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Le conflit étudiant : Des élections générales estivales sont inévitables.

Par Simon Leduc

Cela fait quinze semaines que le gouvernement et les leaders étudiants s’affrontent sur la hausse des frais de scolarité. Le premier ministre Charest a toujours affirmé qu’il n’allait jamais reculer sur cette décision gouvernementale. À l’aube de la saison touristique (qui est menacée par les manifestations), le gouvernement libéral a décidé de convoquer les leaders étudiants à une nouvelle ronde de négociation afin de mettre fin à la crise. La ministre de l’Éducation a proposé à la partie adversaire de baisser la hausse des droit de scolarité Les futurs leaders syndicaux ont massivement rejeté l’offre gouvernementale. Le dogmatisme et l’intransigeance de ceux-ci empêchent tout dénouement à la crise. Est-ce que le déclenchement d’élections générales estivales est la seule façon de mettre fin à cette mascarade?

Le gouvernement a fait des compromis contrairement aux leaders étudiants :

Depuis le début de ce litige, le gouvernement libéral a réitéré son désir de hausser les frais de scolarité. Ce gouvernement a été réélu le 8 décembre 2008 pour diriger la province. Il a pris la décision d’augmenter les droits de scolarité et cette politique a été adoptée (c’était une mesure budgétaire) par une majorité de députés de l’Assemblée nationale en 2011. Le premier ministre est resté ferme sur cet enjeu et la majorité des Québécois l’appuie sur cette question. Le mouvement progressiste (les artistes, le PQ, QS, les associations étudiantes, les groupes communautaires, les écologistes et les grandes centrales syndicales) a férocement dénoncé la décision gouvernementale. Cela fait plus de quinze semaines que les gauchistes manifestent contre cette supposée politique injuste. Elle a tenté de faire reculer le gouvernement comme cela avait été le cas dans d’autres dossiers. Contrairement à l’intransigeance des boycotteurs, le gouvernement a fait un compromis qui est bénéfique aux jeunes de familles moins biens nantis : la bonification des prêts et bourses. Les associations étudiantes se sont campées sur leurs positions. L’offre gouvernementale a été rejetée unanimement par les trois marionnettes des centrales syndicales. Cela démontre bien leur dogmatisme et intransigeance. Les négociations semblent être au point mort et cette crise va se poursuivre durant la saison estivale.

En conférence de presse, le premier ministre a affirmé que son gouvernement a fait d’importantes concessions aux étudiants afin de mettre un terme à ce conflit qui déchire la société québécoise. La bonification des prêts et bourses va permettre aux familles pauvres d’envoyer leurs enfants à l’université Jean Charest a fait une déclaration qui résume bien le compromis de son gouvernement : «jusqu’à 51 000$ de revenu familial, c’est l’équivalent de la gratuité scolaire. Les prêts sont possibles jusqu’à 100 000$ [pour un revenu familial]. Des bourses, jusqu’à 72 000$… Les associations se battent pour qui, au juste?» . Le chef libéral a raison, la minorité étudiante défend les intérêts des familles riches qui payent des frais de scolarité ridiculement bas. Le Che Guevara québécois (Gabriel Nadeau-Dubois) se fout des étudiants de familles pauvres qui vont bénéficier de la gratuité scolaire avec la proposition gouvernementale. Les leaders étudiants sont les seuls responsables de la crise qui secoue le Québec depuis plus de trois mois.

À cause de l’échec des négociations, le plus grand événement touristique montréalais de l’année va être menacé par des manifestations étudiantes. Les apprentis sorciers communistes (Les gens de la CLASSE) vont tenter de nuire au Grand Prix de Formule Un du Canada qui aura lieu les 8, 9 et 10 juin à Montréal. Ces petits révolutionnaires vont causer un tort irréparable à la métropole montréalaise durant l’été et c’est toute l’économie du Québec qui va en souffrir. Gabriel Nadeau-Dubois se fout éperdument des travailleurs québécois. Cette mascarade doit prendre fin et le déclenchement d’élections générales estivales est la seule façon de mettre fin au conflit étudiant et de ramener le calme à Montréal. Les Québécois doivent avoir le dernier mot, point à la ligne.

Le conflit étudiant : La seule issue possible : Des élections générales :

Par Simon Leduc

Le plus long conflit étudiant des dernières décennies continue d’empoissonner la société québécoise. Les associations étudiantes semblent vouloir camper sur leur position. Pour eux, le règlement de ce litige passe seulement par l’annulation de la hausse des frais de scolarité par le gouvernement libéral. Le premier ministre Charest ne va pas céder aux pressions étudiantes. Il va maintenir sa décision gouvernementale. Le gouvernement libéral a tendu la main à quelques reprises aux étudiants, sans succès. Les négociations entre la ministre Beauchamp et les trois leaders étudiants ont été infructueuses. Il semble y avoir seulement une issue possible à ce conflit étudiant : des élections générales.

Les associations étudiantes ne veulent pas régler le conflit :

Depuis le début de cette crise, il y a une chose qui est très claire, les leaders étudiants ne vont jamais accepter la hausse des frais de scolarité. Ils sont de fervents défenseurs du gel. Cela veut dire qu’on est dans un cul-de-sac. Les trois futurs syndicalistes veulent avoir raison et ils ne désirent pas négocier de bonne foi avec le gouvernement libéral. La preuve, la ministre de l’Éducation leur a tendu la main à quelques reprises depuis quelques jours. Elle a proposé une bonification des prêts et bourses (afin d’aider les jeunes moins bien nantis) et d’échelonner la hausse sur une plus longue période. Les boycotteurs ont unanimement rejeté les offres de Québec (dans le cas de l’échelonnement de la hausse, seule la CLASSE s’est prononcée sur cela jusqu’à maintenant). Leur intransigeance fait persister ce conflit dans le temps. Les étudiants (les pro-boycotts) ne veulent pas payer leur juste part pour leurs études universitaires. Évidemment, c’est plus facile de faire payer les autres. Ce sont des bébés gâtés qui ne sont pas habitués de se faire dire non par une figure d’autorité. Ces futurs syndicaleux vont continuer d’emmerder la majorité silencieuse et de paralyser la métropole avec leurs manifestations.

Le gouvernement démocratiquement élu par les Québécois doit déclencher des élections pour mettre fin à ce fiasco :

Dans ce dossier, le gouvernement Charest a défendu les intérêts des Québécois. Le premier ministre a pris une décision et il n’a pas cédé au chantage de ces pleurnichards. Celui-ci a été critiqué de toute part pour sa supposée intransigeance dans ce conflit. Pourtant, la ministre de l’Éducation a vraiment tenté de mettre fin à ce litige en proposant un compromis : une bonification des prêts et bourses et l’échelonnement de la hausse sur une période de sept ans. Les libéraux ont mis de l’eau dans leur vin mais les leaders étudiants ne veulent rien entendre. La CLASSE a déjà rejeté l’offre gouvernementale. Il ne faut pas être surpris. Ces hurluberlus veulent rien de moins que la gratuité scolaire. Si la FECQ et la FEUQ rejettent la proposition de Line Beauchamp, le gouvernement n’aura pas d’autres choix que de déclencher des élections générales.

Le conflit étudiant nuit énormément à la métropole montréalaise. Les petits commerçants qui travaillent comme des forcenés pour nourrir leurs familles sont pris en otage par les manifestations qui sont devenues quotidiennes. Le premier ministre Jean Charest doit prendre ses responsabilités et mettre fin à cette crise. Si tous les groupes étudiants rejettent l’offre du gouvernement, le déclenchement d’élections générales sera la seule façon de mettre un terme à cette crise sociale. Ce n’est pas seulement les étudiants qui ont le droit de parole sur cette question mais bien l’ensemble des Québécois. Après tout, ce sont eux qui payent plus de 88% du financement des universités par l’entremise des taxes et impôts. La société québécoise doit régler ce litige avec une consultation démocratique. Ceux qui sont contre la hausse des frais de scolarité pourront voter pour le Parti québécois ou Québec solidaire (ils sont contre la hausse). L’autre camp pourra voter pour le Parti libéral du Québec ou la Coalition avenir Québec (les pro-hausses).

Cet affrontement empoisse la Belle province depuis plus de deux mois et il faut que cela cesse. Le déclenchement d’élections générales est la seule solution pour sortir de l’impasse. Laissons les Québécois trancher, c’est cela la démocratie après tout.

Le conflit étudiant : La remise en question de la légitimité des associations étudiantes

Cela fait dix semaines que le gouvernement et les associations étudiantes s’affrontent sur les droits de scolarité. Au début du conflit, les étudiants manifestaient de façon pacifique. Ils défendaient leur cause qui était tout à fait légitime.

Depuis quelques semaines, la métropole est prise d’assaut par les étudiants (et des casseurs professionnels qui s’infiltrent dans les manifs) : blocage de ponts, vandalisme dans les universités et des bureaux de ministres, etc.

Devant cette escalade de violence, la ministre Beauchamp a tendu la main aux leaders étudiants. Elle a proposé une bonification des programmes de prêts et bourses. À peine une heure après l’annonce de la ministre, les groupes étudiants ont rejeté unanimement le compromis du gouvernement. Les trois chefs étudiants auraient pu mettre fin à ce conflit. Ils ont plutôt mis de l’huile sur le feu en se campant sur leur position qui est devenue intenable. En conséquence, les jeunes vont perdre leur session à cause d’une modeste hausse de 325$ par année des droits de scolarité, c’est vraiment ridicule.

Dans ce conflit, les associations étudiantes se sont vraiment comportées comme les grandes centrales syndicales. Ils ont bafoué la démocratie en intimidant les opposants au boycott afin de faire balancer les votes de grève en leur faveur. Ces supposés leaders se prennent vraiment pour des syndicalistes. Selon eux, le déclenchement de cette grève était tout à fait légitime. Sur le plan légal, ce n’est pas une grève mais bien un boycott. La notion de grève générale s’applique seulement aux travailleurs. Il faut se rappeler que les étudiants ne sont pas des travailleurs. Donc, on ne parle pas d’une grève mais bien d’un boycott. Si un groupe d’étudiants veut boycotter ses cours, c’est sa décision. Mais, les boycotteurs ne peuvent pas empêcher les autres de poursuivre leurs études. Les pro-boycotts utilisent l’intimidation pour arriver à leurs fins. C’est inacceptable d’agir ainsi dans une société démocratique. Quand Gabriel Nadeau-Dubois affirme que la CLASSE respecte la démocratie, je le trouve vraiment drôle.

Le conflit étudiant est arrivé à son paroxysme avec les émeutes qui ont frappé la ville de Montréal vendredi dernier. Une manifestation qui était organisée par la CASSE (excuser-moi la CLASSE) a dégénéré en émeute violente. Les forces policières ont dû intervenir pour repousser la racaille qui voulait entrer dans le Palais des Congrès où avait lieu le Salon sur le Plan Nord. Des crapules cagoulées ont fracassé des vitres, attaqué la police et même lancé des briques sur des automobiles qui circulaient au centre-ville. La police a fait un excellent travail dans cette émeute. Elle a su bien arrêter la casse et bien remettre de l’ordre dans la métropole montréalaise. Ceux qui dénoncent la brutalité policière me font bien rire. À les entendre, la police devait laisser ces voyous intimider et vandaliser toute la ville. Les policiers ont fait leur travail, point à la ligne.

Lors d’un discours devant un parterre de gens d’affaires, le premier ministre a fait une blague sur les étudiants. Il a dit que l’on pourrait offrir des emplois à ceux-ci et le plus loin possible dans le Nord. Jean Charest a fait une farce pour détendre l’atmosphère et je l’ai trouvé bien drôle. La déclaration du chef libéral a indigné une bonne partie de la population et les médias. François Legault a dit que Jean Charest a sali sa fonction en riant des étudiants comme cela. Le chef de la CAQ n’a pas peur du ridicule. Sur les réseaux sociaux, on a dénoncé l’arrogance de Jean Charest au lieu de condamner la violence, c’est aberrant.

La gauche bien-pensante affirme que Jean Charest est responsable de la dégradation du conflit. Dans cette bataille de l’opinion publique, le gouvernement Charest a remporté la victoire. Les futurs leaders syndicaux devraient tendre la main à la ministre et négocier une sortie de crise honorable. Le gouvernement ne va pas reculer sur la hausse des frais de scolarité. Les étudiants doivent accepter le compromis de la ministre et retourner en classe. Malheureusement pour les universitaires et cégépiens qui ne voulaient rien savoir de ce boycott, ils vont perdre leur session.

Après ce conflit, c’est le caractère antidémocratique des associations étudiantes qui doit être remis en question. Les étudiants ne doivent plus être pris en otage par de futurs syndicalistes (comme Gabriel Nadeau-Dubois) qui veulent faire avancer leurs propres carrières sur leurs dos. Dorénavant, chaque étudiant devrait décider s’il veut faire partie d’un groupe étudiant ou non. C’est le principe de la liberté de choix qui est en cause ici.