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Une nouvelle alliance ou le gros bon sens?

Par Arielle Grenier

« Et si la CLASSE s’était elle-même exclue des négociations? » Tous se posaient la question alors que la CLASSE avait refusé de condamner la violence, mais cette fois-ci, coup de théâtre. La FECQ, la FEUQ et MÉSRQ ont fait front commun la semaine dernière pour tenter de dénouer la crise étudiante.

Il ne faut pas oublier que depuis le début de la crise, la CLASSE, la FEUQ et la FECQ se sont fortement opposées à la hausse des frais de scolarité.. Les Verts eux, ont subit pendant plus de 3 mois les traitements des Rouges : lignes de piquetage devant les cours, intimidation, violence, manque de respect des injonctions obtenues et j’en passe. Seulement voilà, la semaine dernière Léo Bureau-Blouin a informé ses membres que ceux-ci devaient respecter les injonctions. Un véritable vent de fraîcheur teinté de respect à l’endroit des étudiants pris au piège dans ce conflit qui dépasse de loin la hausse des frais de scolarité.

Cette nouvelle union va plus loin. Il ne faut pas se leurrer, la CLASSE ne fait plus partie de la solution. La CLASSE a un agenda politique très clair qui appelle à la désobéissance civile, ce qui doit contrarier la FECQ et la FEUQ. Par les récents propos de la CLASSE, Martine et Léo ont décidé d’être responsables face à leurs membres, la population du Québec et face à la Justice.

Il ne faut pas s’étonner que le Président de la FECQ ait fait cet appel au calme : qui d’autre l’aurait fait? Gabriel? Jamais! Jamais notre Gabriel national n’aurait plié devant le gouvernement Charest qu’il souhaite ardemment abattre aux futures élections. Et au profit de quoi? Ha oui, de notre fier Québec Solidaire qui respecte les travailleurs, les policiers et les étudiants qui souhaitent étudier. Gabriel Nadeau Dubois à Denis Levesque disait récemment : Nous on ne veut pas embêter les gens, on veut embêter les Libéraux. Vraiment? Donc TOUS les étudiants Verts sont libéraux, ainsi que tous les contribuables que vous avez empêché d’aller travailler en bloquant des ponts ou l’accès aux tours à bureaux du Centre-ville? C’est faux, plusieurs sont péquistes et ont honte de leur chef, d’autres sont caquistes et oui, certains sont libéraux. Avez-vous donc empoisonné la vie de ces étudiants et contribuables parce qu’ils étaient selon vous de jeunes libéraux? C’est donc du profilage que vous faisiez pendant plus de 100 jours!

 Et Martine? Que pouvons-nous dire de Martine Desjardins? Était-elle prisonnière de la très dangereuse CLASSE? Était-elle d’accord avec les plus récents actes de violences dans le métro ou ceux commis à l’endroit des étudiants Verts? Il ne faut pas oublier que depuis quelques semaines, plusieurs actes d’intimidation ont eu lieu, notamment à l’endroit des journalistes et chroniqueurs qui défendent les intérêts des étudiants ou qui remettent en question la légitimité des associations étudiantes. La leçon qu’ils devront retirer est bien simple: au Québec, si vous avez le malheur de vous soulever contre un mouvement gigantesque, on vous traite de la pire manière, car après tout, nous détenons le monopole de la raison et du savoir.

 Il est à noter que selon des sources anonymes, plusieurs individus arrêtés par la police possédaient sur eux des armes blanches, des barres de métal, des « slingshots » et autres objets servant à lutter contre la police. Un conseil, servez votre cause de façon noble et pacifique et la population sera de votre côté.

Quoi qu’il en soit, la CLASSE sera certainement exclue des prochaines négoctiations, si prochaines négociations il y a. Il faudra bien qu’un étudiant défende les membres du MÉSRQ, ceux de la population qui en a marre et de nos travailleurs qui paient des impôts servant à payer plus de 87% des frais de scolarité.

Cette alliance signera peut-être la fin d’une longue saga avec la CLASSE. La question que tout le monde va se poser: la CLASSE, avec tous ses extrémistes radicaux, continuera-t-elle d’empoisonner le climat politique du Québec ou va-t-elle décider de tirer sa révérence? Pour plus de détails, voici le nouvel article publié par Laurent Proulx dans le Prince Arthur Herald.

La grève du bon sens

 Nous avons atteint un point de rupture. Alors que le gouvernement est supposé entamer les discussions avec les associations étudiantes, tant réclâmées par nos élites gauchistes; la mauvaise foi règne par les bris répétitifs de la trêve mise en place pour favoriser la discussion. En effet, il semble que des éléments de la CLASSE ne sont même pas capables de se retenir de faire de la casse pendant 48 heures, mais ils voudraient qu’on les prennent au sérieux et qu’on les inclue dans les discussions. Pis encore, les représentants de la CLASSE aux négotiations n’étaient jamais venus pour négocier, mais pour exiger. Exiger quoi? La gratuité, rien de moins. Est-ce ça qu’ils appellent négocier de bonne foi?

Cet après-midi, la ministre Line Beauchamp nous a informé dans un point de presse de sa décision d’exclure la CLASSE des discussions. Comment pourrait-elle en effet négocier avec des gens qui ne sont pas capables de respecter un trêve de 48 heures, de condamner les actes de vandalisme commis durant des manifestations annoncées sur leur site web et qui en plus n’étaient pas là pour négocier de tout façon? Aussitôt que la ministre eut terminé son point de presse, nous avons appris que la FEUQ et la FECQ ont rompu les négotiations. Grave erreur. Peut-être l’ont-ils oublié, mais le gouvernement a la loi et la majorité de la population derrière lui.

Drôle de démocratie!

Ils se voient héroîquement tenir tête au gouvernement comme cet étudiant de la place Tien'anmen tenant tête aux tanks chinois. Ils devraient se souvenir que les étudiants de Tien'anmen luttaient contre un gouvernement établi par une des idoles des membres de la CLASSE et que les manifestations de la Place Tien'anmen s'est terminée par un bain de sang.

Les étudiants essaient de faire croire à une volonté démocratique légitime pour camper leur positions et même justifier faire du grabuge.  Ils ont une délusion romantique d’être les moteurs d’un printemps québécois. Ils se voient héroîquement tenir tête au gouvernement comme cet étudiant de la place Tien’anmen tenant tête aux tanks chinois. Ils devraient se souvenir que les étudiants de Tien’anmen luttaient contre un gouvernement établi par une des idoles des membres de la CLASSE et que les manifestations de la Place Tien’anmen s’est terminée par un bain de sang. Apparemment, les régimes que certains membres de la CLASSE aimeraient voir régner ici avaient beaucoup moins de tolérance que notre gouvernement actuel.

Ils oublient aussi que la majorité des étudiants ne sont pas en grève, mais même s’ils l’étaient, le gouvernement serait-il obligé de les écouter? Laissez-moi vous soumettre une autre question. Si la majorité des musulmans au Québec votaient pour instituer des tribunaux de la Charia, devrions-nous accéder à leur demande? Est-ce que ça leur donnerait le droit de tout casser si nous refusions de les écouter? Différente situation me dites-vous? Vraiment? Depuis quand la majorité de la population devrait subir les frasques d’une infime minorité? (200 000 sur 8 millions ne fait pas le poids) Sans compter que la démocratie présuppose un respect de l’ordre, des institutions et de la propriété. Elle est supposée être une antithèse de l’anarchie et de la loi de la jungle. La démocratie, telle que tentent de nous faire avaler les boycotteurs étudiants n’est pas de la démocratie.

Pour justifier leurs méfaits, la CLASSE cite des noms comme Rosa Parks, Ghandi et Martin Luther King, disant qu’eux aussi font de la désobéissance civile. Peut-être, mais je me souviens aussi distinctement qu’aucun des ces personnages ne cautionnait la violence et le vandalisme. Ils auraient certainement dénoncé les actes de vandalisme dont nous avons maintes fois été témoins ici à Montréal en particulier.

Le monde à l’envers

Comme si tout ça n’était pas déjà assez loufoque, des professeurs et directeurs de trois écoles secondaire ont permis aux étudiants de voter trois jours de boycott de leurs cours et appuyé leur décision! Mesdames et messieurs, c’est officiel. Ce sont maintenant les fous qui dirigent l’asile et les commissions scolaire et les directions d’écoles leur ont donné carte blanche! Si j’étais porté aux théories du complot, je pourrais facilement imaginer les syndicats tirant les ficelles, mais je préfère m’abstenir. À quand les boycotts de marmots à la garderie? Est-ce que ma fille de 4 ans va se retrouver à faire du piquetage bientôt?

Je crois que la comédie a assez duré et que la population en général a dépassé son niveau de tolérance pour ce genre de conneries. Il est temps que des mesures concrètes soient prises pour forcer la réouverture de tous les cégeps et universités et que des sanctions soient distribués aux directeurs d’institution et professeurs récalcitrant. Le gouvernement ne peut certainement pas forcer les étudiants à retourner en classe, mais il peut certainement forcer les institutions et les professeurs à faire ce pourquoi ils sont payés. Les étudiants qui s’obstineront à continuer de boycotter leurs cours couleront tout simplement leur session. Il y a quand même des limites.