
Par Simon Leduc
L’ancien leader de la CLASSE a été reconnu coupable d’outrage au tribunal. Le juge affirme que GND a encouragé les étudiants à défier l’injonction obtenue par Jean-François Morasse. Celui-ci s’était tourné vers les tribunaux afin de pouvoir suivre son cours universitaire. Sur les ondes de Radio-Canada, le leader étudiant avait clairement demandé à ses camarades de ne pas respecter le jugement de la Cour supérieure du Québec. On doit saluer le bon jugement du magistrat dans ce dossier. Il faut que cela soit clair, personne n’est au dessus des lois. Le geste de GND est inacceptable et il doit être dénoncé. Dans un pays démocratique, on ne peut pas encourager la désobéissance civile comme l’a fait l’ancien porte-parole de la frange radicale du mouvement étudiant. Le petit anarchiste joue à la victime et il affirme que c’est une attaque sa liberté d’expression, elle est bien bonne. Il y a des limites à cette liberté d’expression et on ne peut pas remettre en question la légitimité du pouvoir judiciaire dans un système démocratique. Gabriel Nadeau-Dubois mérite de payer pour son geste odieux et antidémocratique, point à la ligne.
L’apprenti syndicaliste a annoncé qu’il va aller en appel de ce jugement. C’est un geste tout à fait légitime de sa part. Je me pose la question suivante : Qui va payer les frais d’avocat du jeune homme? La réponse est l’employeur de Monsieur Nadeau-Dubois : la CSN. Les travailleurs de cette puissance centrale syndicale vont être heureux de payer (par l’entremise de leurs cotisations syndicales) les frais juridiques de GND. Je vais continuer dans l’indécence syndicale. La Fédération des enseignants de cégep a annoncé son désir d’aider financièrement la pauvre victime dans sa cause en appel. Cela ne me surprend pas. La majorité des professeurs du réseau collégial est gauchiste. En tout cas, Gabriel Nadeau-Dubois n’aura pas de problème d’argent car il peut compter sur l’appui financier du puissant syndicalisme québécois.
Un jour, il va falloir remettre en question la fameuse Formule Rand. Il ne faut pas compter sur l’ami des grandes centrales syndicales pour toucher à cela : le gouvernement Marois.














Huit mots.




