Archives par mot-clé : Étatisme

Le droit de se laisser saigner à blanc

Par Philippe David

Beaucoup d’émoi au sujet d’une mère qui est décédée des suites d’une césarienne d’urgence parce qu’elle était un témoin de Jéhova et qu’elle aurait refusé une transfusion.

Ce matin, Richard Martineau y est allé d’une montée de lait contre la liberté de religion (et les religions, dont les croyances sont non seulement stupides, mais dangereuse), qui selon lui serait la cause du problème.

Étant moi-même athée, je peux difficilement être en désaccord et de refuser une transfusion alors que tu es en train de saigner à blanc n’est certainement pas un acte que la plupart des gens considéraient comme rationnel, j’en conviens. D’autant plus qu’il y a un nouveau-né qui est maintenant privé de sa mère. C’est tout ce qu’il y a de plus tragique.

Cependant, je sais que les témoins de Jéhova ne sont pas si stupides. Beaucoup d’entre eux contournent cette petite règle qu’ils ont contre les transfusions en se constituant une banque de sang personnelle. Puisqu’il s’agit de leur propre sang, il n’y a pas de problème à la transfusion. Je me demande comment se fait-il qu’Éloïse Dupuis n’ait pas eu quelques chopines de son propre sang en cas d’urgence. Par ailleurs, un témoignage d’une personne se disant proche de la défunte dit qu’elle aurait subi un traitement à l’Erythropoïétine, qui serait un substitut à la transfusion, mais qu’elle aurait succombé à une infection. Au Coroner de tirer les choses au clair.

Sinon, qu’est-ce qu’on aurait dû faire, demander au gouvernement de nous dicter ce que nous devrions croire ou non? Lui demander d’obliger le personnel hospitalier de planter une aiguille de force dans le bras de la pauvre femme en lui disant que c’est pour son propre bien?

Vous savez, beaucoup de gens font des refus de traitement dans les hôpitaux qui n’ont rien à voir avec les croyances religieuses et les médecins les laissent partir, même sachant qu’ils peuvent en mourir. Demandez à n’importe quel médecin ou infirmière.  Pourquoi? Parce que ça n’a rien à voir avec la liberté de religion et tout à voir avec la propriété de soi.  À qui appartiennent votre corps et votre esprit? Appartiennent-ils au gouvernement? Appartiennent-ils à la société? À qui le droit de décider qu’est-ce qui peut être fait ou ne pas fait à votre propre corps sinon vous-même?

La dame en question savait-elle que si elle refusait une transfusion elle avait une grosse chance de mourir? Probablement et sa famille aussi. Aussi stupide que ça peut sembler à vous et moi, elle était en paix avec cette éventualité. Qui somme-nous pour la forcer à survivre coûte que coûte? Est-ce que sa vie nous appartient? Non.  C’est sa vie à elle.  Une décision insensée? Ça l’est pour moi certainement,  mais tout le monde a droit à l’erreur.  Si on donnait au gouvernement le droit de nous sauver de nous-même par la force, ça s’arrêterait où? Interdire tous les sports extrêmes? Pourquoi pas?

Vous croyez que les religions sont dangereuses? Je suis parfaitement d’accord! Mais la pire des religions est la croyance qu’il est légitime à certains êtres humains de pouvoir imposer leur volonté aux autres êtres humains par la force sous prétexte qu’ils croient que ce serait bon pour eux. Le culte qu’on voue à cette croyance a été la cause de plus de 260 millions de morts au 20e siècle seulement. Si vous voulez abolir les religions, nous devrions commencer par celle-là.

La mort du rêve américain

Par Philippe David

Rien ne symbolise le succès de la civilisation occidentale autant que le rêve américain. Malheureusement, ce rêve est sur le point de s’évanouir. Il y a des choses auxquelles nul ne peut échapper. On peut dire que les lois de l’économie font partie de ces choses et à force de les ignorer, on finira inévitablement par frapper un mur. De mon vivant, j’ai vu l’économie de nombreuses nations s’écrouler à force d’ignorer ces lois. L’Histoire recèle encore plus d’exemples d’arrogance économique qui se sont mal terminées et si vous croyez que la civilisation occidentale est exempte de ces règles, vous péchez par ignorance.  Je m’attends pleinement à être témoin de son effondrement inévitable, à moins qu’un profond changement ne s’opère, et je doute que ce coup de barre n’arrive à temps.

Pour comprendre le comment et le pourquoi la déchéance de notre civilisation va se produire, il faut bien comprendre ce qui est le sang de toute économie : la monnaie

Qu’est-ce que la monnaie?

Ce n’est pas une question banale. Peu de gens de nos jours comprennent vraiment ce qu’est la monnaie. Je vais donc vous en faire un bref historique. Commençons par le fait que tous les êtres humains ne sont pas égaux en capacité. Quel est le rapport avec la monnaie? Eh bien, personne ne peut être productif en toute chose. Certains n’entre nous ont plus de dextérité et ont plus d’affinité pour les travaux manuels. D’autres sont plus fins penseurs et ont plus de talent pour inventer et concevoir. Bref aucune personne n’est auto-suffisante  et n’a la capacité de produire tout ce dont elle peut avoir besoin de façon efficace. Il est donc beaucoup plus sensé que chacun se concentre à faire ce pourquoi il a la plus grande affinité et ensuite échanger entre nous pour obtenir les autres choses dont on a besoin. Originalement, nous faisions cela par le troc. Cependant, le troc a ses limites. Si vous fabriquez des chaussures et que moi j’élève des poules pondeuses,  nous pouvons peut-être nous entendre à échanger un certain nombre d’œufs pour une paire de chaussures. Mais qu’arrive-t-il si vous n’avez pas besoin d’œufs? Que vous préfèreriez obtenir du beurre à la place? Pour obtenir ma paire de chaussures, il me faudrait trouver quelqu’un qui voudra me donner du beurre en échange de mes œufs, puis je pourrais alors obtenir des chaussures en échange du beurre. On voit donc comment les choses peuvent se compliquer.

Cependant. À tout problème on trouve éventuellement une solution et la solution à ce problème particulier fût de trouver une denrée quelconque désirée par tous pour effectuer des échanges. Au cours des siècles, plusieurs matières ont tenu ce rôle, mais avec le temps, ce sont des métaux précieux comme l’or et l’argent qui ont eu la cote comme les médiums d’échange les plus populaires.  C’est de cette façon que nous en sommes venus à utiliser ces métaux comme monnaie d’échange. La monnaie est donc ni plus ni moins qu’une denrée qu’on choisit d’utiliser comme médium d’échange.

La différence entre une monnaie-denrée et une monnaie fiduciaire.

Toutes les monnaies sont basées sur la confiance. La certitude de pouvoir échanger la monnaie contre n’importe quel bien ou service. Dans le cas d’une monnaie-denrée, c’est la qualité du médium qui est en jeu et ce médium est choisi spontanément par les acteurs du marché. L’or et l’argent ne sont pas devenus monnaies par le décret  d’une autorité quelconque mais parce que les acteurs du marché en sont venus à valoriser ces métaux plus que toute autre denrée comme médium d’échange.

Dans le cas d’une monnaie fiduciaire, la «confiance» repose sur une garantie de l’état que cette monnaie est échangeable contre biens et services. Une monnaie fiduciaire n’est donc pas une monnaie qui a été choisie par les acteurs du marché, mais qui leur est imposée comme ayant cours légal. Nous verrons un peu plus loin en quoi cette distinction est importante.

Une autre différence importante est la quantité de monnaie en circulation. Dans le cas d’une monnaie-denrée, la quantité de cette monnaie ne peut pas excéder la quantité disponible de la denrée en question. En d’autres mots, si nous voulons utiliser l’or comme monnaie, la quantité de monnaie ne peut pas excéder la quantité d’or disponible à un moment donné. La masse monétaire ne peut donc pas fluctuer grandement. En revanche,  la monnaie fiduciaire n’a aucune limite et peut être produite à l’infini à partir de rien.

Le contrôle de la monnaie

Le problème est le contrôle que l’état exerce que la monnaie à travers les lois du cours légal et l’oligopole bancaire qu’il a créé. Il a commencé en s’attribuant le monopole de la fabrication des pièces de monnaie, puis lui a donné un nom pour la dissocier de la denrée qui en était la base. À l’origine, dollar, franc, livre sterling étaient en réalité des mesures de poids d’or ou d’argent. Le dollar, c’était une mesure qui équivalait à 1/20e d’once d’or, mais en l’appelant dollar, on en oublie la matière sur laquelle il repose.  L’état  a ensuite légalisé la fraude que représentent les réserves fractionnaires, permettant aux banques d’émettre des billets de banque excédant (de loin) la quantité d’or qu’elles ont en main, ce qui de facto les rend insolvables si tous les déposants venaient à réclamer leur or. De même, il a également permis que les banques puissent  périodiquement refuser de convertir leurs billets en or, reniant de ce fait leurs obligations.  Puis il a créé une banque centrale qui permet entre autre chose de coordonner l’émission des billets de banque (et donc la masse monétaire) centralement, puis finalement, il a abandonné tout lien à l’or. Donc le système carbure maintenant sur une monnaie qui ne repose sur aucune valeur concrète, hormis la garantie de l’état et l’obligation légale à tout commerçant ou créancier de l’accepter en paiement pour des biens et services ou en remboursement de dette.

Le problème avec ce système est qu’il n’est pas soumis à la discipline de marché.  C’est quoi la discipline de marché?  C’est que l’objectif premier du marché doit être de fournir des biens et services selon les désirs du consommateur et que donc, toute transaction doit répondre au jeu de l’offre et de la demande et même la quantité de monnaie et son pouvoir d’achat, doivent être régis par ces règles. Par exemple, il n’y a pas de problème à faire croitre la masse monétaire en autant que celle-ci croit en réponse à une demande des consommateurs et non de façon arbitraire. Si la masse monétaire croit trop rapidement, ça cause une diminution du pouvoir d’achat de chaque unité monétaire, ce qu’on appelle de l’inflation. Si elle croit plus lentement, l’inverse se produit et le pouvoir d’achat de chaque unité augmente. Ce qu’on appelle la déflation. Une légère inflation ou une légère déflation n’est pas un gros problème en soit, quoique je préfère voir mon pouvoir d’achat augmenter plutôt que diminuer.   Une inflation ou une déflation prononcée sont définitivement néfastes.  Les gens ont beaucoup de difficulté à saisir les impacts d’une augmentation ou d’une diminution du pouvoir d’achat de la monnaie. Lorsqu’il y a déflation, par exemple, beaucoup s’imaginent plus pauvres parce que leurs salaires semblent  stagner nominalement ou même diminuer. Ils ne réalisent pas que chaque dollar qu’ils gagnent achète plus. De la même façon, lorsqu’il y a inflation, ils voient leurs salaires augmenter sans réaliser que leur pouvoir d’achat s’effrite.  Ça semble banal à court-terme, mais à long-terme on constate que le dollar américain, qui valait 1/20e d’once d’or lorsque la Réserve Fédérale fût créée en 1913 et  1/35e d’once d’or en 1971 lorsque Richard Nixon a complètement abandonné tout lien à l’or; ne vaut même plus un millième d’once d’or de nos jours.  «À long-terme, nous sommes tous morts» disait Lord Keynes, un des plus grands défenseurs de ce système frauduleux. Nous sommes maintenant dans le long-terme de Keynes et nous payons tous pour sa vision à courte vue.

Une taxe cachée au profit de l’élite

Ce n’est pas un hasard que l’état cherche à contrôler de plus en plus la monnaie et divorcer celle-ci de toute denrée. Si on contrôle la monnaie, on contrôle toute l’économie.

«I care not what puppet is placed upon the throne of England to rule the Empire on which the sun never sets. The man that controls Britain’s money supply controls the British Empire, and I control the British money supply.»

– Baron Nathan Mayer Rothschild

S’il est vrai que ce système donne énormément de pouvoir aux banquiers, il est faux de dire qu’il ne profite pas au pantin (qui conserve encore le pouvoir de fermer le robinet aux banquiers, il faut le mentionner) qui dirige l’état. L’économiste Murray Rothbard a souligné que l’inflation créée par ce système d’argent de Monopoly était en réalité une taxe cachée qui redistribue la richesse des plus pauvres qui ne reçoivent le nouvel  argent qu’après l’augmentation des prix qu’il provoque,  à l’état, aux banques et aux corporations qui en bénéficient avant que les prix  n’augmentent.

Cette taxe sert à financer les guerres et une bureaucratie toujours plus lourde et privilégiée. Elle permet aux politiciens d’acheter les votes des gens en leur donnant une fraction de ce qu’ils leur ont volé sous forme de programmes sociaux.  Elle permet aux États d’accumuler des dettes astronomiques au nom de leurs citoyens et de la rembourser avec une monnaie dont la valeur ne cesse de diminuer jusqu’au jour où cette dette devient mathématiquement impossible à payer et alors la monnaie ne vaut plus rien et les gens perdent confiance et préfèrent faire n’importe quoi avec les billets de banque autre que de les garder dans leurs poches. C’est arrivé maintes fois dans le passé lorsque les nations ont expérimenté avec la monnaie fiduciaire. C’est arrivé à la France avec la monnaie de papier de John Law et les assignats, c’est arrivé à l’Allemagne de Weimar où en 1923, ça prenait 4,2 billions de marks pour acheter un seul dollar américain et que les gens se promenaient avec dans les rues avec des brouettes de billets en se souciant plus de se faire voler leur brouette que les billets qu’elle contenait. Plus récemment, ça s’est produit en Argentine, au Zimbabwe et s’est en train de se produire au Venezuela.  Mais, bien sûr, un peu comme le communisme, on nous dira que toutes ces fois où cela n’a pas fonctionné, c’est que ça n’a pas été géré comme il faut et que cette fois-ci, nous sommes plus malins et ça va fonctionner! Mais chaque nouvelle expérience mène habituellement  à ce que Ludwig von Mises a baptisé le «crack up boom». L’effondrement de l’économie par la destruction de la monnaie. Ce jour viendra bientôt pour les États-Unis, mais alors que la plupart des épisodes d’hyperinflation de l’Histoire affectaient principalement la nation en question, cette fois-ci, les États-Unis risquent fort d’entrainer l’économie mondiale par le fond. La question n’est plus si ça va se produire, mais quand? Impossible à prédire, mais probablement bientôt.

Conclusion

Si vous cherchez à blâmer le capitalisme pour ce qui se produit, vous faites gravement erreur. Le marché-libre a désigné l’or et l’argent comme monnaies et ce sont les seules monnaies vraiment capitalistes, mais depuis la nuit des temps l’état a triché. Il s’est approprié la monnaie et l’a manipulée. Il a rogné les pièces de monnaies. Il les a refondues pour réduire leur taille tout en maintenant leur valeur nominale. Il a créé des pièces de monnaie en alliages où la teneur en or ou en argent diminuait constamment et finalement en la remplaçant  complètement par du papier sans valeur.  Le marché-libre nous a fourni une monnaie qui non-seulement  maintient bien sa valeur, mais qui souvent gagne de la valeur avec les gains de productivité. Les politiciens et les banquiers l’ont remplacée par une fausse-monnaie frauduleuse qu’ils manipulent à volonté et  avec laquelle ils peuvent vous voler à votre insu. Tant que les prix du marché sont évalués en gramme ou en onces d’or ou d’argent,  tout est transparent et la fraude est improbable, c’est lorsque l’état s’approprie la monnaie que la monnaie devient opaque et que la fraude devient possible et vous vous retrouvez détroussé, une fois de plus, par ceux-là même que vous croyiez étaient supposé vous protéger des voleurs.

 

Éteindre le feu

Par Philippe David

Le débat du burkini et de l’intégrisme islamique nourrit de nombreuses chroniques ces jours-ci. Deux des plus notables aujourd’hui sont celles de Joseph Facal et celle de Lise Ravary.

Dans sa chronique, Joseph Facal écrit :

«Supposons qu’un début d’incendie survient dans votre cuisine.

Il faut d’abord isoler la source, c’est-à-dire éloigner tout ce qui pourrait alimenter le feu. Puis, il faut priver le feu d’air.

C’est ce qu’il faudrait faire avec l’islamisme, mais nous ne le faisons pas: nous discutons de ses symptômes les plus visibles et non des sources du feu.

Prenez le débat sur le burkini. Je lis avec plaisir les chroniques de Richard Martineau, qui ferraille régulièrement avec des chroniqueuses de La Presse.

Sur le fond, je pense exactement comme lui: le burkini est la plus récente provocation pour donner toujours plus de place dans l’espa­ce public à une idéologie totalitaire.»

Il a effectivement raison, nous passons entièrement trop de temps à attaquer les symptômes et pas assez à s’attaquer à la cause. J’en disais autant dans ma dernière chronique :

«Vous croyez que si vous empêchez des femmes musulmanes soumises de porter un voile ou un burkini, elles cesseront d’être subjuguées par leur culture et leur religion? Vous croyez les libérer? Malheureusement, non. Parce que le problème n’est pas le bout de tissus. Le problème, c’est leur culture et un problème de culture ne se règlera pas par la législation.»

Alors concrètement, s’attaquer à la source et priver le feu d’air, ça veut dire quoi? Joseph Facal ne s’aventure pas à nous le dire.

De son côté, Lise Ravary nous rapporte que :

«La Commission canadienne des droits de la personne s’est associée à l’Islamic Social Services Association (ISSA) et à la National Council of Canadian Muslims (NCCM) pour réaliser un dépliant qui «aidera le personnel enseignant au Canada à mieux comprendre et soutenir les élèves affectés par la violence géopolitique et l’islamophobie.»»

Et ajoute :

«Entre des propos sensés sur la détresse des petits réfugiés syriens (à en croire le guide, ils sont tous musulmans) et sur l’imbécillité des racistes qui font porter à des enfants la responsabilité d’attentats terroristes à l’autre bout du monde, se glisse la suggestion d’aménager des salles de prières dans les écoles, de respecter les vêtements religieux des jeunes filles ainsi que la diète halal et d’encourager le prosélytisme à l’école.»

Mais encore là, elle parle de symptômes, pas de la source du problème. Mais elle s’y rapproche quelque peu quand même.

C’est quoi la source?

La première chose que vous allez probablement me dire est que la source du problème est l’idéologie intégriste, mais vous auriez tort. On a beau avoir une certaine idéologie et avoir la volonté de l’imposer au reste du monde, mais il reste qu’il n’y a qu’une seule et unique façon d’imposer quoi que ce soit à des gens qui n’en veulent pas et c’est par la force. Or, il n’y a qu’un organe dans notre société qui a légalement le droit d’utiliser la force (et je ne parle pas des Sith ou des Jedi). C’est le gouvernement. Seul le gouvernement peut vous forcer à vivre selon des règles avec lesquelles vous n’êtes pas forcément d’accord.

Certains vous diront que pour résoudre le problème, il faudrait carrément bannir l’islam et passer toutes les mosquées au bulldozer. Ceux-là aussi ratent le point. La liberté de religion existe justement pour défendre ce genre de comportement. La liberté de religion existe pour garantir que tout individu a le droit de croire en ce qu’il veut sans avoir à craindre d’être persécuté. Ce qui signifie que le gouvernement n’a pas le droit de voter des lois pour vous empêcher de pratiquer votre religion dans la mesure où cette pratique ne nuit à personne d’autre.

Laissez-moi cependant vous dire ce que cette liberté ne veut PAS dire.

  • Ça ne veut pas dire que le gouvernement doit fournir des aliments halal ou casher dans les écoles. Si votre religion exige une diète particulière, faites un lunch pour votre enfant et sacrez-nous patience!
  • Ça ne veut pas dire que le gouvernement doit fournir des locaux de prière. La plupart des autres religions n’en exigent pas et il n’y a pas de véritables raisons de réaménager les espaces seulement pour vous faire plaisir.
  • Ça ne veut pas dire que le gouvernement doit changer les horaires des piscines publiques pour permettre une ségrégation hommes/femme, juste parce que ça vous embête de vous baigner avec des femmes ou vice-versa.
  • Ça me veut pas dire que le gouvernement (ou tout le monde entier) doit se fendre en quatre pour satisfaire toutes vos petites exigences et revendications.
  • Et finalement, ça ne veut pas dire que le gouvernement doit empêcher qui que ce soit de rire de votre religion ou de la critiquer. Vos croyances n’ont aucun statut spécial dans notre société. Elles sont ni plus, ni moins égales à celles de tous les autres.

C’est l’attitude que le gouvernement devrait avoir envers toutes les religions, sans exception et si ça ne fait pas leur affaire, il devrait simplement leur dire qu’ils se trompent de pays.

Mais voilà, le gouvernement ne fait pas ça avec les islamistes. C’est ça le problème! Le problème, c’est que par électoralisme et par souci de rectitude, les politicien on le nez si profondément enfoui dans le derrière de certains groupes, qu’ils peuvent goûter leur déjeuner. C’est cru, je sais, mais c’est vrai! Et les islamistes ne font pas exception parce qu’ils prétendent parler pour l’ensemble des musulmans, ce qui est faux. Mais si vous croyez que d’élire la bonne personne va résoudre le problème, détrompez-vous. Les politiciens ont rarement la bonne solution et jusqu’ici, l’islamisme ne fait pas exception. La bien-pensance exige la tolérance de tout et ils se draperont de vertu pour vous faire accepter l’inacceptable et à la fin, vous vous sentirez tous coupables de ne pas vous être tire-bouchonné plus. C’est exactement ce qu’ils ont fait à la commission sur les accommodements raisonnables, ou la conclusion finale a été que les québécois n’étaient tout simplement pas assez «accommodants».

Encore une fois, demandez-vous pourquoi vous croyez qu’il est légitime que certaines personnes aient le droit de vous imposer des croyances dont vous ne voulez pas et d’utiliser légalement la force pour vous les imposer et c’est exactement ce que les politiciens font lorsqu’ils cèdent en votre nom à toutes les petites exigences des islamistes. Sans cette légitimité imaginaire, ils ne pourraient pas vous imposer quoi que ce soit.