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L’électrification des transports : une autre lubie péquiste.

electrification des transports
La Leaf de Nissan

Par Philippe David

Dernièrement, le gouvernement du PQ a présenté sa « Stratégie nationale de mobilité durable ». Seulement, elle se heurte, selon Daniel Breton, à l’incapacité des fabricants automobiles à fournir la demande québécoise. Tant et si bien que si c’était de lui, le gouvernement devrait forcer ces fabricants à fournir plus de véhicules électriques au Québec. Passons sur le fait que sans les généreux rabais offerts à l’achat d’un véhicule électrique avec l’argent de contribuables, cette demande n’existerait pas ou presque,  et à moins d’une percée technologique majeure, les véhicules électriques ne pourront jamais supplanter les véhicules à essence, et même s’ils le pouvaient, ce ne serait pas nécessairement une bonne idée.

La voiture électrique a été inventée il y a 179 ans. Cela peut vous surprendre, mais elle existe depuis plus longtemps que les voitures avec moteur à combustion et pendant plusieurs décennies, elle supplantait celles-ci avant de sombrer dans les oubliettes avant qu’on la sorte de la boule à mite dans les années 60-70 et encore dans les années 1990 et 2000. Si elles étaient si populaires au tournant du 20e siècle, pourquoi ne sommes-nous pas tous en train d’en conduire une aujourd’hui? Certaines personnes vous jureront qu’il existe un complot unissant les constructeurs automobiles et les grandes pétrolières pour étouffer le développement de la voiture électrique. Aussi plausible que cela pourrait paraitre à première vue, l’explication est encore plus simple. L’obstacle auquel se heurte la voiture électrique n’est pas un complot quelconque, mais plutôt une certaine science qu’on appelle la physique.

La barrière des 160 km

Aujourd’hui, comme il y a cent ans, la voiture électrique se frappe à la même barrière: celle des 160 km (100 milles). Deux nouvelles voitures électriques, la Leaf de Nissan et la I-MiEV de Mistsubishi ont exactement cette même autonomie que la Fritchle Modèle A Victoria de 1908, c’est-à-dire 160 km sur une recharge. Les premières voitures électriques (avant 1900) avaient une autonomie de 32 à 64km, ce qui était toujours mieux que le 20 km qu’un cheval pouvait parcourir en une journée. La génération suivante offrait une autonomie de 80 à 130 km et la troisième génération offrait une autonomie de 120 à 160km, tout en transportant jusqu’à cinq passagers confortablement. Cent ans plus tard, et rien n’est changé.

En réalité, l’autonomie de la Leaf et de la I-MiEV est probablement moindre que la Fritchle. Lorsque l’autonomie de la Fritchle fut déterminée, c’était pendant une course de 2900 km pendant 21 jours pendant l’hiver de 1908. La voiture fut conduite à travers diverses conditions de terrain et météorologiques, sur des routes le plus souvent boueuses. L’autonomie moyenne enregistrée fût de 144km par recharge et le maximum fut 172km (sources: 1 / 2 ).

Par contraste, l’autonomie des voitures actuelles est déterminée dans des conditions de laboratoire idéales, sur des rouleaux plutôt que des vraies routes. De plus, les voitures actuelles comportent de l’équipement qui n’existait pas en 1908, mais qui peut grandement affecter l’autonomie. Par exemple, l’usage de la chaufferette, essentielle au Québec, peut couper l’autonomie de moitié. Ces facteurs ne sont pas inclus dans les tests de l’EPA, ce qui veut dire qu’en réalité l’autonomie annoncée de 160km est plutôt exagérée dans des conditions d’utilisation réelles.

La densité énergétique

Les piles, qui sont le réservoir à carburant des voitures électriques, sont une partie du problème. La Fritchle, comme ses contemporaines, utilisait des piles à l’acide et au plomb qui avaient une densité énergétique de 20Wh/kg à 40Wh/kg. Les voitures comme la Leaf et la I-MiEV utilisent des piles au lithium-ion à 140 Wh/kg. En guise de comparaison, la densité énergétique de l’essence est 13 200 Wh/kg. Puisque les véhicules comme la Leaf ont une pile de capacité de 3 à 7 fois plus grande que la Fritchle, on aurait pu s’imaginer qu’ils pourraient aller de 3 à 7 fois plus loin ou avoir des piles de 3 à 7 fois plus petites et légères, mais ce n’est pas le cas. Pourquoi? La pile de la Nissan n’est que 1.6 fois plus légère que celle de la Fritchle (220kg vs 360kg) mais le poids du Nissan est supérieur à celui de la Fritchle (1271kg vs 950kg). Alors que les voitures actuelles sont des moteurs développant 110 chevaux, les voitures de 1908 ne développaient que 10 chevaux. Les VE actuelles peuvent donc aller plus vite et accélérer plus rapidement que leurs ancêtres, mais ça a un prix. Une voiture consomme quatre fois plus de carburant pour rouler deux fois plus vite. Ce qui fait que les VE actuelles consomment l’énergie beaucoup plus rapidement que leurs ancêtres, ce qui élimine l’autonomie accrue que les avancements technologiques auraient pu amener. Nous sommes donc au même point. Pour faire compétition à des voitures à essence, les voitures électriques doivent avoir tous les mêmes conforts, ce qui exige un poids plus élevé et être capable de rouler aux mêmes vitesses, ce qui a pour effet de limiter leur autonomie. (La Tesla Roadster  a une autonomie de 392km, mais elle a une pile deux fois plus grosse et n’a que deux sièges, en plus de coûter plus de $100 000 !) Mais il y a d’autres problèmes.

Pas si vert que ça

On nous fait souvent miroiter que les véhicules électriques sont mieux pour l’environnement que les véhicules à l’essence. À première vue, ça semble tenir la route, mais ce qui est moins évident est le coût énergétique pour fabriquer les piles, ainsi que leur recharge. Quand on sait que la plus grande partie de l’électricité produite dans le monde est générée avec l’aide de carburant fossiles, on aurait tort de négliger cet aspect.

Par exemple, sachant que le coût d’une pile de Tesla Roadster est de $30 000. À l’aide de cette calculatrice de l’Université Carnegie Mellon, on peut calculer que $30 000 d’activité économique utilise 23 222 KW/h. C’est une quantité d’énergie considérable pour la fabrication d’une seule pile qui doit être remplacée aux 7 ans.

La recharge cause aussi un problème. Si tout le monde rechargeait son auto pendant la nuit, alors que les centrales électriques ont un surplus de capacité, il n’y aurait probablement pas lieu d’augmenter notre capacité de production électrique, mais voilà, pour beaucoup, ce sera insuffisant. Les fabriquant veulent dont avoir une infrastructure de chargeurs rapides, permettant de recharger son auto en 10 minutes. Seulement, s’il ne coûte que 3 125W pour recharger un véhicule durant 8 heures pendant la nuit, une recharge rapide de 10 minutes nécessite 155kW. Si nous considérons un parc automobile comme celui des États-Unis à 220 millions de véhicules, recharger tous ces véhicules simultanément nécessiterait 34 000GW, soit 34 fois la capacité totale des É-U. C’est certain que ce genre de situation ne se produira jamais, mais la question est combien de véhicules pourraient se trouver à se recharger simultanément à n’importe quel moment de la journée et combien de nouvelles centrales on devra ouvrir pour satisfaire la demande. Pensez aux journées de grand froid l’hiver quand Hydro-Québec vous supplie de ne pas faire votre lavage ou partir votre lave-vaisselle, et imaginez qu’il y ait seulement 100 000 véhicules électriques branchés à une borne de recharge rapide à ce moment-là. Cent mille véhicules en recharge rapide, qui ne représentent qu’une fraction du parc automobile du Québec, consommeraient un gargantuesque 15,5GW.  Il se pourrait qu’au Québec, le potentiel hydroélectrique de la province entière ne suffise pas si toutes les voitures étaient électriques.

Conclusion

La voiture électrique n’a pas besoin d’une collusion des pétrolières ou des gros fabricants d’automobiles pour freiner son développement. À moins que quelqu’un arrive à inventer une pile miracle avec 10 fois la capacité des piles actuelles, elle ne pourrait pas rivaliser avec les autos à essence en termes d’autonomie, ni en termes de coût énergétique. Alors que le gouvernement cherche à stimuler la demande pour ces véhicules à grand coups de subventions et même songe à forcer les fabricants à fournir cette demande artificielle tient de la lubie la plus complète. Mais d’un autre côté, de telles stupidités sont devenues des marques de commerce du PQ.

Les as de la médiocrité

As de la mediocrite

Par Philippe David

 À la fin de la semaine dernière, j’ai senti ma tension artérielle grimper plus que d’habitude, ce qui a le don de m’inspirer un peu. Depuis un peu plus d’un an, le gouvernement péquiste de Pauline Marois m’a fourni amplement d’inspiration avec son incompétence. Depuis quelques jours, il se dépasse. Je ne crois pas que le Québec en 400 ans ait vu un gouvernement aussi médiocre et Pauline Marois et ses sbires semblent en rajouter à chaque jour.

Nés pour un petit pain

La semaine dernière a « dévoilé » l’étendue de l’incompétence du gouvernement Marois. Des chiffres troublant nous démontrant qu’alors que le reste du Canada a réussi à générer 145 000 nouveaux emplois depuis le début de 2013, le Québec, lui, s’est démarqué en perdant 45 000 emplois. Mais là n’est pas le pire. Le pire n’est pas que depuis un an, les péquistes ont tout fait pour faire fuir les investissements, mais l’attitude qu’ils ont quand on les confronte avec les faits. Vendredi dernier, lorsque questionné sur la piètre performance de notre économie,  François Gendron, notre Vice-Premier-Ministre, nous a servi cette déclaration :

«Écoutez, j’étais étudiant à l’École normale puis l’Ontario avait une meilleure économie que nous, ça fait 45 ans que c’est comme ça, donc est-ce que ça me dérange? Pas du tout.»

Et encore

«Le taux de chômage au Québec a toujours été presque le double de celui de l’Ontario, a rappelé M. Gendron. La raison principale, c’est le support par nos argents pour 50 % au gouvernement canadien, qui a toujours supporté plus et mieux l’Ontario. Il n’y a qu’à regarder ce qui se passe au niveau des centres de recherche.»

Non, mais quelle attitude de loser! Attitude qui démontre sans équivoque que les ténors de ce gouvernement croient que les québécois sont littéralement nés pour un petit pain! Avec ces petites perles, M. Gendron est passé dans les annales des déclarations les plus stupides de l’histoire québécoise pour aller accompagner celle de Raymond Bachand comme quoi « la finalité n’est pas d’équilibrer le budget, c’est d’être heureux comme peuple ». Grâce à M. Gendron, M. Bachand arrivera peut-être à se faire oublier. Peut-être.

Primo, si on lit le livre « Du Grand Rattrapage au Déclin Tranquille » de Vincent Geloso, on découvre que si c’est vrai que l’économie ontarienne performe mieux que l’économie québécoise depuis fort longtemps, il n’en a pas toujours été ainsi. Armé jusqu’aux dents de statistiques, Vincent Geloso fait une démonstration convaincante que pendant la période de 1945 à 1960, l’économie du Québec performait mieux que celle de l’Ontario et les québécois étaient en train de rattraper leurs homologues ontariens à tous les niveaux et que c’est depuis les années ’60, alors que la Révolution Tranquille jetait les base de notre modèle socio-économique social-démocrate actuel, que notre économie a amorcé un lent déclin qui nous a amené où nous sommes présentement. C’est une vérité qui dérange que notre intelligentsia nationaliste ne voudrait certainement pas que vous appreniez, eux qui se sont donné tant de mal à ériger ce mythe qu’est notre modèle québécois. Ce qu’ils ont baptisé la « Grande Noirceur » fût probablement  la période la plus prospère de notre histoire, mais chut! Il ne faut surtout pas le dire, de peur de se faire traiter d’hérétique par les papes de notre religion social-démocrate.

 Secundo, oubliez aussi l’idée que nous sommes moins riches que l’Ontario à cause que cette province reçoit plus d’aide de la part du gouvernement fédéral, c’est magistralement faux. Depuis des décennies, la part québécoise des recettes fédérales rétrécit alors que le gouvernement fédéral dépense plus au Québec qu’en Ontario (incluant paiements de transfert et dépenses de programmes). La différence entre les recettes et dépenses fédérales au Québec a été négative, aussi loin que Statistiques Canada fournit des chiffres sur son site web, alors qu’elle a toujours été positive en Ontario pendant cette même période, sauf très récemment. Depuis les années 80, l’Ontario a toujours contribué plus au gouvernement fédéral qu’elle n’a reçu alors que c’est le contraire au Québec. Un autre mythe nationaliste mord la poussière. Bien sûr, c’est typique pour un péquiste de rejeter le blâme de sa propre incompétence sur Ottawa.

$60 millions dans la toilette, yes!

Le même jour, le ministre de l’environnement, Yves-François Blanchet annonçait la non-reconduction du bail du projet de terminal gazier Rabaska à Lévis, tuant littéralement ce projet et jetant $60 millions en investissements dans la toilette. La réaction de Daniel « bougon » Breton (voir la photo ci-haut), ancien ministre de l’environnement, en dit également long sur l’incompétence de ce gouvernement. Après, on est surpris que l’investissement privé au Québec se tarit et qu’on perd des emplois alors qu’il s’en crée dans le reste du Canada? Pas moi en tout cas. Ce n’est qu’un exemple de tout le mépris que porte le gouvernement Marois sur tous les projets de développement miniers, pétroliers ou gaziers, comme si le Québec était la seule place au monde où nous sommes incapables de trouver un compromis acceptable entre le besoin d’exploiter nos ressources et la protection de l’environnement. Avouez que c’est un peu particulier. Désolé de l’apprendre aux Ouellet, Breton et Blanchet, mais l’exploitation de ressources naturelles sans aucun impact environnemental n’existe pas. Il y aura toujours une certaine quantité de pollution comme prix à payer pour la richesse que l’exploitation de ces ressources peut apporter et de les laisser dans le sol ne nous rapporte rien.

 

La valse des milliards

Peut-être est-ce à cause des critiques qu’elle a essuyé au sujet du chômage, mais Pauline Marois s’est soudainement intéressé à l’emploi cette semaine. Un peu tard peut-être?  Il me semble qu’elle aurait dû s’y intéresser avant. Comme le 4 septembre 2012, par exemple. Alors donc, nous avons encore une fois à un autre épisode de « La soirée de l’impro ». Un plan économique écrit à la hâte, probablement sur une serviette de papier sur le coin d’une table de restaurant. Deux milliards de dollars pour créer 43 000 emplois sur quatre ans. Remarquez que ça ne nous renfloue même pas ce que nous avons perdu depuis le début de l’année et à 46 512 la job, c’est plutôt cher.

Depuis des décennies, le Québec est le champion toute catégorie du BS corporatif. Il aurait surtout pas fallu que le PQ nous sorte une idée originale pour créer de l’emploi. Le Québec paie plus en subventions et crédits d’impôts de toute sorte aux entreprises que les provinces de l’Ontario, l’Alberta et la Colombie Britannique réunies. Et qu’avons-nous comme résultat?

  •  un produit intérieur brut (PIB) par habitant inférieur de 25 %,
  • une moyenne des salaires inférieure de 16 %,
  • un taux d’emploi inférieur de 4 %,
  • un niveau de productivité inférieur de 17 %,
  • un taux d’investissement privé inférieur de 5,4 %,
  • des mises en chantier inférieures de 18 %,
  • un taux d’accès à la propriété inférieur de 10,5 %

et…

  • une dette publique supérieure de 30 %!

 

Il me semble que si ce genre de dirigisme économique où le gouvernement s’amuse à choisir quelles entreprises gagnent et perdent selon ses impératifs politiques fonctionnait, il y a très longtemps qu’on le saurait. Pendant ce temps, l’entrepreneuriat se meurt au Québec. De plus en plus, je commence à croire que l’équipe économique du PQ est exactement comme l’a dépeinte le caricaturiste Ygreck. Je parie aussi que le membre le plus intelligent de cette équipe, c’est le singe.

La vertu inatteignable

Par Philippe David

Le sort de Daniel Breton était inévitable. De quoi était-il coupable? D’avoir fraudé l’assurance-chômage? D’avoir le pied pesant? De ne pas payer ses amendes, ou son loyer? D’avoir menti? D’être arrogant? Toutes ces réponses? Je ne chercherai pas à le défendre, certainement pas. Il était surtout coupable d’avoir tellement de squelettes dans son placard que les portes ne fermaient plus.

Suis-je content de sa démission? Absolument! Je ne m’en cacherai pas. Ceux qui me connaissent savent que je déteste le PQ et je n’aimais certainement pas Breton. Sa nomination comme ministre de l’environnement m’irritait au plus haut point. Il était un prêtre dans une religion dont certains adeptes souhaiteraient nous voir retourner à l’âge de pierre. Seule sa réaction à l’inversion de flux du pipeline Montréal-Sarnia démontre que notre ex-ministre vert était probablement aussi dogmatique qu’un créationniste. En plus, il est un écolo hypocrite puisqu’alors qu’il était reporter automobile pour évaluer des véhicules soi-disant « verts », il faisait l’essai d’une Porsche à 275 km/h. La Porsche était-elle hybride? Je me réjouis donc de son départ.

Ceci étant dit, cette histoire et toutes les autres histoires sordides de collusion, corruption, gaspillage de fonds publics et abus de confiance dont nous sommes quotidiennement bombardés récemment, m’amènent à une réflexion plus profonde. La commission Charbonneau, depuis son début, nous dévoile un système institutionnalisé de corruption et de copinage. Jusqu’ici, je crois qu’elle fait un excellent travail de confirmer et mettre a grand jour, ce que je crois, nous savions déjà, mais que nous refusions de regarder en face. La commission Charbonneau nous met effectivement le nez dans notre propre caca et nous demande d’en humer profondément l’odeur. Pourquoi je dis « notre » caca? Parce qu’ultimement, nous en sommes tous responsables dans notre aveuglement.

Revenons à Daniel Breton. De quoi était-il vraiment coupable, sinon d’être humain? Daniel Breton est une personne irresponsable, donc il n’aurait jamais dû être nommé ministre. Mais si vous regardez dans votre propre passé, n’avez-vous pas quelques épisodes dont vous n’êtes pas particulièrement fier? Croyez-vous que vous passeriez le test qu’on impose à nos élus d’être plus blancs que blanc. Combien de personnes peuvent vraiment se vanter qu’ils n’ont absolument rien à se reprocher? Si vous essayez de me dire que vous êtes si vertueux, je vous traiterai de fieffé menteur. Diogène n’a jamais trouvé son honnête homme et si on lui avait donné l’immortalité, il chercherait encore. Le problème en fait n’est pas que des personnes irresponsables se retrouvent dans des positions de pouvoir. Le problème est bien plus insidieux, c’est notre croyance que puisque nous ne sommes pas capables de nous gouverner nous-mêmes, nous devons choisir parmi nous des saints qui doivent nous gouverner. Qu’est-ce qui peut bien nous faire croire que ces gens feront mieux que nous? Que ces gens seront plus responsables. Que ces gens seront automatiquement plus honnêtes, du simple fait qu’ils arrivent à gagner un concours de popularité à tous les quatre ans? C’est de la pure délusion! De plus, le pouvoir corrompt. C’est la nature humaine. Et plus un individu aura de pouvoirs, plus il y a de risque qu’il soit corrompu. Les exemples abondent à travers l’Histoire. Il va aussi de soi que le pouvoir attire toujours le genre de personnalité qui désire manipuler les gens. Donc, plus la position comporte de pouvoirs et plus elle attirera des personnalités pathologiques. Alors pourquoi persistons-nous à croire que ce type de gouvernance peut fonctionner? Pourquoi nous attendons-nous que la classe politique soit plus vertueuse et plus responsable alors que le pouvoir attire les personnes les plus corruptibles?

Il y a plusieurs personnes qui croient comme moi que les pouvoir du gouvernement doivent être limités à la seule protection des droits individuels. Nous le faisons parce que nous savons pertinemment que la sagesse de la classe politique et des élites est un mythe et c’est probablement la plus grande fraude de l’Histoire.