Archives par mot-clé : Bill Maher

L’alt right et la gauche régressive : deux côtés d’une même médaille (2/2)

Par Philippe David

En tant que libertarien anarchiste, je suis plus que familier avec la façon que les médias de masse ont d’étiqueter un mouvement ou une idéologie qu’ils ne comprennent pas et les raccourcis intellectuels et sophismes de l’homme de paille qu’ils peuvent utiliser pour démoniser les idées qu’ils n’aiment pas. C’est pourquoi, quand j’ai décidé d’écrire un texte sur cette droite alternative que les américains ont baptisé «alt-right», je ne me suis pas fié aux seuls médias de masse, dominés par la gauche,  pour m’en faire une idée. Je me suis également fié à des médias alternatifs et j’ai aussi varié mes sources en consultant autant des sources de droite que des sources de gauche.

Dans cette seconde partie, je vais tenter de vous donner une vague idée de ce qu’est vraiment la droite alternative, la fameuse «alt-right» qu’a dénoncée Hillary Clinton pendant la campagne présidentielle. Je vais insérer plusieurs liens dans le texte que je vous encourage à cliquer pour avoir de l’information supplémentaire et je vous encourage à faire vos propres recherches et ne vous fiez surtout pas aux médias de masse pour vous donner l’heure juste sur ce sujet.  Après avoir passé plusieurs heures de mon temps libre à m’informer sur ce mouvement, je crois en avoir au moins une meilleure compréhension, mais en même temps je ne crois pas avoir fait plus que d’en égratigner la surface. Il n’y a que 24 heures dans une journée et il faut bien que je dorme, que je gagne ma croûte et que je prenne soin de ma famille, mais j’espère pouvoir vous apprendre quelque chose que vous ne saviez pas déjà.

Les origines de l’alt-right.

L’alt-right est un mouvement né de babillards et forums sur l’internet. Des endroits comme 4chan et 8chan en sont quelques-uns de ses points d’origine. Si on en croit les médias de masse, c’est un mouvement comprenant principalement de racistes et antisémites, de suprématistes blancs et de néo-nazis. Ces éléments existent certainement au sein du mouvement, mais leur prédominance est pour le moins douteuse. On a plus l’impression que les médias tentent de leur coller une étiquette pour mieux le discréditer plutôt que d’essayer de le comprendre.  La réalité est que c’est plutôt un amalgame de plusieurs groupes hétéroclites qui sont unis bien plus parce qu’ils opposent que ce qu’ils représentent et ce qu’ils opposent sont premièrement le conservatisme impuissant qu’ils appellent les «cuckservatives», dérivé du genre porno «cuckold» qui montre des hommes qui s’excitent sexuellement de voir leur femme baisée par un autre homme, généralement un noir avec un gros engin. La métaphore étant de décrire la droite traditionnelle américaine comme n’ayant plus les couilles de combattre la gauche et deuxièmement, ils ont horreur de la rectitude politique de la gauche et de la gauche régressive en particulier.

Le terme alt-right provient de Richard Spencer, ancien éditeur de Taki’s Magazine et présent éditeur de «Alternative Right.com» qui est définitivement un des éléments suprématistes blancs, mais ce mouvement s’est étendu à tellement de factions qu’il est difficile d’attribuer une idéologie particulière à ce mouvement qui incorpore des trolls professionnels, des conservateurs et des libertariens naturels, des masculinistes, des néo-réactionnaires, etc. Ils sont généralement jeunes, males, chrétiens, hétéros  et blancs, mais il y en a de toutes les couleurs, genres, religions et orientations. Ils sont fréquemment juvéniles et dans certains cas, très ignorants de l’histoire. La plupart sont à peine assez vieux pour se souvenir du 9/11, encore moins l’holocauste. Ce qu’ils savent, cependant, c’est que de faire des mèmes aux connotations racistes ou antisémites provoquent les gens et leur font perdre les pédales, ce qu’ils trouvent hilarant. Leur logique étant que si la police de la novlangue va les traiter de racistes de toute façon, qu’ils le soient réellement ou pas, autant leur en mettre plein la vue et leur donner de vraies raisons de chialer. La provocation est leur principal outil de communication.

J’ai vu des descriptions similaires de ce mouvement autant par des gauchistes modérés comme Eric Benjamin (alias Sargon of Akkad),  Dave Rubin et David Pakman ou des libertariens comme Jeff Deist et celui qui est probablement leur plus grand défenseur : Milo Yiannopoulos de Breitbart, un demi-juif gay qui a le béguin pour les hommes noirs. Un héros plutôt invraisemblable pour un mouvement supposément pronazi et raciste.

Les positions de l’Alt-right

L’Alt-right est un mouvement tout aussi collectiviste que la gauche en général et la gauche régressive, mais diamétralement opposée sur le plan de la culture et de l’identité. Là où la gauche, dans sa promotion de l’antiracisme, se retrouve à faire du racisme anti-blanc, l’Alt-Right dénonce ce racisme inversé et fait une promotion active the la culture occidentale européenne. Là où la gauche féministe cultive une haine consommée du genre masculin, l’Alt-right bascule dans le masculinisme et l’antiféminisme. Là où la gauche tente d’étouffer les débats par la rectitude politique, l’Alt-Right répond par la provocation puérile. Là où la gauche prône une dilution continuelle de la culture locale par un multiculturalisme soutenu par une immigration sans bornes, l’Alt-right propose de limiter l’immigration et s’oppose au multiculturalisme. Pratiquement toutes ses positions sont basées sur une opposition socio-culturelle systématique de la gauche régressive. Ça ne devrait donc pas être surprenant que ce mouvement se retrouve à aduler Donald Trump.

Une résonnance au Québec

Je suis loin d’être sympathique à la plupart des positions de l’alt-right, mais je peux certainement comprendre comment certaines de leurs positions sur l’immigration peuvent trouver une certaine résonnance au Québec. L’immigration de plus en plus massive de musulmans suscite certainement beaucoup d’inquiétude ici. Il n’est pas nécessairement déraisonnable lorsqu’on est habitués à vivre dans une société libérale, de voir des masses d’individus provenant d’une culture où on jette des homosexuels du haut d’un immeuble et fouette des femmes pour avoir été violées, soudainement débarquer et résister l’intégration à la société d’accueil avec la complicité de certains politiciens qui courtisent leurs votes, avec un tantinet d’appréhension. Nous avons certainement beaucoup de gens qui voient leur patelin littéralement se  transformer en un pays étranger et qui aimeraient  endiguer cet influx. J’avoue que je peux difficilement les blâmer.  Au fond, je trouve que les positions de l’Alt-right s’apparentent beaucoup au nationalisme conservateur québécois, ce qui explique pourquoi on a eu une certaine mesure de soutien envers Donald Trump dans certaines régions.

Cependant, je ne peux pas être d’accord avec  le genre d’isolationnisme et protectionnisme, sans parler du facteur raciste,  provenant de plusieurs factions de ce mouvement.  Je crois aussi qu’un bon nombre d’entre eux ont grandement besoin de lire un livre d’Histoire.

Le reflet de la gauche régressive

Bien que l’alt-right se veuille une réaction à la gauche régressive, il y a beaucoup de points communs entre ces deux groupes. Les deux mouvements sont juvéniles et autoritaires. Ils fonctionnent tous les deux sur des lignes culturelles. Ils ne voient le monde qu’en termes de groupes luttant les uns contre les autres, faisant d’énormes raccourcis intellectuels envers les individus qui les composent. Qui aiment également représenter ces groupes de façon victimaire. Et bien sûr, ils veulent que l’état impose leur vision chacun à sa façon. Mais si vous voulez vous débarrasser de l’alt-right, Milo Yiannopoulos a quelques suggestions comment faire

L’alt right et la gauche régressive : deux côtés d’une même médaille (1/2)

Par Philippe David

En tant que libertarien anarchiste, je suis plus que familier avec la façon que les médias de masse ont d’étiqueter un mouvement ou une idéologie qu’ils ne comprennent pas et les raccourcis intellectuels et sophismes de l’homme de paille qu’ils peuvent utiliser pour démoniser les idées qu’ils n’aiment pas. C’est pourquoi, quand j’ai décidé d’écrire un texte sur cette droite alternative que les américains ont baptisé «alt-right», je ne me suis pas fié aux seuls médias de masse, dominés par la gauche,  pour m’en faire une idée. Je me suis également fié à des médias alternatifs et j’ai aussi varié mes sources en consultant autant des sources de droite que des sources de gauche. Cependant, en faisant mes recherches, j’ai réalisé qu’il est difficile de parler de la «alt-right» sans aussi parler d’une certaine gauche dite «régressive»  aussi connue sous le sobriquet de «guerriers de la justice sociale» ou «social justice warriors» en anglais. Pourquoi? Parce que selon mon humble opinion, ces deux mouvements sont deux faces de la même pièce. Très littéralement, ils sont le reflet l’un de l’autre.  L’atl-right est plus un contre-mouvement à la gauche régressive qu’un mouvement à juste titre, je me vois donc dans l’obligation de brosser un portrait de la gauche régressive avant de pouvoir parler de la droite alternative.

Qu’est-ce que la gauche régressive?

Si vous n’êtes pas familier avec la culture en vogue dans les campus universitaires américains surtout, mais aussi au Canada qui s’identifie de la gauche mais dont les doctrines tiennent de la rectitude politique, de la victimite et de la politique identitaire poussées à l’extrême. Ils sont à l’origine de termes comme «trigger warning» et «safe space». On les voit faire des manifestations et très littéralement faire des crises de bacon pour ne pas avoir à souffrir d’opinions divergentes des leurs. C’est un groupe pris en dérision par des commentateurs de la droite comme étant de gros bébés, en se moquant de leurs objections sur les costumes d’Halloween, par exemple. Mais ils sont également dénoncés par des gauchistes modérés comme Dave Rubin, David Pakman ou Bill Maher et Richard Dawkins qui considèrent tous que ce mouvement mine la crédibilité de la gauche. Les deux premiers sont des animateurs de médias alternatifs que j’admire pour leur rigueur, même si je ne suis pas toujours d’accord avec leurs idées. Cependant, ils nous affirment tous que ce n’est pas représentatif du mouvement progressiste, mais en réalité, ce n’est pas complètement vrai parce que les dogmes de la gauche régressive viennent tout droit du marxisme culturel issu de la théorie critique de l’école de Francfort et nous voyons souvent ces mêmes dogmes appliqués aussi par la gauche «mainstream».

L’influence du marxisme culturel

La gauche régressive, c’est l’idée que pratiquement tout dans ce monde est une lutte entre oppresseurs et opprimés. C’est en réalité une version révisée de la lutte des classes de Marx. Les opprimés étant tous ceux et celles faisant partie de groupes minoritaires (femmes, minorités raciales, minorités religieuses, LGBTQ, etc.) et les oppresseurs par excellence sont, bien entendu, ces méchants hommes blancs, chrétiens,  cisgenres et hétéros qui vivent tous et chacun une existence privilégiée. En réponse à cette prétendue oppression, la gauche régressive fait la promotion active du féminisme radical (lire anti-hommes), de l’homosexualité, du multiculturalisme, de la théorie des genres. Ce sont d’éternels offensés pour lesquels aucune opinion contraire n’est acceptable, même si elle est soutenue par des faits vérifiables.

Les guerriers de la justice sociale n’ont que faire des faits. Tout ce qui leur importe ce sont leurs sentiments. Ainsi, ils ferment les yeux sur toute la littérature de différences biologiques entre les genres qui ne sont, selon eux, que des constructions sociales. Ils se battront contre l’homophobie, mais tairont les abus islamistes envers les homosexuels, sous prétexte que l’Islam est également opprimé. D’ailleurs, si vous faites partie de ces groupes de victimes, tout vous est dû et tout vous est permis. On doit, par exemple, vous favoriser dans l’obtention d’un emploi que vous soyez la personne la mieux qualifiée ou pas, juste parce qu’on est en 2016. Vous avez le droit de haïr les hommes sans être sexiste, de haïr les blancs sans être raciste, de haïr les chrétiens sans être christianophobe ou les hétérosexuels, sans être hétérophobe. Vous comprendrez que ces gens n’ont aucun argument derrières leurs positions. Si vous osez les contredire, vous serez tout simplement raciste, misogyne ou islamophobe ou un nazi suprématiste blanc, le cas échéant.

La droite alternative ou «alt right» est née de l’exaspération de certains groupes envers la rectitude politique, le multiculturalisme et l’immigration débridée promus  par cette gauche régressive. Nous verrons quelle forme prend cette contre-culture dans la seconde partie.

Le double standard des médias

Par Pierre-Guy Veer

Récemment, le controversé animateur de radio Rush Limbaugh s’est retrouvé dans l’eau chaude1. Visiblement contre les commentaires d’une étudiante en droit au sujet de la contraception – il y a présentement un débat houleux pour savoir si les hôpitaux confessionnels devraient être forcés, même contre leurs principes, de fournir des contraceptifs gratuits –, M. Limbaugh a traité l’étudiante de pute (slut), affirmant que si l’on doit payer pour les contraceptifs, on doit obtenir quelque chose en retour… Il n’en fallait pas moins pour que les médias sautent à pieds joints sur ce commentaires et incitent les annonceurs à boycotter l’animateur. Probablement à cause de toute la pression et du retrait de ses annonceurs, il s’est finalement excusé.

 

En voyant ça, je me suis demandé si des animateurs gauchistes comme Bill Maher allaient faire la même chose. Après tout, il a traité Sarah Palin de plotte (cunt)2, « parce qu’il n’y a pas d’autres mots pour la décrire ». Non, il ne le fera pas, m’a affirmé un Démocrate bleu foncé. Et vous n’allez pas croire les justifications qu’il a trouvées pour défendre Maher…

 

Elle l’a mérité

 

Première justification pour une non-rétractation : Mme Palin a couru après. En effet, de par ses actions, l’ancienne gouverneure de l’Alaska a mérité qu’on la traite de nom.

 

Quelle action peut justifier qu’on qualifie une femme de telle façon? Avoir fait le ménage dans le corporatisme pétrolier de son État3? avoir dénoncer la surimpression d’argent de la Fed4, ce qui cause une chute artificielle des taux d’intérêts et risque d’engendrer une autre bulle? avoir accepté les unions de couples de même sexe quand elle était gouverneure? avoir décriminalisé des petites quantités de marijuana?

 

Mon ami avait peut-être en tête la « responsabilité » de Palin dans la tuerie de Tucson, Arizona, où plusieurs personnes ont été blessées ou tuées. Les médias avaient fait le lien avec une carte de Mme Palin, où elle avait « ciblé » les représentants ayant approuvé la réforme de la santé d’Obama. Peu importe si la personne qui a perpétré le crime avait de sérieux troubles mentaux et était apolitique – il affirmait que le gouvernement nous contrôle au travers de la grammaire; et peu importe si des Démocrates ont fait exactement la même chose56 sans que les médias ne s’en scandalisent.

 

Si une femme « mérite » qu’on la traite de nom, je me demande s’il pense qu’une femme qui se fait violer a couru après…

 

Bill Maher est intelligent

 

Deuxième justification : Bill Maher est intelligent et Rush Limbaugh est stupide. Cette affirmation n’est qu’une variante, utilisée par les « liberals » pour dénigrer une personne qui ne pense pas comme eux – la première étant des accusations de racisme.

 

À quoi juge-t-on l’intelligence d’une personne?

  • Selon Wikipédia, Maher a un bac et Limbaugh n’en a pas. Considérant où l’on peut obtenir un doctorat7 et ce que l’on enseigne dans les écoles au sujet du capitalisme8, le niveau d’éducation n’est pas une référence.

  • Devrait-on plutôt regarder leurs points de vues politique? Maher est un farouche défenseur de la séparation de l’État et de la religion; Limbaugh croit dur comme fer que les États-Unis sont une nation chrétienne… même si Dieu n’est mentionné nul part dans les documents constitutionnels. Toutefois, alors que Limbaugh a dénoncé le fait qu’Obama (gagnant du Nobel de la Paix en 2009) ait reçu sans gêne le président chinois (qui détient prisonnier le Nobel de la Paix de 2010)9, Bill Maher glorifie l’Empire du Milieu parce qu’ils n’ont pas le fardeau de la démocratie et des longs débats10… Aussi, les deux ne semblent pas de très grands partisans de la démocratie – Maher croit que le débat sur la santé devrait être adopté à la presse parce que les gens sont trop idiots, tandis que Limbaugh et plusieurs conservateurs utilisent des mots comme traitres pour décrire leurs adversaires11.

  • Ou devrait-on voir leurs points de vue économiques? Rush Limbaugh semble creuser plus que la moyenne quand on présente des données tel la croissance économique12 et voit même tous les torts que crée le gouvernement à l’économie13. De son côté, Bill Maher est complètement endoctriné au keynésianisme14 et s’imagine que l’économie est un jeu à somme nulle, où les riches volent 80% des revenus15.

Bref, comme « intelligence » est un concept trop subjectif, ce n’est pas une raison pour donner une immunité d’insulte à une personne.

 

C’est de la comédie

 

Mais l’argument suprême pour défendre les exactions verbales de Bill Maher : c’est un comédien, alors que Rush Limbaugh est un homme sérieux. En effet, l’immunité humoristique (du moins, chez les liberals) existe aussi chez nos voisins du Sud.

 

Et les « liberals » en profitent abondamment :

  • David Letterman s’est abondamment moqué d’une des filles de Sarah Palin16, en plus de traiter cette dernière de putain. Imaginons un instant si Limbaugh avait osé dire la même chose des filles d’Obama ou de celle de Bill Clinton…

  • La comédienne Wanda Skyes a souhaité que les reins de Rush Limbaugh perdent leur capacité de fonctionner17. Si ça avait été l’inverse, Limbaugh aurait été traité de misogyne, de raciste (elle est Noire) et d’homophobe (elle est lesbienne).

  • Bill Maher n’est pas en reste et a affirmé que Dick Cheney (vice-président de George W Bush) serait mieux mort18. Et si on avait dit la même chose de Al Gore ou Joe Biden…

  • Maher (encore lui) a utilisé un message texte très explicite associé à Tiger Woods, et a suggéré que les Démocrates aussi devrait frapper les Républicains et leur faire passer toute sorte de lois stupides et liberticides.

Je pourrais continuer encore longtemps…

 

En conclusion, je me fiche éperdument de ce que Rush Limbaugh, Bill Maher ou n’importe qui d’autre a un micro, une page de journal ou une caméra dit. La liberté d’expression, c’est accepter de laisser l’autre parler, si dérangeant soit-ce. Par contre, si les médias décident de condamner les propos (certes condamnables) de Limbaugh, alors ils doivent aussi condamner les propos de Maher et des autres liberals. Sinon, c’est de l’hypocrisie crasse.