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Une autre preuve de mauvaise foi sur le climat

Par Philippe David

Ce matin, on a porté à mon attention encore un autre article qui propose de prouver qu’il y a consensus scientifique sur l’hypothèse anthropogénique du climat.  L’article du site Popular Science date de janvier 2014, donc il n’est pas récent. Il cite deux études du géochimiste James Laurence Powell qui a examiné des échantillonnages de littérature scientifique (respectivement 2 258 articles publiés entre novembre 2012 et décembre 2013, et 13 950 articles publiés entre 1991 et 2012) et a fait un recensement de tous les articles rejetant explicitement l’hypothèse anthropogénique ou endossant explicitement une autre cause du réchauffement.  Il ne semble y avoir rien d’autre comme résultats transpirant de ces deux études. L’auteur semble croire que ces résultats prouvent définitivement le consensus scientifique sur les causes anthropique du réchauffement climatique récent. Comme je vais le démontrer, ces deux études, qui n’ont rien de scientifique, en passant, ne prouvent qu’une chose et c’est la mauvaise foi des partisans de la théorie anthropogénique. Voici les résultats:

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Seulement 1 auteur sur 2258 papiers rejette le réchauffement anthropogénique.

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Sur 13 950 articles, seulement 24 rejettent explicitement l’hypothèse anthropogénique. Wow! Dites-vous. Ça doit certainement être une preuve qu’il y a consensus, pas vrai?

Qu’est-ce que ça prouve au juste?

En réalité, rien du tout. Ou du moins, pas ce que les auteurs espèrent prouver. Soulignons dès le départ que ces exercices de recensement d’articles scientifiques n’ont en soi absolument rien de scientifique et ne prouvent d’aucune façon si l’hypothèse anthropogénique est valide ou non. Qu’un tel nombre de papiers scientifiques endossent ceci ou cela ne prouve rien. C’est un sophisme d’appel à la popularité combiné avec le sophisme d’appel à l’autorité que de laisser entendre qu’une majorité de scientifiques endossent telle ou telle hypothèse et en soit, ce n’est pas une preuve que l’hypothèse est valide. Par le passé, de nombreuses hypothèses ont joui d’un consensus pendant des dizaines, voire des centaines d’années pour être finalement invalidées.

Mais là où le bât blesse particulièrement, est que ça ne prend en réalité qu’un papier scientifique démontrant empiriquement que l’hypothèse est fausse pour qu’elle soit invalidée. Or l’auteur des deux études a trouvé au moins 26 papiers qui rejetaient l’hypothèse anthropogénique et qui, on peut le présumer, comportent des preuves empiriques de ce qu’ils avancent, sinon ils n’auraient pas passé la revue par les pairs. Il resterait à vérifier si effectivement ces articles invalident vraiment l’hypothèse anthropogénique mais plutôt que de prouver ce qu’il croyait prouver, M. Powell pourrait, par inadvertance, avoir prouvé tout le contraire en fait. Quelle ironie!

Une preuve de mauvaise foi

Ce n’est certainement pas la première fois qu’on essaie d’étouffer le débat sur le réchauffement climatique en faisant croire qu’il existe un consensus de la communauté scientifique sur la cause du réchauffement. Oreskes, Doran et Zimmerman et Cook et al sont d’autres exemples de tentatives du camp des alarmistes de nous faire avaler cette couleuvre. Toutes ces soi-disant études ont été réfutées par des articles revus des pairs. Toutes étaient de mauvaise foi, prétendant prouver un consensus en additionnant des pommes et des oranges. Cook et al, plus particulièrement, dont les résultats tant vantés d’un consensus de 97% ont été obtenus en rejetant tous les articles n’exprimant aucune opinion et en additionnant tous les article soutenant explicitement ou implicitement que les émission de CO2 d’origine humaine ont un lien quelconque avec le réchauffement actuel, quantifiable ou non, mais en représentant ce résultat comme étant un endossement formel que ces émissions étaient la cause principale du réchauffement (ce que seulement 41 articles sur 11941 exprimait explicitement) et que ce réchauffement est catastrophique (ce qu’aucun des articles n’exprimait et même les rapports du GIEC ne prétendent une telle chose.) C’était carrément de la fausse représentation.

M. Powell aussi fait preuve de la même mauvaise foi en dénichant un petit nombre de papiers scientifique rejetant l’hypothèse anthropique dans un grand échantillonnage et laissant croire que le fait que seulement une si infime minorité rejetant une hypothèse prouve que l’hypothèse est vraie. C’est faux. 

Selon Popper, une hypothèse ne peut jamais être prouvée vraie, elle ne peut qu’être falsifiée. Une hypothèse qui est infalsifiable n’est pas de la science, mais de la pseudo-science. Ce n’est pas moi qui le dit. La démarche scientifique a toujours été comme ça, comme l’explique très bien l’éminent physicien Richard Feynman:

La science n’a jamais fonctionné par consensus. J’aurais été curieux de savoir dans les échantillons de M. Powell, combien affirmaient que les émissions humaines de CO2 est la principale cause d’au moins 50% du réchauffement récent. Je ne serais pas surpris qu’il n’y en ait pas plus que ce que M. Cook a trouvé, soit un infime pourcentage de l’échantillon total. Non seulement un consensus ne prouve rien, mais jusqu’ici, personne n’a réussi à prouver qu’un tel consensus existe.

Alors si quelqu’un vous met encore une autre étude prétendant qu’un consensus existe et que le débat est clos, vous saurez quoi répondre.

Décaper le vernis du GIEC (2e partie)

Par Philippe David

Ceci est la seconde partie de mon résumé du livre de Donna Laframboise intitulé: «The Delinquent Teenager Who Was Mistaken for the World’s Top Climate Expert». Au départ je croyais pouvoir vous résumer ce livre en moins de 1500 mots, mais après avoir commencé, je me suis vite rendu compte que ça ne suffisait pas. Il y a suffisamment  de morceaux juteux dans ce livre pour alimenter des dizaines de textes. Je vais donc vous servir encore quelques morceaux choisis, mais je vous recommande fortement de lire le livre qui ne se vend que pour la somme minime de $4.99 US sur Amazon.com en version Kindle.

Dans la première partie, nous avons vu que dès la création du GIEC, l’ONU avait déjà pipé les dés en limitant son mandat aux seules causes d’origine humaine, ce qui explique déjà beaucoup de choses. Nous avons vu également qu’un nombre significatif de leurs prétendus «experts» sont des étudiant qui n’ont même pas encore leur doctorat (et dans certains cas, même pas de maitrise) et qui n’ont jamais publié quoique ce soit. Nous avons aussi démontré que d’autres ont été embauché strictement pour remplir des quotas de représentativité nationale au détriment de leurs compétences.  

Nous avons aussi révélé que le GIEC est complètement infiltré par des activistes d’organismes comme Greenpeace, le WWF et l’EDF. Que reste-t-il donc à dire au sujet du GIEC? Plein de choses! Après plus de 1500 mots de mon premier texte, je n’ai réussi qu’à égratigner la surface. Allons creuser dans le bois, voulez-vous?

La réalité ne cadre pas avec nos croyances alors nous préférons le virtuel

Un autre groupe très spécial au sein du GIEC est celui des modélisateurs climatiques. Ils ne sont pas des scientifiques dans le vrai sens du terme, mais au GIEC, ils sont des rock stars. Comme vous le savez peut-être déjà, de mon métier je suis consultant en informatique. Même si je n’ai jamais programmé de modèles climatiques, mes 30 années d’expérience dans ce domaine m’ont quand même enseigné ce que même les plus puissants ordinateurs peuvent et ne peuvent pas faire. J’ai d’ailleurs déjà livré ma pensée là-dessus, mais l’éminent physicien Freeman Dyson, qui lui, a travaillé avec ces modèles avait ceci à dire à leur sujet:

«They do not begin to describe the real world that we live in. The real world is muddy and messy and full of things that we do not yet understand. It is much easier for a scientist to sit in an air-conditioned building and run computer models, than to put on winter clothes and measure what is really happening outside in the swamps and the clouds. That is why the climate model experts end up believing their own models.»

Ce qui m’a étonné à ce sujet dans le livre de Donna Laframboise, c’est qu’aucune vérification indépendante n’est faite du travail des modélisateurs. Les mêmes personnes qui écrivent le chapitre des résultats de ces modèles écrivent également le chapitre d’évaluation de ces modèles. Croyez-vous vraiment que si vous demandez à des parents de décrire leur propre petit bébé, ils auront autre chose à dire qu’une intarissable liste d’éloges? En particulier parce que si un jour on décidait, à juste titre, que leurs modèles ne sont qu’un gros gaspillage de temps et d’argent, ils se retrouveraient tous au chômage?

Ces modélisateurs vivent en réalité dans une monde virtuel complètement coupés du monde réel.  Dans cet article de 2007,  cinq d’entre eux font un parallèle entre leurs modèles et une boule de crystal.

«We are now living in an era in which both humans and nature affect the future evolution of the earth and its inhabitants. Unfortunately, the crystal ball provided by our climate models becomes cloudier for predictions out beyond a century or so. Our limited knowledge of the response of both natural systems and human society to the growing impacts of climate change compounds our uncertainty. One result of global warming is certain, however. Plants, animals and humans will be living with the consequences of climate change for at least the next thousand years.» [caractères gras ajoutés]

Sans rire, ils affirment que nous subirons les conséquences du changement climatique pour le prochain millénaire, mais que leur «boule de crystal» devient brumeuse au-delà de 100 ans. Quand on regarde une comparaison des prédictions de leur modèles comparées aux données empiriques de la troposphère, on s’imagine facilement que la boule de crystal devient brumeuse bien avant 100 ans.

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Un processus de sélection des auteurs aussi brumeux que les boules de crystal.

On nous présente également le GIEC comme un modèle de transparence. Mais en réalité, peu de gens comprennent comment le GIEC prend ses plus importantes décisions.  Ainsi, l’enquête de l’IAC révèle entre autre que le processus de nomination des auteurs, ainsi que des cadres du GIEC est plutôt nébuleux. Personne ne sait quels sont les critères de sélection. Lorsqu’une nomination est annoncée, il n’y a pas un mot sur les qualifications de la personne choisie. Nous devons les croire sur parole que ces personnes sont des experts.

Dans la conclusion du rapport (p. 63), l’IAC donne ces recommandations:

«• The IPCC should make the process and criteria for selecting participants for scoping meetings more transparent.
• The IPCC should develop and adopt formal qualifications and formally articulate the roles and responsibilities for all Bureau members, including the IPCC Chair, to ensure that they have both the highest scholarly qualifications and proven leadership skills.
• The IPCC should establish a formal set of criteria and processes for selecting Coordinating Lead Authors and Lead Authors.
• Lead Authors should explicitly document that a range of scientific viewpoints has been considered, and Coordinating Lead Authors and Review Editors should satisfy themselves that due consideration was given to properly documented alternative views.»

De plus, il est important de noter que le rapport signale aussi que depuis sa création, le GIEC n’a aucune politique ou mécanisme de prévention des conflits d’intérêts. La recommandation de l’IAC ne peut pas être plus claire à ce sujet:

«The IPCC should develop and adopt a rigorous conflict-of-interest policy that applies to all individuals directly involved in the preparation of IPCC reports, including senior IPCC leadership (IPCC Chair and Vice Chairs), authors with responsibilities for report content (i.e., Working Group Co-chairs, Coordinating Lead Authors, and Lead Authors), Review Editors, and technical staff directly involved in report preparation (e.g., staff of Technical Support Units and the IPCC Secretariat). »

Le GIEC s’est bien doté d’une telle politique en 2011, mais a indiqué que vu que les auteurs de son prochain rapport ont déjà été sélectionnés, il ne serait pas juste de les soumettre à cette nouvelle politique. Ils ont donc été exemptés.

Dans l’Himalaya, les cerveaux manquent d’oxygène.

Vous vous souviendrez peut-être du scandale des glaciers de l’Himalaya. Cette affirmation faite dans le rapport du GIEC de 2007 qui s’est avéré provenir d’une source douteuse qui n’était pas revisé des pairs? Affaire d’ailleurs promptement étouffée par les médias de masse, ce qui explique pourquoi vous n’êtes pas au courant que les glaciers ne sont en réalité que la pointe de l’iceberg.

En 2008, Rajendra Pachauri s’adressait ainsi à un comité de la législature de Caroline du Nord:

«I want to emphasize that the IPCC by itself doesn’t do any research, it mobilizes the best experts and scientists from all over the world and we carry our an assessment of climate change based on peer-reviewed literature, so everything that we look at and take into account in our assessments has to carry credibility of peer-reviewed publications, we don’t settle for anything less than that. » [caractères gras ajoutés]

En fait, Pachauri répétait constamment que les rapports du GIEC reposaient strictement sur de la litérature revisée des pairs. Quel embarassement lorsque qu’on a découvert que la source des prédictions sur les glaciers de l’Hymalaya n’était pas revisée des pairs. Ce que vous ne savez pas, c’est que ce n’était pas la seule référence dans le rapport de 2007 qui n’était pas revisée des pairs. Loin de là!

Donna Laframboise a demandé à des volontaires pour l’aider à vérifier toutes les références du rapport de 2007. Quarante-trois ont répondu à l’appel et voici les résultats:

  • Sur 18 531 références, près du tiers, soit 5 587 n’étaient pas revisées des pairs.
  • 21 sur 44 chapitres contenaient moins de 60% de références revisées des pairs.
  • Parmi les sources grises citées, on compte des articles de journaux et magazines, des thèses de maitrise et de doctorat non-publiées, des documents de Greenpeace et du World Wildlife Fund,  des communiqués de presse et des papiers de discussion gouvernementaux.

Il se trouve que l’utilisation de litérature grise (non-revisée des pairs) n’était pas interdite et pour être honnête, il serait difficile de s’en priver complètement. Elle était permise dans la mesure ou ces références étaient identifiées comme tel. Mais le GIEC n’était pas foutu de respecter ses propres règles, alors seulement 5% de la litérature grise était identifiée. De plus, aucune exigence n’existe quant au pourcentage de litérature grise utilisée. Si bien que certains chapitres contenaient aussi peu que 15% de références revisée par les pairs!!!  Le rapport d’enquête de l’IAC recommandait d’ailleurs  un resserrement de ces règles (P. 63).

«Clarifying the use of unpublished and non-peer-reviewed sources.

A significant amount of information that is relevant and appropriate for inclusion in IPCC assessments appears in the so-called gray literature, which includes technical reports, conference proceedings, statistics, observational data sets, and model output. IPCC procedures require authors to critically evaluate such sources and to flag the unpublished sources that are used. However, authors do not always follow these procedures, in part because the procedures are vague.

Recommendation:

The IPCC should strengthen and enforce its procedure for the use of unpublished and non-peer-reviewed literature, including providing more specific guidance on how to evaluate such information, adding guidelines on what types of literature are unacceptable, and ensuring that unpublished and non-peer-reviewed literature is appropriately flagged in the report.» [Caractères gras ajoutés]

Non seulement le GIEC n’a pas donné suite à cette recommandation mais l’exigence d’identifier correctement les références à  la litérature grise a été supprimée.

Le 14 avril 2010,  Donna Laframboise a envoyé un communiqué de presse pour révéler les résultats de sa revision des références du 4e rapport d’évaluation du GIEC (AR4). Avouez que ces révélations étaient plutôt surprenantes, considérant que Rajendra Pachauri ne cessait de répéter que le GIEC n’utilise que des références revisées des pairs et que toute autre référence n’est bonne qu’à être jetée aux poubelles

Quelle fût la réaction des médias? Nos journalistes se sont-ils précipités pour frapper à la porte de Pachauri pour lui demander comment il pouvait représenter si faussement les sources sur lesquelles reposent le rapport principal produit par son organisation? Était-il complètement ignorant de son contenu? Comment peut-on encore croire un traitre mot qui sort de sa bouche?

Eh bien non. Tout ce que le public a entendu est… le son des grillons. Silence radio complet. Les gardiens de la démocratie ont tous crû que cette nouvelle n’était pas assez importante pour vous en faire part, malgré que toutes les décisions de nos gouvernements en matière de climat, coûtant des centaines de milliards en deniers publics, reposent entièrement sur la crédibilité des rapports d’évaluation du GIEC.

Je reste sans mots devant une telle omerta irresponsable de la part des médias. De quoi donner de la crédibilité à de nombreuses théories du complot.

Il me reste encore du matériel pour une troisième partie. À suivre…

Décaper le vernis du GIEC (1ere partie)

Par Philippe David

Dans mon dernier texte, j’ai déboulonné le mythe du consensus scientifique de 97% en exposant la source maintes fois colportée par les médias et les autres meneuses de claques de la rectitude climatique. Nous avons vu que ce consensus n’est en réalité qu’une fausse représentation d’un exercice de comptage et de classification d’abstraits d’articles scientifiques par une équipe de militants éco-catastrophistes ( c’est exactement ce que sont M. Cook et son groupe). 

Aujourd’hui, je me propose d’abîmer un autre pilier d’autorité de ces éco-catastrophistes et qui a trop longtemps fait l’objet d’une complaisance aveugle de la part des médias: Le Groupe d’experts Intergouvernemental sur l’Évolution du Climat (GIEC).  Je sais que récemment, je semble obsédé par le sujet du climat, mais c’est surtout parce que j’ai logé une plainte à l’ombudsman de Radio-Canada au sujet de la fameuse bande dessinée sur leur site web et en documentant ma plainte, j’ai décidé par la bande d’exposer certains des faits que j’ai rassemblés sur Contrepoids. Je compte d’ailleurs vous tenir au courant de ces démarches dans un texte subséquent.

Le GIEC est un enfant-roi devenu déliquant juvénile

Je viens de terminer la lecture d’un livre très intéressant de la journaliste d’enquête canadienne Donna Laframboise intitulé: «The Delinquent Teenager Who Was Mistaken for the World’s Top Climate Expert». 

Delinquent teenager cover

Comme vous pouvez le deviner, elle compare le GIEC à un enfant-roi devenu délinquant juvénile qui fût tellement choyé et gâté depuis sa formation qu’il croit qu’aucune règle ne s’applique à lui et en lisant ce livre, vous réalisez très vite la justesse de cette métaphore. Ce qu’elle dévoile, preuves et références à l’appui, est vraiment accablant et devrait complètement discréditer le GIEC. Je me suis sérieusement éraflé le menton et j’ai avalé quelques mouches de surcroit en lisant ce livre à force de voir ma machoire tomber au plancher.

L’image qu’on se fait du GIEC est d’un monument de rigueur scientifique, au-dessus des considérations politiques, neutre et d’une transparence sans reproches. Tout ce qui en émane devrait être accepté sans question puisqu’il rassemble les plus éminents experts en climat. Les gouvernements de ce monde et les médias ne cessent de nous répéter ce mythe urbain en boucle. Inventez un mensonge, faites-le gros et répétez-le souvent et les gens finiront par l’accepter comme une vérité immuable. C’est exactment ce qui ce passe avec le GIEC. Commençons par son rôle et son mandat.

Le rôle et le mandat du GIEC

On imagine que le GIEC est un organisme scientifique et politiquement neutre et beaucoup d’efforts ont été faits pour entretenir cette image. Pour y croire, il faut complètement oublier que cet organisme a été fondé et opère sous l’égide des Nations Unies où absolument tout est politique. Le rôle primaire du GIEC depuis sa fondation en 1988 a toujours été de soutenir la création et le maintien d’un traité international sur lés émissions de gaz à effet de serre, la Convention-Cadre des Nations-Unies sur les Changements Climatiques (CCNUCC). La raison d’être du GIEC n’est pas, comme plusieurs le croient de, scruter et interpréter la documentation scientifique sur les changements climatiques afin que nos gouvernements puissent prendre des décisions éclairées sur les politiques à suivre pour en minimiser les impacts. Non. Le GIEC est en fait plus comme une commission d’enquête. Il a un mandat qui définit ses paramètres de référence.  Par exemple, la raison pour laquelle la Commission Charbonneau n’a pas pu enquêter sur des cas de corruption au delà de l’industrie de la construction est que ce n’était pas dans son mandat (on peut s’imaginer pourquoi d’ailleurs.) De la même façon, le GIEC a également un mandat qui est défini dans sa charte:

Le GIEC a pour mission d’évaluer, sans parti pris et de façon méthodique, claire et objective, les informations d’ordre scientifique, technique et socio-économique qui nous sont nécessaires pour mieux comprendre les fondements scientifiques des risques liés au changement climatique d’origine humaine, cerner plus précisément les conséquences possibles de ce changement et envisager d’éventuelles stratégies d’adaptation et d’atténuation. [ caractères gras ajoutés. ]

Vous avez bien lu. En 1988, alors que les sciences climatiques étaient dans leur enfance, que la litérature scientifique à ce sujet était quasi inexistante et qu’à peine plus d’une décennie plus tôt on craignait une nouvelle ère glaciaire, les Nations-Unies, avec l’appui de plusieurs gouvernements (dont le gouvernement canadien), avaient déjà décidé que le réchauffement climatique était dû aux émissions de GES créés par l’activité humaine et qu’un traité serait nécessaire pour limiter ces émissions.  Le GIEC fût alors créé non-pas pour établir la cause et les conséquences du réchauffement (le verdict était déjà déterminé d’avance), mais de fournir une justification d’apparence scientifique à l’idée que nous en sommes la cause et qu’un effort international sera nécessaire pour mitiger nos émissions de GES.

Ce simple fait devrait déjà miner la crédibilité du GIEC dans votre esprit, mais il y a plus. Beacoup plus.

Les «top guns» du climat… pas vraiment!

Rajendra Pachauri, directeur du GIEC de 2002 à 2015 a souvent répété que le GIEC employait la crème de la crème du monde scientifique. En ses propres mots:

«These are people who have been chosen on the basis of their track record, on their record of publications, on the research that they have done…
They are people who are at the top of their profession as far as research is concerned in a particular aspect of climate change.»

Et pourtant, c’est faux. Le GIEC a plusieurs fois employé des étudiants comme auteurs-associés, auteurs principaux, et auteurs principaux/coordonnateurs. Quelques exemples qu’on retrouve dans le livre de Mme Laframboise incluent Richard Klein qui a compété sa maitrise en 1992 à l’âge de 23 ans et est devenu auteur principal du GIEC en 1995 à l’âge de 25 ans, puis auteur principal/coordonnateur (le poste le plus sénior, responsable d’un chapitre entier de la bible climatique) à l’âge de 28 ans, 6 ans avant de compléter son doctorat en 2003. 

Ou Laurens Bouwer qui lorsqu’il a été choisi comme auteur principal pour le AR3 de 2001 était un stagiaire dans la Munich Reinsurance Company, n’avait pas encore terminé sa maitrise et qui n’a complété son doctorat que 10 ans plus tard

Ou encore Sari Kovats que le GIEC trouvait assez qualifiée en 1994 pour faire partie des 21 personnes appelées à travailler sur le premier chapitre sur la santé dans la bible climatique de 1995 (AR2), trois ans avant qu’elle ne publie son premier papier scientifique et 16 ans avant de compléter son doctorat.

Des experts? Vraiment? Que le GIEC embauche des étudiants post-grad pour assister dans les recherches est une chose. D’en faire des auteurs principaux en est une autre.

Des nominations politiques

Étant une agence de l’ONU, le GIEC est aussi soucieux de la représentativité au sein de son corps scientifique. peut-être même au détriment de leurs qualifications. En 2010, l’Interacademy Council (IAC) a été appelé à faire enquête sur les procédures du GIEC à la suite du scandale des glaciers de l’Hymalaya. Dans le cadre de cette enquête, ils ont mis un questionnaire en ligne pour recueillir les impression de gens internes ou externes au GIEC. Les réponses aux questionnaires sont disponibles ici.

Les réponses à ce questionnaire furent plutôt éclairantes à plusieurs égards. Vous donne quelques exemples citées dans le livre au sujet des nominations d’auteurs avec la page du document des réponses de questionnaire:

  • «There are far too many politically correct appointments, so that developping country scientists are appointed who have insufficient scientific competence to do anything useful. This is reasonable if it is regarded à a learning experience, but in my chapter… we had half of the [lead authors] who were not competent.» (p. 138)

  • «half of the authors are there for simply representing different parts of the world.» (p. 296)

  • «The team members from the developing countries (including myself)  were made to feel welcome and accepted as part of the team. In reality we were out of our intellectual depth as meaningful contributors to the process.» (p. 330)

C’est apparemment un secret de polichinelle au sein du GIEC que beaucoup des nominations ont très peu à voir avec l’expertise scientifique des candidats.

Cela ne veut pas dire qu’il n’y a pas de véritables experts au sein du GIEC, mais lorsque son directeur vous affirme que ce sont tous des gens au top de leur profession, choisis rigoureusement pour leurs qualifications et les papiers qu’ils ont publiés, c’est à prendre avec un gros grain de sel.

Infiltration verte

Comme si ce n’était pas suffisant de savoir que ceux qui écrivent les rapports du GIEC ne sont pas les experts qu’on prétend qu’ils sont, un autre facteur vient miner encore plus leur crédibilité: Un grand nombre d’entre eux sont également des militants actifs d’organismes comme Greenpeace, le World Wildlife fund (WWF) et l’Environmental Defense Fund (EDF). Pas juste au bas de l’échelle non-plus, mais à partir de la tête en descendant. Rajendra Pachauri lui-même a écrit la préface de deux documents de Greenpeace (ici et ici). 

Bill Hare, qui est apparemment considéré comme une «légende» à Greenpeace a servi comme auteur principal et reviseur expert dans la version 2007 de la bible climatique et un du groupe sélect de 40 personnes à contribuer au rapport de synthèse.

Le biologiste marin Ove Hoegh-Guldberg dont les travaux sont cités dans pas moins de 9 chapitres de la bible de 2007 a été auteur-contributeur et auteur-coordonateur pour le rapport #5. Pendant 17 ans il a également écrit quatre rapports pour Greenpeace et deux autres pour la WWF.

Michael Oppenheimer, auteur principal dans l’AR4 et auteur-coordinateur dans l’AR5 a été le chef scientifique de l’EDF pendant plus de deux décennies. Il continue d’ailleurs à conseiller cet organisme.

En tout et partout, dans l’AR4 qui a valu le prix Nobel au GIEC, deux tiers des chapitres ont au moins un auteur qui est un militant vert et certains chapitres en ont jusqu’à neuf. Imaginez le tollé si ces gens étaient à la solde d’Exxon…

Avez-vous le menton à terre? J’en ai encore à dévoiler, mais je devrai le faire dans une seconde partie.

À suivre…

Le graphique frauduleux de la Maison Blanche

Par Philippe David

Quand on s’intéresse à divers sujets et qu’on fouille le net pour se documenter un petit peu, c’est fou les choses qu’on peut trouver. Par exemple, sur le site de la Maison Blanche se trouve un texte intitulé «Why We Have to Act on Climate Now — In One Chart». Le graphique auquel le titre fait référence est celui-ci:

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Effrayant, n’est-ce pas? En le regardant, on croirait effectivement à une croissance phénoménale des températures et la ligne de la croissance du CO2 semble montrer une corrélation parfaite. Voilà la preuve irréfutable que nous sommes responsables du réchauffement, n’est-ce pas? Désolé, mais c’est faux.

Jouons à «Qu’est-ce qui cloche dans ce graphique?»

Parce que voyez-vous, ce graphique est frauduleux. Il a été manipulé pour sur-amplifier les données et donner l’impression d’une fausse corrélation. Pouvez-vous me dire ce qui cloche? Non? Regardez attentivement le graphique.

Si vous avez remarqué que l’axe des Y est tronqué pour ne montrer que la température entre 56 et 59 F,  je vous donne deux morceaux de robot. Plus, si vous avez également remarqué que l’axe des y du graphique de CO2 a également été tronqué pour éliminer tout en dessous de 260 ppm pour mieux donner une fausse impression de corrélation, vous gagnez le gros lot. 

Voyez-vous, la troncation de ces axes a pour effet de sur-amplifier le tracé et le rendre beaucoup plus dramatique. C’est un trucage très fréquemment utilisé d’ailleurs. Voici le même tracé de température si on le représente avec l’axe des Y intact:

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Tremblez-vous de peur maintenant? Si on la comparait avec la courbe de CO2 maintenant, vous croyez qu’il y aurait une corrélation? Voici un tracé des anomalies de température (c’est-à-dire basé sur les variations de température plutôt que des températures absolues), basé sur les données du Hadley Met Center et du East Anglia Climactic Research Unit (HadCRUt), comparé au tracé des émissions anthropiques de CO2:

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J’attire ici votre attention sur le fait que le graphique représente mieux les données puisqu’on parle en réalité d’infimes variations de dixièmes de degrés. C’est pourquoi on n’utilise pas habituellement des graphiques basés sur des températures absolues, qui ne révèlent en réalité pas grand-chose. Notez que le réchauffement n’est pas linéaire, mais qu’il donne plutôt une forme d’escalier alors que les émissions de CO2 donnent une courbe linéaire. Nous ne pouvons donc pas établir de corrélation par la simple comparaison de ces courbes. Cependant, si la corrélation existait, on verrait la pente des phases de réchauffement devenir de plus en plus abruptes au fur et à mesure que les émissions de CO2 accélèrent. Voyez-vous une différence dans l’angle des trois pentes montantes du tracé des anomalies de température? Non? Moi non-plus.

Le graphique clame également que la pollution carbonique est à son plus haut niveau dans l’histoire humaine, ce qui est vrai. Sauf qu’à l’échelle que vit la Terre, l’existence humaine est équivalente à un clin d’oeil. Si on regarde l’évolution des concentrations de CO2 dans l’atmosphère, à l’échelle géologique, on constate que le CO2 a été à des concentrations beaucoup plus élevées pendant la plus grande partie de l’évolution de la vie sur cette planète. Si le CO2 était si nocif, comment se fait-il que nous soyons là? Dans les faits, nous vivons une disette historique de CO2 par rapport à l’évolution de la Terre.

Phanerozoic_Carbon_Dioxide

Si la vie a su fleurir sur cette Terre (incluant les ancêtres évolutifs de toutes les espèces actuelles, nous y compris) pendant des centaines de million d’années avec des niveaux de CO2 et des températures beaucoup plus élevées que ce que nous avons présentement, c’est quoi le problème?

Signe de la faiblesse de l’hypothèse anthropogénique

Ce graphique, loin de prouver l’hypothèse anthropogénique des changements climatique, tend plutôt à la discréditer. Si ce graphique est ce que la Maison Blanche, qui pourtant dépense plus de $4 milliards/an en recherches pour prouver que l’activité humaine est le facteur principal qui influence le climat, a de mieux à offrir pour prouver qu’il y a urgence d’agir en matière de climat, alors c’est un échec cuisant!

On ne cesse de nous dire qu’il y a consensus. Que la science est sans équivoque et indisputable. Si c’est le cas, pourquoi est-ce que le gouvernement le plus puissant de la planète aurait besoin d’utiliser un graphique frauduleux pour convaincre ses citoyens? Et si les instances les plus élevées de ce gouvernement s’abaissent à ce genre de pratique, qu’est-ce que ça dit au sujet de la crédibilité de ses agences impliquées activement dans l’étude du climat?

Maintenant vous savez pourquoi je suis sceptique…

En boni…

Consultez cette vidéo pour voir d’autres exemples de manipulation de données et de graphiques par les défenseurs de la rectitude climatique…

Les sophismes honteux de Radio-Canada

Par Philippe David

La semaine dernière, Radio-Canada s’est adonné à un exercice de propagande qui aurait gonflé de fierté Josef Goebbels lui-même en publiant une bande dessinée ridiculisant les climato-sceptiques sur son site Web. On aurait cru lire la Pravda soviétique au bon vieux temps de la Guerre Froide.

Essentiellement, selon cette BD, il existerait deux types de personnes. Les bonnes qui croient à l’hypothèse du réchauffement climatique anthropogénique (causé par l’homme) et les gros colons de négationnistes du climat, abreuvés par ces méchantes  radios-poubelles de Québec et autres sources d’information douteuses.

Sophisme - définition

Pour démontrer  à quel point cette bande dessinée est mensongère, j’y ai relevé pas moins de quatre sophismes différents. Sans plus tarder, je vous les énumère.

RC BD Climatosceptique 2

  1. L’épouvantail (ou la caricature)
    La bande dessinée fait une caricature des climato-sceptiques en les faisant passer pour des ignares qui boivent de la bière et ne tiennent leurs informations que de sources douteuses pour mieux les ridiculiser. Cependant, cette technique évite toute critique honnête de leurs véritables arguments. Ce n’est pas en abattant une représentation caricaturale d’un adversaire que vous prouvez que vous avez raison. Au contraire, vous faites preuve de malhonnêteté intellectuelle.

    RC BD Climatosceptique 1

  2. L’appel à la popularité
    Radio-Canada tente aussi de faire valoir que les climato-sceptiques ont tort en faisant appel à un supposé consensus de 97% des scientifiques. Ça aussi c’est fallacieux. Même en supposant que 97% des scientifiques s’accordaient pour dire que 2+2=5, ça ne change rien au fait que c’est mathématiquement faux. Donc qu’il existe ou pas un consensus de scientifiques qui disent que la Terre se réchauffe, que ce réchauffement est principalement causé par l’activité humaine et qu’il est dangereux (et il a été maintes fois déboulonné d’ailleurs) ne prouve absolument pas en lui-même que cet énoncé est vrai. Dois-je rappeler qu’on a déjà cru dur comme fer que le Soleil tournait autour de la Terre et que l’homme ne pouvait survivre à voyager à plus de 25 milles à l’heure. Une hypothèse n’est pas vraie parce qu’elle est populaire, elle ne peut être vraie que si elle est soutenue par des faits vérifiables et confirmée par l’expérimentation. La science ne fonctionne pas par consensus, elle est plutôt anti-consensus. Il ne suffit que d’une personne ayant des preuves empiriques qu’une hypothèse est fausse pour invalider cette hypothèse.

    RC BD Climatosceptique 3

  3. L’appel à l’autorité
    Radio-Canada prétend dans sa BD qu’une personne qui n’a pas une formation scientifique n’est tout simplement pas qualifiée pour prendre part à ce débat. Quelle ironie alors que le principal « expert » que Radio-Canada présente constamment lorsqu’il est question de changement climatiques, Stephen Guilbeault, a étudié en théologie et en sciences politiques et n’a même pas complété de diplôme alors que Reynald Duberger, géologue et sismologue diplômé et enseignant retraité de l’UQAC est banni de ses ondes. Mais qu’à cela ne tienne, le manque d’une formation formelle en sciences en général et en climatologie en particulier n’est pas une preuve en elle-même que ses arguments sont faux quoiqu’évidemment, une personne ayant une formation dans le domaine a de meilleures chances de savoir de quoi il parle. Quoi qu’il en soit, les climato-septiques ne sont pas tous des profanes. Il y a même 31 487 scientifiques américains de diverses disciplines, dont 9029 avec des PhD et qui sont tous qualifiés pour évaluer les mérites de l’hypothèse anthropogénique et  sont tous des sceptiques de cette hypothèse. Grands nombres de ces  scientifiques travaillent dans les sciences climatiques et des sciences connexes. Ça commence à faire beaucoup de sceptiques qui ne sont pas nécessairement des ignares qui s’abreuvent de la radio de Québec  et il y en a beaucoup d’autres provenant de tous les pays du monde. Certains ont même travaillé pour des organismes comme la NASA et ont même participé à la rédaction et la révision des rapports du GIEC.

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  4. L’attaque ad hominem
    Ce sophisme consiste à attaquer le messager plutôt que de réfuter le message lui-même. C’est l’arme de prédilection des paresseux intellectuels. Par exemple, insinuer que la personne argumente contre la thèse anthropogénique parce qu’elle est à la solde des grandes pétrolières, comme si parmi ceux de l’autre camp, il n’y en a pas qui s’en sont mis plein les poches soit par subvention gouvernementale ou par les industries vertes (Comme Al Gore qui est devenu des centaines de fois millionnaire depuis son petit film de propagande. C’est payant le catastrophisme, n’est-ce pas?). Il y a des gens qui agissent par intérêt personnel dans les deux camps et ce n’est pas leurs motivations qui comptent, comme pour tous les autres sophismes, seul le poids de leurs arguments décide qui dit vrai et qui dit faux.

     

    Financement du gouvernement américain pour les recherches climatiques
    Financement du gouvernement américain pour les recherches climatiques
    Financement climato-sceptique - Source: Greenpeace
    Financement climato-sceptique – Source: Greenpeace

Bref, on voit souvent les gens de Radio-Canada regarder de haut les stations de radio d’opinion de Québec en les traitant de « radios poubelles » pour ensuite produire des torchons démagogiques de la sorte aux frais des contribuables en plus. En tant que diffuseur d’État, Radio-Canada devrait plutôt garder une certaine réserve et présenter un contenu plus équilibré. Cependant il y a longtemps que j’ai renoncé à l’espoir que ça se produise un jour.

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Errata: Dans une version antérieure de ce texte, j’ai écrit par inadvertance Hermann Goebbels plutôt que Josef Goebbel. Milles excuses pour l’erreur. Elle est maintenant corrigée. Merci à ceux qui me l’ont signalée.