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Vert est aussi la couleur de l’argent (et du pouvoir)

Par Philippe David

Pendant que vous regardez les idiots-utiles de la religion verte se geler les couilles samedi dernier, j’aimerais vous entretenir que quelques faits que vous ignorez probablement au sujet de cette idée reçue au Québec que le réchauffement climatique est causé par l’homme et qu’il y a urgence de déconstruire toute l’industrie du carbone et de la remplacer par de l’énergie renouvelable à grands coups de subventions afin de « sauver la planète ».

97% des scientifiques sont de cet avis?

Le Président Obama lui-même a gazouillé sur Twitter que 97% des scientifiques étaient d’accord sur le fait qu’il y a un réchauffement global, qu’il est causé par l’homme et que nous courons vers la catastrophe. Si Obama le dit, ça doit être vrai, non? 

En fait, non, ça ne l’est pas et même si ça l’était, ça ne ferait aucune différence parce que cette affirmation est tout simplement un sophisme d’appel à l’autorité. De dire que 97% des experts sont d’accord ne prouve rien du tout.  Dans l’histoire de l’humanité, plusieurs théories ont fait l’objet d’un consensus comme l’idée que la terre était plate, par exemple. Peu importe le nombre de gens qui y croyaient pendant des siècles, nous savons qu’ils avaient tous tort. La seule chose qui importe en science, ce sont des résultats réels et reproductibles, pas les opinions. Il suffit d’une expérience dont les résultats contredisent une hypothèse pour que celle-ci soit invalidée. Seulement une! Le consensus est l’apanage de la politique, pas de la science.

Mais encore pire que ça, le fameux chiffre de 97% vient en fait d’une étude passablement biaisée de 12000 articles écrits depuis 1991 jusqu’à 2011 basée sur une recherche par mot-clé, réalisée par un activiste australien du nom de John Cook et un groupe de collaborateurs (Cook et al, 2013) et qui a été maintes fois réfutée.

Primo, l’étude dit dans les faits que parmis ceux qui expriment une opinion sur le réchauffement anthropogénique, 97% sont d’accord pour dire que l’activité humaine en était la cause. Pourtant, des 12 000 documents examinés, seulement 65 affirment avec un degré de certitude de plus de 50% que l’activité humaine est responsable du réchauffement et 78 indiquent totalement le contraire.

Du reste, un grand nombre de ces documents n’expriment pas d’aucune façon que le réchauffement est anthropogénique, mais ne formulent que des recommandation implicites. Voici la répartition des documents selon les opinions exprimées:
 Cook et al 2013 déboulonné

 Comme vous voyez, cette étude est très loin d’exprimer un consensus sur l’origine anthropogénique du réchauffement climatique, encore moins de permettre de déterminer l’adoption de politiques publiques coûteuses pour mitiger les émissions de CO2 basé sur une fumisterie statistique.

Si c’est de l’autorité que vous voulez, dites-vous bien qu’en contrepartie des 12 000 scientifiques du fameux consensus de Cook, les climatosceptiques peuvent fournir une liste de 31 487 scientifiques qui sont en désaccord, mais comme je disais plus haut, la science n’a rien à voir avec combien sont d’accord ou non avec une hypothèse.

 D’ailleurs, de tous les papiers évalués par Cook et al qui expriment un soutien à l’hypothèse que le réchauffement des 150 dernières années est probablement causé par les émissions humaines de CO2, pas un seul ne démontrent empiriquement que les présomptions des modèles informatiques du GIEC sur l’influence de la vapeur d’eau et des nuages sont exactes et si elles ne le sont pas, comme le suggèrent plusieurs publications, alors le réchauffement projeté par ces modèles est grossièrement exagéré. D’ailleurs, jusqu’ici, aucun de ces modèles n’a réussi à prédire quoi que ce soit conforme aux observations. Pas un seul, par exemple, n’avait prédit la pause du réchauffement qui dure depuis 1997. Alors, pourquoi continue-t-on à écrire papier par-dessus papier en soutien de cette hypothèse? Et pourquoi basons-nous des politiques publiques se chiffrant dans les milliards sur cette présomption?

« Follow the money »

Il faut suivre le fric pour vraiment comprendre les dessous de la lubie climatique. Une des accusations fréquemment lancée par les fidèles envers les climatosceptiques est qu’ils sont financés par les méchantes pétrolières et les vilains frères Koch. En fait, selon Greenpeace, ces derniers auraient contribué pour $79,048,951 à divers thinktanks climatosceptiques de 1997 à 2010. Voici, selon eux, la répartition de ce financement maléfique:

climate denial funds

Notons au passage que les revenus de Greenpeace International se chiffraient en 2013 à 68 830 000 Euros, soit environ $72 millions USD pour une seule année. Mais voici pour vous donner une petite idée de l’ordre de grandeur des différences en financement, tout ce que le gouvernement américain a dépensé en subventions de toute sorte pour soutenir l’hypothèse du réchauffement anthropogénique:

climate-funding-US-govt-spending-web

 Et c’est sans parler de toutes les subventions d’autres gouvernements à travers le monde pour la recherche sur cette même hypothèse, ni des $170 milliards en crédits de carbones échangés annuellement ou du quart de billion (trillion en anglais) de dollars en investissements au développement d’énergies renouvelables. On peut facilement constater que les frères Koch et Exxon ne font tout simplement pas le poids. Ça fait enormément de gens qui perdraient leur gagne-pain, si l’hypothèse du réchauffement anthropogénique venait à tomber.

Si avez autant d’argent à investir dans une théorie, croyez-vous que vous arriveriez à recruter un grand nombre de gens pour vous dire ce que vous voulez entendre?

Le plus ironique est que malgré tout cet argent et toute cette propagande, il n’existe toujours pas de preuve irréfutable que le réchauffement climatique est de source humaine plutôt que de causes naturelles, encore moins que ce réchauffement ait des conséquences catastrophiques.  Nous ne comprenons tout simplement pas assez les mécanismes du climat pour tirer de telles conclusions. On devrait exiger un remboursement.

Une croisade idéologique contre le capitalisme.

La photo que j’ai mis à l’en-tête de mon texte n’est pas accidentelle. Derrière la propagande catastrophiste se cache une croisade contre le capitalisme. On a depuis longtemps décidé que le fait d’attribuer le réchauffement à l’activité humaine était l’excuse parfaite pour blâmer le capitalisme et sa soi-disant exploitation et son consumérisme et promouvoir le socialisme en solution de rechange. Les gouvernements et les activistes travaillent très fort à nous convaincre que c’est notre faute, qu’il nous faut agir en réduisant notre dépendance aux hydrocarbures et en pratiquant la simplicité volontaire. Tout le discours mathusien voulant que nous allons épuiser toute nos ressources est orienté vers ce seul but.

Ils n’ont pas réussi à nous convertir au communisme et à la planification centrale entière de notre économie à travers la lutte les classes, alors les melons d’eau veulent le réaliser en nous faisant croire que nous détruisons la planète par notre propre cupidité et que la seule façon de renverser la vapeur est de nous soumettre à la planification économique d’un gouvernement omniscient. N’avons-nous pas eu suffisamment d’exemples de ce que donne ce genre de planification anti-marché pour réaliser ce que ça va donner?

Regardez ce que ça nous donne au Québec avec ses politiques sur les éoliennes, les hydroliennes, l’électrification des transports, les bixis, etc.,  et notre résistance à tout développement de ressources pétrolières et gazières  Combien de millions gaspillons-nous à chaque année alors que nous sapons notre propre économie?

Et si le réchauffement était naturel?

Nous dépensons des milliards chaque année sous la prémisse que nous sommes responsables du réchauffement. Et si nous nous trompons? Tous cet argent que nous dépensons pour limiter nos émissions de carbone (qui dans les faits n’est non seulement pas un polluant, mais apporte même des bienfaits à la croissance des plantes), ne serait-il pas un énorme gaspillage? Pouvons-nous mitiger les effets néfastes du réchauffement d’une autre manière? Si effets néfastes, il y a? Supposons que le réchauffement faisait vraiment monter le niveau des océans, ne serait-il pas moins coûteux de construire des digues pour enrayer les inondations, que de tenter vainement de controler le climat?

Voyez-vous, il peut y avoir de multiples solutions à un problème mais pour une raison étrange, nous nous obstinons à essayer de pousser la solution qui est la plus coûteuse et la moins efficace et si quelqu’un essaie d’aller à contre-courant, on l’ostracise et on va même suggérer l’emprisonnement (comme David Suzuki, par exemple). Depuis deux décennies, on essaie d’étouffer tout débat. Il est temps d’extraire la politique du débat climatique et commencer à considérer le problème sous tous ses angles et pas seulement le carbone. Après cela, peut-être arriverons nous aux bonnes solutions.

 

La droite et l’environnement

droite et environnement

Par Philippe David

 La semaine dernière, dans le Prince Arthur Herald, Samuel Castonguay y est allé d’une critique plutôt cinglante envers les représentants de la droite québécoise sur le sujet de l’environnement. Selon lui, la droite québécoise, représentée par le Réseau Liberté Québec et le Parti Conservateur du Québec, souffrirait d’un manque flagrant de conscience environnementale et vivrait dans le déni des changements climatiques. Toujours selon lui, la droite ne se préoccupe que du développement économique et se balance de tout le reste. À la surface, ça peut sembler vrai, mais mon collègue est coupable surtout de trop de crédulité face aux mythes de la gauche.

Le biais médiatique et politique

Puisque les médias québécois penchent surtout à gauche et souffrent d’un nombrilisme extrême, on ne saurait le blâmer. Les québécois en général sont très mal informés sur le sujet de l’environnement parce qu’ils n’ont que nos médias pour seule source d’information et que nos médias (et nos politiciens aussi) sont vendus à l’idée du réchauffement anthropique et sont imperméables à toute preuve du contraire.

Nulle part est-ce ce biais plus visible que dans le fait que nos médias et notre classe politique et bureaucratique accordent plus de crédibilité à Steven Guilbeault, qui a décroché deux fois à l’université en théologie et en science politique et n’a finalement récolté aucun diplôme, qu’a un géologue et un sismologue comme Reynald Duberger. Sachant que l’étude du climat relève autant de la géologie, de la chimie,  de la physique et une panoplie de sciences connexes, qui croyez-vous, est mieux informé en la matière? Pourtant, lorsqu’il est question d’environnement, nos médias auront un micro sous le nez du « flunkie » en théologie en moins de 5 minutes alors qu’à part pour les radios de droite, aucun d’eux n’a le géologue dans leur rolodex. Comme vous pouvez le deviner, c’est parce que Reynald Duberger est un fervent sceptique et il ne faudrait surtout pas ébranler les colonnes du temple de la religion réchauffiste au Québec. Pourtant, il n’est pas le seul. Dans tout débat, il y a deux côtés de la médaille et nos médias et notre système d’éducation (Reynald Duberger a même été banni de livrer des conférences dans certaines de nos écoles), s’obstinent à n’en présenter qu’un seul. Devant un tel brouillage, est-il surprenant que le message de la droite soit déformé? Je vous invite donc à visiter le blogue de Reynald Duberger, si vous voulez un autre son de cloche que la propagande habituelle et apprenez à questionner les informations qui vous sont servies par nos médias de masse et nos écoles.

Mythes et légendes

La pensée unique en matière d’environnement au Québec a donné lieu à de nombreux mythes et légendes urbaines et idées reçues. Par exemple, nous croyons mordicus aux modèles informatiques du GIEC et leurs prédictions, malgré le fait qu’il n’y a pas eu de réchauffement depuis 15 ans, ce que même les bonzes d’East Anglia reconnaissent, alors que la concentration de gaz carbonique, elle, n’a cessé d’augmenter. Si on compare les prédictions de ces modèles avec les observations, le mot « fail » vient subitement à l’esprit. Ce qui fait que même les scénarios les plus optimistes du GIEC prévoyaient des températures plus élevées qu’elles ne le sont dans la réalité. Si on a le malheur d’exposer cette thèse au Québec, on nous accusera automatiquement de se foutre éperdument de l’environnement, comme si le seul problème environnemental était le réchauffement. C’est faux. Il y a tout plein de sources de pollution et je vous dirais que le réchauffement est probablement le moindre de nos problèmes. Et même si c’en était un, il serait plus efficace et plus économique de mitiger les effets du réchauffement (par exemple en construisant des digues contre une montée du niveau des océans) que d’essayer de diminuer nos émissions de CO2. Sur ce sujet, je recommande le livre « Cool it! » de Bjorn Lomborg, qui propose des tonnes de solutions pour pallier aux effets du réchauffement qui sont beaucoup plus efficaces.

La gauche travaille fort pour nous faire croire que le réchauffement est causé par l’homme et qu’il est catastrophique, qu’il existe un consensus scientifique et que le seul remède est de diminuer nos émissions de CO2. Nous argumentons que s’il est évident qu’il y a eu un réchauffement, celui-ci est naturel et que la contribution de l’homme est négligeable. Nous argumentons également que ce réchauffement est cyclique et loin d’être catastrophique et aussi que la solution plus pragmatique est de s’adapter aux changements climatique plutôt que de combattre des moulins à vents. Cette approche n’a absolument rien d’idiot, comme le prétend Samuel Castonguay, mais tient plutôt du gros bon sens. Dans la réalité, la gauche utilise la peur des changements climatiques pour imposer un agenda socialiste de développement durable, d’énergie verte hautement subventionnée et de régression économique et l’ONU s’en sert pour faire d’énormes transferts de richesse entre pays riches et pays pauvres sous forme de crédits de carbone. Même les multinationales y trouvent leur compte avec les subventions aux technologies vertes. Mais rien, absolument rien de tout ça ne fait quoique ce soit pour assainir l’air qu’on respire où l’eau qu’on boit. Pour la gauche, absolument tout tourne autour des changements climatiques et pas un mot sur le reste. Pour quelqu’un qui se dit libertarien, M. Castonguay accorde beaucoup trop de foi aux mythes gauchistes et devrait accorder un peu plus de temps sur ce qui se fait vraiment dans son propre camp.

 

Les solutions de la droite

On dit que la droite ne prône que le développement économique. C’est faux. Nous nous soucions aussi de l’environnement, mais nous avons confiance en une bonne application des droits de propriété et l’économie de marché pour apporter des solutions. Et surtout, nous prenons gare aux chimères pour nous concentrer sur les vrais problèmes. Le dioxyde de carbone n’est pas vraiment un polluant, à moins d’être dans une atmosphère comme celle de la planète Mars. Sur la Terre, c’est un engrais qui aide à la croissance de la végétation. Nous sommes très loin de concentrations nocives de ce gaz. Le monoxyde de carbone ou le dioxyde de souffre, en revanche, sont des polluants toxiques.

Vous savez quels sont les endroits au monde où on retrouve le plus de ces polluants toxiques? Ce sont dans les pays émergents. Pourquoi? Parce que le contrôle de la pollution est un souci de pays riche. Quand nous sommes plus pauvres, nous nous soucions moins de la pollution parce que la simple survie est un enjeu plus important qu’un environnement plus propre. Donc, de facto, le développement économique aide à réduire la pollution parce que plus une société est riche et plus elle a à cœur d’avoir une meilleure qualité de vie. C’est d’ailleurs pourquoi il y a maintenant plus de forêts en Amérique du Nord, en Europe et en Asie qu’il y en avait au début du 20e siècle. La qualité de l’eau et de l’air y est aussi meilleure, puisque l’évolution de l’automobile, de la machinerie et des carburants ont réduit les émissions et les techniques d’assainissement des eaux ont beaucoup dépollué les rivières. Je me souviens d’un temps pas si lointain où les plages que nous trouvons à Montréal avaient une qualité d’eau plus que douteuse et qui sont maintenant très populaires.

Mais nous souffrons aussi d’un paradoxe. Nous voulons le beurre et l’argent du beurre. Nous désirons tous les conforts que peuvent nous apporter la technologie, mais nous ne voulons pas en souffrir les inconvénients. Bien qu’il soit correct de vouloir minimiser ces inconvénients, il ne faut pas s’empêcher de vivre pour autant. L’humanité a atteint un niveau de richesse et de confort jamais vu dans son histoire. Cette richesse et ce confort ont un prix et c’est de vivre avec de la pollution. Nous n’arriverons probablement jamais à éliminer complètement cette pollution. Nous ne pouvons que la minimiser, et nous y travaillons. Si par contre, votre but est d’avoir zéro pollution, vous êtes le bienvenu d’aller vous réfugier au fin fond des bois, loin de tout développement humain car le seul moyen de n’avoir aucune pollution est de retourner à l’âge de pierre. C’est sain de vouloir un meilleur environnement, mais d’en faire une obsession comme certains militants écolos le font, ne l’est certainement pas. 

Le gouvernement Marois est-il majoritaire? :

Par Simon Leduc

Depuis son élection, le gouvernement du Parti québécois se comporte comme s’il était majoritaire. Seulement quelques jours après les élections du 4 septembre, les ministres du gouvernement ont pris des décisions unilatérales sans consulter personne : la fermeture de Gentilly 2, l’annulation de la hausse des frais de scolarité par décret, la mise au rancart de l’exploitation du gaz de schiste et une hausse d’impôts pour les riches. Le Parti québécois a continué sur sa lancée en prenant des décisions qui sentent le dogmatisme à plein nez. Il faut croire que les troupes de Pauline Marois n’ont pas compris qu’elles n’ont reçu que 31.7% du vote populaire.

Le gel des frais de scolarité et accorder le droit de grève aux associations étudiantes :

Le gouvernement Marois va organiser un sommet sur l’Éducation afin de discuter du sous financement des établissements postsecondaires et de la question des frais de scolarité. Force est de constater que cela sera un véritable show de boucane car les dés sont déjà pipés. En effet, le ministre de l’Enseignement supérieure a déjà annoncé que le gel des frais de scolarité va être maintenu en 2014. De plus, le gouvernement a remis en question le sous financement des universités. Il faut conclure que le gouvernement a déjà pris les décisions. Ce pseudo sommet sera un véritable cirque ou le PQ, les syndicats et les associations étudiantes vont rire en pleine face des contribuables québécois. Sortez vos portefeuilles mes amis et continuez de payer 85% du financement universitaire. Nos établissements universitaires vont continuer leur déclin sous le regard indifférent de la première ministre.

Ce n’est pas tout, le ministre des carrés rouges est ouvert à l’idée d’accorder le droit de grève aux associations étudiantes. Je n’en crois pas mes oreilles. Le ministre de l’Enseignement supérieur veut accorder le pouvoir à la minorité étudiante de bloquer l’accès aux salles de cours et cela en toute légalité. Ce gouvernement liberticide veut brimer et violer les libertés individuelles des jeunes qui vont vouloir étudier lors d’un éventuel boycott comme cela a été le cas le printemps dernier. Il faudrait faire comprendre au ministre dogmatique que c’est seulement les travailleurs qui ont le droit de grève. Les étudiants ne sont pas des travailleurs mais des clients qui payent pour un service. Ce gouvernement veut seulement faire plaisir aux jeunes radicaux au détriment de la majorité qui ne veut rien savoir des dérives idéologiques de leurs leaders étudiants.

La politisation du BAPE :

Il sera question brièvement de la politisation du BAPE par le gouvernement. Le ministre de l’Environnement a congédié les dirigeants de cet organisme neutre sans aucune raison apparente. Daniel Breton les a remplacé par deux de ses amis verdoyants : Louis-Gilles Francoeur (le journaliste écologiste du Devoir) et de Pierre Baril (le directeur général du centre de recherche Ouranos sur les changements climatiques). M. Breton est un militant environnementaliste radical qui s’oppose à tout développement des ressources naturelles. Sous le règne péquiste, le BAPE va devenir un organisme de propagande verdoyante. On peut être sûr que le développement économique va être totalement paralysé tant et aussi longtemps que ce gouvernement sera au pouvoir.

Le 4 septembre dernier, les Québécois ont accordé un mandat minoritaire au Parti québécois de Pauline Marois. Ceux-ci voulaient que le nouveau gouvernement travaille avec l’opposition majoritaire afin de faire fonctionner la maison de la démocratie québécoise. Pauline Marois aurait dû tendre la main à la CAQ et au PLQ afin de faire avancer l’économie du Québec dans un monde qui est dominé par l’incertitude économique. Le gouvernement Marois a décidé d’aller dans une autre direction : l’arrogance politique. Depuis son élection, les troupes péquistes agissent comme s’ils formaient un gouvernement majoritaire. Mme Marois a pris des décisions unilatérales sans consulter l’opposition qui est pourtant majoritaire à l’Assemblée nationale. Les politiques désastreuses de ce gouvernement ont plongé le Québec dans une incertitude qu’il n’avait vraiment pas besoin. Notre province doit se démarquer sur le plan économique afin de prévenir les coups des crises européenne et américaine. Celle-ci devrait encourager l’entrepreneuriat afin de favoriser la création de richesse et non pas de l’égorger avec de nouvelles hausses d’impôts. Le gouvernement a mis en place des mesures économiques socialistes (la majorité s’oppose à cela) qui seront néfastes pour le Québec. Le gouvernement minoritaire de Pauline Marois n’a pas respecté le résultat électoral et il doit être renversé. Le premier budget Marceau va être déposé le 20 novembre prochain. Pour le bien du Québec, la CAQ et le PLQ doivent renverser le gouvernement du PQ lors du vote de confiance sur le budget. Le lieutenant gouverneur pourrait demander aux libéraux et aux caquistes de former un gouvernement de coalition. La majorité des Québécois ont voté pour ces deux formations politiques et celles-ci doivent prendre leur responsabilité et mettre fin au règne du gouvernement sortant. Est-ce que la CAQ et le PLQ auront le courage de faire cela, c’est à suivre…

Le choix automobile écologique, sinon rien

 

Par Noémie L.

Récemment, j’ai eu envie de changer d’automobile et je me suis dit que cela serait intéressant de faire d’une pierre deux coups en y intégrant la notion d’économie et d’écologie dans mon futur choix de véhicule.

Mais pour un budget, malheureusement, limité. En effet, je ne dispose pas de crédit illimité pour cet achat, et, dans de nombreux cas, vouloir  être responsable et durable dans son choix est souvent synonyme de coût et de prix élevé. La Toyota Prius, modèle hybride, étant au moins à 25000 dollars en modèle neuf (et souvent plus proche de 32000 dollars). Il y a bien la Yaris hybride mais le modèle est trop petit pour mes besoins (notamment au niveau du coffre).

Alors, à défaut, je m’oriente plus vers une Honda Civic usagé, et si possible également en hybride car le prix de ce modèle et de cette série reste vraiment très abordable.  La Honda Civic ayant le mérite d’être beaucoup plus accessible financièrement, suivant les différentes séries disponibles à l’achat, que ce soit en neuf ou en usagé.

Ce modèle a l’avantage d’être également beaucoup plus économe en termes de consommation de carburant  que des modèles américains (et notamment Ford, surs des modèles comme la Taurus qui sont de mon avis, de vrais gouffres à essence).  Sans compter que Honda, a toujours réussi a redynamiser ce modèle au succès planétaire avec de nombreuses refontes audacieuses et réussies. La mécanique est également éprouvée et sans risques majeurs à ma connaissance.

Côté pollution, c’est également un bon score avec des notes très convenables pour la taille du véhicule (notations françaises sur les bonus/malus aux normes particulièrement drastiques) Le modèle hybride est évidemment très intéressant avec une consommation de cycle de seulement 4.6L /100km, avec un moteur électrique de 15kW et un moteur thermique de 95 cheveux. Le gros plus avantage reste évidemment la capacité d’arrêt et de reprise du moteur thermique et électrique à l’arrêt sur les plus récents modèles.

En plus, je trouve le design, tant intérieur qu’extérieur, de la Civic des plus réussi, et le confort de conduite est vraiment au rendez-vous. Alors, que demande le peuple ?

La chute de la CAQ va se poursuivre

Par Simon Leduc

Depuis qu’elle est devenue officiellement un parti politique, la CAQ est victime de ses nombreuses contradictions. François Legault est incapable d’imposer une discipline et sa vision à son groupe parlementaire. Les divergences règnent en maître dans l’équipe caquiste. Le parti de Legault ne parle pas d’une même voie dans les deux dossiers suivants : les frais de scolarité et l’environnement.

Tout d’abord, François Legault a clairement affirmé que son parti est pour l’augmentation des frais de scolarité. En tout cas, François Rebello ne semble pas être d’accord avec son chef. Sur sa page Facebook, il y avait une photo où on pouvait le voir porter fièrement le symbole (un carré rouge) des groupes étudiants qui s’opposent farouchement à la hausse des droits de scolarité. Les stratèges de la CAQ ont rapidement demandé à son député de retirer cette photo mais le mal est fait. Quelle est la véritable position de la Coalition sur cette question délicate? Ce n’est vraiment clair et l’électorat doit être mêlé en maudit.

Ensuite, M. Rebello affirme que la CAQ désire combattre la pollution en limitant le nombre de voitures des ménages. Le député caquiste affirme que chaque famille devrait avoir seulement une seule voiture afin de diminuer la pollution. Est-ce que la CAQ a décidé de courtiser l’électorat écologiste du Plateau? Sa clientèle cible ne devrait pas être le 450 et la région de Québec? Cette mesure ne va pas plaire aux banlieusards qui ont besoin de deux voitures par famille pour se rendre au travail. Est-ce que le chef acquiesce à la proposition verte de son ami? On n’en sait rien.

La Coalition avenir Québec nage dans une mer de contradictions. Il n’y a pas de cohésion au sein du caucus caquiste. Un député dit une chose une journée et un autre affirme le contraire le lendemain. L’ancien député de Rousseau a rassemblé des personnes qui n’ont rien en commun. Les électeurs québécois ne savent pas où la Coalition s’en va. Legault n’est pas capable de s’occuper de sa petite équipe. Sera-t-il en mesure de bien diriger la province? La chute de la CAQ dans les sondages ne fait que commencer. Elle n’a pas de base électorale solide et son équipe diverge d’opinion sur une tonne de questions. Ces deux éléments vont faire mal à ce jeune parti politique. La chute de la CAQ était prévisible et elle est devenue une réalité.

Lien pertinent : La chute prévisible de la CAQ : http://www.contrepoids.com/2012/01/20/la-chute-previsible-de-la-caq/

La vérité choque

Comme chaque année, le Conseil du patronat du Québec (CPQ) publie son Bulletin de la prospérité du Québec1. Puisque cette analyse jette un regard sombre sur ledit « modèle » québécois, la gauche s’est vite empressée de diminuer la portée du document2. Mais comme il fallait s’y attendre, la contre-analyse emploie la même superficialité dont elle accuse le rapport du CPQ…

 

En effet, on ridiculise le rapport parce qu’il ramène «  la définition de la prospérité d’un État à sa capacité à créer un environnement favorable au développement des affaires ». Un tel commentaire montre une profonde ignorance de l’économie. Cette dernière ne peut véritablement prospérer que si des entrepreneurs prennent des risque pour augmenter leur richesse personnelle et, au bout du compte, celle des autres. Le gouvernement ne peut que rediriger la richesse; il n’en crée pas.

Et pour encourager les entrepreneurs, il faut avoir un bon environnement : réglementation réduite au plus simple, salaires flexibles, fardeau fiscal allégé, etc. Et malheureusement, sur chacun de ces points, le Québec est médiocre : les lois du travail favorisent indûment les syndicats, ces derniers rendent les salaires rigides (et donc augmentent le cout de la main-d’œuvre), et même le plus bas taux d’imposition est plus haut que le palier le plus élevé des autres provinces (sans compter toutes les taxes et autres frais, aussi plus élevés). Et n’en déplaise à M. Bérubé, le salaire minimum a un effet très négatif sur l’emploi. D’ailleurs, sa création à quelques endroits avait justement comme but de créer du chômage pour certains groupes3

Toutefois, créer un environnement propice pourrait ne pas être suffisant. La culture entrepreneuriale au Québec est en perte de vitesse par rapport à l’Ontario4. Il faut croire que le vieux fond catholique de méfiance de la richesse est encore dans les parages…

 

Ignorer quand on est désavantagé

 

Autre point qui ressort dans « l’analyse » du Devoir : la citation d’un rapport de IRIS, un institut d’analyse de gauche, qui affirme que « la prospérité d’une société n’est pas qu’une affaire de production de biens et services, qu’une mesure de PIB ». En effet, ne tenir compte du PIB « risque de nuire directement à d’autres objectifs sociaux légitimes, comme la cohésion sociale et la protection de l’environnement »5. Nonobstant que cette analyse montre que la gauche ne peut pas voir la vérité en face – que le PIB est un facteur nettement plus déterminant que l’écart de richesse pour mesurer la santé d’un peuple6 –, les deux objectifs sus mentionnés nuisent définitivement à n’importe quel juridiction (province, pays, ville, peu importe).

 

En effet, tenter de créer une supposée « cohésion » entre les membres d’une société sous-entend nécessairement une violation des droits individuels à l’avantage des droits collectifs. On n’a qu’à regarder le Québec pour en voir les effets. Au nom du droit au français

  • tout enfant n’ayant pas eu une éducation anglaise ailleurs au Canada est tenu d’être éduqué dans une école française (exception faite des « écoles passerelles », qu’un enfant doit quand même fréquenter trois ans)

  • tout affichage doit avoir le français plus gros que n’importe quelle autre langue

  • Toute entreprise de plus de 50 employés doit mettre en place un environnement où le français domine.

Nul besoin de dire que cette dernière mesure a précipité le déclin de Montréal pour alimenter Toronto. Mais peu importe : le français est vigoureux!

 

De plus, n’en déplaise à IRIS, le capitalisme est le meilleur système de préservation de l’environnement. En effet, quand les droits de propriété sont bien définis, une atteinte trop grande à ces derniers (déversement de pétrole, déchets nucléaires) force la compagnie fautive à verser compensation aux personnes touchées. Sans aucune intervention du gouvernement, les compagnies ont donc intérêt à limiter au maximum l’impact qu’elles ont sur leurs voisins.

Toutefois, l’analyse de l’IRIS va plus loin. Il considère encore comme crédible le GIEC, le bras de propagande environnementale de l’ONU, et son analyse catastrophique du futur de la planète. Il accepte béatement que les rapports du GIEC soient remplis de rapports de bacheliers, d’activistes environnementaux ou de membres en règle de Greenpeace7. Et peu importe si Climategate a montré la magouille outrancière parmi certains scientifiques pour truquer les données sur le climat, ou même si une étude du CERN a montré la très grande influence du rayonnement cosmique, par rapport au CO2, sur le climat8.

Mais non. On en rajoute en montrant un graphique, qui affiche une corrélation positive entre la taille de l’économie (PIB) et l’émission de gaz à effet de serre. Je ne nie pas la corrélation, mais si on regarde les pays avec une empreinte de carbone plus faible, on trouve le Ghana, le Mali, l’Éthiopie, la Somalie… Des pays qui ne polluent presque pas, mais dont la population a à peine de quoi subsister. Est-ce ce que l’IRIS veut?

 

Enfin, l’auteur de la critique dans Le Devoir s’imagine que les programmes sociaux (« capitalisme redistributif ») est ce qui a aidé le plus le Québec à traverser la présente crise. Je suis obligé de lui accorder un demi-point là-dessus : il est vrai que les nombreuses dépenses publiques au Québec ont sans doute aidé la Belle Province à tomber moins durement. Malheureusement, il néglige de dire que ces dépenses ont fait que le Québec avait moins haut chuter comparativement aux provinces populeuses – Ontario, Alberta et Colombie-Britannique. Il n’était donc pas difficile de remonter la pente de l’avant-crise. Maintenant, il faut monter la pente de la croissance, et elle sera on ne peut plus à pic à cause justement des trop nombreuses dépenses publiques.

 

En conclusion, si l’on veut rattraper les provinces riches du pays, il y a du pain sur la planche. Il faudra que le gouvernement Charest – ou peu importe qui lui succèdera d’ici 2013 – tienne compte du bulletin du CPQ. N’en déplaise au Devoir, il brosse un portrait très fidèle – et donc plutôt sombre – de la situation économique du Québec. Sans une amélioration substantielle des points négatifs (fardeaux fiscal et réglementaire, notamment), alors même les provinces Maritimes risquent d’avoir une économie plus vigoureuse. L’IPÉ et la NÉ ont d’ailleurs des soldes budgétaires plus respectables que le nôtre.