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Une autre preuve de mauvaise foi sur le climat

Par Philippe David

Ce matin, on a porté à mon attention encore un autre article qui propose de prouver qu’il y a consensus scientifique sur l’hypothèse anthropogénique du climat.  L’article du site Popular Science date de janvier 2014, donc il n’est pas récent. Il cite deux études du géochimiste James Laurence Powell qui a examiné des échantillonnages de littérature scientifique (respectivement 2 258 articles publiés entre novembre 2012 et décembre 2013, et 13 950 articles publiés entre 1991 et 2012) et a fait un recensement de tous les articles rejetant explicitement l’hypothèse anthropogénique ou endossant explicitement une autre cause du réchauffement.  Il ne semble y avoir rien d’autre comme résultats transpirant de ces deux études. L’auteur semble croire que ces résultats prouvent définitivement le consensus scientifique sur les causes anthropique du réchauffement climatique récent. Comme je vais le démontrer, ces deux études, qui n’ont rien de scientifique, en passant, ne prouvent qu’une chose et c’est la mauvaise foi des partisans de la théorie anthropogénique. Voici les résultats:

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Seulement 1 auteur sur 2258 papiers rejette le réchauffement anthropogénique.

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Sur 13 950 articles, seulement 24 rejettent explicitement l’hypothèse anthropogénique. Wow! Dites-vous. Ça doit certainement être une preuve qu’il y a consensus, pas vrai?

Qu’est-ce que ça prouve au juste?

En réalité, rien du tout. Ou du moins, pas ce que les auteurs espèrent prouver. Soulignons dès le départ que ces exercices de recensement d’articles scientifiques n’ont en soi absolument rien de scientifique et ne prouvent d’aucune façon si l’hypothèse anthropogénique est valide ou non. Qu’un tel nombre de papiers scientifiques endossent ceci ou cela ne prouve rien. C’est un sophisme d’appel à la popularité combiné avec le sophisme d’appel à l’autorité que de laisser entendre qu’une majorité de scientifiques endossent telle ou telle hypothèse et en soit, ce n’est pas une preuve que l’hypothèse est valide. Par le passé, de nombreuses hypothèses ont joui d’un consensus pendant des dizaines, voire des centaines d’années pour être finalement invalidées.

Mais là où le bât blesse particulièrement, est que ça ne prend en réalité qu’un papier scientifique démontrant empiriquement que l’hypothèse est fausse pour qu’elle soit invalidée. Or l’auteur des deux études a trouvé au moins 26 papiers qui rejetaient l’hypothèse anthropogénique et qui, on peut le présumer, comportent des preuves empiriques de ce qu’ils avancent, sinon ils n’auraient pas passé la revue par les pairs. Il resterait à vérifier si effectivement ces articles invalident vraiment l’hypothèse anthropogénique mais plutôt que de prouver ce qu’il croyait prouver, M. Powell pourrait, par inadvertance, avoir prouvé tout le contraire en fait. Quelle ironie!

Une preuve de mauvaise foi

Ce n’est certainement pas la première fois qu’on essaie d’étouffer le débat sur le réchauffement climatique en faisant croire qu’il existe un consensus de la communauté scientifique sur la cause du réchauffement. Oreskes, Doran et Zimmerman et Cook et al sont d’autres exemples de tentatives du camp des alarmistes de nous faire avaler cette couleuvre. Toutes ces soi-disant études ont été réfutées par des articles revus des pairs. Toutes étaient de mauvaise foi, prétendant prouver un consensus en additionnant des pommes et des oranges. Cook et al, plus particulièrement, dont les résultats tant vantés d’un consensus de 97% ont été obtenus en rejetant tous les articles n’exprimant aucune opinion et en additionnant tous les article soutenant explicitement ou implicitement que les émission de CO2 d’origine humaine ont un lien quelconque avec le réchauffement actuel, quantifiable ou non, mais en représentant ce résultat comme étant un endossement formel que ces émissions étaient la cause principale du réchauffement (ce que seulement 41 articles sur 11941 exprimait explicitement) et que ce réchauffement est catastrophique (ce qu’aucun des articles n’exprimait et même les rapports du GIEC ne prétendent une telle chose.) C’était carrément de la fausse représentation.

M. Powell aussi fait preuve de la même mauvaise foi en dénichant un petit nombre de papiers scientifique rejetant l’hypothèse anthropique dans un grand échantillonnage et laissant croire que le fait que seulement une si infime minorité rejetant une hypothèse prouve que l’hypothèse est vraie. C’est faux. 

Selon Popper, une hypothèse ne peut jamais être prouvée vraie, elle ne peut qu’être falsifiée. Une hypothèse qui est infalsifiable n’est pas de la science, mais de la pseudo-science. Ce n’est pas moi qui le dit. La démarche scientifique a toujours été comme ça, comme l’explique très bien l’éminent physicien Richard Feynman:

La science n’a jamais fonctionné par consensus. J’aurais été curieux de savoir dans les échantillons de M. Powell, combien affirmaient que les émissions humaines de CO2 est la principale cause d’au moins 50% du réchauffement récent. Je ne serais pas surpris qu’il n’y en ait pas plus que ce que M. Cook a trouvé, soit un infime pourcentage de l’échantillon total. Non seulement un consensus ne prouve rien, mais jusqu’ici, personne n’a réussi à prouver qu’un tel consensus existe.

Alors si quelqu’un vous met encore une autre étude prétendant qu’un consensus existe et que le débat est clos, vous saurez quoi répondre.

Décaper le vernis du GIEC (2e partie)

Par Philippe David

Ceci est la seconde partie de mon résumé du livre de Donna Laframboise intitulé: «The Delinquent Teenager Who Was Mistaken for the World’s Top Climate Expert». Au départ je croyais pouvoir vous résumer ce livre en moins de 1500 mots, mais après avoir commencé, je me suis vite rendu compte que ça ne suffisait pas. Il y a suffisamment  de morceaux juteux dans ce livre pour alimenter des dizaines de textes. Je vais donc vous servir encore quelques morceaux choisis, mais je vous recommande fortement de lire le livre qui ne se vend que pour la somme minime de $4.99 US sur Amazon.com en version Kindle.

Dans la première partie, nous avons vu que dès la création du GIEC, l’ONU avait déjà pipé les dés en limitant son mandat aux seules causes d’origine humaine, ce qui explique déjà beaucoup de choses. Nous avons vu également qu’un nombre significatif de leurs prétendus «experts» sont des étudiant qui n’ont même pas encore leur doctorat (et dans certains cas, même pas de maitrise) et qui n’ont jamais publié quoique ce soit. Nous avons aussi démontré que d’autres ont été embauché strictement pour remplir des quotas de représentativité nationale au détriment de leurs compétences.  

Nous avons aussi révélé que le GIEC est complètement infiltré par des activistes d’organismes comme Greenpeace, le WWF et l’EDF. Que reste-t-il donc à dire au sujet du GIEC? Plein de choses! Après plus de 1500 mots de mon premier texte, je n’ai réussi qu’à égratigner la surface. Allons creuser dans le bois, voulez-vous?

La réalité ne cadre pas avec nos croyances alors nous préférons le virtuel

Un autre groupe très spécial au sein du GIEC est celui des modélisateurs climatiques. Ils ne sont pas des scientifiques dans le vrai sens du terme, mais au GIEC, ils sont des rock stars. Comme vous le savez peut-être déjà, de mon métier je suis consultant en informatique. Même si je n’ai jamais programmé de modèles climatiques, mes 30 années d’expérience dans ce domaine m’ont quand même enseigné ce que même les plus puissants ordinateurs peuvent et ne peuvent pas faire. J’ai d’ailleurs déjà livré ma pensée là-dessus, mais l’éminent physicien Freeman Dyson, qui lui, a travaillé avec ces modèles avait ceci à dire à leur sujet:

«They do not begin to describe the real world that we live in. The real world is muddy and messy and full of things that we do not yet understand. It is much easier for a scientist to sit in an air-conditioned building and run computer models, than to put on winter clothes and measure what is really happening outside in the swamps and the clouds. That is why the climate model experts end up believing their own models.»

Ce qui m’a étonné à ce sujet dans le livre de Donna Laframboise, c’est qu’aucune vérification indépendante n’est faite du travail des modélisateurs. Les mêmes personnes qui écrivent le chapitre des résultats de ces modèles écrivent également le chapitre d’évaluation de ces modèles. Croyez-vous vraiment que si vous demandez à des parents de décrire leur propre petit bébé, ils auront autre chose à dire qu’une intarissable liste d’éloges? En particulier parce que si un jour on décidait, à juste titre, que leurs modèles ne sont qu’un gros gaspillage de temps et d’argent, ils se retrouveraient tous au chômage?

Ces modélisateurs vivent en réalité dans une monde virtuel complètement coupés du monde réel.  Dans cet article de 2007,  cinq d’entre eux font un parallèle entre leurs modèles et une boule de crystal.

«We are now living in an era in which both humans and nature affect the future evolution of the earth and its inhabitants. Unfortunately, the crystal ball provided by our climate models becomes cloudier for predictions out beyond a century or so. Our limited knowledge of the response of both natural systems and human society to the growing impacts of climate change compounds our uncertainty. One result of global warming is certain, however. Plants, animals and humans will be living with the consequences of climate change for at least the next thousand years.» [caractères gras ajoutés]

Sans rire, ils affirment que nous subirons les conséquences du changement climatique pour le prochain millénaire, mais que leur «boule de crystal» devient brumeuse au-delà de 100 ans. Quand on regarde une comparaison des prédictions de leur modèles comparées aux données empiriques de la troposphère, on s’imagine facilement que la boule de crystal devient brumeuse bien avant 100 ans.

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Un processus de sélection des auteurs aussi brumeux que les boules de crystal.

On nous présente également le GIEC comme un modèle de transparence. Mais en réalité, peu de gens comprennent comment le GIEC prend ses plus importantes décisions.  Ainsi, l’enquête de l’IAC révèle entre autre que le processus de nomination des auteurs, ainsi que des cadres du GIEC est plutôt nébuleux. Personne ne sait quels sont les critères de sélection. Lorsqu’une nomination est annoncée, il n’y a pas un mot sur les qualifications de la personne choisie. Nous devons les croire sur parole que ces personnes sont des experts.

Dans la conclusion du rapport (p. 63), l’IAC donne ces recommandations:

«• The IPCC should make the process and criteria for selecting participants for scoping meetings more transparent.
• The IPCC should develop and adopt formal qualifications and formally articulate the roles and responsibilities for all Bureau members, including the IPCC Chair, to ensure that they have both the highest scholarly qualifications and proven leadership skills.
• The IPCC should establish a formal set of criteria and processes for selecting Coordinating Lead Authors and Lead Authors.
• Lead Authors should explicitly document that a range of scientific viewpoints has been considered, and Coordinating Lead Authors and Review Editors should satisfy themselves that due consideration was given to properly documented alternative views.»

De plus, il est important de noter que le rapport signale aussi que depuis sa création, le GIEC n’a aucune politique ou mécanisme de prévention des conflits d’intérêts. La recommandation de l’IAC ne peut pas être plus claire à ce sujet:

«The IPCC should develop and adopt a rigorous conflict-of-interest policy that applies to all individuals directly involved in the preparation of IPCC reports, including senior IPCC leadership (IPCC Chair and Vice Chairs), authors with responsibilities for report content (i.e., Working Group Co-chairs, Coordinating Lead Authors, and Lead Authors), Review Editors, and technical staff directly involved in report preparation (e.g., staff of Technical Support Units and the IPCC Secretariat). »

Le GIEC s’est bien doté d’une telle politique en 2011, mais a indiqué que vu que les auteurs de son prochain rapport ont déjà été sélectionnés, il ne serait pas juste de les soumettre à cette nouvelle politique. Ils ont donc été exemptés.

Dans l’Himalaya, les cerveaux manquent d’oxygène.

Vous vous souviendrez peut-être du scandale des glaciers de l’Himalaya. Cette affirmation faite dans le rapport du GIEC de 2007 qui s’est avéré provenir d’une source douteuse qui n’était pas revisé des pairs? Affaire d’ailleurs promptement étouffée par les médias de masse, ce qui explique pourquoi vous n’êtes pas au courant que les glaciers ne sont en réalité que la pointe de l’iceberg.

En 2008, Rajendra Pachauri s’adressait ainsi à un comité de la législature de Caroline du Nord:

«I want to emphasize that the IPCC by itself doesn’t do any research, it mobilizes the best experts and scientists from all over the world and we carry our an assessment of climate change based on peer-reviewed literature, so everything that we look at and take into account in our assessments has to carry credibility of peer-reviewed publications, we don’t settle for anything less than that. » [caractères gras ajoutés]

En fait, Pachauri répétait constamment que les rapports du GIEC reposaient strictement sur de la litérature revisée des pairs. Quel embarassement lorsque qu’on a découvert que la source des prédictions sur les glaciers de l’Hymalaya n’était pas revisée des pairs. Ce que vous ne savez pas, c’est que ce n’était pas la seule référence dans le rapport de 2007 qui n’était pas revisée des pairs. Loin de là!

Donna Laframboise a demandé à des volontaires pour l’aider à vérifier toutes les références du rapport de 2007. Quarante-trois ont répondu à l’appel et voici les résultats:

  • Sur 18 531 références, près du tiers, soit 5 587 n’étaient pas revisées des pairs.
  • 21 sur 44 chapitres contenaient moins de 60% de références revisées des pairs.
  • Parmi les sources grises citées, on compte des articles de journaux et magazines, des thèses de maitrise et de doctorat non-publiées, des documents de Greenpeace et du World Wildlife Fund,  des communiqués de presse et des papiers de discussion gouvernementaux.

Il se trouve que l’utilisation de litérature grise (non-revisée des pairs) n’était pas interdite et pour être honnête, il serait difficile de s’en priver complètement. Elle était permise dans la mesure ou ces références étaient identifiées comme tel. Mais le GIEC n’était pas foutu de respecter ses propres règles, alors seulement 5% de la litérature grise était identifiée. De plus, aucune exigence n’existe quant au pourcentage de litérature grise utilisée. Si bien que certains chapitres contenaient aussi peu que 15% de références revisée par les pairs!!!  Le rapport d’enquête de l’IAC recommandait d’ailleurs  un resserrement de ces règles (P. 63).

«Clarifying the use of unpublished and non-peer-reviewed sources.

A significant amount of information that is relevant and appropriate for inclusion in IPCC assessments appears in the so-called gray literature, which includes technical reports, conference proceedings, statistics, observational data sets, and model output. IPCC procedures require authors to critically evaluate such sources and to flag the unpublished sources that are used. However, authors do not always follow these procedures, in part because the procedures are vague.

Recommendation:

The IPCC should strengthen and enforce its procedure for the use of unpublished and non-peer-reviewed literature, including providing more specific guidance on how to evaluate such information, adding guidelines on what types of literature are unacceptable, and ensuring that unpublished and non-peer-reviewed literature is appropriately flagged in the report.» [Caractères gras ajoutés]

Non seulement le GIEC n’a pas donné suite à cette recommandation mais l’exigence d’identifier correctement les références à  la litérature grise a été supprimée.

Le 14 avril 2010,  Donna Laframboise a envoyé un communiqué de presse pour révéler les résultats de sa revision des références du 4e rapport d’évaluation du GIEC (AR4). Avouez que ces révélations étaient plutôt surprenantes, considérant que Rajendra Pachauri ne cessait de répéter que le GIEC n’utilise que des références revisées des pairs et que toute autre référence n’est bonne qu’à être jetée aux poubelles

Quelle fût la réaction des médias? Nos journalistes se sont-ils précipités pour frapper à la porte de Pachauri pour lui demander comment il pouvait représenter si faussement les sources sur lesquelles reposent le rapport principal produit par son organisation? Était-il complètement ignorant de son contenu? Comment peut-on encore croire un traitre mot qui sort de sa bouche?

Eh bien non. Tout ce que le public a entendu est… le son des grillons. Silence radio complet. Les gardiens de la démocratie ont tous crû que cette nouvelle n’était pas assez importante pour vous en faire part, malgré que toutes les décisions de nos gouvernements en matière de climat, coûtant des centaines de milliards en deniers publics, reposent entièrement sur la crédibilité des rapports d’évaluation du GIEC.

Je reste sans mots devant une telle omerta irresponsable de la part des médias. De quoi donner de la crédibilité à de nombreuses théories du complot.

Il me reste encore du matériel pour une troisième partie. À suivre…

Décaper le vernis du GIEC (1ere partie)

Par Philippe David

Dans mon dernier texte, j’ai déboulonné le mythe du consensus scientifique de 97% en exposant la source maintes fois colportée par les médias et les autres meneuses de claques de la rectitude climatique. Nous avons vu que ce consensus n’est en réalité qu’une fausse représentation d’un exercice de comptage et de classification d’abstraits d’articles scientifiques par une équipe de militants éco-catastrophistes ( c’est exactement ce que sont M. Cook et son groupe). 

Aujourd’hui, je me propose d’abîmer un autre pilier d’autorité de ces éco-catastrophistes et qui a trop longtemps fait l’objet d’une complaisance aveugle de la part des médias: Le Groupe d’experts Intergouvernemental sur l’Évolution du Climat (GIEC).  Je sais que récemment, je semble obsédé par le sujet du climat, mais c’est surtout parce que j’ai logé une plainte à l’ombudsman de Radio-Canada au sujet de la fameuse bande dessinée sur leur site web et en documentant ma plainte, j’ai décidé par la bande d’exposer certains des faits que j’ai rassemblés sur Contrepoids. Je compte d’ailleurs vous tenir au courant de ces démarches dans un texte subséquent.

Le GIEC est un enfant-roi devenu déliquant juvénile

Je viens de terminer la lecture d’un livre très intéressant de la journaliste d’enquête canadienne Donna Laframboise intitulé: «The Delinquent Teenager Who Was Mistaken for the World’s Top Climate Expert». 

Delinquent teenager cover

Comme vous pouvez le deviner, elle compare le GIEC à un enfant-roi devenu délinquant juvénile qui fût tellement choyé et gâté depuis sa formation qu’il croit qu’aucune règle ne s’applique à lui et en lisant ce livre, vous réalisez très vite la justesse de cette métaphore. Ce qu’elle dévoile, preuves et références à l’appui, est vraiment accablant et devrait complètement discréditer le GIEC. Je me suis sérieusement éraflé le menton et j’ai avalé quelques mouches de surcroit en lisant ce livre à force de voir ma machoire tomber au plancher.

L’image qu’on se fait du GIEC est d’un monument de rigueur scientifique, au-dessus des considérations politiques, neutre et d’une transparence sans reproches. Tout ce qui en émane devrait être accepté sans question puisqu’il rassemble les plus éminents experts en climat. Les gouvernements de ce monde et les médias ne cessent de nous répéter ce mythe urbain en boucle. Inventez un mensonge, faites-le gros et répétez-le souvent et les gens finiront par l’accepter comme une vérité immuable. C’est exactment ce qui ce passe avec le GIEC. Commençons par son rôle et son mandat.

Le rôle et le mandat du GIEC

On imagine que le GIEC est un organisme scientifique et politiquement neutre et beaucoup d’efforts ont été faits pour entretenir cette image. Pour y croire, il faut complètement oublier que cet organisme a été fondé et opère sous l’égide des Nations Unies où absolument tout est politique. Le rôle primaire du GIEC depuis sa fondation en 1988 a toujours été de soutenir la création et le maintien d’un traité international sur lés émissions de gaz à effet de serre, la Convention-Cadre des Nations-Unies sur les Changements Climatiques (CCNUCC). La raison d’être du GIEC n’est pas, comme plusieurs le croient de, scruter et interpréter la documentation scientifique sur les changements climatiques afin que nos gouvernements puissent prendre des décisions éclairées sur les politiques à suivre pour en minimiser les impacts. Non. Le GIEC est en fait plus comme une commission d’enquête. Il a un mandat qui définit ses paramètres de référence.  Par exemple, la raison pour laquelle la Commission Charbonneau n’a pas pu enquêter sur des cas de corruption au delà de l’industrie de la construction est que ce n’était pas dans son mandat (on peut s’imaginer pourquoi d’ailleurs.) De la même façon, le GIEC a également un mandat qui est défini dans sa charte:

Le GIEC a pour mission d’évaluer, sans parti pris et de façon méthodique, claire et objective, les informations d’ordre scientifique, technique et socio-économique qui nous sont nécessaires pour mieux comprendre les fondements scientifiques des risques liés au changement climatique d’origine humaine, cerner plus précisément les conséquences possibles de ce changement et envisager d’éventuelles stratégies d’adaptation et d’atténuation. [ caractères gras ajoutés. ]

Vous avez bien lu. En 1988, alors que les sciences climatiques étaient dans leur enfance, que la litérature scientifique à ce sujet était quasi inexistante et qu’à peine plus d’une décennie plus tôt on craignait une nouvelle ère glaciaire, les Nations-Unies, avec l’appui de plusieurs gouvernements (dont le gouvernement canadien), avaient déjà décidé que le réchauffement climatique était dû aux émissions de GES créés par l’activité humaine et qu’un traité serait nécessaire pour limiter ces émissions.  Le GIEC fût alors créé non-pas pour établir la cause et les conséquences du réchauffement (le verdict était déjà déterminé d’avance), mais de fournir une justification d’apparence scientifique à l’idée que nous en sommes la cause et qu’un effort international sera nécessaire pour mitiger nos émissions de GES.

Ce simple fait devrait déjà miner la crédibilité du GIEC dans votre esprit, mais il y a plus. Beacoup plus.

Les «top guns» du climat… pas vraiment!

Rajendra Pachauri, directeur du GIEC de 2002 à 2015 a souvent répété que le GIEC employait la crème de la crème du monde scientifique. En ses propres mots:

«These are people who have been chosen on the basis of their track record, on their record of publications, on the research that they have done…
They are people who are at the top of their profession as far as research is concerned in a particular aspect of climate change.»

Et pourtant, c’est faux. Le GIEC a plusieurs fois employé des étudiants comme auteurs-associés, auteurs principaux, et auteurs principaux/coordonnateurs. Quelques exemples qu’on retrouve dans le livre de Mme Laframboise incluent Richard Klein qui a compété sa maitrise en 1992 à l’âge de 23 ans et est devenu auteur principal du GIEC en 1995 à l’âge de 25 ans, puis auteur principal/coordonnateur (le poste le plus sénior, responsable d’un chapitre entier de la bible climatique) à l’âge de 28 ans, 6 ans avant de compléter son doctorat en 2003. 

Ou Laurens Bouwer qui lorsqu’il a été choisi comme auteur principal pour le AR3 de 2001 était un stagiaire dans la Munich Reinsurance Company, n’avait pas encore terminé sa maitrise et qui n’a complété son doctorat que 10 ans plus tard

Ou encore Sari Kovats que le GIEC trouvait assez qualifiée en 1994 pour faire partie des 21 personnes appelées à travailler sur le premier chapitre sur la santé dans la bible climatique de 1995 (AR2), trois ans avant qu’elle ne publie son premier papier scientifique et 16 ans avant de compléter son doctorat.

Des experts? Vraiment? Que le GIEC embauche des étudiants post-grad pour assister dans les recherches est une chose. D’en faire des auteurs principaux en est une autre.

Des nominations politiques

Étant une agence de l’ONU, le GIEC est aussi soucieux de la représentativité au sein de son corps scientifique. peut-être même au détriment de leurs qualifications. En 2010, l’Interacademy Council (IAC) a été appelé à faire enquête sur les procédures du GIEC à la suite du scandale des glaciers de l’Hymalaya. Dans le cadre de cette enquête, ils ont mis un questionnaire en ligne pour recueillir les impression de gens internes ou externes au GIEC. Les réponses aux questionnaires sont disponibles ici.

Les réponses à ce questionnaire furent plutôt éclairantes à plusieurs égards. Vous donne quelques exemples citées dans le livre au sujet des nominations d’auteurs avec la page du document des réponses de questionnaire:

  • «There are far too many politically correct appointments, so that developping country scientists are appointed who have insufficient scientific competence to do anything useful. This is reasonable if it is regarded à a learning experience, but in my chapter… we had half of the [lead authors] who were not competent.» (p. 138)

  • «half of the authors are there for simply representing different parts of the world.» (p. 296)

  • «The team members from the developing countries (including myself)  were made to feel welcome and accepted as part of the team. In reality we were out of our intellectual depth as meaningful contributors to the process.» (p. 330)

C’est apparemment un secret de polichinelle au sein du GIEC que beaucoup des nominations ont très peu à voir avec l’expertise scientifique des candidats.

Cela ne veut pas dire qu’il n’y a pas de véritables experts au sein du GIEC, mais lorsque son directeur vous affirme que ce sont tous des gens au top de leur profession, choisis rigoureusement pour leurs qualifications et les papiers qu’ils ont publiés, c’est à prendre avec un gros grain de sel.

Infiltration verte

Comme si ce n’était pas suffisant de savoir que ceux qui écrivent les rapports du GIEC ne sont pas les experts qu’on prétend qu’ils sont, un autre facteur vient miner encore plus leur crédibilité: Un grand nombre d’entre eux sont également des militants actifs d’organismes comme Greenpeace, le World Wildlife fund (WWF) et l’Environmental Defense Fund (EDF). Pas juste au bas de l’échelle non-plus, mais à partir de la tête en descendant. Rajendra Pachauri lui-même a écrit la préface de deux documents de Greenpeace (ici et ici). 

Bill Hare, qui est apparemment considéré comme une «légende» à Greenpeace a servi comme auteur principal et reviseur expert dans la version 2007 de la bible climatique et un du groupe sélect de 40 personnes à contribuer au rapport de synthèse.

Le biologiste marin Ove Hoegh-Guldberg dont les travaux sont cités dans pas moins de 9 chapitres de la bible de 2007 a été auteur-contributeur et auteur-coordonateur pour le rapport #5. Pendant 17 ans il a également écrit quatre rapports pour Greenpeace et deux autres pour la WWF.

Michael Oppenheimer, auteur principal dans l’AR4 et auteur-coordinateur dans l’AR5 a été le chef scientifique de l’EDF pendant plus de deux décennies. Il continue d’ailleurs à conseiller cet organisme.

En tout et partout, dans l’AR4 qui a valu le prix Nobel au GIEC, deux tiers des chapitres ont au moins un auteur qui est un militant vert et certains chapitres en ont jusqu’à neuf. Imaginez le tollé si ces gens étaient à la solde d’Exxon…

Avez-vous le menton à terre? J’en ai encore à dévoiler, mais je devrai le faire dans une seconde partie.

À suivre…

Les humains causent-ils vraiment les changements climatiques?

Par Pierre-Guy Veer

(Réplique à un texte récent de propagande de Radio-Canada – Que le Huffington Post a refusé de publier.)

  • Bonjour! Les changements climatiques sont naturels et l’influence humaine, s’il y en a une, est difficile à cerner.
  • PFFF! Même pas vrai, les médias montrent constamment que les humains sont la principale cause.
  • Ah non, un réchauffiste!
  • Les changements climatiques s’accélèrent à vitesse grand V depuis 150 ans.
  • Certes, le climat se réchauffe depuis 150 ans… suite à la fin du minimum de Dalton. Toutefois, il y a stagnation des températures depuis presque 19 ans malgré une augmentation constante du CO2.
  • C’est faux! Le bâton de hockey de Michael Mann montre que les températures ont connu une hausse spectaculaire depuis le début de l’ère industrielle.
  • Le graphique de Mann a été débusqué à au moins 20 différents endroits sur la planète déjà, dans des études révisées par les pairs.
  • Alors ces scientifiques ont été payé par les grandes pétrolières ou les frères Koch!
  • La source du financement est sans importance. Ce sur quoi il faut se concentrer est la méthode utilisée pour savoir si elle peut être répliquée. D’ailleurs, si la source de financement est si cruciale, pourquoi ne critique-t-on pas cette recherche financée par un milliardaire « vert »? Ou celles financées à coup de milliards par les gouvernements? Ou les milliards reçus par des lobby environnementaux des pétrolières? Ces fonds sont-ils exempts d’intérêt personnel?
  • Mais ces recherches ne font que confirmer le très vaste consensus sur la cause humaine du réchauffement climatique!
  • Si tu te réfère au fameux consensus de 97 %, il n’existe pas. Il est soit basé sur un sondage avec un échantillon de 79 personnes ou sur une étude menée par un bédéiste australien qui fut montée de toute pièce. C’est tellement gros que plusieurs scientifiques ont dénoncé la mauvaise appropriation de leurs recherches.
  • Mais les extrêmes climatiques deviennent de plus en plus extrêmes!
  • Il n’y a pas de tendance à la hausse dans le nombre d’ouragans ni dans leur force depuis qu’on les compte minutieusement. D’ailleurs, Wilma fut le dernier ouragan majeur (catégorie F3 +) à toucher terre aux États-Unis, soit plus de dix ans, la plus grande disette du genre. L’indice Palmer montre qu’il n’y a aucune tendance à la hausse des pluies diluviennes ni des sécheresses. Parlant de sécheresse, celle en Californie n’a rien d’exceptionnelle; l’État en a connu des pires dans le passé. Finalement les tornades fortes sont aussi à la baisse, de même que leur nombre absolu.
  • De toute façon, tu n’es pas un scientifique et ne peux pas parler du climat.
  • Certes, je suis journaliste spécialisé en économie-politique. Mais la formation est ce qui détermine de ce dont on peut parler, pourquoi Stephen Guilbeau, Al Gore et John Cook sont-ils considérés des références? David Suzuki, qui se spécialise en génétique et en zoologie et qui ne sait pas de quoi il parle? Naomi Klein, auteure qui veut utiliser la question climatique pour promouvoir son agenda socialiste?
  • Bon, bon le chat conspirationniste sort du sac!
  • Elle n’est pas la seule. Des hauts placés à l’ONU le disent au grand jour, des milliardaires qui ont profité du capitalisme le veulent aussi; finalement on n’a qu’à regarder qui participe aux « marches du peuple» pour connaître le but avoué de celles-ci. Regardons également le modus operandi des gouvernements pour tenter de combattre le réchauffement-changement-dérangement climatique : plus de taxes, plus de réglementation et moins de liberté. Ça me parait très socialiste.

Bref, si les réchauffistes veulent convaincre les sceptiques qu’ils ont raison, ils devraient plutôt s’acharner à utiliser la méthode scientifique qu’ils chérissent tant. À la place, ils ont recours à l’intimidation, à la censure, aux fantasmes de violence et aux mensonges répétés de mythes maintes fois débusqués. Aussi ont-ils peur d’admettre les failles de leurs méthodes en n’admettant que ce qui confirme l’hypothèse de départ, quand ils ne sont pas en train « d’accélérer » du processus de recherche.

Un défi pour les défenseurs de la rectitude climatique

Par Philippe David

J’ai déjà eu beaucoup de discussions avec des fervents du réchauffisme et tous me disent sans équivoque que non seulement la Terre se réchauffe mais que ce réchauffement s’accélère grâce au CO2 que nous envoyons dans l’atmosphère. Vraiment? Passons sur le fait que les données de température de la NASA et du CRU de Hadley n’indiquent aucun réchauffement appréciable depuis 1997, au XXe siècle, nous avons eu deux phases de réchauffement. Le tracé des anomalies de températures du XXe siècle fait donc un escalier avec une phase de réchauffement dans la première moitié et une autre pendant la seconde moitié de ce siècle. 

Le réchauffement de la première moitié n’est pas attribuable à l’activité humaine parce que nos émissions de CO2 étaient encore relativement minimes . Ce n’est que pendant les trente glorieuses de l’après-guerre que nos émissions de CO2 se sont vraiment accélérées.  Si accélération du réchauffement il y a, c’est donc pendant la seconde moitié qu’on devrait la retrouver, pas vrai? Du moins, c’est ce que nous dit le GIEC.

Sur le site d’Anthony Watts, j’ai trouvé un petit test pour vous. On a découpé le graphique de réchauffement en deux parties et on les a mis côte à côte. Le test est de me dire quelle partie du graphique représente la période de 1895 à 1946 (de cause naturelle) et quelle est celle de  1957 à 2008? Vous avez une chance sur deux d’avoir la bonne réponse. Allez-y!

1895-1946_1957-2008_temperature-compare

Drôlement similaires, vous ne trouvez pas? Voyez-vous une grande différence entre les deux? La pente de la courbe est identique dans les deux segments. Pourtant on ne cesse de me répéter  que dans la dernière moitié du siècle, le réchauffement s’accélère parce qu’il est causé par des émissions de CO2 humaines.  

Avez-vous deviné? Et si je vous donne un indice? Voici les deux segments rassemblés…

Warming 1880-2010

Tout ça pour démontrer que…

  1. Le réchauffement est cyclique
  2. Le dernier cycle de réchauffement n’est pas plus prononcé que le cycle précédent, qui pourtant ne pouvait pas être causé par l’activité humaine. (Et si vous examinez le cycle avant ça, c’est la même chose).

Ce qui semble prouver que…

  1. L’influence de l’homme, s’il y en a une, est minime.
  2. Le réchauffement ne s’accélère pas, mais continue de suivre la même tendance. On peut même s’attendre à ce que ce cycle se répète similairement aux cycles précédents, ce qui explique pourquoi ça ne se réchauffe plus en ce moment.

Maintenant, essayez de me dire vous n’avez pas un petit doute…

PS   Au cas où vous seriez tentés de questionner les sources de données, j’ai obtenu le graphique en faisant une recherche Google des termes « hadcrut global temperature ». En faisant cette recherche, vous obtenez des centaines de graphiques représentant tous la même chose: Les données du Climate Research Unit de Hadley au Royaume-Uni. (Vous savez? celui qui était au beau milieu du scandale du climategate…) Ce graphique n’est donc pas controversé et il est utilisé à qui mieux-mieux autant par les fidèles catastrophistes que les hérétiques sceptiques.

Le Nintendo climatique

Par Philippe David

J’ai plusieurs fois écrit au sujet du climat tant sur Contrepoids que sur le Minarchiste Québécois. Plusieurs fois, j’ai réitéré qu’il s’agissait d’une arnaque. On me demande souvent de quelle autorité je puis en juger puisque je ne suis pas un scientifique, ni un expert du climat. C’est vrai, mais Al Gore, Rajendra Pachauri, David Suzuki et Stephen Guilbeault non-plus.  S’ils peuvent donner leur opinion, moi aussi.

Cependant, il y a une spécialité importante qui est reliée à l’étude du climat sur laquelle j’ai une dose d’expertise pour y avoir travaillé pendant 30 ans, c’est l’informatique.  Comment est-ce relié au changements climatiques et qu’est-ce que je peux bien apporter au débat en vous en parlant? Eh bien, toutes les prédictions catastrophiques que vous lisez dans les journaux où que vous voyez dans les bulletins de nouvelles ont un talon d’Achille: Elles sont toutes fondées sur des simulations informatiques, pas sur des observations et comme je vais vous le démontrer, aucune d’elles ne donne de résultats conformes aux observations. Aucune!

Garbage In, Garbage Out

Demandez à n’importe quel scientifique digne de ce nom et il vous dira que le climat est très complexe et difficile à simuler. S’il vous dit le contraire, il devrait y avoir des sonnettes d’alarme dans votre tête. S’il est vrai que certains sous-produits de l’activité humaine comme le CO2 et le méthane affectent le climat en théorie, beaucoup d’autres facteurs naturels comme l’activité solaire, l’activité volcanique, la concentration de vapeur d’eau, les variation de températures de l’océan, les courants marins et les courants atmosphériques ont tous une influence sur le climat également. 

À quel point le climat est affecté par un de ces facteurs en particulier est justement ce que les scientifiques tentent de déterminer et la réalité est qu’ils n’en savent rien. C’est pourquoi il a toujours été ridicule de parler d’un consensus scientifique sur la question des changements climatiques. Nous n’en savons tout simplement pas assez sur les méchanismes du climat pour pouvoir faire l’affirmation que la « science est réglée ».  Au contraire, ça devrait encore une fois sonner une sonnette d’alarme dans votre tête.

Mais revenons du côté de l’informatique. Un logiciel informatique est aussi bête que celui qui en a déterminé les spécifications. En d’autres mots, l’ordinateur qui exécutera le programme va faire très exactement ce qu’on lui a demandé de faire, peu importe si les résultats sont bons ou pas. S’il y a une erreur dans le design du logiciel, ou une erreur dans la programmation ou une erreur dans les données que vous voulez analyser, le résultat sera très littéralement un bourbier sans aucune valeur, d’où l’expression populaire en informatique: Garbage In, Garbage Out ou GIGO.

La seule façon que vous saurez si votre modèle est bon, c’est s’il est capable de reproduire les données des observations passées et plus vous êtes capable de retourner loin dans le passé, plus votre modèle risque d’être fiable. Le problème avec les modèles que le GIEC nous présente est qu’ils négligent plusieurs facteurs naturels comme le mouvement des nuages et l’activités solaire dans un premier temps et ils tentent de faire des prédictions climatique, un phénomène qui se produit à l’échelle géologique (n’oublions pas que le climat évolue sur cette planète depuis plus de 4 milliards d’années) en utilisant des données statistiquement inignifiantes à cette échelle.

S’il y en a qui croient que la présente pause des 17 dernières années dans le réchauffement est statistiquement insignifiante (un argument que j’a maintes fois lu et entendu), dites-vous bien que la période précédente de réchauffement de 20 ans et même celle depuis la fin de la petite ère glaciaire en 1850, le sont tout autant. 

Donc, non-seulement les modèles ne sont pas fondés sur les bonnes prémisses au niveau de leur désign et ils négligent des facteurs très importants, mais ils sont nourris de données insuffisantes pour pouvoir faire une extrapolation fiable dans le futur.  Quel résultat ça donne? Je vais vous le donner, mais avant, je veux faire une petit point sur la méthode scientifique.

La méthode scientifique expliquée par Richard Feynman

Pour ceux qui ne connaissent pas Richard Feynman, je vous suggère de consulter sa bio. Il était un des physiciens les plus brillants du XXe siècle. La vidéo ci-dessus montre comment il définissait la méthode scientifique. Je vous la traduit grossièrement comme suit:

En général nous tentons de déterminer un loi comme suit:

1- Nous tentons de deviner (hypothèse)
2- Nous déterminons les implications de cette hypothèse dans la réalité
3- Nous comparons ces résultats avec la nature. Autrement dit, nous les vérifions en faisant des expériences

Si les résultats de l’expérience ne concordent pas avec l’hypothèse, alors celle-ci est fausse.  Cette simple affirmation est la clef de la science. Il importe peu que l’hypothèse soit la plus géniale du monde ou qui a émis l’hypothèse ou à quel point il peut-être intelligent ou quel est son nom. (NDLR: on pourrait ajouter aussi combien de gens croient en cette hypothèse), si l’hypothèse ne concorde pas avec l’expérience, elle est fausse.

Nous avons donc l’hypothèse que la présente phase de réchauffement est causée en grande partie par les émissions humaines de CO2. Les modèles du GIEC sont supposés être les expériences qui confirment l’hypothèse. Je vous laisse constater de vous-même s’ils ont réussi à prouver quoique ce soit:

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Que croyez-vous que Richard Feynman dirait de ces résultats, s’il était encore vivant? Laissez-moi répéter sa dernière phrase dans la vidéo: « If it disagrees with experiment, it’s wrong. That’s all there is to it. »

Et le GIEC et les alarmistes comme Barack Obama, le pape François 1er,, Al Gore, David Suzuki et Stephen Guilbeault  et la plupart des chefs d’état et les médias voudraient qu’on fasse une redistribution massive de richesse et une réduction massive de notre utilisation d’hydrocarbures basé strictement sur des modèles informatiques qui ont autant à voir avec la réalité qu’un jeu Nintendo et  ils croient que vous devriez être emprisonnés si vous n’êtes pas d’accord avec eux. Encore une chance qu’on ne brûle plus les hérétiques sur le bûcher.

Il y en a encore qui doutent qu’on a affaire à une secte religieuse?

L’Arnaque climatique

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Par Pierre-Guy Veer

 

Depuis l’école primaire (fin des années 80), on me martèle constamment que la planète se réchauffe de façon catastrophique, que les humains en sont responsables et qu’on doit agir vite. J’ai longtemps cru à ce message; je me rappelle l’hiver 98-99 avec le verglas et l’absence totale de neige au sol à Noël.

 

Par contre, surtout depuis Climategate et les enquêtes bâclées qui l’ont suivi, je me demande si on ne m’a pas menti. Le ton absolutiste et catastrophiste des réchauffistes (ils peuvent « nous » appeler négationniste, même si ce mot veut dire autre chose) semble suggérer qu’ils font parti d’un culte et que toute personne qui ose remettre en question leurs dogmes sont des hérétiques qui doivent être brûlés. En voici quelques preuves.

 

Le débat est clos

L’argument massue par excellence : le débat est clos, on ne peut plus discuter. Les humains sont responsables d’un réchauffement sans précédent du globe et nous devons agir promptement.

 

Premièrement, un débat réellement scientifique n’est jamais clos. Il aura fallu 250 ans pour qu’Einstein, avec sa théorie de la relativité, trouve des failles dans la théorie de la gravité de Newton. Il aura fallu 150 ans après que Darwin énonce sa théorie de l’évolution pour montrer que les humain ont fort probablement eu un ancêtre commun avec les singes. Et encore aujourd’hui, les scientifiques sont incapables de s’accorder sur ce qui a causé la peste noire qui a décimé l’Europe au XIVe siècle.

 

La même chose s’applique à la science climatique. Les scientifiques ne s’accordent pas à savoir si le réchauffement climatique (ou est-ce changement climatique? Dérèglement climatique? Météo extrême? Entendons-nous plutôt pour hystérie climatique) va causer plus de chutes de neige ou moins, des chutes de neige abondantes ou inexistantes, s’il augmente variabilité du climat ou non, s’il pousse l’Arctique vers un point de non-retour ou non, s’il augmente le nombre et l’intensité des tornades ou non et bien plus.

 

Cependant, il est fort probable que plusieurs points réchauffistes soient faux

  • ·         Il n’y a pas plus d’ouragans (en force et en nombre) depuis les années 70 – la même tendance s’observe depuis qu’on tient un registre sur le sujet en 1853. Une récente étude semble même suggérer que ce ralentissement pourrait dater de 228 ans.
  • ·         Il n’y a pas plus de tornades fortes (F3 ou plus) depuis les années 50 – il y aurait même une tendance à la baisse. Le nombre de tornades en général a certes augmenté, mais c’est attribuable à de meilleurs instruments pour les détecter.
  • ·         L’Arctique, bien qu’il soit effectivement en train de fondre rapidement en été, regèle tellement vite que le couvert de glace au 1er mai entre 1979 et 2013 n’a presque pas bougé. Quant à l’Antarctique, son océan atteint des superficie inégalées.
  • ·         Les ours polaires sont très loin d’être en voie de disparition, tel que rapporté par le gouvernement du Nunavut et des chasseurs inuits du Nord.
  • ·         De plus en plus de personnes admettent, souvent du bout des lèvres, que le réchauffement/changement/dérèglement climatique/météo extrême n’a pas bougé depuis 1998.
  • ·         De récentes études en Bolivie, autour de la Méditerranée, en Suède, dans les région de la rivière des Perles, du Tibet et du sud de la mer de Chine en Chine, au Chili, en Sicile, dans la Sibérie arctique et orientale, près de l‘Océan austral (Nouvelle-Zélande et Australie), en Angleterre australe, dans le sud du Québec, dans l’Océan Pacifique tropical, dans le nord-est Atlantique, au Pérou, en Islande, en Patagonie (Argentine) et dans les Alpes semblent montrer que l’infâme courbe en bâton de hockey est tout simplement fausse et qu’elles sont en accord avec les recherches du GIEC en 1990.
  • ·         La très grande majorité des modèles climatiques ont échoué à prédire les températures. C’est tellement désastreux que 2013 pourrait tomber sous l’intervalle de confiance de 90%.
  • ·         Finalement, il ne semble pas y avoir de lien entre le niveau de CO2 atmosphérique et les sécheresses aux ÉU.

Aussi, parce que les humains ont été accusés si rapidement de causer le  réchauffement/changement/dérèglement climatique/météo extrême, plusieurs autres facteurs, probablement plus influents, ont été mis de côté, notamment les rayonscosmiques et cette gigantesque bombeH à 150 millions de kilomètres de nous. De plus, des stations météorologiques mal placées ont plus de chance de rapporter des températures plus élevées que la réalité.

 

Il y a un vaste consensus scientifique

Un autre argument massue : il y a un si grand consensus parmi les scientifiques au sujet du  réchauffement/changement/dérèglement climatique/météo extrême (on utilise généralement 97%) que tout débat est futile.

 

Nonobstant le fait que la vérité n’est pas déterminé par vote populaire – les milliards de chrétiens dans le monde pensent que les milliards de musulmans ont tout faux et vice-versa – ledit consensus est complètement factice. Il est basé soit sur un sondage avec un échantillonnage de 79 personnes, est plus près de 33%, voire même de 0,3%.

 

Mais même s’il y avait véritablement consensus comme avec la gravitation ou l’évolution, faire taire les sceptiques ne peut mener qu’au fascisme. Il n’y a que dans de telles sociétés que le gouvernement peut s’assurer qu’un seul point de vue (et souvent pas le meilleur) soit entendu. Les réchauffistes font exactement cela : ils refusent systématiquement de débattre avec les sceptiques, ils veulent les censurer, les emprisonner, ou même les voir morts et les traitent de tous les noms. Imaginez un peu le scandale créé si des non capitalistes faisaient la même chose, ou s’ils violaient la propriété d’autrui pour arrêter la construction de quelque chose qu’ils n’aiment pas ou s’ils faisaient de la propagande dirigée aux enfants.

C’est pourquoi Wikipédia est généralement refusé comme source fiable d’information : ça peut être édité par n’importe qui, surtout si ça contredit leur point de vue.

 

Les négationnistes sont achetés par (mettre souffre-douleur de l’heure)

Une force maléfique, généralement les grandes compagnies pétrolières ou les frères Koch, rôdent afin de corrompre les scientifiques afin de leur faire dire que le réchauffement/changement/dérèglement climatique/météo extrême n’existe pas.

 

Bien qu’il y ait un fond de vérité là-dedans, les réchauffistes oublieront de vous dire que les compagnies pétrolières leur donnent aussi des fonds. Ils répliqueront que les compagnies pétrolières dépensent des milliards en lobbying, tout en oubliant que les réchauffistes eux-mêmes dépensent encore plus d’argent.

 

Tu n’as pas ce qu’il faut pour parler du climat

Souvent, quand je débats sur le climat, on m’accuse de ne pas avoir être compétent pour le faire parce que je ne l’ai pas étudié. C’est particulièrement évident avec des chimistes de ma famille.

 

Certes, j’ai étudié l’économie-politique, quoique j’ai aussi étudié la chimie, la physique et la biologie de cégep. Par contre, si je ne suis pas qualifié, pourquoi David Suzuki, un généticien/zoologiste qui ne semble même pas savoir de quoi il parle au sujet du climat et qui a des demandes plus que douteuses pour ses conférences, Steven Guilbeault, un bachelier raté en théologie et en politique qui vit aux crochets de l’État, Al Gore, un politicien qui a pris un cours au sujet de l’environnement, dont le film réchauffiste a été démonté de toute pièce et qui se plaint que les scientifiques ne le laissent pas conclure que les tornades en Oklahoma prouvent le réchauffement/changement/dérèglement climatique/météo extrême et le GIEC, un groupe « d’experts » dans le climat dont au moins 1/3 des membres n’ont aucune espèce de qualification climatiques et qui utilisent des rapports de groupes de pression écologistes sont plus qualifiés que moi pour parler du réchauffement/changement/dérèglement climatique/météo extrême?

 

Et pourquoi diable utilisent-ils le terme négationniste? Ça n’existe pas en science; c’est basé sur le scepticisme. Une fois que « le débat est clos », on est en présence d’une religion.

 

Climategate est un non-scandale

Depuis 2009, les sceptiques de l’hystérie climatique martèlent que Climategate, cette fuite de milliers de courriels montrant un complot certains de plusieurs scientifiques pour entretenir le mythe du réchauffement/changement/dérèglement climatique/météo extrême, est la preuve qu’on jette notre argent à la fenêtre à combattre un mal qui n’existe probablement pas. Les réchauffistes rejettent la critique du revers de la main, affirmant que ce n’est qu’un feu de paille.

 

Vraiment? Utilisez votre imagination pour un moment. Visualisez un pirate informatique (ou un lanceur d’alerte) qui expose au grand jour une quantité considérable de données venant de grandes compagnies pharmaceutiques. On y trouve notamment des courriels où des scientifiques

  • ·         Demandent qu’on supprime des informations qui ne s’agencent pas avec leurs théories
  • ·         Reconnaissent que leur théorie est fausse et demande d’utiliser une « astuce » (trick) pour que ça fonctionne
  • ·         Pensent à des stratégies pour faire taire les gens qui affirment que leur produit ne fonctionne pas
  • ·         Changent l’information à leur sujet sur plusieurs sites Web.

Imaginez ensuite que de vastes enquêtes sont menées afin de faire la lumière sur ce supposé scandale. L’une d’elle est conduite par une université dont l’un des employés trempe dans le scandale; on le blanchit complètement en affirmant avoir tout observé alors qu’on ignore complètement un scientifique qui a montré des failles dans la théorie du fautif. Une autre enquête est financée par une université complètement submergée dans le scandale et est dirigée par un panel de gens en faveur des scientifiques suspectés. Une dernière, menée par un parlement, affirme que l’information a été volée sans preuve, ne s’entretient avec aucun sceptique et supporte les compagnies pharmaceutiques en ignorant leur mauvais comportement.

Si une telle chose s’était produite, les médias auraient (avec raison) crié au scandale. Les enquêtes manquaient totalement d’objectivité et avaient des conflits d’intérêt patents. Ils auraient été vite sur la gâchette parce qu’ils auraient eu une autre occasion en or de casser du sucre sur le dos du capitalisme (ou plutôt, corporatisme, mais passons).

Par contre, ils sont restés (dans la francophonie du moins) muets sur Climategate parce qu’ils auraient attaqué une de leurs principales sources d’arguments anticapitalistes. En effet, « combattre » l’hystérie climatique sous-entend une intervention massive des gouvernements pour favoriser certains types d’énergie et pénaliser d’autres.

 

Fort heureusement, la bulle climatique est presque crevée. L’attention médiatique pour le résumé du récent rapport du GIEC fut pour le moins tranquille. Et aux États-Unis, l’hystérie climatique est la dernière priorité du public selon un récent sondage. Reste à espérer que le Québec puisse un jour joindre la raison et laisser de côté la passion avant que les taxes sur l’essence ou les éco-frais ne continuent de détruire l’économie et d’enrichir un Léviathan incapable de se gérer.

Un nuage menaçant

Par Reynald Du Berger

(Collaboration spéciale)

 

On soupçonnait déjà que les rayons cosmiques atteignant la Terre jouaient un rôle important dans la formation des nuages en basse altitude. Mais on n’avait jamais étudié auparavant le phénomène en laboratoire. CLOUD (Cosmic Leaving Outdoor Droplets) est cette grande expérience du CERN débutée il y a plus d’un an à Genève et regroupant quelque 17 instituts de recherche de 8 pays différents, principalement d’Europe et d’Amérique. Elle vise à étudier, dans une chambre spéciale à atmosphère hyper-controlée, la formation des nuages sous l’effet d’ensemencement par les rayons cosmiques.

De façon simplifiée, disons qu’aux taches solaires, est associé un champ magnétique qui protège la Terre du bombardement par les rayons cosmiques provenant de l’espace. Plus les rayons cosmiques atteignant la Terre sont abondants, plus cela favorise la formation de nuages en basse altitude, et plus la couverture nuageuse de basse altitude est importante, plus les températures sont basses. Les premiers résultats de CLOUD viennent tout juste d’être publiés dans la revue scientifique Nature, et tendent à confirmer cette hypothèse. Nous sommes en ce moment dans un creux solaire jamais atteint depuis 50 ans. Si la tendance se maintient, en 2014 il n’y aura plus aucune tache solaire et cette année-là devrait donc être particulièrement froide. On peut même anticiper un petit âge glaciaire analogue à celui que nos ancêtres ont connu aux 17ième et 18ième siècles (La Tamise avait gelé à plusieurs reprises), qui pourrait débuter d’ici une trentaine d’années. Le soleil et non les GES émis par vos voitures a toujours été et restera le moteur principal des changements climatiques -mis à part quelques soubresauts volcaniques comme par exemple celui du super-volcan Toba il y a 74 000 ans-. Bref, c’est le refroidissement qui nous guette… rien de bien réjouissant!

Ces premiers résultats de CLOUD sont le premier pavé important, pavé de nature rigoureusement scientifique, jeté dans la marre des réchauffistes du GIEC, dont les rapports alarmistes reposent très peu sur les observations scientifiques mais surtout sur des modèles climatiques sur-simplifiés. CLOUD permet aussi de mieux comprendre les processus chimiques impliqués dans la formation de ces nuages. Les périodes où la Terre connait un réchauffement coïncideraient avec celles des périodes d’activité solaire maxima et vice versa. Or il se trouve que les observations actuelles sont en harmonie avec cette hypothèse, contrairement aux prédictions des modèles du GIEC. Les prêtres du réchauffisme qui célèbrent leur culte dans les temples de cette nouvelle religion climato-alarmiste que sont les Universités de Pennsylvania State et d’East Anglia ainsi que la NASA ont toujours été hantés par le spectre de cette hypothèse des rayons cosmiques. C’est donc une première flèche, et elle est de taille, qui leur est ainsi décochée dans leur talon d’Achille climatique. La douleur est lancinante.

L’expérience est loin d’être terminée. Un nuage gris, menaçant et de plus en plus gros apparaît dans l’azur des réchauffistes. L’orage n’est pas loin. Mes prévisions de climato-sceptique : effondrement imminent du déjà fragile édifice du GIEC et ensuite de la précaire Bourse du carbone à laquelle le vert et naïf Québec vient de s’inscrire.