Tag Archives: Droite

Adieu, Province de Fous!

pannea-routier-état-providence

pannea-routier-état-providence

Par Pierre-Guy Veer

En 2008, j’étais parti du Québec pour tenter l’expérience de journaliste en Saskatchewan – je n’avais pas trouvé d’emploi au Québec à l’époque, et le départ se voulait simplement temporaire. Après quelques mauvaises expérience subséquentes, je suis revenu à l’automne 2012 pour étudier et compléter un bac en économie-politique. Grâce à des groupes comme le RLQ et l’expansion de la radio d’opinion (surnommée radio-poubelle par les glorificateurs du Dieu État), je croyais qu’il y aurait eu un certain brassage d’idées. Oh que je me faisais des illusions…

 

Le Québec en 2008 et le Québec en 2012, c’est presque exactement la même chose : une province plus polarisée qu’un aimant où hors de l’État, point de salut; une province qui cherche constamment plus de revenus plutôt que de diminuer ses dépenses; une province où utiliser l’argent des autres est de la générosité mais vouloir garder SON argent est de l’égoïsme; une province qui exploite/a le potentiel d’exploiter ¼ de tous les éléments naturels mais qui reçoit 50% de toute la péréquation (peu importe le montant per capita); une province menée par le bout du nez par les syndicats, qui admettent sans gêne que c’est au gouvernement de fournir des bons emplois et que malgré le climat supposément empoisonnée, la pension généreuse « aide » à persister[1]; une province encore embourbée dans des débats stériles sur la séparation alors que le Québec est dans le top 10 des juridictions les plus endettées de la planète, que les infrastructures tombent en ruine, que l’éducation perde de plus en plus sa crédibilité et que la corruption ronge complètement le politique – ce qui n’empêche pas la chef du gouvernement de critiquer ceux qui attaquent son parti même s’il est mêlé à la corruption[2]; une province où tous les partis sont pareils et où les débats se résument à savoir qui a la meilleure idée pour dépenser l’argent des autres; une province où s’enrichir est un vice à moins que ce soit au travers de l’État; une province où il suffit de sortir dans la rue et tout casser pour avoir gain de cause (le support des syndicats aidant); une province où la langue française est tellement importante qu’elle doit être bétonnée contre la langue « étrangère »… Je pourrais continuer longtemps, mais je vais plutôt raconter mes (més)aventures de 2012, qui m’ont convaincu que mon avenir n’est pas au Québec.

 

L’endoctrinement socialiste fait effet

 

Tel que mentionné en intro, j’ai complété un bac en économie-politique. Toutefois, d’après ce que j’ai vu et entendu, il semble que la partie politique ait pris le dessus. En effet, l’ignorance des étudiants de économie est simplement ahurissante. Plusieurs croient encore que le salaire minimum ne crée pas de chômage, que l’intervention du gouvernement dans l’économie est justifiée et qu’il est acceptable d’exiger l’argent des autres. À ce sujet, plusieurs portaient le carré rouge, le symbole du désordre et du chaos ambiant dans la Belle Province. Plusieurs même militent pour des partis socialistes comme Québec Solidaire, Option nationale ou le PQ. Deux d’entre eux ont même fait positionner l’association étudiante (APEL) en faveur de la séparation. Pourquoi? Parce que, comparativement à ailleurs au Canada, le Québec croit plus aux principes altruistes du collectivisme (je paraphrase à peine). Quand j’essayais de montrer des « vrais » arguments économiques, on m’accusait de venir d’un autre siècle, de ne pas présenter des sources « crédibles » ou d’être démagogue quand je compare l’impôt à de l’esclavage.

 

Durant le vote de boycott des cours à la fin février, je me suis fait rappelé à quel point le mouvement étudiant est empreint d’altruisme (objectiviste). En effet, on voulait ne pas assister à son cours ET ne pas en subir les conséquences. Je cite le courriel envoyé par l’association étudiante des sciences sociales (dont le logo est aux couleurs de l’anarcho-communisme[3])après le vote de boycott : « Pour s’assurer que le vote de l’assemblée générale spéciale soit respecté les cours seront piquetés. » Ils ont pu compter sur l’avachissement total des professeurs ET des services de sécurité pour faire respecter leur violation des droits des autres.

 

La plupart des professeurs ne sont pas tellement mieux (quoique c’est probablement la même chose dans les autres universités). Dans le cours de théorie macroéconomie, on m’a confirmé la totale inutilité des mathématiques dans l’économie en me présentant le Lagrangien. De ce que j’en ai compris, il s’agit de mettre en chiffres le désir de consommer maintenant ou plus tard. Bref, on tente de quantifier les choix subjectifs des gens, ce qui est à peu près impossible à faire. Dans le cours, on ne présentait que les théories néoclassiques et keynésiennes, toutes deux impuissantes pour expliquer les véritables causes des crises économiques, i.e la trop grande intervention du gouvernement qui amène son lot de distorsions.

Aussi, deux cours étaient donnés par des fonctionnaires (actif ou retraité), et cela se reflétait dans le contenu. Dans Analyse des politiques publiques, on nous faisait croire que l’intervention du gouvernement est nécessaire dans la vie courante, quoiqu’on montrait aussi que les politiques publiques ont un fort biais conservateur, ce qui explique pourquoi les choses changent si peu. Mais ce n’était rien en comparaison avec Économie-politique du Québec et du Canada. Là, il n’y avait absolument aucune nuance : l’État EST un dieu, surtout au Québec. Les pôvres francophones, majoritaire dans la population mais minoritaires dans les postes d’importance, ont eu besoin du Dieu État pour finalement se hisser hors du trou. Tout ce qui ne se conforme pas à cette vénération était qualifié de préfixes hyper subjectifs (principalement ultra : ultralibéral, ultracapitaliste, etc.). L’enseignant m’a même demandé de « descendre du Mont Pèlerin » lorsque j’ai présenté le premier plan d’une critique du rapport Pronovost sur l’agriculture. Il va sans dire que X propageait sans cesse les mêmes mensonges – la crise de 2008 a été causée par la déréglementation, des monopoles se formeraient automatiquement sans l’intervention de l’État, l’interventionnisme est toujours justifié.

Mais le pire des cours était sans aucun doute Économie de l’environnement. Déjà, le livre suggéré pour le cours avait un ours polaire sur une banquise presque complètement fondue. Aussi, dans la première partie du cours, on tentait de redonner une crédibilité au GIEC, cet organe de l’ONU qui tient absolument à imputer aux humains le réchauffement/changement/dérangement climatique/météo extrême. On nous montrait les graphiques qui prédisent la catastrophe imminente… alors que les températures stagnent depuis plus de 15 ans, que l’Arctique fond à peine et qu’on n’a pas découvert de hausse (nombre et force) dans les ouragans. Néanmoins, Y a tout de même mentionné des concepts économiques valables comme les droits de propriété pour gérer la pollution, notamment au travers du théorème de Coase. Lors de son explication, on a montré la ville de New York en exemple d’application du théorème. Comme la Ville veut avoir une eau potable propre – elle la prend d’une chaine de montagne à une centaine de kilomètres au nord – elle paie les propriétaires en amont pour éviter de contaminer l’eau. Ainsi, tout le monde sort gagnant. Toutefois, Y parlait de la réduction de la pollution comme de l’effet multiplicateur keynésien : il suffit d’intervenir pour que ça se produise, ce qui n’est évidemment pas le cas. Comme si les compagnies allaient se conformer aux politiques gouvernementales sans trouver un moyen de les contourner…

 

Une classe politique pas du tout « sur la coche »

 

À ce sujet, il semble que la courbe de Laffer (« contourner » une fiscalité trop haute) se confirme de mieux en mieux avec la venue du PQ. En effet, j’avais prédit[4] que ce serait la catastrophe avec la venue des troupes de Pauline Marois au pouvoir. Ça se confirme de jour en jour, notamment avec une baisse de 50 % des investissements privés[5], une lutte sans merci contre le développement pétrolier[6] et contre les gaz de schiste[7], une haine de la richesse minière[8] ainsi que la priorisation de « vrais » dossier comme la séparation, avec des messages aussi enfantins qu’inintéressants, et la langue en ajoutant encore plus de restrictions à la liberté de choix des gens. Pendant ce temps, les sirènes syndicales réussissent à faire oublier au gouvernement son « obsession » avec le déficit zéro, s’imaginant que les coupures budgétaires sont mal[9] – bien que le ministre des Finances va à New York en cachette pour rassurer les marchés[10]. Évidemment, on ne peut passer sous silence les nombreuses nominations partisanes, dénoncées par le gouvernement lorsqu’il était dans l’opposition.

 

Les réactions prévisibles

 

Pour toutes ces raisons (et bien d’autres), je déménage aux États-Unis. « Bon débarras »; « un chialeux de moins » diront sans doute les nombreux étatistes sur les forums que je fréquente. Malheureusement pour eux, ils viennent de perdre un autre John Galt et donc une personne productive. Je suis un homme intelligent et réfléchi; j’écris un peu partout en anglais, notamment pour la Canadian Taxpayer Federation. Malgré quelques fautes grammaticales, mes textes, fortement inspirés de l’École autrichienne d’économie, sont en demande; l’un d’eux s’est même retrouvé sur le Wiki de l’Institut Ludwig Von Mises[11]. Au Québec, ce point de vue n’a presque pas le droit de cité. Ici, il semble que tout ce qui ne glorifie pas le Dieu État est crucifié sur la place publique. Ou s’il a le droit de cité, il est noyé par deux à trois fois plus de locuteurs de l’opinion opposée. Au moins, aux ÉU, il y a des débats; la « gauche » (plus de gouvernement) et la « droite » (moins de gouvernement) peuvent s’affronter.

 

De leur côté, les altruistes (objectivistes) m’accuseront d’avoir « pris avantage » de « nos » services et de ne pas avoir payé ma « dette » à « la société ». Ne leur en déplaise, je n’appartiens à personne (on pourrait en dire autrement de mon cœur, mais c’est une autre histoire). Je suis un être rationnel et si quelque chose est moins cher, je tends à en profiter, que ce soit des études ou des soins de santé. Comme l’éducation ne coute presque rien au Québec, j’en ai profité pour terminer mon bac. Si un gouvernement voulait subventionner ainsi les études, ce n’est pas moi qui va s’en plaindre. Par contre, je me demande si le diplôme vaudra beaucoup…

De toute façon, ces dettes sont simplement le résultat de mauvais choix poussés par des petits groupes bien organisés, surtout les syndicats quand on parle du Québec. Je n’ai pas à payer pour les mauvais choix des autres. Je profite donc de ma (relative) liberté de mouvement pour aller vivre dans un autre pays.

 

Certes, les ÉU ne sont plus que l’ombre d’eux-mêmes; la qualité de vie et les libertés sont en chute constante. Néanmoins, comme je l’ai dit, c’est un pays, contrairement au Québec ou même au Canada, où il y a encore un débat d’idées, principalement grâce à l’Internet. En effet, de nombreuses innovations (privées) comme Facebook et des blogues comme Policy Mic (auquel je participe) offre une tribune à toutes les opinions. Les débats sont féroces, mais le plus souvent respectueux. De plus, de nombreux instituts de pensée (think-tank) aide à alimenter ces débats. D’ailleurs, j’ai été retenu comme finaliste pour être stagiaire à l’Institut Cato. Si ça devait ne pas fonctionner, il en existe plusieurs autres pour lesquels je pourrais facilement apporter mes idées et ma contribution. Je suis convaincu de pouvoir trouver une demande pour mon offre. Sinon, il y a d’autres perspectives d’emploi; the sky’s the limit, disent les anglais.

 

C’est donc sans regret (sauf peut-être l’éloignement de ma famille) que je quitte le Québec. Aussi loin que je peux voir, je n’ai aucun futur ici. Tel qu’on a tenté de me le montrer lors de la venue de conférenciers dans mes cours d’économie, hors de l’État, point de salut. Je ferai le trottoir avant de perdre mon âme dans l’engrenage bureaucratique. Je préfère vivre modestement mais dans quelque chose que j’aime – écrire pour la liberté – que de vivre richement dans un milieu qui tue l’innovation et dont l’ancienneté prime presque toujours sur la compétence. Je ne fais évidemment pas une croix définitive; la lumière libérale finira par briller de nouveau sur la Belle Province. Même si ce n’était que le rêve de Joanne Marcotte à la fin de son livre, l’amélioration pourrait être suffisante pour me faire reconsidérer mon départ.

La « droite nounoune » et la « gauche gnagnan »

manif-1-mai-drapeau-URSS

manif-1-mai-drapeau-URSS

Par Philippe David

Selon les membres d’une certaine gauche, dont je tairai le nom pour éviter de leur donner trop d’importance (ils se reconnaitront sûrement de toute façon), la droite au Québec est un petit peu « nounoune » et aurait besoin d’intelligence. Était-ce une bourde, comme certains le prétendent? Chose certaine, même dans l’audience de Tout le monde en parle, c’est pas tout le monde qui l’a trouvé drôle. Mais il arrive souvent que lorsqu’on cherche à discréditer un opposant, on essaie de le ridiculiser. Dans cet joute idéologique, la gauche bénéficie de l’avantage que cette opposition qui est présente partout sur la planète est un phénomène relativement récent au Québec et qu’avant, ils avaient le monopole du discours public. Il n’est donc pas évident d’expliquer l’axe gauche-droite dans le contexte d’une province qui était obnubilée par l’axe fédéraliste-souverainiste et qui occultait tout autre forme de débat politique. Commençons donc par la base.

 

Origine de l’axe gauche-droite

L’appellation « gauche » et « droite » est originalement dû à un accident de géographie. Après la révolution française, les défenseurs de « l’ancien régime » ou les « réactionnaires » (du moins, ceux qui ont été épargnés par Madame Guillotine) siégeaient à droite du président de l’assemblée, alors que les révolutionnaires siégeaient à gauche. Ironiquement, à l’époque, la « gauche » était représentée par les libéraux classiques, grands défenseurs du « laisser-faire » et très méfiants du pouvoir de l’état. Frédéric Bastiat était l’un d’eux. Ce sont justement ceux-là même qui inspirent maintenant ceux qu’on identifie à la « droite » au Québec. Pendant ce temps, ceux qu’on identifie comme la « gauche » au Québec, sont ceux qui défendent bec et ongle le régime établi depuis 53 ans, notre fameux « modèle québécois » social-démocrate, pour lequel hors de l’état, point de salut. Nous pouvons donc dire qu’au Québec, l’axe a littéralement été renversé avec les réactionnaires, défenseurs de l’ordre établi, à gauche et les révolutionnaires réformateurs à droite.

 

La « gauche » réactionnaire

La gauche au Québec , ce sont les révolutionnaires des années 60 , architectes de la révolution tranquille qui ont érigé un modèle social-démocrate qui a évacué l’Église Catholique de nos vies, pour la remplacer par une religion d’état. Depuis plus de 50 ans au Québec, tout passe par l’intervention de l’état qui doit prendre soin des ses citoyens, tel un parent bienveillant, de l’utérus à la tombe. Pour ces gens, la solution à tous les problèmes passe inévitablement par l’établissement de programmes sociaux étatiques couteux mur à mur, financés par un fardeau fiscal toujours plus oppressif et un endettement structurel chronique. C’est un univers égalitariste où tout le monde devrait se promener en Lada, plutôt que de voir certains se payer une Mercedes ou ne serait-ce qu’une Toyota parce que Dieu seul sait qu’on ne peut avoir le mieux qu’on puisse se payer, si d’autres ne peuvent se l’offrir.

Si on devait appliquer leur modèle à l’univers des sports, tous les participants aux Jeux Olympiques auraient droit à la médaille d’or, peu importe leur performance, parce qu’il ne faudrait surtout pas que l’excellence soit récompensée dans une plus grande mesure que la médiocrité. Dans un tel schéma, personne ne serait surpris que les athlètes cessent de se défoncer à l’entrainement puisqu’ils n’ont rien à y gagner. Mais on s’imagine qu’en imposant ça comme modèle de société, ça mène à autre chose que la médiocrité, le nivellement par le bas et de rendre tout les gens égaux dans la misère. Selon Friedrich Hayek, « Il y a toutes les différences du monde entre traiter les gens également et vouloir les rendre égaux. La première est une condition pour une société libre, alors que la seconde est une nouvelle forme de servitude. »

Nous appliquons cette même recette depuis maintenant 53 ans, pratiquement sans se poser de questions pendant que nous débattons si nous devrions nous séparer de ces méchants anglos du ROC et que nous capotons si la proportion de francophones de souche baisse d’un demi point de pourcentage, alors que nous ne sommes même pas foutus de faire des petits. Pendant ce temps le fardeau du contribuable ne cesse d’augmenter et la dette (qui n’est rien d’autre qu’un impôt sur les générations futures) croît de façon incontrôlable, même pendant ces années où nous avions un budget supposément équilibré. Les gens crèvent sur des listes d’attente pour une chirurgie et accumulent les toiles d’araignées dans les salles d’attentes des urgences (ô comble d’ironie), les infrastructures publiques s’écroulent, le taux de décrochage et d’illettrisme a atteint de nouveaux sommets.

Albert Einstein disait que la folie, c’est de toujours répéter la même expérience, mais s’attendre à un résultat différent. Depuis 50 ans, la gauche persiste dans l’erreur au Québec, mais supposément, c’est la droite qui est « nounoune ».

 

La « nouvelle droite »

Depuis à peine une décennie, une nouvelle voix a commencé à se faire entendre. Elle s’élève contre l’orthodoxie et la pensée unique qui régnait jusqu’alors depuis la révolution tranquille. Ces hérétiques ont commencé à questionner la religion d’état et son clergé syndicaliste. Ils ont commencé à montrer que notre fameux « modèle québécois » autoproclamé n’est un modèle pour personne. Ils ont commencé à remettre en question (sacrilège!) le dogme que tout doit être fait par l’état et que peut-être certains services pourraient être accomplis plus efficacement par des compagnies privées que par l’état. Cette nouvelle génération d’intellectuels d’efforcent de vous convaincre que non-seulement, l’état n’est pas la solution à tout les problèmes, mais que dans bien des cas, l’état est le problème.

 

Ils ont grandement étoffé leurs propos dans des films comme « L’Illusion Tranquille » et des livres comme « Pour en finir avec le Gouvernemaman » de Joanne Marcotte, « L’État contre les jeunes » d’Éric Duhaime, « Du Grand Rattrapage au Déclin Tranquille » de Vincent Geloso, ou encore « Le devoir à l’éducation » de Jean Laberge. Dans ces ouvrages se trouvent de solides arguments sur les causes de nos problèmes et des pistes de solutions . Si, après avoir vu et lu tout ça, vous croyez toujours que leur position ne se résume qu’à « plus d’état – moins d’état », peut-être est-ce vous qui êtes un peu simplet?

 

Le Parti libéral du Québec doit redevenir une formation politique réformatrice

moreau chefferie plq

Par Simon Leduc

Le PLQ est le parti politique le plus ancien de l’histoire de la province de Québec. Il est présent sur la scène politique québécoise depuis la naissance de la Confédération canadienne. Il a réussi à survivre à travers les décennies grâce à sa capacité à s’ajuster aux nouvelles époques. Plusieurs entités politiques sont nées de schismes à l’intérieur des troupes libérales : l’Action libérale nationale (des jeunes libéraux réclamaient des réformes auprès du gouvernement Taschereau), le Parti québécois (l’entourage de René Lévesque voulait que le parti devienne plus nationaliste) et l’Action démocratique du Québec (après l’échec de Meech, des jeunes libéraux n’ont pas accepté la mise au rancart du rapport Allaire). Malgré ces crises, le PLQ a réussi à demeurer une force politique de premier plan dans la Belle province.

En 1960, le Parti libéral du Québec a mis fin à seize ans de domination unioniste en remportant les élections avec une forte majorité. Le gouvernement réformateur de Jean Lesage a mis en place des réformes majeures pour que les Canadiens français puissent prendre le contrôle de leur économie. En 1962, le ministre des Ressources naturelles René Lévesque a complété la nationalisation de l’hydro-électricité. Après la publication du rapport Parent, le gouvernement libéral a créé le Ministère de l’Éducation afin de moderniser les réseaux primaire et secondaire. La Caisse de dépôts et de placements est née en 1965 pour gérer le bas de laine de la population et pour soutenir les entreprises québécoises. Dans les années soixante-dix, le premier ministre Robert Bourassa a ouvert la voie au développement économique du Grand Nord québécois avec les barrages hydroélectriques de la Baie-James. Cela a permis de créer des milliers d’emplois et de la richesse. Ces deux grands premiers ministres libéraux ont contribué au développement économique de notre province.

Jean Charest aurait pu être un premier ministre réformateur comme l’on été Jean Lesage et Robert Bourassa. Lors de la campagne électorale de 2003, le chef libéral avait promis de réformer le modèle québécois qui était déjà à bout de souffle à ce moment-là. Le 14 avril 2003, le PLQ de Jean Charest a été élu avec le mandat de réformer le Québec avec sa fameuse réingénierie de l’État. Le premier ministre Charest voulait réduire la taille du gouvernement afin de le rendre plus efficace et efficient. Il disait que celui-ci était obèse et tentaculaire et qu’un régime minceur était nécessaire afin de réduire la dette et baisser les impôts des contribuables québécois (qui sont les plus taxés en Amérique). Malheureusement, le gouvernement libéral a eu peur des forces du statu quo (les syndicats et les groupes d’intérêts de gauche). Jean Charest a trahi la majorité silencieuse en cédant aux menaces syndicales. Les grandes centrales syndicales ont fait reculer l’administration Charest et cela leur a permis de conserver leurs précieux droits acquis. Sous le règne de Jean Charest, la taille de l’État a continué d’augmenter et la dette publique a explosé et elle se chiffre maintenant à 253 milliards de dollars. De 2003 à 2012, les dépenses gouvernementales ont été hors de contrôle. Les programmes sociaux coûtent de plus en plus cher et personne n’ose les remettre en question. Un jour, il va falloir faire le procès du modèle québécois mais ce n’est pas pour demain.

Le PLQ n’a de libéral que le nom et il continue d’être un des défenseurs du régime en place. Ce parti politique centenaire a une chance en or de devenir une force politique qui va prôner et respecter les idéaux du libéralisme classique : la liberté individuelle, le libre marché, la réduction de la taille de l’État et l’entreprenariat. Le Parti québécois a décidé de se camper clairement à gauche du spectre politique et la CAQ ne semble pas vouloir brasser assez la cage. Selon moi, le prochain chef libéral doit positionner le parti au centre-droit et devenir le parti réformateur que les Québécois recherchent depuis le début des années 2000.

Le Québec est à la croisée des chemins. Il se dirige à toute vitesse vers le mur de la faillite. Il doit tourner à droite et se diriger vers une nouvelle voie. La question que l’on doit se poser est la suivante : Est-ce que le PLQ sera le véhicule réformateur qui va mener la province vers la terre promise? Philippe Couillard, Pierre Moreau et Raymond Bachand devront répondre à cette question durant la course à la chefferie de leur parti. L’avenir de la Belle province et du PLQ en dépend.

Qu’est-ce que le libertarianisme?

Freedom sign

Par Philippe David

Le 3 octobre dernier, Steve Martineau et ses comparses m’ont  reçu à leur émission de radio « Tête à Queue », diffusée sur Radioshock.fm et nous avons discuté de la philosophie à laquelle j’adhère: le libertarianisme. Je vous invite à écouter cette entrevue, mais si vous n’avez pas 48 minutes de libre, je vais aussi vous en livrer un résumé par écrit. Puisque cette philosophie politique commence à émerger dans les médias de masse, j’ai pensé que ce serait une bonne idée de la définir pour nos lecteurs.

1   Définition

Les mots “libertarianisme” ou “libertarien” n’apparaissent pas dans les dictionnaires français. Ce sont des anglicismes qui n’ont pas été acceptés par l’académie de la langue française et qui ne sont utilisés dans la réalité qu’en Amérique du nord. Ce que nous appelons le libertarianisme ici est en fait le libéralisme classique. D’ailleurs, en France, on utilise encore le terme « libéral» plutôt que « libertarien ». Mais ici, le terme « libéral » n’a plus la même signification qu’en France. Un libéral au Québec est un social-démocrate, alors qu’un libéral en France est un disciple du libéralisme classique sur lequel est fondée la civilisation occidentale. C’est le libéralisme issu de penseurs comme John Locke, Alexis de Tocqueville, Frédéric Bastiat ou Thomas Jefferson. C’est la doctrine à l’origine de la déclaration d’indépendance des États-Unis  et de sa constitution. Incidemment, ce sont aussi  ces principes qui ont guidé les pères de la constitution canadienne de 1867. On pourrait donc dire que le libertarianisme est en quelque sorte un retour aux sources de la civilisation occidentale. Le libéralisme classique est fondé sur dix grands principes.

2   Dix principes du libéralisme classique

 

  • La vie d’un individu est une valeur morale universelle et absolue. La vie, liberté et propriété d’un individu non-agressif ne saurait être sacrifiée à aucun but.
  • Chaque individu est propriétaire de son propre corps, son esprit et de son labeur, incluant les objets physiques qui sont le fruit légitime de ce labeur. (Le droit de propriété)
  • Tout individu a le droit de poursuivre des activités nécessaires à l’amélioration de sa vie – incluant ses aspects matériels, intellectuels et émotionnels – en utilisant son propre corps et sa propriété, ainsi que la propriété d’autres personnes consentantes.
  • Les droits d’un individu à la vie, la liberté et la propriété sont inhérents à la nature de cet individu. Ils ne sont octroyés par d’autres  êtres humains et ne peuvent être enlevés par aucune entité. (Le concept de droits naturels)
  • L’initiation de la force physique ou la menace de l’usage de celle-ci ou la fraude contre tout individu n’est jamais permise – Peu importe le caractère ou la position de l’instigateur. Cependant, une force proportionnelle peut être utilisée pour se défendre de ou en réponse à une agression. (Le principe de non-agression)
  • Le seul rôle fondamental d’un gouvernement est de protéger les droits individuels en prenant des actions spécifiquement déléguées à ce gouvernement par ses citoyens. Le gouvernement n’est pas l’égal de la société et n’a pas le droit de sacrifier des individus non-agressifs pour avancer le bien-être des autres. (L’état de droit)
  • Chaque individu a le droit absolu de penser ou exprimer toute idée qu’il veut. La pensée ou la parole ne seront jamais l’équivalent de la force ou de la violence et ne devraient jamais être restreintes ou être sujettes à des pénalités coercitives. Spécifiquement la contrainte et la censure sur la base de religion ou d’idées politiques sont inacceptables en toute circonstance. (La liberté de conscience et d’expression)
  • Le commerce, la technologie et la science sont des forces libéralisantes désirables qui sont capables de soulager les maux historiques, d’améliorer la qualité de vie humaine et l’élever moralement l’être humain. La liberté complète d’échange, d’innovation et de pensée doivent être préservés et soutenus pour tous les êtres humains. (Capitalisme)
  • Les accidents de naissance, de géographie ou de généalogie ne définissent pas un individu et ne devraient jamais générer de restrictions imposées par autrui sur les droits ou les opportunités de cet individu. Chaque individu doit être jugé strictement selon ses qualités personnelles, incluant ses accomplissements, son caractère et ses connaissances. (L’égalité devant la loi)
  • Il n’existe aucune limite « naturelle » ou désirable au potentiel humain de faire le bien, et il n’existe aucun problème substantiel qui ne puisse être résolu par la connaissance humaine présente ou future, l’effort et la technologie. Il tient d’un impératif moral à tous les humains d’étendre leur maitrise de l’univers indéfiniment et de telle façon à assurer la survie et l’épanouissement de tous les individus non-agressifs.

3    Un monde libertarien

 

À quoi ressemblerait une société libertarienne? Certains vous diront que puisque nous voulons minimiser, voire éliminer l’état, qu’un monde libertarien serait la loi de la jungle et au plus fort la poche. Ce n’est pas du tout ça.

3.1  Le rôle de l’État

Pour le libertariens, l’état est la seule entité ayant le droit légal d’utiliser la force et son rôle est d’abord et avant tout de protéger les citoyens contre les agressions extérieures par la force militaire et intérieures par les forces policières et de résoudre les disputes en offrant un système légal. Pour les autres services, les libertariens considèrent que le secteur privé est généralement plus efficace que le gouvernement (ce que notre gouvernement est en train de prouver).

3.2  L’économie

Les libertariens croient que le gouvernement n’a pas à s’ingérer dans la vie économique des citoyens autrement que de punir la fraude et le vol. Le système légal normal devrait donc suffire à règlementer les marchés et prévenir que des gens soient floués dans leurs transactions. Les gens auraient donc le droit de transiger avec qui ils veulent, selon des termes mutuellement acceptables.

3.3  Le filet social

Les libertariens prônent la responsabilité sociale. Ce qui veut dire que nous sommes responsables d’abord et avant tout de nous-mêmes et de nos familles. Prendre soin de nos enfants et de nos ainés, par exemple, est notre responsabilité, pas celle de la société.  Il a été généralement démontré que plus une société est libre sur le plan économique et plus elle est prospère. Dans une société prospère, l’extrême pauvreté est un phénomène marginal et relève de la charité privée. Il est impensable d’utiliser l’État pour forcer les gens à être charitables contre leur gré. L’idée de faire une redistribution forcée de la richesse, comme nous le faisons présentement, est moralement  inacceptable pour un libertarien. Utiliser la force pour saisir la propriété d’autrui est un vol, même si c’est le gouvernement qui le fait avec la bénédiction de la majorité de ces citoyens. Si un citoyen n’a pas le droit d’utiliser la force pour saisir la propriété d’un autre, il ne peut pas déléguer ce pouvoir à son gouvernement, peu importe le nombre de citoyens qui seraient d’accord avec l’acte. La démocratie ne peut servir à violer les droits, seulement les préserver.

3.4  La vie sociale et la vertu

L’État n’a aucune place dans la chambre à coucher. Ce n’est donc pas sa place de dicter ce qui peut se faire ou ne pas se faire entre deux individus consentants. Ce n’est pas sa place également de dicter comment un individu dispose de son propre corps, tant que celui-ci en subit les conséquences et ne nuit pas à autrui. Ce n’est pas à l’état d’imposer une certaine moralité ou une idéologie à l’ensemble de la société par la force. Ce n’est pas à l’État d’imposer une langue d’usage. Sur un territoire, la langue s’impose d’elle-même quand une majorité des citoyens la parlent et transigent avec. L’usage de la force est donc inutile et superflue.

4  Conclusion

Le libertarianisme est l’incarnation nord-américaine du libéralisme classique et adhère à ses principes. C’est une vision de société qui est centrée autour du principe de non-agression et du  respect des droits individuels et de propriété. Le libertarianisme n’est en réalité ni à gauche et ni à droite. C’est la seule philosophie qui est cohérente vis-à-vis l’usage de la force de l’état. La gauche prône l’usage de la force de l’état pour promouvoir l’égalité sociale et la droite prône l’usage de la force pour promouvoir la vertu et la moralité Le libertarianisme condamne l’usage de la force universellement. Les libertariens choisissent de promouvoir le bien collectif par la responsabilité individuelle et la charité et la coopération volontaire.

 

En bonus, je vous offre aussi la vidéo que je mentionne à la fin de l’entrevue: La Philosophie de la Liberté.

Lettre aux féministes

foetus.jpg

Par Philippe David

Mesdames,

Je m’explique mal votre attitude au sujet de l’avortement et de la motion m-312, ainsi que sur la position de Rona Ambrose sur cette motion. Ne vous en faites pas, je ne suis pas un zélote religieux, je ne crois pas en Dieu; mais ça ne m’empêche pas tout de même d’avoir un sens de la moralité et de l’éthique pour autant. Étant libertarien, je tire ma moralité des principes de cette philosophie. L’un d’eux, vous serez contentes de savoir, est que nous sommes tous propriétaires de notre corps. Je ne pourrais donc pas remettre en question votre droit de disposer de votre corps selon votre volonté sans trahir ce principe. Cependant, dans le cas de l’avortement, entre le noir de la prohibition et le blanc de votre droit absolu, il existe un océan de gris, et dans les faits, ce n’est pas parce qu’un juge a déclaré une loi inconstitutionnelle, que la question est réglée pour autant et que le débat est clos. Il n’y a en fait, jamais vraiment eu de véritable débat. Nous n’avons en réalité  qu’un vide juridique qu’il faudrait combler car si vous avez effectivement  le droit de disposer de votre corps, il faudrait aussi considérer un autre droit considéré inviolable par plusieurs : le droit à la vie.

Je sais, vous direz certainement que je suis un homme et que je ne peux pas comprendre. Je n’ai jamais eu à endurer la douleur l’accouchement, mais je n’ai jamais aussi ressenti la joie de sentir la vie croitre dans mes entrailles et de sentir ses moindres mouvements. Les libertariens ont la réputation d’être froids et calculateurs, mais je ne pourrais jamais avoir la froideur de considérer cette vie dans votre utérus comme un vulgaire parasite ou une tumeur à exciser. Je suis père et j’ai eu la joie, comme bien des parents, de voir ma fille alors qu’elle n’avait que 16 semaines dans le sein de sa mère. Elle avait ses deux bras, ses deux jambes, des yeux, un nez, une bouche et commençait déjà à montrer des comportements typiques de tous les bébés humains comme sucer son pouce. Comment peut-on dire que ce n’est pas un être humain? Comment ne pas ressentir une certaine réticence à l’idée de vouloir le tuer? Si ce n’est pas un dilemme moral dans votre cœur de femme et que vous ne ressentez rien, pour moi et bien d’autres, ça l’est et nous le ressentons.

Je l’ai dit plus haut et je le répète. Il ne sera jamais question de vous enlever le droit de vous faire avorter. Si vous lisez le texte de la motion, (vous l’avez bien lu, j’espère?) vous constaterez qu’il ne remet ce droit en question nulle part et très franchement, politiquement, ce serait impossible. Invoquer comme argument le retour aux aiguilles à tricoter ne tient pas la route et relève de la démagogie. C’est même hypocrite d’exiger que l’état s’ôte le nez de dans vos utérus alors que vous exigez également qu’il paie pour votre avortement. Vous y avez droit, soit! Mais rien ne dit que ce droit, comme bien d’autres ne peut pas être balisé. Il l’est d’ailleurs dans bien d’autres nations qui permettent l’avortement. Seuls le Canada, la Chine et la Corée du Nord n’imposent aucune restriction. Est-ce que les suédoises ou les norvégiennes, dans ces paradis de social-démocratie, se plaignent qu’on a violé leurs droits? Pas du tout.

Il est quand même intéressant de voir des organisations féministes comme la FFQ, qui se confessent à gauche de l’échiquier politique et que typiquement, la gauche s’attribue le monopole du cœur; vociférer contre une motion qui vise à défendre des êtres foncièrement  faibles et sans défense des abus d’un système trop permissif.  Dans ce débat, c’est la droite qui détient le monopole du cœur alors que la gauche revendique une liberté à tout crin. Seulement, dans une société, la liberté des uns s’est toujours terminée là ou celle des autres commence.  Comment équilibrer le droit d’une femme de disposer de son corps et le droit d’un fœtus de vivre est une question qui mérite une réponse et qu’une société se doit de débattre. L’avortement ne devrait pas être considéré comme une méthode contraceptive, ni comme une méthode de sélectionner le sexe. C’est un droit qu’on se doit d’exercer avec sagesse et retenue.

Ne vous en déplaise mesdames, les femmes comme Rona Ambrose, Sophie Durocher ou Lise Ravary ont certainement le droit de croire et d’exprimer que dans certaines  circonstances, un fœtus doit être protégé.  Elles parlent pour ceux qui ne peuvent se défendre. Pour cela, elles ne méritent pas votre hargne, mais plutôt le respect.

Le scrutin du 4 septembre : Que doivent faire les conservateurs québécois? S’abstenir ou voter pour la CAQ?

Bureau scrutin QC

Par Simon Leduc

Au déclenchement des élections, le parti de François Legault était en troisième place loin derrière les deux vieux partis. La CAQ a complètement dominé la première semaine de campagne à cause de ces trois éléments : la formation d’une équipe crédible et expérimentée derrière le chef, la candidature de Jacques Duchesneau et l’imposition de l’intégrité et de la corruption comme enjeux prédominants de la joute électorale. Cela a permis à la CAQ de prouver qu’elle était prête à former le prochain gouvernement.

On ne sent pas un grand enthousiasme pour ce parti centriste (contrairement à l’ADQ en 2007) mais les Québécois veulent du changement. On va se dire les vraies affaires, l’ancien ministre péquiste ne propose pas de remettre en question le sacro-saint modèle québécois. Il ne va pas toucher au caractère universel de nos programmes sociaux coûteux et inefficaces. La mixité en santé a été rejetée du revers de la main part le chef caquiste et le remboursement de la dette publique (qui s’élève à 252 milliards de dollars) ne fait pas partie de ses priorités. Si elle est élue, la Coalition avenir Québec ne va pas réduire de façon importante la taille de l’État parce que son chef est un étatiste. Celui-ci croit en un État fort et interventionniste et il pense que celui-ci serait plus efficace sous sa gouverne. Les troupes caquistes proposent de taponner la Caisse de dépôts et de placements du Québec afin qu’elle investisse davantage dans les entreprises québécoises même si c’est moins rentable pour elle. Autrement dit, M. Legault veut jouer à la roulette russe avec le bat de laine des Québécois. Il faut se rendre à l’évidence, la CAQ n’est pas un parti de droite mais bien centriste.

L’ancien député de Rousseau propose quand même des idées qui peuvent séduire la droite québécoise : une faible réduction d’impôts pour la classe moyenne, un plan de réduction de la dette publique par l’entremise de redevances minières et pétrolières et des coupures dans la fonction publique (abolition des Commissions scolaires et des agences de santé, des coupures de postes à Hydro-Québec et la réduction du nombre d’élus de la métropole. C’est un bon début mais la CAQ ne va pas assez loin dans ses réformes. La question que je me pose est la suivante : Que doit faire la droite québécoise? Elle pourrait voter pour des tiers partis comme le Parti conservateur du Québec ou Équipe autonomiste mais ceux-ci sont des partis marginaux et très peu connus. Les conservateurs québécois pourraient appuyer massivement la CAQ afin de se débarrasser des deux vieux partis mais surtout pour empêcher le PQ de former un gouvernement majoritaire. Le Parti québécois représente réellement une menace pour le Québec. Ce parti (qui était jadis dirigé par un grand homme René Lévesque) s’est radicalisé sur le plan linguistique. Sa volonté d’empêcher les jeunes francophones de fréquenter des collègues anglophones est une attaque directe au principe sacré de la liberté de choix. Avec une majorité, Pauline Marois va pouvoir partir en guerre contre Ottawa et elle va mettre le cap sur un autre référendum. Est-ce que l’on veut cela? Je ne pense pas.

Il ne faut pas que le PQ obtienne une majorité le soir du 4 septembre prochain. Plusieurs de mes amis conservateurs vont être tentés par l’abstention. Je ne crois pas que c’est la chose à faire. À cause de l’effondrement du vote libéral (moins de 20% chez le vote francophone), seul la CAQ peut barrer la route à une majorité péquiste. Les conservateurs devraient y penser à deux fois avant de s’abstenir. En tout cas, une forte abstention des anciens partisans de l’ADQ favoriserait Pauline Marois et ses ayatollahs de la langue. Les électeurs qui se situe à droite du centre du spectre politique doivent se poser cette question : Voulez-vous quatre ans de Pauline Marois? Je pense que de poser la question c’est y répondre.

Le travail engendre le travail

fb2012

Les Québécois vivent depuis des décennies dans une société socialiste , donc de pénurie, qu’aucun politicien ne remet en cause. Chacun est persuadé de la véracité de la lutte des classes, que patrons et employés sont adversaires, que l’enrichissement des uns entraîne l’appauvrissement des autres. On fait croire que le travail est limité, qu’il faut le partager. Rationner n’est pas politiquement correct, ni électoralement vendeur, « partager » c’est mieux ! D’où les , la réglementation du temps de travail, les taxes (impôts) progressives et élevées, un code du travail draconien etc. C’est le fameux « Travailler moins pour travailler tous ». Ces idées sont fausses mais très largement admises! Elles sont cohérentes avec le socialisme, qui est disette, et qui imprègne notre société. Les individus ne peuvent imaginer autre chose.

Quand on regarde quelle était la condition de l’Homme depuis son apparition sur terre, force est de se rendre à l’évidence, nous étions peu de chose. L’Homme s’en est tiré par son génie, le travail, la coopération et l’échange.

« Il semble, a priori, que tout ce à quoi nous pourrions prétendre, c’est d’obtenir des satisfactions proportionnelles à notre travail. Si nous en avons plus, infiniment plus, à qui devons-nous cet excédant? Précisément à cette organisation naturelle contre laquelle nous déclamons sans cesse, quand nous ne cherchons pas à la détruire. » Frédéric Bastiat, Harmonies économiques, la concurrence.

C’est bien grâce à sa coopération spontanée que l’Homme est sortit de la précarité. Cette organisation naturelle s’oppose aux organisations artificielles. Les organisations artificielles entraînent la contrainte, le délire réglementaire et la spoliation légale. Cela définit le socialisme. La conséquence est la ruine et la pénurie. Il n’y a pas d’exception.

Le travail est une peine pourtant il doit être accompli. Pour y parvenir il existe une motivation naturelle : l’intérêt personnel. Il est redoutablement puissant et efficace. Bien que chacun travaille par intérêt personnel, tout le monde en profite.

Ainsi, la liberté économique engendre croissance et prospérité parce que le travail y est libre. Le capitalisme a sorti l’Europe de la misère au XIXe siècle. (La liberté économique permet aujourd’hui aux pays émergents d’en faire autant). Il a nourri, vêtu, logé des centaines de millions de gens. Il a libéré l’Homme de la simple survie. Il a amélioré sa vie et ses conditions de travail. L’Homme accédé à l’abondance, à une meilleure qualité de vie, et au confort. C’est-à-dire au repos et aux loisirs, donc au superflu. Pour en arriver là, l’homme n’a pas eu une activité de prédation, mais une véritable activité de création. Il a multiplié les richesses.

Dans la nature, seuls les plus forts survivent : c’est la sélection naturelle. Pendant longtemps l’homme y fut soumis. Grâce à ses efforts, à son travail, les plus faibles survivent désormais et apportent leur pierre à l’édification de la civilisation. L’humanité est passée d’une société de rareté à une société d’abondance grâce à l’ingéniosité humaine.

Dans toute société, la somme des services rendus est incommensurablement supérieure à ce qu’un individu seul n’aurait jamais pu obtenir. Ce qui est important c’est que, proportionnellement, dans une société libre, le gain est plus fort pour les plus faibles.

Dans toute autre société, celui qui est plus fort, plus agressif, plus profiteur, qui a des réseaux obtiendra toujours plus que les plus humbles. Ces sociétés sont des sociétés de division, de lutte des classes, de groupes de pressions et de privilèges. Ce sont des sociétés où règne la « spoliation légale » qui n’offrent aucune chance aux faibles. Ces derniers doivent se contenter des miettes que leur octroie chichement la solidarité forcée. Dans une société libre pas besoin de réseau, il n’y a pas de passe droit. Profondément moral, le libéralisme s’adresse à tous, il ignore le clientélisme. La société qui n’est pas libre ne crée rien, ou peu, ou mal. Elle distribue jusqu’à épuisement des stocks ! Une faible partie seulement parvient aux plus démunis. Seule la société libre permet à la création de s’épanouir, à l’offre de biens et de services de se multiplier. Les plus humbles en bénéficient pleinement.

Le libéralisme ne connaît pas de crises et donne du travail à tous. La création de richesse est infinie, parce que les besoins des hommes et leur imagination innovante sont infinis. Les hommes échangent des services et cet échange crée la valeur. Les services obsolètes sont remplacés par d’autres plus performants. Des activités nouvelles apparaissent, les innovations engendrent des richesses supplémentaires. Les besoins sont anticipés par les entrepreneurs. La souplesse du marché permet des adaptations rapides aux événements inattendus. En cas d’erreurs, elles n’ont, grâce à la responsabilité personnelle, que des conséquences limitées envers la communauté. Les hommes sont inégaux, physiquement et intellectuellement. Les inégalités économiques n’ont rien à voir avec l’injustice. La justice impersonnelle du marché n’est pas remplacée par l’arbitraire du décideur politique. L’inégalité est un puissant moteur d’amélioration sociale. Toute personne qui veut entreprendre en a l’opportunité. Les progrès de nos sociétés sont dus à l’échange libre, donc équitable, entre les hommes.

Le travail engendre le travail, il est innovation et création. Il multiplie l’offre de services. Avec l’échange, la spécialisation du travail apparaît et chacun se spécialise dans ce qu’il fait de mieux. Les métiers et fonctions se multiplient. Grâce à ces mécanismes (création, innovation, multiplication de l’offre, spécialisation, échange) le travail des uns crée le travail des autres. Il y a de plus en plus de travail pour de plus en plus de gens. Il n’y a pas de chômage. Cela permet aux plus humbles de trouver une place selon leurs capacités. . La prospérité des uns entraîne celle des autres.

L’accroissement des richesses diffuse ses bienfaits à l’ensemble de la société parce que la concurrence intervient en complément, en appui, du libre échange. La concurrence est l’alliée du consommateur. Elle est la liberté de choix. Le plus faible en profite

Si le libéralisme traite différemment des individus différents, il n’y a pas discrimination de naissance, race, sexe, etc. Seuls les talents comptent. Par un miracle quotidien tous les talents sont utilisés, aussi petits soient-ils.

« Travailler plus pour travailler tous » est un message qui intéresse tout le monde dans notre société de chômage structurel. Les millions de chômeurs et de pauvres qui doivent leur situation à la collectivisation de l’économie, doivent être informés et comprendre que les socialistes les mènent en bateau.

« Se conserver, se développer, c’est l’aspiration commune à tous les hommes, de telle sorte que si chacun jouissait du libre exercice de ses facultés et de la libre disposition de leurs produits, le progrès social serait incessant, ininterrompu, infaillible. » Frédéric Bastiat, La Loi

« Nous étudions l’homme tel que Dieu l’a fait; nous constatons qu’il ne peut vivre sans pourvoir à ses besoins; qu’il ne peut pourvoir à ses besoins sans travail, et qu’il ne peut travailler s’il n’est pas sûr d’appliquer à ses besoins le fruit de son travail. » ;

« J’entends par propriété le droit qu’a le travailleur sur la valeur qu’il a créée par son travail. » Frédéric Bastiat, Propriété et loi.

Pour sortir de la situation catastrophique où nous sommes, pour vaincre le chômage et la misère, il faut respecter la Propriété :

Ne pas entraver le travail :

Liberté économique, réforme en profondeur du code du travail, liberté des contrats, réforme des lois syndicales.

Ne pas voler les fruits du travail :

Un seul et unique impôt sur les revenus, proportionnel, sur tous les individus et seulement les individus (Flat Tax). Pas d’impôts sur le patrimoine.

Chacun dispose librement de l’intégralité des fruits de son travail, pour un salarié c’est le salaire complet.

Laisser s’échanger les fruits du travail :

Libre échange

Garantir les fruits du travail :

État minimum : veille au respect des contrats, garantit les Droits naturels : Propriété, Liberté, Personne.

La loi s’oppose à la spoliation. Elle assure la Justice et la Sécurité, y compris la sécurité juridique et fiscale.

Suivez- moi:

Sur mon site

Sur Twitter

Sur Facebook

Voter stratégique

Bureau scrutin QC

 

Par Philippe David

Voter stratégique, c’est ce que le PQ voudrait que vous fassiez, en voulant dire de voter pour eux, bien sûr. De l’autre côté, il y a un mouvement contraire de « tout sauf le PQ » pour éviter de se retrouver avec un autre référendum.

« Les élections sont imminentes et les frustrations des Québécois sont grandes. On sent se dessiner deux tendances, l’une hostile au PLQ (anything but the PLQ) et l’autre hostile au PQ (anything but the PQ). L’important est de bien choisir son «anything but». Il vaut la peine de rappeler les points suivants: Le PQ a appuyé les carrés rouges et recrute un de leurs leaders, le PQ recrute les journalistes les plus biaisés de Radio Canada, le PQ s’arrime à Lisée qui cuisine les chiffres pour transformer le cancre en modèle et «mettre la droite KO», le PQ veut étendre la loi 101 au CÉGEP, le PQ veut augmenter les taux marginaux d’imposition pour des raisons purement idéologiques (il ne récoltera pas grand chose vu la disette de vrais «riches» au Québec), le PQ est allé chercher un «candidat de prestige» qui rêve de nationaliser les ressources naturelles et de multiplier les Hydro-Québec, le PQ veut créer une atmosphère empoisonnée d’affrontement entre le gouvernement du Québec et le gouvernement fédéral, entre les francophones et les anglophones, entre les francophones de souche et les allophones, de manière à réunir les conditions pour lancer le Québec dans l’aventure d’une troisième tentative de sécession. Et tout cela au moment où l’économie mondiale est en crise, où les dettes publiques explosent (la nôtre n’explose pas mais augmente inexorablement) et où l’État providence ne parvient plus à livrer ses promesses. Lequel des deux «anything» vous choisissez? Pensez-y très sérieusement. »

Dit Martin Coiteux, le professeur d’économie aux HEC Montréal. Alors pour éviter tout ça, il faudrait se pincer le nez et voter pour le moins pire! Ciel que j’en ai marre de voter pour le moins pire! Personnellement, ni l’une, ni l’autre de ces deux alternatives ne m’excite. Autant rester chez moi que de voter libéral pour éviter le retour du sempiternel débat sur la souveraineté ou voter PQ pour débarrasser d’un gouvernement qu’on choisi par dépit depuis 9 ans.

Quelle alternative avons-nous? Option Nationale et Québec Solidaire ne sont que des versions encore plus radicalement à gauche que le PQ. J’aimerais autant avaler un bidon de térébenthine et pisser sur un feu de broussailles que de voter pour eux. La CAQ, c’est le PQ lite. Tout aussi insipide, mais dilué quelque peu. Resterait les deux nouveaux partis de droite: le Parti Conservateur du Québec et l’Équipe Autonomiste. Ces deux partis ne sont pas nécessairement mûrs, mais ils ont au moins le mérite de partager mes propres valeurs. 

Je vais donc vous proposer quelque chose de totalement farfelu pour les prochaines élections. Tout d’abord, évacuez de votre esprit toute pensée de vote stratégique et pensez plutôt au message que vous voudriez envoyer à Québec. Peu importe qui gagne les prochaines élections, ce sera probablement un gouvernement minoritaire, donc ils auront très peu de marge de manoeuvre pour faire un référendum, par exemple. Donc peu de risque qu’ils puissent faire quelque chose de vraiment déplaisant. Que ce soit le PLQ ou le PQ, ce sera du pareil au même. D’un autre côté, si dans ce scénario, nous avions un important noyau de députés droitistes, peut-être même avec la balance du pouvoir, ça envoyerait un vrai message.

J’aimerais donc que ceux qui se disent de droite cessent de se dire orphelins politiques et commencent à voter avec leur coeur. Que vous votiez pour le Parti Conservateur ou l’Équipe Autonomiste m’importe peu, mais si l’un ou l’autre de ces deux partis présente un candidat, votez pour lui! Cessez de gaspiller votre vote à encourager la corruption et le sempiternel débat constitutionnel et votez pour un parti qui est vraiment proche de vos valeurs. En 2007, le votre de droite a pratiquement mis l’ADQ au pouvoir. Si on s’unissait encore en 2012, qui sait quel en serait le résultat.

Le PQ recrute encore à Radio-Canada et la chute de la CAQ se poursuit :

pierre-duchesne

Par Simon Leduc

Le PQ recrute encore à Radio-Canada et la chute de la CAQ se poursuit :

Depuis quelques semaines, la fièvre électorale est bien présente à travers le Québec. Les principaux partis politiques vont se mettre à la chasse aux candidats vedettes. Il semble bien que le Parti québécois a recruté dans les rangs de Radio-Canada. Selon La Presse , un ancien journaliste radio-canadien sera un candidat vedette pour le parti souverainiste : Pierre Duchesne. Celui-ci était encore journaliste quand les péquistes l’ont courtisé. Est-ce que Pierre Duchesne a manqué à son devoir d’impartialité en négociant avec le PQ lors de l’exercice de ses fonctions?

Selon Éric Duhaime (un ancien conseiller politique), Pierre Duchesne n’était pas ce que l’on peut appeler un journaliste exemplaire et objectif. Sur sa page Facebook , le chroniqueur politique dit: « Quand j’étais conseiller politique de Mario Dumont, le journaliste radio-canadien Pierre Duchesne était celui qui faisait régulièrement déraper nos points de presse, qui inventait des histoires contre nous et qui mettait en valeur nos adversaires péquistes. Avec un faux verni d’impartialité, il présentait la gauche et les souverainistes sous leurs meilleurs jours » . Donc, ce supposé journaliste était payé avec l’argent des contribuables canadiens pour faire bien paraître ses amis indépendantistes, c’est vraiment révoltant. Comment peut-on penser que le travail de M. Duchesne a été objectif et impartial lors de la dernière session parlementaire? Il était peut-être en mission commandé par le PQ afin de nuire à ses adversaires politiques. En tout cas, la question se pose.

La CAQ s’enfonce encore et encore :

Cela fait des mois que François Legault courtise Gaétan Barrette pour qu’il soit son candidat vedette en vue des prochaines élections générales. M. Barrette lorgnait le poste de ministre de la Santé. Selon Dennis Lessard , celui-ci aurait décidé de ne pas se présenter sous la bannière caquiste. La mauvaise performance de la Coalition Avenir Québec dans les sondages peut sûrement expliquer la volte-face du président de la Fédération des médecins spécialistes du Québec. C’est une grosse perte pour le chef de la CAQ. Gaétan Barrette est une personnalité publique connue et respectée. Il aurait été un excellent candidat au poste de ministre de la Santé. C’est un coup très dur pour François Legault. Pourquoi la CAQ ne réussit pas à s’imposer comme une solution de rechange crédible au gouvernement sortant? Tout d’abord, la CAQ semble être incapable de recruter des candidats vedettes. On a l’impression que le parti de Legault est composé de transfuges qui se sont joints à la CAQ lorsqu’elle était première dans les sondages par pure opportunisme. Il lui manque des candidats crédibles à saveur économique comme Michael Fortier. Qui serait le ministre des Finances d’un éventuel gouvernement de la CAQ? Posez la question s’est y répondre. Ensuite, François Legault doit absolument se camper au centre-droit du spectre politique. C’est le seul axe idéologique qui est libre actuellement. Le chef caquiste tente de séduire l’électorat de centre-gauche. Il y a embouteillage dans cette direction. Le parti de Legault doit tourner à droite afin d’au moins reconquérir la région de Québec qui est dominée par les libéraux.

Il n’est pas trop tard pour la CAQ mais le temps presse. Gérard Deltell doit tenter de convaincre son chef de reprendre les chevaux de batailles de l’ADQ (réduction de la taille de l’État, mixité en santé, une saine gestion des fonds publics, remboursement de la dette publique, etc.). La survie de la CAQ en dépend.

Cet article a été publié en premier dans le Prince Arthur Herald.

La gauche québécoise est-t-elle intolérable?

amir-khadir

Par Simon Leduc

Depuis le référendum de 1995, c’est le calme et la paix qui régnait sur la société québécoise. Cela a changé avec le conflit étudiant qui s’est transformé en une véritable crise sociale. La hausse des frais de scolarité a été un prétexte pour la gauche pour dénoncer et diaboliser son ennemi idéologique et le gouvernement Charest. Grâce à ce conflit, on a vu et constaté le côté sombre et obscur du mouvement progressiste. On peut se poser la question suivante : La gauche québécoise est-elle intolérable?

Amir Khadir : le représentant politique de la gauche radicale :

Depuis quelques semaines, les Québécois ont pu observé la vraie nature de l’unique député de Québec solidaire. Le député de Mercier ne se comporte pas comme un élu mais bien comme un voyou qui viole les lois en toute impunité. Après l’adoption de la Loi spéciale 78, le kamarade Khadir a lancé un appel à la désobéissance civile. Selon lui, une loi peut être violée si elle est injuste. Cet obscur personnage a une conception étrange de la démocratie. Dans ce dossier, l’attitude du solidaire est complètement inacceptable et doit être dénoncée. Dans une société de droit, tous les citoyens doivent respecter les lois votées par leur gouvernement démocratique. Sans cet état de fait, la Belle province serait plongée totalement dans l’anarchie. En fait, c’est peut-être ce que désire le co-chef de Québec solidaire. Cela ne me surprend pas de la part d’un parti qui a dans ses rangs, un mouvement qui prône la révolution armée : Gauche socialiste . Un élu du peuple qui se fait arrêter pour violation à la loi ne mérite pas de siéger dans le temple de la démocratie québécoise. Khadir est un être intolérable et radical. Le seul député de l’extrême-gauche québécoise devrait être destitué de son poste de député. Malheureusement, la procédure de recall n’existe pas au Québec contrairement en Californie et en Colombie britannique.

Richard Martineau : la cible privilégiée de la gauche :

Au début du conflit, Richard Martineau a clairement affirmé qu’il était contre la hausse des frais de scolarité. Celui-ci pense que l’État devrait couper dans sa cour au lieu d’endetter davantage les jeunes. Malgré cela, le chroniqueur du JDM est devenu la cible préférée de la frange radicale du mouvement étudiant. Comment peut-on expliquer cette haine envers lui? Il y a quelques semaines, M. Martineau a écrit sur son compte Twitter qu’il avait vu des jeunes boires de la sangria sur une terrasse à Outremont. Il voulait juste dire qu’il y a des jeunes qui sont issus de familles riches qui auraient les moyens de payer 50 sous de plus par jour pour leurs études. Depuis ce temps, Richard Martineau se fait harceler et menacer par une gauche qui ne tolère pas la critique. Dans ses chroniques, il dénonce les agissements des manifestants qui font de la casse à Montréal. Il ose critiquer les carrés rouges. Mon dieu, c’est un sacrilège. Richard Martineau mérite de se faire harceler jusqu’à sa demeure. Sur un site d’un groupe de musique, on peut y lire les mots suivants : TUER MARTINEAU, c’est dégueulasse. Richard Martineau a le courage de ses convictions et il ne doit pas céder à la haine et à l’intimidation d’une gauche extrémiste.

J’aurais pu donner d’autres exemples de dérapages de la part des progressistes comme la comparaison de Jean Charest avec Hitler. Cela démontre bien qu’une frange de la gauche québécoise (Québec solidaire, la CLASSE, la CLAC, certains artistes, les syndicats, Léo-Paul Lauzon, etc.) est intolérable. Elle ne tolère aucune critique contre les carrés rouges. Celle-ci doit comprendre que chaque Québécois a le droit à son opinion, même les gens de droite. Cette obscure gauche méprise la démocratie et l’état de droit. En tout cas, cette crise sociale aura permis aux Québécois de voir le vrai visage de ces supposés défenseurs de la veuve et de l’orphelin.

La catalogne improbable

La Coalition Avenir Québec (CAQ) défie les règles fondamentales d’un plan d’affaires : faisabilité, rentabilité et marketing. C’est pourquoi je lui colle l’adjectif «improbable».

Faisabilité… Pensez-vous que des élus multicolores, provenant de partis aux antipodes sur le plan des valeurs, puissent siéger à l’Assemblée nationale tout en respectant le voeu des membres qui – eux – sont des adéquistes pour la grosse majorité? Ceux qui ne le sont pas sont droitistes pour le moins.

Rentabilité… Est-ce vraiment pragmatique d’investir tous les efforts de fusion et de fondation d’un parti qui, finalement, consiste à mettre au mixeur les élus de vieux partis dont la population est fatiguée? Excepté pour Gérard Deltell, bien sûr. Et François Bonnardel. Et Sylvie Roy et Janvier Grondin. Ils sont frais. Les autres, tous mutins (ils ont sauté de navires loin d’être en perdition), doivent-ils inspirer confiance?

La CAQ est une catalogne cousue de fil blanc. Un amalgame de carrés de tissus et couleurs hétéroclites et hétérogènes. Comme je répète souvent: hmmmm!

Je trouve tellement dommage de voir quatre parlementaires adéquistes que j’admire aller se fondre dans une masse floue, aller perdre leur temps de parole et leur budget de recherche… Une valeureuse chevalière et trois valeureux chevaliers envoyés au front sans arme ni bouclier.

Vous aurez compris que j’ai fièrement servi comme vice-président du comité exécutif de l’Association adéquiste de Chauveau et que ces gens sont mes mentors.

En tout cas, je souhaite bonheur et prospérité aux élus et aux membres de la CAQ. Puissiez-vous réfléchir au plan d’affaires pendant qu’il est temps.

La gauche et la droite expliquées à mon fils par la raison

 

(Ce texte est une réplique à celui de Savignac, du Huffington Post Québec1. Question d’utiliser les mêmes simplifications, « droite » sera synonyme de libertarien et « gauche » sera synonyme d’étatiste qui veut « distribuer » la richesse et forcer la solidarité)

 

  • Papa, toi tu dis toujours la gauche, la droite, la gauche, la droite … mais c’est quoi ça, qu’est-ce que ça veut dire ?

  • Mon amour, c’est très simple. La droite fonde ses valeurs sur l’individu, la responsabilité, la raison et l’entraide volontaire. La gauche, elle, fonde ses valeurs sur l’émotion, la collectivité, la distribution forcée et la jalousie du succès. Va te brosser les dents.

  • Papa … j’ai huit ans …

  • Excuse-moi mon crapaud, Papa a eu une semaine difficile. Alors, comment te dire… voilà : imaginons que ton école, c’est le monde; ta classe, un pays; ton professeur, le Premier Ministre, et toi et tes amis, des citoyens. Dans ta classe, il y a des enfants qui ont plus de facilités, qui réussissent bien, et d’autres qui ont plus de difficultés. Tu as remarqué ça ?

  • Antoine, il est nul.

  • Eh bien! tu vois, dans la vie des adultes, y’a des Antoine aussi. Certains sont simplement paresseux et ne font pas le moindre effort; d’autres, malgré tous leurs efforts, ne réussissent tout simplement pas.

  • Antoine, c’est le gars paresseux! Il arrête pas de faire du bruit sur son bureau!

  • Alors dans ce cas, deux solutions s’offrent. Si le professeur est de droite, il demandera si quelqu’un veut aider Antoine. S’il est de gauche, il forcera quelqu’un à l’aider.

  • Mais c’est pas juste!

  • Du point de vue du professeur, ça l’est. Son contrat dit très clairement qu’il a droit à une pause de 15 minutes, alors quelqu’un d’autre doit aider Antoine

  • Pourquoi le professeur ne ferait pas une exception?

  • Parce qu’il est défendu par une organisation de gauche, un syndicat, qui dicte très strictement quand il doit prendre sa pause. Si ce n’est pas respecté, alors le syndicat risque de donner des problèmes au directeur.

 

(Quelques secondes de silence)

 

  • Papa, j’ai pensé à quelque chose.

  • Quoi?

  • J’aiderais sans doute Antoine si le professeur le demandait.

  • Ah oui? Pourquoi?

  • Antoine est super fort au hockey. Grâce à lui, nous gagnons toutes nos parties.

  • Alors tu viens de montrer que tu es de droite. Tu décides d’aider volontairement d’aider quelqu’un. De cette façon, tu gagnes parce que ton équipe sera plus forte, et Antoine gagne parce qu’il va améliorer ses résultats.

  • Donc, tout le monde gagne?

  • Oui, parce que tu l’as fait de plein gré.

  • Merci. Je vais me brosser les dents, maintenant.

  • Oh, avant que j’oublie, il y a une autre façon d’aider Antoine.

  • En le laissant regarder sur mon examen?

  • Non, non! C’est encore plus simple : le professeur n’a qu’à baisser les notes des meilleurs élèves et monter celle de tous les Antoine de ta classe.

  • Eille, c’est pas juste! Même si je veux aider Antoine, il doit quand même faire un effort!

  • Pour le professeur, c’est juste. En prenant les meilleures notes et en les distribuant, il égalise la moyenne et tout le monde a presque le même résultat. Personne n’est meilleur que l’autre.

  • Pourquoi je me forcerais à étudier, alors?

  • Héhé, je crois que tu comprends bien le monde moderne, maintenant. Quand tu seras plus vieux, je t’achèterai La Grève de Ayn Rand, où on voit ce qui arriverait si les gens productifs décidaient soudainement d’arrêter de se faire voler au nom de la « justice » et de « l’égalité ».

 

 

 


 

Selon Jean-François Lisée : Tout va bien au Québec

Tout va bien au Québec :

Un nouvel ouvrage de Jean-François Lisée vient de sortir dans les librairies : « Comment mettre la droite KO en 15 arguments ». Dans son essai, l’auteur s’attaque au pessimisme de la droite concernant l’avenir économique du Québec. La mouvance conservatrice affirme que la Belle province est médiocre et qu’elle pourrait faire mieux dans les domaines de l’économie, l’éducation et la santé. L’ancien conseiller politique dénonce cette attitude alarmiste. Il pense que la société québécoise est en bonne santé économique et qu’elle se situe dans le plateau de tête des économies occidentales. Qui a raison? La droite est-elle trop défaitiste ou la gauche trop optimiste? Allons voir cela de plus prêt.

Les lunettes roses de Jean-François Lisée

M. Lisée pense que tout va bien au Québec. Voici quelques exemples qui prouvent le contraire. La dette publique québécoise augmente d’années en années. Elle est monstrueuse : 244 milliards de dollars . Notre système d’éducation est dans un état de décrépitude. Le taux de décrochage chez les garçons s’élève à 22.5% . Les écoles primaires ont de graves problèmes de propreté et cela pourrait causer des problèmes de santé aux élèves. Le temps d’attente moyen dans les urgences est de vingt heures . Cela peut mettre en danger la vie de patients qui ont besoin rapidement de soins médicaux. Nos infrastructures routières tombent en morceaux. C’est rendu dangereux de conduite une voiture au Québec. Le gouvernement québécois a perdu le contrôle de ses finances publiques. Celui-ci dépense l’argent des contribuables comme si cela poussait dans les arbres. Les déficits budgétaires s’accumulent depuis des années. Le déficit du régime de retraites des employés provinciaux frôle les milliards de dollars et la caisse de la RRQ sera vide en 2037 . À cause de cela, les générations X, Y et Z n’auront pas droit à de pensions. Chers Québécois, ne vous en faites pas avec tous ces problèmes, la gauche affirme que tout va bien. Il faut la croire sur parole.

Le Québec peut et doit faire mieux :

Il faut vraiment être inconscient pour affirmer que la société québécoise est en bonne santé. Il faut se dire les vraies choses, cela va mal au Québec. Le sacro-saint modèle québécois ne fonctionne plus. Ses politiques progressistes ont plongé le Québec dans un marasme économique important. Depuis 1960, le gouvernement du Québec (péquiste ou libéral) a dépensé sans compter afin de gagner des élections. Celui-ci a hypothéqué l’avenir des jeunes générations. L’État québécois est malade et il est sur son lit de mort. Celui-ci a besoin d’un remède fort et puissant pour guérir.

Le gouvernement du Québec doit mettre en place des réformes qui sont nécessaires pour sortir la province de sa torpeur. Il faut couper dans les dépenses gouvernementales afin de revenir à l’équilibre budgétaire. La réduction de la dette publique doit devenir une priorité. En éducation, il faut couper dans les structures administratives et donner plus d’autonomie aux écoles. La mixité doit devenir la norme en matière de santé. Il faut permettre aux médecins de pratiquer dans le secteur public et privé. Les mieux nantis devraient pouvoir payer pour leurs soins de santé. Cela permettrait de désengorger les listes d’attente et la classe moyenne inférieure aurait accès plus rapidement à des soins de santé. Les solutions sont connues et il faut juste avoir le courage de les mettre en place. Quoi qu’en pense M. Lisée, le Québec peut et doit faire mieux.

Malheureusement, aucun parti politique n’a le courage de réformer le Québec. Ils veulent juste gagner les prochaines élections. La classe politique se fout éperdument de l’avenir des générations X, Y et Z. Jean-François Lisée va être content. Le modèle québécois ne sera pas menacé par les politiciens actuels. À court et moyen terme, le Québec va continuer son lent déclin. Tôt ou tard, il va frapper un mur et cela pourrait lui être fatal.

L’ADN de l’ADQ

Dans les tribulation qui entourent les pourparlers sur la fusion possible de l’ADQ et de la CAQ, on entend souvent parler de « l’ADN de l’ADQ ». La retrouvera-t-on dans le mariage de ces deux formations politiques. Dans une entrevue à l’émission Connaître la Suite, Richard Thibault affirmait qu’il n’y a rien d’incompatible entre les valeurs de l’ADQ est celles de la CAQ. Jean-Jacques Samson semble affirmer la même chose dans une récente chronique. En outre, il écrivait:

Les partis se rejoignent sur leurs orientations générales : la défense des libertés individuelles, la responsabilisation des citoyens, l’importance à donner à la famille et à l’éducation, l’aide aux plus démunis, le rôle de l’État, la question constitutionnelle à mettre sur la glace.

J’aimerais personnellement voir où M. Legault s’est affirmé grand défenseur des libertés personnelles, lui qui refuse catégoriquement toute participation du privé en santé, de même que pour la responsabilisation des citoyens. Quant à la question constitutionnelle, je ne serais pas surpris de voir le naturel péquiste de M. Legault revenir au galop puisqu’il recrute activement des péquiste désabusés. Mais pour mieux démontrer les incompatibilités, voyons d’abord comment les adéquistes eux-mêmes définissent leurs valeurs selon un document d’un de leurs groupes Facebook, qui fût adopté lors de leur dernier congrès:

Les valeurs de l’Action démocratique du Québec

Les valeurs de l’Action démocratique du Québec s’articulent autour des grands principes suivants.  Ces piliers orientent les gestes de l’Action démocratique du Québec. Ils se soutiennent les uns les autres et forment l’armature d’un Québec nouveau.

La liberté et les droits individuels

Nous défendons les droits et libertés individuels, tels le droit à la vie et à la sécurité, à la vie privée, la liberté de conscience, de religion, de pensée, d’opinion et d’expression (y compris la liberté de la presse et des autres moyens de communication), la liberté de réunion pacifique et d’association, le droit à la mobilité et le droit à la propriété privée et à son échange libre résultant d’un consentement volontaire.

La responsabilité de chaque citoyen

Nous croyons que la liberté et les droits individuels ont comme corollaire la responsabilité et les obligations individuelles. Des citoyens libres assument leurs obligations, la responsabilité de leurs choix et les conséquences de leurs actes sans s’attendre à ce que l’État ne le fasse à leur place.

La famille

Nous croyons que la famille est l’un des piliers de la société et l’une des façons par lesquelles les citoyens transmettent leurs valeurs.  La famille comprend les parents, les enfants et les aînés. Les droits et libertés des membres d’une famille doivent être protégés contre les intrusions gouvernementales cherchant à les restreindre.

La compassion envers les citoyens incapables de subvenir à leurs besoins

Il revient au citoyen de subvenir à ses propres besoins, à ceux de sa famille et à ceux des personnes qu’il a à sa charge. Nous croyons que l’État doit aider les plus démunis qui sont incapables de subvenir à leurs besoins. L’aide gouvernementale est bien ciblée et axée vers un retour graduel à l’autonomie lorsque cela est possible.

L’importance du secteur privé comme moteur de développement économique

Nous préconisons un système d’économie de marché et nous encourageons l’innovation entrepreneuriale qui en constitue le véritable moteur.  L’État n’a pas comme rôle de se substituer à l’entreprise privée.

Un rôle essentiel et bien défini pour l’État

Nous croyons que le rôle du gouvernement est essentiel mais nous ne croyons pas que l’étatisme soit une solution universelle.

L’État protège la liberté et les droits individuels, favorise l’égalité des opportunités et administre la justice.  Il intervient en cas de catastrophe naturelle, investit dans les infrastructures, favorise l’accès à l’éducation et la santé et, de concert avec la charité privée, assure un filet social aux citoyens les plus démunis qui sont inaptes au travail.

La réglementation établit les règles du jeu sans gérer les marchés dans leurs moindres détails et n’entrave pas un marché libre et florissant.  L’État évite de dispenser des privilèges et d’encourager la dépendance des individus et des entreprises.  Quand l’État doit agir pour ses membres, les ressources et le pouvoir décisionnel sont délégués aux organismes proches des bénéficiaires.

Pour remplir son rôle, l’État impose les citoyens à un niveau raisonnable qui ne décourage pas l’investissement et le travail. L’État gère les impôts des Québécois comme fiduciaire de biens publics.  Il s’assure que les finances publiques soient gérées de façon saine, que ses budgets soient équilibrés et que la dette du secteur public soit d’un niveau acceptable.  Il respecte l’équité intergénérationnelle.  Un État qui joue son rôle restreint la croissance de sa taille à celle de l’inflation et de la population.

Un État au service des Québécois

Nous croyons que les élus représentent d’abord leurs électeurs et qu’ils doivent les servir honnêtement, de façon éthique et pour l’intérêt de tous.  Leurs  obligations envers leurs électeurs priment celles envers leur parti politique.  Le gouvernement, les élus et les fonctionnaires sont en fonction pour d’abord desservir les Québécois.  Ils agissent de façon ouverte et transparente et sont redevables devant les citoyens.  Nous appuyons le principe de la primauté du droit qui fournit aux justiciables un rempart contre l’arbitraire de l’État.

 

Notre place au Canada et dans le monde

Nous croyons au plein exercice des droits et libertés constitutionnelles du Québec au sein du Canada.  Nous croyons que les Québécois doivent contribuer à un Canada uni et démocratique fondé sur une économie de marché et qu’ils peuvent affirmer leur identité au sein du Canada et du monde.  Nous croyons à un Québec ouvert et à des Québécois qui peuvent faire rayonner leurs talents à travers le monde.

 

Voilà pour les valeurs de l’ADQ, mais qu’en est-il de celles de la CAQ de M. Legault? Puisqu’il n’existe pour l’instant aucun document pour exprimer ces valeurs, permettez-moi de mettre en relief des déclarations de M. Legault pour en extrapoler ses valeurs.

 

  1.  François Legault a dit à la radio de Radio-Canada que le Québec a besoin d’un État fort. Les valeurs de l’ADQ penchent vers un état qui s’en tient à l’essentiel. « Moins d’État pour mieux gouverner » était le thème de son dernier congrès.
  2.  Dans la même entrevue radio, M. Legault a dit que les programmes sociaux au Québec, c’était « sacré ». Les valeurs de l’ADQ sont fondées sur la compassion mais aussi sur une aide gouvernementale bien ciblée et axée vers un retour graduel à l’autonomie lorsque cela est possible. Voilà qui devrait porter à réfléchir ceux qui croient que M. Legault pense vraiment à la responsabilisation des citoyens. Le Québec se dirige vers un mur et des choix difficiles seront à prendre quant au panier de services offerts par l’état québécois. Tous les adéquistes en sont conscients. S’il considère que ces services sont « sacrés », M. Legault sera-t-il l’homme de la situation quand ces choix difficiles nous seront imposés?
  3.  M. Legault veut mettre encore plus de restrictions aux choix des parents dans la langue d’éducation de leurs enfants. Les valeurs familiales de l’ADQ sont à l’effet que les droits et libertés des membres d’une famille doivent être protégés contre les intrusions gouvernementales cherchant à les restreindre.
  4.  La CAQ n’a aucun plan de réduction de la dette ou des impôts. M. Legault a même laissé entrouverte la possibilité de hausser les impôts. Les valeurs de l’ADQ promettent une gestion responsable des finances publiques, des budgets équilibrés et un endettement raisonnable.
  5.  Les valeurs de l’ADQ mettent de l’avant une responsabilisation des citoyens (présumément, çà inclut les citoyens corporatifs) et d’éviter de dispenser des privilèges qui encouragent la dépendance des entreprises. La CAQ propose de réduire les subventions aux entreprises mais ces réductions seront réorientées pour subventionner les entreprises en technologie. L’ADQ, elle, a adopté une proposition au conseil général de Trois-Rivières pour éliminer les subventions. De plus, M. Legault désire voir la Caisse de Dépôt et Placement jouer un rôle plus proéminent dans la promotion du Québec Inc, ce qui implique encore plus de BS corporatif et ce, en risquant le bas de laine des québécois.
  6.  M. Legault a dit qu’il était contre le privé en santé, ce qui brime les libertés individuelles des médecins et des patients et va à l’encontre du principe d’économie de marché.

En examinant les déclarations de François Legault dans divers médias, ont y trouve aussi des déclarations contradictoires, ce qui tend aussi à démontrer que M. Legault est prêt à dire tout et son contraire pour séduire les gens, donc pouvons-nous lui faire confiance s’il fait des concessions en vue de la fusion? Les reniera-t-il une fois le mariage consommé? Personnellement, je demeure sceptique et songeur.

Le Québec a encore besoin d’une voix représentant la droite dans l’arène politique. Une nouvelle formation ne pourrait qu’être marginale pendant plusieurs années. Une ADQ renouvelée et épurée de certains éléments pourrait cependant être cette voie. Si certains membres de l’ADQ préfèrent écouter le chant de sirène de François Legault, je suis perplexe à savoir pourquoi ils insistent pour saborder le parti. Croient-ils que sans eux, l’ADQ ne pourrait survivre? Croient-ils que le parti leur appartient et qu’ils peuvent en disposer comme ils veulent? Dans les médias, ils semblent tous dire que la fusion est un « done deal ».  La consultation des militants ne serait supposément qu’une formalité. J’espère cependant que les militants qui désirent vraiment un parti de droite se lèvent et prouvent que les analystes et les médias se trompent

Webinar: Enjeux Québec

 

XTRM Media en collaboration avec Le Prince Arthur Herald présentent

 Conférence-Web présentée par Jeff Plante en deux soirées

Mercredi et Jeudi les 7 et 8 décembre prochain

En vedette:

Un document circulerait disant que le programme de l’ADQ serait parfaitement compatible avec celui de la CAQ. Y a-t-il vraiment compatibilité?  Quelles sont les incompatibilités? Vous êtes à la place de Gerard Deltell, vous devez analyser les idées, que décideriez-vous?

Vaut-il la peine pour les gens de droite d’aller voter pour “sauver” l’ADQ de la fusion avec la CAQ?

En laissant aller l’ADQ avec la CAQ, est-ce que les droites ( fiscales, sociales, libertariennes) peuvent coopérer ensemble comme cela se fait ailleurs dans le monde?

Qu’est ce qui nous unit? Quelles sont nos valeurs communes?

INSCRIVEZ-VOUS TOUT DE SUITE LES PLACES SONT LIMITÉES

 

On s’inscrit ici pour la conférence de mercredi le 7 décembre avec Richard Décarie

On s’inscrit ici pour la conférence de jeudi le 8 décembre avec Adrien Pouliot

Pour plus de détails…

Le vrai piège caché dans le programme de la CAQ – FILM

image: La première minute

 

Le plan d’action de Monsieur Legault est très astucieux. Les tenants de la droite au Québec tomberont-ils dans le panneau?

 VERSION:

REGARDEZ LA FIN DU FILM POUR RACONTER LE PUNCH À VOS AMIS

 

Extraits d’une lettre ouverte aux tenants de la droite au Québec.

Mesdames, Messieurs,

Je viens de parcourir le Plan d’action de la CAQ. J’y ai trouvé un piège pour les partisans de la droite. Je le trouve brillant. Sur une échelle de danger allant d’un à dix, c’est onze. Il est possible qu’il ne soit pas prémédité. Mais à ce stade, ça compte peu si on ne le comprend pas. La clé est dans le contexte et son timing.

La conjoncture telle que je la vois

1. Les tenants de la droite par conviction sont peu nombreux.

2. La majorité d’entre eux ont très peu de temps à leur disposition.

3. La droite a besoin d’un vaisseau politique parce que, sans lui, ses partisans seront de vulgaires quémandeurs.

4. L’ADQ pourrait couler à pic ou tomber aux mains d’une gauche qui, si efficace soit-elle, n’en est pas moins une gauche ‘’gouvernemaman’’.

5. Est-il possible de créer à partir de rien une nouvelle formation politique de droite comparable à l’ADQ avant les prochaines élections?

6. S’attaquer maintenant au Plan d’action de la CAQ, c’est trébucher dans les fleurs du tapis. C’est le vrai piège.

7. Un grand travail de diffusion ‘’générale’’ des idées de droite auprès du public reste à faire. Au niveau de l’engagement citoyen, un vaisseau existe et c’est le Réseau Liberté Québec. Au niveau de la diffusion des idées, des vecteurs, ceux sur lesquels miser en premier sont Éric Duhaime, Nathalie Elgrably-Lévy et la bande à Mario Dumont.

La radio de Québec ? Une autre fois. Aujourd’hui, je parle de la province.

8. Il reste une éternité politique avant les prochaines élections provinciales. Le contexte peut changer et rendre l’électorat plus réceptif, et il reste du temps pour faire valoir des points de vue ‘’de droite’’. Il n’est pas trop tard.

9. Si l’ADQ est la meilleure solution en tant que navire politique, de combien de temps dispose-t-elle?

10. Cette question est d’autant plus pressante à régler parce qu’un parti politique a besoin de militants et d’une machine bien rôdée. Présentement, le moteur est sur l’établi, en instance de pièces détachées.

11. Dans le climat actuel au Québec, additionné aux tensions internes à l’ADQ, plusieurs hésitent aussi à prendre position. J’affirme que la prochaine élection provinciale sera la plus importante de l’histoire du Québec depuis la réélection du Parti libéral en 1962. Pas de bateau, mes amis, nous allons regarder le train passer. Moi, je pense que ça mérite de prendre des risques.

L’essentiel de mon raisonnement concernant le piège

Je viens donc d’écrire une lettre ouverte aux tenants de la droite au Québec. C’est la fin du film! Mais vous avez manqué pas mal d’action. Audrey Tautou, Yvon Deschamps et Russell Crowe ont des rôles de soutien.

C’est aux tenants de la gauche de s’interroger sur la nature du Plan d’action de la CAQ, pas à la droite. Le vrai piège est là, parce que la droite au Québec n’en est pas une d’activistes professionnels. Nous devons choisir nos combats chaque fois. La majorité d’entre nous possédons la culture nécessaire pour voir ce plan pour ce qu’il est: un discours de gauche réchauffé aux micro-ondes.

François Legault agite un programme qui n’en est pas encore un. C’est une distraction. François Legault est un toréador. Voyez-vous rouge?

Une brioche et un café pour alimenter votre réflexion

Si ma liste vous interpelle, prenez connaissance du texte intégral de ma lettre. Ça vous fera quelque chose à lire en prenant une brioche et un café.

Cannelle, sans sucre dessus, s’il vous plaît.

Merci

 

Éric de la Noüe

 

© 2011, Éric de la Noüe. Tous droits réservés.

Commentaires : eric@lapremiereminute.ca

La semaine prochaine, si la tendance se maintient, et si je n’ai pas trop de linge sale à laver, je devrais préciser ma pensée sur l’importance de cette prochaine élection provinciale. Autrement, j’aurai peut-être en attendant un texte en psychologie à vous proposer comme plan… B. On verra. Revenez me voir.

PDF imprimable de ce texte : www.lapremiereminute.ca/lezamis/adq-caq

Adresse à tweeter : http://wp.me/p1Ge6d-1mJ

Populisme et sophismes

JeanBarbe

La gauche est toujours prête à accuser la droite d’être populiste et simpliste. Pourtant, comme nous l’avons vu plus tôt cette semaine à Franchement Martineau, dans un débat opposant Jean Barbe et Éric Duhaime, ce sont le plus souvent les gauchistes qui sont simplistes et populistes. Pendant ce débat, il semblait suffisant pour M. Barbe d’affirmer que la dernière crise était le fruit de la dérèglementation et que le néolibéralisme règnait depuis trente ans. Selon lui, c’est supposé être l’évidence même, tellement qu’il ne sent aucun besoin d’offrir une preuve quelconque de ce qu’il avance. Nous sommes supposés prendre sa parole pour du « cash ». Quand Éric Duhaime lui a demandé de fournir des chiffres, il a tout simplement répondu: « Je ne donne pas de chiffres. »

Dans les faits, nos bons gauchistes sont tellements endoctrinés qu’ils croient tous à leurs propres mensonges. Pour eux, nul besoin de se justifier. C’est pour ça d’ailleurs qu’au camp des indignés, on voit tant de slogans anti-capitalistes. Chez eux, ces dogmes sont généralement acceptés sans l’ombre d’une preuve.  Je m’amuse d’ailleurs souvent à dire que pour les marxistes, la ligne entre idéologie et religion est plutôt brouillée; et ceci est un excellent exemple si vous notez l’acte de foi nécessaire ici pour accepter leur version des faits. Vous voulez les voir patiner? Demandez-leur quelle règlementation a été abrogée qui aurait causé la débâcle de 2008. Je vous parie qu’ils ne sauront pas quoi répondre.

Dans le but de rétablir les faits, je vais donc vous présenter des preuves que le fardeau règlementaire est loin d’avoir diminué aux États-Unis alors que la table était mise pour la dernière crise, au contraire.

(source)

Le federal register est le recueil de tous les règlements fédéraux. Bien qu’il y ait eu dérèglementation sous Reagan, ses successeur ont vite rétabli la règlementation au même niveau qu’avant Reagan,  et plus, exception faite du terme de Carter. On peut facilement constater que le réputé capitalisme débridé de nos voisins du sud n’existe plus depuis très longtemps.

Le volume de la règlementation n’est cependant pas suffisant pour prouver quoique ce soit, si cette règlementation n’est pas enforcée par le gouvernement, alors qu’en est il des budgets alloués à cet enforcement de la règlementation?

(source)

Encore une fois, on voit une augmentation constante des budgets des agences de règlementation. Alors elle est où au juste cette fameuse dérèglementation? Comme toujours, on constate que les assertions de M. Barbe tiennent plus du dogme que de la réalité.

Mais est-ce aussi vrai que le néolibéralisme règne au Québec? Encore une fois, quand on compare l’évolution de l’indice de liberté économique du Québec, on constate que le néolibéralisme est plutôt mort au Québec.

 (source)

Mais il est bien vivant dans les provinces qui paient la péréquation plutôt que de la recevoir. Encore une fois, la gauche pèche par populisme en lançant des slogans faciles mais faux. Croyez-le ou non, je sympathise avec les indignés et Dieu sait qu’ils ont de bonnes raisons de l’être, si seulement ils savaient ce qu’elles sont! Mais ils faudrait qu’ils cessent de s’imaginer qu’en transformant un parc municipal en bidonville, en se gelant la face et en grattant leur guitare en chantant « Kumbaya »; ils vont changer quoi que ce soit.

Collectivisme ou Individualisme – 5e partie

griffin

G. Edward Griffin

Le monde politique est truffé d’étiquettes. Nous pouvons être conservateur ou libéraux, droitiste ou gauchistes, démocrates, républicains, libertariens, communistes, fascistes, etc… Mais au travers toutes ces étiquettes, personne n’arrive à décrire de façon précise ce que ces étiquettes représentent vraiment, Ces étiquettes ne servent qu’à attribuer une aura de bonté ou de méchanceté selon celui qui les emploie et les émotions qui sont déclenchées par le discours et chaque orateur semble en avoir une définition différente. Afin de dégager un sens dans les débat politiques, il est essentiel d’abandonner le vieux vocabulaire et établir un vocabulaire plus simple.Une fois que les termes sont clairement définis, beaucoup de gens se rendront compte qu’ils sont d’accord sur l’essentiel.

Vous serez probablement surpris d’apprendre que pratiquement tous les débats politiques peuvent se diviser en deux courants de pensée communs. Ces courants de pensée encouragent tous deux des actions à prendre, mais la grande différence de provient pas autant des actions elles-même mais des principes qui motivent ces actions. Ce grand débat est en fait entre l’éthique du collectivisme et celle de l’individualisme. Ces deux mots ont une signification réelle. Nous reconnaissons au départ que les adhérents des deux courants de pensée sont mus par des bonnes intentions et qu’ils veulent tous le bien de leurs familles et du monde en général. Là où ils divergent est le moyen d’y arriver. Dans ce billet en cinq parties, j’aimerais explorer les points communs et divergences des ces deux courants de pensée tels qu’exposés par l’écrivain et philosophe G. Edward Griffin. La première partie traitera des droits humains, la deuxième traitera de la suprématie du groupe, la troisième de coercition et liberté, la quatrième de l’égalité et l’inégalité devant la loi et la cinquième du rôle du gouvernement.

Partie V: Le véritable rôle du gouvernement

Le temps es venu de se débarasser des définitions confuses, de l’illusion des opposés et du mythe que le monde est trop compliqué pour bien le comprendre. La réponse à ces questions est en réalité bien plus simple qu’on ne le croit. Il n’existe que deux approches. L’approche collectiviste et l’approche individualiste. Maintenant que nous avons défini l’origine des droits, démontré la fausseté de la suprématie du groupe, démontré l’immoralité de la coercition et la nécessité de l’égalité devant la loi; il ne demeure qu’une seule question: Quel est le véritable rôle d’un gouvernement?

Les collectivistes croient que le rôle du gouvernement doit être positif, que l’État doit prendre l’initiative dans toutes les affaires humaines. Qu’il doit être agressif, qu’il doit mener et pourvoir à la société. Il doit être le grand organisateur de la société.

Les individualistes, quant à eux, croient que le rôle du gouvernement doit être négatif et défensif. Son rôle n’est pas de pourvoir, mais de protéger. Car si on donne le pouvoir à l’État de pourvoir pour certains, il doit aussi avoir le pouvoir de prendre aux autres. Une fois que nous lui avons donné ce pouvoir, il y en aura toujours qui tenteront de l’utiliser à leur fins. Il mènera toujours au pillage légalisé et à la perte de liberté. Si un gouvernement est suffisamment puissant pour nous donner tout ce que nous désirons, il est également assez puissant pour nous enlever tout ce que nous possédons. Donc le véritable rôle du gouvernement devrait être de protéger la vie, la liberté et la propriété de ses citoyens, sans plus.

Nous entendons souvent parler de l’opposition entre la gauche et la droite, mais qu’est-ce que c’est réellement? Par exemple, on nous enseigne que le socialisme et le communisme représentent l’extrême gauche et que le nazisme et le fascisme représentent l’extrême droite. Ici nous avons deux puissantes idéologies et l’impression est qu’elles sont diamétralement opposées, mais quelle est la différence? Elles ne sont pas opposées du tout, elle sont les mêmes.

Les symboles sont différents, mais lorsqu’on analyse le communisme et le nazisme, on se rend compte que ce sont toutes deux des doctrines socialistes. Le communisme a toujours été à propos de l’implémentation du socialisme. Le parti des Nazi s’appelait le Parti National des Travailleurs Socialistes. Les communistes font la promotion d’un socialisme international alors que les nazis faisaient la promotion d’un socialisme nationaliste. Les communistes font la promotion du conflit des classes et la haine des bourgeois pour obtenir la loyauté et l’obeissance de leurs disciples, alors que les Nazis utilisaient le conflit racial et la haine des autres races à cette même fin. Le communisme prône la nationalisation des moyens de production par l’État tandis que le Nazisme se contentait de « socialiser » les propriétaires (voir les citations ci-bas), mais les deux approches reviennent à un contrôle total de l’état sur ces moyens de productions. Autrement, il n’existe pratiquement aucune différence entre les deux (l’organisation en Soviets n’est qu’une autre forme d’étatisme, après tout. La mentalité demeure la même). Ces deux idéologies demeurent des épitomés du collectivisme. Et pourtant on nous enseigne toujours qu’elles sont à des extrémités opposées du spectre politique.


Je veux que chacun de conserver les biens qu’il a acquis pour lui-même selon le principe que le bénéfices à la communauté supplantent les bénéfices au particulier. Mais l’État doit conserver la supervision et chaque propriétaire devrait doit se considérer comme étant appointé par l’Etat. Il est de son devoir de ne pas utiliser ses biens contre les intérêts des autres parmi son propre peuple. C’est la question cruciale. Le Troisième Reich conservera toujours le droit de contrôler les propriétaires de biens. – ( Adolf Hitler – Tiré d’un discours en 1931.)

Qu’ils possèdent des terres ou des usines autant qu’ils veulent. Le facteur décisif est que l’Etat, par le Parti, règne sur eux, peu importe qu’ils soient propriétaires ou travailleurs. (…) Pourquoi se donner le mal de socialiser les banques et les usines? Nous socialisons les êtres humains. – (Lettre de Hitler à Hermann Raushning)


Il n’y a qu’une seule chose qui ait un sens quand nous définissions le spectre politique et c’est d’avoir un spectre avec l’absence de gouvernement à une extrémité (l’anarchie) et un gouvernement totalitaire (totalitarisme) à l’autre extrémité. Ainsi nous retrouvons le communisme et le nazisme tous les deux à la même extrémité du spectre. Pourquoi? Parce qu’ils sont tous deux basés sur le collectivisme. Le communisme, le nazisme, le fascisme et le socialisme gravitent tous vers un gouvernement de plus en plus gros et de plus en plus tentaculaire tout simplement parce que c’est la nature du collectivisme. Sous un régime collectiviste, la résolution de problèmes est la responsabilité du gouvernement. Plus il y a de problèmes à résoudre, plus le gouvernement doit devenir puissant pour les résoudre. Lorsque nous acceptons que le gouvernement doit résoudre les problèmes de la société, nous embarquons sur la pente glissante et il n’y a aucun endroit où arrêter jusqu’à ce que vous arriviez à l’extrémité de l’échelle qui est un gouvernement totalitaire. Peu importe quel nom vous lui donnez, ou quelle nouvelle étiquette vous inventez, le collectivisme est le totalitarisme.

La réalité est que l’axe politique linéaire est un trompe l’œil. C’est en réalité un cercle. Si on recourbe les extrémités jusqu’à ce qu’elles se touchent, nous constatons que l’anarchie, l’absence de gouvernement, mène à l’autorité par celui qui a les plus gros poings ou les plus gros fusils, ce qui nous ramène au totalitarisme en un clin d’œil. En ayant un cercle, la seule position logique où nous devrions nous placer est à l’opposé des deux extrêmes. Bien sûr, nous devons avoir une forme d’organisation sociale et politique, mais elle doit être fondée sur l’individualisme, avec une affinité vers le moins de gouvernement possible et non sur le collectivisme, qui a une affinité vers le plus grand gouvernement possible. Le meilleur gouvernement est celui qui gouverne le moins.

Conclusion

Depuis le début du 20e siècle, nous avons assisté à une augmentation fulgurante de la taille de tous les états de ce monde. Nous avons également assisté à une monté fulgurante de crimes d’état, de répression politique et de génocides. Même la démocratie n’est pas garante de liberté. Ici au Québec, nous sommes secoués par scandale par dessus scandale. Il ne se passe pas une journée sans que nous de lisions une histoire de corruption dans les journaux. Que nous élisions des gouvernements de droite ou de gauche ne change rien à la donne. La solution au problème n’est pas de tenter de destituer les politiciens corrompus pour les remplacer par des politiciens supposément plus vertueux (comme s’il pouvait y en avoir), parce que le problème n’est pas les politiciens. Le problème n’est pas le système politique comme tel. Le véritable problème est la mentalité derrière le système. À partir du moment que nous acceptons la prémisse que c’est le gouvernement qui nous donne ou nous enlève nos droits, nous entreprenons notre voyage sur la route de la servitude. À partir du moment que nous percevons l’État comme étant un pourvoyeur plutôt qu’un protecteur, nous ouvrons la porte à l’utilisation du trésor public comme un plat de bonbons dans lequel tous les groupes organisés pourrons se servir et qui laissera tous ceux qui ne saurons pas s’organiser avec la note. C’est la nature même de cette mentalité. Tout ce que je demande, c’est que vous regardiez le monde d’un œil critique et vous verrez que je dis vrai. N’allez surtout pas me croire sur parole. Faites vos propres recherches.

Friedrich Hayek

« Ambition, impatience, hâte d’agir sont souvent dignes d’admiration chez des individus, mais elles sont pernicieuses quand elles guident l’usage du pouvoir de contraindre et de corriger aux mains de gens qui, une fois investis de l’autorité, supposent que celle-ci s’accompagne d’une sagesse supérieure, et par conséquent du droit d’imposer aux autres leurs convictions. »

– Friedrich A. Hayek, La Constitution de la liberté (1960)


Collectivisme ou Individualisme – 4e partie

griffin

G. Edward Griffin

Le monde politique est truffé d’étiquettes. Nous pouvons être conservateur ou libéraux, droitiste ou gauchistes, démocrates, républicains, libertariens, communistes, fascistes, etc… Mais au travers toutes ces étiquettes, personne n’arrive à décrire de façon précise ce que ces étiquettes représentent vraiment, Ces étiquettes ne servent qu’à attribuer une aura de bonté ou de méchanceté selon celui qui les emploie et les émotions qui sont déclenchées par le discours et chaque orateur semble en avoir une définition différente. Afin de dégager un sens dans les débat politiques, il est essentiel d’abandonner le vieux vocabulaire et établir un vocabulaire plus simple.Une fois que les termes sont clairement définis, beaucoup de gens se rendront compte qu’ils sont d’accord sur l’essentiel.

Vous serez probablement surpris d’apprendre que pratiquement tous les débats politiques peuvent se diviser en deux courants de pensée communs. Ces courants de pensée encouragent tous deux des actions à prendre, mais la grande différence de provient pas autant des actions elles-même mais des principes qui motivent ces actions. Ce grand débat est en fait entre l’éthique du collectivisme et celle de l’individualisme. Ces deux mots ont une signification réelle. Nous reconnaissons au départ que les adhérents des deux courants de pensée sont mus par des bonnes intentions et qu’ils veulent tous le bien de leurs familles et du monde en général. Là où ils divergent est le moyen d’y arriver. Dans ce billet en cinq parties, j’aimerais explorer les points communs et divergences des ces deux courants de pensée tels qu’exposés par l’écrivain et philosophe G. Edward Griffin. La première partie traitera des droits humains, la deuxième traitera de la suprématie du groupe, la troisième de coercition et liberté, la quatrième de l’égalité et l’inégalité devant la loi et la cinquième du rôle du gouvernement.

Partie IV: Égalité et inégalité devant la loi

La quatrième chose qui différencie les idéologies collectivistes et individualistes a rapport avec la façon que les gens sont traités devant la loi. Les individualistes croient que nous sommes tous différents. Que nous sommes supérieurs et inférieurs aux autres de multiples façons, mais que chacun de nous mérite d’être traité de la même façon par la loi, peu importe notre sexe, notre âge, notre race, notre religion, etc.

Les collectivistes croient que la loi doit traiter les gens inégalement afin d’obtenir certains changements désirés dans la société. Ils considèrent le monde tragiquement imparfait. Ils voient la pauvreté, la misère et l’injustice et concluent que quelque chose doit être fait pour corriger les forces qui causent ces situations. Ils se croient des ingénieurs sociaux, doués de la sagesse nécessaire pour restructurer la société en quelque chose de plus humain et plus juste. Pour ce faire, ils doivent intervenir dans toutes les facettes des activités humaines et rediriger ces activités selon leur plan. Ce qui veut dire qu’ils doivent redistribuer la richesse et utiliser les forces policières pour forcer certains comportements. Les conséquences de cette mentalité peuvent être constatées un peu partout à travers le monde. Presque tous les pays ont un système d’imposition qui traite les gens inégalement selon leur revenus, leur état civil, le nombre d’enfants, leur âge et même le genre d’investissements qu’ils ont. Le but de cet arrangement est de redistribuer la richesse, c’est à dire de favoriser certaines classes ou certains groupes au détriment des autres. Fréquemment ils ont même certaines clauses dans la loi de l’impôt qui exempte une corporation ou un groupe d’influence en particulier. Certaines lois distribuent également des subventions à certains groupes ou corporations. L’inégalité est la seule raison d’être de ces lois Dans la sphère sociale, ils ont des lois pour établir des quotas de race, de sexe, des plans de discrimination positive ou pour interdire l’expression d’opinions qui peuvent offenser certains groupes ou les planificateurs eux-mêmes.Dans tous les cas, il y a une application inégale des lois basée sur quel groupe auquel on appartient.

On nous dit que tout ça est nécessaire pour assurer une société plus équitable, mais pourtant, après plus de cent ans d’ingénierie sociale, il n’existe aucun endroit au monde où les collectivistes peuvent pointer et dire que leur plan a fonctionné tel qu’ils l’avaient prévu.

Imaginons une ligue de basketball où les joueurs de la moitié des équipes doivent jouer avec un bras lié dans le dos. Il n’y a personne, individualiste ou collectiviste qui considèrerait cette situation équitable. Supposons maintenant qu’on décrète que l’année suivante, les équipes qui n’avaient pas les bras liés doivent maintenant les attacher et que celles qui étaient restreintes peuvent jouer avec les bras libres. Est-ce que c’est maintenant équitable? Avant que vous ne répondiez, supposons que tous les joueurs de l’année précédente ont pris leur retraite et ont été remplacés par des nouveaux joueurs, est-ce toujours équitable? Il y a une prémisse importante dans cet exemple. Il identifie les joueurs comme des individus et non comme les membres d’une équipe collective.

Utilisons maintenant un exemple plus d’actualité de groupes qui ont historiquement été floués par les règles comme les peuples autochtones de l’Australie, du Canada et des États-Unis (on pourrait facilement inclure les afro-américains et les hispano-américains dans le lot). Leur lutte a toujours été contre le biais raciste qui limite leurs opportunités. Tout le monde peut s’accorder à dire que ces règles doivent être changées afin qu’ils puissent jouer avec les mains déliées, mais que dire si nous décidons d’aller plus loin et que nous leur garantissons des avantages comme des emplois garantis ou des exemptions d’impôts, peu importe leur situation financière, simplement parce qu’ils appartiennent à ce groupe? Dans la quête de l’égalité des droits, est-ce que la substitution de discrimination négative pour une discrimination positive a une chance de porter des fruits? Les individualistes croient que cette voie ne fait qu’accentuer les ressentiments en créant une société ou tout le monde s’identifie à des groupes différents perpétuellement à la quête de traitement préférentiel. Beaucoup de livres ont été écrits au sujet de l’utopie collectiviste, mais partout où elle est appliquée, le résultat est toujours plus de pauvreté, de souffrance et d’injustice qu’avant.

L’individualisme est basé sur la prémisse que tous les citoyens sont égaux vis à vis la loi, peu importe leur race, leur religion, leur sexe ou leurs opinions politiques. Aucune classe ne peut obtenir de traitement de faveur peu importe le mérite où la popularité de sa cause. De favoriser une classe au dépend des autres n’est pas l’égalité devant la loi.

Dans le prochain chapitre, nous examinerons quel est le véritable rôle de l’État. Nous verrons l’État individualiste et l’État collectiviste et dans quelle direction ils mènent leurs citoyens.

Collectivisme ou Individualisme – 1ere partie

griffin

G. Edward Griffin

Le monde politique est truffé d’étiquettes. Nous pouvons être conservateur ou libéraux, droitiste ou gauchistes, démocrates, républicains, libertariens, communistes, fascistes, etc… Mais au travers toutes ces étiquettes, personne n’arrive à décrire de façon précise ce que ces étiquettes représentent vraiment, Ces étiquettes ne servent qu’à attribuer une aura de bonté ou de méchanceté selon celui qui les emploie et les émotions qui sont déclenchées par le discours et chaque orateur semble en avoir une définition différente. Afin de dégager un sens dans les débat politiques, il est essentiel d’abandonner le vieux vocabulaire et établir un vocabulaire plus simple.Une fois que les termes sont clairement définis, beaucoup de gens se rendront compte qu’ils sont d’accord sur l’essentiel.

Vous serez probablement surpris d’apprendre que pratiquement tous les débats politiques peuvent se diviser en deux courants de pensée communs. Ces courants de pensée encouragent tous deux des actions à prendre, mais la grande différence ne provient pas autant des actions elles-même mais des principes qui motivent ces actions. Ce grand débat est en fait entre l’éthique du collectivisme et celle de l’individualisme. Ces deux mots ont une signification réelle. Nous reconnaissons au départ que les adhérents des deux courants de pensée sont mus par des bonnes intentions et qu’ils veulent tous le bien de leurs familles et du monde en général. Là où ils divergent est le moyen d’y arriver. Dans ce billet en cinq parties, j’aimerais explorer les points communs et divergences des ces deux courants de pensée tels qu’exposés par l’écrivain et philosophe G. Edward Griffin. La première partie traitera des droits humains, la deuxième traitera de la suprématie du groupe, la troisième de coercition et liberté, la quatrième de l’égalité et l’inégalité devant la loi et la cinquième du rôle du gouvernement.

Partie I: Les droits humains

Les collectivistes et les individualistes sont tous d’accord que les droits humains sont importants, mais ils divergent à savoir à quel point ils sont importants et surtout sur leur provenance. Les droits sont un concept abstrait, ils se définissent différemment selon les endroits et les personnes, mais si nous voulons vivre dans un monde avec la plus grande liberté possible, il est important d’avoir un sens précis de quel devraient être nos droits. La première chose à considérer dans la quête d’une définition des droits et que leur source déterminent leur nature. Donc si nous pouvons nous entendre sur la source des droits, il est facile de s’entendre sur leur nature. Prenons par exemple une communauté qui engage un garde de sécurité. Dans l’exercice de ses fonctions, ce garde peut très bien patrouiller la communauté et même utiliser la force afin de prévenir le vol, mais il n’aurait pas le droit d’obliger les membres de la communauté à mettre leurs enfants au lit à une telle heure ou de faire des dons à une charité. Pourquoi? Parce que le garde détient son autorité des membres de la communauté et ne peut faire autre chose que ce que les individus de cette communauté ont le droit de faire eux-même. Si ces individus n’ont pas le droit d’utiliser la force pour contraindre leurs voisins à faire un don à une œuvre de charité, ils ne peuvent donc pas déléguer ce pouvoir au garde.

En réalité, il est facile d’oublier qu’à la source, les droits sont gagnés sur le champs de bataille. Les pères fondateurs américains par exemple, ont acquis le droit d’écrire leur constitution et leur charte des droits en battant les forces britanniques. Sinon ils n’auraient pu écrire autre chose que des lettres d’adieu avant leur exécution. S’il a déjà été dit que le pouvoir politique provient de la bouche d’un fusil, c’est également vrai de nos droits. Un homme peut bien proclamer qu’il détient tel ou tel droit selon la loi, mais il est sans pouvoir de faire respecter ces droits devant le fusil d’un bandit ou un tyran. Du moment que nous perdons l’habilité de défendre nos droits physiquement, nous les perdons.

Nous arrivons donc à la divergence fondamentale entre les collectivistes et les individualistes. Si les droits sont gagnés sur le champs de bataille, ils appartiennent donc au vainqueurs, mais qui sont-ils? Si nous présumons que ce sont les gouvernements qui gagnent les guerres et que les hommes servent le gouvernement, alors le gouvernement est la source des droits et c’est à lui de les octroyer, mais si au contraire, les guerres sont gagnées par les hommes et que les gouvernement sont à leur service dans cette quête, les droits proviennent des hommes, et il leur appartient de les déléguer à leur gouvernement.

Les collectivistes croient que les droits proviennent du gouvernement et que les hommes servent le gouvernement. Les individualistes n’aiment pas cette assomption car si un gouvernement peut octroyer des droits, il peut aussi les enlever et c’est incompatible avec le concept de liberté personnelle. Un exemple de la position individualiste par rapport aux droits se retrouve dans la déclaration de l’indépendance américaine:

« Nous tenons ces vérités comme évidence que tous les hommes sont créés égaux et qu’ils ont été dotés par leur créateur de certains droits inaliénables; que parmi ces droits sont la vie, la liberté et la poursuite du bonheur. Que pour protéger ces droits, les gouvernements ont été institués parmi les hommes. »

Ces quelques lignes incarnent la position individualiste que les droits sont innés à l’homme et que les gouvernements existent non pas pour nous accorder nos droits, mais pour les protéger.

Par contraste, tous les systèmes politiques collectivistes considèrent que les droit sont accordés par l’État et que les hommes lui sont subordonnés. Ça inclue le socialisme, le communisme, le fascisme et le nazisme et les Nations Unies. L’article 4 du Pacte International relatif aux droits économiques, sociaux et culturels de l’ONU se lit comme suit:

« Les Etats parties au présent Pacte reconnaissent que, dans la jouissance des droits assurés par l’Etat conformément au présent Pacte, l’Etat ne peut soumettre ces droits qu‘aux limitations établies par la loi, dans la seule mesure compatible avec la nature de ces droits et exclusivement en vue de favoriser le bien-être général dans une société démocratique. »

Nous voyons ici que non seulement les droits sont considérés comme octroyés par l’État, mais qu’ils sont sujets aux limitations établies par la loi, ce qui sous-entend que lorsqu’ils seront prêts à vous enlever ces droits, une seule loi suffira pour y arriver. Si on compare avec la charte des droits américaine, elle prescrit que le Congrès n’écrira aucune loi abrogeant la liberté d’expression, d’assemblée, de religion, etc. Pas de limitations établies par la loi, aucune loi. Comparez aussi avec la charte canadienne et québécoise et leur clause « nonobstant », trahissant la mentalité collectiviste de nos législateurs.

Selon le point de vue individualiste, les individus délèguent le pouvoir à leur gouvernement, ce qui signifie que le gouvernement n’a pas le droit de faire que que les individus eux-mêmes ne peuvent faire. Les individus ne peuvent pas déléguer ce qu’ils n’ont pas et même s’ils sont un très grand nombre si aucun d’eux n’a ce droit, alors un million d’entre eux n’auront pas plus ce droit.

Prenons un exemple de trois naufragés qui s’accrochent à un morceau de débris qui ne peut soutenir que deux hommes. Les individualistes et les collectivistes dirons tous deux que deux de ces hommes sont justifiés de se débarrasser du troisième. Selon le collectiviste, ce serait le plus grand bien pour le plus grand nombre. Mais si nous ramenons l’exemple à deux hommes qui s’accrochent à un débris que ne peut soutenir qu’un homme, il serait quand même justifié qu’un utilise la force pour se débarrasser de l’autre à cause de la primauté du droit de survie. Donc, dans le premier exemple, l’agissement des deux hommes est justifié non pas par un droit de groupe, mais par le droit de survie de chaque individu. L’utilisation de la force physique pour protéger nos vies, notre liberté et notre propriété serait donc une fonction légitime du gouvernement parce qu’elle est dérivée du droit de légitime défense de chaque individu et non d’un droit dérivé du groupe.

Mais supposons que le gouvernement décrète qu’on ne peut pas travailler le dimanche et même si nous assumons que la majorité des citoyens supportent cette proposition, d’où le gouvernement tiendrait-il l’autorité d’utiliser la force pour faire respecter cette loi, puisqu’aucun citoyen individuel n’a le droit d’empêcher son voisin de travailler? Il faudrait que le gouvernement s’auto-attribue cet autorité. Et nous nous trouverions sur une pente glissante. Lorsque nous laissons le gouvernement s’engager dans cette voie, un décret en suit un autre. De faire fermer les commerces le dimanche n’est peut-être pas en soi une grande entrave à notre liberté, mais du moment que nous acceptons que le gouvernement puisse s’auto-attribuer des pouvoirs, nous acceptons également que nos droits proviennent du gouvernement et nous nous engageons sur la route de la servitude.

Comme nous verrons dans la seconde partie, les collectivistes n’ont pas ce genre de scrupules. Ils croient que le gouvernement a effectivement des pouvoirs supérieurs aux individus et que ces pouvoirs ne proviennent pas des individus, mais de la société elle-même.

Modéré.

Bienvenue dans ma petite portion de Contrepoids.

L’éditeur Philippe David  m’informe que je suis maintenant habileté à fournir des articles à titre de contributeur au journal en ligne. J’ai donc la chance de partager le même espace que des  commentateurs aguerris  tels les Joanne Marcotte, Ian Sénéchal et Adrien Pouliot pour ne nommer qu’eux dont je suis un lecteur assidu. À vrai dire, je suis un peu fébrile. L’avenir dira si j’ai un futur en « journalisme ». On me dit que j’ai la plume facile mais le journalisme ne fait pas partie de mes expériences. Votre indulgence est déjà appréciée. Ceci est donc mon premier article et j’espère vous lire, contributeurs comme lecteurs par le truchement de vos commentaires sur mes articles.

Par le biais de mes opinions et article vous apprendrez à me connaître. J’ai intitulé ce premier article « Modéré ». Ceux qui me connaissent bien savent que je ne suis pas tout à fait modéré mais, l’âge aidant, je m’assagis au fil des mois.

Pourquoi « Modéré »?

Parce que les extrémistes m’indisposent et, à la limite, me font habituellement lever le poil sur le corps. Quand je parle « d’extrémistes », je ne parle pas seulement des terroristes à bombes, de syndicalistes enragés (et qui ont peut-être la rage). Bien sûr, ces gens nous côtoient et on doit s’en débarasser avec tous les moyens légaux dont nous disposons. Je suis contre les accomodements raisonnables unilatéraux. Je suis contre les courbettes que nos gouvernements font aux groupes religieux et aux syndicats (je pense que c’est presque un pléonasme). Je suis contre les « politically corrects » qui n’osent pas dire tout haut ce que leurs voisins (ou eux-même) se disent dans leur salon. 

Quand je parle d’extrémistes, je parle de ceux qui habitent les extrêmes des deux côtés. Les go-gauchistes pour qui la seule solution est de prendre aux riches et de donner aux pauvres sans rédition de compte. On sait que cela ne fontionne pas (demandez à tous les citoyens de régimes communistes déclarés et oeuvrant tout comme). Quand je parle d’extrémistes, je parle des syndicats qui prennent l’argent des employés et des payeurs de taxes (le fond de Solidarité, qui permet des reports d’impôt plus haut que le reste des autres  investissements par exemple) sans rendre de compte à quiconque. Je parle des syndicats qui vous empêchent de vous faire soigner dans des cliniques privées si vous en avez les moyens, qui vous obligent à être aussi malade que les autres « par justice sociale ». 

Par contre, quand je parle d’extrémistes, je parle aussi des maniaques du marché libre et du capitalisme débridé qui ne jurent que par cette recette pour régler tous les maux de la terre. Selon moi, cette approche a contribué en grande partie à la débandade financière bancaire mondiale de 2008. Je sais, je sais, c’est plus nuancé que cela mais je crois qu’une portion importante de la situation repose directement sur les épaules des capitalistes sans contrôle et qui ont tenu les gouvernements en ôtage et qui ont été rescapés par les contribuables, d’ici et d’ailleurs. Je suis contre le BS individuel pour certains, mais certainement contre le BS corporatif.

Plusieurs des lecteurs de « Contrepoids » seront aussi familiers avec les écrits de Ayn Rand. Dans ma jeune trentaine, « Atlas Shrugged » et « The Fountainhead » ont litérallement changé ma vie. Je suis tout à fait en faveur des libertés individuelles. Je suis tout à fait en soutien de n’avoir aucune intervention gouvernementale dans nos vies. Je suis aussi un travailleur autonome qui doit composer avec toutes sortes d’interventions gouvernementales qui sont un frein à beaucoup de mes activités.

Ceci étant dit, et malgré mon désir d’être « modéré », je sais d’avance que certains sujets, certains événements, certaines décisions (ou absence de décision) de nos leaders gouvernementaux me feront péter les plombs. Ne soyez pas inquiet, vous le saurez assez vite.

Je termine en souhaitant longue vie à « Contrepoids » et un franc succès à M. David et à tous les contributeurs. Un entrepreneur qui refuse toute subvention et toute aide gouvernementale et qui repose sur la contribution volontaire des lecteurs. Ma définition d’un entrepreneur.

Jean-Marc B

Le pouvoir à tout prix?

nous-sommes-le-pouvoir

Jeff Plante l’a très bien résumé avec cette petite phrase : ‎ »Quand le parti disqualifie lui-même ce qui devrait être sa clientèle naturelle, il ne représente plus rien. »

 J’écoutais ce matin cette entrevue de Jeff Fillion avec Frédéric Têtu et j’étais quelque peu vexé par la théorie que la droite est désorganisée alors qu’elle n’a jamais été aussi forte et présente au Québec mais, aussi avec le fait qu’il faut absolument piétiner ses convictions et se prostituer au centre pour qu’un jour un parti avec des idées plus réformatrices puisse espérer accéder au pouvoir.

 L’ADQ a usé à la corde la stratégie d’être plus au centre en tentant d’assouplir ses positions et ainsi mieux plaire à la masse et c’est d’ailleurs cette façon de faire qui leur a perdu le statut d’opposition officielle car, tous ceux avec de réelles convictions de droites les ont laissé tomber. Depuis, ils exercent des stratégies de girouettes à temps plein et ils ne montent pas dans les sondages car ils n’ont toujours pas reconquis ceux qui comme moi, les ont abandonnés. Aujourd’hui, il ne reste que des « faux » prêts à se prostituer politiquement pour accéder au pouvoir allant jusqu’à s’associer à un mouvement gauchiste socialiste pour y arriver. Gérard Deltell aura causé la perte de l’ADQ et de biens des années d’efforts investit par des militants pour la progression de la liberté au Québec et ce, simplement pour faire avancer sa propre carrière et son propre agenda politique.  Il faut avoir le courage de ses convictions et travailler à faire gagner en popularité les idées de la droite et non essayer d’adapter ses convictions au vote populaire.

 Est-ce qu’un nouveau parti de droite gagnerait les prochaines élections? C’est bien sûr que non. Est-ce qu’il pourrait, en étant fidèle à ses idées, gagner en popularité avec le temps? Je suis convaincu que oui. Le but, c’est d’arriver un jour à mettre en place une réelle réingénierie de l’État, pas d’accéder au pouvoir à tout prix. Il s’agit d’avoir des gens forts et authentiques (comme Adrien Pouliot) qui mettront sur pied un programme structuré. Je suis contre la fusion et l’ADQ vient de perdre mon intérêt  pour de bon! Je m’associerai avec plaisir à tout nouveau parti qui mettra en place de réelles politiques de libertés et de responsabilités individuelles… en espérant que ce jour viendra!

Gauche et droite a l’origine

position-des-quebecois-sur-l-echiquier-politique

Les notions de droite et de gauche renvoient à une opposition en politique qui, depuis la France de 1789 s’est étendue dans une grande partie des systèmes politiques d’assemblée. L’évolution et les nuances de cette bipolarisation opposent globalement :

  • la défense d’un ordre efficace respectant l’autorité et la propriété (droite)
  • la revendication d’un progrès égalitaire organisé par l’État (gauche)

Traditionnellement, les valeurs suivantes sont considérées comme étant caractéristiques de la droite : mérite, travail, ordre, sécurité, tradition, loyauté ; par opposition, les valeurs suivantes sont généralement considérées comme étant de gauche : égalité, solidarité, progrès…

 Au fil des années, il y a eu comme un renversement des pôles ce qui était à droite est passé à gauche et inversement.  Ce qui signifie que la droite d’aujourd’hui n’est pas celle du début…

 Droite et gauche possèdent chacune quelques figures de proue.

La droite, malgré toutes ses diversités, a comme influences Caton l’AncienFrançois-René de ChateaubriandAdolphe ThiersRaymond PoincaréPaul Reynaud. La gauche se reconnaîtrait davantage dans les GracquesRosa Luxemburg ou Jean Jaurès.

Dans l’ensemble, il s’agit bien d’un positionnement relatif, leurs électeurs respectifs se réclamant rarement de faire pencher le bateau dans un sens ou dans l’autre, mais plutôt de le remettre droit. On serait ainsi très embarrassé aujourd’hui, pour classer des hommes politiques comme Abraham Lincoln à droite ou à gauche. Républicain, par son souci de l’unité du pays, libéral par son anti-esclavagisme, il s’opposait pourtant aux démocrates (à l’époque ceux du Sud étaient favorables à un esclavagisme lié à leur système communautaire) ce qui fait que des agitateurs d’idées, comme Michael Moore (« gauche »), se réclament de ses idées aujourd’hui (2005)… contre les actuels Républicains.

De la même façon, par son évolution personnelle comme par celle des enjeux entre 1865 et 1920, Georges Clemenceau, considéré comme d’extrême gauche en son temps, serait, par ses propos sans illusions sur la démocratie  et son comportement (feu ouvert à plusieurs reprises sur des manifestants), vu comme d’extrême droite aujourd’hui.

Qu’est-ce que Contrepoids? Entrevue avec l’éditeur.

DSCF2144

Philippe David, l'éditeur de Contrepoids à l'oeuvre.

 Le Québec aura bientôt un nouveau journal web. Nous avons rencontré l’éditeur de Contrepoids.com, Philippe David,  à son bureau pour discuter avec lui de son projet.

Contrepoids: Qu’est-ce que Contrepoids?

Philippe David: Ce sera un nouveau journal web orienté pour desservir la droite québécoise. J’entends me faire une place dans ce marché qui est sous-exploité.

Contrepoids: Sous-exploité?

Philippe David: Tout à fait. Presque tous les journaux traditionnels, à l’exception des journaux Sun et du National Post en anglais et du Journal de Montréal/Québec en français, desservent une clientèle plutôt étatiste et gauchiste. Et même les journaux de Québécor ont un petit côté corporatiste qui m’agace quelques fois. J’ai donc décidé de créer un journal orienté exclusivement vers une clientèle de droite anti-étatiste. Cette clientèle est orpheline, tant du côté de l’offre médiatique que politique.

Contrepoids: D’où vient le nom Contrepoids?

Philippe David: Joanne Marcotte m’a donné l’idée quand elle a commenté un article du site « Contrepoint », un autre excellent site en passant, que j’avais partagé sur Facebook. Elle s’est trompée sur le nom du site et l’a appelé « Contrepoids ». J’ai pensé que ce serait un nom plutôt génial pour un journal qui fait « contrepoids », justement, à la pensée unique qui règne dans les journaux et les médias en général.

Contrepoids: Qu’est-ce qu’on trouvera sur Contrepoids?

 Philippe David: Je veux offrir ce que la plupart des journaux offrent. J’ai signé un contrat avec la Presse Canadienne pour offrir des reportages de cette agence de presse. Il y aura bien entendu des articles signés de ma plume, mais je recrute aussi d’autres blogueurs qui publieront également des articles. Il y en a déjà quelques uns qui m’ont contacté et ont signifié leur intérêt. Quiconque est intéressé à publier sur Contrepoids n’ont qu’à s’inscrire et me contacter à l’adresse au bas de la page. Il y aura aussi une sorte de courrier du lecteur que j’appelle « Vox Populi » où les lecteurs pourront envoyer leurs opinions à publier par courriel. Seules les lettres signées seront acceptées cependant. Somme toute, ce sera un mélange journal traditionnel/journal citoyen.

Contrepoids: Les reportages de la Presse Canadienne, ça coûte quelque chose, non? Comment allez-vous financer tout ça?

Philippe David: En  effet, ce n’est pas gratuit. En plus, j’ai loué un serveur virtuel (VPS) pour héberger le site pour ne pas voir ma bande passante limitée par d’autres utilisateurs comme sur un hébergement mutualisé. J’ai puisé dans mes économies pour un fond de départ, mais je compte sur des revenus publicitaires et la générosité des lecteurs pour m’aider à demeurer à flot. Inutile de dire qu’il est hors de question d’obtenir une subvention, c’est contre mes principes. Je veux demeurer indépendant.

Contrepoids: Quand sera le lancement officiel?

Philippe David: Je voulais laisser passer la période des vacances avant d’inaugurer le site, alors le lancement officiel sera le 6 septembre prochain. Le site est encore en construction, mais il est possible de le visiter si vous voulez avoir une idée de son apparence. J’apprécierais d’ailleurs toute suggestion de la part des lecteurs. Les commentaires seront ouverts sur cet article à cet effet, mais il faudra s’inscrire sur le site pour commenter et les commentaires seront modérés. J’ai aussi créé une page Facebook et un compte Twitter pour mieux diffuser le contenu. Il est aussi possible de s’abonner au fil RSS ou par courriel. Je vous invite à nous lire en grands nombres.

Switch to our mobile site

WordPress SEO

Featuring YD Feedwordpress Content Filter Plugin