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La mort du rêve américain

Par Philippe David

Rien ne symbolise le succès de la civilisation occidentale autant que le rêve américain. Malheureusement, ce rêve est sur le point de s’évanouir. Il y a des choses auxquelles nul ne peut échapper. On peut dire que les lois de l’économie font partie de ces choses et à force de les ignorer, on finira inévitablement par frapper un mur. De mon vivant, j’ai vu l’économie de nombreuses nations s’écrouler à force d’ignorer ces lois. L’Histoire recèle encore plus d’exemples d’arrogance économique qui se sont mal terminées et si vous croyez que la civilisation occidentale est exempte de ces règles, vous péchez par ignorance.  Je m’attends pleinement à être témoin de son effondrement inévitable, à moins qu’un profond changement ne s’opère, et je doute que ce coup de barre n’arrive à temps.

Pour comprendre le comment et le pourquoi la déchéance de notre civilisation va se produire, il faut bien comprendre ce qui est le sang de toute économie : la monnaie

Qu’est-ce que la monnaie?

Ce n’est pas une question banale. Peu de gens de nos jours comprennent vraiment ce qu’est la monnaie. Je vais donc vous en faire un bref historique. Commençons par le fait que tous les êtres humains ne sont pas égaux en capacité. Quel est le rapport avec la monnaie? Eh bien, personne ne peut être productif en toute chose. Certains n’entre nous ont plus de dextérité et ont plus d’affinité pour les travaux manuels. D’autres sont plus fins penseurs et ont plus de talent pour inventer et concevoir. Bref aucune personne n’est auto-suffisante  et n’a la capacité de produire tout ce dont elle peut avoir besoin de façon efficace. Il est donc beaucoup plus sensé que chacun se concentre à faire ce pourquoi il a la plus grande affinité et ensuite échanger entre nous pour obtenir les autres choses dont on a besoin. Originalement, nous faisions cela par le troc. Cependant, le troc a ses limites. Si vous fabriquez des chaussures et que moi j’élève des poules pondeuses,  nous pouvons peut-être nous entendre à échanger un certain nombre d’œufs pour une paire de chaussures. Mais qu’arrive-t-il si vous n’avez pas besoin d’œufs? Que vous préfèreriez obtenir du beurre à la place? Pour obtenir ma paire de chaussures, il me faudrait trouver quelqu’un qui voudra me donner du beurre en échange de mes œufs, puis je pourrais alors obtenir des chaussures en échange du beurre. On voit donc comment les choses peuvent se compliquer.

Cependant. À tout problème on trouve éventuellement une solution et la solution à ce problème particulier fût de trouver une denrée quelconque désirée par tous pour effectuer des échanges. Au cours des siècles, plusieurs matières ont tenu ce rôle, mais avec le temps, ce sont des métaux précieux comme l’or et l’argent qui ont eu la cote comme les médiums d’échange les plus populaires.  C’est de cette façon que nous en sommes venus à utiliser ces métaux comme monnaie d’échange. La monnaie est donc ni plus ni moins qu’une denrée qu’on choisit d’utiliser comme médium d’échange.

La différence entre une monnaie-denrée et une monnaie fiduciaire.

Toutes les monnaies sont basées sur la confiance. La certitude de pouvoir échanger la monnaie contre n’importe quel bien ou service. Dans le cas d’une monnaie-denrée, c’est la qualité du médium qui est en jeu et ce médium est choisi spontanément par les acteurs du marché. L’or et l’argent ne sont pas devenus monnaies par le décret  d’une autorité quelconque mais parce que les acteurs du marché en sont venus à valoriser ces métaux plus que toute autre denrée comme médium d’échange.

Dans le cas d’une monnaie fiduciaire, la «confiance» repose sur une garantie de l’état que cette monnaie est échangeable contre biens et services. Une monnaie fiduciaire n’est donc pas une monnaie qui a été choisie par les acteurs du marché, mais qui leur est imposée comme ayant cours légal. Nous verrons un peu plus loin en quoi cette distinction est importante.

Une autre différence importante est la quantité de monnaie en circulation. Dans le cas d’une monnaie-denrée, la quantité de cette monnaie ne peut pas excéder la quantité disponible de la denrée en question. En d’autres mots, si nous voulons utiliser l’or comme monnaie, la quantité de monnaie ne peut pas excéder la quantité d’or disponible à un moment donné. La masse monétaire ne peut donc pas fluctuer grandement. En revanche,  la monnaie fiduciaire n’a aucune limite et peut être produite à l’infini à partir de rien.

Le contrôle de la monnaie

Le problème est le contrôle que l’état exerce que la monnaie à travers les lois du cours légal et l’oligopole bancaire qu’il a créé. Il a commencé en s’attribuant le monopole de la fabrication des pièces de monnaie, puis lui a donné un nom pour la dissocier de la denrée qui en était la base. À l’origine, dollar, franc, livre sterling étaient en réalité des mesures de poids d’or ou d’argent. Le dollar, c’était une mesure qui équivalait à 1/20e d’once d’or, mais en l’appelant dollar, on en oublie la matière sur laquelle il repose.  L’état  a ensuite légalisé la fraude que représentent les réserves fractionnaires, permettant aux banques d’émettre des billets de banque excédant (de loin) la quantité d’or qu’elles ont en main, ce qui de facto les rend insolvables si tous les déposants venaient à réclamer leur or. De même, il a également permis que les banques puissent  périodiquement refuser de convertir leurs billets en or, reniant de ce fait leurs obligations.  Puis il a créé une banque centrale qui permet entre autre chose de coordonner l’émission des billets de banque (et donc la masse monétaire) centralement, puis finalement, il a abandonné tout lien à l’or. Donc le système carbure maintenant sur une monnaie qui ne repose sur aucune valeur concrète, hormis la garantie de l’état et l’obligation légale à tout commerçant ou créancier de l’accepter en paiement pour des biens et services ou en remboursement de dette.

Le problème avec ce système est qu’il n’est pas soumis à la discipline de marché.  C’est quoi la discipline de marché?  C’est que l’objectif premier du marché doit être de fournir des biens et services selon les désirs du consommateur et que donc, toute transaction doit répondre au jeu de l’offre et de la demande et même la quantité de monnaie et son pouvoir d’achat, doivent être régis par ces règles. Par exemple, il n’y a pas de problème à faire croitre la masse monétaire en autant que celle-ci croit en réponse à une demande des consommateurs et non de façon arbitraire. Si la masse monétaire croit trop rapidement, ça cause une diminution du pouvoir d’achat de chaque unité monétaire, ce qu’on appelle de l’inflation. Si elle croit plus lentement, l’inverse se produit et le pouvoir d’achat de chaque unité augmente. Ce qu’on appelle la déflation. Une légère inflation ou une légère déflation n’est pas un gros problème en soit, quoique je préfère voir mon pouvoir d’achat augmenter plutôt que diminuer.   Une inflation ou une déflation prononcée sont définitivement néfastes.  Les gens ont beaucoup de difficulté à saisir les impacts d’une augmentation ou d’une diminution du pouvoir d’achat de la monnaie. Lorsqu’il y a déflation, par exemple, beaucoup s’imaginent plus pauvres parce que leurs salaires semblent  stagner nominalement ou même diminuer. Ils ne réalisent pas que chaque dollar qu’ils gagnent achète plus. De la même façon, lorsqu’il y a inflation, ils voient leurs salaires augmenter sans réaliser que leur pouvoir d’achat s’effrite.  Ça semble banal à court-terme, mais à long-terme on constate que le dollar américain, qui valait 1/20e d’once d’or lorsque la Réserve Fédérale fût créée en 1913 et  1/35e d’once d’or en 1971 lorsque Richard Nixon a complètement abandonné tout lien à l’or; ne vaut même plus un millième d’once d’or de nos jours.  «À long-terme, nous sommes tous morts» disait Lord Keynes, un des plus grands défenseurs de ce système frauduleux. Nous sommes maintenant dans le long-terme de Keynes et nous payons tous pour sa vision à courte vue.

Une taxe cachée au profit de l’élite

Ce n’est pas un hasard que l’état cherche à contrôler de plus en plus la monnaie et divorcer celle-ci de toute denrée. Si on contrôle la monnaie, on contrôle toute l’économie.

«I care not what puppet is placed upon the throne of England to rule the Empire on which the sun never sets. The man that controls Britain’s money supply controls the British Empire, and I control the British money supply.»

– Baron Nathan Mayer Rothschild

S’il est vrai que ce système donne énormément de pouvoir aux banquiers, il est faux de dire qu’il ne profite pas au pantin (qui conserve encore le pouvoir de fermer le robinet aux banquiers, il faut le mentionner) qui dirige l’état. L’économiste Murray Rothbard a souligné que l’inflation créée par ce système d’argent de Monopoly était en réalité une taxe cachée qui redistribue la richesse des plus pauvres qui ne reçoivent le nouvel  argent qu’après l’augmentation des prix qu’il provoque,  à l’état, aux banques et aux corporations qui en bénéficient avant que les prix  n’augmentent.

Cette taxe sert à financer les guerres et une bureaucratie toujours plus lourde et privilégiée. Elle permet aux politiciens d’acheter les votes des gens en leur donnant une fraction de ce qu’ils leur ont volé sous forme de programmes sociaux.  Elle permet aux États d’accumuler des dettes astronomiques au nom de leurs citoyens et de la rembourser avec une monnaie dont la valeur ne cesse de diminuer jusqu’au jour où cette dette devient mathématiquement impossible à payer et alors la monnaie ne vaut plus rien et les gens perdent confiance et préfèrent faire n’importe quoi avec les billets de banque autre que de les garder dans leurs poches. C’est arrivé maintes fois dans le passé lorsque les nations ont expérimenté avec la monnaie fiduciaire. C’est arrivé à la France avec la monnaie de papier de John Law et les assignats, c’est arrivé à l’Allemagne de Weimar où en 1923, ça prenait 4,2 billions de marks pour acheter un seul dollar américain et que les gens se promenaient avec dans les rues avec des brouettes de billets en se souciant plus de se faire voler leur brouette que les billets qu’elle contenait. Plus récemment, ça s’est produit en Argentine, au Zimbabwe et s’est en train de se produire au Venezuela.  Mais, bien sûr, un peu comme le communisme, on nous dira que toutes ces fois où cela n’a pas fonctionné, c’est que ça n’a pas été géré comme il faut et que cette fois-ci, nous sommes plus malins et ça va fonctionner! Mais chaque nouvelle expérience mène habituellement  à ce que Ludwig von Mises a baptisé le «crack up boom». L’effondrement de l’économie par la destruction de la monnaie. Ce jour viendra bientôt pour les États-Unis, mais alors que la plupart des épisodes d’hyperinflation de l’Histoire affectaient principalement la nation en question, cette fois-ci, les États-Unis risquent fort d’entrainer l’économie mondiale par le fond. La question n’est plus si ça va se produire, mais quand? Impossible à prédire, mais probablement bientôt.

Conclusion

Si vous cherchez à blâmer le capitalisme pour ce qui se produit, vous faites gravement erreur. Le marché-libre a désigné l’or et l’argent comme monnaies et ce sont les seules monnaies vraiment capitalistes, mais depuis la nuit des temps l’état a triché. Il s’est approprié la monnaie et l’a manipulée. Il a rogné les pièces de monnaies. Il les a refondues pour réduire leur taille tout en maintenant leur valeur nominale. Il a créé des pièces de monnaie en alliages où la teneur en or ou en argent diminuait constamment et finalement en la remplaçant  complètement par du papier sans valeur.  Le marché-libre nous a fourni une monnaie qui non-seulement  maintient bien sa valeur, mais qui souvent gagne de la valeur avec les gains de productivité. Les politiciens et les banquiers l’ont remplacée par une fausse-monnaie frauduleuse qu’ils manipulent à volonté et  avec laquelle ils peuvent vous voler à votre insu. Tant que les prix du marché sont évalués en gramme ou en onces d’or ou d’argent,  tout est transparent et la fraude est improbable, c’est lorsque l’état s’approprie la monnaie que la monnaie devient opaque et que la fraude devient possible et vous vous retrouvez détroussé, une fois de plus, par ceux-là même que vous croyiez étaient supposé vous protéger des voleurs.

 

Le graphique frauduleux de la Maison Blanche

Par Philippe David

Quand on s’intéresse à divers sujets et qu’on fouille le net pour se documenter un petit peu, c’est fou les choses qu’on peut trouver. Par exemple, sur le site de la Maison Blanche se trouve un texte intitulé «Why We Have to Act on Climate Now — In One Chart». Le graphique auquel le titre fait référence est celui-ci:

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Effrayant, n’est-ce pas? En le regardant, on croirait effectivement à une croissance phénoménale des températures et la ligne de la croissance du CO2 semble montrer une corrélation parfaite. Voilà la preuve irréfutable que nous sommes responsables du réchauffement, n’est-ce pas? Désolé, mais c’est faux.

Jouons à «Qu’est-ce qui cloche dans ce graphique?»

Parce que voyez-vous, ce graphique est frauduleux. Il a été manipulé pour sur-amplifier les données et donner l’impression d’une fausse corrélation. Pouvez-vous me dire ce qui cloche? Non? Regardez attentivement le graphique.

Si vous avez remarqué que l’axe des Y est tronqué pour ne montrer que la température entre 56 et 59 F,  je vous donne deux morceaux de robot. Plus, si vous avez également remarqué que l’axe des y du graphique de CO2 a également été tronqué pour éliminer tout en dessous de 260 ppm pour mieux donner une fausse impression de corrélation, vous gagnez le gros lot. 

Voyez-vous, la troncation de ces axes a pour effet de sur-amplifier le tracé et le rendre beaucoup plus dramatique. C’est un trucage très fréquemment utilisé d’ailleurs. Voici le même tracé de température si on le représente avec l’axe des Y intact:

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Tremblez-vous de peur maintenant? Si on la comparait avec la courbe de CO2 maintenant, vous croyez qu’il y aurait une corrélation? Voici un tracé des anomalies de température (c’est-à-dire basé sur les variations de température plutôt que des températures absolues), basé sur les données du Hadley Met Center et du East Anglia Climactic Research Unit (HadCRUt), comparé au tracé des émissions anthropiques de CO2:

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J’attire ici votre attention sur le fait que le graphique représente mieux les données puisqu’on parle en réalité d’infimes variations de dixièmes de degrés. C’est pourquoi on n’utilise pas habituellement des graphiques basés sur des températures absolues, qui ne révèlent en réalité pas grand-chose. Notez que le réchauffement n’est pas linéaire, mais qu’il donne plutôt une forme d’escalier alors que les émissions de CO2 donnent une courbe linéaire. Nous ne pouvons donc pas établir de corrélation par la simple comparaison de ces courbes. Cependant, si la corrélation existait, on verrait la pente des phases de réchauffement devenir de plus en plus abruptes au fur et à mesure que les émissions de CO2 accélèrent. Voyez-vous une différence dans l’angle des trois pentes montantes du tracé des anomalies de température? Non? Moi non-plus.

Le graphique clame également que la pollution carbonique est à son plus haut niveau dans l’histoire humaine, ce qui est vrai. Sauf qu’à l’échelle que vit la Terre, l’existence humaine est équivalente à un clin d’oeil. Si on regarde l’évolution des concentrations de CO2 dans l’atmosphère, à l’échelle géologique, on constate que le CO2 a été à des concentrations beaucoup plus élevées pendant la plus grande partie de l’évolution de la vie sur cette planète. Si le CO2 était si nocif, comment se fait-il que nous soyons là? Dans les faits, nous vivons une disette historique de CO2 par rapport à l’évolution de la Terre.

Phanerozoic_Carbon_Dioxide

Si la vie a su fleurir sur cette Terre (incluant les ancêtres évolutifs de toutes les espèces actuelles, nous y compris) pendant des centaines de million d’années avec des niveaux de CO2 et des températures beaucoup plus élevées que ce que nous avons présentement, c’est quoi le problème?

Signe de la faiblesse de l’hypothèse anthropogénique

Ce graphique, loin de prouver l’hypothèse anthropogénique des changements climatique, tend plutôt à la discréditer. Si ce graphique est ce que la Maison Blanche, qui pourtant dépense plus de $4 milliards/an en recherches pour prouver que l’activité humaine est le facteur principal qui influence le climat, a de mieux à offrir pour prouver qu’il y a urgence d’agir en matière de climat, alors c’est un échec cuisant!

On ne cesse de nous dire qu’il y a consensus. Que la science est sans équivoque et indisputable. Si c’est le cas, pourquoi est-ce que le gouvernement le plus puissant de la planète aurait besoin d’utiliser un graphique frauduleux pour convaincre ses citoyens? Et si les instances les plus élevées de ce gouvernement s’abaissent à ce genre de pratique, qu’est-ce que ça dit au sujet de la crédibilité de ses agences impliquées activement dans l’étude du climat?

Maintenant vous savez pourquoi je suis sceptique…

En boni…

Consultez cette vidéo pour voir d’autres exemples de manipulation de données et de graphiques par les défenseurs de la rectitude climatique…

Les anti-québécois

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Par Philippe David

 Depuis la semaine dernière, armés de deux études, une de l’Université de Sherbrooke et l’autre de l’École des HEC, les médias nous avertissent une fois de plus que le gouvernement du Québec vit au-dessus de ses moyens. Qu’il dépense trop. Qu’il est trop dépendant des largesses du fédéral et de la péréquation « canadian ».  Bien entendu, rien de tout ça n’est nouveau. Il y a belle lurette que des chroniqueurs et blogueurs de droite dénoncent les excès de notre modèle québécois et qui sonnent l’alarme au sujet des finances publiques insoutenables. Il est donc normal que nous accueillions toute preuve additionnelle avec enthousiasme, puis qu’elle ajoute de l’eau à notre moulin. Un peu trop d’enthousiasme, selon Mathieu Bock-Côté, qui accuse pratiquement certains représentants de la droite d’être anti-québécois.

Bien sûr, il se garde bien de nier le constat que nous faisons. Il est trop intelligent pour cela. Mais il s’indigne que nous nous réjouissions un peu trop d’infliger aux québécois les strictes privations qu’ils devront inévitablement endurer pour redresser la situation. Il condamne ce qu’il appelle notre antinationalisme et questionne notre patriotisme. Pourtant, les dissident du régime soviétique étaient-ils antipatriotiques, ou n’étaient-ils pas justement de grands patriotes qui aspiraient à tellement mieux pour leur nation que le régime dont ils étaient les prisonniers? Seriez-vous surpris d’apprendre que la majorité de leurs concitoyens ne réalisaient pas qu’ils étaient des esclaves et considéraient ces dissidents comme des illuminés et des zélotes?

La chaine de Ponzi

Le modèle québécois n’a jamais réellement été autre chose qu’une gigantesque chaine de Ponzi, où une génération s’est littéralement créé un buffet à volonté de services publics et s’est goinfrée, laissant une énorme facture à payer par les générations futures. Peut-il y avoir quelque chose de plus moralement répréhensible que ça?  Ces générations futures ne bénéficieront pas des mêmes services et se retrouveront appauvris par rapport aux générations précédentes.

Et pendant que les témoins se succèdent quotidiennement pour vous raconter sans honte comment ils nous ont tous volés, ou ont observé sans rien dire d’autres le faire, grâce à ce système d’extorsion légale qu’est l’état; des milliers de profiteurs continueront de se payer des retraites dorées à vos dépens. Pendant ce temps, les architectes de cette spoliation à grande échelle ont réussi par lavage de cerveaux à convaincre la moitié de la population que c’est le secteur privé, qui pourtant soutient l’économie québécoise à bout de bras, qui est nuisible à ladite économie.

 

Les véritables anti-québécois

Vous voulez que je vous dise qui sont les véritables anti-québécois? Ce sont ceux qui ont profité et profitent encore du système. Ceux qui continuent encore à le défendre bec et ongle. Ceux qui essaient encore de vous convaincre que non, notre gouvernement ne vit pas au-dessus de ses moyens. Que la dette est sans importance. Que les milliards que nous recevons des autres canadiens sont notre dû et que les milliards spoliés des générations futures le sont également. Ce sont ceux qui répètent encore aujourd’hui que tout va bien alors que nous ne cessons de nous appauvrir par rapport à nos voisins partout en Amérique du Nord et dans le reste du monde occidental.

Ce sont ceux qui dans les coulisses du pouvoir, tirent les ficelles de l’immobilisme afin de conserver leurs privilèges. Ce sont ceux-là qui vous font miroiter la souveraineté comme la solution magique à tous nos maux et qui ne cessent d’accroître notre dépendance à coup de moratoires et de « pas dans ma cour ». Ceux-là sont les véritables criminels. Ils sont les véritables ennemis du peuple québécois. Ce sont les pillards qui maintiennent les québécois dans la servitude et l’esclavage en leur confisquant de plus en plus du fruit de leur labeur pour avoir de moins en moins en retour. Ce ne sont pas ceux qui s’acharnent depuis des années à pointer l’évidence que l’Empereur est nu.

Si  M. Bock-Côté aimait vraiment le Québec autant qu’il le prétend, il serait à nos côtés à accuser ces criminels plutôt que de dénigrer ceux qui le font à sa place avec l’acharnement du désespoir. S’il veut qu’un jour son rêve d’indépendance du Québec se réalise, il faudra que ces criminels soient purgés du système et que cessent la culture de dépendance et de spoliation qu’ils ont établie.

La vertu inatteignable

Par Philippe David

Le sort de Daniel Breton était inévitable. De quoi était-il coupable? D’avoir fraudé l’assurance-chômage? D’avoir le pied pesant? De ne pas payer ses amendes, ou son loyer? D’avoir menti? D’être arrogant? Toutes ces réponses? Je ne chercherai pas à le défendre, certainement pas. Il était surtout coupable d’avoir tellement de squelettes dans son placard que les portes ne fermaient plus.

Suis-je content de sa démission? Absolument! Je ne m’en cacherai pas. Ceux qui me connaissent savent que je déteste le PQ et je n’aimais certainement pas Breton. Sa nomination comme ministre de l’environnement m’irritait au plus haut point. Il était un prêtre dans une religion dont certains adeptes souhaiteraient nous voir retourner à l’âge de pierre. Seule sa réaction à l’inversion de flux du pipeline Montréal-Sarnia démontre que notre ex-ministre vert était probablement aussi dogmatique qu’un créationniste. En plus, il est un écolo hypocrite puisqu’alors qu’il était reporter automobile pour évaluer des véhicules soi-disant « verts », il faisait l’essai d’une Porsche à 275 km/h. La Porsche était-elle hybride? Je me réjouis donc de son départ.

Ceci étant dit, cette histoire et toutes les autres histoires sordides de collusion, corruption, gaspillage de fonds publics et abus de confiance dont nous sommes quotidiennement bombardés récemment, m’amènent à une réflexion plus profonde. La commission Charbonneau, depuis son début, nous dévoile un système institutionnalisé de corruption et de copinage. Jusqu’ici, je crois qu’elle fait un excellent travail de confirmer et mettre a grand jour, ce que je crois, nous savions déjà, mais que nous refusions de regarder en face. La commission Charbonneau nous met effectivement le nez dans notre propre caca et nous demande d’en humer profondément l’odeur. Pourquoi je dis « notre » caca? Parce qu’ultimement, nous en sommes tous responsables dans notre aveuglement.

Revenons à Daniel Breton. De quoi était-il vraiment coupable, sinon d’être humain? Daniel Breton est une personne irresponsable, donc il n’aurait jamais dû être nommé ministre. Mais si vous regardez dans votre propre passé, n’avez-vous pas quelques épisodes dont vous n’êtes pas particulièrement fier? Croyez-vous que vous passeriez le test qu’on impose à nos élus d’être plus blancs que blanc. Combien de personnes peuvent vraiment se vanter qu’ils n’ont absolument rien à se reprocher? Si vous essayez de me dire que vous êtes si vertueux, je vous traiterai de fieffé menteur. Diogène n’a jamais trouvé son honnête homme et si on lui avait donné l’immortalité, il chercherait encore. Le problème en fait n’est pas que des personnes irresponsables se retrouvent dans des positions de pouvoir. Le problème est bien plus insidieux, c’est notre croyance que puisque nous ne sommes pas capables de nous gouverner nous-mêmes, nous devons choisir parmi nous des saints qui doivent nous gouverner. Qu’est-ce qui peut bien nous faire croire que ces gens feront mieux que nous? Que ces gens seront plus responsables. Que ces gens seront automatiquement plus honnêtes, du simple fait qu’ils arrivent à gagner un concours de popularité à tous les quatre ans? C’est de la pure délusion! De plus, le pouvoir corrompt. C’est la nature humaine. Et plus un individu aura de pouvoirs, plus il y a de risque qu’il soit corrompu. Les exemples abondent à travers l’Histoire. Il va aussi de soi que le pouvoir attire toujours le genre de personnalité qui désire manipuler les gens. Donc, plus la position comporte de pouvoirs et plus elle attirera des personnalités pathologiques. Alors pourquoi persistons-nous à croire que ce type de gouvernance peut fonctionner? Pourquoi nous attendons-nous que la classe politique soit plus vertueuse et plus responsable alors que le pouvoir attire les personnes les plus corruptibles?

Il y a plusieurs personnes qui croient comme moi que les pouvoir du gouvernement doivent être limités à la seule protection des droits individuels. Nous le faisons parce que nous savons pertinemment que la sagesse de la classe politique et des élites est un mythe et c’est probablement la plus grande fraude de l’Histoire.

Consommateur averti attention au vol d’identité

Le service la ville de Québec souhaite encourager les citoyens à être vigilants lorsqu’ils font des transactions. En effet, les fraudeurs utilisent de multiplient tactiques afin de voler les personnes naïves. Ils peuvent utiliser des technologies intéressantes dans le but de voler l’identité des victimes.

Le vol d’identité est une façon de voler ou détourner l’identité propre d’une personne ou d’une entreprise afin de faire des crimes économiques. Les voleurs collectent des noms, dates de naissance, le numéro d’assurances sociales ainsi que d’autres informations confidentielles.

Il existe plusieurs cas typiques qui peuvent vous permettre de reconnaître un cas de vol d’identité :

  • Un appel d’un créancier vous informe d’une demande de crédit que vous n’avez jamais faite,
  • Vous recevez l’appel ou une lettre d’un créancier vous confirmant l’acceptation ou le refus d’une demande de crédit,
  • Vous ne recevez plus vos relevés de carte de crédit ou ces derniers sont erronés
  • Une agence de recouvrement vous informe qu’elle procède au recouvrement de votre compte impayé.

Les nouvelles technologies permettent de hausser la performance des centres d’appels tels que les systèmes PBX implémentés. Toutefois, il est important de répondre à des questions d’identité lorsque vous recevez des appels de courtoisie. Il faut également être vigilant lors des transactions effectuer en magasin ou aux guichets bancaires automatiques et cacher son numéro d’identification personnelle. Il va de soit que la puce permet une tranquillité d’esprit. Toutefois, ce ne sont pas encore tous les magasins qui procèdent avec cette méthode, plusieurs utilisent encore la bande magnétique pour les paiements avec la machine interac.

Vérifier votre dossier de crédit

Si vous êtes témoins d’un vol d’identité, il est impératif d’aviser votre institution financière ainsi que la police, et les bureaux de crédit tel qu’Équifax Canada. Vous devez également signaler la fraude au centre d’Appel antifraude Canada. Par la suite, vous pourrez également faire le changement de l’ensemble de vos cartes d’identité pour finalement mettre cet incident derrière vous.

D’autre part, faire la demande de votre dossier de crédit plus d’une fois par année peut vous sauver des problèmes. En effet, en observant votre consommation vous pouvez dénoter s’il y a eu des anomalies dans votre rapport. Il est important, car votre dossier de crédit peut influencer votre capacité d’achat, tel qu’à l’achat de votre première maison ou le financement sur d’autres biens matériels.