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Les problèmes de l’égalité (suite et fin)

Egalite

L’incompatibilité

 

Les notions énumérées ci-haut semblent très belles, mais elles sont fortement incompatibles entre elles. En effet, une égalité des richesses laisse la place à une inégalité des ressources et des opportunités, puisque ce n’est pas tout le monde qui peut bien utiliser son argent. De même, une égalité des ressources amène une inégalité des richesses et des opportunités, puisque certains sont plus débrouillards que d’autres.

 

Aussi sont-elles incompatibles avec une société qui reconnaît la propriété privée, droit sans lequel rien ne se produit et fait les gens se battre entre eux1. Vouloir égaliser les richesses, et surtout les ressources, sous-entend que l’on prend le fruit du travail (que l’on suppose honnête) d’une personne pour le donner à une autre sans compensation. Si ce n’était pas le gouvernement qui faisait l’opération, on serait clairement en présence de vol. Et tel que mentionné, on ignore si les promoteurs veulent que l’on pallie l’irresponsabilité en donnant toujours plus d’argent ou de ressources. Si tout le monde a droit à du fer, doit-on pallier les pertes de ceux qui le laissent rouiller?

 

Par ailleurs, est-ce qu’une égalité matérielle est vraiment nécessaire? A-t-on tous besoin d’une voiture de luxe et d’un château sur le bord de la mer? Les gens ne voudraient-ils pas plutôt que les gens aient un strict minimum pour vivre? Si tel est le cas, alors l’égalité matérielle est futile. Si on a de quoi se nourrir, se vêtir et se loger correctement, à quoi bon vouloir prendre des autres de force? Sans compter qu’en divisant la richesse, on appauvrit la masse. Les dirigeants communistes depuis Deng Xiaoping semblent avoir au moins compris ce principe2. D’ailleurs, qu’est-ce qui est mieux : une société où chaque quintile gagne 20 000$ ou une où le quintile inférieur gagne 20 000$ alors que le supérieur gagne 100 000$?

 

Un problème d’injustice?

 

À la base du plaidoyer pour l’égalité semble exister un sentiment d’injustice. On continue de répéter que les riches s’enrichissent aux dépends des pauvres. Si l’affirmation a son fond de vérité dans notre société corporatiste, il demeure néanmoins que prendre aux pauvres pour donner aux riches est tout aussi injuste que de prendre aux riches pour donner aux pauvres. Et si les riches s’enrichissent sans violer les droits des pauvres, où est le problème?

 

Donc, si l’inégalité matérielle cause autant de problème, peut-être devrait-on plutôt se tourner vers l’égalité morale, c’est-à-dire dans nos relations avec les autres. F.A. Hayek plaide pour l’égalité devant la loi, principe très populaire qui a notamment permis d’éliminer plusieurs lois racistes et sexistes. Toutefois, le simple fait que ces lois aient existé montre le talon d’Achille du principe. Du temps des monarchies absolues, tout le monde était égal devant la loi : on était jeté au cachot si on se moquait du roi, peu importe l’origine sociale (à quelques très rares exceptions). Et aujourd’hui, il semble que n’importe qui peut être placé sous écoute ou être arrêté sans mandat…

 

Égalité d’autorité

 

Il semblerait alors que le seul type d’égalité qui permette une véritable égalité entre les gens soit une égalité d’autorité, tel qu’imaginé par John Locke. À son époque (fin 17e siècle), le droit divin semblait encore la norme; certaines personnes était prédestinées d’avance à en diriger d’autres. Il a complètement défait cet argument dans son Second traité sur le gouvernement, en affirmant que le pouvoir de diriger les autres est réciproque, et donc que nous sommes tous égaux comme les autres animaux, sans qu’un n’assujettisse un autre.

 

Parallèlement, le philosophe Immanuel Kant croit que les meilleures conditions politiques sont celles où chacun peut, tout comme les autres, obliger son prochain à respecter ses droits. Nous avons donc droit à l’intégrité de notre corps, à notre travail et à détenir une propriété. On peut également mutuellement s’obliger à quelque chose au travers d’un contrat.

 

En conclusion, si on considère l’égalité morale comme la seule juste – personne ne peut réclamer autorité sur qui que ce soit –, alors on doit oublier toute forme d’égalité matérielle. En effet, affirmer qu’une personne ait droit aux fruits d’une autre, c’est affirmer qu’on a l’autorité nécessaire pour effectuer le transfert, et donc que nous sommes inégaux dans notre autorité sur les autres. Une telle société donne le Québec, où la réglementation, les taxes et les impôts sont tellement écrasants que nous nous faisons rattraper par le Nouveau-Brunswick quant au salaire moyen après impôt. Il semble que nos intellectuels préfèrent que nous soyons également pauvres plutôt qu’inégalement riches…

Hausse du taux de chômage chez les 15 à 24 ans

Le marché canadien est au ralenti depuis les derniers mois, malgré les différents salons de l’emploi qui prennent place. Cette situation économique soulève un chômage plus élevé chez les 15 à 24 ans. Selon statistique Canada, il y a 26 800 emplois perdus dans ce groupe d’âge dont 200 au Québec. Le taux de chômage chez les jeunes à montée a 14,7% dus en partie par la diminution du retirement de 25 000 jeunes de la population active.

Il y a 38 000 personnes cherchant de l’emploi au Canada, ce qui représente un taux de chômage de 7,4%. La baisse du taux de chômage est en partie due au décrochage de certains travailleurs de la population active.

Au cours des derniers mois, c’est l’emploi au canada qui a perdu dans les différentes industries telles que commerce de détails et de gros, le transport et l’entreposage, les soins de la santé, l’assistance social ainsi que dans l’administration publique. Les pertes dans l’industrie du commerce de gros furent de 37 000 emplois, comparativement à une hausse dans le domaine de la finance 41 000 emplois. Il y eu un contre balancement du aux hausses dans la finance, les assurances, l’immobilier et la location, dans certains entreprises de services.

Les économistes restent modestes et anticipent des créations d’emplois, il prévoit 15 000 créations d’emplois, malgré le faible nombre de créations de nouveaux emplois lors des derniers mois. De plus, le marché ne connait que de petites hausses d’offre d’emploi, les moteurs de recherche d’emploi au canada en témoigneront.  Lors d’une conférence à Toronto, le premier ministre, M. Harper, mentionna que le pays demeurait dans une situation économique fragile, toutefois, le portail de l’emploi chez nos voisins américains semblait encourageant.

La concurrence entre les générations

De plus, les statistiques ont démontré une diminution de l’emploi chez les 15 à 24 ans, mais une hausse chez les 55 ans et plus. Ainsi, il y a une concurrence avec les deux groupes d’âge, surtout dans les emplois à temps partiel. Les jeunes occupent majoritairement des emplois à temps partiel, car ils sont aux études.

L’effronterie

 

Dans une entrevue donnée à la Presse Canadienne publiée ce matin, M. Bachand dit que les Québécois doivent payer leur juste part dans le coût des services publics. Essaierait-il d’insinuer que les Québécois, vivant dans la juridiction la plus taxée d’Amérique du Nord, ne paient pas leur juste part? Cette affirmation frôlerait l’effronterie la plus crasse. Les québécois paient plus que leur part pour des service dont la qualité est pire que presque partout au Canada. Selon cet excellent billet de David Gagnon, nos services publics seraient en fait médiocres. Son billet démontre que:

  1. Le Québec se situe en 8e place au Canada pour l’efficacité de son système de santé.
  2. Le Québec est de loin la pire province canadienne pour la résolution de causes criminelles.
  3. Le Québec est au 4e rang des infrastructures les plus vétustes au Canada
  4. Le Québec a le plus haut taux de décrochage au Canada.

Sans compter les listes d’attentes interminables dans les CPE et les conditions excécrables de nos CHSLD. Bref, considérant la qualité de nos service publics et le montant de taxes, impôts et tarifs de toutes sortes que nous payons, on peut se demander où va tout cet argent? Eh bien selon de dernier rapport du receveur général, les dépenses du gouvernement sont hors de contrôle. Mais selon M. Bachand, ce sont les québécois qui ne font pas leur part.

Le Québec n’a pas un problème de revenu, il a un problème de dépenses. Notre bureaucratie est hors de contrôle. Depuis 2010, année ou M. Bachand avait promis de faire le 2/3 des efforts pour le retour à l’équilibre budgétaire et qu’il nous a incité à bien le surveiller, Nous ne cessons de voir des exemples de gaspillage éhonté des fonds publics et de corruption dans les journaux. Le Québec distribue trois fois plus de subventions aux entreprises que l’Ontario et continue pourtant d’avoir un taux d’entrepreneuriat anémique. Je crois que si ensevelir un problème avec de l’argent suffisait à le régler, nous le saurions. 

Je crois qu’il est grand temps que nous reconsidérions, en tant que société, quel rôle l’état doit jouer dans nos vies. Il est clair, considérant la culture de gaspillage rampante régnant dans une bureaucratie obèse ( 97 employés publics pour 1000 habitants, bien au-dessus de la moyenne canadienne),  que l’état québécois essaie d’en faire trop et vit au-dessus de ses moyens. Il faudrait donc revoir les services offerts par l’état et se demander si ce n’est pas possible que ces services soient offerts par d’autres organisations et laisser des entrepreneurs de concurrencer pour les offrir. Il est temps d’essayer autre chose. Il est aussi temps de donner à M. Bachand son 4%.

Maxime Bernier: « La libre entreprise a fait du Canada un pays prospère. C’est la libre entreprise qui va nous sortir de cette crise. »

Le 3 février dernier, Maxime Bernier a prononcé un discours devant la Chambre de Commerce de Toronto. Il vient de poster la traduction française de ce discours sur son blogue hier. J’ai trouvé ce discours intéressant et je me permet donc de le reproduire intégralement ici.

 Je voudrais aujourd’hui vous parler d’un sujet qui me fascine depuis quelques années : comment sortir de la crise économique globale qui a débuté en 2007.

Comme vous le savez, elle a commencé sous la forme d’une crise financière provoquée par l’effondrement de la bulle immobilière aux États-Unis. Elle s’est ensuite répandue à travers le monde et a entraîné une récession.La plupart des gouvernements ont réagi en adoptant d’ambitieux plans de relance qui ont alourdi les dettes déjà élevées qu’ils avaient. Elle s’est maintenant transformée en crise de la dette publique et en crise budgétaire, en particulier en Europe et aux États-Unis.

Certains pays européens, comme la Grèce, doivent maintenant être sauvés de la faillite. D’autres, comme l’Italie et l’Espagne, ont des problèmes sérieux. Certains seront de nouveau en récession cette année. Plusieurs analystes prévoient que tout cela pourrait entraîner l’effondrement de l’union monétaire européenne.

De leur côté, les États-Unis accumulent depuis plusieurs années des déficits gigantesques qui mettent en danger l’économie américaine à moyen terme.

Au contraire, la situation est sous contrôle au Canada. Notre économie a créé plus d’emplois depuis la récession que nous en avons perdus durant la récession. Le Canada n’a pas trop souffert, en partie parce que nous avions des finances publiques saines avant la crise. Et parce que notre plan de relance a été limité et bien ciblé, en grande partie sur des projets d’infrastructure dont nous avions besoin.

Nous n’avons pas perdu le contrôle de nos dépenses. Nous n’avons pas créé de déficits non viables. Et aujourd’hui, nous sommes clairement sur la voie du retour à l’équilibre budgétaire et, à moins que la situation internationale ne se détériore, d’une croissance économique soutenue.

Pourquoi le Canada se retrouve-t-il dans une situation économique relativement enviable, alors que nos partenaires connaissent toujours de sérieuses difficultés? Parce que nos partenaires appliquent les préceptes d’une école de pensée économique qui s’appelle le keynésianisme. Cette théorie a été développée par l’économiste britannique John Maynard Keynes.

Keynes avait très peu confiance dans les entrepreneurs et le libre marché. Il était un fervent défenseur de l’intervention du gouvernement dans l’économie. L’une des principales idées de Keynes est qu’en période de crise ou de récession, la meilleure façon d’en sortir est d’augmenter les dépenses du gouvernement.

Les dépenses publiques vont soutenir la demande globale, remettre tout le monde au travail et relancer l’économie. Même si le gouvernement a déjà un déficit élevé et une grosse dette accumulée, ce n’est pas grave. Il faut emprunter et dépenser.

C’est l’un des paradoxes proposés par Keynes : la solution à trop de dépenses est de dépenser encore plus. La solution à des niveaux élevés de déficit et de dettes est encore plus de déficit et de dettes.

Les économistes keynésiens prétendent que si l’économie américaine ne s’est toujours pas complètement remise de la crise, c’est parce que le gouvernement ne dépense pas suffisamment. Pour eux, des déficits budgétaires annuels correspondant à 10% du PIB, ça ne suffit pas. Il souhaite des déficits encore plus importants. Pour vous donner une idée, le déficit budgétaire du Canada cette année correspond à un peu moins que 2% du PIB.

Il y a quelque chose de fondamental qui cloche dans cette explication. La question centrale qu’on doit se poser est celle-ci : d’où vient l’argent que le gouvernement dépense? Il doit bien venir de quelque part. Un gouvernement ne peut pas injecter des ressources dans l’économie à moins de les avoir d’abord retiré du secteur privé par des taxes et des impôts; ou de nous avoir endettés davantage en empruntant l’argent.

Chaque fois que le gouvernement prend un dollar additionnel dans la poche de quelqu’un, c’est un dollar que cette personne ne pourra pas dépenser ou investir. Les dépenses publiques augmentent; les dépenses privées diminuent. Il n’y a aucun effet net, aucune augmentation de la demande globale.

Les emprunts du gouvernement ont le même effet. Les investisseurs privés qui prêtent l’argent au gouvernement auront eux aussi moins d’argent à dépenser ou à investir ailleurs. Ou bien, ils auront moins d’argent à prêter à des entrepreneurs du secteur privé. Les emprunts et les dépenses publics augmentent; les emprunts et les dépenses privés diminuent. Il n’y a aucun effet net, aucune augmentation dans la demande globale.

C’est comme prendre une chaudière d’eau dans le coin de la piscine ou l’eau est profonde pour la jeter dans le coin où c’est moins creux. Et il est évident que ça ne fonctionne pas. Nos amis keynésiens à Ottawa, les néodémocrates et les libéraux, devraient comprendre ça.

Voyons ce qui est arrivé dans le pays qui a mis en ouvre ce genre de politique de façon très poussée : le Japon. Il y a vingt ans, le Japon a souffert d’une crise similaire à celle qui a frappé récemment les États-Unis. Une bulle spéculative qui s’était développée dans le secteur immobilier a finalement éclaté en 1990. Les prix se sont effondrés et cela a eu un impact négatif sur toute l’économie.

Le gouvernement japonais s’est lancé dans une série de programmes de dépenses publiques pour stimuler artificiellement l’économie. Il a dépensé des billions de yen. L’économie japonaise n’est cependant pas sortie de sa torpeur.

En 1990, la dette publique brute du Japon correspondait à 68% du PIB. Aujourd’hui, c’est 225%. La dette publique japonaise est la plus élevée au monde. Et les Japonais n’ont pas obtenu grand-chose en retour. Ce n’est pas parce qu’on dépense tout ce qu’on peut avec sa carte de crédit qu’on s’enrichit. Et pourtant, s’il faut en croire la logique du keynésianisme, l’économie japonaise aurait dû connaître la croissance la plus rapide dans le monde depuis vingt ans.

Voici deux autres exemples historiques qui permettent de contredire cette théorie.

Dix ans avant la Grande Dépression, en 1920 et 1921, l’économie américaine a subi une très grave récession. Presque personne n’en a entendu parler, parce qu’elle n’a pas duré très longtemps. L’économie a chuté de 17%. Le chômage est passé de 5 à 12%.

Le président à l’époque, Warren Harding, ne croyait pas qu’on pouvait relancer l’économie en augmentant les dépenses publiques. Au contraire, il croyait que le gouvernement devait s’enlever du chemin.

Qu’est-ce qu’il a fait? Il a réduit le budget du gouvernement de presque la moitié. Il est passé de 6,3 milliards de dollars en 1920, la dernière année du gouvernement Wilson, à 3,3 milliards en 1922. Harding a aussi réduit les impôts.

Nos amis keynésiens et les partis d’opposition à Ottawa vont dire que ce n’est pas du tout ce qu’un gouvernement devrait faire pour relancer l’économie. Mais c’est pourtant précisément ce qui est arrivé. Dès la fin de 1921, l’économie avait repris de la vigueur et a en croissance pendant le reste de la décennie. Le chômage est rapidement descendu à 2,4% en 1922.

Qu’en est-il de la Grande Dépression? Beaucoup de gens pensent que c’est le New Deal du président Roosevelt qui a mis fin à la crise. Mais ce n’est pas du tout ce qui est arrivé. Malgré toutes les nouvelles dépenses et les nouveaux programmes du New Deal, la Dépression s’est poursuivie année après année.

En 1939, le secrétaire au Trésor de Roosevelt, Henry Morgenthau, a fait cet aveu surprenant :  » Nous avons essayé de régler le problème en dépensant de l’argent. Nous dépensons plus que nous avons jamais dépensé auparavant et ça ne fonctionne pas. Huit ans après l’entrée en fonction de ce gouvernement, nous avons autant de chômage que lorsque nous sommes arrivés. et une énorme dette par-dessus le marché!  »

On entend également souvent dire que c’est la Deuxième Guerre mondiale qui a mis fin à la Dépression. Ce n’est pas non plus ce qui est arrivé. Le chômage a certainement reculé, parce que des millions d’hommes ont été conscrits et envoyés au front. Mais la situation ne s’est pas améliorée pour l’Américain moyen. La plupart des produits de consommation de base étaient rationnés pendant la guerre. Il n’y a pratiquement pas eu de construction.

La Dépression a en fait pris fin après la guerre. C’est à ce moment que les dépenses du gouvernement ont chuté de façon draconienne. Le budget est passé de 92 milliards de dollars en 1945 à 29 milliards en 1948. Ça signifie une réduction de plus des deux tiers!

La prospérité d’après-guerre a débuté à ce moment-là. La société de consommation telle qu’on la connaît, où une famille moyenne a les moyens de se payer un frigidaire, une voiture, une maison, date de cette époque.

Encore une fois, si on suit la logique keynésienne, ce n’est pas comme ça que ça aurait dû se passer. En faisant toutes ces compressions budgétaires, le gouvernement a réduit la demande globale. L’économie aurait dû s’effondrer. Mais il faut voir les choses d’une autre perspective : le gouvernement a libéré des ressources qui sont devenues disponibles pour le secteur privé. C’est pour ça que l’économie a repris le chemin de la croissance.

Quand il dépense, le gouvernement fait toujours concurrence au secteur privé pour mettre la main sur des ressources rares. Lorsqu’on détourne des ressources de l’utilisation la plus productive qu’elles peuvent trouver dans le secteur privé, pour les utiliser à des fins moins productives dans le secteur public, on ne verra pas beaucoup de croissance.

Pour relancer l’économie, il faut donner aux entrepreneurs les moyens de créer de la richesse. Nous devons mettre en place les meilleures conditions possibles pour que le secteur privé devienne plus productif.

Cela signifie, en premier lieu, de contenir les dépenses. C’est ce que fait notre gouvernement, avec un plan clair pour atteindre l’équilibre budgétaire d’ici 2015. Dans le prochain budget, notre gouvernement annoncera des compressions de 5 à 10% dans les dépenses d’opération de l’État. Voilà une façon concrète de cesser de concurrencer le secteur privé.

Nous devons également réduire les impôts. Depuis le 1er janvier, l’impôt sur les sociétés au Canada est passé à 15% le plus bas niveau parmi les pays du G7. Il était à 22% quand nous sommes arrivés au pouvoir il y a six ans. Voilà une façon concrète de rendre les ressources disponibles pour le secteur privé.

Nous avons besoin de plus de libre-échange. Notre gouvernement a annoncé des accords de libre-échange avec 11 pays jusqu’à maintenant. Nous sommes toujours en train de négocier avec plusieurs autres. Nous espérons pouvoir annoncer bientôt une entente très importante avec l’Union européenne. Voilà une façon concrète d’élargir les marchés et les opportunités qui s’offrent au secteur privé.

Enfin, il nous faut moins de réglementation. La paperasse inutile est une taxe cachée sur le travail des entrepreneurs qui touchent surtout ceux qui sont le moins capables de la supporter : les petites entreprises. La paperasse inutile ralentit la croissance économique et la création d’emploi, diminue la productivité et a potentiellement pour effet d’écraser l’esprit d’entreprise des Canadiens.

Le 18 janvier dernier, j’ai dévoilé le rapport de la Commission sur la réduction de la paperasse. Il contient 90 recommandations à court terme pour se débarrasser des irritants réglementaires. Et 15 recommandations à long terme pour éviter que la paperasse se remettre à augmenter encore une fois. Voilà une façon concrète de libérer les énergies du secteur privé.

Il est impossible d’atteindre une croissance durable avec plus de dépenses publiques, plus de dettes, et plus de taxes et d’impôt. Ça, c’est la solution keynésienne. C’est ce que l’opposition à Ottawa n’arrête pas de demander. Leur seule solution pour n’importe quel problème, c’est plus de dépenses, plus de taxes, plus de stimulus artificiel et plus de dettes. Ils ne se rendent pas compte que trop de stimulus agit comme un sédatif économique plutôt que comme un stimulant. On ne peut pas retrouver le chemin de la prospérité simplement en dépensant toujours plus.

Les solutions keynésiennes ont échoué. Ce qu’il nous faut, c’est une approche conservatrice, qui met l’accent sur le rôle primordial du secteur privé pour créer de la richesse et soutenir la croissance économique.

La libre entreprise a fait du Canada un pays prospère. C’est la libre entreprise qui va nous sortir de cette crise.

Merci.

Oui, il faut abandonner Kyoto!

Je ne peux m’empêcher de sourire lorsque je vois la déconfiture des médias suite à l’annonce de l’abandon probable par le Canada de l’entente de Kyoto. J’ai vu certaines personnes même aller jusqu’à exprimer de la honte d’être canadien. Que c’est ridicule! Tout le monde se demande pourquoi les conservateurs voudraient laisser tomber Kyoto. Ma question serait plutôt pourquoi le Canada devrait-il continuer à adhérer à un protocole qui n’a sérieusement pas sa raison d’être.

Premièrement, contrairement à ce que les médias et l’élite politique québécoise voudrait vous faire croire, le débat sur les origines du réchauffement climatique est très loin d’être clos. Les données de températures les plus récentes démontrent qu’en fait, il n’y a plus de réchauffement depuis 1998 et pendant ce temps, les émissions de CO2 anthropogéniques n’ont cependant pas diminué, au contraire. Récemment, des incidents comme le Climategate, ainsi que la révélation que beaucoup de documentation dans leurs rapports sont basées sur des faits anecdotiques et non-scientifiques, la crédibilité du GIEC en a pris pour son rhume. Le projet CLOUD du CERN a aussi beaucoup endommagé la thèse selon laquelle les GES émis par l’activité humaine est la raison principale des changements climatiques. Je laisse l’éminent géophysicien français Vincent Courtillot vous expliquer dans cette courte vidéo:

 


Vincent Courtillot et le réchauffement climatique par VideoScopie

Mais, même si on admettait que c’est vrai qu’il y a réchauffement et que celui-ci est causé par l’activité humaine, et même si tous les pays émetteurs de GES adhéraient à Kyoto, les projections du GIEC évaluaient que la différence sur la température globale ne serait que de 0,2 degrés Celcius dans 100 ans. Pour ce minable 0,2 degrés, nous allons dépenser des centaines de milliards de dollars alors que nous sommes déjà endettés jusqu’au cou. Y-a-t-il une quelconque logique à ça? Moi je dois avouer qu’elle m’échappe, pas vous?

Au lieu de se demander pourquoi on devrait laisser tomber Kyoto, on devrait plutôt se demander pourquoi on ne l’a pas fait plus tôt.

Keystone XL: un projet qui doit voir le jour

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Quelques milliers de manifestants disparates se sont réunis devant la Maison Blanche dimanche afin de s’opposer au projet d’oléoduc Keystone XL. Ce projet vise à permettre le transport du pétrole de l’ouest canadien vers les raffineries du Golfe du Mexique. Il est un complément d’oléoducs déjà existants. L’objectif des manifestants est de faire pression sur le Président Obama afin qu’il s’oppose au projet et qu’il encourage des solutions énergétiques supposément plus vertes.

 

Alors que la production de pétrole est en déclin aux États-Unis, les Américains se tournent de plus en plus vers leur voisin du nord afin d’assurer leur approvisionnement en hydrocarbures. Le Président Obama fait de l’indépendance énergétique une des priorités de son administration et le partenaire canadien est préféré aux fournisseurs traditionnels du Moyen-Orient. Le Canada est un État stable et un partenaire commercial démocratique de premier plan. De plus, notre nation a un intérêt énergétique complémentaire évident avec son voisin.

 

En réalité, il est fondamentalement dans l’intérêt national des deux pays que l’oléoduc Keystone XL soit mis en oeuvre rapidement. Les Américains ont besoin de pétrole et le Canada en a à exporter. Pour le Canada, exporter ses matières premières est essentiel; c’est un aspect important de toute sa stratégie économique et du développement des ses industries. Le marché américain est vaste et ses besoins en énergie sont gigantesques.

 

Comme on peut s’en douter, ce projet, comme tout ceux qui impliquent le pétrole, engendre une levée de bouclier de la part des environnementalistes. Ceux-ci craignent la pollution et de potentielles fuites de l’oléoduc. Or, la technologie moderne réduit les risques à une fraction des autres modes de transport. L’oléoduc prévu est une construction de routine pour l’industrie. L’entreprise impliquée dans le projet, TransCanada Pipelines, estime qu’il y a environ 200 000 miles de telles structures aujourd’hui aux États-Unis. Quand entendons-nous parler de problèmes et de fuites? Le transport par bateau, de son côté, est beaucoup plus risqué. En plus du trajet du navire, il implique le remplissage et le déversage des hydrocarbures.

 

Les environnementalistes s’attaquent aussi au pétrole en lui-même en affirmant que le pétrole des sables bitumineux est sale et polluant. À ce niveau, on peut parler de mauvaise foi et de protectionnisme américain mal placé. Les sables bitumineux ne sont certes pas plus nocifs que les gisements américains de pétrole lourd. De plus, les États-Unis ont largement recours au charbon et à l’éthanol dans l’ensemble de leur production énergétique. On ne peut pas dire que ces deux sources d’énergie soient moins polluantes que le pétrole canadien.

 

En raison des intérêts nationaux des deux pays, les hydrocarbures canadiens seront acheminés vers les États-Unis d’une manière ou d’une autre. Il serait donc ridicule de freiner la mise en oeuvre de l’oléoduc Keystone XL alors qu’il est le mode de transport le plus économique et le plus sûr.

Mythes et légendes socialistes: Le système de santé cubain

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S’il existe un mythe persistant, c’est la supposée excellence du système de santé cubain.  Malgré la propagande castriste gaiement perpétrée par des idiots utiles comme Michael Moore et nos propres élites gauchistes. Il s’avère que le système Cubain est un système à trois vitesses. Une pour l’élite du Parti Communiste, une pour les touristes et une autre pour les cubains ordinaires. La seule différence entre les touristes et l’élite cubaine, c’est qui paie et qui ne paie pas pour les soins. Les touristes paient bien sûr en pésos convertibles, dont la valeur est fixée au dollar américain. Pour les cubains ordinaires, la situation est tout autre.  

Cuba en chiffres.

  Canada Cuba
Population (2007) en millions 32 876 11 268
Âge médian 39 37
PIB par habitant ($ PPA int.) 35 310 N/D
Dépenses de santé % du PIB (2006) 10,0 7.7
Dépenses de santé par habitant ($ PPA int.) 3 673 674
Espérance de vie à la naissance (2007) 81 78
Nbre de Médecins par 10 000 habitants 19 59

Nbre d’infirmières et sages-femmes par 10 000 habitants

101 74
Nbre de lits d’hôpitaux par 10 000 habitants 34 49

(Source: OMS)

Si on ne se fiait qu’aux statistiques, le système cubain semble impressionnant. Il semble faire beaucoup avec rien. Mais les statistique de l’OMS proviennent du gouvernement de chaque pays respectifs. Si on peut dire que la plupart des pays occidentaux ont bonne réputation par rapport à leur transparence, ça n’a jamais été le cas de gouvernements communistes, comme ceux de la défunte URSS et de Cuba, qui par le passé n’ont jamais hésité à fournir des statistiques bidon pour bien paraitre et qui maintiennent tout le contrôle de l’information en restreignant le la liberté d’expression et la liberté de presse.

Il ne suffit que de visiter les sites d’organismes comme Amnistie Internationale, Human Rights Watch et Reporters Sans Frontières pour constater la volumineuse documentation contre Cuba au niveau des droits humains et de la liberté d’expression. L’URSS était notable pour gonfler leurs statistiques de production industrielle. Lorsque le rideau de fer est tombé, on s’est bien rendu compte que l’URSS était un tigre en papier. Que le système de santé cubain soit également un tigre en papier, ne devrait surprendre personne. Par exemple, le faible taux de mortalité infantile cache le fait que Cuba a un des taux d’avortement les plus élevés au monde, presque 5 fois celui du Canada. Ça pourrait laisser croire qu’à Cuba, on avorte tout fœtus qui pourrait avoir une défectuosité quelconque. D’autres facteurs tendent aussi à démontrer que les statistiques de Cuba sont trompeuses.

Financement

Tous les soins, pour ce qu’il y a, sont financés par le gouvernement cubain qui en retour, taxe 95% des revenus de ses citoyens. Pour un système qui est supposé être gratuit, je trouve qu’en réalité il coûte affreusement cher en termes du pouvoir d’achat des cubains ordinaires qui ne gagnent environ $20 par mois. Si d’ailleurs vous allez vérifier les statistiques de l’OMS sur le PIB par habitant et le pourcentage d’habitants vivant en dessous de $1 par jour, comme par hasard, ces statistiques sont non-disponibles. D’après mes calculs très conservateurs, la dernière de ces statistiques doit englober plus de 95% de la population. Si le nombre de médecins et infirmières de Cuba parait impressionnant, c’est que le régime cubain s’en sert comme monnaie d’échange pour obtenir des denrées, comme du pétrole vénézuélien, par exemple.

La prestation des soins.

À Cuba, tous les soins sont prodigué dans des hôpitaux gérés par le gouvernement cubain. Toute forme de clinique privée y est bien sûr illégale. Il existe quelques hôpitaux modernes comme celui qu’a visité Michael Moore pour son film « Sicko ». Rien n’est trop beau pour les apparatchiks et les touristes et leurs dollars. Mais la grande majorité des hôpitaux cubains sont vétustes et dilapidés. Michael Moore a demandé à ce que les patients qu’il a emmené avec lui soient traités « exactement » comme les cubains ordinaires et n’était que trop heureux de gober tout ce que les autorités cubaines lui ont dit, sans même vérifier. S’il avait vu comment les cubains ordinaires sont traités, il aurait été horrifié. Les images valent mille mots, alors vous n’avez qu’à regarder la photo ci-haut et la photo ci-contre pour avoir un aperçu de ce qu’un cubain ordinaire subit lorsqu’ils sont hospitalisés.

Dans la photo ci-contre, on voit un patient dans un lit dont le matelas ne serait utilisé que par des sans-abris au Québec et les deux pieds dans sa propre merde! À Cuba, des médicaments ordinaires comme l’aspirine, l’acétaminophène, l’ibuprophène et les antibiotiques sont très rares et ne sont trouvables que dans des magasins réservés à l’élite et les touristes dont les prix sont en $US ou en Euros, ou sur le marché noir. Les gants de latex sont tellement difficiles à obtenir, que les chirurgiens doivent les réutiliser. Les défenseurs du système cubain sont vites à blâmer l’embargo américain, mais cet argument est une coquille vide. Il impliquerait que les États-Unis seraient la seule source de médicaments sur laquelle Cuba pourrait compter et ce n’est certainement pas vrai. Cuba a un bon nombre de partenaires commerciaux qui ont accès à tous les médicaments dont Cuba pourrait avoir besoin et qui ne demanderaient pas mieux que de leur vendre. Dans la réalité, un patient cubain qui fait un séjour à l’hôpital doit fournir ses propres vêtements, ses draps, sa nourriture, ses médicaments et son fil de sutures. De plus, quelqu’un de sa famille devra prendre soin de lui la plus grande partie de son séjour. C’est ça le système cubain. Tout ça est documenté. Seuls les amis du régime vont tenter de prétendre le contraire.

Conclusion.

Certains considèrent à tort que Cuba est un modèle à suivre. Seulement, aucune personne saine d’esprit ne considèrerait adopter ce système. Bien des opposants de l’inclusion du privé dans notre système de santé, brandissent le spectre de la médecine à deux vitesses. L’exemple de Cuba démontre conclusivement qu’un système 100% public et socialiste est une garantie d’équité. En réalité, il démontre plutôt que ce genre de système mène inévitablement à une plus grande iniquité: un apartheid médical.

Sources:

For Cubans, a bitter pill – National Post, July 7,2004.

The Myth of Cuban Health Care

« Sicko » Presents False View of Cuba’s Health System

Cuba’s Healthcare Horror

‘The Cuban model doesn’t even work for us anymore’: Castro

The Incidence of Abortion Worldwide

OMS: Statistiques Sanitaires Mondiales 2010

Politiciens de Carrière et Banques Centrales : Sinistre Alliance

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Dans une économie de libre marché, les interventions gouvernementales doivent être un art et non une science. Le seul rôle de ce dernier dans une société libre est de s’assurer de la protection de nos droits, de nos libertés, de notre sécurité et du coup, s’assurer qu’on puisse profiter des fruits de notre labeur (i.e., faible taxes et impôt quasi nulle). Ceci dit, la réalité étant tout autre, comprendre les dynamiques du système actuel est primordial et quasi indispensable pour ne pas finir en mauvaise posture financière. Voici donc la première règle du système actuel : ne vole pas! Le gouvernement déteste avoir de la compétition!

Politiciens de carrière face à la crise : fuite en avant

Le problème avec les politiciens de carrières est que ces derniers n’ont pour priorité première que leur réélection. Ils sont donc prêts à prendre des décisions qui, à court terme soulage la douleur (le temps d’une élection pour se faire réélire) mais qui à moyen long terme, seront beaucoup plus difficile à ‘soulager’. On en a eu un bel exemple au début de la crise actuelle. Au vu des décisions prises, ce qui n’était qu’une récession d’une durée d’un an ou deux, est entrain de se transformé en une dépression inflationniste qui va durer au minimum 10 ans. Pour les sceptiques, il y a un an, Obama disait que si le stimulus ne ‘passait’ pas, le taux de chômage pourrait atteindre l’effroyable niveau de 8%. Évidemment, le stimulus est passé et le taux de chômage a atteint récemment 10,2% (17% si on le calcule comme on le faisait durant la crise de 1929). Rassurant, n’est-ce pas? Selon eux et au vu de leurs actions, si on est entré en crise, c’est due à un excès de dépenses et c’est avec plus de dépenses qu’on va s’en sortir. Suivant cette logique, Tiger Woods devrait se trouver d’autres conquêtes pour régler ses problèmes conjugaux récents.

Banques centrales: un cancer pour l’économie

Les personnes qui ont voulu une banque centrale (dans ce cas-ci, la Banque du ‘Canada’ et FED) disaient qu’elles allaient mettre fin aux cycles économiques et allait préserver le pouvoir d’achat. Résultats? On a eu plein de récessions et le dollar canadien tout comme le dollar américain a été détruit (le dollar américain a perdu 97% de sa valeur depuis que la FED s’en occupe-1913-, tandis que le dollar canadien a perdu 90% de sa valeur depuis que la Banque du ‘Canada’ s’en occupe -1935-). De plus, lorsqu’on a une économie basé à 70% sur de la consommation comme ici au Canada et au États-Unis, il est d’une importance vitale d’avoir un dollar fort. Ces dernières créer de l’inflation (en imprimant de l’argent à vitesse grand V) et après coup, elles osent dire qu’elles veulent le combattre; elles sont des usines à inflation! C’est comme si une usine de voitures disait qu’elle voulait combattre la congestion sur les routes ou une compagnie de tabac qui veut combattre le cancer du poumon. Évidemment, la compagnie de tabac fixera votre attention uniquement sur la dégénérescence des cellules comme cause du cancer du poumon et non sur la cause réel du problème, c’est-à-dire, le tabac. Le même principe s’applique pour les banques centrales. Elles fixent votre attention sur la hausse des prix seulement (IPC) comme cause de l’inflation et non sur l’augmentation de la masse monétaire qui est la définition même de l’inflation. Dire que l’inflation est uniquement l’augmentation des prix, c’est un peu comme si une personne qui ne mange que du fastfood, blâme sa balance pour ses problèmes de poids.

Intervenir ou pas?

En intervenant pour la première fois, le gouvernement a transformé la dépression de 1929 en la «Grande» dépression. Peut de gens s’en souviennent, mais en 1920 il y a eu une dépression au États-Unis tout aussi sévère sinon plus que celle de 1929.Le gouvernement n’est pas intervenu et elle n’a durée qu’un an. Personne ne s’en rappel, mais pour celle qui s’en vient, beaucoup s’en rappelleront car elle durera plus qu’une décennie. Sans banques centrales, vous jouiriez d’une vie économique moderne, sans cycles économiques, sans bulles économiques, sans inflation, sans les insoutenables déficits commerciaux et surtout sans la croissance explosive de la taille du gouvernement. Malheureusement, ces dernières exacerbent les problèmes chaque jour en imprimant encore plus d’argent pour accommoder des politiciens avec un agenda politique, en charge de notre destin.

La lumière au bout du tunnel

Au rythme et au vu des décisions actuelles, la seule lumière au bout du tunnel que je vois, est celle du TGV qui fonce droit vers nous…buckle up!

Quelques réflexions sur l’économie…

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Les salaires horaires réels :

Cette semaine, j’assistais à la conférence annuelle pour investisseurs institutionnels de la CIBC à Montréal. J’ai pu assister à une présentation de leur économiste, Avery Shenfeld, qui montrait un graphique très intéressant. Ce dernier illustre que, contrairement aux récessions de 1974, 1982 et 1991, les salaires horaires moyens réels n’ont pas vraiment baissé durant la récession de 2008. Le coût de la main d’oeuvre demeurant élevé, il n’est pas surprenant de voir l’emploi aussi déprimé aux États-Unis.

La résistance à la baisse des salaires est certainement un facteur à considérer. En 1982, lorsque l’inflation était de 12%, une hausse de salaire nominale de 2% équivalait à une baisse de salaire réel de 10%. L’employé avait l’illusion d’avoir eu une augmentation, mais c’était un mirage. Cependant, en 2009-2011, l’inflation a été très basse. Donc pour obtenir une baisse réelle des salaires, il aurait fallu une baisse nominale, ce qui est très difficile à mettre en place, surtout lorsque dans un contexte où le gouvernement Fédéral a haussé le salaire minimum de plus de 40% depuis 2007.

Ce fut aussi une principale cause de la Grande Dépression des années 1930s. Hoover et Roosevelt ont mis en place des contrôles de prix et des gels de salaires. Ceux-ci ne pouvaient donc pas baisser ce qui envoyé le taux de chômage dans la stratosphère.

 

 

Le « job plan » d’Obama :

Faisant face à une élection en 2012, le Président Obama ne pouvait se permettre de voir l’économie retomber en récession. Il a donc mis en place un plan de relance, qu’il a nommé « plan pour l’emploi », mais c’est bel et bien un plan de relance. Ce plan fait en sorte de retarder certaines mesures d’ajustement fiscal qui seraient survenues en 2012. Qu’arrivera-t-il en 2013? L’économiste Avery Shenfeld estime que si l’on additionne l’impact de l’accord sur le plafond d’endettement, l’expiration des coupures d’impôts et la fin des stimuli fiscaux, l’impact sur le PIB sera de -6% en 2013! Cela veut dire que la consommation, l’investissement et le commerce international devront croître fortement pour éviter la récession. En fait, ces nouvelles mesures ne feront que prolonger d’avantage le marasme économique que nous connaissons.

 

La Fed danse le Twist!:

La Fed va vendre pour $400 milliards de bonds du Trésor à court terme et acheter des bons à long terme (10 à 30 ans) pour faire baisser les taux à plus long terme. Ensuite, elle va utiliser les paiements reçus des titres adossés à des créances hypothécaires (MBS) pour racheter d’autres MBS sur le marché dans le but de faire baisser les taux hypothécaires et stimuler le marché immobilier. La Fed espère notamment que les gens vont refinancer leur hypothèque et utiliser l’argent (hausse du prêts et économies d’intérêt) pour dépenser. La manoeuvre n’injecte pas de nouvelle monnaie dans le système, mais elle empêche la « destruction » de monnaie qui serait survenue au remboursement des T-bills court terme et des MBS.

Je ne pense pas que cette manoeuvre puisse avoir quelque impact positif que ce soit sur l’économie. L’économie va poursuivre son désendettement, peu importe la structure des taux d’intérêt. Ce genre de manoeuvre ne fait que retarder les ajustements nécessaires et prolonger le marasme économique.

 

Si l’Allemagne quitte la Zone Euro :

Si on écoute les keynésiens / mercantilistes de ce monde, s’il fallait que l’Allemagne quitte la Zone Euro, sa devise s’apprécierait fortement, ce qui nuirait à ses importations et minerait l’économie. Je suis en désaccord. Évidemment, il y aurait un impact négatif à court terme, comme pour n’importe quel scénario touchant le sort de la Zone Euro. Mais à long terme, je ne crois pas que ce serait une catastrophe.

1) Certains biens exportés par l’Allemagne ne seront pas remplacés par des substituts même si leur prix augmentait en devises étrangères car la demande pour certains biens est moins ou pas élastique (pensez aux produits pharmaceutiques, aux voitures de luxe et à certains biens de haute technologie).

2) Comme presque tous les pays, l’Allemagne consomme beaucoup de produits importés. Une appréciation de devise augmenterait le pouvoir d’achat de 100% de la population Allemande. Les gens auraient plus de revenu disponible pour acheter d’autres biens, dont certains sont produits en Allemagne, ce qui amortirait l’impact de la baisse des exportations.

3) L’Allemagne produit des voitures et des biens industriels, mais elle ne produit pas beaucoup de ressources (acier, nickel, zinc, cuivre, métaux rares, pétrole, gaz naturel) qui entrent dans leur fabrication. Une appréciation de la devise viendrait donc faire grandement baisser les coûts des intrants de production et amortir l’impact.

4) Qu’arriverait-il aux taux d’intérêt en Allemagne dans un tel scénario? Ils baisseraient. Donc les coûts de financement des entreprises Allemagne diminueraient, ce qui amortirait aussi l’impact de la baisse des exportations.

5) Les entreprises Allemandes pourraient utiliser leur devise appréciée pour faire des acquisitions à l’étranger. Le rapatriement des profits viendrait gonfler les recettes fiscales de l’État, ce qui améliorerait encore plus sa flexibilité budgétaire, si bien qu’il pourrait peut-être même diminuer les impôts des entreprises, ce qui viendrait aussi amortir le choc de la devise.

Pour moi il ne fait aucun doute que ce scénario est le meilleur pour le peuple Allemand, et c’est d’ailleurs ce que la population souhaite. Il faudra voir si les politiciens respecteront les désirs du peuple. N’est-ce pas cela la démocratie? Est-ce que les keynésiens/gauchistes sont prêts (encore) à cracher sur la démocratie pour arriver à leurs fins? Je n’en serais pas surpris…

Comment je sais que tout cela se produira ainsi? Parce que le Canada est passé par là! Notre devise est passée de $0.65/USD à plus de $1.00/USD. Je vous invite à faire une moyenne des principaux indicateurs économiques du Canada et du Québec pendant la période où notre taux de change était inférieur à $0.70 et à les comparer à ceux de l’ère $0.95-$1.05. Quel Canada/Québec préférez-vous? Moi je choisi le second sans hésiter! L’Allemagne devrait faire de même.

L’état d’indolence

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INDOLENCE

Prononciation : in-do-lan-s’
s. f.
Sens 1

Terme de médecine. Privation de sensibilité physique. L’indolence d’une tumeur.
Sens 2
Terme de philosophie. État d’une âme qui ne s’émeut de rien, ni du bien, ni du mal. L’indolence des stoïciens est difficile à concevoir. Épicure disait que c’était dans l’âme qu’il fallait planter l’indolence.

En ce sens, il vieillit.
Sens 3

État d’une personne peu sensible à ce qui touche ordinairement les autres hommes.
Sens 4
Nonchalance amoureuse des aises.
ÉTYMOLOGIE
Lat. indolentia, de indolens, indolent.

Au Québec, depuis quelques années, nous vivons une période d’apathie et de cynisme. C’est le constat que fait un de mes collègues blogueur Stéphane Lessard. En fait, il blâme la situation actuelle du Québec au fait que nous sommes trop passifs. Mais pourquoi au fait, le sommes nous?

Oublions les problèmes d’ordre économique que notre modèle québécois cause et le fait que nous fonçons allègrement sur un mur et le fait que notre dette est la 5e plus élevée de tous les pays industrialisés. Même si les Bill Gates et Warren Buffet de ce monde venaient nous signer un chèque pour tout payer, nous aurions quand même un problème. Le problème de fond n’est pas le coût de notre état-providence, mais le fait qu’il corrompt la relation entre l’état et le citoyen.

Dans notre belle province, comme dans la plupart des pays développés, l’état s’est accaparé progressivement de toutes nos responsabilités d’adultes. De la garde de nos enfants, nos soins de santé, le soin de nos ainés, l’état nous prend en charge du berceau à la tombe, de sorte que nous nous retrouvons coupés de nos instincts primaires, en commençant par notre instinct de survie. C’est d’ailleurs la raison pourquoi nous avons si peu d’enfants.

Dans l’érosion du sens des responsabilités, l’Europe mène le bal, tandis que les États-Unis ferment la marche. Nous nous retrouvons quelque part entre les deux. Le Québec se retrouve avec une décrépitude quelque peu plus avancée que le reste du Canada. Pour donner une idée de proportions, la Californie, qui doit faire des contorsions extrêmes pour ne pas se retrouver en faillite, a 30 millions d’habitants et le Québec en a 7,5 millions, mais les deux ont à peu près le même nombre d’employés publics. Ça vous donne un peu les proportions gargantuesques de l’état québécois, et à quel point cet état est incrusté dans toutes les facettes de nos vies.

Au Québec, il est difficile de mettre un pied devant l’autre sans la permission de l’état. Nous en avons développé une telle dépendance que pendant la dernière campagne électorale fédérale, au débat des chefs, plutôt que de demander d’exiger des solutions aux problèmes de notre système de santé, par exemple, ou de nos problèmes d’infrastructures, une dame n’a rien trouvé de mieux à demander aux chefs que de lui dégoter un emploi.

Ici au Québec, il devient de plus en plus difficile de trouver une entreprise qui ne reçoit aucune subvention, pourtant si seulement 2% de vos revenus proviennent du gouvernement, ça leur donne le droit de véto sur 100% de vos activités. Pour un individu, c’est encore pire. Juste le fait d’avoir l’état comme seul fournisseur de soins de santé lui donne le pouvoir de règlementer pratiquement tout dans votre vie. Après tout, si l’état paye pour vos soins de santé, il a tout intérêt à éviter que vous ayez besoin de soins. C’est l’argument derrière toute une panoplie de restrictions à vos liberté comme le port du casque obligatoire sur une moto, les ceintures de sécurité, la guerre au tabagisme, à la malbouffe et aux drogues. On a pas encore des nutritionnistes qui viennent prendre l’inventaire de notre frigo, mais il paraît qu’ils le font en Grande Bretagne. Ils ne sont pas encore sur le point de confisquer vos Jos Louis, mais ça viendra sûrement bientôt.

S’ils ne peuvent pas vous contrôler au nom de votre propre santé, il le feront au nom de celle de la planète. Depuis près de deux ans maintenant, la théorie selon laquelle ce sont nos émissions de gaz carbonique qui sont responsables de changements climatiques est tranquillement en train de se faire découdre. Même que le programme CLOUD du CERN a récemment démontré que l’influence du soleil sur les rayonnements cosmiques aurait une bien plus grande influence sur le climat que le CO2. Le soleil a une influence sur le climat? Qui l’eût cru! Malgré tout, nos gouvernements ne cessent de multiplier les mesures contre les émissions de carbone, quitte à nous retourner à l’âge de pierre. Il y a quelques années en Grande Bretagne (encore!), on a proposer d’imposer une surtaxe de 20% à ceux qui font des fréquents voyages. Naturellement, ce genre de chose n’aura pas lieu de restreindre les mouvements de gens comme Al Gore ou Michael Moore, mais ça restreint sérieusement le mouvements du reste du monde.

On s’amuse souvent à dire que tous les hommes ont soif de liberté, mais si l’histoire des pays développés depuis 1945 prouvent une chose, c’est qu’entre la liberté individuelle et la sécurité de l’état, les gens voteront plus souvent qu’autrement pour la sécurité et abandonneront leurs libertés. Mais une cage, aussi douillette qu’elle puisse être, demeure une cage.

Une fois qu’ils ont réussi à réguler votre comportement, ils commenceront aussi à réguler ce que vous devez penser. Les mésaventures de Mark Steyn et Ezra Levant avec les commissions des droits de l’homme canadiennes on démontré que pour une profession qui se croit courageuses, il y a plus d’un journaliste qui soit très content de se réfugier dans le conformisme de la rectitude politique. Il est impressionnant de savoir que 85% des journalistes québécois soi-disant « professionnels » ne voient aucun problème à voir leur profession microgérée par l’état. Qu’il puissent ensuite se réclamer indépendants tient de l’équivalent d’un bretzel intellectuel. Tous les champs d’action supposés être les avant-postes de l’indépendance d’esprit, l’art, les écoles ou les médias; ont soit une relation ambiguë avec ou carrément dépendante du gouvernement. Produire un film ici consiste à laisser un organisme gouvernemental nous subventionner pour ensuite produire un matériel osé et avant-gardiste qui ne nuit nullement à l’état.

Puis il vient un temps où même les mots deviennent des incitations à la haine. La moindre critique non-conforme au consensus social devient un crime. Ou simplement faire un lien vers un site internet que l’état juge haineux, peu importe les critères sur lesquels ce jugement repose, devient passible d’amende ou pire.

Comment expliquer que des adultes qui veulent avoir le choix de centaines de marques de céréales au supermarché ou de millions de chansons pour leur iPod, puissent ensuite abandonner tout choix en ce qui a trait à leur santé au seul gouvernement? Ne sommes-nous pas en train de devenir les ados les plus ridés du monde? Bons seulement à choisir notre collection de disques? Et encore! Ce n’est pas si sûr qu’en définitive, l’état nous laissera même choisir nos disques. L’état-providence nous tiendra toujours dans un état d’indolence.

Hommage à un « bon Jack »

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Au Québec, une des expressions populaires que nous avons pour dire que quelqu’un est un bon diable est qu’il est un « bon Jack ». J’ignore d’où provient cet expression, mais elle est certainement appropriée dans le cas de Jack Layton. Jack Layton est né et a passé son enfance et son adolescence au Québec d’ailleurs. Je ne suis pas d’accord avec ses points de vue politiques, mais force est de reconnaitre qu’il avait de la classe et qu’il avait le cœur à la bonne place. Parmi les membres d’une classe politique qui suscite plus la dérision que l’admiration de nos jours, il était un des rares personnages qu’on aurait pu qualifier de « gentleman ».

Il y a déjà plusieurs jours que son décès a pris les canadiens par surprise. Pourtant sa dernière apparition publique, celle où il a annoncé qu’il cédait sa place, ne laissait que peu de doute dans mon esprit que son combat était loin d’être gagné. Jack Layton, un homme d’ordinaire énergique, n’était plus que l’ombre de lui-même et semblait avoir vieilli de 10 ans. Le cancer est une terrible maladie qui a emporté déjà plusieurs membres de ma famille. Je ne souhaiterais pas cela à mon pire ennemi. Mes pensées sont avec sa famille.

Jack, comme les québécois se sont plu à l’appeler aux dernières élections, nous aura quitté à l’apogée de sa carrière pour avoir réaliser l’impossible de gagner le cœur des québécois pour une formation politique qui leur était totalement antipathique avant lui. Aucun autre chef du NPD n’avait réussi à seulement faire une percée au Québec. À la dernière élection fédérale, les québécois n’avaient pas voté pour le NPD, ils ont voté pour « Jack ». Ils ont voté pour le chef le plus charismatique et on ne pourrait les blâmer, considérant les alternatives. Michael Ignatieff et Stephen Harper n’ont certainement pas su les rejoindre. Seul l’avenir dira si l’aventure entre le Québec et le NPD survivra à Jack Layton. Quant à moi, j’ai de gros doutes. Je ne vois pas vraiment qui pourrait remplir ses chaussures. Comme successeur possible, il y a bien Thomas Mulcair, mais il aura fort à faire pour maintenir les gains que le NPD a fait au dernier scrutin.

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