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Gabriel Nadeau-Dubois coupable d’outrage au tribunal

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Par Simon Leduc

L’ancien leader de la CLASSE a été reconnu coupable d’outrage au tribunal. Le juge affirme que GND a encouragé les étudiants à défier l’injonction obtenue par Jean-François Morasse. Celui-ci s’était tourné vers les tribunaux afin de pouvoir suivre son cours universitaire. Sur les ondes de Radio-Canada, le leader étudiant avait clairement demandé à ses camarades de ne pas respecter le jugement de la Cour supérieure du Québec. On doit saluer le bon jugement du magistrat dans ce dossier. Il faut que cela soit clair, personne n’est au dessus des lois. Le geste de GND est inacceptable et il doit être dénoncé. Dans un pays démocratique, on ne peut pas encourager la désobéissance civile comme l’a fait l’ancien porte-parole de la frange radicale du mouvement étudiant. Le petit anarchiste joue à la victime et il affirme que c’est une attaque sa liberté d’expression, elle est bien bonne. Il y a des limites à cette liberté d’expression et on ne peut pas remettre en question la légitimité du pouvoir judiciaire dans un système démocratique. Gabriel Nadeau-Dubois mérite de payer pour son geste odieux et antidémocratique, point à la ligne.

L’apprenti syndicaliste a annoncé qu’il va aller en appel de ce jugement. C’est un geste tout à fait légitime de sa part. Je me pose la question suivante : Qui va payer les frais d’avocat du jeune homme? La réponse est l’employeur de Monsieur Nadeau-Dubois : la CSN. Les travailleurs de cette puissance centrale syndicale vont être heureux de payer (par l’entremise de leurs cotisations syndicales) les frais juridiques de GND. Je vais continuer dans l’indécence syndicale. La Fédération des enseignants de cégep a annoncé son désir d’aider financièrement la pauvre victime dans sa cause en appel. Cela ne me surprend pas. La majorité des professeurs du réseau collégial est gauchiste. En tout cas, Gabriel Nadeau-Dubois n’aura pas de problème d’argent car il peut compter sur l’appui financier du puissant syndicalisme québécois.

Un jour, il va falloir remettre en question la fameuse Formule Rand. Il ne faut pas compter sur l’ami des grandes centrales syndicales pour toucher à cela : le gouvernement Marois.

La réaction de la gauche concernant la Loi spéciale : Un mépris de démocratie?

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Par Simon Leduc

Après vingt-deux heures de débats houleux à l’Assemblée nationale, le gouvernement libéral a adopté la Loi spéciale 78 avec l’appui des députés de la CAQ. Cette législation contient trente six articles mais les trois grands volets sont les suivants : la suspension des sessions dans les établissements en boycott jusqu’au 17 août, permettre aux étudiants de retourner en classe en toute tranquillité et l’encadrement du droit de manifester. Est-ce que la réaction de la gauche prouve qu’elle ne respecte pas la démocratie?

L’adoption d’une loi spéciale : une décision inévitable du gouvernement libéral:

Cela fait treize semaines que cette crise sociale empoisonne la société québécoise et plus particulièrement la métropole montréalaise. Les commerçants, les montréalais et les automobilistes sont les victimes de ces groupes radicaux qui font de la casse durant les manifestations nocturnes. Les étudiants (qui veulent étudier) se faisaient intimider et harceler par les carrés rouges aux portes des établissements postsecondaires. Le gouvernement Charest devait agir afin de mettre fin à ces actes illégaux. Il a adopté une loi spéciale pour mettre au pas ces extrémistes. Dorénavant, les organisateurs d’une manifestation qui regroupera plus de cinquante personnes vont devoir en informer les policiers huit heures avant le début de leur rassemblement. Avec cette mesure, certaines personnes affirment que le gouvernement libéral brime les libertés individuelles des manifestants. Cela se défend mais a-t-on pensé aux droits et libertés des commerçants, montréalais et automobilistes qui en ont marre de se faire écœurer par des casseurs et anarchistes?

La réaction de la gauche réactionnaire :

Sans surprise, la gauche québécoise a unanimement dénoncé et attaqué le projet de loi spécial du gouvernement libéral. Premièrement, les associations étudiantes ont dit que cela allait envenimer la crise sociale. La CLASSE refuse de se soumettre à cette loi qui selon elle, est injuste et attaque une génération entière. C’est une déclaration fausse. La législation veut mettre au pas une minorité d’étudiants radicaux qui ne veut pas respecter la loi. Selon Gabriel Nadeau-Dubois, cette loi est digne d’un régime autoritaire. Ce petit gamin n’a pas peur du ridicule. S’il veut voir quelque chose de ridicule, il a juste à se regarder dans le miroir. Certains manifestants n’ont pas de classe. Lors de la manifestation monstre du 22 mai, ils ont traité la femme d’un chroniqueur politique bien connu de salope, cela me lève le cœur. Deuxièmement, le Parti québécois a voté contre ce projet législatif. Dans ce dossier, l’opposition officielle a choisi de défendre une minorité d’anarchistes qui veulent faire avancer leur cause en utilisant la violence Pauline Marois a tourné le dos à la majorité silencieuse qui en a marre de se faire empoissonner la vie par une gauche radicale. Mme l’opportuniste crasse a décidé de flirter avec l’extrême-gauche. Et elle va en payer le prix au prochain scrutin. Il y a une chose qui doit être claire, cette politique a été adoptée par une majorité de députés élus de l’Assemblée nationale. Elle a force de loi et on doit la respecter et s’y soumettre.
Le mouvement progressiste respecte la démocratie quand cela fait son affaire. Quand un gouvernement légitime adopte une loi qui va à l’encontre de ses intérêts, il crache sur la démocratie et il va manifester dans la rue pour l’intimider et la faire reculer. Il faut que les gauchistes comprennent qu’une société civilisée ne peut pas fonctionner comme cela. Un gouvernement ne peut pas céder devant la violence et l’intimidation. Qu’on l’aime ou non, le gouvernement libéral de Jean Charest a été élu par le peuple québécois le 8 décembre 2008. Il a la légitimité démocratique pour diriger la province jusqu’à la fin de son mandat. Si les étudiants n’aiment pas Jean Charest, ils ont juste à voter contre lui aux prochaines élections générales.

Tous les Québécois doivent dénoncer haut et fort les appels à la désobéissance civile de la part d’une gauche radicale (Amir Khadir, la CLASSE, Léo-Paul Lauzon, François Avard, etc.). Cette attitude n’est pas acceptable dans une société de droit. L’attitude de la gauche québécoise durant cette crise sociale prouve bien qu’elle n’a aucun respect pour la démocratie, point à la ligne.

Le conflit étudiant : La remise en question de la légitimité des associations étudiantes

Cela fait dix semaines que le gouvernement et les associations étudiantes s’affrontent sur les droits de scolarité. Au début du conflit, les étudiants manifestaient de façon pacifique. Ils défendaient leur cause qui était tout à fait légitime.

Depuis quelques semaines, la métropole est prise d’assaut par les étudiants (et des casseurs professionnels qui s’infiltrent dans les manifs) : blocage de ponts, vandalisme dans les universités et des bureaux de ministres, etc.

Devant cette escalade de violence, la ministre Beauchamp a tendu la main aux leaders étudiants. Elle a proposé une bonification des programmes de prêts et bourses. À peine une heure après l’annonce de la ministre, les groupes étudiants ont rejeté unanimement le compromis du gouvernement. Les trois chefs étudiants auraient pu mettre fin à ce conflit. Ils ont plutôt mis de l’huile sur le feu en se campant sur leur position qui est devenue intenable. En conséquence, les jeunes vont perdre leur session à cause d’une modeste hausse de 325$ par année des droits de scolarité, c’est vraiment ridicule.

Dans ce conflit, les associations étudiantes se sont vraiment comportées comme les grandes centrales syndicales. Ils ont bafoué la démocratie en intimidant les opposants au boycott afin de faire balancer les votes de grève en leur faveur. Ces supposés leaders se prennent vraiment pour des syndicalistes. Selon eux, le déclenchement de cette grève était tout à fait légitime. Sur le plan légal, ce n’est pas une grève mais bien un boycott. La notion de grève générale s’applique seulement aux travailleurs. Il faut se rappeler que les étudiants ne sont pas des travailleurs. Donc, on ne parle pas d’une grève mais bien d’un boycott. Si un groupe d’étudiants veut boycotter ses cours, c’est sa décision. Mais, les boycotteurs ne peuvent pas empêcher les autres de poursuivre leurs études. Les pro-boycotts utilisent l’intimidation pour arriver à leurs fins. C’est inacceptable d’agir ainsi dans une société démocratique. Quand Gabriel Nadeau-Dubois affirme que la CLASSE respecte la démocratie, je le trouve vraiment drôle.

Le conflit étudiant est arrivé à son paroxysme avec les émeutes qui ont frappé la ville de Montréal vendredi dernier. Une manifestation qui était organisée par la CASSE (excuser-moi la CLASSE) a dégénéré en émeute violente. Les forces policières ont dû intervenir pour repousser la racaille qui voulait entrer dans le Palais des Congrès où avait lieu le Salon sur le Plan Nord. Des crapules cagoulées ont fracassé des vitres, attaqué la police et même lancé des briques sur des automobiles qui circulaient au centre-ville. La police a fait un excellent travail dans cette émeute. Elle a su bien arrêter la casse et bien remettre de l’ordre dans la métropole montréalaise. Ceux qui dénoncent la brutalité policière me font bien rire. À les entendre, la police devait laisser ces voyous intimider et vandaliser toute la ville. Les policiers ont fait leur travail, point à la ligne.

Lors d’un discours devant un parterre de gens d’affaires, le premier ministre a fait une blague sur les étudiants. Il a dit que l’on pourrait offrir des emplois à ceux-ci et le plus loin possible dans le Nord. Jean Charest a fait une farce pour détendre l’atmosphère et je l’ai trouvé bien drôle. La déclaration du chef libéral a indigné une bonne partie de la population et les médias. François Legault a dit que Jean Charest a sali sa fonction en riant des étudiants comme cela. Le chef de la CAQ n’a pas peur du ridicule. Sur les réseaux sociaux, on a dénoncé l’arrogance de Jean Charest au lieu de condamner la violence, c’est aberrant.

La gauche bien-pensante affirme que Jean Charest est responsable de la dégradation du conflit. Dans cette bataille de l’opinion publique, le gouvernement Charest a remporté la victoire. Les futurs leaders syndicaux devraient tendre la main à la ministre et négocier une sortie de crise honorable. Le gouvernement ne va pas reculer sur la hausse des frais de scolarité. Les étudiants doivent accepter le compromis de la ministre et retourner en classe. Malheureusement pour les universitaires et cégépiens qui ne voulaient rien savoir de ce boycott, ils vont perdre leur session.

Après ce conflit, c’est le caractère antidémocratique des associations étudiantes qui doit être remis en question. Les étudiants ne doivent plus être pris en otage par de futurs syndicalistes (comme Gabriel Nadeau-Dubois) qui veulent faire avancer leurs propres carrières sur leurs dos. Dorénavant, chaque étudiant devrait décider s’il veut faire partie d’un groupe étudiant ou non. C’est le principe de la liberté de choix qui est en cause ici.

Démocratie? Quelle démocratie?

Il y en a qui croient que si quelque chose est décidé par un vote majoritaire, c’est démocratique et légitime. Rien ne pourrait être plus faux. Si on suit cette logique, alors le viol collectif et le lynchage deviennent des exemples de démocratie en action. J’utilise ces exemples pour illustrer comment la démocratie a ses limites. Nous ne pouvons pas avec un simple vote majoritaire, priver un individu de sa vie. Nous ne pouvons pas le priver d’aucun de ses droits fondamentaux. Les étudiants contre la hausse des frais de scolarité aiment donner une odeur de sainteté à leur protestation en se drapant de la démocratie, et pourtant ils se tirent dans le pied en étant tout sauf réellement démocratiques.

Prenons comme exemple des assemblées dans des salles trop petites pour contenir tous les étudiants d’une institution, où le vote de grève est fait à main levée, et où les étudiants qui osent réclamer le vote secret se font huer, ce sont pas là des exemples de vraie démocratie. Il me semble que si on veut vraiment se donner des airs d’avoir un esprit démocratique, il faut être plus blancs que blanc et le mouvement étudiant se mitraille les bottines en s’obstinant à utiliser des pratiques favorisant l’intimidation. Avez-vous si peur qu’un véritable vote démontre que vos nombres ne sont en fait qu’une minorité?

Parlons de droits…

Les étudiants contre la hausse des frais de scolarité essaient de nous faire valoir comment leurs droits sont lésés par la dite hausse. Je leur reconnais le droit de faire valoir leur point de vue, mais de façon pacifique, sans léser le droit des autres. Mais est-ce vraiment ce qu’ils font? Ces étudiants ont leur droits, c’est vrai, mais que dire du droit des étudiants qui ne sont pas du même avis de recevoir les cours pour lesquels ils ont payé? Qu’en est-il du droit d’honnêtes travailleurs de pouvoir se rendre paisiblement à leur travail. Qu’en est-il du droit des usagers du métro de se rendre du point A au point B en toute sécurité sans que quelqu’un ne lance un sac de briques sur les voies et causer un déraillement? Qu’en est-il du droit des millions de contribuables qui paient la plus grosse part de ce que les cours universitaires coûtent réellement à ces étudiants? Les droits des uns ne s’arrêtent-ils pas justement là où débutent ceux des autres? Mais apparemment, ce n’est pas dans le mandat de Gab le rouge et ses acolytes de reconnaitre ce simple fait.

Le rôle d’un gouvernement

Ça n’a pas toujours été le cas dans l’Histoire, mais si nous devons avoir un gouvernement, son premier rôle devrait être de protéger les droits du plus faible contre le plus fort. Il doit donc s’efforcer de protéger les personnes et la propriété contre ceux qui ne semblent respecter aucune règle civilisée dans la poursuite de leur propre agenda. L’utilisation de la violence comme tactique de protestation sera toujours innacceptable et devrait avoir de graves conséquences envers ceux qui l’utilisent. Les honnêtes gens ont droit de se défendre contre des agressions et le rôle du gouvernement est d’assurer cette défense.

La vraie démocratie tient dans la défense des droits des individus et non dans la tyrannie de la majorité.

TAGUEULE.COM

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Quand tu écoutes les nouvelles, le matin, tu penses à quoi?

Quand tu lis ton journal, qu’est-ce que ça t’inspire?

Sûrement, tu te fais une opinion. Sur le besoin ou non d’une enquête publique sur l’industrie de la construction. Sur une ville qui signe une entente mais qui doit faire amender la loi pour la justifier. Sur les accusations portées contre le député en fonction Tony Tomassi. Sur les propos de Don Cherry. Sur le départ précipité de la ministre Nathalie Normandeau. Et celui du journaliste de TVA Carl Langelier. Sur les syndicats qui en mènent large au Québec.

À coup sûr, tu as une opinion. Que tu partageras volontiers si on t’en donne l’occasion. Exprimer son opinion, c’est faire bon usage de sa liberté d’expression. Dans une société démocratique, l’un ne va pas sans l’autre.

Pas vrai? Pas sûr!

Au Québec, on s’est embarqué sur une pente savonneuse, et drôlement dangereuse.

Des joueurs de la LNH proposent des changements? Tagueule.com

Don Cherry critique les ex-joueurs de hockey qui dénoncent la violence sur la patinoire? Tagueule.com

Un chroniqueur demande la démission de Don Cherry : Tagueule.com

Éric Duhaime commente les positions linguistiques de Don Cherry : Tagueule.com

La ministre Lise Thériault veut revoir les lois régissant l’industrie de la construction : Tagueule.com

L’animateur du FM93 Sylvain Bouchard s’interroge sur certaines procédures de la ville de Québec : Tagueule.com (dit le maire, Régis Labeaume)

L’ex-ministre de la Justice Marc Bellemare rapporte les propos de son premier ministre : Tagueule.com (dit Bastarache)

L’ex-policier Jacques Duchesneau révèle des failles majeures au sein du ministère des Transports : Tagueule.com (dit Lafrenière)

Un citoyen remet en question l’entente entre la ville de Québec et Quebecor : Tagueule.com (garçon : une loi 204, SVP)

Un blogueur s’interroge publiquement sur le pouvoir syndical de la gauche?  Tagueule.com

Un groupe de réflexion, le Réseau Liberté-Québec, se réunit pour se pencher sur un modèle québécois dépassé : Tagueule.com (et une pelletée de fumier, avec ça).

Le quotidien La Presse s’interroge sur les étranges déclarations de l’étrange maire de Montréal, Gérald Tremblay : Tagueule.com

Le journaliste Dominic Maurais de CHOI RadioX propose ponctuellement le LABEAUME-WATCH? Tagueule.com

La SRC révèle l’omniprésence d’un important entrepreneur dans l’industrie de la construction? Tagueule.com (même moi, je tais son nom)

Au Québec d’aujourd’hui, t’as droit à ton opinion, mais… Tagueule.com

T’es en désaccord avec tes élus ?  Tagueule.com

Tu veux utiliser ta liberté d’expression ? Tagueule.com

Ce que tu lis t’inspire? Tagueule.com

Ce que tu entends te donne envie de réagir? Tagueule.com

Tu as une opinion sur ce texte? Tagueule.com

 

La véritable nature de l’État

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J’ai récemment lu un article tiré d’un livre écrit par Clarence Darrow (1857–1938) en 1903. Dans cet extrait il parle de ce qu’il croit être la véritable nature de l’état. Je me permet donc de vous exprimer la teneur de son discours comme suit:

Il semble que partout nous prenons pour acquis que la violence et la force sont nécessaires au bien-être de l’homme. Un nombre sans fin de volumes ont été écrits et un nombre sans fin de vies ont été sacrifiées afin de prouver quelle forme de gouvernement est la meilleure, mais peu ont vraiment considéré que tous les gouvernements reposent sur la violence et la force; qu’ils sont soutenus par des soldats, des policiers et des juges et sont contraires à l’idéal de paix et d’ordre nécessaires au bonheur et au progrès de la race humaine.

De temps à autre il est même admis que dans un âge plus ou moins distant dans le futur, l’homme évoluera vers l’angélique suffisamment pour que les gouvernements politiques n’aient plus leur raison d’être. Cette admission, comme le concept commun, présume que les gouvernements sont bons; que leur devoir consiste à réprimer le mal et les hors-la-loi et de protéger les faibles.

Si l’histoire de l’État prouvait que les gouvernements on été formés dans ce but et remplissaient cette fonction, il pourrait y avoir un fondement pour l’assomption que les gouvernements sont nécessaires pour préserver l’ordre et défendre le faible. Mais l’origine et l’évolution de l’état politique démontre toute autre chose: ils démontrent que l’état est né dans l’agression, et que dans toutes les étapes au travers desquelles il est passé, ses caractéristiques essentielles ont été préservées.

Les débuts de l’état peuvent être retracés aux tout débuts de l’histoire humaine, alors que le plus fort des hommes primitifs a brandi le plus gros gourdin et avec l’aide de cette arme a imposé son règne sur les autre membre de la tribu. Par la force et la ruse, il est devenu chef et il a exercé son pouvoir, non pas pour protéger le faible, mais pour prendre le meilleur de la terre pour lui-même et les siens.

Un homme sans aide ne pouvant pas garder la tribu sous sa volonté bien longtemps, alors le chef a choisi des lieutenants, également choisis pour leur force et leurs prouesses et ils reçurent donc une part des fruits du pouvoir pour l’aide et la loyauté qu’ils ont donnés à leur chef. La grande masse étaien des esclaes, et leur vies et leur liberté à la disposition absolue des plus forts.

L’évolution des âges n’ont que modifié les apparences de ces premiers états. Le droit divin de régner, le caractère absolu du pouvoir officiel es pratiquement le même aujourd’hui dans la plupart des nations du monde que ces chefs primitifs qui exécutaient leur mandat avec un gourdin. L’ancien chevalier qui, avec une hache de guerre et une cote de mailles, imposait sa dominance sur les faibles n’était que l’ancêtre des récolteurs et dévoreurs de taxes d’aujourd’hui.

Même dans les pays démocratiques, où les gens sont supposés choisir leurs souverains, la nature du gouvernement est la même. Partant des mêmes vieilles idées de pouvoir absolu, ces démocraties ont assumé qu’une forme quelconque de gouvernement était nécessaire à la masse, et aussitôt qu’ils se sont débarrassés d’une forme d’asservissement, qu’un autre joug a été placé autour de leurs cous, seulement pour s’avérer que ce nouveau fardeau soit tout aussi aberrant que le précédent.

Le peuple d’une démocratie ne mène pas plus que dans toute autre contrée. Ils ne choisissent même pas vraiment leurs gouvernants. Ceux-ci se choisissent eux-mêmes et par la force, la ruse et l’intrigue, arrivent aux mêmes fins que leurs ancêtres atteignaient avec l’aide de leur massue.

Et qui sont ces dirigeants sans qui les méchants et corrompus pourraient subvertir les faibles et les sans-défenses? Depuis le début des temps, ces dirigeants auto-proclamés ont été coupables des vices qu’ils ont portés à la charge du bas peuple dont la rapacité, la cruauté et la malhonnêteté ils prétendent combattre si bravement. L’histoire du passé et du présent prouvent sans l’ombre d’un doute que s’il existe une classe de laquelle la société a besoin d’être sauvée, ce sont ces mêmes dirigeants qu’on a mis en charge absolue des vies et destinés des hommes.

À partir des rois qui, les mains sanglantes, défendaient à leurs sujets de tuer leur prochain, au législateur moderne qui, avec une enveloppe brune dans les poches, criminalise les pots-de-vin. Ces dirigeants ont créé des lois, non pas pour se gouverner eux-mêmes, mais pour renforcer l’obéissance de leur serfs.

L’objectif de ce pouvoir autocratique a toujours été le même. Dans les tribus primitives, le chef prenait les terres et leurs fruits pour les distribuer à sa retenue qui l’aide à préserver son pouvoir. Tous les gouvernements de puis lors ont utilisé leur pouvoir pour diviser les fruits de la terre entre les favorisés et par la force et la violence, ont gardé les millions travaillants, patients et souffrants des richesses du monde.

Dans bien des nations du monde, le vrai pouvoir gouvernant se trouvait derrière le trône, ont souffert que leurs créatures et marionnettes soient les dirigeants de leurs nations et états, mais dans tous les cas, les vrais dirigeants sont les forts et ils utilisent l’état pour perpétuer leur pouvoir et servir leur avarice et leur cupidité.

J’AI LE CANCER

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Je m’en doutais. Il y a quelques mois, Marc Bellemare avait sonné l’alarme. Et j’en ai eu la certitude la semaine dernière, comme des millions d’autres de mes concitoyens.

Depuis le temps que j’attendais le diagnostic, Jacques Duchesneau m’a confirmé la nouvelle, douloureuse, brutale, implacable.

Mon cancer s’appelle corruption, il s’appelle collusion, il s’appelle malversation, il s’appelle caisse occulte.

On me dit qu’il y a cette équipe de spécialistes qui pourrait, si elle le voulait, s’attaquer à la racine du mal, mais ces gens, qu’on appelle les PLQ, s’y refusent. Ils on trop attendu, ils ont profité de la vente de médicaments périmés, et ils craignent qu’un examen plus approfondi ne mette en lumière leur incompétence, et peut être, leur complicité.

Moi, mes concitoyens, ma société, nous sommes à l’urgence, et personne ne s’occupe de nous.

Le pire, c’est que monsieur Duchesneau, et de nombreux autres observateurs, sont catégoriques: ce cancer est curable. Oh, comme tous les cancers, plus on attend, et pire ce sera, mais le remède existe.

Il est entre les mains des PLQ qui soutiennent, eux, qu’il est inefficace, et ce, malgré l’avis de tous les spécialistes en la matière. Tous.

Bientôt, le chef des PLQ va quitter la business, et il laissera derrière lui les autres PLQ, seuls, désemparés, dans les petites officines de l’urgence où nous attendons tous, et ces derniers seront d’autant plus impuissants qu’ils réaliseront enfin que le chef des PLQ les a abandonnés dans un abime d’inconscience.

Pendant ce temps, moi, vous, ma famille, mes amis, votre famille et vos amis, nous attendons à l’urgence, diagnostic et ordonnance en main, sans que personne ne fasse rien pour nous.

Parce que j’ai cette ordonnance, signée par ce Bellemare et ce Duchesneau. Elle est toute simple : Une commission d’enquête publique. À être administrée par les PLQ. Qui ne le feront pas.

Parce qu’ils craignent de se pencher sur ma maladie de peur d’y découvrir un mal encore plus terrible : le leur.

Leur mal s’appelle combines. Leur mal s’appelle lâcheté. Leur mal s’appelle connivence. Leur mal s’appelle petits amis. Leur mal s’appelle argentiers du parti. Leur mal s’appelle réélection.

La rumeur dit que bientôt nous allons nous lever de notre incomfortable siège à l’urgence. Que nous allons parler. Que nous allons marcher. Que nous allons forcer les PLQ à faire ce pour quoi nous les payons.

Je n’ai pas d’autres choix. Parce que j’ai le cancer. Mon cancer s’appelle corruption, il s’appelle collusion, il s’appelle malversation, il s’appelle caisse occulte.

Préparez-vous, messieurs les PLQ, préparez-vous, mesdames les PLQ.

Le peuple a mal, et bientôt il va hurler sa haine, son mépris, sa douleur, sa rage de vivre enfin dans un environnement assaini.

Et à ce moment, c’est vous, messieurs et mesdames les PLQ, qui aurez le mal.

8 MOTS

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Huit mots.

« Je n’ai pas lu le rapport en détail »

C’est tout ce que ça a pris au premier ministre Jean Charest pour finalement prouver à l’ensemble de la population, aux médias et au reste de la classe politique qu’il n’a plus sa place à la tête du Québec.

Il est temps de passer à autre chose.

JEAN CHAREST, NOTRE PÈRE

Notre Jean, qui te crois Dieu
Que ton nom soit oublié
Que ton règne achève
Que ta volonté soit ignorée
En chambre comme dans la rue
Donnes-nous aujourd’hui
Notre commission d’enquête
Pardonnes-nous notre insistance
Comme nous pardonnons
À tes députés qui nous ont offensés
Et ne nous soumets pas à la tentation de te mettre dehors
Pour nous délivrer du mal

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