Archives de catégorie : Technologie

Cyberattaques : comment ne pas vous faire prendre.

Par Philippe David

Je travaille dans le milieu de la technologie de l’information depuis plus de 30 ans alors évidemment, une partie de mon travail comprend la gestion des risques de sécurité dans l’entreprise ou je travaille actuellement (dont je tairai le nom). Donc les cyberattaques comme celles de ce weekend sont une préoccupation quotidienne et je peux affirmer que ça tombe en plein dans mes cordes. Je suis heureux de dire qu’aucun de nos systèmes n’a été touché par cette attaque, mais ça n’empêche pas que nous recevons fréquemment le genre de courriel utilisé pour transmettre des virus comme le virus «Wannacry» (et oui, il porte bien son nom parce que si vous vous retrouvez infecté de ce virus, vous aurez certainement envie de pleurer). Une pièce-jointe dans un courriel est une méthode courante pour transmettre des virus à ceux qui ne portent pas top attention à ce qu’ils reçoivent.  C’est pourquoi certaines précautions s’imposent.

La vigilance est votre première ligne de défense

Même si votre ordinateur est équipé d’un logiciel antivirus, d’un pare-feu et que ceux-ci et votre système d’exploitation (Windows, par exemple) sont scrupuleusement maintenus à jour, ça ne garantit pas que vous ne pouvez pas être infecté. Des nouveaux virus surviennent fréquemment et de nouvelles failles peuvent être découvertes dans votre système d’exploitation et peuvent passer inaperçues pendant des semaines avant que les fabricants de ces systèmes en découvrent l’existence et colmatent la brèche. Pendant ce temps,  vous pourriez être vulnérable. Alors s’il est certainement nécessaire de maintenir vos logiciels de sécurité et votre système d’exploitation à jour,  la vigilance demeurera toujours de mise.

Les pirates informatiques aiment bien essayer de vous leurrer avec des courriels à l’allure officielle et des fichiers avec un nom qui suggère une facture ou quelque chose du genre.  Ce à quoi il faut porter attention c’est la provenance du courriel en premier. Est-ce qu’il provient d’une compagnie avec laquelle vous faites affaire? Si la réponse est non, alors il devrait d’ores et déjà être considéré comme suspect. Deuxièmement, est-ce que le document qu’il contenait était sollicité de votre part? Un fournisseur de service envoie rarement des fichiers que vous n’avez pas sollicités. Donc il y a peu de chance qu’un de vos fournisseurs vous envoie des fichiers sans que vous vous en attendiez. Un fournisseur ne vous enverra pas soudainement des factures par courriel si ce n’était pas convenu dès le départ qu’il vous les transmette de cette façon. Donc de recevoir une facture, comme ça, de façon inattendue, devrait faire sonner des clochettes dans votre tête.

Même si le courriel provient d’un ami, vous avait-il prévenu qu’il vous enverrait un fichier quelconque par courriel? Sinon, ce serait probablement une bonne idée de le contacter et vérifier si le courriel provient bien de lui. Beaucoup de virus, une fois installés dans votre système, vont utiliser votre liste de contacts de courriels pour s’auto-expédier à tous vos contacts donc c’est une sage précaution à prendre. Si votre ami est infecté, le courriel aura été envoyé à son insu et donc, quand vous le contacterez, il ne saura évidemment rien du courriel en question et vous saurez alors qu’il vaut mieux ne pas ouvrir ce fichier.  La règle d’or est de toujours se méfier des pièces jointes dans les courriels.

Avez-vous des copies de sécurité?

Une précaution qui est fréquemment oubliée c’est de faire des copies de sécurité. Pourtant, ce genre de précaution pourra toujours vous sauver la mise, non seulement pour les logiciels malveillants, mais pour toute sorte d’autres problèmes comme le bris de votre disque dur. Si vous avez des données importantes, c’est toujours une bonne idée de les préserver en les copiant ailleurs sur un CD, un DVD, une clé USB, un disque externe ou un disque nuagique comme Dropbox ou Google Drive (quoique je vous recommande de les encrypter si les informations sont confidentielles).

De façon générale, les virus sont souvent difficiles à éliminer et vont fréquemment détruire vos données ou les encrypter et les prendre en rançon comme Wannacry. Même si vous payez la rançon, rien ne garantit que le pirates vous fourniront la clé de décryptions. Si vous avez une copie de sécurité, vous pouvez aisément leur faire un doigt d’honneur et récupérer vos données sans leur «assistance». Vous pourrez aussi vous débarrasser du virus en reformatant  votre disque dur et en repartant à neuf, ce qui est souvent nécessaire pour certains virus récalcitrants.

Que faire?

Si vous recevez un courriel suspect, surtout n’ouvrez pas le fichier joint. Contactez le service technique de votre fournisseur internet ou de votre employeur et ils devraient pouvoir vous indiquer la marche à suivre pour leur expédier le courriel pour fin d’analyse. Ensuite supprimez le courriel. Je vous recommande d’utiliser un logiciel comme «bleachbit» (le logiciel utilisé par Hillary Clinton sur son fameux serveur) qui en supprimera toute trace sur votre disque.  Faites une vérification de votre disque avec votre logiciel antivirus de façon régulière.  Ça vous évitera certainement quelques larmes.

Uber… Parce qu’on est en 2016?

Par Philippe David

La bataille opposant les taxis et Uber s’envenime et fait couler beaucoup d’encre (ou exciter des électrons sur les écrans, c’est selon). Il y a ceux qui disent qu’Uber devrait être carrément interdit parce que de toute façon, c’est illégal, puis ceux qui disent que Uber devrait être légalisé et règlementé comme les taxis, et puis enfin, il y a ceux qui, comme moi, croient que le problème n’est pas Uber, mais plutôt la cartellisation du système de taxi comme tel. Comme toujours, les politiciens ne savent pas sur quel pied danser. Jacques Daoust entend présenter un projet de loi avant le 12 mai, mais il a de la difficulté à rallier ses hauts fonctionnaires à sa vision.

Comme toujours, en particulier au Québec, la controverse est surtout une chicane de territoire et cherche à protéger les groupes d’intérêt et les régulateurs au détriment des consommateurs. Mais quand est-ce que notre gouvernement se soucie des consommateurs au juste? Ici on s’acharne toujours à étouffer les innovations qui sont au bénéfice du consommateur pour protéger les amis confortablement incrustés dans un système qui les enrichit sur le dos de tout le monde. Qu’Uber vienne ébranler les colonnes de ce temple est une bouffée d’air frais.

Remettons les pendules à l’heure

Uber n’est pas un service de taxi, mais un service de co-voiturage. À l’aide d’une application sur les téléphones intelligents, il permet de mettre en contact des chauffeurs indépendants qui utilisent leur propre voiture et des gens qui ont besoin d’aller du point A au point B. Uber ne dessert pas les aéroports, les gares, etc. comme les taxis le font. Ce que fait Uber est plutôt de supplémenter les taxis. Ses chauffeurs ne sont pas des employés,  mais des travailleurs autonomes, assujettis aux lois sur les travailleurs autonomes et paient les taxes selon les mêmes règles que tous les autres travailleurs autonomes. Uber paie les impôts au Québec comme toute autre compagnie qui y opère. Ceux qui racontent le contraire sont de mauvaise foi. Si Uber ne payait pas sa «juste part» d’impôt, il y a belle lurette que Revenu Canada et Revenu Québec seraient venus frapper à sa porte. Le problème n’est pas que Uber et ses chauffeurs ne paient pas de taxes, c’est que le cadre règlementaire qui régit l’industrie du taxi inflige des coût supplémentaires aux opérateurs et chauffeurs de taxi, les rendant moins compétitifs. Ainsi, les règles et les permis de taxi font en sorte qu’un chauffeur de taxi qui gagne $60 000 de revenu se retrouve avec un maigre $22 000 après toutes les dépenses qui lui sont imposées.

Niveler vers le bas ou vers le haut?

Comme solution nous avons le choix de soit niveler par le haut ou niveler vers le bas. Niveler vers le bas signifierait imposer les règlementation onéreuses qui affectent les taxis à des services comme Uber ou Lyft. Règlementations qui existent justement pour limiter l’entrée de nouveaux joueurs dans le marché, sabordant ainsi tout avantage en faveur du consommateur ou même des chauffeurs. Ou nous pouvons niveler vers le haut en libéralisant l’industrie du taxi, ce qui permettait aux taxis de mieux faire concurrence avec Uber, autant au niveau du prix que du service à la clientèle et permettrait aux chauffeurs d’en garder plus dans leurs poches. Dérèglementer l’industrie du taxi est un win-win pour les chauffeurs de taxis autant que pour Uber et les consommateurs. C’est à se demander pourquoi ce n’est pas déjà fait ici comme ça commence à être fait dans beaucoup d’autres villes où Uber et Lyft ont été implantés.

Pour une fois, ce serait bien d’avoir une solution qui serait à l’avantage du consommateur, non? Me semble que ça nous coûterait un peu moins cher que de financer des taxis électriques à grand coups de millions en fonds publics. Pourquoi freiner le progrès? Après tout, n’est-on pas en 2016?



Le cloud computing est bénéfique à l’emploi canadien

Par Noémie L.

Il y a quelques années, au commencement des plateformes informatiques en nuage, plusieurs experts furent enthousiasmés à l’idée tandis que d’autres furent très sceptiques.

L’un des cofondateurs d’Apple, Steve Wozniak, avait prédit que l’informatique en nuage deviendrait problématique dans le futur. Le génie de l’informatique a souvent démontré une inquiétude dans l’évolution de tous ces stockages de données, malgré ces préoccupations, l’évolution de cette plateforme n’arrête pas.

De nos jours, nous sommes en face d’une grande révolutiCloudon technologique grâce au cloud cumputing. En effet, une étude faite par le cabinet KPMG, auprès de 2 000 chefs d’entreprise et dans 50 pays dans le secteur des technologies à travers le monde, souligne l’innovation structurante des plateformes en nuage en entreprise.

Les dirigeants estiment que dans les prochaines années l’informatique en nuage sera pré déterminant pour plusieurs entreprises dans le secteur du commerce mobile. Toutefois, les dirigeants sont préoccupés par l’investissement dû au coût d’implantation, les enjeux de confidentialité et de sécurité.

 

Création d’emploi dans le monde

John Weigelt, le chef national des technologies chez Microsoft Canada, affirme que l’informatique en nuage pourrait créer plus d’un million d’emplois ainsi que 100 000 entreprises dans le monde, ceci permettant la création d’une meilleure économie pour l’industrie.

Plusieurs entreprises ont ainsi besoin de transformer leurs activités. Certaines entreprises sont converties à l’informatique en nuage, ainsi, leur permettant d’épargner en infrastructure de réseau qui permet également d’offrir une meilleure expérience client. 

Bénévoles autrement, le volontariat 2.0

 
L’arrivée assez récente des nouvelles technologies dans le monde des œuvres humanitaires bouscule les traditions communautaires des organismes et les aide à la fois. Chaque jour fait apparaître une nouvelle application qui révolutionne la relation qu’entretient l’organisme à buts non lucratifs et la population qu’elle dessert, la dynamique de collaboration entre les administrateurs et leurs pairs, de même que tout le processus de financement.
 
 Autrefois, le bénévolat se résumait à affecter à des tâches administratives ou promotionnelles plutôt «manuelles» des âmes charitables prêtes à faire don de leur temps, de leurs aptitudes et de leur expérience. La palette des postes bénévoles est demeurée pendant des lustres limitée aux couleurs primaires.
 
Puis, vlan! Le micro-ordinateur et l’Internet débarquent au local. Encore sous le choc et noyés dans une mer agitée de mises à jour incessantes, les administrateurs d’OSBL et leurs gestionnaires peinent à planifier et à mettre en œuvre la migration des bénévoles vers ces nouveaux outils sensés faire atteindre des vitesses vertigineuses à la gestion interne, à la promotion, au recrutement, au financement, aux communications et à la concertation.
 
Voici quelques suggestions d’applications concrètes :
 
  • Gérer le secrétariat, l’agenda, le classement et les bases de données via le nuage Google. Des bénévoles peuvent contribuer à entrer des données, corriger des données, effectuer tout le secrétariat au local ou à distance…
  • Bloguer. Des bénévoles s’affairent à démontrer que l’organisme est en vie et combien il contribue à l’essor de la communauté. Les tâches varient de modération de blogue à auteur de billets, en passant par la photographie, l’infographie et la correction.
  • Promouvoir. Rien de plus amusant pour les bénévoles que de cliquer sur «J’aime» lorsqu’ils rencontrent sur Facebook une publication de votre blogue. Cette fonction, ainsi que «partager», propagent le message de l’organisme en plus de lui conférer une note d’approbation populaire. Ça vaut plus que l’archaïque dépliant! Il existe aussi Google+, Tumblr, etc.
  • Automédiatiser! Des bénévoles outillés de caméras captent des vidéos faisant valoir les œuvres de l’organisme. D’autres font briller leurs talents d’éditeurs. Le tout se retrouve sur YouTube, DailyMotion ou Blogtv.com… Faites-vous voir!
  • Devenir des stars! Des âmes charitables figurent bénévolement dans vos vidéos afin de démontrer les activités de l’organisme. Certains animent, narrent, jouent des personnages… L’objectif est de démontrer la vie, l’accomplissement, le message.
  • Représenter. Une délégation d’ambassadeurs bénévoles peuvent accompagner le DG de l’OSBL aux différents meet-ups : Focus20, SWAFF, TweetUp de Québec, Yulbiz, Twestival et une multitude de 5 à 7 où l’on rencontre les humains derrière les avatars web 2.0. On conclut des ententes, on y trouve des collaborateurs, on y déniche des occasions et on se place royalement sur la mappe!
 
Ce ne sont ici que quelques exemples. La liste pourrait toutefois s’allonger à mesure que l’organisme s’aventure sur ces nouveaux horizons.
 
La semaine de l’action bénévole vient tout juste de se terminer mais l’implication est à l’année longue. Profitez de ces idées qui motiveront les troupes tout en propulsant votre message!