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Le déficit de responsabilité

Par Philippe David

Le premier budget du gouvernement de Justin Trudeau est finalement arrivé et sans surprise, puisque ça fait des semaines qu’il nous y prépare, il vient avec un énorme déficit du genre qu’on avait pas vu depuis très longtemps. Si on avait encore des doutes que Justin soit le fils de son père, nous voilà certainement fixés. Il vient amplement nous démontrer que pour lui, le Canada est ce pays magique où l’argent pousse dans les arbres et qu’il ne peut pas possiblement y avoir de conséquences négatives à un endettement excessif. Dépensons comme s’il n’y avait pas de lendemain car à long-terme, nous serons tous morts après tout. C’est ce que John Maynard Keynes disait. Pour la gestion responsable des fonds publics, on repassera. Pourtant Keynes ne recommandait de faire des déficits que pendant des récessions, pas pendant les périodes de croissance. Il recommanderait  plutôt d’engranger des surplus pendant ces périodes pour mieux faire face à la prochaine récession à venir (parce que vous pourrez être assurés qu’il y en aura d’autres).  Mais au-delà du fondement économique douteux et les risque que ça comporte, il y a un autre aspect de l’idée des dépenses et de l’endettement gouvernemental à tout crin que peu de gens considèrent. C’est plutôt de ça que j’aimerais vous entretenir.

C’est quoi le développement durable?

Au Québec, on se targue d’être tellement plusse meilleurs que les autres au point de vue écologique. Nous, on ne produit pas de pétrole sale! Non môsssieur! Notre électricité, elle est propre, propre, propre! On noie des caribous et on découpe des oiseaux en lamelles pour la produire, mais ça c’est pas grave. On en a en masse des caribous et des oiseaux! On est fiers que notre gouvernement fasse la promotion de moyens de transports électriques, quitte à vouloir augmenter le prix de l’essence pour qu’on prenne des taxis électriques et offrir de l’électricité gratuite pour les autos électriques via des bornes de recharge subventionnées. Nous, on fait du «développement durable», môssieur!

Mais c’est quoi au juste du développement durable? Si on se fie aux grands clercs verts, le développement durable semble plus s’opposer à tous les méchants projets capitalistes qui pourrait abattre un arbre ou obliger des couleuvres brunes à déménager. Dans ce cas, le terme «développement durable» est plus un oxymore. C’est pas du développement, c’est de l’anti-développement.

Pour ma part, j’aime mieux aller à contre-courant et croire que la définition de développement durable devrait aller plus dans le sens de faire plus avec moins. Puisqu’il y aura toujours une demande pour des biens et services qui devra être comblée, il faut la combler, mais en utilisant le moins de ressources possible. Mais où est-ce que je veux en venir avec tout ça? Patience! J’y arrive!

À quoi sert l’économie?

À quoi ça sert l’économie au juste? La réponse courte et simple est tout simplement de produire des biens et services que les consommateurs demandent. La dernière partie de cette définition est probablement plus importante que vous ne croyez parce que si vous la négligez, les gens n’achèteront pas ce que vous produisez et si personne n’achète ce que vous produisez, tout ce que vous avez utilisé pour le produire est perdu, gaspillé. Comment le sait-on? Parce que si vous êtes un entrepreneur et que personne ne veut acheter ce que vous avez produit, vous n’aurez réalisé aucun profit et plus probablement, vous avez essuyé une perte. C’est comme ça que l’entreprise privée détermine si elle utilise ses ressources de façon efficace. Si l’entreprise est capable de produire quelque chose que les consommateurs veulent acheter à un prix supérieur à ce que ça vous a coûté pour le produire, elle aura créé de la richesse. Elle aura créé quelque chose qui vaut plus aux yeux des consommateurs que la somme de ses parties. On décrit souvent le profit comme quelque chose de vil et immoral. Le profit représente l’avarice abject dans l’esprit de plusieurs. Je me demande comment ces gens conçoivent qu’une entreprise puisse survivre sans réaliser de profits? Mais, je diverge. Suffise de dire que le profit est comment on peut mesurer l’efficacité d’une entreprise privée. Plus elle en fait, plus elle est efficace. Dans la réalité, nous ne devrions pas punir une entreprise parce qu’elle fait des profits, nous devrions plutôt souhaiter qu’elle en fasse le plus possible parce que ça veut vraiment dire qu’elle produit le maximum de richesse pour les ressources qu’elle consomme.

Laissez mijoter cette information un moment, on y reviendra un peu plus loin.

C’est quoi un dollar?

Ça peut vous paraître  bizarre comme question, mais c’est très pertinent parce que selon mon expérience, peu de gens ont une idée claire de ce que représente l’argent. Donc, lorsqu’on leur envoie un chiffre de $30 milliards, c’est très abstrait pour eux. Alors permettez-moi d’ouvrir une parenthèse pour tenter de concrétiser la chose dans votre esprit. En terme très concrets, l’argent ne sert qu’à une chose: c’est un médium servant à l’échange de biens et services. Alors lorsque vous regardez ces petites pièces dorées dans vos poches, dans votre esprit vous devriez visualiser les produits et services que ce dollar peut vous procurer. Si votre imagination a besoin d’aide, allez faire un tour dans un Dollarama. Maintenant que vous pouvez visualiser un dollar de biens et services, essayez d’en visualiser 30 milliards. Assez concret pour vous? Maintenant, imaginez toutes les matières premières, la main d’oeuvre, l’outillage, etc. nécessaires à produire ces biens et services. Avez-vous maintenant une idée plus précise combien de ressources représentent $30 milliards? C’est énorme!

Maintenant une question-piège, que représente un déficit de $30 milliards? Vous l’avez presque! C’est $30 milliards de biens et services que nous produiront quelque part dans le futur qui seront pris dans vos poches. En d’autres mots, ce sont une quantité énorme de biens et services qui seront consommés dans le présent, mais qui seront prélevés quelque part dans le futur sous forme de taxes. C’est ça un déficit budgétaire. Ce sont des taxes différées.Une autre petite pièce d’information à classifier.

Une raison «écologique» de s’opposer aux déficits

Maintenant que nous avons établi certains faits, j’aimerais vous faire réfléchir à quelque chose. Comme je le mentionnais au début de cette chronique, les québécois se soucient beaucoup de l’environnement, du développement durable et de la sur-consommation et ils ont raison de s’en soucier. Pourtant ce qui est étrange, c’est que ceux qui se disent le plus soucieux de ces enjeux sont également ceux qui seront les plus susceptibles de proposer des solution impliquant une intervention gouvernementale et les plus susceptibles d’approuver qu’un gouvernement creuse des déficits. Pourtant, en toute logique, ça devrait être tout le contraire. Si vous vous souciez vraiment de préserver les ressources pour l’avenir. Si vous êtes vraiment inquiets de la surconsommation par le genre humain, le gouvernement est probablement la dernière chose à laquelle vous devriez faire appel.

Le plus gros gaspilleur de ressources

Il existe quatre façons de dépenser de l’argent.

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Comme vous pouvez le constater, la façon la plus efficace de maximiser la valeur est quand on dépense son argent pour soi-même et la moins efficace est lorsqu’on dépense l’argent des autres pour les autres. Alors comment pouvez-vous croire que confier vos ressources au gouvernement est la façon la plus efficace de régler les problèmes de la société? Vous n’avez qu’à ouvrir un journal pour voir tous les exemples de gaspillage éhonté des fonds publics. Vous croyez sincèrement que les fonctionnaires savent mieux gérer votre argent que vous?

De plus, le gouvernement est absolument incapable de faire une analyse coût/bénéfice. Vous vous souvenez qu’au début de ce texte, j’ai mentionnée qu’une entreprise mesure l’efficacité de son utilisation des ressources par les profits? Le gouvernement ne fait pas de profit. Il ne crée aucune richesse. Il ne peut que consommer ou redistribuer. Quand il consomme, les ressources consommées sont perdues. Lorsqu’il redistribue, c’est généralement des plus productifs aux moins productifs. Lorsque le gouvernement subventionne par exemple, il le fait en taxant les entreprises les plus profitables pour renflouer des entreprises qui ne le sont pas (sinon pourquoi auraient-elles besoin de subvention?).  Bref, le gouvernement n’a aucune façon empirique d’évaluer s’il gère les ressources efficacement alors comment le pourrait-il?

Vous qui prêchez pour un développement durable, pourquoi insistez-vous que le plus grand gaspilleur de ressources règle vos problèmes. Vous qui vous vous souciez tant de la surconsommation, pourquoi ne vous souciez-vous pas que le gouvernement consomme les précieuses ressources dont vos enfants et petits enfant auront besoin pour résoudre leurs propres problèmes. N’est-ce pas déjà assez de dévorer le ici et maintenant? Il faut aussi engloutir le demain? C’est ça pour vous une gestion soutenable et responsable de vos ressources?

Essentiellement, le budget que Justin Trudeau et son gouvernement ont présenté consiste à récompenser ses supporteurs sur le dos des générations futures sans vraiment garantir aucun gain économiques pour l’ensemble du Canada. Le supposé cadeau aux familles de la classe moyenne est un cadeau empoisonné. M. Trudeau leur distribue ces nananes en disant «Allez-y! Consommez!» Et lorsqu’elles auront fait ça, leurs enfants devront réparer les pots cassés. Mais pourquoi s’en faire? Rendus là, ça ne sera plus le problème de Justin Trudeau, pas vrai?

 

L’art de tourner en rond

Par Philippe David

Chaque fois que j’écoute les nouvelles à la télé et à la radio. Chaque fois que je lis un journal ou que navigue sur les médias sociaux, je ne peux que me désoler de constater à quel point nous sommes gouvernés par des gens souffrant d’un effarant manque de vision et de cohérence. Et puis je me rends compte que la vision et la cohérence ont toujours été les premières victimes de la politique.

Ici au Québec, nous sommes passés maitres dans l’art de tourner en rond et courir après notre propre queue. Plus ça change et plus c’est pareil et pendant ce temps, nous nous enfonçons à force d’user le tapis et le plancher en dessous. Bientôt, nous serons dans la cave en train de creuser la dalle de béton.

L’obsession nationaliste

Dans les quelques dernières semaines, par exemple, nous avons été d’une véritable crise obsessionnelle de la part des souverainistes Québécois envers la campagne référendaire écossaise. On aurait juré de par leur ferveur, que c’était le Québec qui votait plutôt que l’Écosse. Pourtant, qu’est-ce que ça aurait changé dans nos vies? Absolument rien! Le Québec n’est pas l’Écosse et nous n’avons d’ailleurs que très peu en commun avec les Écossais, à part d’avoir voté non. Mais un bon nombre de souverainistes se sont tapé un petit voyage en Écosse pour finalement y être déçus. Au fait, je me demande qui a payé le billet d’avion des députés péquistes en présence. Il me semblait que le peuple québécois les payait pour être présents dans leurs comtés et à l’Assemblée Nationale et non en Écosse. M’enfin!

Malgré tout, ils sont revenus ne parlant encore que de référendums et de souveraineté. Il parait, selon PKP, que nous n’en avons pas encore suffisamment parlé! Dites-moi les mecs, de quoi avons-nous parlé d’autre depuis 50 ans? Certainement pas de finances publiques en tout cas. Le débat national a occulté à toute fin pratique tous les autres débats qu’ont les sociétés normales, mais apparemment, ce n’est pas assez. Vous faudra-t-il un autre cinquante ans pour réaliser qu’on est prêts à passer à autre chose?

L’accident cérébro-vasculaire

Chaque fois qu’il est question de remettre les finances publiques en ordre, nous assistons à une sorte de crise d’apoplexie. Tout le monde hurle pour garder ses bonbons et le Québec paralyse. Présentement, ce sont les employés municipaux qui font la danse du bacon, mais attendez, bientôt ceux du provincial vont s’y mettre. Et le pire, c’est que jusqu’ici, on ne leur a pas vraiment demandé de gros sacrifices.

En Suède, que beaucoup de socialistes brandissent en exemple, ils ont enlevé la sécurité d’emploi aux fonctionnaires, converti leur régime de retraite en régime à cotisations déterminées. Ils ont également privatisé plusieurs services publics. Imaginez si on proposait de faire ça au Québec, vous croyez que ça passerait?

Pourtant, c’est ce que nous aurions besoin de faire. Notre système de santé et d’éducation ont besoin d’une réforme en profondeur pas de petites retouches cosmétiques. Les retraites des employés de l’état ont besoin d’être réformées, pas seulement pour assurer leur pérennité, mais pour aussi ramener une certaine équité et justice avec les travailleurs du secteur privé qui ne bénéficient pas de plans de retraite plaqués or, mais qui paient peur ceux des autres. Les députés de l’Assemblée Nationale doivent cependant donner l’exemple en réformant leur propre plan de retraite. Il faudrait aussi se demander si nous avons vraiment besoin d’autant de députés. Après tout, nous n’en avons que 75 à la Chambre des Communes.

Nous pourrions facilement sabrer dans l’aide aux entreprises, beaucoup trop généreuse ici et dans beaucoup d’autres programmes inutiles et onéreux. Tout ça permettrait aux contribuables de souffler un peu, si on diminuait les taxes et impôts d’autant.

La loi de l’inertie

Mais tout gouvernement qui voudra entreprendre ces changements devra s’attendre à l’inertie de la bureaucratie et des syndicats. Je serais surpris de voir les fonctionnaires très enthousiastes à l’idée d’être peut-être obligés de faire leurs boites. C’est pourquoi le gouvernement devra faire preuve d’intelligence, mais honnêtement, je n’ai pas trop d’espoir. Trop de gens ont intérêt à ce que rien ne change. Après tout, 75 % des impôts sont payés par juste 10% des contribuables, ça fait beaucoup de gens qui reçoivent bien plus de l’état qu’ils n’en paient.

Depuis pas mal longtemps, j’ai perdu espoir que l’état puisse se réformer lui-même. Il faudra une force extérieure ou un effondrement pour que quelque chose se passe. Nous verrons bien lequel des deux arrivera le premier.
Crédit photo : Auteur inconnu

Austérité, mon œil

Par Philippe David

J’ai emprunté un graphique à mon ami Vincent Geloso pour commenter sur le budget déposé mercredi par le ministre des finances Leitao. Les Françoise David de ce monde peuvent bien hurler à l’austérité permanente, en regardant ce graphique, une seule question devrait vous traverser l’esprit : « Quelle austérité? ».  Parce que les réductions de dépenses proposées par le gouvernement, mises en perspective, sont loin d’être aussi catastrophique que ça. En réalité, ce sont des « peanuts ».

austérité

C’est quoi l’austérité?

L’austérité, c’est quand on fait un réel effort pour réduire une situation financière précaire. Or, le gouvernement dépense comme un matelot en permission depuis les années 60. On le voit très précisément sur le graphique. On a institué des tonnes de programmes sans vraiment se demander s’ils étaient efficaces et justifiés. Nous maintenons aussi ces programmes en place, même si, dans bien des cas, ils n’ont plus aucune raison d’être. C’est un peu comme quand vous travaillez au salaire minimum, vous n’arrivez pas à rejoindre les deux bouts, mais vous avez le plus gros forfait télé, internet et cellulaire possible qui vous coûte $250 par mois. Est-il possible que vous n’ayez pas besoin de 200 chaines de télé et le forfait de données du cellulaire?  Couper un peu là-dedans ne vous empêchera pas de vivre, mais vous permettrait peut-être de payer pour l’épicerie? C’est un peu la même chose avec le gouvernement. Un jour ou l’autre, il faut faire le ménage des dépenses et décider si une dépense est justifiée ou non. Pourquoi est-ce si difficile à comprendre pour certains?

Un coup de barre nécessaire

Pour moi, ce qui est le plus positif dans le budget de Carlos Leitao, c’est l’annonce de la formation de deux commissions qui auront pour but de déterminer quelles dépenses peuvent être coupées et comment réformer la fiscalité.  C’est un signe que contrairement aux gouvernements précédents, le gouvernement de M. Couillard fait un effort non-seulement pour réduire les dépenses et la dette, mais de le faire intelligemment, pas juste couper pour couper. Il faut justement que le gouvernement coupe là où il faut couper afin de pouvoir se concentrer sur ses missions essentielles. L’état ne peut pas être tout pour tout le monde. On doit déterminer quelles missions il doit poursuivre, et lesquelles il devrait progressivement abandonner pour pouvoir mettre ses ressources aux bons endroits.

Comme le dit M. Leitao, le budget actuel est un budget de transition. Son véritable test sera le budget suivant. D’ici là, on présume que les deux commissions auront remis leur rapport et auront suggéré des réformes valables. Ça reste encore à voir. Personnellement, je suis sceptique. L’état se réduit rarement de lui-même et trop de gens profitent du statu quo. Pour moi, ils ne couperont jamais assez. Je retournerais volontiers au niveau de dépenses de 1926. Mais je suis réaliste, alors juste de voir le graphique pointer vers le bas serait un bon début.

Les travaux d’Hercule Couillard

Par Philippe David

Maintenant que le nouveau cabinet des ministres a été assermenté, Philippe Couillard aura un défi de taille : celui de réduire les dépenses du gouvernement de 3,7 milliards tout  en créant un climat favorable à l’investissement privé. Le « dream team » économique des libéraux auront fort à faire pour réparer tous les dégâts que les clowns du PQ ont pu faire en 18 mois, autant à l’économie qu’aux finances publiques.

Chaque fois qu’il y a changement de gouvernement, le nouveau ministre des finances déplore toujours l’état des finances laissé par le gouvernement précédent, sauf que cette fois-ci,  je soupçonne que l’état des lieux ressemble beaucoup à l’ancien apparte de Daniel Breton.

Quoi faire? Martin Coiteux aura la tâche ingrate de trouver où il faut mettre la hache. Il en a parlé dans son blogue et je suis certain qu’il a plusieurs idées. Parions qu’un des premiers endroits où il va regarder, c’est le BS corporatif. Dans ce domaine, nous sommes les champions toute catégorie de l’Amérique du Nord et pourtant nous avons l’entrepreneuriat le plus déficient. Martin Coiteux sait que nous pouvons couper gros dans ce domaine sans trop offusquer de gens. Comment la gauche pourrait-elle s’objecter à couper les subventions à ces méchantes corporations? Cependant, ce ne sera pas suffisant et les autres coupes risquent de faire plus mal. Ce sera au prof Coiteux de mettre la théorie en pratique et de se servir de pédagogie. Une petite suggestion : sabrez donc les mères porteuses pour les couples gais avant que ça ne devienne trop populaire. La population n’a pas à financer les choix de vie des autres. Tant qu’à ça, cessez donc de financer les fécondations  assistées et les avortements.

Philippe Couillard, de son côté devra faire preuve de courage politique.  La tâche herculéenne que doit entreprendre son équipe dépendra beaucoup de cran et des couilles d’acier.  Si nous pouvons tirer une leçon du printemps de 2012, c’est que les parasites de l’état seront prêts à tout pour rester fermement accrochés à ses mamelles.

Quoi qu’il en soit, si le courage lui manque, nous savons d’ores et déjà que Philippe Couillard peut certainement emprunter les couilles de … Lise Thériault. Elle a déjà prouvé qu’elle en a à revendre.

Le 8e budget Flaherty

 

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Par Simon Leduc

Jim Flaherty a présenté son huitième budget à la Chambre des communes. Contrairement à l’an dernier, on n’a pas eu droit à un exercice d’austérité. Le gouvernement conservateur a décidé de ne pas faire des coupes draconiennes dans la fonction publique fédérale. L’agence du Revenu et Pêcheries et Océans devront faire des efforts pour réduire leurs dépenses mais les autres ministères sont épargnés. Le gouvernement fédéral a mis en place une nouvelle politique en matière de formation de la main-d’œuvre qui est nécessaire afin de favoriser la création d’emplois au pays. Il va éliminer graduellement le crédit d’impôt accordé au Fond de solidarité de la FTQ et celui de la CSN. Cette mesure déplait énormément aux syndicats québécois. Est-ce que l’ensemble des Canadiens doit financer ce genre de crédit d’impôt? En tout cas, la question se pose. Le déficit fédéral s’élève à 18 milliards de dollars et les conservateurs gardent le cap sur le retour à l’équilibre budgétaire en 2015. La base conservatrice du PCC aurait voulu un budget d’austérité et elle va être très critique envers son parti. Le budget conservateur est un bon équilibre entre austérité et création d’emplois. Le gouvernement Harper aurait pu couper plus dans ses dépenses. Mais, un budget trop à droite aurait déplu à son électorat modéré. Stephen Harper a décidé de continuer de gouverner au centre-droit afin de garder l’appui des Red tories de l’Ontario. Ce qui est essentiel à l’obtention d’une autre majorité conservatrice en 2015.
Sans surprise, le gouvernement québécois a virulemment dénoncé les mesures budgétaires du ministre Flaherty. Il y en a deux qui suscitent le mécontentent du gouvernement Marois : la nouvelle politique de la formation de la main-d’œuvre et l’abolition du crédit d’impôt aux fonds de la FTQ et de la CSN. Pauline Marois dénonce cet empiétement dans un champ de compétence provincial et elle ne veut pas se faire imposer ce changement par le fédéral Les trois principales formations politiques (le PQ, le PLQ et la CAQ) sont contre l’élimination du crédit d’impôt fédéral au Fond de solidarité de la FTQ et de la CSN. Cela ne surprendra personne car ceux-ci prônent et défendent un interventionnisme étatique. C’est une autre preuve que la CAQ de M. Legault n’est pas un parti de droite mais bien de centre-gauche. Encore une fois, on a eu droit à la diabolisation du Fédéral de la part de Québec. C’est vraiment business as usual.
Le gouvernement Harper a présenté un budget modéré où il y a un équilibre entre des coupures de dépenses et des politiques de stimulation économique. Cet exercice financier va permettre aux conservateurs de maintenir leur appui auprès des Red Tories de l’Ontario. Sur le plan politique, c’est un bon budget. La bonne nouvelle est le fait que le gouvernement fédéral maintient le cap sur le retour à l’équilibre budgétaire en 2015. Cela doit demeurer LA PRIORITÉ du gouvernement conservateur pour le reste de son mandat majoritaire.

Les pleutres

 

Par Philippe David

Le budget a été déposé et sans surprise, le PQ a augmenté les impôts des contribuables gagnant plus de $100 000, rendu la taxe santé progressive,  augmenté les taxes sur le tabac et l’alcool, ainsi que dégelé les tarifs d’électricité. On distribue toutes sortes de bonbons. Les frais de scolarité et de garderies restent gelés, aucune coupure sérieuse dans la bureaucratie ou dans le BS corporatif. En fait, je me demande comment Nicolas Marceau arrive à dire qu’ils atteignent l’équilibre budgétaire en gardant son sérieux. Quand mon budget est équilibré, ma dette ne continue pas à grimper, alors comment se fait-il que malgré un transfert de 1,5 milliard du fonds des générations à la dette, celle-ci bondit quand même de $10 milliards et continue de croitre à $265 la seconde? C’est quand même prendre les gens pour des cons que d’essayer de leur passer un tel sapin avec de la comptabilité créative.

Nicolas Marceau, comme ses prédécesseurs a choisi la voie de la paresse et de la facilité et fait passer l’effort d’un retour fictif à l’équilibre budgétaire sur le dos des contribuables les plus taxés en Amérique du Nord.

Par ailleurs, on apprend que le PLQ, malgré qu’il décrie le budget, ne tiendra pas sa promesse de voter contre le budget. Il semble qu’ils ne feront pas équipe avec la CAQ pour renverser le gouvernement. Selon Jean-Marc Fournier, il serait irresponsable de forcer une élection après moins de 100 jours. C’est juste, mais ils pouvaient également former une coalition avec la CAQ pour remplacer le PQ. Avec plus de 60% de la population derrière eux, ils auraient toute la légitimité pour gouverner. Bien plus que le gouvernement actuel et c’est parfaitement constitutionnel. Il est impératif de déloger ce gouvernement de pee-wees. Je déplore que les libéraux agissent comme des pleutres. C’est pourquoi je suis fier d’annoncer ceci:

En réponse à ce budget presse encore le contribuable québécois comme un citron et dans le but de générer un mouvement de protestation, le Réseau-Liberté Québec initie la campagne « Non aux hausses d’impôt« . Cliquez sur le lien pour vous rendre au site web et signer une lettre ouverte enjoignant le gouvernement à renoncer à toute hausse du fardeau fiscal des québécois et exhortant les députés de l’opposition à voter contre le budget si le gouvernement ne recule pas. Le site a aussi une page vous permettant d’envoyer des courriels à tous les députés de l’opposition leur demandant de voter contre ce budget. Faites-vous entendre!

Budget : Contribuables, be very « inquiète »

 

Par Philippe David

Aujourd’hui Nicolas Marceau dépose son premier budget. Si on se fie à l’improvisation des deux derniers mois et aussi au fait que ce budget a très certainement été préparé à la hâte, il faut s’attendre au pire.

Le PQ est sclérosé par les écolos et les syndicalistes de tout acabit. Parions que seules ces clientèles seront satisfaites. Les écolos auront leurs moratoires et leurs subventions pour garder l’industrie de l’énergie verte sur le respirateur. Les étudiants auront leurs bonbons. Les fonctionnaires conserveront leurs privilèges indécents. Aucun programme inutile ne sera supprimé et vogue la galère!

Pour les contribuables et les entreprises les plus taxés en Amérique du nord, point de répit cependant. Je m’attends certainement à ce que leur fardeau s’alourdisse. Il y aura la taxe, pardon, la « contribution » santé, des hausses d’impôts et parions aussi qu’il y aura une hausse de la TVQ. Poursuivant leur idéologie, les péquistes augmenteront probablement les redevances minières. Bref, si le budget prévoit le retour à l’équilibre budgétaire, ce qui est quand même douteux, on peut être certains que ce sera nous qui devront se serrer la ceinture et non le gouvernement.

En bons illettrés économiques, les péquistes ne réaliseront pas que trop d’impôt tue l’impôt et que les recettes de l’état vont probablement diminuer plutôt que d’augmenter. Taxer les riches et les entreprises parait bien sur papier, mais dans la réalité les gens et les entreprises ajustent leur comportement en fonction des impôts et taxes qu’ils payent. N’avez-vous pas déjà refusé du temps supplémentaire parce que ça n’en valait pas la peine?

Pour les entreprises le jeu est encore plus simple. Les entreprises ne paient pas d’impôt. Pour elles ce n’est qu’un coût d’opération de plus et dans l’équation revenus/dépenses, elles n’ont qu’à refiler la facture à leurs clients, fournisseurs, employés et actionnaires. Bref, à vous et moi. Dans l’extrême, elles peuvent aussi se relocaliser. Vous vous souvenez d’Électrolux? Aussi combien d’entreprises ne démarreront tout simplement pas? Quant aux minières, vous croyez que le Québec est le seul endroit à posséder des ressources minières?

Enfin, je ne m’attends à rien de bon venant du PQ. Mon souhait serait que les libéraux et la CAQ fassent coalition et renverse cette bande d’amateurs au plus sacrant.

Enfin un budget conservateur

Par Simon Leduc

Le ministre des Finances du Canada a présenté le véritable premier budget typiquement conservateur. Jim Flaherty a annoncé des coupures budgétaires de 5.2 milliards de dollars sur trois ans. Ces compressions vont permettre au gouvernement de revenir à l’équilibre budgétaire dès 2015. Est-ce un exercice budgétaire responsable? Allons voir cela de plus prêt.

Enfin des coupures :

C’est un moment historique pour le Canada. Le temps des budgets irresponsables et dépensiers est bel et bien résolu. Pour la première fois depuis des décennies, le gouvernement fédéral a présenté aux Canadiens un véritable budget conservateur. Contrairement à Jean Charest, Stephen Harper a le courage de couper dans ses dépenses. Le gouvernement va couper 5.2 milliards de dollars afin de revenir à l’équilibre budgétaire le plus vite possible. C’est une position responsable de la part du gouvernement canadien. Radio-Canada va voir son budget sabré de 10%. En tout cas, on n’a pas fini d’entendre les gauchistes radios-canadiens pleurnicher. Qu’on le veuille ou non, ces coupures sont nécessaires et le retour à l’équilibre budgétaire est primordial pour la santé économique du pays.

Le premier ministre respecte les provinces :

Dans les années 90, le gouvernement libéral de Jean Chrétien a effectué des coupures draconiennes dans les transferts aux provinces. Les libéraux avaient pelletés leurs problèmes budgétaires dans la cour de ses collègues provinciaux. C’est normal, le PLC n’a jamais respecté ceux-ci. Dans ce domaine, le gouvernement Harper tient parole. Tel que promis, il ne va pas sabrer dans les transferts aux provinces. En tout cas, Stephen Harper vient d’enlever des munitions aux séparatistes. Ceux-ci ne pourront pas dire que ce budget est néfaste pour la Belle province. Les conservateurs font des compressions dans leurs champs de compétence au lieu de s’attaquer aux provinces.

La domination de la philosophie dépensière et irresponsable sur le gouvernement fédéral est bel et bien terminée. C’est rafraichissant de voir un gouvernement qui a le courage de ses convictions. Dorénavant, le contrôle des dépenses et l’atteinte de l’équilibre budgétaire seront la norme à Ottawa. Jim Flaherty a présenté son premier véritable budget conservateur. En tout cas, c’est de bon augure pour les prochaines années.

Budget du Québec 2012 : pas de croissance durable en vue

Par Pierre-Guy Veer

Le ministre des Finances Raymond Bachand a déposé son plus récent budget le 21 mars dernier. Malgré ses bonnes intentions, l’on peut fortement douter que les mesures énumérées, présentées comme favorable à la croissance, auront l’effet escompté…

 

Une des grandes mesures de ce budget est la création de Ressources Québec. Ses buts avoués sont une gestion responsable des ressources, une exploitation de ces dernières à l’avantage de tous et un encouragement de 2e et 3e transformation du bois. La création de ce nouveau monstre bureaucratique est erratique à plusieurs égards.

 

Premièrement, si l’on veut que quelque chose soit exploité de façon « durable » – pour que ça existe encore longtemps –, le secret est sa privatisation. L’on peut ramener cette affirmation à sa plus simple expression : on prend (généralement) grand soin de ce qui nous appartient directement et l’on respecte (généralement) la propriété des autres. Qui parmi vous irait saccager volontairement sa propre maison ou celle du voisin? Il en va de même pour l’exploitation des ressources naturelles. C’est d’ailleurs une des solutions envisagées pour maintenir les stocks de poissons1. Dans sa forme traditionnelle, les bancs de poissons n’appartiennent à personne. Il est donc dans l’intérêt des pêcheurs d’attraper le plus de poissons possible… ce qui cause évidemment une diminution rapide des stocks.

 

Deuxièmement, quand une ressource est exploitée, c’est toujours dans l’intérêt de tous. En effet, exploiter une ressource naturelle ou n’importe quel commerce peut se faire uniquement s’il y a une demande. Un entrepreneur entièrement privé n’est pas assez fou pour dépenser son argent pour produire/offrir un service qui ne sera pas vendu. Aussi, seuls les entrepreneurs les plus visionnaires peuvent se permettre de les exploiter – ceux qui font des profits. Oui, j’ai mentionné le mot en « p ». Il est, sans l’intervention du gouvernement, le seul indicateur pertinent pour connaître l’humeur des clients. S’il est positif, alors l’entrepreneur a bien deviné l’humeur de ses clients et répond mieux à leur intérêt. S’il est négatif, alors il a mal prédit. Il doit s’ajuster, sinon il fera faillite et devra céder la place à des gens qui produisent mieux.

 

Enfin, tenter de forcer la main au marché pour que certaines industries se concentrent sur un territoire est voué à l’échec, comme ce fut le cas avec l’amiante dans les années 70 – en nationalisant la ressource, on avait espéré implanter plus d’usines de transformation. Sur la Terre, il y a des endroits qui ont peu de ressources mais une très grande capacité pour les transformer (Japon, Allemagne), alors que d’autres ont beaucoup de ressources mais peu de capacité pour les transformer (Québec, Saskatchewan). Sans intervention du gouvernement, il se produirait ce que Mises qualifie de division internationale du travail – une extension de l’avantage comparatif de Ricardo. Donc, les entrepreneurs québécois et saskatchewanais exploiteraient les ressources naturelles du territoire pour les exporter en Allemagne et au Japon, où les entrepreneurs transformeraient lesdites ressources pour ensuite les exporter. Ainsi, tout le monde est gagnant; le Québec ne tente pas de maintenir en vie des industries qui ne fonctionnent pas, et le Japon ne tente pas de produire tout son blé sur son territoire surpeuplé.

 

Des crédits au mieux futiles

 

Plusieurs autres mesures incitatives se présentent sous forme de crédit d’impôts. On espère notamment augmenter la productivité en incitant l’investissement, mettre les entreprises au pas de la mode numérique en encourageant les affaires électroniques, favoriser les coopératives, former plus de sociétés de services financiers, augmenter les exportations et bien plus.

 

Malgré les bonnes intentions, ces mesures sont au mieux futiles. En effet, un entrepreneur qui estime que ses clients seront mieux servis fera tout ce qui est nécessaire pour les satisfaire, que ce soit en exportant son produit ou en investissant dans l’entreprise. L’on peut donc déduire qu’un manque d’investissement est un signe que le jeu n’en vaut pas la chandelle. Alors pourquoi Québec insisterait-il pour subventionner le tourisme, si « Le manque d’investissement privé a été identifié comme un frein majeur au renouvellement de l’offre touristique »? ou pour subventionner encore plus les musées, si ces derniers sont incapables de s’autofinancer?

 

Efforts insuffisants de réduction des dépenses

 

Dans le budget, il faut le mentionner, le gouvernement tente de contrôler ses dépenses. Il a finalement décidé de diminuer le rythme d’augmentation des dépenses, la 3e plus faible au pays avec une moyenne de 2,5 %. Malheureusement, l’effort est insuffisant, considérant l’état des finances publiques.

 

En effet, le dette brute (le passif des caisses de retraites publiques et de l’administration des différents ministères) se situe à 54,3 % du PIB (173,436 G$), et l’on estime que ce pourcentage montera à 55,3 d’ici 2017. C’est le plus haut taux d’endettement au pays. Si l’on inclut tout ce qui dépend du gouvernement (sociétés d’État, système de santé, municipalités), la dette grimpe à 74,5 % du PIB (248,621 G$). Toutefois, le ministre, comme plusieurs analystes en faveur de l’intervention de l’État, affirment que le chiffre est trompeur puisqu’il ne tient pas compte des actifs du gouvernement (Hydro-Québec, notamment). Considérant la non-volonté de ces mêmes analystes23 de vouloir toucher aux sociétés d’État, l’on peut se demander si elles sont vraiment un actif…Cet endettement se reflète sur la cote de crédit : nous ne faisons pas mieux qu’une 5e place au niveau canadien face aux agences de notation.

 

Aussi, le gouvernement n’a fait que diminuer l’augmentation des dépenses; elles augmentent toujours. D’ailleurs, elles ont augmenté plus que ce n’était prévu au budget 2009-2010. En regardant les chiffres, force est de constater que le gouvernement n’a effectué aucune coupure. Au contraire, il a préféré augmenter les revenus avec différentes taxes (augmentation de la TVQ, contribution santé). Il affirme également, le plus sérieusement du monde, que le Québec « a du » s’endetter suite à la diminution des transferts fédéraux afin de maintenir un niveau de services comparables. À qui? Aucune province n’a de garderies étatiques aussi onéreuses, des congés parentaux aussi généreux, des frais de scolarité postsecondaire si bas…

 

Autonomie à deux vitesses

 

Parlant de transferts fédéraux, un élément me laisse perplexe. Dans le budget, on dénonce le fait que le fédéral ne contribue qu’à 20 % des couts en santé, alors qu’il le faisait à hauteur de 50 % avant les années 70. « …le respect des compétences des provinces ne doit pas servir à justifier un désengagement financier du gouvernement fédéral en santé, faisant abstraction des coûts incessants en santé », peut-on lire. En d’autres mots, même si la santé est de compétence provinciale, le gouvernement fédéral « doit » y intervenir.

 

Ce raisonnement est complètement fautif. Premièrement, il sous-entend que seul les gouvernements sont capables d’administrer le système de santé. Or, depuis toujours, l’on peut constater qu’ils en sont incapables. Corporatisme dans les professions de la santé, interdiction de contracter des assurances privées/de contracter une assurance hors de son État, gonflement artificiel de la demande, listes d’attente qui s’allongent sans cesse; les preuves de l’incompétence publique dans la santé peuvent s’étirer encore longtemps.

 

Ensuite, une telle attitude d’enfant à qui on a volé son suçon révèle une grand hypocrisie de la part du gouvernement. En effet, comment une province qui se dit autonome (ou qui veut devenir indépendante, pour certains) peut-elle se désoler autant de « perdre » de l’argent venant des provinces plus riches? Québec devrait plutôt s’en réjouir et ainsi en profiter pour réformer le système de santé, puisque sa progression actuelle – 5 % d’augmentation des dépenses par année –, il est tout simplement intenable.

 

En conclusion, il semble que ce n’est pas demain la veille que le gouvernement du Québec se sortira de la vieille mentalité hors-de-l’État-point-de-salut. Il continue d’augmenter ses dépenses malgré un endettement approchant 75 % de la richesse provinciale et de s’accaparer encore plus de notre argent durement gagné. Il serait temps que les politiciens regagnent la mentalité des politiciens d’avant Paul Sauvé, où le New Deal était vu comme frisant le communisme plutôt que comme une planche de salut. D’ici là, nous continuerons à ressembler de plus en plus à la société de Atlas Shrugged, dans laquelle l’entreprise privée peine à prospérer à cause de toute cette bureaucratie – on avait même créé une commission d’enquête pour tenter de connaître les moyens de l’éliminer – , tandis que le gouvernement « investit » dans des projets aussi loufoques que nuisibles (autobus électrique, logement social, lutte aux « changements climatiques », subventions de toute sorte).

Le budget contre les jeunes

Par Simon Leduc

 

Le ministre des finances a présenté son troisième budget à l’Assemblée nationale du Québec. Raymond Bachand a encore décidé de pelleter les problèmes du Québec dans la cours des générations futures.

L’État québécois engraisse encore et encore :

Le gouvernement du Québec aurait besoin d’un très bon régime afin de perdre du poids. Celui-ci ne veut pas faire cela, il continue de manger du gras et d’engraisser. Rien ne semble l’arrêter dans sa quête de l’embonpoint. Les dépenses gouvernementales vont augmenter de 3% en 2012. Cette année, le gouvernement va dépenser 70 milliards de dollars. Le ministre du bonheur a annoncé de nouveaux investissements pour les soins aux aînés. Il faut que les libéraux s’occupent de leurs clientèles électorales et les personnes âgées en font partie. Donc, le gouvernement québécois maintient le cap dans sa folie des dépenses Tout va bien madame la marquise, ce sont les jeunes générations qui vont payer plus tard la facture salée de l’État québécois.

Coupure de dépenses et remboursement de la dette : des peccadilles aux yeux du ministre du bonheur :

Dans son budget, le ministre des Finances ne va pas s’attaquer à la dette publique. Les libéraux vont continuer de dilapider l’argent des contribuables. Il ne va pas couper dans ses dépenses et réduire la taille de l’État. Voyons donc, ce ne sont pas des choses importantes pour ce gouvernement égoïste qui se fout de l’avenir des générations futures. La dette publique va augmenter de dix milliards de dollars et ce en une seule année. M. Bachand semble être fière de cela. Celui-ci s’acharne sur le dos des jeunes en maintenant la hausse des frais de scolarité de 325$ par année pendant cinq ans. Durant toute leur vie, ceux-ci vont payer 200 000$ de plus en taxes et en impôts que leurs parents mais le PLQ s’en fout comme dans l’an quarante.

Avec ce budget, la Belle province va poursuivre lentement sa route vers la faillite. La dette va poursuivre son ascension vers le haut. Tous les Québécois sont en train d’assister impuissament au démantèlement de leur société. Malheureusement, l’avenir des générations X, Y et Z est hypothéquée à cause de la folie dépensière des gouvernements péquistes et libéraux. Quand cela va-t-il cesser?