Il faut réformer le RQAP


Ce texte est en lien avec la première partie de ma chronique à CHOI Radio X, dans Maurais Live. Vous pouvez trouver un lien pour programmer votre podcast ici.

50%

Cinquante pour cent, c’est ce que le RQAP coûtera, le 1er janvier prochain, de plus que si on avait gardé l’ancien régime fédéral de prestations parentales. Le taux combiné sera de 1.34% alors que nous n’obtenons qu’un rabais de 0.888% du gouvernement fédéral pour avoir quitté cette portion du régime d’assurance-emploi. Pour une personne gagnant 40 000$, c’est 181$ supplémentaires qui lui est exigé pour le régime québécois.

On a voulu avoir notre régime pour le bonifier. Or, cette décision est très coûteuse. Je me suis amusé cet été. Je voulais créer un modèle de projections financières qui démontrerait que les jeunes y perdaient au change avec ce régime. Je pensais que peut-être, la valeur actualisée de toutes les cotisations serait supérieure à la valeur actualisée de toutes les prestations. Mon modèle était relativement complexe et intégrait presque tous les aspects du régime.

Or, impossible de démontrer ma théorie dès que je supposais qu’un couple dont les conjoints gagnaient relativement le même salaire avait plus d’un enfant sous le régime. Conclusion, le régime est très généreux et il est financé en grande partie par un transfert intergénérationnel. En effet, les gens  de plus de 45 ans ou plus doivent également payer des cotisations. Ce n’est pas tout à fait ce que j’appelle de l’assurance. D’ailleurs, le titre d’assurance parentale n’est pas adéquat en ce sens. Une grande partie de la population paie des primes pour s’assurer contre les conséquences d’un risque qu’ils ne peuvent subir!

Bref, j’ai laissé tomber mon modèle. Si vous êtes jeune et que vous envisagez d’avoir deux enfants ou plus, le RQAP est une panacée. Il est très généreux et les prestations que vous recevrez valent amplement les cotisations que vous paierez.

Si on dénonce souvent les iniquités intergénérationnelles, il faut également dénoncer celle-ci. Dans ce cas précis, les baby-boomers sont les dindons de la farce.

Ce qu’il faut faire

On pourrait revenir à la base et adopter les mêmes aspects du régime que le fédéral pour diminuer les coûts. Si on veut quand même bonifier le régime, je pense qu’il faut au moins remettre en question certaines choses.

  1. La prestation de paternité devrait être enlevée. Les pères avaient déjà accès aux prestations parentales, on n’était pas obligé d’en rajouter. De plus, 80 à 90% de ces derniers réclament cette prestation alors que la maman est également à la maison. Je ne pense pas que le Québec doit subventionner un programme de vacances socialisé.
  2. Revoir les critères d’admissibilité. Au fédéral, il faut avoir travaillé 600 heures pour avoir droit aux prestations. Au Québec, ça prend 2000$ de revenus seulement.
  3. Est-il vraiment nécessaire de rembourser jusqu’à 75% du revenu des gens s’ils choisissent le régime plus court? Le rythme de vie diminue grandement avec la venue d’un enfant. De plus, les gens ont 9 mois, minimum, pour se préparer à la venue de cet enfant. Ils peuvent se responsabiliser et économiser en prévision de cet événement.

Bref,  ce régime est coûteux, encore déficitaire, a un impact limité sur le taux de natalité et provoque de grandes iniquités intergénérationnelles. Est-il possible de penser peut-être le réformer un peu… juste un petit peu?

Le RLQ presse le gouvernement d’écouter la population et de réformer le Code du travail

COMMUNIQUÉ (Version PDF)Pour diffusion immédiate

QUÉBEC, le 1er septembre 2011 – Le Réseau Liberté-Québec tient à réagir aux chiffres présentés dans le plus récent sondage d’InfoTravail.

Tout d’abord, il faut souligner que de plus en plus de Canadiens font les mêmes constats que les membres du Réseau Liberté-Québec sur la transparence syndicale. En effet, 83 % des Canadiens se disent en faveur d’une divulgation financière publique obligatoire régulière, pour les syndicats des secteurs public et privé. « Il est grand temps que la classe politique reçoive clairement le message de la population au lieu de se plier aux exigences des élites syndicales. Il est impératif que soit réformé le Code du travail » a affirmé Joanne Marcotte, porte-parole du Réseau Liberté-Québec.

De plus, à l’instar des membres du Réseau Liberté-Québec, les Canadiens se disent en désaccord avec le fait que les cotisations syndicales soient utilisées pour des attaques (73 %), des partis politiques (70 %) ou des groupes de défense (60 %). « Il est maintenant temps que les centrales syndicales soient rappelées à l’ordre et qu’ils reviennent à la base, c’est-à-dire défendre leurs membres plutôt que de promouvoir une idéologie socialiste à même les cotisations obligatoires » s’est exclamé Ian Sénéchal, cofondateur du Réseau Liberté-Québec.

Finalement, il est très important de souligner que 84% des Canadiens sont en faveur d’un scrutin secret au moment de former un syndicat. Avec un tel support, l’heure est maintenant venue pour les politiciens de mettre en place les réformes supportées par les membres du Réseau Liberté-Québec, notamment :

1. le vote secret soit rendu obligatoire pour l’obtention d’une accréditation syndicale,2. les clauses d’adhésion obligatoire au syndicat comme condition d’emploi soient interdites,3. l’obligation de tous les employés d’un milieu de travail syndiqué de payer des cotisations syndicales soit supprimée,4. les syndicats soient tenus de faire preuve d’une plus grande transparence financière en publiant annuellement une ventilation de leurs dépenses et de leurs revenus,5. l’utilisation des cotisations syndicales soit encadrée afin que les syndiqués puissent exiger que leurs cotisations ne servent qu’à des fins de négociations collectives et à la défense des conditions de travail des syndiqués.

On peut retrouver le sondage d’InfoTravail ici :

Le sondage auprès des adhérents du Réseau Liberté-Québec est disponible ici :

Le Réseau Liberté-Québec (RLQ) est un organisme sans but lucratif visant à favoriser le réseautage de tous les Québécois qui partagent des idéaux de liberté et de responsabilité individuelles.– 30 –

Source et renseignements :Réseau Liberté-Québec, medias@liberte-quebec.ca

Le déclin du pouvoir syndical

Il n’y a pas de doute. Nous sommes dans une extraordinaire période de transition. Nos repères ont foutu le camp, les souverainistes s’entredéchirent, tous les partis politiques tremblent à l’idée de la prochaine élection et la population n’a que le goût de leur donner leur 4%! Bref, les piliers du modèle québécois s’effondrent littéralement sous nos yeux.

Un de ces piliers est sans aucun doute le syndicalisme tel que nous le pratiquons au Québec. En cette Fête des travailleurs, il semble que l’organisation InfoTravail ait décidé de servir un sérieux avertissement aux organisations syndicales.

Les résultats du sondage sont on ne peut plus clairs (Voir aussi l’article de Carl Renaud, la chronique de Richard Martineau).

Mais le chiffre qui m’épate le plus est celui-ci: 54% des employés syndiqués préfèreraient ne pas l’être! C’est pas rien ça! Vous imaginez si on obligeait demain matin un nouveau vote d’allégeance à votre syndicat? J’ai idée que le taux de syndicalisation au Québec diminuerait pas à peu près!

Ce n’est pourtant pas la 1ère fois que l’on remarque combien nos gouvernements sont déconnectés de la population en la matière. En août 2009, l’Institut économique de Montréal avait commandé un sondage semblable. Le résultat: sept Québécois sur dix estimaient que le gouvernement devrait modifier la loi actuelle pour rendre obligatoire la tenue d’un vote au scrutin secret auprès des employés visés par une demande d’accréditation syndicale. L’appui à une telle modification est encore plus fort chez les travailleurs syndiqués, à 80%!!!

Alors la véritable question est peut-être la suivante. Qu’attend donc le gouvernement du Québec pour y voir? De quoi a-t-il peur? Y a-t-il des squelettes dans le placard de nos politiciens que les élites syndicales menacent de dévoiler? Se font-ils menacer lorsqu’ils abordent une réforme du Code du travail?

La correlation entre la rigidité des lois du travail et la croissance économique a été démontrée de toutes les façons possibles. Le Québec étouffe, oui, sous le poids des monopoles syndicaux.

Les Québécois ne veulent plus être contraints d’adhérer obligatoirement à un syndicat, ils ne veulent plus que leurs cotisations servent à d’autres fins que la négociation de leurs conditions de travail et ils ne veulent plus que leur argent aillent à faire de la propagande partisane.

À un moment où les impôts, taxes et tarifs agressent le contribuable québécois, peut-être que les employés syndiqués commencent à penser qu’il serait bien de faire disparaître leur cotisation syndicale sur leur chèque de paie, qui sait?

Dans tous les cas, le temps n’est ni à la réflexion, ni à un débat, ni à une commission parlementaire sur le sujet. Les constats sont faits et le jugement a été prononcé. Ne reste plus qu’à agir et à réformer une fois pour toutes le Code du travail – ou plutôt le Code de la syndicalisation – du Québec.

La Guilde canadienne des réalisateurs souligne le talent canadien lors de l’édition 2011 du Festival international du film de Toronto

TORONTO, le 2 sept. 2011 /CNW/ – La Guilde canadienne des réalisateurs (GCR) est heureuse de se joindre au TIFF pour célébrer le cinéma canadien. En tout, seize membres de la GCR à l’échelle nationale sont représentés parmi les quelque 30 longs métrages et 50 courts métrages sélectionnés dans le cadre de l’édition 2011 du TIFF. Aussi, les centaines de films internationaux qui seront présentés lors du festival incluent de nombreuses oeuvres canadiennes de grande qualité créées par des membres de la Guilde partout au pays. Ces films inscrits à la programmation du TIFF pourront être visionnés lors de nombreux événements, dont : Contemporary World Cinema (Cinéma international contemporain); Special Presentation (Présentation spéciale); Canada First; ainsi que les galas. Pour obtenir la liste complète des films canadiens présentés lors du TIFF 2011, visitez le www.tiff.net.

« Lorsque je constate le niveau de qualité des oeuvres canadiennes et le dévouement de leurs créateurs, je ne puis qu’éprouver une grande fierté et beaucoup d’optimisme face à notre industrie du cinéma, de la télévision et des médias numériques, a indiqué Gerry Barr, directeur général national et PDG de la GCR. TIFF constitue une excellente opportunité pour la Guilde de mettre en valeur sa mission, qui est de servir les intérêts de ses membres en tant que syndicat et force créative, tout en militant pour notre industrie. »

Le président de la GCR Sturla Gunnarsson a été invité par TIFF à se joindre au prestigieux jury chargé de récompenser les longs métrages canadiens. « J’anticipe avec plaisir cette occasion de visionner ce que le cinéma canadien a de mieux à offrir cette année, a-t-il dit. Étant moi-même cinéaste, je sais fort bien que chaque film est un défi en soi, et que sa réalisation constitue une sorte de miracle. J’entends donc me consacrer à la tâche avec tout le respect que ce rôle exige. »

En prévision du grand nombre de visionnements des plus excitants qui auront lieu dans le cadre du TIFF, la revue Montage, publiée par la GCR, sera en kiosque dès aujourd’hui. On retrouvera notamment dans cette édition des entrevues en profondeur avec certains cinéastes dont l’oeuvre sera présentée en grande première lors du festival, dont Sarah Polley (Take this Waltz), Leonard Farlinger (I’m Yours) et Ingrid Veninger (i am a good person/i am a bad person). Aussi dans les pages de la revue : des entrevues, des éditoriaux ainsi que divers articles couvrant une variété de sujets de l’heure destinés aux membres, à l’industrie et à tous ceux et celles qui s’intéressent au paysage culturel du pays.

Pour de plus amples renseignements sur la revue Montage, la GCR ou l’édition 10e anniversaire des Prix de la GCR qui aura lieu prochainement, visitez le www.dgc.ca.

À propos de la Guilde canadienne des réalisateursLa Guilde canadienne des réalisateurs (GCR) est une organisation syndicale nationale représentant les services artistiques et logistiques clés de l’industrie cinématographique, télévisuelle et des médias numériques. L’organisme compte plus de 3 800 membres oeuvrant dans 47 catégories artistiques et professionnelles couvrant tous les secteurs de la réalisation, de la production, du montage et de la conception de productions cinématographiques, télévisuelles et des médias numériques au Canada.

Dix principes du libéralisme classique

Le libéralisme classique est la philosophie qui est au cœur même du libertarianisme. Ce fût l’inspiration derrière l’époque des lumières, la révolution américaine, la révolution industrielle et le capitalisme. L’auteur de la vidéo s’efforce ici d’énumérer dix principes de base de cette philisophie qui a largement façonné le monde tel que nous le connaissons et qui est encore celle qui garantit le plus les libertés individuelles.

  1. La vie d’un individu est une valeur morale universelle et absolue. La vie, liberté et propriété d’un individu non-agressif ne saurait être sacrifiée à aucun but.
  2. Chaque individu est propriétaire de son propre corps, son esprit et de son labeur, incluant les objets physiques qui sont le fruit légitime de ce labeur.
  3. Tout individu a le droit de poursuivre des activités nécessaires à l’amélioration de sa vie – incluant ses aspects matériels, intellectuels et émotionnels – en utilisant son propre corps et sa propriété, ainsi que la propriété d’autres personnes consentantes.
  4. Les droits d’un individu à la vie, la liberté et la propriété sont inhérents à la nature de cet individus. Ils ne sont octroyés par d’autres êtres humains et ne peuvent être enlevés par aucune entité.
  5. L’initiation de la force physique ou la menace de l’usage de celle-ci ou la fraude contre tout individu n’est jamais permise – Peu importe le caractère ou la position de l’instigateur. Cependant, une force proportionnelle peut être utilisée pour se défendre de ou en réponse à un agression.
  6. Le seul rôle fondamental d’un gouvernement est de protéger les droits individuels en prenant des actions spécifiquement déléguées à ce gouvernement par ses citoyens. Le gouvernement n’est pas l’égal de la société et n’a pas le droit de sacrifier des individus non-agressifs pour avancer le bien-être des autres.
  7. Chaque individu a le droit absolu de penser ou exprimer toute idée qu’il veut. La pensée ou la parole ne seront jamais l’équivalent de la force ou de la violence et ne devraient jamais être restreintes ou être sujettes à des pénalités coercitives. Spécifiquement la contrainte et la censure sur la base de religion ou d’idées politiques sont inacceptables en toute circonstance.
  8. Le commerce, la technologie et la science sont des forces libéralisantes désirables qui sont capables de soulager les maux historiques, d’améliorer la qualité de vie humaine et l’élever moralement l’être humain. La liberté complète d’échange, d’innovation et de pensée doivent être préservés et soutenus pour tous les êtres humains.
  9. Les accidents de naissance, de géographie ou de généalogie ne définissent pas un individu et ne devraien jamais générer de restrictions imposées par autrui sur les droits ou les opportunités de cet individu. Chaque individu doit être jugé strictement selon ses qualités personnelles, incluant ses accomplissements, son caractère et ses connaissances.
  10. Il n’existe aucune limite « naturelle » ou désirable au potentiel humain de faire le bien, et il n’existe aucun problème substantiel qui ne puisse être résolu par la connaissance humaine présente ou future, l’effort et la technologie. Il tient d’un impératif moral à tous les humains d’étendre leur maitrise de l’univers indéfiniment et de telle façon à assurer la survie et l’épanouissement de tous les individus non-agressifs.

Maintenant, un petit exercice: Regardez autour de vous et notez tous les faits, règles, lois, etc. dans notre société actuelle qui contreviennent à ces principes et dites-moi s’ils sont vraiment justifiés.

Le pouvoir à tout prix?

Jeff Plante l’a très bien résumé avec cette petite phrase : ‎ »Quand le parti disqualifie lui-même ce qui devrait être sa clientèle naturelle, il ne représente plus rien. »

 J’écoutais ce matin cette entrevue de Jeff Fillion avec Frédéric Têtu et j’étais quelque peu vexé par la théorie que la droite est désorganisée alors qu’elle n’a jamais été aussi forte et présente au Québec mais, aussi avec le fait qu’il faut absolument piétiner ses convictions et se prostituer au centre pour qu’un jour un parti avec des idées plus réformatrices puisse espérer accéder au pouvoir.

 L’ADQ a usé à la corde la stratégie d’être plus au centre en tentant d’assouplir ses positions et ainsi mieux plaire à la masse et c’est d’ailleurs cette façon de faire qui leur a perdu le statut d’opposition officielle car, tous ceux avec de réelles convictions de droites les ont laissé tomber. Depuis, ils exercent des stratégies de girouettes à temps plein et ils ne montent pas dans les sondages car ils n’ont toujours pas reconquis ceux qui comme moi, les ont abandonnés. Aujourd’hui, il ne reste que des « faux » prêts à se prostituer politiquement pour accéder au pouvoir allant jusqu’à s’associer à un mouvement gauchiste socialiste pour y arriver. Gérard Deltell aura causé la perte de l’ADQ et de biens des années d’efforts investit par des militants pour la progression de la liberté au Québec et ce, simplement pour faire avancer sa propre carrière et son propre agenda politique.  Il faut avoir le courage de ses convictions et travailler à faire gagner en popularité les idées de la droite et non essayer d’adapter ses convictions au vote populaire.

 Est-ce qu’un nouveau parti de droite gagnerait les prochaines élections? C’est bien sûr que non. Est-ce qu’il pourrait, en étant fidèle à ses idées, gagner en popularité avec le temps? Je suis convaincu que oui. Le but, c’est d’arriver un jour à mettre en place une réelle réingénierie de l’État, pas d’accéder au pouvoir à tout prix. Il s’agit d’avoir des gens forts et authentiques (comme Adrien Pouliot) qui mettront sur pied un programme structuré. Je suis contre la fusion et l’ADQ vient de perdre mon intérêt  pour de bon! Je m’associerai avec plaisir à tout nouveau parti qui mettra en place de réelles politiques de libertés et de responsabilités individuelles… en espérant que ce jour viendra!

John Galt traduit dans la vraie vie

Dans son roman Atlas Shrugged (bientôt en français sous le titre « La Grève »), Ayn Rand fait l’éloge de l’entrepreneur idéal qu’elle incarne dans la personne de John Galt. Il était un brillant inventeur qui refusait de laisser exploiter son génie par d’autres. Il était un homme pour qui tout était possible et il réussit à convaincre d’autres comme lui a faire la grève et démontrer à tout le monde l’importance des ces hommes et femmes qui innovent sans cesse. Il existe dans ce monde un grand nombre d’entrepreneurs, mais je dirais qu’aucun ne ressemble plus à John Galt que Steve Jobs. C’est un homme qui d’une façon très réelle, a transformé le monde et notre monde aurait été passablement plus pauvre sans lui.

Le prototype du Apple 1, tel qu'initialement présenté à un groupe de hobbyistes.

En 1975, lui et son partenaire Steve Wozniak ont été les premiers à offrir un ordinateur pour la maison à un prix qui était à la portée de tous, le Apple 1. C’était un kit à assembler qui se branchait à un téléviseur et qui se vendait à l’époque pour la modique somme de $666. 66. Wozniak et Jobs les construisaient eux-mêmes dans le garage de Steve Jobs. Jusque là, les ordinateur étaient généralement des machines énormes qui remplissaient souvent plusieurs pièces et qui n’étaient accessibles qu’au grosses compagnies. Le Apple 1 fût l’inspiration pour une foule d’autres compétiteurs comme Texas Instruments, Commodore et Tandy. Le Apple 1 fût ensuite suivi du IIe et du IIc. L’ordinateur personnel était officiellement né grâce au génie de Jobs et Wozniak.

Les années 80 virent l’entrée d’IBM dans l’arène des ordinateurs personnels, qui devint vite la compagnie dominante, forçant un grand nombres de compétiteurs à imiter son fameux PC pour survivre. Jobs, de son côté, plutôt que d’imiter, décide plutôt d’innover avec le MacIntosh. Le premier ordinateur personnel à incorporer une souris et une interface graphique. Interface graphique qui sera l’inspiration pour tous les autres systèmes d’opération similaires comme Windows et le défunt OS2. Encore une fois, c’est Jobs qui transforme l’industrie complète. Même si Apple ne rapporte pas autant qu’IBM, cette compagnie arrive à établir une domination dans le domaine du design et de l’éducation. Le Mac continuera d’évoluer dans les années qui suivront et sera caractérisé par une élégance et un style inexistants dans le reste de l’industrie. En l’espace de dix ans, Apple est passée de seulement Jobs et Wozniak travaillant dans un garage à une compagnie valant 2 milliards et employant plus de 4000 personnes.

L’impact de Jobs sur Apple est indéniable. La période la plus difficile de la compagnie fût lorsqu’elle l’a évincée. Pendant ce temps, Jobs ne s’est pas laissé abattre et a fondé deux autres compagnies: NeXT et Pixar. Pixar continue d’innover dans le domaine de l’animation, ayant un grand nombre de long métrages pour enfants à son actif. La compagnie NeXT n’a pas rencontré un gros succès commercial, mais les technologies que Jobs a développées avec elle sont à la base de la renaissance d’Apple.

Depuis son retour à la barre de sa première compagnie, Steve Jobs n’en finit plus de révolutionner le marché. Il a mis les walkman et les discman au rancart avec ses iPods. Il a réussi à convaincre les gens à payer pour leur musique, plutôt que de la télécharger avec iTunes. Il a révolutionné le marché des téléphones portables avec le iPhone, supplantant le vénérable Blackberry et tourné sans dessus dessous le monde des ordinateurs portables avec son iPad. Tous ces produits qui ont fait avancer l’industrie par bonds.

Alors qu’il a annoncé sa retraite la semaine dernière, il est difficile de s’imaginer ce que aurait été le monde sans l’apport de Steve Jobs. Ses innovations ont rendu la vie de milliards de personnes plus agréable et on permis à des millions d’autres personnes à bien gagner leur vie à travers le monde. À lui seul, le iPhone est fabriqué en utilisant des centaines de composantes manufacturées dans des centaines de pays différents. À lui seul, Steve Jobs aura nourri et enrichi plus de gens que tous les politiciens de la planète. Était-il animé par la poursuite du bien commun? Probablement pas, mais il a néanmoins sorti bien plus de personnes de la pauvreté que n’importe quel gouvernement.

Jobs et Wozniak dans leur garage en 1975

 

« Impossible est juste un gros mot lancé par des petits hommes qui trouvent plus facile de s’accommoder du monde qui leur a été légué que d’explorer le pouvoir qu’ils ont de de le changer. L’impossible n’est pas un fait, c’est une opinion. L’impossible n’est pas une déclaration, c’est un défi. L’impossible est un potentiel. L’impossible est temporaire. L’impossible n’est rien. » -Steve Jobs

Ceux en manque d’inspiration peuvent certainement en trouver dans cette citation. Le monde a besoin de plus de Steve Jobs.

Le mythe Legault

 

On le sait, la politique intéresse peu les gens au Québec. Encore moins au provincial. L’échiquier politique est occupé depuis près de 40 ans par les deux mêmes partis, le Parti québécois et le Parti libéral du Québec, tous deux sociaux-démocrates mais souverainiste et fédéraliste. Autrement dit, c’est la gang du « oui » contre la gang du « non ». Qui plus est, depuis le référendum de 1995, l’appui à l’indépendance du Québec n’a jamais dépassé le seuil critique de 45 %. Le PQ n’est donc pas à la veille de déclencher le processus de « libération du Québec », à moins d’être masochiste. Sans un chef très charismatique de la trempe de René Lévesque ou de Jacques Parizeau, le PQ ne réussit pas à convaincre les Québécois du bien-fondé de « la cause ». Le parti se rabat donc sur la gouvernance de l’État tout en faisant miroiter la possibilité de tenir un référendum afin de garder ses militants.

Usé par trois mandats d’affilée et le scandale de la construction, le Parti libéral de Jean Charest devrait normalement se faire massacrer dans les sondages. C’était plutôt vrai jusqu’à la fin de la session parlementaire hivernale, moment où cinq députés ont quitté le navire, pour des raisons aussi différentes que la contestation du leadership de Pauline Marois (qui a obtenu plus de 93 % d’appui de ses militants en avril!), le côté entêté du parti à faire la souveraineté et son côté pas assez pressé à le faire. Ajoutons le spectre Legault qui commence à hanter le PQ.

Ils n’ont toujours pas créé leur parti politique, mais les « caquistes » François Legault et Charles Sirois trônent en tête des intentions de vote, avec plus ou moins 40 %, ce qui pourrait leur donner théoriquement un gouvernement majoritaire. Libéraux et péquistes déçus ou déchus frapperaient aux portes du mouvement politique, devant l’ampleur de cette popularité.

C’est justement la base du problème. La Coalition pour l’avenir du Québec représente un certain vent de fraîcheur en politique, mais elle recrute chez les deux partis qui représentent la lassitude des électeurs. En effet, même s’il existe une entente plus ou moins tacite entre les adéquistes et les caquistes, aucun adéquiste n’a annoncé son désir de joindre le mouvement Legault. Même si certaines idées sont intéressantes, elles ne vont pas tellement dans l’idéologie adéquiste, en particulier en santé. Il faut quand même le reconnaître, l’ADQ est le premier parti a avoir parlé de la place du privé en santé, et elle est toujours la seule formation politique au Québec à en parler ouvertement.

L’orientation du mouvement est des plus ambigües, les journalistes la désignant de coalition de centre-droit, tandis que le principal intéressé la définit de gauche efficace. À vouloir inclure tout le monde, le mouvement risque de ressembler à un mélange libéralo-péquiste un peu nationaliste mais pas trop, extrême-centriste. Bref, il représente une façon pour les vieux politiciens de demeurer dans le portrait encore quelques années. De nombreux bloquistes et péquistes ont des contacts réguliers avec François Legault, ce qui laisse planer un doute sur la nouveauté et l’orientation de droite.

Pour le moment, François Legault a plus l’air d’un caméléon qui dit ne pas être contre le privé en santé à CHOI-FM mais qui affirme à Radio-Canada que le fait de donner plus d’argent aux artistes est bon pour l’économie québécoise. Autant dire qu’il s’ajuste à son auditoire. Seuls les droitistes purs du Réseau liberté Québec et les vrais gauchistes de Québec solidaire ne sont pas intéressés par le train Legault.

Si j’étais Jean Charest, je déclencherais le plus tôt possible des élections, pour éviter de perdre des militants et des députés et afin de capitaliser sur la faiblesse du PQ. Mais une chose est sûre : le mouvement Legault donne un second souffle aux deux vieux partis, même s’ils s’en méfient.

Gauche et droite a l’origine

Les notions de droite et de gauche renvoient à une opposition en politique qui, depuis la France de 1789 s’est étendue dans une grande partie des systèmes politiques d’assemblée. L’évolution et les nuances de cette bipolarisation opposent globalement :

  • la défense d’un ordre efficace respectant l’autorité et la propriété (droite)
  • la revendication d’un progrès égalitaire organisé par l’État (gauche)

Traditionnellement, les valeurs suivantes sont considérées comme étant caractéristiques de la droite : mérite, travail, ordre, sécurité, tradition, loyauté ; par opposition, les valeurs suivantes sont généralement considérées comme étant de gauche : égalité, solidarité, progrès…

 Au fil des années, il y a eu comme un renversement des pôles ce qui était à droite est passé à gauche et inversement.  Ce qui signifie que la droite d’aujourd’hui n’est pas celle du début…

 Droite et gauche possèdent chacune quelques figures de proue.

La droite, malgré toutes ses diversités, a comme influences Caton l’AncienFrançois-René de ChateaubriandAdolphe ThiersRaymond PoincaréPaul Reynaud. La gauche se reconnaîtrait davantage dans les GracquesRosa Luxemburg ou Jean Jaurès.

Dans l’ensemble, il s’agit bien d’un positionnement relatif, leurs électeurs respectifs se réclamant rarement de faire pencher le bateau dans un sens ou dans l’autre, mais plutôt de le remettre droit. On serait ainsi très embarrassé aujourd’hui, pour classer des hommes politiques comme Abraham Lincoln à droite ou à gauche. Républicain, par son souci de l’unité du pays, libéral par son anti-esclavagisme, il s’opposait pourtant aux démocrates (à l’époque ceux du Sud étaient favorables à un esclavagisme lié à leur système communautaire) ce qui fait que des agitateurs d’idées, comme Michael Moore (« gauche »), se réclament de ses idées aujourd’hui (2005)… contre les actuels Républicains.

De la même façon, par son évolution personnelle comme par celle des enjeux entre 1865 et 1920, Georges Clemenceau, considéré comme d’extrême gauche en son temps, serait, par ses propos sans illusions sur la démocratie  et son comportement (feu ouvert à plusieurs reprises sur des manifestants), vu comme d’extrême droite aujourd’hui.

Un nuage menaçant

Par Reynald Du Berger

(Collaboration spéciale)

 

On soupçonnait déjà que les rayons cosmiques atteignant la Terre jouaient un rôle important dans la formation des nuages en basse altitude. Mais on n’avait jamais étudié auparavant le phénomène en laboratoire. CLOUD (Cosmic Leaving Outdoor Droplets) est cette grande expérience du CERN débutée il y a plus d’un an à Genève et regroupant quelque 17 instituts de recherche de 8 pays différents, principalement d’Europe et d’Amérique. Elle vise à étudier, dans une chambre spéciale à atmosphère hyper-controlée, la formation des nuages sous l’effet d’ensemencement par les rayons cosmiques.

De façon simplifiée, disons qu’aux taches solaires, est associé un champ magnétique qui protège la Terre du bombardement par les rayons cosmiques provenant de l’espace. Plus les rayons cosmiques atteignant la Terre sont abondants, plus cela favorise la formation de nuages en basse altitude, et plus la couverture nuageuse de basse altitude est importante, plus les températures sont basses. Les premiers résultats de CLOUD viennent tout juste d’être publiés dans la revue scientifique Nature, et tendent à confirmer cette hypothèse. Nous sommes en ce moment dans un creux solaire jamais atteint depuis 50 ans. Si la tendance se maintient, en 2014 il n’y aura plus aucune tache solaire et cette année-là devrait donc être particulièrement froide. On peut même anticiper un petit âge glaciaire analogue à celui que nos ancêtres ont connu aux 17ième et 18ième siècles (La Tamise avait gelé à plusieurs reprises), qui pourrait débuter d’ici une trentaine d’années. Le soleil et non les GES émis par vos voitures a toujours été et restera le moteur principal des changements climatiques -mis à part quelques soubresauts volcaniques comme par exemple celui du super-volcan Toba il y a 74 000 ans-. Bref, c’est le refroidissement qui nous guette… rien de bien réjouissant!

Ces premiers résultats de CLOUD sont le premier pavé important, pavé de nature rigoureusement scientifique, jeté dans la marre des réchauffistes du GIEC, dont les rapports alarmistes reposent très peu sur les observations scientifiques mais surtout sur des modèles climatiques sur-simplifiés. CLOUD permet aussi de mieux comprendre les processus chimiques impliqués dans la formation de ces nuages. Les périodes où la Terre connait un réchauffement coïncideraient avec celles des périodes d’activité solaire maxima et vice versa. Or il se trouve que les observations actuelles sont en harmonie avec cette hypothèse, contrairement aux prédictions des modèles du GIEC. Les prêtres du réchauffisme qui célèbrent leur culte dans les temples de cette nouvelle religion climato-alarmiste que sont les Universités de Pennsylvania State et d’East Anglia ainsi que la NASA ont toujours été hantés par le spectre de cette hypothèse des rayons cosmiques. C’est donc une première flèche, et elle est de taille, qui leur est ainsi décochée dans leur talon d’Achille climatique. La douleur est lancinante.

L’expérience est loin d’être terminée. Un nuage gris, menaçant et de plus en plus gros apparaît dans l’azur des réchauffistes. L’orage n’est pas loin. Mes prévisions de climato-sceptique : effondrement imminent du déjà fragile édifice du GIEC et ensuite de la précaire Bourse du carbone à laquelle le vert et naïf Québec vient de s’inscrire.

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