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Léo Bureau-Blouin au PQ, l’agenda caché de Pauline Marois et des élections estivales le 4 septembre :

Par Simon Leduc

Léo-Bureau Blouin est pour le gel des frais de scolarité, vraiment? :

L’ancien leader de la FECQ s’est fait connaître lors du conflit étudiant qui a dominé l’actualité politique pendant près de quatre mois. Les talents de communicateur de M. Bureau-Blouin ont beaucoup impressionné le mouvement progressiste québécois. Plusieurs le voyait comme candidat vedette lors des prochaines élections générales. C’est le PQ qui a gagné la loterie Bureau-Blouin. Celui-ci sera candidat du Parti québécois dans le comté de Laval-Des-Rapides qui est détenu par le ministre libéral Alain Paquet. Tout d’abord, il faut saluer l’engagement politique du jeune homme. Ce n’est pas facile de faire de la politique et il faut respecter ceux qui ont le courage et les convictions de se présenter aux élections. Ensuite, on peut questionner l’engagement militant de Léo Bureau-Blouin à la FECQ. Comme leader étudiant, il a combattu la hausse des frais de scolarité décrétée par le gouvernement Charest. Le gel des frais de scolarité était un principe sacré pour lui afin de maintenir l’accessibilité aux études supérieures. L’ancien étudiant portait fièrement le carré rouge durant tout le conflit : le symbole par excellence du statu quo étudiant. Sûrement à la demande de Mme Marois, le nouveau candidat a enlevé son carreau rouge. S’il est porté au pouvoir, le PQ s’engage à les hausser mais de façon moins importante que les libéraux. Est-ce que cela veut dire qu’il est maintenant pour le dégel des frais de scolarité? Est-ce que la vedette péquiste défendait vraiment les intérêts de ses membres ou plutôt ses propres intérêts personnels? Ces questions se posent. En tout cas, je souhaite bonne chance à Léo Bureau-Blouin et il en aura besoin parce qu’il va affronter une vedette montante du PLQ Alain Paquet. Si M. Blouin est un candidat vedette, comment se fait-il que Mme Marois n’ait pas trouvé une circonscription sûre pour lui?

Le PQ au pouvoir : le retour des chicanes constitutionnelles :

Malgré ce que prétend Pauline Marois, si le Parti québécois prend le pouvoir aux prochaines élections, sa seule priorité sera la souveraineté du Québec. Une fois au gouvernement, les troupes péquistes vont entamer une lutte agressive et féroce contre le gouvernement Harper. Tout d’abord, Mme Marois va demander que le fédéral accorde les pleins pouvoirs à la Belle province dans les domaines suivants : l’immigration, les communications, l’assurance-emploi, la culture et l’économie régionale. Ensuite, l’éventuel gouvernement séparatiste va quêter de l’argent du gouvernement conservateur pour pouvoir payer tous nos merveilleux programmes sociaux déficitaires. Devant le refus d’Ottawa, la chef péquiste va pouvoir dire aux Québécois que le régime fédéral ne fonctionne pas et qu’il faut se séparer et devenir un pays souverain. Ce n’est pas moi qui affirme cela mais bien le candidat péquiste Bernard Drainville. Lors d’une entrevue au quotidien anglophone The Globe and Mail, celui-ci a dit : “I don’t see how we can lose,” Bernard Drainville, a PQ MNA and lead party spokesman on constitutional issues, said in an interview. “If Quebec wins, it becomes stronger. If Quebec is rebuffed, the demonstration is made that there is a limit to our ability to progress in this country.” Quelle attitude irresponsable de la part du Parti québécois. Depuis quarante ans, celui-ci est incapable de convaincre une majorité de Québécois du bien-fondé de l’indépendance. L’économie mondiale est très fragile et le Québec n’est pas protégé contre une éventuelle récession. Et qu’est-ce que veut faire le PQ s’il est porté au pouvoir? La réponse est de créer de l’instabilité politique et économique afin de faire mousser son projet de pays. Les Québécois ont refusé à deux reprises l’indépendance, ils n’en veulent pas. Est-ce c’est clair? Le Québec est rendu ailleurs. Il faut s’occuper de l’économie, de la santé et de l’éducation et non pas recommencer le débat constitutionnel stérile.

Les élections générales le 4 septembre :

À la demande du premier ministre, le lieutenant gouverneur Pierre Duchesne a dissout le 39e législature et les Québécois sont convoqués aux urnes le 4 septembre. On doit s’attendre à une campagne électorale très négative ou les débats d’idées ne voleront pas la vedette. Peut importe l’issue du scrutin, le Québec va continuer tranquillement sa route vers la faillite dans l’indifférence totale de la classe politique. Aucune formation politique qui aspire au pouvoir ne promet des changements structurels (réduction de la taille de l’État, la mixité en santé, la fin de la réforme scolaire, le remboursement de la dette, des coupures de dépenses publiques, etc.) pour sortir la société québécoise de sa torpeur. Lors de cette consultation démocratique, les Québécois vont encore voter pour le mieux pire, la routine quoi.

L’ironie de l’augmentation des cotisations des associations étudiantes

 

Par Joey Laflamme

Donc annonce d’une hausse des frais de cotisation de 100% pour une année par les assos, mais il y a quelques mois pour une hausse de 75% sur sept ans on emmerde la province au complet. Notez quand même l’ironie de la situation, les membres d’associations étudiantes en grève bloquent l’accès aux cours, cassent les noix de ceux qui veulent aller à leur cours en beuglant et en jouant de la trompette dans les couloirs, ces même personnes qui harcèlent et intimident leurs membres (membres bien malgré eux d’ailleurs) au nom d’une hausse selon eux  injustifiée, se tournent vers les étudiants, les membres qu’ils représentent et leur demandent plus.

C’est d’un ridicule consommé. Réfléchissons-y un peu. Ces personnes se disent trav… manifester au nom de la gratuité scolaire au du moins, à des frais qui ne nuirait pas à l’accessibilité mais augmentent les frais de cotisation forcé. À mon sens, c’est le frais que je ne paierai pas si on m’en donnait le chois. Après tout, la liberté d’association (droit garanti par la charte des droits et liberté du Canada) implique qu’on a un choix à faire librement de s’associer ou non; et même s’il s’agit d’un groupe apolitique, je ne vois pas l’intérêt d’être membre d’une association étudiante ou de cotiser pour eux. J’ai fait une session de cégep jusqu’à maintenant et je ne me suis jamais dit que j’avais désespérément besoin d’une asso étudiante pour me représenter, à la base je vais là pour étudier et être évalué selon la qualité de mon travail. Je ne dis pas que dans certains cas les associations étudiantes ne sont pas pratique, c’est toujours bien d’avoir des gens qui ont le temps d’examiner un cas de notes d’examen qui a été, selon l’élève, douteux par exemple. C’est des choses qui peuvent arriver et c’est vrai qu’ils offrent une foule de services franchement intéressant (qui pourrait leur permettre de se financer eux même, par exemple à Garneau le Café oxymel) et le fond de dépannage est très bien aussi. Par contre là où je ne suis plus leur logique, qui leur a donné le mandat de bloquer l’accès aux cours ou par quel logique tordue on peut arriver à la conclusion que dans l’intérêt des étudiants on peut faire des assemblées sans informer personne pour donner un mandat de grève  (mandat qui, aux yeux de la loi, n’est que pure fiction) le tout dans des assemblés avec votes à mains levée (ou la nouvelle invention du vote à la main levée et la tête baissée)?

Ce qui m’amène au deuxième point de cet argumentaire, celui de leur légitimité d’augmenter les frais. On parle des mêmes associations qui trouvent justifiable de prendre sans mon consentement une partie de l’argent que je paie pour mon inscription et qui en font….. Who knows? Bien sûr ils disent le faire pour mon intérêt parce que rappelons-nous qu’ils me connaissent sur le bout de leurs doigts et savent se qui est bon pour moi plus que n’importe qui, même moi! Mais pensons en consommateur; parce qu’ils sont à notre service pas vrai? Si on pense à tout les abus que les leaders étudiants ont endossé, sur la base de faire respecter une décision démocratique, ont-ils vraiment le droit d’augmenter nos cotisations ? Ils l’ont,  mais méritent ils plus d’argent des étudiants? On parle des même gens qui bloquent l’accès aux cours, intimidaient les gens qui portaient le carré vert ou qui s’adonnait à des votes à mains levée et quand ça n’allait pas dans leur sens jouait avec des procédures pour omettre de lever l’assemblé pour ensuite passer à une autre vote une fois que les gens contre la grève ont foutus le camp…etc. La liste est longue. Imaginez n’importe quelle situation du genre. Prenons l’exemple de Mc Do. Bon, mauvais exemple parce qu’on a le choix d’acheter ou non chez Mc Do mais passons. Accepteriez-vous de payer plus cher votre burger si on crachait dedans? Ou qu’on vous donnait un service médiocre, vous iriez voir ailleurs. Ainsi que si on m’en donnait l’option, je ne donnerais pas un sous aux associations étudiantes puisque je n’ai pas l’impression d’être représenté et d’après les offres faites à la ministre Courchesne, (celui de couper dans les crédits d’impôts pour les étudiant dep et dec technique), je suis loin d’être le seul, enfin j’espère parce que j’aurais une drôle d’impression qu’on soufre tous d’un syndrome de Stokholm.

La question du jour: condamneront-ils oui ou non la violence?

 

Aujourd’hui, aura lieu le congrès de la CLASSE. Un congrès très mitigé qui suscitera la curiosité de plusieurs médias. Depuis plus de deux mois, Gabriel Nadeau-Dubois donne entrevue après entrevue en restant très vague et en se déresponsabilisant de manière ingénieuse. Maintenant, les médias se sont réveillés et la réponse est fortement attendue de toutes parts.  Voici la question du jour : condamnons-nous la violence que certains étudiants ou civils posent? 

 

Gabriel Nadeau-Dubois, le citoyen.

Nous savons tous que Gabriel Nadeau-Dubois n’a malheureusement pas le mandat de se positionner avant que les membres de la CLASSE ne se prononcent sur la question de la violence. Demandons plutôt au citoyen ce qu’il en pense? Que pense le citoyen Gabriel Nadeau-Dubois? À cela, il nous répondrait surement «notre rôle ce n’est pas de dire ce qui est bien ou mal. Notre rôle, c’est d’organiser des manifestations pacifiques et familiales. Si certains individus décident de poser des gestes regrettables, ce n’est pas notre rôle de leur dire quoi faire . . . » Le discours continuerait pendant plusieurs secondes en disant qu’il s’agit de la faute du gouvernement qui « méprise » les étudiants. Retournons au sujet du jour: que pense Gabriel? En traitant Laurent Proulx de « petit con aux parents riches », il démontrait très clairement son mépris envers les étudiants qui ont le courage de demander justice.

Gabriel aurait dû condamner la violence. Si les membres de la CLASSE ne sont pas contents, ils voteront pour le renvoyer ou lui demander sa démission s’ils considèrent que la violence est un moyen légitime. Un vrai leader devrait dire non à la violence et refuserait d’être porte-parole pour des gens violents.

Triste réalité que des leaders étudiants tolèrent et encouragent secrètement la violence depuis plus de deux mois. Ce n’est un secret pour personne, j’éprouve beaucoup de difficultés à accepter qu’une association d’étudiants ne condamne pas la violence. Plusieurs citoyens sont du même avis et trouvent l’atmosphère dans nos rues empoisonnée par la haine des groupes radicaux. Pire encore, le représentant de la CLASSE affirmait à l’émission 24/60 vendredi dernier que ses membres avaient des principes. On ne peut pas trouver cette déclaration crédible après les gestes commis à Montréal vendredi après-midi.  

 

Outils de négociations ou réalité étudiante?

Les manifestants sont en colère, c’est évident. Leurs revendications légitimes s’exprimaient autrefois lors de manifestations pacifiques. Le débat a malheureusement laissé place à un conflit violent et dangereux tant pour les citoyens que pour les étudiants. A fortiori, dans une société civilisée et de droits le recours à la violence ne doit jamais devenir une option à ceux qui veulent se faire entendre. Le 22 mars, vous nous avez démontré en très grand nombre que vous étiez capables  de manifester dans la joie et la bonne humeur. Plusieurs de mes amis ont distribué des bonbons aux manifestants et policiers, alors qu’ils manifestaient pacifiquement. Faut-il que vous soyez un petit nombre pour décider de vous soustraire au civisme? Gandhi, le Dalaï-lama et John Lennon avaient trouvé des moyens originaux et pacifiques pour se faire entendre. Pourquoi pas vous? Pourquoi utilisez-vous la force, la violence et la haine envers les autres étudiants pour attirer l’attention? La raison est très simple : cela vous est utile.

 

La FEUQ et la FECQ doivent se dissocier de cette organisation radicale

La CASSE (oups la CLASSE) est une organisation politique de gauche radicale qui a un agenda qui dépasse largement la hausse des frais de scolarité. « Il s’agit d’une lutte de classes » déclarait son porte-parole principal. La redistribution de la richesse en devient le sujet principal. La gauche préfère redistribuer, alors que la droite préfère la créer. Si le débat s’inscrit effectivement dans la redistribution de la richesse, il faut être honnête et ne pas oublier qui prend part au débat. Il est alors important de noter que les membres les plus radicaux de la CLASSE font également parti du Parti Communiste du Québec. Gabriel Nadeau-Dubois ne peut donc pas condamner les gestes des plus radicaux, puisque la violence s’inscrit dans la stratégie de la CLASSE pour renverser notre système économique et politique.La position de la CLASSE est très claire : elle veut la gratuité scolaire et fera tout en son possible pour l’avoir.

La FECQ et la FEUQ qui défendent le gel doivent sans plus tarder cesser de faire front commun avec la CLASSE. La ministre ne négociera jamais avec un groupe qui n’appelle pas au calme auprès de ses membres les plus extrémistes et elle a raison. Si ce gouvernement défend effectivement de bonnes valeurs, il n’accepta jamais de négocier avec le porte-parole d’une organisation aux principes les plus douteux.

 

Sur une note plus personnelle, je demanderais à tous les élèves de cesser de s’insulter tant dans les rues, les institutions scolaires que sur les réseaux sociaux. Il s’agit d’un débat idéologique, non d’un débat personnel. Il est naturel que vous vous sentiez insultés lorsque l’on confronte votre idéologie, mais ne pliez pas face à l’intimidation et les tactiques syndicales. Vous êtes au-dessus de tout ce cirque qui dure depuis bien trop longtemps.