillon de 79 personnes ou sur une étude menée par un bédéiste australien qui fut montée de toute pièce. C’est tellement gros que plusieurs scientifiques ont dénoncé la mauvaise appropriation de leurs recherches.
  • Mais les extrêmes climatiques deviennent de plus en plus extrêmes!
  • Il n’y a pas de tendance à la hausse dans le nombre d’ouragans ni dans leur force depuis qu’on les compte minutieusement. D’ailleurs, Wilma fut le dernier ouragan majeur (catégorie F3 +) à toucher terre aux États-Unis, soit plus de dix ans, la plus grande disette du genre. L’indice Palmer montre qu’il n’y a aucune tendance à la hausse des pluies diluviennes ni des sécheresses. Parlant de sécheresse, celle en Californie n’a rien d’exceptionnelle; l’État en a connu des pires dans le passé. Finalement les tornades fortes sont aussi à la baisse, de même que leur nombre absolu.
  • De toute façon, tu n’es pas un scientifique et ne peux pas parler du climat.
  • Certes, je suis journaliste spécialisé en économie-politique. Mais la formation est ce qui détermine de ce dont on peut parler, pourquoi Stephen Guilbeau, Al Gore et John Cook sont-ils considérés des références? David Suzuki, qui se spécialise en génétique et en zoologie et qui ne sait pas de quoi il parle? Naomi Klein, auteure qui veut utiliser la question climatique pour promouvoir son agenda socialiste?
  • Bon, bon le chat conspirationniste sort du sac!
  • Elle n’est pas la seule. Des hauts placés à l’ONU le disent au grand jour, des milliardaires qui ont profité du capitalisme le veulent aussi; finalement on n’a qu’à regarder qui participe aux « marches du peuple» pour connaître le but avoué de celles-ci. Regardons également le modus operandi des gouvernements pour tenter de combattre le réchauffement-changement-dérangement climatique : plus de taxes, plus de réglementation et moins de liberté. Ça me parait très socialiste.

Bref, si les réchauffistes veulent convaincre les sceptiques qu’ils ont raison, ils devraient plutôt s’acharner à utiliser la méthode scientifique qu’ils chérissent tant. À la place, ils ont recours à l’intimidation, à la censure, aux fantasmes de violence et aux mensonges répétés de mythes maintes fois débusqués. Aussi ont-ils peur d’admettre les failles de leurs méthodes en n’admettant que ce qui confirme l’hypothèse de départ, quand ils ne sont pas en train « d’accélérer » du processus de recherche.

Les sophismes honteux de Radio-Canada

Par Philippe David

La semaine dernière, Radio-Canada s’est adonné à un exercice de propagande qui aurait gonflé de fierté Josef Goebbels lui-même en publiant une bande dessinée ridiculisant les climato-sceptiques sur son site Web. On aurait cru lire la Pravda soviétique au bon vieux temps de la Guerre Froide.

Essentiellement, selon cette BD, il existerait deux types de personnes. Les bonnes qui croient à l’hypothèse du réchauffement climatique anthropogénique (causé par l’homme) et les gros colons de négationnistes du climat, abreuvés par ces méchantes  radios-poubelles de Québec et autres sources d’information douteuses.

Sophisme - définition

Pour démontrer  à quel point cette bande dessinée est mensongère, j’y ai relevé pas moins de quatre sophismes différents. Sans plus tarder, je vous les énumère.

RC BD Climatosceptique 2

  1. L’épouvantail (ou la caricature)
    La bande dessinée fait une caricature des climato-sceptiques en les faisant passer pour des ignares qui boivent de la bière et ne tiennent leurs informations que de sources douteuses pour mieux les ridiculiser. Cependant, cette technique évite toute critique honnête de leurs véritables arguments. Ce n’est pas en abattant une représentation caricaturale d’un adversaire que vous prouvez que vous avez raison. Au contraire, vous faites preuve de malhonnêteté intellectuelle.

    RC BD Climatosceptique 1

  2. L’appel à la popularité
    Radio-Canada tente aussi de faire valoir que les climato-sceptiques ont tort en faisant appel à un supposé consensus de 97% des scientifiques. Ça aussi c’est fallacieux. Même en supposant que 97% des scientifiques s’accordaient pour dire que 2+2=5, ça ne change rien au fait que c’est mathématiquement faux. Donc qu’il existe ou pas un consensus de scientifiques qui disent que la Terre se réchauffe, que ce réchauffement est principalement causé par l’activité humaine et qu’il est dangereux (et il a été maintes fois déboulonné d’ailleurs) ne prouve absolument pas en lui-même que cet énoncé est vrai. Dois-je rappeler qu’on a déjà cru dur comme fer que le Soleil tournait autour de la Terre et que l’homme ne pouvait survivre à voyager à plus de 25 milles à l’heure. Une hypothèse n’est pas vraie parce qu’elle est populaire, elle ne peut être vraie que si elle est soutenue par des faits vérifiables et confirmée par l’expérimentation. La science ne fonctionne pas par consensus, elle est plutôt anti-consensus. Il ne suffit que d’une personne ayant des preuves empiriques qu’une hypothèse est fausse pour invalider cette hypothèse.

    RC BD Climatosceptique 3

  3. L’appel à l’autorité
    Radio-Canada prétend dans sa BD qu’une personne qui n’a pas une formation scientifique n’est tout simplement pas qualifiée pour prendre part à ce débat. Quelle ironie alors que le principal « expert » que Radio-Canada présente constamment lorsqu’il est question de changement climatiques, Stephen Guilbeault, a étudié en théologie et en sciences politiques et n’a même pas complété de diplôme alors que Reynald Duberger, géologue et sismologue diplômé et enseignant retraité de l’UQAC est banni de ses ondes. Mais qu’à cela ne tienne, le manque d’une formation formelle en sciences en général et en climatologie en particulier n’est pas une preuve en elle-même que ses arguments sont faux quoiqu’évidemment, une personne ayant une formation dans le domaine a de meilleures chances de savoir de quoi il parle. Quoi qu’il en soit, les climato-septiques ne sont pas tous des profanes. Il y a même 31 487 scientifiques américains de diverses disciplines, dont 9029 avec des PhD et qui sont tous qualifiés pour évaluer les mérites de l’hypothèse anthropogénique et  sont tous des sceptiques de cette hypothèse. Grands nombres de ces  scientifiques travaillent dans les sciences climatiques et des sciences connexes. Ça commence à faire beaucoup de sceptiques qui ne sont pas nécessairement des ignares qui s’abreuvent de la radio de Québec  et il y en a beaucoup d’autres provenant de tous les pays du monde. Certains ont même travaillé pour des organismes comme la NASA et ont même participé à la rédaction et la révision des rapports du GIEC.

    RC BD Climatosceptique 4

  4. L’attaque ad hominem
    Ce sophisme consiste à attaquer le messager plutôt que de réfuter le message lui-même. C’est l’arme de prédilection des paresseux intellectuels. Par exemple, insinuer que la personne argumente contre la thèse anthropogénique parce qu’elle est à la solde des grandes pétrolières, comme si parmi ceux de l’autre camp, il n’y en a pas qui s’en sont mis plein les poches soit par subvention gouvernementale ou par les industries vertes (Comme Al Gore qui est devenu des centaines de fois millionnaire depuis son petit film de propagande. C’est payant le catastrophisme, n’est-ce pas?). Il y a des gens qui agissent par intérêt personnel dans les deux camps et ce n’est pas leurs motivations qui comptent, comme pour tous les autres sophismes, seul le poids de leurs arguments décide qui dit vrai et qui dit faux.

     

    Financement du gouvernement américain pour les recherches climatiques
    Financement du gouvernement américain pour les recherches climatiques
    Financement climato-sceptique - Source: Greenpeace
    Financement climato-sceptique – Source: Greenpeace

Bref, on voit souvent les gens de Radio-Canada regarder de haut les stations de radio d’opinion de Québec en les traitant de « radios poubelles » pour ensuite produire des torchons démagogiques de la sorte aux frais des contribuables en plus. En tant que diffuseur d’État, Radio-Canada devrait plutôt garder une certaine réserve et présenter un contenu plus équilibré. Cependant il y a longtemps que j’ai renoncé à l’espoir que ça se produise un jour.

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Errata: Dans une version antérieure de ce texte, j’ai écrit par inadvertance Hermann Goebbels plutôt que Josef Goebbel. Milles excuses pour l’erreur. Elle est maintenant corrigée. Merci à ceux qui me l’ont signalée.

Non, le GIEC n’est pas un organisme objectif.

Par Philippe David

Beaucoup de gens considèrent que le Groupe d’experts Intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) est l’autorité suprême en matière de climat sur cette planète et que comme telle, toute information émanant de cette organisation doit être traitée comme l’Évangile, irréprochable et inattaquable. Ce dogme n’est qu’une autre indication que les partisans de l’hypothèse (parce que ce n’est même pas encore une théorie au sens scientifique) du réchauffement climatique causé par les humains tient d’une foi religieuse plutôt que de faits scientifiques vérifiables.

Dans la réalité, le GIEC n’est pas un groupe scientifique du tout, mais plutôt un lobby politique dont le but n’est pas de déterminer quelle est la cause réelle du réchauffement de façon objective et non-biaisée, peu importe quelle pourrait être cette cause, mais plutôt de fournir une justification pseudo-scientifique  à la notion que la civilisation humaine est responsable du réchauffement climatique et de « suggérer » les moyens de mitiger les effets de ce réchauffement sont nous sommes supposément coupables. On n’a pas à aller chercher plus loin que la charte de cet organisme pour se rendre compte que pour lui, cette conclusion était pré-ordonnée depuis le début de sa création. Je cite:

Le GIEC a pour mission d’évaluer, sans parti pris et de façon méthodique, claire et objective, les informations d’ordre scientifique, technique et socio-économique qui nous sont nécessaires pour mieux comprendre les fondements scientifiques des risques liés au changement climatique d’origine humaine, cerner plus précisément les conséquences possibles de ce changement et envisager d’éventuelles stratégies d’adaptation et d’atténuation. [ caractères gras ajoutés. ]

Ce passage de la charte du GIEC spécifie en toutes lettres que son mandat se limite exclusivement au « changement climatique d’origine humaine », ce qui veut dire que les bonzes du GIEC se foutent éperdument de toute autre cause possible et ne considèrent que l’activité humaine comme cause possible aux changements climatiques alors que le lien entre ces changements et l’activité humaine est loin d’être évident à la lumière de la pause du réchauffement qui dure maintenant depuis plus de 17 ans (ce que la NASA, le NOAA et le GIEC admettent),  alors que le niveau de CO2 continue d’augmenter et rejoint maintenant les 400 ppm.

C’est pour ça que j’ai tendance à sursauter quand je vois le conseil des normes de publicité condamner un panneau publicitaire qui défie l’orthodoxie réchauffiste à titre de publicité trompeuse.

publicité - Friends of Science

La seule chose qu’on peut vraiment trouver de mensonger dans cette publicité, c’est que si nous ne savons pas vraiment si le soleil est LA cause du réchauffement, nous n’avons pas de preuves solides non-plus qu’il soit causé par l’homme. Alors de faire des publicités évoquant des catastrophes climatiques est tout aussi mensonger.

Selon un des plaignants, Michel Groulx, vice-président de l’ACS:

«Si le soleil contribue au changement climatique, sa contribution est minime, précise Michel Groulx. Il y a une accélération des changements climatiques et c’est l’activité humaine qui est en cause nous dit le GIEC. Il n’existe pas de corrélation que le soleil ait pu agir sur le climat sur une période aussi courte.»

Comme je l’ai démontré plus haut, le GIEC n’existe que pour une raison, convaincre le monde que la cause des changements climatiques est l’homme et que le seul remède est une réduction radicale de notre consommation énergétique et de notre niveau de vie. Cet organisme n’a aucun intérêt à ce que le réchauffement provienne de causes naturelles, malgré certaines évidences. J’ignore si effectivement le soleil est LA cause principale, mais je vous laisserai le choix de décider si le 3,27% du 4% total de CO2 que la race humaine émet dans l’atmosphère a une plus grande influence sur le climat que la grosse boule orange dans notre ciel, sans laquelle il n’y aurait aucune chaleur sur terre.