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Symptômes de l’agonie de l’Occident

Par Philippe David

Triste évènement qui est arrivé ce week-end. Trop triste pour le commenter à chaud. La violence sera toujours insensée. Je n’ai jusqu’ici que très peu commenté l’évènement sur les réseaux sociaux sauf pour offrir mes condoléances aux familles des victimes. Je voulais attendre plus d’informations plutôt que de parler à tort et à travers comme certains «nanalystes» qui ne sont qu’intéressés à nourrir un certain narratif. L’odeur de poudre s’était à peine dissipée dans cette mosquée de Sainte-Foy qu’on pointait déjà un doigt accusateur vers Donald Trump, les radios de Québec ou «l’extrême-droite» (comme si ça existait dans un Québec qui penche majoritairement à gauche). Aucun parti politique qui siège à l’Assemblée Nationale n’est résolument à droite. Ils sont centristes avec une légère tendance à gauche pour la plupart, mis à part Québec Solidaire qui est carrément à gauche sans aucune gêne. Le peu de partis de droite qu’il y a au Québec peinent même à être présents dans les sondages. Alors quand on me parle d’une montée de «l’extrême-droite», désolé, moi je me bidonne.  Tout au plus, on trouve quelques têtes brûlées sur les réseaux sociaux.

On trouvera toujours des racistes dans toutes les sociétés et il y aura toujours des timbrés abreuvés de haine. Le genre de haine derrière l’attentat de dimanche dernier est attribuable à cette mentalité qui nous amène à déshumaniser les individus pour ne voir que les attributs de leur appartenance à un groupe identitaire quelconque. Qu’il s’agisse de la race, de la religion, du genre, de l’orientation sexuelle ou de l’appartenance politique. Certains ne voient plus que ces traits, plutôt que de voir les individus pourtant uniques qui composent ces groupes et qui sont loin de tous avoir les mêmes idées.  Autant l’auteur de l’attentat n’est pas représentatif des québécois que ses victimes n’avaient un quelconque lien avec l’islamisme et le terrorisme. C’est ce qui arrive quand on identifie des hommes comme «musulmans» ou «arabes» plutôt que juste des hommes et des pères de familles. C’est plus facile de haïr les gens quand on peu tous les mettre dans le même panier et oublier leur individualité. Même les individualistes comme moi s’y font prendre quelques fois. La tolérance, c’est d’apprécier l’individu comme une personne unique plutôt que son appartenance à un groupe avec lequel il ne peut avoir rien en commun de plus que la couleur de la peau.

Ce à quoi nous assistons cependant n’a rien à voir avec de la simple bigoterie. Le mal est beaucoup plus profond. Les québécois sont nombrilistes et ne voient souvent pas beaucoup plus loin que leur petit village d’irréductibles gaulois entouré de camps retranchés anglo-saxons, mais le mal qui est derrière les évènements de dimanche n’est pas limité seulement au Québec. La seule raison pourquoi il se manifeste ici est peut-être que du côté identitaire, le peuple québécois a l’épiderme particulièrement sensible, isolé comme il est. Un petit îlot de francophonie dans un océan anglophone. Aussi est-il un peu plus jaloux de sa culture et craintif de toute menace envers elle. Tel est certainement notre héritage collectif. Mais ce malaise, il est partout en Occident.

La civilisation occidentale est malade. Elle se meurt lentement mais sûrement et je ne suis honnêtement pas certain qu’on peut sauver le patient. Les états-nounous ont besoin d’une population toujours croissante afin de nourrir leurs schémas de Ponzi qui auront tôt fait de s’effondrer avec la dénatalité. Ils doivent donc compenser leur manque de fertilité en ouvrant grand les portes à l’immigration. Le problème c’est qu’alors que pendant les grandes vagues d’immigration du passé, nous pouvions facilement trouver des immigrant de cultures similaires, nous nous retrouvons maintenant à devoir accepter de l’immigration d’endroits à la culture complètement différente de la nôtre. Qui plus est, alors que nos démocraties sont vieillissantes, essoufflées et décadentes, ceux que nous accueillons proviennent d’une culture relativement jeune et agressive et elle se considère plus vertueuse que la nôtre. Elle cherche plutôt à assimiler que d’être assimilée.

Comme ci ce choc culturel n’était pas suffisamment périlleux, nos politiciens semble se complaire à exacerber le problème d’intégration en menant d’une part une politique étrangère de bombardements continuels du Moyen-Orient qui ont mené à la fois à une montée du terrorisme et un raz-de-marée de réfugiés qui envahissent littéralement l’Europe actuellement et commencent à arriver ici; et d’autre part une politique domestique qui consiste largement à ghettoïser les immigrants tout en les courtisant pour des fins électoraliste au point que certains de demandent par exemple si Justin Trudeau ne s’est pas secrètement converti à l’islam, tellement il semble cajoler cette communauté. Sans compter l’influence grandissante de la gauche régressive, toujours prompte à étouffer tout débat raisonnable au sujet de l’immigration, reprochant inlassablement son intolérance à une civilisation pourtant des plus tolérantes de l’histoire et bien plus tolérante que les sociétés d’où proviennent les vagues d’immigration actuelles. Allez voir combien de clochers d’églises il y a dans les pays où l’islam est dominant.

Devant tout ça, doit-on vraiment être surpris que certains occidentaux se sentent menacés et impuissants? Doit-on leur reprocher leur inquiétude devant un influx de gens dont la culture leur semble diamétralement opposée à la leur et qui semblent résister de plus en plus à l’intégration? Ciel! Je suis surpris de ne pas en voir plus péter les plombs! Aussi devrait-on être surpris d’assister à la montée de leaders populistes comme Donald Trump, Marine Le Pen et Geert Wilders. On ne peut pas bousculer les gens ainsi sans s’attendre à un retour du balancier tout de même! Le problème, il ne vient pas de Donald Trump et encore moins des radios de Québec. Ils ne sont que les soubresaut d’agonie de la civilisation occidentale.

Rien ne peut justifier le meurtre d’innocents et les victimes dans cette mosquée ne méritaient pas de mourir. Ils sont les malheureuses victimes d’un jeu de pouvoir mondial. Je crains malheureusement qu’ils n’en seront pas les dernières.

Pourquoi Justin Bourque n’est pas un «héros de la liberté»

Par Philippe David

Depuis la fusillade de Moncton, il y en a beaucoup qui semblent vouloir capitaliser sur l’évènement, comme toutes les fusillades, mais contrairement aux fusillades précédentes, le tireur fou a mis des messages contre le contrôle des armes à feu et anti-gouvernement sur sa page Facebook. Il n’en faut pas plus pour que les médias s’écrient « Aha! Un libertarien! » et pour certains illuminés l’acclâment comme un «héros de la liberté». Si c’est votre cas, vous êtes un ignorant ou un idiot, ou les deux. Je vous expliquerai pourquoi, mais je veux d’abord et avant tout joindre ma voix à celles de milliers de libertariens pour exprimer mes sincères condoléances aux familles, amis et collègues des officiers de la GRC tombés dans l’exercice de leur devoir. Sachez que nul parmi nous n’approuve le geste de Justin Bourque. Un homme qui de toute évidence, souffre de grave problèmes de santé mentale. Je souhaite sincèrement que justice sera faite.

Une philosophie de la non-violence

Les libertariens sont des gens qui croient fortement en la liberté et la responsabilité individuelle. Ils peuvent adhérer à une variété de croyances religieuses et sont généralement des personnes qui tiennent beaucoup à leurs principes. La pierre angulaire de ces principes, celui qui est le fondement moral de leur philosophie est le principe de non-agression. Ce principe s’énonce comme suit: personne n’a moralement le droit d’initier une agression. Par « agression », les libertariens entendent toute atteinte à la personne ou la propriété. La seule situation où l’usage de la force est acceptable, c’est en légitime défense. Et même encore là, les libertarien n’utiliseront que suffisamment de force pour neutraliser leur attaquant, ou dans le cas d’une atteinte à la propriété, obtenir une restitution.  Tout autre usage de la force est immorale et inacceptable. Un libertarien ne pourrait pas agir comme Justin Bourque a agit, à moins que les policiers n’aient fait feu en premier. Selon les reportages, ce n’était pas le cas.

Un défenseur de la liberté?

Certains exaltent Bourque comme un défenseur de la liberté. Ce sont des idiots. Bourque a commit trois meurtres complètement gratuits sans aucun motif apparent. Les prochain jours nous renseigneront peut-être sur ces motifs, mais en attendant, nous ne pouvons que spéculer sur ce qui s’est passé dans sa tête. Je doute que ce soit la défense de la liberté. Ce triple meurtre n’a absolument rien accompli en ce sens. À l’inverse, il aura privé trois policiers de leur vie et trois familles d’un des leurs. C’est inacceptable. Aucun geste de la sorte n’aidera jamais la cause de la liberté.

Oui, nous n’aimons pas l’état.

À cause de notre principe de non-agression, nous n’aimons pas l’état, que nous considérons une institution immorale et dangereuse.  Et oui, nous militons contre le contrôle des armes qui criminalise les propriétaires d’armes honnêtes sans pourtant incommoder les criminels. Nous croyons au droit de pouvoir se défendre contre ces criminels, mais pas pour tuer ceux qui ne nous ont rien fait. Nous prenons nos principes extrêmement au sérieux. Dans le débat politique, ce sont ces principes qui nous sépare de ceux qui trop souvent, semblent n’en avoir aucun.

Comment argumenter contre le contrôle des armes sans passer pour un fou furieux

 

Par Philippe David

Beaucoup d’encre a coulé depuis ce massacre dans une école au Connecticut, même de ce côté de la frontière. Notre première ministre n’a d’ailleurs pas perdu de temps à récupérer cet évènement à des fins partisanes, même s’il existait déjà un registre des armes à feu au Connecticut et que ça n’a rien fait pour prévenir ce triste évènement. Plus récemment, le polémiste Alex Jones a fait un passage remarqué à l’émission de Piers Morgan sur la chaine CNN. Jones était fin prêt à remettre Piers Morgan, reconnu pour ses tactiques de brute de cour d’école, à sa place, mais la faiblesse de ses propres arguments l’ont plutôt couvert de ridicule. Cependant, il existe plein d’arguments valides pour défendre la liberté de possession d’armes à feu qu’on peut utiliser sans passer pour un fou furieux comme Alex Jones.

Piers Morgan

Piers Morgan est un partisan convaincu du contrôle des armes et il accepte difficilement qu’on le contrarie dans ses convictions. C’est d’ailleurs un trait typique des gauchistes. Il n’est pas intéressé à avoir un débat rationnel, il est juste intéressé à diaboliser son adversaire. Nulle part est-ce plus évident que lors de son entrevue avec Larry Pratt, qu’il a couvert d’insultes. Mais si l’entrevue d’Alex Jones a été largement médiatisée, celle de Pratt est passée inaperçue. Pour les médias, majoritairement de gauche, qu’un des leurs fasse de l’intimidation est parfaitement normal, mais qu’un redneck républicain le fasse est une toute autre paire de manches. Mais malheureusement, les arguments de Jones étaient trop mal ficelés et il est devenu un embarras à sa cause. Voici plutôt la façon qu’il aurait dû argumenter avec quelqu’un comme Morgan.

Les guerres de chiffres

Piers Morgan aime beaucoup citer sa mère patrie en exemple en citant le nombre d’homicides par arme à feu et en le comparant avec celui des américains (il n’est pas le seul à le faire d’ailleurs). Or sa comparaison fait fi du fait que les États-Unis est un pays six fois plus populeux que la Grande-Bretagne. Dans les faits, 14 états américains ont moins d’homicides par armes à feu que la Grande-Bretagne et sur ces 14, un seul état a des restrictions sur les armes à feu (Hawaï). De toutes les juridictions américaines, le District de Columbia est la juridiction avec le plus haut taux de meurtres par arme-à feu et le plus haut taux de crimes violents. C’est aussi celle avec la règlementation la plus stricte sur les armes à feu. C’est fou comme c’est facile de faire un argument en faisant du cherry-picking. Cependant c’est un peu plus ardu quand on veut maintenir une certaine dose d’honnêteté intellectuelle. Oui, la Grande-Bretagne a un taux d’homicides par arme à feu beaucoup moindre que les États-Unis, mais en revanche, elle a aussi un taux de crimes violents 4 fois supérieur aux États-Unis. Peut-on affirmer que la Grande-Bretagne est moins violente que les États-Unis? En fait, pratiquement tous les autres pays normalement cités par les partisans du contrôle des armes, le Canada, la France, l’Allemagne, etc. ont des taux de crimes violents plus élevés que les États-Unis. Vous me direz que personne n’est mort de ces crimes, mais pour une femme d’être traumatisée à vie par un viol est-il beaucoup plus préférable? Surtout si les probabilités que ça lui arrive sont décuplées parce qu’elle ne peut pas s’armer pour se défendre et que les criminels le savent. Donc, si vous vivez dans ces pays, vous avez plus de chance d’être volé, violé, battu ou même blessé par toute sorte d’armes, qu’aux États-Unis.

Moins d’armes à feu = moins de meurtres = raccourci intellectuel

Les États-Unis comptent pour moins de 5% de la population mondiale, mais on y trouve entre 30% et 50% des armes privées au monde. 88.8 armes à feu par 100 000 habitants, pourtant leur taux d’homicides de 2.97 par 100 000 habitants n’est même pas proche de se classer premier au monde. Ils sont au 28e rang et de tous les pays qui le précèdent à ce classement, aucun ne figure ne serait-ce dans le top 25 du taux de possession d’armes. Le Honduras remporte la palme avec un taux d’homicides par arme à feu de 68.43 et un taux de possession d’arme de seulement 6.2 (égal à la Grande-Bretagne). Pourtant la Suisse, 3e au monde dans le taux de possession d’armes (45.7) a un taux d’homicides par arme à feu relativement faible de 0.77. Incidemment, le Canada se classe 13e au chapitre de la possession d’arme à feu (30.8/100 000) et son taux d’homicides par arme à feu est 0.51. Si on a le moindrement de rigueur intellectuelle, on doit forcément conclure qu’il est impossible de prouver une corrélation entre le nombre d’armes à feu et le nombre de meurtres par arme à feu.

Une définition brumeuse

On voit souvent Piers Morgan, dans ses entrevues, marteler le fait que les récentes fusillades ont presque toutes été faites avec la carabine AR-15. En fait, tout le débat aux États-Unis tourne autour des soi-disant « armes d’assaut ». Le Président Obama demande maintenant au Congrès de produire une loi pour bannir ce type d’arme. Cependant, il n’y a pas de définition claire de ce qu’est une « arme d’assaut ». L’AR-15, par exemple est une arme semi-automatique construite pour ressembler à une M4A1 militaire, mais ce n’est pas une carabine d’assaut. La M4A1 peut , en touchant un commutateur, passer de mode semi-automatique à complètement automatique. C’est quoi la différence? En mode automatique, une telle arme va tirer tant qu’on appuie la détente et peut tirer jusqu’à 950 balles à la minute, ce qui viderait un chargeur de 30 balles en quelques secondes. C’est effectivement une mitraillette et ce type d’arme est déjà banni, même aux États-Unis. Une arme semi-automatique ne tire qu’une seule balle lorsque la détente est appuyée et le mécanisme éjecte automatiquement la cartouche et en charge une nouvelle dans la chambre automatiquement. Dépendamment de l’agilité du tireur, ce genre d’arme ne peut tirer que 45 à 60 balles à la minute. Beaucoup moins que la version militaire et la même vitesse de tir que toutes les armes de chasse semi-automatiques et la plupart des armes de poing (qui sont également semi-automatiques). Quelle différence y a-t-il entre une soi-disant « arme d’assaut » et une carabine de chasse semi-automatique? Seulement des détails cosmétiques : un appui d’épaule ajustable ou escamotable, une poignée pistolet et un éliminateur de flash. Rien qui ne rende cette arme plus létale. Seule leur apparence permet de les confondre à des armes militaires. Pourquoi voudrait-on avoir de telles armes? La plupart des amateurs d’armes à feu trouvent leur allure militaire plutôt cool, mais au-delà des détails cosmétiques, elles sont faciles à manier et ont un faible recul, ce qui en fait des armes idéales pour le tir sportif, l’auto-défense ou la chasse au gros gibier.

Et le second amendement?

L’esprit du second amendement est de permettre aux citoyens de s’armer afin de pouvoir former une milice. Ce genre de mesure peut servir aussi bien contre un envahisseur qu’un gouvernement tyrannique. Et si vous croyez que le gouvernement des États-Unis ne peut pas possiblement devenir tyrannique, renseignez-vous au sujet de la section 1021 du National Defense Authorization Act qui a été votée récemment au Congrès et qui donne le pouvoir d’arrestation et détention illimitée sans procès à l’armée, sous les ordres du Président.

Une mesure futile

Selon une étude du département de la justice américain, les armes dites d’assaut sont statistiquement responsables d’environ 2% des crimes commis avec une arme à feu. Les bannir aura-t-il vraiment un effet sur le taux d’homicides commis avec des armes à feu? Apparemment, non. De 1994 à 2004, ces armes furent bannies et la capacité des magasins fût limitée à 10 cartouches. En 1999, Eric Harris a ouvert le feu sur les étudiants de l’école secondaire de Columbine avec une carabine de chasse semi-automatique munie d’un magasin de 10 coups. Pas moins de 13 magasins furent retrouvés et Harris a tiré un total de 98 balles avant de s’enlever la vie. La limite de capacité des magasins ne freine en rien les tueurs qui ne font qu’apporter un plus grand nombre de magasins. Changer de magasin ne prend que quelques secondes. Dans le cas des tueries de Tuscon et Virginia Tech, Loughner et Cho n’ont utilisé que des armes de poing. Cho avait avec lui 19 magasins à 10 coups et il en a vidé 17 avant de s’enlever la vie également. Comme vous pouvez le constater, bannir les soi-disant armes d’assaut ou limiter la capacité des magasins sont des mesures d’une futilité extrême pour réduire le nombre de meurtres par arme à feu, mais elles donnent bonne conscience aux politiciens et autres supporteurs du contrôle des armes.

Pas si bête, la NRA

Lorsque la NRA a suggéré de placer des gardes armés dans les écoles, j’ai vu beaucoup de commentaires du genre : « Ben oui! On va régler un problème causé par trop d’armes avec plus d’armes! » D’abord, comme je l’ai démontré plus haut, il est loin d’être prouvé que le problème est causé par un surplus d’armes. D’autres pays ont des taux d’homicide bien pire que les États-Unis tout en ayant des taux de possession d’armes comparable à la Grande-Bretagne. Secundo, ce genre de commentaire plutôt crasse présuppose qu’une arme dans les mains d’un garde armé ou même dans les mains d’un enseignant équivaut une arme dans les mains d’un tueur fou ou d’un criminel. C’est plutôt stupide comme affirmation. C’est un peu comme dire que l’arme a une volonté propre, indépendante de qui la manie. Toujours est-il que si Kimveer Gill a fait si peu de victimes au Collège Dawson, c’est probablement parce qu’il y avait un policier du SPM sur les lieux, ce qui a grandement accéléré le temps d’intervention. Les victimes des deux autres massacres montréalais et celles de Virginia Tech et Sandy Hook n’ont pas eu cette chance.

 

 

 

Quoi faire alors?

Si les américains voulaient vraiment réduire leur taux d’homicides par arme à feu, ils devraient commencer par abandonner leur stupide guerre contre la drogue. La grande majorité des meurtres chez nos voisins, sont attribuables au monde du crime organisé. Pour le reste, un meilleur dépistage des maladies mentales pourrait certainement aider. Mais attendez-vous à ce que ces solutions soient rejetées. Ceux qui comme Piers Morgan, claironnent pour le contrôle des armes à feu ne sont pas intéressés à débattre pour trouver des solutions réelles et efficaces. Ils ne sont intéressés qu’à imposer leur propre vision, par la force de préférence.

Références

http://www.guardian.co.uk/news/datablog/2012/jul/22/gun-homicides-ownership-world-list

http://www.guardian.co.uk/news/datablog/2011/jan/10/gun-crime-us-state

http://www.sas.upenn.edu/jerrylee/research/aw_final2004.pdf