Les grands titres

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Quand les médias veulent se substituer à la démocratie

  Par Philippe  David Je n’habite pas à Toronto. Je n’ai personnellement rien à foutre de qui est le maire Continuer »

Maxime Bernier

Entrevue exclusive avec le ministre fédéral : Maxime Bernier

   Par Simon Leduc   J’ai rencontré M. Bernier à son bureau du Centre-ville de Montréal.  Il a accepté de répondre Continuer »

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La « droite nounoune » et la « gauche gnagnan »

Par Philippe David Selon les membres d’une certaine gauche, dont je tairai le nom pour éviter de leur donner trop Continuer »

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Entrevue exclusive avec le chef du Parti conservateur du Québec

Par Simon Leduc Je me suis entretenu avec le chef du PCQ Adrien Pouliot dans un restaurant à Laval. Il Continuer »

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La vraie jungle

Par Philippe David Je suis toujours amusé quand je vois un quelconque ignare tenter de critiquer une philosophie sans jamais Continuer »

Budget : Contribuables, be very « inquiète »

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Par Philippe David

Aujourd’hui Nicolas Marceau dépose son premier budget. Si on se fie à l’improvisation des deux derniers mois et aussi au fait que ce budget a très certainement été préparé à la hâte, il faut s’attendre au pire.

Le PQ est sclérosé par les écolos et les syndicalistes de tout acabit. Parions que seules ces clientèles seront satisfaites. Les écolos auront leurs moratoires et leurs subventions pour garder l’industrie de l’énergie verte sur le respirateur. Les étudiants auront leurs bonbons. Les fonctionnaires conserveront leurs privilèges indécents. Aucun programme inutile ne sera supprimé et vogue la galère!

Pour les contribuables et les entreprises les plus taxés en Amérique du nord, point de répit cependant. Je m’attends certainement à ce que leur fardeau s’alourdisse. Il y aura la taxe, pardon, la « contribution » santé, des hausses d’impôts et parions aussi qu’il y aura une hausse de la TVQ. Poursuivant leur idéologie, les péquistes augmenteront probablement les redevances minières. Bref, si le budget prévoit le retour à l’équilibre budgétaire, ce qui est quand même douteux, on peut être certains que ce sera nous qui devront se serrer la ceinture et non le gouvernement.

En bons illettrés économiques, les péquistes ne réaliseront pas que trop d’impôt tue l’impôt et que les recettes de l’état vont probablement diminuer plutôt que d’augmenter. Taxer les riches et les entreprises parait bien sur papier, mais dans la réalité les gens et les entreprises ajustent leur comportement en fonction des impôts et taxes qu’ils payent. N’avez-vous pas déjà refusé du temps supplémentaire parce que ça n’en valait pas la peine?

Pour les entreprises le jeu est encore plus simple. Les entreprises ne paient pas d’impôt. Pour elles ce n’est qu’un coût d’opération de plus et dans l’équation revenus/dépenses, elles n’ont qu’à refiler la facture à leurs clients, fournisseurs, employés et actionnaires. Bref, à vous et moi. Dans l’extrême, elles peuvent aussi se relocaliser. Vous vous souvenez d’Électrolux? Aussi combien d’entreprises ne démarreront tout simplement pas? Quant aux minières, vous croyez que le Québec est le seul endroit à posséder des ressources minières?

Enfin, je ne m’attends à rien de bon venant du PQ. Mon souhait serait que les libéraux et la CAQ fassent coalition et renverse cette bande d’amateurs au plus sacrant.

Le gouvernement Marois est-il majoritaire? :

Mario Beauregard-Montreal Québec Canada

Par Simon Leduc

Depuis son élection, le gouvernement du Parti québécois se comporte comme s’il était majoritaire. Seulement quelques jours après les élections du 4 septembre, les ministres du gouvernement ont pris des décisions unilatérales sans consulter personne : la fermeture de Gentilly 2, l’annulation de la hausse des frais de scolarité par décret, la mise au rancart de l’exploitation du gaz de schiste et une hausse d’impôts pour les riches. Le Parti québécois a continué sur sa lancée en prenant des décisions qui sentent le dogmatisme à plein nez. Il faut croire que les troupes de Pauline Marois n’ont pas compris qu’elles n’ont reçu que 31.7% du vote populaire.

Le gel des frais de scolarité et accorder le droit de grève aux associations étudiantes :

Le gouvernement Marois va organiser un sommet sur l’Éducation afin de discuter du sous financement des établissements postsecondaires et de la question des frais de scolarité. Force est de constater que cela sera un véritable show de boucane car les dés sont déjà pipés. En effet, le ministre de l’Enseignement supérieure a déjà annoncé que le gel des frais de scolarité va être maintenu en 2014. De plus, le gouvernement a remis en question le sous financement des universités. Il faut conclure que le gouvernement a déjà pris les décisions. Ce pseudo sommet sera un véritable cirque ou le PQ, les syndicats et les associations étudiantes vont rire en pleine face des contribuables québécois. Sortez vos portefeuilles mes amis et continuez de payer 85% du financement universitaire. Nos établissements universitaires vont continuer leur déclin sous le regard indifférent de la première ministre.

Ce n’est pas tout, le ministre des carrés rouges est ouvert à l’idée d’accorder le droit de grève aux associations étudiantes. Je n’en crois pas mes oreilles. Le ministre de l’Enseignement supérieur veut accorder le pouvoir à la minorité étudiante de bloquer l’accès aux salles de cours et cela en toute légalité. Ce gouvernement liberticide veut brimer et violer les libertés individuelles des jeunes qui vont vouloir étudier lors d’un éventuel boycott comme cela a été le cas le printemps dernier. Il faudrait faire comprendre au ministre dogmatique que c’est seulement les travailleurs qui ont le droit de grève. Les étudiants ne sont pas des travailleurs mais des clients qui payent pour un service. Ce gouvernement veut seulement faire plaisir aux jeunes radicaux au détriment de la majorité qui ne veut rien savoir des dérives idéologiques de leurs leaders étudiants.

La politisation du BAPE :

Il sera question brièvement de la politisation du BAPE par le gouvernement. Le ministre de l’Environnement a congédié les dirigeants de cet organisme neutre sans aucune raison apparente. Daniel Breton les a remplacé par deux de ses amis verdoyants : Louis-Gilles Francoeur (le journaliste écologiste du Devoir) et de Pierre Baril (le directeur général du centre de recherche Ouranos sur les changements climatiques). M. Breton est un militant environnementaliste radical qui s’oppose à tout développement des ressources naturelles. Sous le règne péquiste, le BAPE va devenir un organisme de propagande verdoyante. On peut être sûr que le développement économique va être totalement paralysé tant et aussi longtemps que ce gouvernement sera au pouvoir.

Le 4 septembre dernier, les Québécois ont accordé un mandat minoritaire au Parti québécois de Pauline Marois. Ceux-ci voulaient que le nouveau gouvernement travaille avec l’opposition majoritaire afin de faire fonctionner la maison de la démocratie québécoise. Pauline Marois aurait dû tendre la main à la CAQ et au PLQ afin de faire avancer l’économie du Québec dans un monde qui est dominé par l’incertitude économique. Le gouvernement Marois a décidé d’aller dans une autre direction : l’arrogance politique. Depuis son élection, les troupes péquistes agissent comme s’ils formaient un gouvernement majoritaire. Mme Marois a pris des décisions unilatérales sans consulter l’opposition qui est pourtant majoritaire à l’Assemblée nationale. Les politiques désastreuses de ce gouvernement ont plongé le Québec dans une incertitude qu’il n’avait vraiment pas besoin. Notre province doit se démarquer sur le plan économique afin de prévenir les coups des crises européenne et américaine. Celle-ci devrait encourager l’entrepreneuriat afin de favoriser la création de richesse et non pas de l’égorger avec de nouvelles hausses d’impôts. Le gouvernement a mis en place des mesures économiques socialistes (la majorité s’oppose à cela) qui seront néfastes pour le Québec. Le gouvernement minoritaire de Pauline Marois n’a pas respecté le résultat électoral et il doit être renversé. Le premier budget Marceau va être déposé le 20 novembre prochain. Pour le bien du Québec, la CAQ et le PLQ doivent renverser le gouvernement du PQ lors du vote de confiance sur le budget. Le lieutenant gouverneur pourrait demander aux libéraux et aux caquistes de former un gouvernement de coalition. La majorité des Québécois ont voté pour ces deux formations politiques et celles-ci doivent prendre leur responsabilité et mettre fin au règne du gouvernement sortant. Est-ce que la CAQ et le PLQ auront le courage de faire cela, c’est à suivre…

Le grand délire

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Par Philippe David

J’ai failli tomber en bas de ma chaise quand j’ai lu cette semaine que notre ministre de l’éducation supérieure, Pierre Duchesne, songe à légaliser le droit de grève étudiant. Ceci équivalant à donner à une infime minorité d’étudiants radicaux le droit de paralyser les cégep et universités quand bon leur semble, avec ou sans bonne raison.

La démocratie étudiante est une farce

Les grands supporteurs de l’idée du droit de grève, le draperont de noblesse et de vertu en le représentant comme l’expression d’une volonté démocratique des étudiants. Ils représenteront ces étudiants qui, voulant faire valoir leur droit de recevoir un service pour lequel ils ont payé en obtenant des injonctions légales comme de sales petits égoïstes qui ont osé contourner la volonté collective de l’ensemble des étudiants exprimée par voie démocratique. Un petit rappel : pendant tout le conflit du printemps dernier, près du trois quart des étudiants des cégep et universités n’étaient pas en grève. D’ailleurs, depuis que les associations étudiantes existent, la démocratie étudiante a toujours été une aussi grosse farce que les élections de commissions scolaires, elles-mêmes une orgie d’élections par acclamation par manque de candidats et qui se passent dans le désintérêt le plus total de la population. La réalité étant que généralement, la plupart des étudiants collégiaux et universitaires n’ont rien à foutre des associations étudiantes, ils sont trop occupés à faire leurs travaux pour décrocher leur diplôme.  Seule une minorité des étudiants militent activement dans les associations, surtout parmi ceux qui fréquentent les concentrations les moins exigeantes. Peu d’étudiants de médecine et de génie ont le temps de participer aux assemblées, mais les étudiants de philo, eux, ont tout le temps du monde. Ce n’est donc pas surprenant que même les votes de grève sont décidés par moins de 10% des étudiants. Quelle démocratie!

La démocratie est supposée protéger les droits individuels

La démocratie est supposée protéger les droits individuels, pas les piétiner. Le fait qu’une majorité d’individus votent pour dépouiller quelqu’un de tous ses biens  est-il dans l’esprit de la démocratie? Non, pas plus que si la majorité votait de lui dépouiller son droit à la vie, ou dans ce cas précis, de recevoir l’éducation pour laquelle il paie. Une vraie démocratie sert plutôt à protéger les droits des individus. Les droits collectifs sont une fiction. Un groupe ne peut pas posséder plus de droits que les individus qui le composent et chaque individu dispose des mêmes droits. Le nombre ne confère pas plus de droits.

Une flagrante irresponsabilité

Les associations étudiantes étant dirigées par de petits révolutionnaires en culottes courtes, Gabriel Nadeau-Dubois étant un prime exemple, Il ne faut donc pas se surprendre aussi qu’il y ait des abus, des dérives et de l’intimidation lorsque celles-ci veulent faire grève. Les exemples au printemps dernier font légion, mais je crois que la preuve ultime est que même après qu’un gouvernement nouvellement élu leur ait donné le beurre et l’argent du beurre en annulant la hausse des frais de scolarité ET en conservant la bonification des prêts et bourses; ils continuent de multiplier les journées de grève et de manifestations. Pour eux ce n’est pas suffisant, ils veulent aussi le cul de la fermière! Et notre ministre de l’éducation supérieure propose de sacraliser leur droit de grève? C’est à peu près aussi responsable que de donner un révolver chargé à un enfant de 5 ans. Même si, jusqu’à récemment, on faisait comme si les associations étudiantes avaient un droit de grève, une aberration selon moi; il y a une bonne raison pourquoi nous ne leur avons pas donné ce droit lorsqu’elles ont été créées. Et il était à peu près temps qu’on se réveille et qu’on remette en question ce pseudo-droit.

Étudier n’est pas un travail

Un étudiant n’est pas un salarié. Que nos petits révolutionnaires se le prennent pour dit, les études universitaires et collégiales ne sont pas un boulot où ils peuvent être exploités ou non par un employeur. Ils sont les consommateurs d’un service. Ils peuvent bien hurler à la marchandisation de l’éducation, ça ne change rien au fait que leurs études sont, dans les faits, un bien de consommation qui doit être payé (à moins que les profs veuillent enseigner gratuitement). La seule question en litige est : qui paye pour? Les étudiants veulent  que ce soit la société, et aux dernières nouvelles, la grande majorité des individus qui composent notre société se sont prononcé contre cette idée. Donc en réalité, une association étudiante n’est pas et ne devrait pas être un syndicat. L’association peut et doit s’exprimer sur des choses  comme les augmentations de frais, mais de dire qu’une association étudiante devrait avoir le droit de forcer ses membres à boycotter ses cours, c’est comme dire qu’une association de consommateurs puisse utiliser la force contre ses propres membre pour boycotter Walmart ou Costco. Veut, veut pas, la relation entre l’étudiant et l’institution d’enseignement est une relation de client-fournisseur et non d’employé-employeur.  

Le PQ et les carrés rouges

Le PQ s’est peinturé dans un coin en portant le carré rouge le printemps dernier par pur clientélisme. Ils ont même mis en charge du ministère de l’éducation supérieur un homme qui a manifesté ouvertement son soutien aux carrés rouges. Comment peut-il maintenant être neutre et impartial? Il ne l’est tout simplement pas, bien sûr et de ce fait M. le ministre n’a aucune crédibilité. Le sommet sur l’éducation supérieure promet d’être un grand cirque dans lequel le gouvernement  se pliera à toutes les exigences de nos enfants-rois, au grand dam des contribuables qui devront sans tout payer une plus grande part, sinon la totalité des frais universitaires.

Quand la politique choisit qui vit et qui meurt

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Par Philippe David

Le dossier de la santé a toujours été celui le plus près de mon cœur. Mon père était médecin. J’ai grandi dans ce milieu. Il a d’ailleurs succombé à un cancer il y a près de 5 ans. Ma mère a récemment mené son propre combat contre le cancer et elle a gagné. Je suis donc particulièrement sensible lorsque je lis des histoires comme celle parue dans le quotidien The Gazette hier, ainsi que cette chronique de Lise Ravary.

Mais ce qui me fait le plus rager dans ça n’est pas tant que notre monopole soviétique de la santé rationne les soins. Les pénuries et le rationnement ont toujours été de mise quand le gouvernement gère quelque chose. L’économiste Milton Friedman blaguait que  si on mettait le gouvernement en charge du Sahara, on aurait une pénurie de sable en moins de 5 ans. Je ne suis pas certain qu’il blaguait vraiment. Alors que le gouvernement en soit à rationner les chirurgies ne me choque pas vraiment. Ce qui me choque et qui m’exaspère au plus haut point est qu’aucun parti politique en position de prendre le  pouvoir ne propose de changement réel.

Que ce soit le Parti Québécois, le Parti Libéral ou même la CAQ qui prenne le pouvoir, on ne peut espérer que le même dogmatisme qui prévaut depuis 40 ans en matière de santé au Québec : hors de l’État, point de salut. Depuis les années 1980 nous décrions les mêmes problèmes de temps d’attente aux urgences et de listes d’attente en chirurgie et depuis presqu’aussi longtemps, des organismes comme l’Institut Fraser et l’Institut Économique de Montréal publient des documents détaillant ce qui se fait ailleurs et qui fonctionne mieux que notre propre système, mais aucun parti politique majeur n’est à l’écoute.

Je dois avouer  franchement que ça me dépasse. Des pays comme la Suisse, la Suède, les Pays-Bas et Singapour ont des systèmes universels qui n’ont aucun temps d’attente et aucun rationnement. Que diable attendons-nous pour les imiter? Mais quiconque essaie de faire ce genre de suggestion se heurte à un mur de dogmatisme. Pourquoi? Facile! Il y a une force immuable au Québec qui a le pouvoir de tout bloquer parce qu’ils ont tout à perdre : Les syndicats.

Pas seulement les syndicats qui  représentent les infirmières et autres employés d’hôpitaux, mais aussi ceux des médecins. Ils forment un lobby puissant qui fait rétrécir les couilles de tous les politiciens, peu importe leur couleur. Mais il faudra bien un jour les affronter. La santé accapare à elle seule près de la moitié du budget du gouvernement. Avec le vieillissement de la population, les besoins se feront de plus en plus criants. Nous n’aurons pas le choix de faire d’importantes réformes si nous voulons assurer la viabilité à long-terme de notre système de santé. Il faudra peut-être un jour que nos politiciens se réveillent et hument l’odeur du café.

 

Le cloud computing est bénéfique à l’emploi canadien

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Par Noémie L.

Il y a quelques années, au commencement des plateformes informatiques en nuage, plusieurs experts furent enthousiasmés à l’idée tandis que d’autres furent très sceptiques.

L’un des cofondateurs d’Apple, Steve Wozniak, avait prédit que l’informatique en nuage deviendrait problématique dans le futur. Le génie de l’informatique a souvent démontré une inquiétude dans l’évolution de tous ces stockages de données, malgré ces préoccupations, l’évolution de cette plateforme n’arrête pas.

De nos jours, nous sommes en face d’une grande révolutiCloudon technologique grâce au cloud cumputing. En effet, une étude faite par le cabinet KPMG, auprès de 2 000 chefs d’entreprise et dans 50 pays dans le secteur des technologies à travers le monde, souligne l’innovation structurante des plateformes en nuage en entreprise.

Les dirigeants estiment que dans les prochaines années l’informatique en nuage sera pré déterminant pour plusieurs entreprises dans le secteur du commerce mobile. Toutefois, les dirigeants sont préoccupés par l’investissement dû au coût d’implantation, les enjeux de confidentialité et de sécurité.

 

Création d’emploi dans le monde

John Weigelt, le chef national des technologies chez Microsoft Canada, affirme que l’informatique en nuage pourrait créer plus d’un million d’emplois ainsi que 100 000 entreprises dans le monde, ceci permettant la création d’une meilleure économie pour l’industrie.

Plusieurs entreprises ont ainsi besoin de transformer leurs activités. Certaines entreprises sont converties à l’informatique en nuage, ainsi, leur permettant d’épargner en infrastructure de réseau qui permet également d’offrir une meilleure expérience client. 

C’est la fin d’une époque à Laval

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Par Simon Leduc

Vendredi dernier, Gilles Vaillancourt a démissionné de son poste de maire de Laval après 23 ans de règne. Les allégations de corruption et les perquisitions policières (à sa résidence, à l’Hôtel de Ville et dans ses coffres-forts) auront eu raison du premier magistrat lavallois que l’on surnommait Gilles 1er. À la Commission Charbonneau, Lino Zambito a dit que le maire aurait bénéficié d’une cote 2.5% des contrats de la municipalité. Contrairement à Montréal, le maire Vaillancourt est directement visé par ces allégations de corruption. Donc, celui-ci a pris la bonne décision de quitter son poste.

On peut dire que c’est la fin d’une époque dans la troisième plus grande ville québécoise. Depuis 1989, le roi de Laval a dirigé la ville d’une main de fer. C’était lui Laval. Que sera l’héritage de ce politicien municipal? C’est évident que les soupçons de corruption et de marchandage vont entachés son règne. Malgré cela, il faut quand même reconnaître que M. Vaillancourt laisse une ville bien en ordre sur le plan économique. Ses deux grandes réalisations sont sa bonne gestion des fonds publics (de faibles hausses de taxes foncières et une dette faible) et le développement gigantesque de l’Ïle Jésus. Sous son règne, Laval a connu un développement immobilier et industriel incroyable. Il aura su amener deux infrastructures importantes pour la municipalité : le pont de la 25 et le métro. Donc, l’ancien maire a un bilan respectable sur le plan de la gestion des fonds publics et de l’économie. Mais, il faut souligner son mépris de l’environnement et de la protection des terres humides.
Si les allégations de corruption deviennent fondées et prouvées, Gilles Vaillancourt aura détourné des centaines de milliers de dollars des citoyens à des fins personnelles et partisanes. Donc, les Lavallois auront été gouvernés par un maire compétent et possiblement corrompu.

L’opposition lavalloise a souvent dénoncé les dérives autoritaires de la mairie de Laval. Gilles Vaillancourt a toujours facilement remporté les élections municipales, c’est cela la démocratie. Si les Lavallois ne voulaient pas de lui, ils ne l’auraient pas réélu à cinq reprises (1993, 1997, 2001, 2005 et 2009). M. Vaillancourt a toujours eu la légitimité démocratique pour diriger sa ville. Les deux partis d’opposition auraient dû unir leurs forces afin de battre le Parti Pro des Lavallois au lieu de crier à l’autoritarisme. Ils n’ont qu’eux-mêmes à blâmer.
Qui succèdera à Gilles 1er? Je ne crois pas que des personnalités publiques connues (comme Joseph Facal, Serge Ménard ou Michelle Courchesne) vont sonner à la porte de la mairie pour postuler. Il n’y a pas de solution de rechange forte au parti du maire. Qui connaît Robert Bordeleau et Lydia Aboulian? Poser la question s’est y répondre. En novembre 2013, le Parti au service du citoyen et Le mouvement lavallois devraient former une coalition pour avoir une chance réelle de mettre fin à l’hégémonie du Parti Pro des Lavallois. Est-ce que l’opposition même unie pourra battre le parti de l’ancien maire Vaillancourt? Il faut souhaiter un changement de garde car l’alternance est une bonne chose en démocratie. Est-ce que les Lavallois auront soif de changement? C’est à suivre…

Élections présidentielles américaines : Barack Obama est réélu

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Par Simon Leduc

Mardi dernier, on a assisté à une des élections présidentielles les plus chaudement disputées de l’histoire des Etats-Unis d’Amérique. Plusieurs observateurs (dont l’auteur de ces lignes) croyaient que l’état difficile de l’économie (un taux de chômage élevé) allait permettre aux Grand Old Party de reprendre le contrôle de la Maison-Blanche. Ce ne fût pas le cas, le président sortant a été réélu pour un deuxième mandat à la tête de l’exécutif américain. Comment peut-on expliquer la défaire de Mitt Romney? Allons voir cela de plus près.

Les républicains doivent faire le post mortem de leur défaite

Lors de son premier mandat, Barack Obama a été un président très dépensier. Il a mis en place un plan de relance économique qui a coûté un faramineux 787 milliards de dollars aux contribuables américains. Cela n’a eu aucune conséquence sur l’économie américaine. Le taux de chômage est plus élevé que lors du départ de Georges W. Bush en janvier 2009. Le président sortant a concocté un méga plan de sauvetage des géants de l’automobile (Ford, GM, etc.). Cela a permis de sauver cette industrie mais à un coût très élevé pour l’américain moyen. La réforme du système de santé américain (l’Obamacare) a été la pierre de lance de la présidence Obama. Cela a permis à des millions d’avoir accès à une assurance santé. C’est la seule mesure positive de M. Obama sur le plan de la politique intérieure.
Malgré le bilan médiocre du locataire de la Maison-Blanche, Mitt Romney n’a pas été en mesure de le vaincre et de s’installer dans le bureau ovale pour quatre ans. Il y a deux éléments qui peuvent expliquer la défaite de l’ancien gouverneur du Massachussetts.
Tout d’abord, l’électorat hispanique a voté à la hauteur de 70% pour le démocrate. Les latino-américains ont tourné le dos au GOP à cause de la fermeture de celui-ci concernant la régularisation de l’immigration clandestine. Barack Obama a promis de légiférer sur cela lors de son deuxième mandat. L’aile radicale du Parti républicain s’est toujours opposée à la régularisation des immigrants clandestins. Cela a beaucoup nuit à Mitt Romney dans sa tentative de séduction de cet électorat. Georges W. Bush était un modéré sur cette question et cela lui avait permis d’obtenir une bonne part du vote hispanique en 2000 et 2004. Celui-ci est pourtant conservateur sur le plan social (la famille traditionnelle, il est contre le mariage gai, etc.) et il devrait normalement appuyer les républicains. Les Hispaniques vont représenter de plus en plus une forte proportion de la population américaine dans les années à venir. Les républicains vont devoir les séduire en modérant leur position concernant l’immigration clandestine.

Ensuite, Mitt Romney n’est pas un véritable conservateur sur le plan américain. Lors de son mandat de gouverneur du Massachussetts, Mitt Romney a mis en place des politiques centristes comme sa réforme du système de santé de l’État. Lors de la course à l’investiture républicaine, l’aspirant républicain a dû se présenter comme un conservateur radical sur le plan social (contre l’avortement et le mariage gai). Il devait faire cela afin de devenir le candidat présidentiel du GOP. En jouant sur les deux terrains idéologiques, il s’est mis à dos l’électorat centriste et les conservateurs sociaux. Avec un véritable conservateur fiscal, le Parti républicain aurait facilement battu le président sortant. Le GOP a dû succès aux élections présidentielles lorsqu’ils choisissent un vrai conservateur comme candidat : Ronald Reagan en 1980 et 1984 et Georges W. Bush en 2000 et 2004. Tandis qu’il se fait ramasser avec un modéré comme candidat : Bush père en 1992 et Bob Dole en 1996. Si les républicains veulent retourner à la Maison-Blanche le 20 janvier 2017, ils vont devoir choisir un candidat véritablement conservateur comme Chris Christie (le gouverneur du New Jersey, Jed Bush (le frère de W. Bush) ou Marco Rubio (un membre de la communauté hispanique.

Le parti de Lincoln a quatre ans pour se préparer pour la présidentielle de 2016. Un rapprochement envers l’électorat hispanique et le choix d’un vrai conservateur sont deux éléments qui seront essentiels à la victoire républicaine. Est-ce que le Parti républicain vont aller dans cette direction? C’est à suivre…

Un autre quatre ans… d’incompétence

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Par Philippe David

Ce mardi, les américains ont choisi. Ils ont choisi de poursuivre les politiques qui les gardent dans le marasme économique et une dette astronomique. Ils ont choisi de garder un président qui a haussé leur dette d’autant en quatre ans que son prédécesseur l’a fait en huit. Si Obama poursuit les mêmes politiques, la dette américaine dépassera certainement 20 billions avant la fin de son deuxième terme.

Les chiffres ne mentent pas. Les politiques économiques d’Obama ont été un retentissant échec. Le seul secteur en croissance a été le gaz de shale et le secteur public, mais même le gaz de shale ne suffit pas et le secteur public n’est pas une richesse, c’est un parasite qui vampirise l’économie américaine. Même si  l’IPC ne le montre pas tellement, l’inflation est bien là. Elle fait monter les carburants et les denrées alimentaires en flèche. Comme par hasard ces prix sont exclus de l’IPC. Je me demande pourquoi?  En fait, non, je sais exactement pourquoi. Pour la même raison que les statistiques de chômage ne reflètent pas la réalité non plus. Pourquoi importuner la population avec la vérité que peu importe celui qui siège dans le bureau ovale, c’est en réalité Goldman Sachs et la Réserve Fédérale qui gouvernent le pays. Les assouplissements quantitatifs (QE1, QE2, QE3, etc.) n’ont enrichi que les banquiers de Wall Street. Combien de billions de billets verts vont-ils imprimer avant de réaliser que d’imprimer des billets ne crée aucune richesse et qu’au contraire, ça ne fait que dilapider les maigres économies des retraités et de la classe moyenne?

Apparemment, quatre années de croissance anémique et d’appauvrissement n’ont pas suffi pour convaincre les américains qu’un véritable changement de cap s’impose. Ça prendra probablement une autre guerre contre un autre ennemi imaginaire pour les réveiller. Il n’y a rien comme une bonne guerre pour camoufler une dépression. C’est ce que FDR a prouvé. Surplus de chômage? Il n’y a qu’à envoyer plein de soldats outre-mer pour servir de chair à canon et détourner la production industrielle vers la production de bombes pour donner une illusion de prospérité, sans dire au bon petit peuple que la destruction n’enrichit que les marchand d’armes, pour l’économie, détruire et rebâtir a toujours été une perte nette.

Mitt Romney aurait-il pu faire mieux? Pas sûr. Mais quand je regarde les chiffres, je me dis qu’il aurait difficilement pu faire pire. C’est malheureux pour les américains, mais apparemment, leur calvaire ne fait que commencer

La Renaissance du PLC avec Justin Trudeau?

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Par Simon Leduc

Il y a quelques semaines, Justin Trudeau a annoncé sa candidature pour la chefferie du Parti libéral du Canada. Les libéraux fédéraux sont très excités par cette nouvelle. Ils pensent que le fils de l’ancien premier ministre libéral pourra reconstruire leur parti qui est en déclin depuis le scandale des commandites. Je crois que le député de Papineau va facilement remporter la course et devenir le prochain chef de ce parti centenaire. Il n’y a pas d’autres candidatures solides qui pourraient embêter M. Trudeau dans sa quête. Les libéraux ontariens et québécois sont encore nostalgiques des années de Pierre Elliot Trudeau et ils vont massivement appuyer l’enfant prodige. Est-ce que le PLC peut renaître de ses cendres sous le leadership du jeune Trudeau? Pour répondre à cette question, il faut regarder les qualités et les défauts du député libéral. Celui-ci est un jeune homme moderne et progressiste et cela va plaire à la gauche canadienne. Il a clairement des atouts sur le plan de l’image et qu’on le veuille ou non, cela est très important en politique. Le plus gros problème de l’aspirant chef est qu’il n’a pas le bagage intellectuel de son père. Sur le plan des idées et du contenu, Justin Trudeau est une coquille vide. Son maigre bilan en tant que député fédéral le prouve bien. Sa plus grande réussite est d’avoir gagné un combat de boxe contre le sénateur conservateur Patrick Brazeau. Cela en dit long sur ses capacités intellectuelles.

Est-ce que M. Trudeau pourrait faire mieux que ses deux prédécesseurs sur le plan électoral. Je réponds à cette question par l’affirmative. Le PLC va vivre une renaissance dans la Belle province s’il choisi le jeune Trudeau comme leader. Les Québécois fédéralistes nostalgiques vont être séduits par le fils de leur héros. La Trudeaumanie va frapper le Québec de plein fouet. Les idées et le contenu ne sont pas importants pour le peuple québécois. Pour lui, ce sont l’image et le charisme d’un chef politique qui est primordial. L’échec politique de Stephen Harper et le succès de Jack Layton lors des dernières élections fédérales le prouvent bien. Une majorité de Québécois a été charmée et séduit par le charisme et la gentillesse de l’ancien chef du NPD. Malgré ses compétences et son leadership, le Québec a rejeté le chef conservateur à cause de l’image d’un homme froid et distant qui est véhiculé dans les médias progressistes. Le gouvernement conservateur a un bon bilan sur le plan économique. L’économie canadienne est la plus forte et solide de tous les pays occidentaux mais les Québécois ne se préoccupent pas de cela. C’est pour cela que Justin Trudeau va être très populaire dans la Belle province et que le PLC va remporter une majorité de sièges au Québec en 2015.

Progression du tourisme au Kénya

Kenya

Par Noémie L.

Plusieurs hôtels de luxe investissent dans la capitale du Kenya. En effet, les promoteurs de complexe hôteliers prévoient la grande ouverture de différents hôtels dans le pays. Le pays développe tranquillement son grand potentiel touristique.

Au début de 2012, les statistiques du tourisme en 2011 ont enregistré un nouveau record, comparativement à 2011. Le nombre de touristes sur le territoire kényan à augmenté de 15,4% par rapport à 2010. L’Afrique subsaharienne et le Kenya ont profité de la redistribution des touristes sur le continent. Et, ce malgré les problèmes de sécurité intérieurs dans le Nord, il est encourageant de voir que ces évènements et le soulèvement du printemps arabe n’ont pas eu trop de répercussions majeures sur le tourisme.

Selon des études faites par le Conseil mondial du voyage et du tourisme, le tourisme en Afrique génère environ 164 milliards de dollars. Le secteur représente 19 millions d’emplois, ceci représente 7,1% du total et les chiffres tendent à augmenter. Toutefois, le Kenya vit une période plus difficile étant confrontée à la sécurité. En effet, elle demeure essentielle dans l’offre de service ainsi que le tourisme. Les derniers évènements violents qui eurent lieu lors des élections, il y a plusieurs personnes qui ont perdu la vie. 

Projets encouragent le tourisme kényan

Le groupe Voyage à Rabais vient de clôturer l’inscription au forfait Safari Kenya en circuits accompagnés. Un voyage planifié sur une quinzaine de jours vous permettant de découvrir la faune et la flore à travers les parcs et réserves du Kenya. L’aspect intéressant avec le Kenya est sa biodiversité. En effet, il y a très peu de pays qui peuvent vous offrir un parcours dans la savane africaine et la présence de nombreux animaux sauvages.

Cependant, l’inscription est complète pour le voyage prévu en 2013, vous pouvez toujours saisir l’occasion de vos dépayser avec un forfait voyage dernière minute. De plus, Voyage à rabais n’est pas la seule agence à organiser des circuits vous permettant de faire des safaris organisés au Kenya. Vous pouvez trouver d’autres agences offrant des safaris organisés. 

La croissance de l’écotourisme

D’autres projets qui encouragent la croissance économique du pays sont l’écotourisme. Le concept permet de visiter des villages ainsi que des communautés culturelles dans les régions. Vous vivez parmi les habitants qui vous accueillent dans leur chez-soi. L’écotourisme encourage les emplois locaux et fait une meilleure distribution des ressources financières.

Plusieurs de ces organismes d’écotourismes sont associés à des partenaires locaux encourageant le développement économique de la région grâce à des activités qui développent proprement les ressources naturelles.

La découverte de l’Afrique subaérienne est à portée de main, il y a également d’autres agences qui offrent des forfaits de voyage dans la région. Vous permettant de découvrir différents villages ainsi que des coutumes ethniques.

 

Gabriel Nadeau-Dubois coupable d’outrage au tribunal

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Par Simon Leduc

L’ancien leader de la CLASSE a été reconnu coupable d’outrage au tribunal. Le juge affirme que GND a encouragé les étudiants à défier l’injonction obtenue par Jean-François Morasse. Celui-ci s’était tourné vers les tribunaux afin de pouvoir suivre son cours universitaire. Sur les ondes de Radio-Canada, le leader étudiant avait clairement demandé à ses camarades de ne pas respecter le jugement de la Cour supérieure du Québec. On doit saluer le bon jugement du magistrat dans ce dossier. Il faut que cela soit clair, personne n’est au dessus des lois. Le geste de GND est inacceptable et il doit être dénoncé. Dans un pays démocratique, on ne peut pas encourager la désobéissance civile comme l’a fait l’ancien porte-parole de la frange radicale du mouvement étudiant. Le petit anarchiste joue à la victime et il affirme que c’est une attaque sa liberté d’expression, elle est bien bonne. Il y a des limites à cette liberté d’expression et on ne peut pas remettre en question la légitimité du pouvoir judiciaire dans un système démocratique. Gabriel Nadeau-Dubois mérite de payer pour son geste odieux et antidémocratique, point à la ligne.

L’apprenti syndicaliste a annoncé qu’il va aller en appel de ce jugement. C’est un geste tout à fait légitime de sa part. Je me pose la question suivante : Qui va payer les frais d’avocat du jeune homme? La réponse est l’employeur de Monsieur Nadeau-Dubois : la CSN. Les travailleurs de cette puissance centrale syndicale vont être heureux de payer (par l’entremise de leurs cotisations syndicales) les frais juridiques de GND. Je vais continuer dans l’indécence syndicale. La Fédération des enseignants de cégep a annoncé son désir d’aider financièrement la pauvre victime dans sa cause en appel. Cela ne me surprend pas. La majorité des professeurs du réseau collégial est gauchiste. En tout cas, Gabriel Nadeau-Dubois n’aura pas de problème d’argent car il peut compter sur l’appui financier du puissant syndicalisme québécois.

Un jour, il va falloir remettre en question la fameuse Formule Rand. Il ne faut pas compter sur l’ami des grandes centrales syndicales pour toucher à cela : le gouvernement Marois.

La pointe de l’iceberg

iceberg

 

Par Philippe David

Le sujet de la corruption est pas mal d’actualité ces temps-ci, alors je me suis farci pendant quelques jours d’un voyage à travers l’internet en quête d’informations intéressantes sur les cause de la corruption avec une question en tête : le Québec est-il à ce point corruptible? Les résultats de ma quête sont plutôt intéressants, c’est le moins qu’on puisse dire.

J’ai donc feuilleté plusieurs documents de recherche que l’on pourrait qualifier de crédible à ce sujet. J’inclus les références à la fin de mon texte. J’en ai tiré quelques informations intéressantes. Tout d’abord, il faut savoir quel la corruption se retrouve autant dans les pays développés que dans dans les pays en voie de développement, mais elle est peut-être mois flagrante dans les pays développés. Probablement parce qu’il existe des mécanismes anti-corruption plus aiguisés dans ces pays, poussant la corruption plus profondément dans les sous-terrains. J’ai décelé beaucoup de traits qui caractérisent les endroits où la corruption règne, mais je vais me limiter à celles qui, je crois, s’appliquent au Québec et tenter d’expliquer pourquoi elles s’appliquent ici.

1-      La culture légale peut favoriser ou décourager la corruption. Il a été noté que dans les pays qui utillisent le « common law » britannique, il y a une moins grande incidence de corruption que les pays qui ont un code civil germanique ou napoléonien. Or, comme ancienne colonie britannique, tout le Canada utilise le common law… sauf le Québec.

2-      La corruption est plus prévalente dans des cultures dominées par une religion hautement hiérarchisée comme le catholicisme, que le protestantisme. Je crois que nous connaissons tous nos racines. À entendre les témoignages de la commission Charbonneau, on peut facilement croire  que ça fait partie de nos mœurs. Surtout quand on voit que des fonctionnaires prenaient des pots de  vins pendant plus des 10 ans au vu et su de tous ses collègues sans que personne ne dise un mot!

3-      La taille du gouvernement elle-même n’encourage pas nécessairement la corruption, mais le degré d’interventionnisme de celui-ci encourage la recherche de rente (« rent-seeking »). Je crois qu’il n’est un secret pour personne que nous  vivons dans la province la plus interventionniste et ce n’est pas près de changer puisque la croyance générale est que le gouvernement a réponse à tout et ne peut pas possiblement mal faire. Pourquoi alors sommes-nous si surpris lorsqu’une ex-lieutenant-gouverneure se défend de ses abus avec la clause « the Queen can do no wrong ». Est-il possible que nos politiciens et fonctionnaires en viennent à croire qu’ils sont au-dessus des lois? Le Québec est la province qui octroie le plus de subventions à l’entreprise (3 fois plus que l’Ontario. Nous sommes aussi les champions de la gestion de l’offre, de l’attribution de permis de toute sorte. On ne peut pratiquement plus aller au petit coin sans l’intervention d’un fonctionnaire, dont nous avons en plus grande quantité que toutes les autres provinces. Année après année, quand l’Institut Fraser compile ses indices de liberté économique, le Québec se retrouve au sous-sol du classement en Amérique du Nord. Et nous sommes surpris que des entrepreneurs se voient obligés de graisser des pattes pour pouvoir obtenir un contrat ou contourner une quelconque règle qui n’a pas sa raison d’être? Et nous sommes également surpris que des fonctionnaires, en ayant le pouvoir de choisir les gagnants et les perdants ne résistent pas à la tentation d’en tirer profit? Ce que nous sommes naïfs!

4-      Un autre facteur affectant la corruptibilité est l’état des institutions démocratiques. Un pays avec une forte tradition démocratique favorise moins la corruption. Est-ce notre cas? Avec le non-respect des injonctions pendant la crise étudiante, le port du carré rouge par les députés du PQ et Québec Solidaire, le piètre taux de participation aux élections municipales, scolaires et quelques fois même provinciales et fédérales, permettez-moi d’en douter un tantinet. S’il y a une grande dose de cynisme envers la classe politique en ce moment, c’est une preuve que notre démocratie est quelque peu fragilisée et qu’elle ne tient plus le rôle de servante du peuple. Je vous soumettrais que tant au niveau municipal que provincial, bien des administrations ne détiennent plus le consentement des gouvernés.

Le Québec est-il la province la plus corrompue du Canada, comme l’affirmait il y a deux ans Martin Patriquin du Maclean’s? La preuve n’en a pas encore été faite. Mais on peut d’ores et déjà dire qu’elle est certainement la plus corruptible et je ne serais pas surpris que la commission Charbonneau n’ait révélé jusqu’ici que la pointe d’un énorme iceberg.  J’espère que la chose la plus positive qui ressortira de ce psychodrame soit que cette confiance aveugle que nous avons en l’état soit fracassée à tout jamais et que nous en héritions une volonté politique d’opérer de vraies réformes.

 

Références

Causes of Corruption: History, Geography, and Government

THE CAUSES OF CORRUPTION: A CROSS-NATIONAL STUDY

Corruption et développement

CORRUPTION:  CAUSES, CONSEQUENCES AND CURES

Le choix automobile écologique, sinon rien

2007 Honda Civic Hybrid

 

Par Noémie L.

Récemment, j’ai eu envie de changer d’automobile et je me suis dit que cela serait intéressant de faire d’une pierre deux coups en y intégrant la notion d’économie et d’écologie dans mon futur choix de véhicule.

Mais pour un budget, malheureusement, limité. En effet, je ne dispose pas de crédit illimité pour cet achat, et, dans de nombreux cas, vouloir  être responsable et durable dans son choix est souvent synonyme de coût et de prix élevé. La Toyota Prius, modèle hybride, étant au moins à 25000 dollars en modèle neuf (et souvent plus proche de 32000 dollars). Il y a bien la Yaris hybride mais le modèle est trop petit pour mes besoins (notamment au niveau du coffre).

Alors, à défaut, je m’oriente plus vers une Honda Civic usagé, et si possible également en hybride car le prix de ce modèle et de cette série reste vraiment très abordable.  La Honda Civic ayant le mérite d’être beaucoup plus accessible financièrement, suivant les différentes séries disponibles à l’achat, que ce soit en neuf ou en usagé.

Ce modèle a l’avantage d’être également beaucoup plus économe en termes de consommation de carburant  que des modèles américains (et notamment Ford, surs des modèles comme la Taurus qui sont de mon avis, de vrais gouffres à essence).  Sans compter que Honda, a toujours réussi a redynamiser ce modèle au succès planétaire avec de nombreuses refontes audacieuses et réussies. La mécanique est également éprouvée et sans risques majeurs à ma connaissance.

Côté pollution, c’est également un bon score avec des notes très convenables pour la taille du véhicule (notations françaises sur les bonus/malus aux normes particulièrement drastiques) Le modèle hybride est évidemment très intéressant avec une consommation de cycle de seulement 4.6L /100km, avec un moteur électrique de 15kW et un moteur thermique de 95 cheveux. Le gros plus avantage reste évidemment la capacité d’arrêt et de reprise du moteur thermique et électrique à l’arrêt sur les plus récents modèles.

En plus, je trouve le design, tant intérieur qu’extérieur, de la Civic des plus réussi, et le confort de conduite est vraiment au rendez-vous. Alors, que demande le peuple ?

Le mal imaginaire

Lisée-Marois

Par Philippe David

Les  chiffres du recensement ont été publiés ce matin et dans tous les journaux on voit des titres « Recul du français » ou « Crise du français ». Crise? Quelle crise? Oui, c’est vrai, le nombre de personnes ayant le français comme langue maternelle a diminué et le poids de ce segment de la population canadienne est en diminution. Quelle surprise! Avec un taux de fécondité de 1.6 au Québec, comment peut-il en être autrement? Je vous ferai remarquer d’ailleurs que le même phénomène est observé du coté anglophone également. Simple équation mathématique, quand une population a un taux de fécondité inférieur à 2.1, elle décline. Compensez par une immigration qui ne parle aucune des deux langues officielles du Canada et vous observerez une dilution lente mais sûre des français et des anglais de souche au profit des nouveaux arrivants. Que croyez-vous qu’il est arrivé aux amérindiens? Le même sort nous guette également à long-terme. Si ça vous alarme, il n’y a pas 56 solutions. Petit indice, ce n’est pas un renforcement de la loi 101 qui y changera quoique ce soit, à moins d’être capable de légiférer une augmentation des naissances.

Mais la langue française elle-même est-elle en péril? Désolé, mais non puisque les statistiques du dernier recensement démontre que le français comme langue parlée au travail et à la maison est en progression. C’est d’ailleurs ce que conclue l’économiste Vincent Géloso dans le Huffington Post. Même si le nombre de francophones de souche diminue, les immigrants allophones adoptent le français et le parlent à la maison et au travail dans une plus grande proportion que l’anglais. N’était-ce pas ce que nous voulions? Alors pourquoi nos média nous servent-ils des titres aussi irresponsables? Pourquoi attiser cette mentalité de siège?

Les nationalistes de tout acabit adorent jouer sur cette corde sensible des québécois. Ça apporte de l’eau à leur moulin. C’est leur épouvantail préféré pour mieux restreindre notre liberté en matière linguistique. Mais il demeure que ce n’est qu’un épouvantail basé sur la malhonnêteté intellectuelle en présentant un mal imaginaire basé sur un « cherry picking » outrageux. Avec cette fausse prémisse, on essaie de vous faire croire toujours que l’assimilation du francophone par les maudits anglais est imminente. Je l’ai déjà dit et je le répète, il ne s’agit là qu’un délire paranoïaque des nationalo-péquistes.

 

Le Parti libéral du Québec doit redevenir une formation politique réformatrice

moreau chefferie plq

Par Simon Leduc

Le PLQ est le parti politique le plus ancien de l’histoire de la province de Québec. Il est présent sur la scène politique québécoise depuis la naissance de la Confédération canadienne. Il a réussi à survivre à travers les décennies grâce à sa capacité à s’ajuster aux nouvelles époques. Plusieurs entités politiques sont nées de schismes à l’intérieur des troupes libérales : l’Action libérale nationale (des jeunes libéraux réclamaient des réformes auprès du gouvernement Taschereau), le Parti québécois (l’entourage de René Lévesque voulait que le parti devienne plus nationaliste) et l’Action démocratique du Québec (après l’échec de Meech, des jeunes libéraux n’ont pas accepté la mise au rancart du rapport Allaire). Malgré ces crises, le PLQ a réussi à demeurer une force politique de premier plan dans la Belle province.

En 1960, le Parti libéral du Québec a mis fin à seize ans de domination unioniste en remportant les élections avec une forte majorité. Le gouvernement réformateur de Jean Lesage a mis en place des réformes majeures pour que les Canadiens français puissent prendre le contrôle de leur économie. En 1962, le ministre des Ressources naturelles René Lévesque a complété la nationalisation de l’hydro-électricité. Après la publication du rapport Parent, le gouvernement libéral a créé le Ministère de l’Éducation afin de moderniser les réseaux primaire et secondaire. La Caisse de dépôts et de placements est née en 1965 pour gérer le bas de laine de la population et pour soutenir les entreprises québécoises. Dans les années soixante-dix, le premier ministre Robert Bourassa a ouvert la voie au développement économique du Grand Nord québécois avec les barrages hydroélectriques de la Baie-James. Cela a permis de créer des milliers d’emplois et de la richesse. Ces deux grands premiers ministres libéraux ont contribué au développement économique de notre province.

Jean Charest aurait pu être un premier ministre réformateur comme l’on été Jean Lesage et Robert Bourassa. Lors de la campagne électorale de 2003, le chef libéral avait promis de réformer le modèle québécois qui était déjà à bout de souffle à ce moment-là. Le 14 avril 2003, le PLQ de Jean Charest a été élu avec le mandat de réformer le Québec avec sa fameuse réingénierie de l’État. Le premier ministre Charest voulait réduire la taille du gouvernement afin de le rendre plus efficace et efficient. Il disait que celui-ci était obèse et tentaculaire et qu’un régime minceur était nécessaire afin de réduire la dette et baisser les impôts des contribuables québécois (qui sont les plus taxés en Amérique). Malheureusement, le gouvernement libéral a eu peur des forces du statu quo (les syndicats et les groupes d’intérêts de gauche). Jean Charest a trahi la majorité silencieuse en cédant aux menaces syndicales. Les grandes centrales syndicales ont fait reculer l’administration Charest et cela leur a permis de conserver leurs précieux droits acquis. Sous le règne de Jean Charest, la taille de l’État a continué d’augmenter et la dette publique a explosé et elle se chiffre maintenant à 253 milliards de dollars. De 2003 à 2012, les dépenses gouvernementales ont été hors de contrôle. Les programmes sociaux coûtent de plus en plus cher et personne n’ose les remettre en question. Un jour, il va falloir faire le procès du modèle québécois mais ce n’est pas pour demain.

Le PLQ n’a de libéral que le nom et il continue d’être un des défenseurs du régime en place. Ce parti politique centenaire a une chance en or de devenir une force politique qui va prôner et respecter les idéaux du libéralisme classique : la liberté individuelle, le libre marché, la réduction de la taille de l’État et l’entreprenariat. Le Parti québécois a décidé de se camper clairement à gauche du spectre politique et la CAQ ne semble pas vouloir brasser assez la cage. Selon moi, le prochain chef libéral doit positionner le parti au centre-droit et devenir le parti réformateur que les Québécois recherchent depuis le début des années 2000.

Le Québec est à la croisée des chemins. Il se dirige à toute vitesse vers le mur de la faillite. Il doit tourner à droite et se diriger vers une nouvelle voie. La question que l’on doit se poser est la suivante : Est-ce que le PLQ sera le véhicule réformateur qui va mener la province vers la terre promise? Philippe Couillard, Pierre Moreau et Raymond Bachand devront répondre à cette question durant la course à la chefferie de leur parti. L’avenir de la Belle province et du PLQ en dépend.

Guillaume Wagner et la liberté d’expression

guillaume wagner

 

Par Philippe David

J’ai décidé aujourd’hui de vous donner mon petit grain de sel sur l’affaire de Guillaume Wagner et de la géométrie variable dont nous faisons quelque fois preuve en matière de liberté d’expression. Lors de son passage à «Tout le monde en parle», Guillaume Wagner s’est montré critique  de Radio X. C’est son droit le plus strict, mais voilà. Guillaume Wagner est aussi l’auteur de bien des blagues de mauvais goût. Personnellement, je n’ai pas vu son spectacle, mais toutes les blagues que j’ai entendues de lui, y compris celles qui ont été montrées à «Tout le monde en parle», (qui, je m’imagine, devaient être ses meilleures), je les ai trouvées plates. En écoutant ces quelques clips, je m’ennuyais beaucoup de la belle époque d’Yvon Deschamps et des Cyniques. Ça c’était de l’humour. Mais je ne veux pas vraiment critiquer l’humour ou le manque d’humour de Guillaume Wagner, c’est aussi son droit de faire des blagues douteuses.

Quand Sophie Durocher a écrit une chronique critiquant Wagner, plusieurs se sont portés à sa défense. Il aurait été cité hors-contexte dans sa blague sur Marie-Élaine Thibert dit-on. Ah oui? Et celle de Marie-Mai, c’était hors-contexte aussi? Mais je crois que ses défenseurs ont raté le point que Sophie Durocher tentait de faire. Elle ne critiquait pas la blague comme telle, aussi insultante soit-elle. Elle ne remettait pas en question le droit de Wagner de faire cette blague non plus. La liberté d’expression n’existe pas uniquement pour les propos bénins, elle existe surtout pour les propos qui choquent. Wagner a le droit absolu d’être insultant. D’autres humoristes le font aussi (Mike Ward me vient à l’esprit). Non, le problème n’est pas là.

Imaginez un instant le tollé si Éric Duhaime ou Dominic Maurais avaient fait la même blague en y substituant Françoise David ou Pauline Marois? Je suis certain que des hordes d’enragés avec des torches et des fourches auraient été aux portes des studios de Radio X à Montréal pour réclamer leur tête sur une pique. En bref, quand on fait de l’humour poubelle, on est bien mal placé pour critiquer.  Si tu veux critiquer les dérives passées de Radio X, t’as intérêt à ne pas faire pareil. C’est un point très simple, mais que beaucoup de défenseurs de Guillaume Wagner ont complètement raté. Guillaume Wagner et ses comparses devraient donc se souvenir que s’ils ont la liberté d’expression, d’autres qu’eux ont aussi ce droit.

Pourquoi le libéralisme est-il la solution à la crise?

APTOPIX GERMANY MARKETS

Par Minarchiste

Pourquoi le libéralisme est-il la solution à la crise? C’est la question que posait récemment le blogueur Pierre Chappaz à quelques blogueurs libéraux. Voici ma réponse.

 

Premièrement, il incombe de spécifier que la crise dont Pierre parle est la crise de la zone Euro et de ses PIIGS. Résumons d’abord les choses d’un œil objectif :

-          Lors de la création de l’Euro, certains pays qui devaient assumer des taux d’intérêt très élevés sur leur dette en raison de l’irresponsabilité fiscale de leur gouvernement se sont retrouvés à bénéficier d’un taux d’emprunt similaire à celui de l’Allemagne (i.e. beaucoup plus bas).

-          Un boum de crédit s’en est suivi. La consommation et l’immobilier ont été dopés à l’endettement.

-          Le gouvernement aussi a profité de la manne. Ses revenus de taxation ont augmenté en raison de cette activité économique accrue et il en a profité pour augmenter ses dépenses. Les déficits n’étaient pas un problème puisque les taux d’emprunt étaient attrayants.

-          Les autres pays, comme l’Allemagne, en ont eux aussi bénéficié car ceux-ci ont vu leurs exportations augmenter en raison de la demande provenant de ces pays dépensiers.

-          Les flux financiers entre ces pays ne pouvaient pas se rééquilibrer puisqu’ils partageaient la même monnaie. Donc l’Allemagne pouvait engendrer un surplus de sa balance commercial sans voir son taux de change augmenter et réduire sa compétitivité.

Puis, les choses ont mal tourné :

-          La bulle de crédit a fini par se dégonfler (comme elles le font toujours), emportant avec elle le marché immobilier et la consommation.

-          Les revenus de taxation des gouvernements ont chuté, amenant ces pays profondément en déficit.

-          Ces déficits ont été exacerbés par les sommes octroyées en secours au système bancaires défaillants.

-          Les investisseurs ont alors tourné le dos aux titres de dettes de ces pays, doutant de leur capacité à les rembourser.

-          Les PIIGS se sont alors retrouvés dans l’impossibilité de financer leurs déficits ni leurs échéances de dettes, les amenant en situation d’insolvabilité.

-          Les dépenses des gouvernements ont alors augmenté fortement en raison de la récession (en raison du filet social) et en raison de la charge d’intérêt plus élevée sur la dette.

-          Les gouvernements se sont alors mis à couper certaines de leurs dépenses et à augmenter les taxes et impôts (a.k.a. « mesures d’austérité ») pour tenter de rééquilibrer leur budget.

-          Ces dépenses ont largement affecté les transferts sociaux et les services publics, sans toutefois réduire la bureaucratie ou alléger les barrières structurelles de l’économie.

-          Par conséquent, ces coupures de dépenses et hausses de taxes ont eut comme effet de nuire encore plus à la situation économique déjà précaire.

Quelles sont les solutions libérales?

Le meilleur moyen pour les PIGS d’améliorer leur niveau de vie est de créer de la richesse. C’est ça la seule solution durable à la crise. Les politiciens Européens doivent d’abord réaliser que leur conception de la richesse est erronée. La richesse ne résulte pas de la consommation financée à crédit. La richesse résulte de la production et pour produire, il faut des gens compétents et du capital productif (voir ceci absolument). Déployer du capital productif pour mettre les chômeurs au travail serait très bénéfique pour ces économies décimées.

Ceci dit, les Grecs, les Italiens, les Portugais et les Espagnols ne sont présentement pas en position d’accumuler du capital. Beaucoup de gens sont au chômage et les marchés financiers sont en perdition. Et ceux qui ont du capital inutilisé font face à un environnement trop incertain pour le déployer et à une économie paralysée. Il est important de comprendre qu’il est très difficile de faire des affaires dans ces pays très bureaucratisés et règlementés. Démarrer une nouvelle entreprise y est un vrai casse-tête (voir cette histoire extraordinaire par exemple). Il est presque impossible d’y renvoyer quelqu’un, donc les entreprises sont très hésitantes à embaucher. Que faire?

Si le capital ne vient pas de l’intérieur, il devra venir de l’extérieur. C’est le cas en Irlande, qui s’en tire mieux que ses consœurs en raison de son environnement favorable aux investissements étrangers. Comment arriver à attirer ce capital? En réformant la structure de l’économie comme suit :

1)      Réduction drastique de la bureaucratie étatique résultant en une baisse du nombre de fonctionnaires et de la paperasse (et des dépenses de l’État).

2)      Facilitation du processus de création et d’exploitation d’une entreprise, incluant un allègement significatif de la réglementation et une ouverture tout-azimut au libre-échange.

3)      Réduction du fardeau fiscal des entreprises.

4)      Privatisation des sociétés d’État et des actifs de l’État et utilisation des recettes pour réduire la dette.

5)      Libéralisation du marché du travail de façon à rendre les congédiement plus faciles (comme la flexi-sécurité du Danemark).

6)      Sortie de la zone Euro (ce qui résulterait en un ajustement à la baisse des salaires réels).

Quelles seraient les conséquences? Les PIGS se retrouveraient alors avec des salaires concurrentiels, un marché du travail flexible et un climat favorable au commerce international. Il serait alors facile pour les PIGS d’attirer des entreprises à investir chez eux. Ces investissements engendreraient des emplois durables qui feraient augmenter les recettes de l’État tout en faisant diminuer ses dépenses (parce qu’il y aurait moins de chômeurs et de dépendants de l’État); d’autant plus que la charge d’intérêt sur la dette diminuerait aussi (tant en raison d’une baisse du taux d’intérêt que d’une baisse du montant de la dette). Ces pays se retrouveraient alors sur une trajectoire de reprise économique soutenable.

La vraie charité

banque-alimentaire

Par Philippe David

Une récente publication de l’Institut de Recherche et d’Informations Socio-économiques (IRIS) pose la question : « Les prestations d’aide sociale sont-elles trop généreuses? » Cependant, la lecture de cette publication dévoile que ses auteurs se cherchent à démontrer que ces prestations ne sont pas en fait trop généreuses. Les auteurs s’objectent dans un premier temps contre la classification d’inapte ou apte au travail, disant que ça stigmatise les bénéficiaires. De plus, ils argumentent que les prestations payées aux bénéficiaires jugés aptes au travail sont insuffisantes pour permettre à ceux-ci de pouvoir s’acheter des vêtements, titres de transport et chaussures pour pouvoir rechercher activement un emploi. Selon les auteurs, Ève-Lyne Couturier et Renaud Gignac, les prestations trop basses forcent aussi les assistés sociaux qui veulent retourner au travail à accepter des emplois qui pourraient miner leur santé. Leur solution, trop simpliste, serait de hausser les prestations de façon à ce que les prestataires aient une certaine marge de manœuvre et d’abolir la distinction entre les bénéficiaires aptes et inaptes au travail, qu’ils trouvent trop stigmatisante. Ils se prononcent aussi contre le principe de « workfare » qui consiste à intégrer les bénéficiaires à l’emploi à tout prix. Je vois quelques problèmes à leur approche.

Le vrai problème des assistés sociaux

Au départ, je trouve immoral de forcer, à la pointe d’un fusil, la majorité des gens à faire la charité. La charité est un acte volontaire et personne n’a de mérite à demander à l’état de confisquer le bien d’autrui pour le redonner à d’autres personnes, aussi nécessiteuses soient-elles. Vous n’êtes vertueux que si vous fouillez dans vos propres poches et que vous donnez par vous-même. Ceci étant dit, le système existe et avant même de songer à l’abolir, on devrait s’assurer de remettre au moins la majorité de ses bénéficiaires au travail.

Le temps moyen passé au crochet de l’état au Québec est autour de 10 ans. C’est aberrant et inacceptable. Aucune société n’a les moyens d’avoir des centaines de milliers de gens complètement improductifs et dépendants. Malheureusement, plutôt que de faire tous les efforts pour réduire la dépendance, le système actuel la cultive et la perpétue. On se soucie souvent de ne pas stigmatiser les assistés sociaux, mais quelle fierté devrait-on avoir à vivre au crochet de la société pendant 10 ans de sa vie? Mme Couturier et M. Gignac se soucient de l’effet sur la santé qu’a une politique de retour au travail à tout prix. Ils devraient se souvenir de ces paroles de Félix Leclerc : « La meilleure façon de tuer un homme est de le payer à ne rien faire ». De vouloir rendre la vie des assistés sociaux plus confortable peut sembler bien noble, mais vous ne leur rendrez pas service en enlevant tous les incitatifs qu’ils ont de vouloir s’en sortir.

C’est dans la nature humaine de chercher la voie la plus facile. Nous luttons et travaillons pour survivre, mais nous cherchons tous les moyens pour minimiser le travail que ça prend. C’est ce qui a beaucoup contribué à rehausser notre niveau de vie. Nous bénéficions aujourd’hui de beaucoup plus de temps de loisir que n’en avaient nos ancêtres, mais pour bénéficier de ces temps de loisir, nous sommes toujours contraints à travailler. Il faut d’abord gagner du fric pour pouvoir se payer du bon temps. C’est ce qu’on appelle en économie un coût d’opportunité. Mais si vous donnez suffisamment d’argent à quelqu’un sans qu’il n’ait à travailler pour, nous venons de réduire le coût d’opportunité de ses loisirs. Nous l’incitons donc à préférer les loisirs au travail. À ceux qui me répondront que je suis un sans-cœur de croire que quelqu’un puisse se complaire du maigre revenu consenti par l’aide sociale, je rappelle que plus de 200 000 le font en moyenne pendant 10 ans en n’ayant aucune contrainte physique ou mentale pour les empêcher de travailler. Si c’était si stigmatisant, on s’imaginerait qu’ils se dépêcheraient un petit peu plus que ça à se trouver un travail.

Le vrai problème des assistés sociaux est premièrement qu’ils sont moins employables pour diverses raisons, qu’on exige très peu d’eux et ce, de façon illimitée.

La vraie solution

Tout d’abord il faut commencer par admettre que de vivre sur l’aide sociale n’est pas supposé être un choix de carrière.  Que ce n’est pas supposé être confortable, aisé, ou même décent. Vivre sur l’assistance sociale, c’est forcer vos voisins à travailler pour vous faire vivre. C’est supposé être gênant et honteux. Assumez-le! Ayez un peu de fierté! Donc, si ça peut s’avérer nécessaire que la collectivité s’occupe de personnes qui n’arrivent pas à se trouver un travail, même après avoir épuisé leur assurance-emploi, cette aide ne devrait pas être illimitée. Être 10 ans au crochet de l’état est inacceptable.

Pour résoudre les problèmes d’employabilité, la solution ne passe pas par l’augmentation des prestations, quoiqu’on puisse envisager de le faire si on impose une limite de temps. Elle ne passe pas non-plus par une augmentation du salaire minimum, comme le suggère les chercheurs de l’IRIS. Si cette dernière est effectivement un incitatif aux assistés sociaux de se trouver un emploi, elle est un désincitatif pour les employeurs de les embaucher. Pour vraiment aider les assistés sociaux à se trouver un travail, il faut rehausser leur valeur. On devrait donc les obliger à parfaire leurs qualifications existantes, ou d’en acquérir de nouvelles, si leurs qualifications actuelles ne sont pas en demande.  En ayant de meilleures qualifications pour des emplois où il y a de la demande (et avec le vieillissement de la population, les besoins dans certains secteurs vont devenir de plus en plus criants), non seulement leur sera-t-il plus facile de décrocher un emploi, mais celui-ci sera plus payant et plus revalorisant.

Nous devrions aussi, si les prospects d’emploi sont limités dans leur région, les aider à se déplacer là où les emplois sont plus abondants. De cette façon, non seulement allons-nous favoriser leur retour au travail dans un relativement court laps de temps, mais nous leur donnerions la chance de décrocher des emplois qui sont plus rémunérateurs, ce qui est mieux que de lais laisser croupir indéfiniment sur l’aide sociale, par peur qu’ils se retrouvent dans la rue si on arrêtait de leur payer des prestations.  Il n’en tient qu’à nous de troquer une culture de dépendance en culture d’indépendance. C’est  ça la vraie charité!

Les gaucheries de Madame Malavoy

marie-malavoy

Par Arielle Grenier

Ce matin, alors que je démarrais la Yaris-mobile tout en grelottant dans l’attente que le moteur se réchauffe, j’ouvris la radio (oui à Radio X, ça vous choque ?). On y annonçait que la ministre de l’Éducation, Marie Malavoy, demande l’abolition les tests de sélection dans les écoles privées en précisant que le financement public leur serait coupé s’ils ne suivaient pas les nouvelles règles! Je vous jure que je n’ai pas eu besoin de mon latte mocha pour me réveiller! Je n’en croyais pas mes oreilles! Le Parti Québécois serait-il plus « free-market » qu’on pourrait le penser?

 

         Les gaucheries de Madame Malavoy embarrasseront probablement notre nouvelle Première ministre à son retour du Sommet de la francophonie. En plus de vouloir faire reculer l’enseignement de l’anglais en freinant l’implantation du programme intensif en sixième année, elle suggère des cours d’histoire portant sur la question nationale. Si un cours universitaire existait sur « comment créer de parfaits petits unilingues souverainistes » Madame Malavoy obtiendrait certainement la note A++ de la part d’un professeur syndicaliste indépendantiste. Non, mais vraiment?! Personne n’est choqué? Vous trouvez normal que le Parti Québécois désire à ce point nous ostraciser du monde extérieur et de la méchante langue anglaise?

 

L’anglais et le profond malaise de nos péquistes apeurés du monde extérieur

 

         Je ne comprends pas pourquoi le Parti Québécois rêve à ce point faire reculer l’anglais dans nos écoles, alors qu’il devrait tout simplement améliorer l’enseignement de la langue française. La survie d’une langue ne passe pas par des programmes politiques, mais bien par l’amour que chaque citoyen porte à celle-ci. Ce n’est pas en soustrayant à nos enfants la possibilité d’apprendre une autre langue que l’on va augmenter ou améliorer la qualité de l’enseignement du français.

 

Les professeurs d’espagnol, d’anglais ou d’italien ne se transformeront pas demain matin en professeurs de français! Si l’enseignement du français est important pour une famille, je me demande bien ce qui l’empêche de corriger les lacunes du système à la maison, alors que plusieurs familles immigrantes continuent de parler leur langue d’origine. J’ai malheureusement l’impression que nous avons affaire à de vrais protectionnistes linguistiques horrifiés de la diversité linguistique de notre province. Pourquoi en serait-il autrement pour la famille québécoise qui  souhaite que ses enfants parlent le français? Ce rôle revient aux parents : ce n’est pas à l’État de décider du bien-fondé du choix d’une langue de prédilection, quelle qu’elle soit. Je suis tannée de cette gauche qui aspire à limiter les libertés décisionnelles des parents concernant le futur de leurs enfants.

 

Et les autres communautés? Ont-elles autant le droit de protéger leur culture?

 

         On se souvient tous de la controverse entourant les subventions accordées à plusieurs écoles religieuses qui ne respectaient pas le régime pédagogique du Québec. Plusieurs péquistes avaient alors crié au scandale en dénonçant l’enseignement de ces écoles. En gros, les subventions ne devaient pas être accordées aux écoles qui ne respectaient pas le programme du Ministère.

 

         Parfait! Maintenant est-ce que les écoles privées qui seront désormais payées entièrement par les parents pourront avoir le programme que ces derniers souhaitent? Autrement dit, l’école privée deviendra-t-elle une nouvelle niche de marché où les étudiants pourront apprendre l’anglais intensivement en sixième année maintenant que le public ne le leur permet plus?

 

         Et les écoles d’éducation internationale publiques? Pourront-elles continuer à « filtrer » les étudiants à l’entrée ou si cette mesure archaïque mettra fin au programme international du secondaire? Souvenons-nous que ces écoles sont publiques, mais qu’elles font passer des tests à l’entrée aux étudiants qui convoitent obtenir une éducation de première qualité au public. Elles ont d’ailleurs été créées pour permettre aux enfants de la classe moyenne et des moins nantis de pouvoir réaliser leur plein potentiel tout en performant dans un enseignement public ayant une qualité de l’enseignement compétitive au privé. OUI! Au méchant privé! Est-ce que mon école secondaire, École d’éducation internationale de McMasterville, deviendra privée ou commencera-t-elle à accepter n’importe quel élève, la faisant baisser de position au classement des meilleures écoles secondaires du Québec? Le Parti québécois est manifestement un parti qui voue un culte sans borne aux élites économiques et au nivellement… vers le bas.

 

         Hey ho! Je n’oublie pas les cours d’histoire de nos nouveaux bébés endoctrinés à voter OUI au prochain référendum! Déjà que nos professeurs sont très (le mot est faible!) souverainistes, pensez-vous vraiment qu’ils ne partagent pas leurs idées politiques pendant un cours dédié au Dieu Lévesque et à Sainte-Pauline? Soit la ministre se paie notre tête ou elle croit  naïvement que nous n’avons pas vu le tour du chapeau qu’elle vient d’effectuer dans le but de la souveraineté autarcique!

 

D’un autre côté, elle nous démontre aisément que le financement et les subventions à l’éducation ne seront peut-être pas vitaux à la survie de l’éducation privée. Merci pour le coup de pouce! L’éducation privée continuera d’exister, elle pourra peut-être créer une niche de marché à l’éducation anglophone et une élite linguistique.  Cette mesure créera certainement un appauvrissement de la diversité du système public. Tout cela pour pouvoir ENFIN obtenir la très chère souveraineté des indépendantistes.

 

Bravo Sainte-Marie, grande sainte d’une société québécoise futuriste ostracisée du monde extérieur!  Vous avez aisément démontré que le Parti Québécois a des œillères tout le tour de la tête quand il est question du futur de nos enfants.

 

Petite question : les parents qui paieront à 100% l’éducation privée de leurs enfants, seront-ils soustraits aux taxes scolaires ou la classe moyenne devra-t-elle encore payer en double ce service ?

Le catastrophique gouvernement Marois

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Par Simon Leduc

Au lendemain des élections, Pauline Marois a affirmé qu’elle serait la première ministre de tous les Québécois et une cheffe d’État rassembleuse. En tout cas, le premier mois de gouvernance péquiste prouve le contraire. Depuis le 4 septembre, le Parti québécois tente de diviser les Québécois dans tous les domaines : l’économie (les riches vs les pauvres), l’environnement (les écologistes vs les créateurs de richesse), la langue (les français contre les anglais), etc. Les péquistes se foutent complètement de la majorité qui n’a pas voté pour eux et ils gâtent leur base avec de petits cadeaux (l’annulation de la hausse des frais de scolarité pour les étudiants, la fermeture de Gentilly 2 pour les écologistes et une hausse d’impôts des riches pour les gauchistes). Le Conseil des ministres a congédié le président du BAPE et le patron de la SQ pour les remplacer par des amis du régime. Les ministres Breton et Bergeron refusent d’expliquer leurs gestes. Bien non, ce gouvernement n’est pas obligé de ce justifier car il a l’appui d’une majorité de Québécois. Pour lui, 30.7% des voix est la majorité absolue. Depuis un mois, on a pu constater les dérives idéologiques du gouvernement péquiste et en voici un exemple.

Il faut plus de souveraineté et moins d’anglais à l’école :

En entrevue au quotidien Le Soleil, la ministre de l’Éducation Marie Malavoy a dit que l’enseignement de l’anglais serait aboli à la première année du primaire. Celle-ci désire freiner l’enseignement intensif de la langue de Shakespeare à la sixième année. Également, ce gouvernement veut que les cours d’histoire mettent plus l’emphase sur la souveraineté du Québec. Si je comprends bien, le Parti québécois préconise l’endoctrinement de nos enfants afin de les transformer en bons petits souverainistes. Cela n’a pas de maudit bon sens. Les séparatistes sont tellement obsédés par leur option qu’ils sont rendus à vouloir imposer leur idéologie à l’école, c’est indécent. Et ce n’est pas tout, les souverainistes veulent empêcher les jeunes d’apprendre correctement l’anglais. Les intentions de l’administration Marois sont claires : fabriquer de petits unilingues francophones et les isoler du reste de la planète. Allo les dinosaures péquistes, on ne vit plus dans les années 70, on est au 21e siècle bordel. Le mouvement souverainiste déteste l’anglais mais les jeunes Québécois n’ont pas à écoper pour cela.

Est-ce que Pauline Marois adhère aux idées radicales de sa ministre de l’Éducation? Il faut se rendre à l’évidence, la cheffe du PQ a perdu totalement le contrôle de son Cabinet. Comment peut-elle laisser ses ministres dire n’importe quoi sur la place publique? Pendant ce temps, Mme Marois se cache en Afrique, cela en dit long sur le leadership de cette femme. L’incompétence est prédominante dans l’équipe péquiste. Le Parti québécois est devenu une formation politique verdoyante, propagandiste, anglophobe et socialiste. Pauvre René Lévesque, il doit se retourner dans sa tombe en voyant ce qu’est devenu le PQ. Imaginez s’il avait formé un gouvernement majoritaire.

La ligue nationale d’impro

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Caricature: Ygreck

Par Philippe David

Les péquistes ont promis qu’ils aboliraient la taxe santé. Pour ce faire, ils ont décidé de prendre la voie populiste de taxer les riches sur leurs revenus, mais aussi sur les gains de capital et les dividendes. Cependant, ils ne s’attendaient pas au tollé qui s’en est suivi quand les gens ont réalisé que de taxer les gains de capital et les dividendes affectait leurs REER et autres actifs sur lesquels la classe moyenne fonde ses plans de retraite.

Et, comble de malheur, les péquistes ont été frappés de plein fouet par la réalité des chiffres, chose qu’ils auraient dû prévoir puisque le gouvernement  fonctionne en déficit depuis 2010.  Mais apparemment, les mathématiques ne sont pas la force du gouvernement péquistes, alors ils ont probablement cru que ces déficits n’étaient que pur hasard et qu’ils disparaitraient par magie sous leur habile gestion. Ce n’est pas si facile, une fois au pouvoir. Maintenant, ils doivent trouver le moyen de combler le trou laissé par leurs prédécesseurs et celui laissé par leurs propres promesses électorales qu’ils se sont empressés d’exaucer sans trop réfléchir. Nicolas Marceau est en train de découvrir que ce n’est pas aussi facile sur le plancher des vaches que du haut d’une tour d’ivoire.

Ainsi, il se voit obligé de reculer sur sa promesse d’éliminer la taxe santé, mais pour dorer la pilule, il l’a rendu progressive, ce qui fera que les riches paieront plus que les plus pauvres. Mince consolation, puisque la définition de « riche » dans ce cas précis est d’avoir un revenu imposable de $42 000 ou plus. On n’a plus les riches qu’on avait. Je devrais peut-être me réjouir de faire partie de cette catégorie, mais bon. En même temps, les hausses d’impôt pour les revenus de $130 000 et plus demeurent, quoique moindres qu’originalement prévu. Les travailleurs à haut revenu se trouvent donc doublement frappés. Ce n’est plus la taxe santé OU les hausses d’impôt, c’est la taxe santé encore plus salée ET les hausses d’impôt. Si au moins on pouvait espérer une amélioration des services pour compenser, mais j’ai de gros doutes que ça puisse arriver.

Pendant que le PQ s’obstine à essayer d’équilibrer le budget en ne jouant que sur la colonne des revenus, beaucoup d’observateurs font remarquer qu’il existe une autre colonne dans un budget, celle des dépenses. Par exemple, simplement de réduire les subventions aux entreprises au même niveau que l’Ontario épargnerait 3 à 4 milliards au gouvernement sans hausser les taxes et les impôts et serait même acceptable à gauche et à droite de l’échiquier politique. (Eh oui, même les méchants droitistes reconnaissent qu’on subventionne trop!) Mais faire des coupure pourrait vouloir dire une réduction des effectifs de la fonction publique et ça voudrait aussi dire qu’il faudrait dire non à certains groupes d’intérêts. Comme nous avons pu le constater dans le dossier des frais de scolarité, Pauline Marois n’a pas exactement fait preuve de grand courage face à ce groupe d’intérêt dont le pouvoir est relativement limité. Qu’est-ce que ce serait si elle devait faire face à des groupes encore mieux organisés. Découvrirait-on alors que dans les faits, la fameuse « dame de béton » ressemble plus à une dame de Jell-o?

Toujours est-il que manifestement, le seul talent dont le PQ a fait preuve depuis son élection est celui d’improviser. Ce recul sur sa promesse d’abolir la taxe santé ne fait que confirmer qu’il dirige comme une poule sans tête. La confiance de l’électorat en prend pour son rhume.

Qu’est-ce que le libertarianisme?

Freedom sign

Par Philippe David

Le 3 octobre dernier, Steve Martineau et ses comparses m’ont  reçu à leur émission de radio « Tête à Queue », diffusée sur Radioshock.fm et nous avons discuté de la philosophie à laquelle j’adhère: le libertarianisme. Je vous invite à écouter cette entrevue, mais si vous n’avez pas 48 minutes de libre, je vais aussi vous en livrer un résumé par écrit. Puisque cette philosophie politique commence à émerger dans les médias de masse, j’ai pensé que ce serait une bonne idée de la définir pour nos lecteurs.

1   Définition

Les mots “libertarianisme” ou “libertarien” n’apparaissent pas dans les dictionnaires français. Ce sont des anglicismes qui n’ont pas été acceptés par l’académie de la langue française et qui ne sont utilisés dans la réalité qu’en Amérique du nord. Ce que nous appelons le libertarianisme ici est en fait le libéralisme classique. D’ailleurs, en France, on utilise encore le terme « libéral» plutôt que « libertarien ». Mais ici, le terme « libéral » n’a plus la même signification qu’en France. Un libéral au Québec est un social-démocrate, alors qu’un libéral en France est un disciple du libéralisme classique sur lequel est fondée la civilisation occidentale. C’est le libéralisme issu de penseurs comme John Locke, Alexis de Tocqueville, Frédéric Bastiat ou Thomas Jefferson. C’est la doctrine à l’origine de la déclaration d’indépendance des États-Unis  et de sa constitution. Incidemment, ce sont aussi  ces principes qui ont guidé les pères de la constitution canadienne de 1867. On pourrait donc dire que le libertarianisme est en quelque sorte un retour aux sources de la civilisation occidentale. Le libéralisme classique est fondé sur dix grands principes.

2   Dix principes du libéralisme classique

 

  • La vie d’un individu est une valeur morale universelle et absolue. La vie, liberté et propriété d’un individu non-agressif ne saurait être sacrifiée à aucun but.
  • Chaque individu est propriétaire de son propre corps, son esprit et de son labeur, incluant les objets physiques qui sont le fruit légitime de ce labeur. (Le droit de propriété)
  • Tout individu a le droit de poursuivre des activités nécessaires à l’amélioration de sa vie – incluant ses aspects matériels, intellectuels et émotionnels – en utilisant son propre corps et sa propriété, ainsi que la propriété d’autres personnes consentantes.
  • Les droits d’un individu à la vie, la liberté et la propriété sont inhérents à la nature de cet individu. Ils ne sont octroyés par d’autres  êtres humains et ne peuvent être enlevés par aucune entité. (Le concept de droits naturels)
  • L’initiation de la force physique ou la menace de l’usage de celle-ci ou la fraude contre tout individu n’est jamais permise – Peu importe le caractère ou la position de l’instigateur. Cependant, une force proportionnelle peut être utilisée pour se défendre de ou en réponse à une agression. (Le principe de non-agression)
  • Le seul rôle fondamental d’un gouvernement est de protéger les droits individuels en prenant des actions spécifiquement déléguées à ce gouvernement par ses citoyens. Le gouvernement n’est pas l’égal de la société et n’a pas le droit de sacrifier des individus non-agressifs pour avancer le bien-être des autres. (L’état de droit)
  • Chaque individu a le droit absolu de penser ou exprimer toute idée qu’il veut. La pensée ou la parole ne seront jamais l’équivalent de la force ou de la violence et ne devraient jamais être restreintes ou être sujettes à des pénalités coercitives. Spécifiquement la contrainte et la censure sur la base de religion ou d’idées politiques sont inacceptables en toute circonstance. (La liberté de conscience et d’expression)
  • Le commerce, la technologie et la science sont des forces libéralisantes désirables qui sont capables de soulager les maux historiques, d’améliorer la qualité de vie humaine et l’élever moralement l’être humain. La liberté complète d’échange, d’innovation et de pensée doivent être préservés et soutenus pour tous les êtres humains. (Capitalisme)
  • Les accidents de naissance, de géographie ou de généalogie ne définissent pas un individu et ne devraient jamais générer de restrictions imposées par autrui sur les droits ou les opportunités de cet individu. Chaque individu doit être jugé strictement selon ses qualités personnelles, incluant ses accomplissements, son caractère et ses connaissances. (L’égalité devant la loi)
  • Il n’existe aucune limite « naturelle » ou désirable au potentiel humain de faire le bien, et il n’existe aucun problème substantiel qui ne puisse être résolu par la connaissance humaine présente ou future, l’effort et la technologie. Il tient d’un impératif moral à tous les humains d’étendre leur maitrise de l’univers indéfiniment et de telle façon à assurer la survie et l’épanouissement de tous les individus non-agressifs.

3    Un monde libertarien

 

À quoi ressemblerait une société libertarienne? Certains vous diront que puisque nous voulons minimiser, voire éliminer l’état, qu’un monde libertarien serait la loi de la jungle et au plus fort la poche. Ce n’est pas du tout ça.

3.1  Le rôle de l’État

Pour le libertariens, l’état est la seule entité ayant le droit légal d’utiliser la force et son rôle est d’abord et avant tout de protéger les citoyens contre les agressions extérieures par la force militaire et intérieures par les forces policières et de résoudre les disputes en offrant un système légal. Pour les autres services, les libertariens considèrent que le secteur privé est généralement plus efficace que le gouvernement (ce que notre gouvernement est en train de prouver).

3.2  L’économie

Les libertariens croient que le gouvernement n’a pas à s’ingérer dans la vie économique des citoyens autrement que de punir la fraude et le vol. Le système légal normal devrait donc suffire à règlementer les marchés et prévenir que des gens soient floués dans leurs transactions. Les gens auraient donc le droit de transiger avec qui ils veulent, selon des termes mutuellement acceptables.

3.3  Le filet social

Les libertariens prônent la responsabilité sociale. Ce qui veut dire que nous sommes responsables d’abord et avant tout de nous-mêmes et de nos familles. Prendre soin de nos enfants et de nos ainés, par exemple, est notre responsabilité, pas celle de la société.  Il a été généralement démontré que plus une société est libre sur le plan économique et plus elle est prospère. Dans une société prospère, l’extrême pauvreté est un phénomène marginal et relève de la charité privée. Il est impensable d’utiliser l’État pour forcer les gens à être charitables contre leur gré. L’idée de faire une redistribution forcée de la richesse, comme nous le faisons présentement, est moralement  inacceptable pour un libertarien. Utiliser la force pour saisir la propriété d’autrui est un vol, même si c’est le gouvernement qui le fait avec la bénédiction de la majorité de ces citoyens. Si un citoyen n’a pas le droit d’utiliser la force pour saisir la propriété d’un autre, il ne peut pas déléguer ce pouvoir à son gouvernement, peu importe le nombre de citoyens qui seraient d’accord avec l’acte. La démocratie ne peut servir à violer les droits, seulement les préserver.

3.4  La vie sociale et la vertu

L’État n’a aucune place dans la chambre à coucher. Ce n’est donc pas sa place de dicter ce qui peut se faire ou ne pas se faire entre deux individus consentants. Ce n’est pas sa place également de dicter comment un individu dispose de son propre corps, tant que celui-ci en subit les conséquences et ne nuit pas à autrui. Ce n’est pas à l’état d’imposer une certaine moralité ou une idéologie à l’ensemble de la société par la force. Ce n’est pas à l’État d’imposer une langue d’usage. Sur un territoire, la langue s’impose d’elle-même quand une majorité des citoyens la parlent et transigent avec. L’usage de la force est donc inutile et superflue.

4  Conclusion

Le libertarianisme est l’incarnation nord-américaine du libéralisme classique et adhère à ses principes. C’est une vision de société qui est centrée autour du principe de non-agression et du  respect des droits individuels et de propriété. Le libertarianisme n’est en réalité ni à gauche et ni à droite. C’est la seule philosophie qui est cohérente vis-à-vis l’usage de la force de l’état. La gauche prône l’usage de la force de l’état pour promouvoir l’égalité sociale et la droite prône l’usage de la force pour promouvoir la vertu et la moralité Le libertarianisme condamne l’usage de la force universellement. Les libertariens choisissent de promouvoir le bien collectif par la responsabilité individuelle et la charité et la coopération volontaire.

 

En bonus, je vous offre aussi la vidéo que je mentionne à la fin de l’entrevue: La Philosophie de la Liberté.

L’appui de Rona Ambrose à la motion touchant l’avortement et un gouvernement de coalition pourrait-il remplacer le gouvernement actuel? :

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Par Simon Leduc

Vote sur la motion Woodworth : une attaque sournoise des féministes contre la ministre conservatrice :

Il y a quelques semaines, un député conservateur d’arrière-ban a présenté un projet de loi privé à la Chambre des Communes. La motion parrainée par Stephen Woodworth demandait qu’un comité parlementaire soit mis en place pour étudier si le fœtus doit être considéré comme un être humain sur le plan légal. Le mouvement progressiste accuse le gouvernement conservateur de vouloir indirectement rouvrir le débat sur l’avortement avec cette initiative privée. Le premier ministre Stephen Harper a clairement promis de ne pas rouvrir cette boîte de Pandore. Le rejet de la motion de M. Woodworth par une majorité de députés (M. Harper a voté contre) le prouve bien. Le Parti conservateur est majoritaire à la Chambre des communes. S’il aurait voulu légiférer sur l’avortement, cela aurait déjà été fait. Les groupes féministes et les gauchistes devraient arrêter leur campagne de peur contre les conservateurs. Le premier ministre tient sa promesse et il ne va pas criminaliser cet acte médical. Est-ce que c’est clair bordel?

Le chef conservateur a permis à ses députés de voter selon leur conscience car le M-312 est une motion privée. La ministre de la Condition féminine a voté en faveur de la proposition de son collègue. Les féministes ont férocement dénoncé le geste de la ministre. Ces militantes radicales affirment que Rona Ambrose veut faire reculer les droits des femmes. Elles demandent la démission de la ministre conservatrice. Ces groupes féministes sont vraiment intolérants et antidémocrates. Mme Ambrose a bien le droit de voter pour la motion M-312 et avoir des réticences face à l’avortement. Je me porte à la défense de Rona Ambrose et cela ne fait pas de moi un conservateur radical sur le plan social. Je défends le geste démocratique de la ministre, c’est tout. Elle s’est fait littéralement lynchée dans les médias sociaux.

On dirait que certains sujets sont tabous (l’avortement, la peine de mort, le mariage gai, etc.) et que l’on ne peut même pas en discuter calmement. Si une personne est contre l’avortement, elle est forcément contre les droits des femmes. C’est très simpliste comme raisonnement. Le mouvement progressiste est dogmatique et idéologue et il n’accepte aucun débat de fond. Les décisions dogmatiques du gouvernement péquiste (la fermeture de Gentilly 2 sans consultation, les hausses d’impôts rétroactives et le rejet du gaz de schiste) et la réaction des groupes féministes face à l’appui de Mme Ambrose à la motion M-312 le prouvent bien.

Un gouvernement de coalition PLQ-CAQ pourrait remplacer le gouvernement? :

Jamais un gouvernement du Québec n’aura réussi à se mettre à dos autant de personnes après seulement trois semaines en poste. Le gouvernement Marois est une catastrophe ambulante. Pauline Marois a rapidement pris des décisions controversées sans consulter les partis d’opposition qui représentent pourtant une majorité de Québécois. La première ministre veut tenir ses promesses électorales afin de satisfaire sa base électorale. Le gouvernement Marois ne semble pas comprendre que le peuple québécois ne lui a pas accordé une majorité parlementaire. C’est une sage décision qu’il a pris le 4 septembre dernier. Les péquistes se foutent éperdument de cela. On a gagné les élections et allez au diable ceux qui ont eu le malheur de ne pas voter pour nous. Dans le dossier des hausses d’impôts rétroactives, l’arrogance et l’intransigeance du ministre des Finances sont inacceptables. Cette mesure doit faire partie du premier budget Marceau qui devrait être déposé en mars prochain. La CAQ et le PLQ sont clairement contre toute hausse d’impôt des particuliers. Nicolas Marceau affirme que le gouvernement ne reculera pas sur cette question. Donc, le gouvernement risque de se faire renverser sur le vote cruciale sur le budget (c’est un vote de confiance). Si cela se produit, certains chroniqueurs pensent que le PLQ et la CAQ devraient aller voir le Lieutenant Gouverneur afin de lui demander de former le prochain gouvernement. Un gouvernement de coalition PLQ-CAQ pourrait éviter un scrutin trop hâtif. Je ne suis pas un grand partisan d’un tel scénario. Si le gouvernement Marois perd la confiance de la Chambre, des élections générales devraient être déclenchées sur le champ. Selon moi, c’est le parti politique qui a obtenu le plus de sièges qui doit gouverner. Si on veut se débarrasser du gouvernement péquiste, un scrutin anticipé est la meilleure option qui s’offre à ses adversaires.

Lettre aux féministes

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Par Philippe David

Mesdames,

Je m’explique mal votre attitude au sujet de l’avortement et de la motion m-312, ainsi que sur la position de Rona Ambrose sur cette motion. Ne vous en faites pas, je ne suis pas un zélote religieux, je ne crois pas en Dieu; mais ça ne m’empêche pas tout de même d’avoir un sens de la moralité et de l’éthique pour autant. Étant libertarien, je tire ma moralité des principes de cette philosophie. L’un d’eux, vous serez contentes de savoir, est que nous sommes tous propriétaires de notre corps. Je ne pourrais donc pas remettre en question votre droit de disposer de votre corps selon votre volonté sans trahir ce principe. Cependant, dans le cas de l’avortement, entre le noir de la prohibition et le blanc de votre droit absolu, il existe un océan de gris, et dans les faits, ce n’est pas parce qu’un juge a déclaré une loi inconstitutionnelle, que la question est réglée pour autant et que le débat est clos. Il n’y a en fait, jamais vraiment eu de véritable débat. Nous n’avons en réalité  qu’un vide juridique qu’il faudrait combler car si vous avez effectivement  le droit de disposer de votre corps, il faudrait aussi considérer un autre droit considéré inviolable par plusieurs : le droit à la vie.

Je sais, vous direz certainement que je suis un homme et que je ne peux pas comprendre. Je n’ai jamais eu à endurer la douleur l’accouchement, mais je n’ai jamais aussi ressenti la joie de sentir la vie croitre dans mes entrailles et de sentir ses moindres mouvements. Les libertariens ont la réputation d’être froids et calculateurs, mais je ne pourrais jamais avoir la froideur de considérer cette vie dans votre utérus comme un vulgaire parasite ou une tumeur à exciser. Je suis père et j’ai eu la joie, comme bien des parents, de voir ma fille alors qu’elle n’avait que 16 semaines dans le sein de sa mère. Elle avait ses deux bras, ses deux jambes, des yeux, un nez, une bouche et commençait déjà à montrer des comportements typiques de tous les bébés humains comme sucer son pouce. Comment peut-on dire que ce n’est pas un être humain? Comment ne pas ressentir une certaine réticence à l’idée de vouloir le tuer? Si ce n’est pas un dilemme moral dans votre cœur de femme et que vous ne ressentez rien, pour moi et bien d’autres, ça l’est et nous le ressentons.

Je l’ai dit plus haut et je le répète. Il ne sera jamais question de vous enlever le droit de vous faire avorter. Si vous lisez le texte de la motion, (vous l’avez bien lu, j’espère?) vous constaterez qu’il ne remet ce droit en question nulle part et très franchement, politiquement, ce serait impossible. Invoquer comme argument le retour aux aiguilles à tricoter ne tient pas la route et relève de la démagogie. C’est même hypocrite d’exiger que l’état s’ôte le nez de dans vos utérus alors que vous exigez également qu’il paie pour votre avortement. Vous y avez droit, soit! Mais rien ne dit que ce droit, comme bien d’autres ne peut pas être balisé. Il l’est d’ailleurs dans bien d’autres nations qui permettent l’avortement. Seuls le Canada, la Chine et la Corée du Nord n’imposent aucune restriction. Est-ce que les suédoises ou les norvégiennes, dans ces paradis de social-démocratie, se plaignent qu’on a violé leurs droits? Pas du tout.

Il est quand même intéressant de voir des organisations féministes comme la FFQ, qui se confessent à gauche de l’échiquier politique et que typiquement, la gauche s’attribue le monopole du cœur; vociférer contre une motion qui vise à défendre des êtres foncièrement  faibles et sans défense des abus d’un système trop permissif.  Dans ce débat, c’est la droite qui détient le monopole du cœur alors que la gauche revendique une liberté à tout crin. Seulement, dans une société, la liberté des uns s’est toujours terminée là ou celle des autres commence.  Comment équilibrer le droit d’une femme de disposer de son corps et le droit d’un fœtus de vivre est une question qui mérite une réponse et qu’une société se doit de débattre. L’avortement ne devrait pas être considéré comme une méthode contraceptive, ni comme une méthode de sélectionner le sexe. C’est un droit qu’on se doit d’exercer avec sagesse et retenue.

Ne vous en déplaise mesdames, les femmes comme Rona Ambrose, Sophie Durocher ou Lise Ravary ont certainement le droit de croire et d’exprimer que dans certaines  circonstances, un fœtus doit être protégé.  Elles parlent pour ceux qui ne peuvent se défendre. Pour cela, elles ne méritent pas votre hargne, mais plutôt le respect.

Inflation, analyse plus détaillée

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Par Ian Sénéchal

Suite à mon article précédent, certaines personnes ont souligné le fait que si on ajustait le salaire de la personne étudiée, on devait également ajuster l’impôt payé. Vrai. J’aurais dû en tenir compte.

Cet ajustement démontrerait que les riches ont reçu des baisses d’impôt entre 2000 et 2010. Vrai également.

Ce qu’il faut voir par contre, c’est que ces baisses d’impôt étaient généralisées à toute la population et non pas ciblées que sur eux (contrairement à réforme Marois-Marceau). Donc, pour être parfaitement honnête dans l’analyse, il fallait vérifier si les riches avaient vu leur taux effectif d’imposition baisser ou augmenter de la même façon que le reste de la population tout en tenant compte de l’inflation. J’ai donc poussé l’analyse beaucoup plus loin. (Vraiment beaucoup, alors désolé si je perds des gens ici).

J’en suis arrivé à cette conclusion. Les riches ont effectivement reçu des baisses d’impôt, comme tout le reste de la population. Par contre, plus le revenu est élevé, moins la baisse du taux effectif d’imposition fut importante.

Rentrons maintenant dans le “crunchy”.

Le système fiscal de 2000 avait des paliers d’imposition de 19%, 22.5% et 25%.

Celui de 2010 avait des paliers de 16%, 20% et 24%.

Voici le méthode que j’ai utilisé :

1) Calculer l’impôt provincial payé par différentes personnes aux revenus différents (de 1000$ à 250 000$)

2) Ajuster le système d’impôt de 2010 afin de l’amener en 2000 en “désindexant” les seuils d’imposition, mais en conservant les taux d’imposition intacts. (Inflation supposée de 2% pendant 10 ans)

3) Ajuster les salaires de 2010 pour les “désindexer” afin de les amener en 2000.

4) Appliquer le système 2010 ajusté aux salaires de 2000

5) Comparer avec les impôts payés réellement en 2000.

6) Analyser comment les baisses d’impôt ont affecté le taux effectif d’imposition en fonction du salaire.

Résultats

 

Résumé et conclusion :

Si on résume, une personne qui gagnait 150 000$ en 2010 en gagnait 123 000$ en 2000. Elle a payé 29 263$ en impôt en 2010 et 27 255$ en 2000. Il y a eu des changements au régime fiscal entre les deux dates. Si le régime fiscal ajusté pour l’inflation de 2010 avait été appliqué en 2000, elle aurait payé 24 350$ d’impôt. Cela représente une baisse de 2.36% de son taux d’imposition effectif.

Un salarié de 50 000$ (41 000$ en 2000) à quant à lui reçu une baisse d’impôt de 3.58%, soit 1.22% de plus que le salarié de 150 000$.

Y a-t-il eu des baisses d’impôt entre 2000 et 2010? Oui, autant pour les riches que les pauvres que la classe moyenne.

Est-ce que les riches ont reçu des baisses d’impôt plus importantes que le reste de la population? Non, c’est même le contraire. Plus on avance dans l’échelle salariale, moins le taux effectif d’imposition a diminué.

Documentation utilisée :

Tableau 1 et Tableau 2

 

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