La mort du rêve américain

Par Philippe David

Rien ne symbolise le succès de la civilisation occidentale autant que le rêve américain. Malheureusement, ce rêve est sur le point de s’évanouir. Il y a des choses auxquelles nul ne peut échapper. On peut dire que les lois de l’économie font partie de ces choses et à force de les ignorer, on finira inévitablement par frapper un mur. De mon vivant, j’ai vu l’économie de nombreuses nations s’écrouler à force d’ignorer ces lois. L’Histoire recèle encore plus d’exemples d’arrogance économique qui se sont mal terminées et si vous croyez que la civilisation occidentale est exempte de ces règles, vous péchez par ignorance.  Je m’attends pleinement à être témoin de son effondrement inévitable, à moins qu’un profond changement ne s’opère, et je doute que ce coup de barre n’arrive à temps.

Pour comprendre le comment et le pourquoi la déchéance de notre civilisation va se produire, il faut bien comprendre ce qui est le sang de toute économie : la monnaie

Qu’est-ce que la monnaie?

Ce n’est pas une question banale. Peu de gens de nos jours comprennent vraiment ce qu’est la monnaie. Je vais donc vous en faire un bref historique. Commençons par le fait que tous les êtres humains ne sont pas égaux en capacité. Quel est le rapport avec la monnaie? Eh bien, personne ne peut être productif en toute chose. Certains n’entre nous ont plus de dextérité et ont plus d’affinité pour les travaux manuels. D’autres sont plus fins penseurs et ont plus de talent pour inventer et concevoir. Bref aucune personne n’est auto-suffisante  et n’a la capacité de produire tout ce dont elle peut avoir besoin de façon efficace. Il est donc beaucoup plus sensé que chacun se concentre à faire ce pourquoi il a la plus grande affinité et ensuite échanger entre nous pour obtenir les autres choses dont on a besoin. Originalement, nous faisions cela par le troc. Cependant, le troc a ses limites. Si vous fabriquez des chaussures et que moi j’élève des poules pondeuses,  nous pouvons peut-être nous entendre à échanger un certain nombre d’œufs pour une paire de chaussures. Mais qu’arrive-t-il si vous n’avez pas besoin d’œufs? Que vous préfèreriez obtenir du beurre à la place? Pour obtenir ma paire de chaussures, il me faudrait trouver quelqu’un qui voudra me donner du beurre en échange de mes œufs, puis je pourrais alors obtenir des chaussures en échange du beurre. On voit donc comment les choses peuvent se compliquer.

Cependant. À tout problème on trouve éventuellement une solution et la solution à ce problème particulier fût de trouver une denrée quelconque désirée par tous pour effectuer des échanges. Au cours des siècles, plusieurs matières ont tenu ce rôle, mais avec le temps, ce sont des métaux précieux comme l’or et l’argent qui ont eu la cote comme les médiums d’échange les plus populaires.  C’est de cette façon que nous en sommes venus à utiliser ces métaux comme monnaie d’échange. La monnaie est donc ni plus ni moins qu’une denrée qu’on choisit d’utiliser comme médium d’échange.

La différence entre une monnaie-denrée et une monnaie fiduciaire.

Toutes les monnaies sont basées sur la confiance. La certitude de pouvoir échanger la monnaie contre n’importe quel bien ou service. Dans le cas d’une monnaie-denrée, c’est la qualité du médium qui est en jeu et ce médium est choisi spontanément par les acteurs du marché. L’or et l’argent ne sont pas devenus monnaies par le décret  d’une autorité quelconque mais parce que les acteurs du marché en sont venus à valoriser ces métaux plus que toute autre denrée comme médium d’échange.

Dans le cas d’une monnaie fiduciaire, la «confiance» repose sur une garantie de l’état que cette monnaie est échangeable contre biens et services. Une monnaie fiduciaire n’est donc pas une monnaie qui a été choisie par les acteurs du marché, mais qui leur est imposée comme ayant cours légal. Nous verrons un peu plus loin en quoi cette distinction est importante.

Une autre différence importante est la quantité de monnaie en circulation. Dans le cas d’une monnaie-denrée, la quantité de cette monnaie ne peut pas excéder la quantité disponible de la denrée en question. En d’autres mots, si nous voulons utiliser l’or comme monnaie, la quantité de monnaie ne peut pas excéder la quantité d’or disponible à un moment donné. La masse monétaire ne peut donc pas fluctuer grandement. En revanche,  la monnaie fiduciaire n’a aucune limite et peut être produite à l’infini à partir de rien.

Le contrôle de la monnaie

Le problème est le contrôle que l’état exerce que la monnaie à travers les lois du cours légal et l’oligopole bancaire qu’il a créé. Il a commencé en s’attribuant le monopole de la fabrication des pièces de monnaie, puis lui a donné un nom pour la dissocier de la denrée qui en était la base. À l’origine, dollar, franc, livre sterling étaient en réalité des mesures de poids d’or ou d’argent. Le dollar, c’était une mesure qui équivalait à 1/20e d’once d’or, mais en l’appelant dollar, on en oublie la matière sur laquelle il repose.  L’état  a ensuite légalisé la fraude que représentent les réserves fractionnaires, permettant aux banques d’émettre des billets de banque excédant (de loin) la quantité d’or qu’elles ont en main, ce qui de facto les rend insolvables si tous les déposants venaient à réclamer leur or. De même, il a également permis que les banques puissent  périodiquement refuser de convertir leurs billets en or, reniant de ce fait leurs obligations.  Puis il a créé une banque centrale qui permet entre autre chose de coordonner l’émission des billets de banque (et donc la masse monétaire) centralement, puis finalement, il a abandonné tout lien à l’or. Donc le système carbure maintenant sur une monnaie qui ne repose sur aucune valeur concrète, hormis la garantie de l’état et l’obligation légale à tout commerçant ou créancier de l’accepter en paiement pour des biens et services ou en remboursement de dette.

Le problème avec ce système est qu’il n’est pas soumis à la discipline de marché.  C’est quoi la discipline de marché?  C’est que l’objectif premier du marché doit être de fournir des biens et services selon les désirs du consommateur et que donc, toute transaction doit répondre au jeu de l’offre et de la demande et même la quantité de monnaie et son pouvoir d’achat, doivent être régis par ces règles. Par exemple, il n’y a pas de problème à faire croitre la masse monétaire en autant que celle-ci croit en réponse à une demande des consommateurs et non de façon arbitraire. Si la masse monétaire croit trop rapidement, ça cause une diminution du pouvoir d’achat de chaque unité monétaire, ce qu’on appelle de l’inflation. Si elle croit plus lentement, l’inverse se produit et le pouvoir d’achat de chaque unité augmente. Ce qu’on appelle la déflation. Une légère inflation ou une légère déflation n’est pas un gros problème en soit, quoique je préfère voir mon pouvoir d’achat augmenter plutôt que diminuer.   Une inflation ou une déflation prononcée sont définitivement néfastes.  Les gens ont beaucoup de difficulté à saisir les impacts d’une augmentation ou d’une diminution du pouvoir d’achat de la monnaie. Lorsqu’il y a déflation, par exemple, beaucoup s’imaginent plus pauvres parce que leurs salaires semblent  stagner nominalement ou même diminuer. Ils ne réalisent pas que chaque dollar qu’ils gagnent achète plus. De la même façon, lorsqu’il y a inflation, ils voient leurs salaires augmenter sans réaliser que leur pouvoir d’achat s’effrite.  Ça semble banal à court-terme, mais à long-terme on constate que le dollar américain, qui valait 1/20e d’once d’or lorsque la Réserve Fédérale fût créée en 1913 et  1/35e d’once d’or en 1971 lorsque Richard Nixon a complètement abandonné tout lien à l’or; ne vaut même plus un millième d’once d’or de nos jours.  «À long-terme, nous sommes tous morts» disait Lord Keynes, un des plus grands défenseurs de ce système frauduleux. Nous sommes maintenant dans le long-terme de Keynes et nous payons tous pour sa vision à courte vue.

Une taxe cachée au profit de l’élite

Ce n’est pas un hasard que l’état cherche à contrôler de plus en plus la monnaie et divorcer celle-ci de toute denrée. Si on contrôle la monnaie, on contrôle toute l’économie.

«I care not what puppet is placed upon the throne of England to rule the Empire on which the sun never sets. The man that controls Britain’s money supply controls the British Empire, and I control the British money supply.»

– Baron Nathan Mayer Rothschild

S’il est vrai que ce système donne énormément de pouvoir aux banquiers, il est faux de dire qu’il ne profite pas au pantin (qui conserve encore le pouvoir de fermer le robinet aux banquiers, il faut le mentionner) qui dirige l’état. L’économiste Murray Rothbard a souligné que l’inflation créée par ce système d’argent de Monopoly était en réalité une taxe cachée qui redistribue la richesse des plus pauvres qui ne reçoivent le nouvel  argent qu’après l’augmentation des prix qu’il provoque,  à l’état, aux banques et aux corporations qui en bénéficient avant que les prix  n’augmentent.

Cette taxe sert à financer les guerres et une bureaucratie toujours plus lourde et privilégiée. Elle permet aux politiciens d’acheter les votes des gens en leur donnant une fraction de ce qu’ils leur ont volé sous forme de programmes sociaux.  Elle permet aux États d’accumuler des dettes astronomiques au nom de leurs citoyens et de la rembourser avec une monnaie dont la valeur ne cesse de diminuer jusqu’au jour où cette dette devient mathématiquement impossible à payer et alors la monnaie ne vaut plus rien et les gens perdent confiance et préfèrent faire n’importe quoi avec les billets de banque autre que de les garder dans leurs poches. C’est arrivé maintes fois dans le passé lorsque les nations ont expérimenté avec la monnaie fiduciaire. C’est arrivé à la France avec la monnaie de papier de John Law et les assignats, c’est arrivé à l’Allemagne de Weimar où en 1923, ça prenait 4,2 billions de marks pour acheter un seul dollar américain et que les gens se promenaient avec dans les rues avec des brouettes de billets en se souciant plus de se faire voler leur brouette que les billets qu’elle contenait. Plus récemment, ça s’est produit en Argentine, au Zimbabwe et s’est en train de se produire au Venezuela.  Mais, bien sûr, un peu comme le communisme, on nous dira que toutes ces fois où cela n’a pas fonctionné, c’est que ça n’a pas été géré comme il faut et que cette fois-ci, nous sommes plus malins et ça va fonctionner! Mais chaque nouvelle expérience mène habituellement  à ce que Ludwig von Mises a baptisé le «crack up boom». L’effondrement de l’économie par la destruction de la monnaie. Ce jour viendra bientôt pour les États-Unis, mais alors que la plupart des épisodes d’hyperinflation de l’Histoire affectaient principalement la nation en question, cette fois-ci, les États-Unis risquent fort d’entrainer l’économie mondiale par le fond. La question n’est plus si ça va se produire, mais quand? Impossible à prédire, mais probablement bientôt.

Conclusion

Si vous cherchez à blâmer le capitalisme pour ce qui se produit, vous faites gravement erreur. Le marché-libre a désigné l’or et l’argent comme monnaies et ce sont les seules monnaies vraiment capitalistes, mais depuis la nuit des temps l’état a triché. Il s’est approprié la monnaie et l’a manipulée. Il a rogné les pièces de monnaies. Il les a refondues pour réduire leur taille tout en maintenant leur valeur nominale. Il a créé des pièces de monnaie en alliages où la teneur en or ou en argent diminuait constamment et finalement en la remplaçant  complètement par du papier sans valeur.  Le marché-libre nous a fourni une monnaie qui non-seulement  maintient bien sa valeur, mais qui souvent gagne de la valeur avec les gains de productivité. Les politiciens et les banquiers l’ont remplacée par une fausse-monnaie frauduleuse qu’ils manipulent à volonté et  avec laquelle ils peuvent vous voler à votre insu. Tant que les prix du marché sont évalués en gramme ou en onces d’or ou d’argent,  tout est transparent et la fraude est improbable, c’est lorsque l’état s’approprie la monnaie que la monnaie devient opaque et que la fraude devient possible et vous vous retrouvez détroussé, une fois de plus, par ceux-là même que vous croyiez étaient supposé vous protéger des voleurs.

 

L’ONU va-t-elle prendre le contrôle de l’internet?

Par Philippe David

Depuis le 1er octobre dernier, le gouvernement des États-Unis a abandonné son contrôle de l’organisme ICANN (Internet Corporation for Assigned Names and Numbers) qui est l’organisme qui gère le système DNS (Domain Name Service) de l’internet, provoquant des peurs que le contrôle de cet organisme passe sous le contrôle des Nations Unies.

Qu’est-ce que ICANN et le système DNS?

ICANN est la société privée à but non-lucratif qui opère un monopole sur la gestion des adresses des différents équipements qui composent l’internet. Ces adresses sont normalement exprimées dans un format numérique du genre 192.168.1.1. Naturellement, ce genre d’adresse est difficile à retenir pour nous pauvres humains. C’est beaucoup plus facile pour nous de retenir un nom comme Google.com, Facebook.com ou Contrepoids.com. Pour cette raison, on a inventé un espèce d’annuaire appelé DNS. Il existe tout un réseau de serveurs dans l’internet qui sont chargés de convertir les noms de domaine comme Contrepoids.com et y substituer son adresse IP correspondante, permettant ainsi de se connecter au serveur qui sert de plateforme au site web.

Si vous avez déjà un site web, vous savez déjà que pour enregistrer votre domaine, il vous faut faire affaire avec un registraire. Il y en a des milliers. Ce sont ces registraires qui communiqueront avec ICANN afin d’enregistrer le nom de domaine et attribuer une adresse correspondante.  ICANN  détient donc la clef de tout le système d’adressage de l’internet.

Qu’est-ce que ça change?

En principe, rien du tout. ICANN contrôle déjà l’adressage sur l’internet depuis une vingtaine d’années avec très peu d’interférence de la part du gouvernement américain et continuera de le faire en étant chapeauté par un consortium composé de gouvernements et de corporations privées. Ce qui suscite des craintes est que selon les lois anti-trust, pour conserver son monopole légal, ICANN doit être supervisé par un organisme gouvernemental quelconque (et je n’ai pas trouvé d’information qui dit si le consortium est qualifié selon la loi) et des pays comme la Chine et la Russie font pression pour que cette supervision soit assurée par l’ONU. Considérant que l’ONU tend à faire diriger son Conseil des droits de l’homme par des dictature à la réputation peu reluisante dans le domaine comme L’Arabie Saoudite ou la Libye, la perspective d’une supervision d’ICANN par cet organisme donne un peu froid dans le dos. Est-ce que ça se produira? Rien n’est encore joué et il semble que pour l’instant, ICANN demeure indépendant et aucun gouvernement ne peut lui imposer ses volontés. Mais pour combien de temps? Je connais bien des dictateurs en puissance qui aimeraient bien pouvoir contrôler le puissant médium qu’est l’internet. Même ici au Québec, certains politiciens salivent à l’idée de pouvoir réguler l’internet à leur guise. Un danger bien réel existe.

Mais il y a une alternative…

Heureusement, là où il y a un besoin, on peut toujours compte sur des entrepreneurs astucieux pour trouver une solution et cette alternative existe déjà, basée sur la même technologie sur laquelle est basée Bitcoin, la blockchain. Cette alternative s’appelle Namecoin et c’est ni plus ni moins qu’un système de DNS décentralisé qui n’est contrôlé par personne, et donc qui n’est pas censurable. De la même façon qu’aucune nation ne peut contrôler, Bitcoin, le même est vrai de Namecoin et le Top Level Domain (TLD) qu’il contrôle (.bit).

Vous pouvez donc enregistrer un domaine .bit, le faire pointer dur votre serveur et même si l’ONU prenait le contrôle d’ICANN et lui faisait supprimer votre domaine, Il pourrait continuer de subsister et fonctionner avec Namecoin. Car, voyez-vous, rien n’empêche vraiment qu’ICANN ait des compétiteurs et on pourrait parier que si cet organisme venait finalement à être contrôlé par l’ONU, nous aurions une pléthora de concurrents pour lui faire concurrence qui ne pourront être contrôlés par rien ni personne. Encore une fois, le libre-marché est là pour nous sauver du totalitarisme onusien.

Ajout:

Tout l’argument de la prise de contrôle d’ICANN par l’ONU repose sur la prémisse qu’ICANN doit être supervisée par un organisme gouvernemental pour maintenir une exemption des lois anti-trust. Après une petite vérification, il s’avère que c’est faux. ICANN n’a pas et n’a jamais eu d’exemption aux lois anti-trust tel qu’expliqué par John Jeffrey, Conseil Général et Secrétaire d’ICANN dans une lettre à l’éditeur au Wall Street Journal:

«ICANN is not, and never has been exempted from antitrust laws.In 1998, the Department
of Commerce stated that the nonprofit organization to be created to fulfill the U.S.
Government’s directive to privatize the domain name system (ICANN) would be
subject to antitrust laws: »Applicable antitrust law will provide accountability to and
protection for the international Internet community. » If the U.S. Department of Commerce’s stewardship of the IANA functions is transitioned to the Internet Community, ICANN will have no mandate, need or reason to seek to be overseen by another governmental group for protection.»

Alors à moins de vouloir croire à une théorie du complot…

Une autre preuve de mauvaise foi sur le climat

Par Philippe David

Ce matin, on a porté à mon attention encore un autre article qui propose de prouver qu’il y a consensus scientifique sur l’hypothèse anthropogénique du climat.  L’article du site Popular Science date de janvier 2014, donc il n’est pas récent. Il cite deux études du géochimiste James Laurence Powell qui a examiné des échantillonnages de littérature scientifique (respectivement 2 258 articles publiés entre novembre 2012 et décembre 2013, et 13 950 articles publiés entre 1991 et 2012) et a fait un recensement de tous les articles rejetant explicitement l’hypothèse anthropogénique ou endossant explicitement une autre cause du réchauffement.  Il ne semble y avoir rien d’autre comme résultats transpirant de ces deux études. L’auteur semble croire que ces résultats prouvent définitivement le consensus scientifique sur les causes anthropique du réchauffement climatique récent. Comme je vais le démontrer, ces deux études, qui n’ont rien de scientifique, en passant, ne prouvent qu’une chose et c’est la mauvaise foi des partisans de la théorie anthropogénique. Voici les résultats:

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Seulement 1 auteur sur 2258 papiers rejette le réchauffement anthropogénique.

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Sur 13 950 articles, seulement 24 rejettent explicitement l’hypothèse anthropogénique. Wow! Dites-vous. Ça doit certainement être une preuve qu’il y a consensus, pas vrai?

Qu’est-ce que ça prouve au juste?

En réalité, rien du tout. Ou du moins, pas ce que les auteurs espèrent prouver. Soulignons dès le départ que ces exercices de recensement d’articles scientifiques n’ont en soi absolument rien de scientifique et ne prouvent d’aucune façon si l’hypothèse anthropogénique est valide ou non. Qu’un tel nombre de papiers scientifiques endossent ceci ou cela ne prouve rien. C’est un sophisme d’appel à la popularité combiné avec le sophisme d’appel à l’autorité que de laisser entendre qu’une majorité de scientifiques endossent telle ou telle hypothèse et en soit, ce n’est pas une preuve que l’hypothèse est valide. Par le passé, de nombreuses hypothèses ont joui d’un consensus pendant des dizaines, voire des centaines d’années pour être finalement invalidées.

Mais là où le bât blesse particulièrement, est que ça ne prend en réalité qu’un papier scientifique démontrant empiriquement que l’hypothèse est fausse pour qu’elle soit invalidée. Or l’auteur des deux études a trouvé au moins 26 papiers qui rejetaient l’hypothèse anthropogénique et qui, on peut le présumer, comportent des preuves empiriques de ce qu’ils avancent, sinon ils n’auraient pas passé la revue par les pairs. Il resterait à vérifier si effectivement ces articles invalident vraiment l’hypothèse anthropogénique mais plutôt que de prouver ce qu’il croyait prouver, M. Powell pourrait, par inadvertance, avoir prouvé tout le contraire en fait. Quelle ironie!

Une preuve de mauvaise foi

Ce n’est certainement pas la première fois qu’on essaie d’étouffer le débat sur le réchauffement climatique en faisant croire qu’il existe un consensus de la communauté scientifique sur la cause du réchauffement. Oreskes, Doran et Zimmerman et Cook et al sont d’autres exemples de tentatives du camp des alarmistes de nous faire avaler cette couleuvre. Toutes ces soi-disant études ont été réfutées par des articles revus des pairs. Toutes étaient de mauvaise foi, prétendant prouver un consensus en additionnant des pommes et des oranges. Cook et al, plus particulièrement, dont les résultats tant vantés d’un consensus de 97% ont été obtenus en rejetant tous les articles n’exprimant aucune opinion et en additionnant tous les article soutenant explicitement ou implicitement que les émission de CO2 d’origine humaine ont un lien quelconque avec le réchauffement actuel, quantifiable ou non, mais en représentant ce résultat comme étant un endossement formel que ces émissions étaient la cause principale du réchauffement (ce que seulement 41 articles sur 11941 exprimait explicitement) et que ce réchauffement est catastrophique (ce qu’aucun des articles n’exprimait et même les rapports du GIEC ne prétendent une telle chose.) C’était carrément de la fausse représentation.

M. Powell aussi fait preuve de la même mauvaise foi en dénichant un petit nombre de papiers scientifique rejetant l’hypothèse anthropique dans un grand échantillonnage et laissant croire que le fait que seulement une si infime minorité rejetant une hypothèse prouve que l’hypothèse est vraie. C’est faux. 

Selon Popper, une hypothèse ne peut jamais être prouvée vraie, elle ne peut qu’être falsifiée. Une hypothèse qui est infalsifiable n’est pas de la science, mais de la pseudo-science. Ce n’est pas moi qui le dit. La démarche scientifique a toujours été comme ça, comme l’explique très bien l’éminent physicien Richard Feynman:

La science n’a jamais fonctionné par consensus. J’aurais été curieux de savoir dans les échantillons de M. Powell, combien affirmaient que les émissions humaines de CO2 est la principale cause d’au moins 50% du réchauffement récent. Je ne serais pas surpris qu’il n’y en ait pas plus que ce que M. Cook a trouvé, soit un infime pourcentage de l’échantillon total. Non seulement un consensus ne prouve rien, mais jusqu’ici, personne n’a réussi à prouver qu’un tel consensus existe.

Alors si quelqu’un vous met encore une autre étude prétendant qu’un consensus existe et que le débat est clos, vous saurez quoi répondre.

Vidéo virale: Quand un chauffeur d’autobus pète sa coche. Une leçon de service à la clientèle

Par Philippe David

Une vidéo est devenue virale après avoir été publiée dans le groupe Facebook Spotted: STM. La vidéo montre un chauffeur qui a immobilisé son autobus suite à une altercation avec une cliente qui a dégénéré. À la décharge du chauffeur, la vidéo ne montre pas l’altercation et il est donc difficile de dire ce qui c’est produit exactement, mais en regardant la vidéo et en lisant cet article du Journal de Montréal et ayant plus de 30 ans en service à la clientèle, je peux me permettre de faire certaines observations sur ce qui apparaît être un cas de mauvais service à la clientèle

Vous pouvez visionner la vidéo ici.

Au début de la vidéo, on voit que le chauffeur est en train de communiquer avec la centrale on peut l’entendre dire:

«Vous pouvez envoyer quelqu’un ici pour qu’elle se calme les nerfs et qu’elle sorte de l’autobus», demande par téléphone un chauffeur de la Société de transport de Montréal (STM) à son centre opérationnel. «Je suis au coin Frontenac et Hochelaga en direction nord».

Après quoi, on le voit raccrocher plutôt violemment le combiné de sa radio. Pendant ce temps, on entend la cliente plutôt calmement expliquer à quelqu’un qui voulait apparemment monter dans l’autobus que celui-ci était immobilisé parce que le chauffeur avait «pété sa coche contre elle».  Après ça, on voit un échange entre la cliente et le chauffeur dans lequel il apparaît plutôt clair que s’il y en a un des deux qui a besoin de se «calmer les nerfs», c’est le chauffeur.

Selon ce qu’on peut dégager de la conversation, la cliente, apparemment préoccupée par son téléphone portable n’avançait pas assez vite au goût du chauffeur qui lui aurait demandé de presser le pas en la traitant de «princesse» au passage, ce que la cliente n’a pas du tout apprécié, au point que la conversation a dégénéré.

Si c’est vraiment ce qui s’est produit, le chauffeur avait carrément tort. Il pouvait fort bien demander à la cliente de presser le pas, mais comme chauffeur, il représente la Société de Transport de Montréal et il se doit d’être poli et courtois en tout temps avec la clientèle. Donc de traiter la cliente de princesse au passage était déplacé et irrespectueux. Plus loin dans la vidéo, le chauffeur se permet même de faire la leçon à la cliente en disant:

«Avant de demander le respect, il faut l’imposer toi même»

Désolé, mais non. En tant qu’employé de la STM, c’est le devoir du chauffeur d’être respectueux envers les clients, même si ceux-ci sont irrespectueux envers lui. Croyez-le ou non, si un client s’en prend à lui verbalement, c’est son job d’essayer de calmer le jeu, pas de surenchérir et de perdre le contrôle de la situation. Un autre commentaire très déplacé de sa part:

«Tu m’empêcheras pas de t’appeler princesse ici. Le Canada c’est un pays de droits et libertés»

Les droits et libertés n’ont rien à foutre là-dedans! En achetant sa passe mensuelle ou en mettant son $3.25 dans la boite de perception, la cliente a tous les droits de s’attendre à ce que le chauffeur ne l’insulte pas et demeure poli et courtois, même si elle retarde les autres utilisateurs en taponnant avec son cellulaire.  Tu as beau avoir droit à la liberté d’expression, mais ton employeur a aussi parfaitement le droit de te virer si tu manques de respect à ses clients. Je sais ce que c’est. Dans ma carrière, j’ai dû maintes fois composer avec des clients difficiles et la plupart du temps, j’ai réussi à calmer le client et maintenir le contrôle. C’est pour ça qu’on me paie. Dans ce cas particulier, le chauffeur a causé le problème en insultant la cliente, puis, plutôt que de s’excuser, il a laissé l’argument dégénérer au point où il a cru nécessaire d’immobiliser son autobus et appeler de l’aide pour faire sortir la cliente de l’autobus. Ce faisant, il a causé de graves inconvénients à tous les passagers de l’autobus.

Dans une entreprise qui est soucieuse de son image et de son rôle de bien servir sa clientèle, ce genre de comportement mériterait une sanction quelconque. Pas nécessairement une sanction sévère si le chauffeur a  un bon dossier. Après tout, ça peut arriver à n’importe qui de l’échapper. Mais il mérite une sanction tout de même. Reste à savoir ce que la STM fera. Puisqu’elle est un monopole avec une clientèle captive, elle pourrait être tentée de défendre son employé au détriment de son image, ce qu’une compagnie privée en concurrence ne pourrait pas se permettre. Cependant, j’espère que la STM donnera suite à une plainte éventuelle. Sa clientèle et les contribuables qui la subventionne lourdement, méritent mieux.

Le Venezuela et l’échec du socialisme du 21e siècle

Par Philippe David

Lorsque le mur de Berlin a finalement chuté et levé le voile sur toutes les aberrations du socialisme, on aurait pu croire que ce système aurait dû être totalement discrédité. Tous ceux assez vieux pour suivre l’actualité à l’époque ont pu constater l’état dans lequel se sont retrouvés l’URSS et ses satellites d’Europe de l’Est après plus de 70 ans de gouvernance socialiste marxiste (parce que oui, le dernier «S» d’URSS, c’était pour «socialistes» (Union des Républiques Soviétiques Socialistes).  Cet effondrement était pourtant prévisible et dans les faits, il avait été prédit par l’économiste Ludvig von Mises sans son livre «Socialism», publié en 1920 alors que l’URSS venait à peine de se débarrasser du régime tsariste.

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Déjà à cette époque, von Mises avait déterminé que la micro-gestion d’un état propriétaire des moyens de production allait à ce point saper la base de production qu’il rendrait impossible tout calcul économique permettant de déterminer qu’est-ce qui devrait être produit et en quelles quantités afin de satisfaire la demande des consommateurs, car c’est bien là le but premier d’une économie.

Malheureusement, ce que les socialistes ne comprennent toujours pas est que lorsque c’est le gouvernement qui gère l’économie, les décisions économiques qui seront prises ne seront pas prises en fonction des désirs des consommateurs, mais en fonction des désirs du gouvernement et de sa clique dirigeante.  Voyez-vous, en URSS,  comme un peu partout ailleurs, les élites ont toujours été déconnectées de la population. (C’est pareil au Québec, en France, etc.) Les élites en URSS avaient même des boutiques qui leur étaient réservées exclusivement. Le fait que leurs concitoyens devaient quotidiennement faire la queue pendant des heures pour une miche de pain était le cadet de leurs soucis.  Eux ne manquaient de rien alors les désirs des petits citoyens ne figuraient pas parmi leur liste de priorités et même lorsqu’il y avait coïncidence, les dirigeants ne disposaient pas des informations nécessaires pour guider la production, résultant en des pénuries de certains produits et des surplus d’autres.

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La grande faille du socialisme

La faille du socialisme est que les socialistes n’ont jamais rien compris au système de prix qui est pourtant au coeur des échanges commerciaux et de la production. Plus particulièrement, ils refusent obstinément de comprendre que ce système comporte des signaux qui permettent aux producteurs de déterminer ce qui doit être produit, en quelle quantité et quelle est la façon la plus efficace de le produire. Le niveau des prix de tous les facteurs de production, que ce soit des matières premières, de la machinerie, des terrains, de la main d’oeuvre, etc. comporte des informations sur la rareté ou l’abondance relative de ces facteurs, ce qui dit à un entrepreneur quelles combinaisons de ces facteurs lui donnera ce qu’il veut produire au plus bas coût possible.

Parallèlement, les profits récoltés lors de la vente de divers produits finis et services informent les producteurs de ce que les consommateurs recherchent et leur indique quels sont leurs besoins.  Le processus de détermination de ce qui devrait être produit pour satisfaire les besoins des consommateurs est ce qu’on appelle le calcul économique. Or, le socialisme cherche justement à contrôler ou carrément anéantir ces signaux et rendent les besoins de production incalculables.  Voilà comment le résultat inévitable du socialisme a toujours été la distribution égale de la misère.

Avance rapide au 21e siècle…

Faisons un petit »» (avance rapide) à l’orée du 21e siècle. Nous avons vu expérience après expérience des effets désastreux du socialisme. Des dizaines de millions ont crevé de faim en Chine sous Mao et des millions en URSS sous Staline et Lénine. L’URSS et ses états satellites se sont effondrés sous leur propre poids. Les cubains vivent avec des cartes de ration depuis leur «révolution».  En Corée du Nord, la famine pousse certains parents à manger leurs propres enfants

On se serait imaginé qu’après tout ça, le monde se serait guéri de la lubie socialiste. Mais non! Nous n’avons apparemment rien compris. En 1998, les vénézuéliens élisent Hugo Chavez qui les embarque dans une révolution qu’on appellera la révolution bolivarienne et amène le «socialisme du 21e siècle» aux exclamations de ooooh et de aaaah des gauchistes un peu partout. Chavez allait-il réussir là où les autres ont échoué?

En 2015, après 17 ans de chavisme, la proportion de vénézuéliens vivant sous le seuil de pauvreté était de 76% alors qu’elle était 60.94% avant l’élection de Chavez. Des enfants de 5 ans sont admis à l’hôpital ne pesant que 11 livres (à peine 5 kg).  La famine au Venezuela que les gens se sont mis à manger les animaux de zoo à Caracas et chassent les chiens et les chats dans les rues.

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Voyez-vous, Chavez et son successeur, Nicolas Maduro, ont commis toutes les erreurs des autres régimes socialistes. Ils ont saisi et nationalisé des grands pans de  l’économie et institué des contrôles de prix. Voyant les résultats, pourtant prévisibles de ces politiques, plutôt que de faire marche arrière, Maduro fait de la surenchère et impose des contrôles plus sévères encore. Il force des vénézuéliens à travailler dans les fermes. En bref, il démontre éloquemment que les socialistes ne comprennent toujours rien à l’économie et persistent dans l’erreur. Ce que ça pendra pour qu’ils apprennent un jour est encore un mystère, mais ne soyons pas surpris de voir des évènements de cannibalisme rapportés dans les journaux bientôt.

Ça m’a toujours fait rire de voir certains économistes de gauche faire l’éloge des politiques de Chavez. Des économistes qui, de toute évidence, n’ont jamais lu von Mises. Pourtant, les résultats que nous constatons au Venezuela maintenant étaient prévisibles et ne devraient surprendre personne qui est familier avec le système de prix est les effets néfastes de la micro-gestion gouvernementale de l’économie. Essayons donc d’apprendre de ces erreurs et méfions-nous des politiciens qui prônent le même genre de politiques.  S’il est possible d’ignorer les lois de l’économie, il ne faut pas oublier que l’économie, elle, ne nous ignorera pas.

Pourquoi Hillary Clinton ne devrait pas être Présidente

Par Philippe David

 

D’entrée de jeu, je vous le dis tout de suite, je ne veux pas voir Donald Trump Président des États-Unis. Tout indique qu’il est mythomane, mégalomane et psychopathe. Plusieurs de ses déclarations indiquent qu’il ne comprend pas la notion de séparation des pouvoirs ni la limite des pouvoirs présidentiels. Il semble même croire qu’il pourrait utiliser cette position pour des vendettas personnelles. La présidence dans les mains de Donald Trump, serait comme des allumettes dans les mains d’un bambin. De toute évidence, il serait le pire choix pour occuper cet office, si ce n’était pour Hillary Clinton. Je vous explique pourquoi.

Il y a un moment que je surveille les développements sur l’affaire de son serveur de courriel. Sujet qui est particulièrement d’intérêt pour moi parce que je travaille dans le domaine de l’informatique et que dans mon domaine, la sécurité de l’information est quelque chose sur laquelle on ne lésine pas. J’ai aussi, dans ma jeunesse, servi dans les Forces Armées Canadiennes où là aussi on m’avait inculqué l’éthos de la sécurité de l’information pour une excellente raison. Pour les militaires, les fuites d’information coûtent des vies.  C’est autant vrai dans la haute diplomatie où madame Clinton évoluait comme Secrétaire d’État. Les États-Unis étant pratiquement continuellement impliqués dans des conflits militaires pendant des décennies, les informations qui peuvent passer entre les mains de son diplomate en chef peuvent effectivement compromettre des opérations en cours et coûter littéralement la vie à des gens sur le terrain. Vendredi dernier, le FBI a rendu public les notes d’entrevue de l’enquête qu’ils ont menée au sujet du fameux serveur de courriels des Clinton. Ce qu’on peut y lire soulève des questions sérieuses quant à la compétence et l’honnêteté d’Hillary Clinton.

Un bref historique…

Voici quelques faits de notoriété publique dans l’affaire :

  • Hillary Clinton a occupé le poste de Secrétaire d’État de janvier 2009 à janvier 2013 (4 ans)
  • Le 13 janvier 2009, Hillary Clinton a enregistré le nom de domaine «clintonemail.com», hébergé sur un serveur privé dans sa résidence de Chappaqua dans l’état de NewYork. Selon le FBI, le serveur n’utilisait aucune forme de chiffrage, ce qui signifie que les courriels pouvaient être lus par n’importe qui. C’est un peu comme envoyer une carte postale par la poste régulière. Tout le monde peut en lire le contenu.
  • Le 22 janvier 2009, Mme Clinton a signé, comme tous ses prédécesseurs, une entente de non-divulgation qui indique que les marquages de classification sont sans importance par rapport aux secrets d’état. Il est expressément écrit dans l’entente que «les informations classifiées peuvent être marquées ou non-marquées… incluant les communications orales». Il est à noter qu’en tant que Secrétaire d’État, Hillary Clinton était une génératrice (Original Classification Authority ou OCA) d’informations classifiées, ce qui signifie qu’une de ses tâches était de déterminer ce qui devait être classifié ou non et à quel niveau. Les informations rendues publiques vendredi dernier indiquent par ailleurs que les enquêteurs du FBI avaient tendu un piège à Mme Clinton en lui montrant une communication non-classifiée mais qui avait été étampée «secrète» et Mme Clinton avait identifié la communication comme étant clairement non-classifiée malgré l’étampe. Cela prouve qu’elle savait faire la différence.
  • Le 22 décembre 2010, le National Archives and Records Administration institue des normes pour les dirigeants d’agence: Tous les courriels et pièces jointes ayant trait aux activités gouvernementales doivent être considérés comme des donnés préservées sous le Federal Records Act (ie sont propriété du gouvernement et doivent être entreposées dans un lieu approprié). Malgré ces directives, Mme Clinton continue d’utiliser son serveur et son compte de courriel privé pour envoyer et recevoir des courriels reliés à ses affaires officielles.
  • En mars 2013 on découvre l’adresse courriel privée d’Hillary Clinton quand le compte d’un proche collaborateur de Bill Clinton, Sydney Blumenthal, a été infiltré. Quelques jours plus tard, un pirate informatique du nom de Guccifer pénètre le compte d’un assistant de Mme Clinton, révélant qu’elle avait reçu des informations confidentielles d’un compte de courriel public.
  • En août 2014, dans le cours de l’enquête sur les évènements de Benghazi, on apprend pour la première fois qu’Hillary Clinton utilise un compte de courriel privé pour ses courriels officiels.
  • Le 5 décembre 2014, Hillary Clinton accède à la demande du département d’état pour tous ses courriels reliés à sa fonction. Elle envoie 30 490 courriels imprimés (pas sous forme de fichiers informatiques) au Département d’État. Un autre 31 830 courriels n’auraient pas été envoyés, étant supposément considérés comme privés. Quelques 17 000 autres courriels seront plus tard récupérés par le FBI et ont été rendus publics récemment.
  • Le 3 mars 2015, le New York Times rapporte pour la première fois l’existence du fameux serveur et que Mme Clinton pourrait avoir contrevenu aux règlements fédéraux en utilisant une adresse privée pour ses affaires publiques.

Rappelons que pendant la conférence de presse et durant son témoignage au Congrès, le directeur Comey du FBI a confirmé qu’un grand nombre des courriels hébergés sur le serveur des Clinton contenaient des informations classifiées et certaines de ces informations étaient même classées «Top Secret/Special Access Program», la plus haute classification possible. Ce genre d’information est désigné officiellement par un nom de code aléatoire pour en cacher la substance et n’est accessible que par les individus qui ont «besoin de savoir» exclusivement. Cette classification est utilisée pour toutes les informations cruciales à la sécurité nationale.

Quoi de neuf?

Le rapport et les notes d’entrevue rendus publics vendredi dernier ajoutent des détails précédemment inconnus.

  • Un ordinateur portable et une clé USB contenant tous deux une copie du contenu du serveur (avec les informations classifiées, il va sans dire) des Clinton auraient été «égarés» par la poste. Naturellement, on pourrait s’interroger qui a eu la brillante idée de les envoyer par la poste en premier lieu, considérant ce qu’ils contenaient. Vous croyez que peut-être ils auraient pu tomber dans les mauvaises mains ?
  • Trois semaines après que le New York Times eut rapporté l’existence du serveur et après qu’un subpoena ait été émis pour son contenu, les données du serveur auraient été «accidentellement» supprimées. Oups! (En fait, le terme officiel est qu’ils ont eu un «Oh shit moment»). Apparemment une négligence d’un technicien, mais étrangement, il y a eu un appel conférence entre le cabinet de Clinton et la compagnie qui faisait l’entretien du serveur avant l’évènement. Louche un peu.
  • Vous vous souvenez quand Hillary a dit qu’elle n’avait utilisé qu’un seul appareil mobile? Eh bien en vérité, elle en a eu 13 en 4 ans et au moins un d’entre eux aurait été détruit à coups de marteau par un des assistants de Mme Clinton. On devra probablement faire appel à la technique des cartons de lait pour les trouver parce qu’ils se sont tous volatilisés, et avec eux, toute chance que le FBI puisse vérifier s’ils avaient été compromis. 5 tablettes iPad auraient aussi été utilisées par Mme Clinton. Elles ont également disparu. Ajoutons au passage qu’aucun de ces appareils n’étaient sécurisés comme ceux fournis par le Département d’État. Mme Clinton utilisait des appareils personnels privés parce qu’elle n’aurait pas pu connecter un appareil du Département d’État à son serveur privé.

Amnésie, incompétence et mensonges.

Quiconque suit la politique ne devrait pas être surpris de voir des politiciens mentir. On blague fréquemment qu’il est facile de savoir quand un politicien ment : ses lèvres bougent. Dans le cas d’Hillary Clinton, on a  même adapté la vieille blague des horloges à mensonges et ce serait la sienne qui sert de ventilateur à Jésus Christ. Nous savons donc qu’elle a menti plusieurs fois au FBI : Elle a nié avoir envoyé ou reçu des informations classifiées par courriel et elle a également menti sur le nombre d’appareils mobiles qu’elle utilisait et elle affirme que son utilisation d’un serveur privé était largement connu (common knowledge) au Département d’État, ce qui est nié par même ses plus proches collaborateurs,  pour ne nommer que ces exemples.

Selon le rapport du FBI elle aurait répondu pas moins de 39 fois qu’elle ne se souvenait pas aux questions qui lui ont été posées. Mme Clinton semble avoir des trous de mémoire assez gros pour y faire passer un camion à dix-huit roues. Ainsi, elle ne se souvenait pas avoir suivi une formation sur la classification des informations, pourtant sa signature au bas de l’entente de non-divulgation atteste qu’elle a forcément suivi une telle formation. Ce serait d’ailleurs surprenant qu’une personne qui a occupé autant de positions dans les services publics qu’Hillary Clinton dans quarante dernières années ne soit pas familière avec les règles de classification. Je n’ai passé que quelques années dans l’aviation de réserve et je me souviens très bien de la formation que j’y ai suivie. N’importe qui ayant travaillé pour l’état dans une capacité où il doit avoir accès à des informations quelconques sait comment reconnaitre ces classifications et qu’est-ce qu’il peut faire ou ne pas faire avec ces documents.

Elle aurait également oublié qui, autre que Huma Abedin, avait accès à un compte de courriel sur son serveur. Elle a oublié ce qui est advenu de tous ses Blackberry. Elle a oublié quand elle a reçu ses droits d’accès de sécurité, elle ne pouvait pas non plus se souvenir quand elle a reçu des requêtes de libre-accès à l’information (FOIA) concernant ses courriels, etc. Elle blâme ses pertes de mémoire sur une commotion cérébrale qu’elle a subie en décembre 2012 et d’un subséquent caillot au cerveau causé par la commotion. Cependant, si on accepte cette excuse, il serait aussi raisonnable de dire qu’elle est inapte pour des raisons de santé.

Quand les pires flottent sur le dessus

Le rapport du FBI ne peut mener qu’à deux conclusions possibles au sujet d’Hillary Clinton. Soit qu’elle est une criminelle ou qu’elle est incompétente. L’une ou l’autre devrait la disqualifier pour la présidence. Ajoutez à cela les allégations de corruption et de trafic d’influence entourant la fondation Clinton pendant son mandat comme Secrétaire d’État et il est certainement raisonnable de croire qu’elle a des sérieux problèmes d’intégrité et de crédibilité. Autant Trump est dangereux avec son attitude autoritaire et dictatoriale, autant Clinton exhale une mauvaise odeur de corruption laissant croire que sous sa gouverne, l’aile exécutive du gouvernement américain serait à vendre aux contributeurs de la fondation Clinton. Bref, les électeurs américains sont sérieusement mal foutus. Ils devraient sérieusement considérer les alternatives ou encore mieux, inscrire massivement «None of the above» sur leur bulletin de vote.

Éteindre le feu

Par Philippe David

Le débat du burkini et de l’intégrisme islamique nourrit de nombreuses chroniques ces jours-ci. Deux des plus notables aujourd’hui sont celles de Joseph Facal et celle de Lise Ravary.

Dans sa chronique, Joseph Facal écrit :

«Supposons qu’un début d’incendie survient dans votre cuisine.

Il faut d’abord isoler la source, c’est-à-dire éloigner tout ce qui pourrait alimenter le feu. Puis, il faut priver le feu d’air.

C’est ce qu’il faudrait faire avec l’islamisme, mais nous ne le faisons pas: nous discutons de ses symptômes les plus visibles et non des sources du feu.

Prenez le débat sur le burkini. Je lis avec plaisir les chroniques de Richard Martineau, qui ferraille régulièrement avec des chroniqueuses de La Presse.

Sur le fond, je pense exactement comme lui: le burkini est la plus récente provocation pour donner toujours plus de place dans l’espa­ce public à une idéologie totalitaire.»

Il a effectivement raison, nous passons entièrement trop de temps à attaquer les symptômes et pas assez à s’attaquer à la cause. J’en disais autant dans ma dernière chronique :

«Vous croyez que si vous empêchez des femmes musulmanes soumises de porter un voile ou un burkini, elles cesseront d’être subjuguées par leur culture et leur religion? Vous croyez les libérer? Malheureusement, non. Parce que le problème n’est pas le bout de tissus. Le problème, c’est leur culture et un problème de culture ne se règlera pas par la législation.»

Alors concrètement, s’attaquer à la source et priver le feu d’air, ça veut dire quoi? Joseph Facal ne s’aventure pas à nous le dire.

De son côté, Lise Ravary nous rapporte que :

«La Commission canadienne des droits de la personne s’est associée à l’Islamic Social Services Association (ISSA) et à la National Council of Canadian Muslims (NCCM) pour réaliser un dépliant qui «aidera le personnel enseignant au Canada à mieux comprendre et soutenir les élèves affectés par la violence géopolitique et l’islamophobie.»»

Et ajoute :

«Entre des propos sensés sur la détresse des petits réfugiés syriens (à en croire le guide, ils sont tous musulmans) et sur l’imbécillité des racistes qui font porter à des enfants la responsabilité d’attentats terroristes à l’autre bout du monde, se glisse la suggestion d’aménager des salles de prières dans les écoles, de respecter les vêtements religieux des jeunes filles ainsi que la diète halal et d’encourager le prosélytisme à l’école.»

Mais encore là, elle parle de symptômes, pas de la source du problème. Mais elle s’y rapproche quelque peu quand même.

C’est quoi la source?

La première chose que vous allez probablement me dire est que la source du problème est l’idéologie intégriste, mais vous auriez tort. On a beau avoir une certaine idéologie et avoir la volonté de l’imposer au reste du monde, mais il reste qu’il n’y a qu’une seule et unique façon d’imposer quoi que ce soit à des gens qui n’en veulent pas et c’est par la force. Or, il n’y a qu’un organe dans notre société qui a légalement le droit d’utiliser la force (et je ne parle pas des Sith ou des Jedi). C’est le gouvernement. Seul le gouvernement peut vous forcer à vivre selon des règles avec lesquelles vous n’êtes pas forcément d’accord.

Certains vous diront que pour résoudre le problème, il faudrait carrément bannir l’islam et passer toutes les mosquées au bulldozer. Ceux-là aussi ratent le point. La liberté de religion existe justement pour défendre ce genre de comportement. La liberté de religion existe pour garantir que tout individu a le droit de croire en ce qu’il veut sans avoir à craindre d’être persécuté. Ce qui signifie que le gouvernement n’a pas le droit de voter des lois pour vous empêcher de pratiquer votre religion dans la mesure où cette pratique ne nuit à personne d’autre.

Laissez-moi cependant vous dire ce que cette liberté ne veut PAS dire.

  • Ça ne veut pas dire que le gouvernement doit fournir des aliments halal ou casher dans les écoles. Si votre religion exige une diète particulière, faites un lunch pour votre enfant et sacrez-nous patience!
  • Ça ne veut pas dire que le gouvernement doit fournir des locaux de prière. La plupart des autres religions n’en exigent pas et il n’y a pas de véritables raisons de réaménager les espaces seulement pour vous faire plaisir.
  • Ça ne veut pas dire que le gouvernement doit changer les horaires des piscines publiques pour permettre une ségrégation hommes/femme, juste parce que ça vous embête de vous baigner avec des femmes ou vice-versa.
  • Ça me veut pas dire que le gouvernement (ou tout le monde entier) doit se fendre en quatre pour satisfaire toutes vos petites exigences et revendications.
  • Et finalement, ça ne veut pas dire que le gouvernement doit empêcher qui que ce soit de rire de votre religion ou de la critiquer. Vos croyances n’ont aucun statut spécial dans notre société. Elles sont ni plus, ni moins égales à celles de tous les autres.

C’est l’attitude que le gouvernement devrait avoir envers toutes les religions, sans exception et si ça ne fait pas leur affaire, il devrait simplement leur dire qu’ils se trompent de pays.

Mais voilà, le gouvernement ne fait pas ça avec les islamistes. C’est ça le problème! Le problème, c’est que par électoralisme et par souci de rectitude, les politicien on le nez si profondément enfoui dans le derrière de certains groupes, qu’ils peuvent goûter leur déjeuner. C’est cru, je sais, mais c’est vrai! Et les islamistes ne font pas exception parce qu’ils prétendent parler pour l’ensemble des musulmans, ce qui est faux. Mais si vous croyez que d’élire la bonne personne va résoudre le problème, détrompez-vous. Les politiciens ont rarement la bonne solution et jusqu’ici, l’islamisme ne fait pas exception. La bien-pensance exige la tolérance de tout et ils se draperont de vertu pour vous faire accepter l’inacceptable et à la fin, vous vous sentirez tous coupables de ne pas vous être tire-bouchonné plus. C’est exactement ce qu’ils ont fait à la commission sur les accommodements raisonnables, ou la conclusion finale a été que les québécois n’étaient tout simplement pas assez «accommodants».

Encore une fois, demandez-vous pourquoi vous croyez qu’il est légitime que certaines personnes aient le droit de vous imposer des croyances dont vous ne voulez pas et d’utiliser légalement la force pour vous les imposer et c’est exactement ce que les politiciens font lorsqu’ils cèdent en votre nom à toutes les petites exigences des islamistes. Sans cette légitimité imaginaire, ils ne pourraient pas vous imposer quoi que ce soit.

La liberté forcée

Par Philippe David

Il y a des jours où la politique m’épuise. C’est une des raisons pourquoi je la déteste avec passion. C’est un jeu dégoûtant où tout le monde tente d’imposer son point de vue à tout le monde. Par imposer, je ne veux pas dire tenter de convaincre les autres par les arguments du bien-fondé de sa position, mais de littéralement imposer son point de vue par la force. C’est exactement ce que vous faites chaque fois que vous dites la phrase «Il devrait y avoir une loi…».

Voyez-vous, une loi n’est rien d’autre qu’une opinion avec un fusil. Pourquoi? Parce que désobéir à une loi va inévitablement vous amener en présence de quelqu’un avec un fusil qui a la licence d’utiliser toute la force nécessaire pour vous obliger à y obéir. Que ce soit par le vol de votre propriété (l’amende), l’abduction et le confinement (l’emprisonnement) ou le meurtre (la peine de mort ou l’utilisation de force létale). Même si cette dernière est rarement utilisée dans un pays comme le Canada, elle n’en demeure pas moins une option. Donc dire qu’il devrait y avoir une loi équivaut à dire que vous aimeriez les soumettre à toutes sortes de violence si elles refusent de se soumettre à ce que vous jugez être correct et dans leur intérêt, que ce jugement soit fondé sur des arguments valides ou non.

Évidemment, il y a tout de même des situations qu’il faut interdire. Une société ne pourrait vivre en harmonie sans règles. Ça va de soi. Nous ne pourrions tolérer que les gens s’entretuent ou qu’ils volent les biens de leur prochain ou quoique ce soit d’autre qui viole les droits fondamentaux des autres membres de cette société. Mais il y a un bail que nous avons outrepassé la simple défense de ces droits et que nous utilisons plutôt les lois pour les piétiner allègrement et favoriser les uns aux dépens des autres. Nous le faisons souvent avec les meilleures intentions du monde, pour redresser ce que nous percevons être un tort. Mais fréquemment, nous perdons de vue ce qui est vraiment moral. Nous oublions aussi que ce que nous pouvons percevoir comme un tort, n’est pas nécessairement perçu de la même façon par les autres. Ou aussi que ce que nous imaginons être la bonne solution n’est pas nécessairement la meilleure. On va jusqu’à s’imaginer quelques fois qu’on puisse «forcer» quelqu’un à se «libérer» d’une quelconque oppression. C’est une erreur. Bien intentionnée, mais une erreur tout de même.

Ce qui m’amène au sujet du jour: le burkini.

Un droit fondamental.

J’ai entendus tous les arguments de ceux qui voudraient interdire un tel accoutrement. Ils sont les mêmes que pour la burqa, le niqab ou même le hijab. Que ces vêtements sont imposés aux femmes par une culture arriérée, parfois par la force et la menace. C’est certainement le cas dans certains pays comme l’Arabie Saoudite, l’Afghanistan ou l’Iran ou il existe même des polices religieuses qui n’hésitent pas à battre à coup de bâton une femme musulmane qui ose se promener seule et sans voile dans les rues sans aucune autre forme de procès.

Ce n’est cependant pas le cas au Canada. Ici, aucune loi n’impose le port d’un tel vêtement. Mais ça ne veut pas dire que personne ne force les musulmanes à se voiler ou de se baigner avec un burkini, mais ça ne veut pas dire non-plus que certaines d’entre elles ne font pas par choix personnel. Vous me direz peut-être que c’est par endoctrinement et c’est possible, mais comment en être sûr? Et si c’est par conviction personnelle, qui êtes-vous pour lui dire qu’elle a tort et lui imposer votre jugement de valeur? Tout n’est pas blanc et tout n’est pas noir et le fait qu’elle porte ce vêtement ou non vous cause-t-il un tort à vous? Parce qu’à ce que je sache, son choix ne vous engage d’aucune manière à faire pareil et ne donne pas le droit à quiconque de vous l’imposer. Donc qu’une femme choisisse de porter un burkini librement ou non est vraiment son problème, pas le vôtre. Désolé si ça vous choque. Et si une femme choisit librement de porter un burkini, c’est son droit le plus strict, point à la ligne. Que son choix vestimentaire vous offense d’une quelconque manière n’est absolument pas son problème, c’est le vôtre, mais vous n’avez aucun droit à ne pas être offensé plus que les musulmans n’ont un droit à ne pas être offensés par notre propre liberté d’expression.

Oui, mais…

Et si ce n’était pas volontaire? Ne devrait-on pas l’interdire? Juste pour que leur communauté ne puisse pas leur imposer?

Je serai toujours étonné de constater à quel point les gens ne comprennent pas le concept de liberté. Croyez-vous peut-être que parce que vous ouvrez la porte de la cage d’un oiseau, il va forcément s’envoler et ne jamais y revenir? Croyez-vous que si vous brisez les chaines d’un esclave, il va nécessairement comprendre ce que c’est qu’être libre? Vous croyez que si vous empêchez des femmes musulmanes soumises de porter un voile ou un burkini, elles cesseront d’être subjuguées par leur culture et leur religion? Vous croyez les libérer? Malheureusement, non. Parce que le problème n’est pas le bout de tissus. Le problème, c’est leur culture et un problème de culture ne se règlera pas par la législation.

La liberté ne s’impose pas

Peu importe vos bonnes intentions, vous ne pouvez pas forcer ces femmes à se libérer en restreignant leurs choix vestimentaires. Pour être libre, il faut vouloir être libre et pour vouloir être libre, il faut d’abord être conscient que nous ne le sommes pas. Vous seriez probablement choqués d’apprendre que vous n’êtes pas libres vous-même, mais ça c’est une toute autre discussion. Suffise de dire que la première étape pour aider ces femmes est de leur montrer ce qu’est la liberté et leur imposer un code vestimentaire va plutôt dans le sens contraire. Il faudrait plutôt trouver le moyen de les convaincre que vous êtes plus libres qu’elles. Là-dessus, je vous souhaite bonne chance.

Drôle de guerre

Par Philippe David

Un autre attentat terroriste. J’ai essayé de résister l’envie d’écrire sur le sujet, mais c’est plus fort que moi. On dit que nous sommes en guerre, mais c’est une drôle de guerre. Pas drôle dans le sens que ça fait rire, mais drôle dans le sens de bizarre, particulier, étrange et je dirais même irréelle.

Le monstre de Frankenstein

Cette guerre est bizarre parce que d’abord et avant tout, l’ennemi est un monstre «made in the USA», ce qui en fait un monstre de notre propre fabrication puisqu’il s’en prend à toute la civilisation occidentale dont les États-Unis sont la figure de proue. Bizarre aussi parce qu’il semble que les gouvernements les plus proéminents de cette civilisation ont la tête dans le sable pendant que le monstre saccage les campagnes. Pire encore! Ils semblent faire tout pour faciliter la tâche au monstre. Non seulement ont-ils créé les sempiternelles tensions au Moyen-Orient qui ont fait de cette région une poudrière, ils ont créé le vide de pouvoir en Irak qui a donné naissance au monstre, il ont aussi créé la situation en Libye et Syrie qui lui ont donné son essor et permis d’étendre ses tentacules et maintenant que le monstre a été relâché dans la nature, ils semblent tout faire pour ne pas le confronter. Oh, ils tentent bien de faire bonne figure en bombardant en Irak et en Syrie, mais tout le monde sait bien que ça prendra bien plus que ça pour s’en débarrasser et même que, comme un fauve, si on ne fait que le «picosser» (en bon argot québécois) de la sorte, non seulement on ne règle pas le problème, on ne fait que rendre le monstre plus furieux et dangereux. Sans parler des milliers de réfugiés qu’on envoie envahir l’Europe. On jurerait que le Dr Frankenstein s’applique à protéger sa création par pure sentimentalité. De quoi alimenter mille et une théories du complot.

L’ennemi à l’intérieur des murs.

Une autre particularité de cette guerre contre la civilisation occidentale est qu’elle comporte des éléments qui veulent vaille que vaille que cette civilisation se fasse hara-kiri et qui travaillent très fort à planter les graines de ce suicide collectif. Ce mouvement ne date pas d’hier. Jadis, il travaillait avec les communistes, maintenant il a trouvé un allié dans l’islamisme.

Ces idiots utiles comme Vladimir Lénine les appelait, ont compris qu’ils ne pouvaient pas inciter la révolution des prolétaires qu’ils souhaitaient avec le seul argument de la guerre des classes,  ont adopté une stratégie qui consiste à saper les bases culturelles de la civilisation occidentale appelée «marxisme culturel».  Cette doctrine remplace la lutte des classes par un conflit entre groupes «privilégiés» et groupes «opprimés». Si vous êtes blanc (particulièrement un homme blanc), hétérosexuel, cisgenre et chrétien, vous êtes un méchant oppresseur et vous devriez avoir honte de tout ce que vous êtes une femme, de couleur, gay, transgenre ou musulman, vous faites partie des pauvres opprimés et vous pouvez revendiquer tous les droits possibles et imaginables.

Ainsi. la liberté d’expression se voit pervertie par la redéfinition de certains termes et étouffée par la rectitude politique. On veut bannir tout discours qui pourrait «offenser» les opprimés. Les valeurs traditionnelles occidentales sont perverties de façons à ce que maintenant, les hommes tentent de se faire passer pour des femmes et vice-versa, des blancs tentent de se faire passer pour des noirs. Nous ne pouvons plus faire de yoga parce que c’est une «appropriation culturelle» et il devient de plus en plus difficile de critiquer les religions (sauf le judaïsme et le christianisme), en particulier une certaine religion commençant par un «i» et se terminant en «slam».  Ce sont ces idiots utiles qui ont d’ailleurs inventé le terme «islamophobie» pour étouffer toute critique de cette religion.

Il importe peu pour ces gens que les islamistes ont généralement des valeurs diamétralement opposées aux leurs. Qu’ils sont anti-avortement, anti-gay, anti-trans, anti-égalité des sexes, pro-esclavage, etc. Il n’importe que le fait qu’ils soient anti-capitalistes et anti-Occident (à ne pas confondre avec antioxydant). Et malheureusement, beaucoup de ces gens sont dans des positions de pouvoirs en ce moment et vous n’y pouvez strictement rien. Il suffit de suivre la campagne présidentielle aux États-Unis pour vous rendre compte que si les américains se trouvent face à un choix entre deux complets incompétents, c’est que quelque chose ne tourne sérieusement pas rond dans ce pays. Et on pourrait en dire autant de l’élection de Justin Trudeau au Canada, François Hollande en France, pour ne nommer qu’eux.

L’infiltration

Pendant que les leaders occidentaux créent des monstres de Frankenstein et multiplient l’influx de réfugiés qu’ils créent eux-mêmes par leurs bombardements en Syrie et en Irak, attisant encore plus l’animosité contre l’Occident, l’Arabie Saoudite est soupçonnée de financer en catimini certaines activités des islamistes, d’utiliser certaines mosquées occidentales pour répandre l’idéologie wahhabite, cette version puritaine et archaïque de l’islam dont s’inspirent les islamistes et faire du recrutement et de l’endoctrinement pour le compte d’organisations terroristes. Il a été rendu public récemment qu’un document gouvernemental américain de 28 pages prouverait un lien entre le gouvernement saoudien et les attentats du 11 septembre 2001, mais jusqu’ici, le gouvernement américain refuse de le déclassifier et le rendre public. Encore de quoi alimenter les amateurs de théories du complot.

La solution n’est pas si simple

On semble vouloir nous faire croire que l’ennemi à abattre est l’État Islamique. Notre fameux «monstre de Frankenstein». Alors on brandit le spectre de ce monstre pour récolter le soutien des populations des démocraties occidentales pour plus de bombardements qui ne font en réalité que faire plus de réfugiés et plus de ressentiment contre l’Occident. Mais pourquoi ne parle-t-on pas d’envoyer des troupes pour pacifier la région et annihiler la bête? Si nous sommes vraiment en guerre, ce n’est pas en se contentant de larguer des bombes du haut des airs qu’on va la gagner, non? Après tout, l’EI ne dispose pas d’une véritable force militaire. Il ne pourrait certainement pas résister longtemps à un assaut par des troupes de l’OTAN, non? Et pourtant, l’alliance militaire supposément la plus puissante au monde n’a pourtant pas pu débarrasser l’Afghanistan des Talibans. Aura-t-elle plus de succès avec l’EI? Difficile pour nos soldats de poursuivre un objectif qui n’est pas clair. Difficile aussi pour nos soldats de se battre avec les mains attachées dans le dos parce que les leader occidentaux, le Président Obama en tête, ne semblent pas avoir à cœur de vouloir aller à fond pour annihiler l’EI et ce n’est certainement pas par manque de ressources  militaires ou parce que l’opinion publique est contre. Alors pourquoi?

Est-ce peut-être parce que la guerre contre le terrorisme est supposée être une guerre perpétuelle permettant à nos valeureux leaders d’imposer des mesures de sécurité de plus en plus oppressives et une surveillance de plus en plus étroite envers ses citoyens? N’avez-vous donc pas remarqué comment notre monde se fait de plus en plus orwellien depuis le 11 septembre 2001?

Dans sa récente chronique au Journal de Montréal, Richard Martineau pose une question que je trouve extrêmement pertinente:

«Qu’est-ce qui vous fait le plus peur: Big Brother ou les fous d’Allah?»

Sa chronique me laisse un petit doute que personnellement, il a plus peur des fous d’Allah. C’est drôle, mais il y a 260 millions de personnes qui pourraient témoigner du fait qu’on devrait s’inquiéter davantage de Big Brother si elles n’étaient pas toutes mortes au XXe des mains de leur propre gouvernement. Je dirais qu’en comparaison, les islamistes font figure d’enfants de chœur, vous ne trouvez pas?

Fait intéressant, j’ai publié un commentaire à cet effet dans la section commentaires de cette chronique. Le commentaire se lisait comme suit:

«Qu’est-ce qui vous fait le plus peur: Big Brother ou les fous d’Allah?»

Considérant qu’au XXe siècle 260 millions de personnes on été tuées par leur propre gouvernement, vous devriez avoir bien plus peur de Big Brother. Les fous d’Allah, ce sont des amateurs en comparaison.

Soit dit en passant, les fous d’Allah sont financés par l’Arabie Saoudite et armés par les États-Unis et leurs alliés. Essayez de deviner pourquoi…

Ce commentaire a été promptement supprimé par les modérateurs. Tiens, tiens…

 

Ce qu’aucun média ne vous dira au sujet des fusillades

Par Philippe David

Tragiquement, le weekend dernier, une autre fusillade a coûté la vie à 50 personnes et blessé une autre cinquantaine à Orlando en Floride. Ce genre d’évènement est certainement déplorable. Mes pensées sont naturellement pour les familles et amis des victimes qui ont été fauchées dans la fleur de l’âge. Après un tel évènement, il va de soit que les médias s’emparent de la nouvelle. De telles tragédies sont bonnes pour la circulation des journaux et les côtes d’écoute et les clics sur le web. Bien sûr, il est aussi naturel de chercher à trouver un sens dans une situation qui n’en a pas. Qui était ce tueur? Était-il un terroriste islamiste en quête d’un coup d’éclat au nom d’Allah? Un homosexuel refoulé qui exprimait son malaise envers sa propre sexualité? Un peu des deux? Toujours est-il qu’il a téléphoné au 911 pour leur dire qu’il agissait au nom de l’EI et que son choix de cible démontre qu’il avait un gros problème avec l’homosexualité. Mais ce n’est pas vraiment de ça que je veux vous parler.

Alors que les politiciens et leurs caniches des médias s’empressent de vous dire de ne pas faire d’amalgames envers les musulmans (et ce ne sont certainement pas tous les musulmans qui sont d’accord avec le geste d’Omar Mateen),  ils ne ratent jamais une occasion de blâmer les armes à feu. Chaque fois on propose diverses mesures pour accroître le contrôle des armes, car croit-on, ce serait un problème majeur aux États-Unis et il y a beaucoup trop d’armes à feu en circulation. Comme les politiciens doivent absolument être vus en train de faire quelque chose, même si c’est n’importe quoi, ils vont tenter de jouer sur vos émotions pour tenter de vous convaincre de rehausser les restrictions. Ils essaieront de vous convaincre qu’il y a urgence d’agir, sinon les choses ne feront qu’empirer.  Tremblez-vous dans vos bobettes? Vivez-vous dans la terreur que vous serez parmi les prochains qui seront mitraillés quand vous aurez le malheur de sortir de votre maison? C’est ce qu’ils veulent! Ils veulent que vous soyez terrorisés à ce point que vous soyez prêts à vous mettre à genoux pour les supplier de faire quelque chose pour assurer votre sécurité.  Et ils feront de leur mieux, vous savez, de donner l’apparence de vouloir vous protéger, mais il y a ces méchants de la NRA qui ne cessent de faire du lobbying pour les en empêcher et ce maudit second amendement aussi! Si seulement on pouvait s’en débarrasser! Continuer la lecture de Ce qu’aucun média ne vous dira au sujet des fusillades

L'alternative à la pensée unique médiatique