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Le Parti Conservateur renaît au Québec

MONTRÉAL – Alors que certains membres de l’ADQ luttent pour bloquer la fusion de leur parti avec la CAQ et que certains adéquistes déçus sont aller fonder l’Équipe autonomiste, un nouveau parti de droite se manifeste au Québec.  Après de longues années d’absence de la scène politique québécoise, le Parti Conservateur du Québec renait de ses cendres. Anciennement le parti de Gédéon Ouimet, Arthur Sauvé, Camilien Houde et Maurice Duplessis, ce parti a disparu de la carte en 1936 lors de sa fusion avec l’Action Libérale Nationale qui a donné naissance à l’Union Nationale. Un vestige de ce parti a présenté trois candidats aux élections de 1939 et le parti avais disparu depuis.

C’est avec l’ancien député fédéral Luc Harvey comme chef intérimaire et l’animateur de radio Jeff Plante comme président que le parti est maintenant réincarné. Sur le nouveau site web du parti,  MM. Plante et Harvey promettent « plus de liberté, autonomie et moins d’un État qui intervient trop dans nos vies et manquent de respect envers ceux qui les ont élus.  » Parmis les politiques proposées on trouve l’impôt  à taux unique et une réduction de la bureaucratie pour relancer l’entrepreneuriat qui étouffe sous la paperasse inutile. Le PCQ a également pris position pour le projet de loi C-10 et contre les cours d’éthique et culture religieuse obligatoires. Selon les informations prélevées de leur page Facebook, la plateforme du parti sera dévoilé au cours des prochaines semaines. Il semblerait qu’il y en a déjà qui ont commencé à acheter leur carte de membre.

Fusion CAQ-ADQ – Membre radié; Cause: conjoint de Joanne Marcotte!

Que les militants anti-fusion de la CAQ-ADQ prennent bien soin de s’asseoir. J’en ai une bonne à vous conter. Comme Denis Julien, mon chum, n’avait pas reçu son bulletin de vote concernant la fusion CAQ-ADQ (il est membre alors que moi je ne le suis plus depuis un bon moment), je me suis permise de faire un petit suivi et j’ai téléphoné au siège social de l’Action démocratique du Québec ce matin. Une gentille dame m’a donné un service 5 étoiles.

Voici ce qui en a résulté.

– Bonjour. Mon conjoint n’a pas encore reçu son bulletin de vote concernant la fusion CAQ-ADQ. Pourrait-on vérifier si sa lettre a bien été envoyée?

– Oui. Attendez un peu. Je vais vérifier dans le système…. Le nom de votre conjoint?

– Denis Julien. Je peux vous donner son numéro de membre si vous voulez?

– Je vérifie… Attendez un peu… Oui. Son nom figure bien dans la liste mais Raymond Chabot n’a pas envoyé de lettre. Laissez-moi vérifier. Des fois, certains membres sont radiés. Je vais voir.

– Allez-y. Je peux attendre.

– Vous pouvez me donner son numéro de membre?

– 40144. Il a renouvelé aux lendemains du dernier congrès de l’ADQ.

– Oui. J’ai ça ici. Effectivement, il a renouvelé jusqu’en 2016.

– C’est exact.

– Bon. Alors oui, je vois ça ici. Denis Julien au (elle me donne notre adresse) a été radié et il y a une mention “Ne pas contacter. Conjoint de Joanne Marcotte.”

– Hmmm.

– Alors ce que je vais faire, c’est que je vais donner ça à la personne ici qui s’occupe des relations avec Raymond Chabot et elle va faire en sorte que la firme lui envoie son bulletin de vote.

– Alors espérons que le courrier sera rapide puisque la semaine prochaine est la dernière semaine où les gens peuvent voter, non?

– Oui. Oui. Ils sont bien organisés chez Raymond Chabot. Ils s’occupent de ça.

– Alors merci à vous et bonne journée.

Hmmm en effet! Quelle racaille que cette équipe d’administrateurs et de dirigeants de l’ADQ. Comprenez-moi bien. Pour moi, l’ADQ telle qu’elle est perçue par l’ensemble de la population a eu sa chance. Sa marque de commerce est brûlée, sa base militante se sent trahie et les dirigeants actuels sont des guidounes de première classe.

En effet, si autrefois, les politiciens promettaient 100 000 jobs, aujourd’hui, il semble que les politiciens veulent garder leurs jobs à 100 000 dollars! (Celle-là, elle est de mon chum)

Mais bon sang! S’il y a un noyau de personnes qui veulent récupérer cette coquille, l’épurer de ses éléments opportunistes, se “regrounder” sur des valeurs de centre-droite, changer le nom de la marque de commerce et le logo, que sais-je, quelles espèces de crapules cela prend-il pour bousiller à ce point des énergies aussi authentiques et générer un tel cynisme? (Voir dernier communiqué du groupe RestonsADQ qui en rajoute).

C’est vraiment dégoûtant!

 

NDLR – Si vous êtes membres de l’ADQ et que vous n’avez pas reçu votre bulletin de vote, communiquez sans tarder à la permanence de l’ADQ 1 800 370-3221

Prendre les gens pour des cons

Christian Lévesque

Hier matin nous apprenions que Jean Nobert, membre fondateur de l’ADQ, avait fait parvenir à l’exécutif de l’ADQ une demande de convocation d’un Conseil général, signé par 59 membres en règle de l’ADQ, conformément à l’article 35 de la Constitution de l’ADQ. Pendant l’après-midi est arrivé la réponse de Christian Lévesque, le président du parti. Je la reproduis ici intégralement à partir du site de l’ADQ.

Réponse à la demande pour la tenue d’un Conseil général

2012-01-10, 15:05

 

L’Action démocratique du Québec, après analyse par la Commission juridique du parti, et s’appuyant sur les articles 32 et 35 de la constitution,  n’est pas en mesure de répondre de manière positive à la demande formulée par Me JeanNobert pour la tenue d’un Conseil général.

Effectivement, l’article 35 de notre constitution spécifie que le Conseil général se réunit sur la décision du Comité exécutif du parti ou sur demande de cinquante (50) de ses membres ayant droit de vote ou de vingt-cinq (25) associations de circonscription électorale. Par contre, eu égard à l’article 32, qui spécifie qui a droit de vote lors d’un Conseil général, les membres qui ont demandé la tenue du Conseil général ne répondent pas aux critères énumérés par l’article.

Article 32

Le Conseil général se compose des personnes suivantes:

a) des membres du Comité exécutif;

b) des présidents des associations de circonscription électorale; en cas d’absence, le président peut être remplacé par un membre choisi par le comité exécutif de l’association, pour une (1) réunion du Conseil général;

c)  un (1) membre de chaque association de circonscription choisi par le comité exécutif de l’association;

d) les députés de l’Action démocratique, membres de l’Assemblée nationale du Québec;

e) cinquante (50) jeunes ou leurs substituts choisis, en autant que possible, dans chacune des régions mentionnées à l’article 25, nommés par le Regroupement -Jeunes se pour un (1) an; ces nominations devant être entérinées par le Comité exécutif de l’Action démocratique;

f)   les secrétaires des commissions permanentes.

Article 35

Le Conseil général se réunit sur décision du Comité exécutif du Parti ou sur demande de cinquante (50) de ses membres ayant droit de vote ou de vingt- cinq (25) associations de circonscription électorale.

Apparemment, l’interprétation de M. Lévesque  de l’article 35 est que pour convoquer un Conseil général, les 50 membres doivent avoir le droit de vote à un Conseil général.  Selon Claude Garcia, du Comité Restons ADQ, bien que M. Lévesque respecte la lettre des articles 32 et 35 de la constitution,  le parti n’a pas respecté l’article 32 par le passé et permettait à tout membre en règle de voter à un conseil général. Maintenant, tout d’un coup, M. Lévesque décide d’appliquer la constitution à la lettre. Mais maintenant que M. Lévesque a retrouvé sa copie de la constitution, peut-être réalisera-t-il les irrégularités qu’il a lui même commises. Chose certaine, le camp du Non, n’a pas dit son dernier mot.

Fusion ADQ-CAQ: des lettres de Christian Lévesque et Gérard Deltell incluses avec les bulletins de vote

 

Par Philippe David

 

Par l’entremise de membres du comité Restons ADQ, j’ai obtenu des photographies des documents envoyés aux membres de l’ADQ afin qu’ils se prononcent sur l’entente de fusion avec la Coalition Avenir-Québec. Outre le bulletin de vote, une lettre expliquant la marche à suivre de la firme Raymond Chabot, Grant Thornton, une copie de l’entente de principe et une fiche d’informations à remplir; on y trouve également des lettres de MM. Gérard Deltell et Christian Lévesque. Rappelons que l’exécutif national a refusé de permettre au comité Restons ADQ d’inclure une lettre contenant des arguments contre la fusion.

Bien qu’aucune de ces deux lettres n’incitent les membres à voter oui ou non comme tel, M. Deltell y exhorte les membre à se prononcer en grand nombres tandis que M. Lévesque rappelle que l’exécutif national du parti a voté à la hauteur de 85% en faveur de l’accord de fusion. Mais même si elles sont relativement banales, elles rappellent au membres que leur chef et leur exécutif sont en faveur de cette entente et vont à l’encontre de la neutralité qui aurait été de mise dans cet exercice. Ça ne pourrait être vu que comme une façon d’influencer les membres. Déjà que le texte de l’entente ressemble à un baratin de vente pro-fusion. Le tout va certainement donner des arguments à ceux qui croient que le processus était

Denis Claveau, président de la commission des jeunes, dit avoir un problème avec l’inclusion de lettres de deux ténors pro-fusion, mais il  qualifie le tout comme étant « une annonce de fusion sans saveur et surtout, sans projet ».

 

Lettre de Gérard Deltell

Lettre de Christian Lévesque

L’hypocrisie de Jean Allaire

 Par Philippe David.

« Il faut avoir la lucidité de reconnaître le moment où un parti atteint le crépuscule de son existence et faire les gestes nécessaires pour que tout le travail fait depuis près de deux décennies ne s’évapore pas en fumée. » — Jean Allaire

C’est ce que Jean Allaire affirme, alors qu’il cherche non seulement à tuer le parti qu’il a fondé, mais aussi toutes les idées qui ont fait son succès et essaie de se sauver avec les meubles et le compte de banque, laissant les militants nus sur le perron.

Il ne faut pas mâcher ses mots. Ce que Me Allaire et ses comparses essaient de faire, c’est de littéralement « voler » les militants de leur parti en le sabordant en faveur de la CAQ. Il n’était pas suffisant à M. Allaire, M. Lévesque et M. Deltell de simplement quitter leur parti et de prendre leur carte de membre de la CAQ, ils leur fallait à tout prix apporter les actifs de l’ADQ avec eux et au diable ceux qui y ont mis leur corp et âme. Mais ils ont sous-estimé la résistance des militants et ils paniquent maintenant.

Me Allaire parle du crépuscule de son parti alors qu’avant que cette histoire de fusion commence, sa popularité était passée de 6% (après la tragi-comique course à la chefferie) à 18%! Par la suite, afin de plaire à François Legault et tenter de réduire le canyon idéologique entre l’ADQ et la CAQ, Me Allaire a tenté de torpiller les résolutions proposées par la commission politique à Trois-Rivières et ont allègrement fait circuler les rumeurs de fusion. Voyez-vous l’ADQ est loin d’avoir atteint le crépuscule comme véhicule d’idées, elle est seulement minée de l’intérieur par des hypocrites.

Me Allaire essaie de vous faire croire que l’ADQ et la CAQ se rejoignent dans les idées. Je vous inviterais à consulter cette présentation d’Adrien Pouliot. Oui oui. Celle que Joanne Marcotte a converti en PDF et que les fusionnistes ont brandi comme la preuve d’un sombre complot de prise de contrôle de l’ADQ par des fanatiques libertariens, alors même qu’ils aident François Legault à commettre une prise de contrôle hostile de leur parti. Il faut le faire, avouez-le!

Cette présentation, disais-je, démontre plutôt bien que les affirmations de Jean Allaire sont fausses. Il existe bel et bien un fossé idéologique important entre les deux partis. Mais Me Allaire n’est pas intéressé par les idéologies, il est intéressé par le pouvoir et il veut y parvenir en aidant François Legault en lui faisant cadeau du budget de $780 000 par an que l’ADQ reçoit du DGEQ, d’une aile parlementaire et même la possibilité d’être reconnu comme parti officiel à l’Assemblée Nationale. Bref, il veut le beurre, l’argent du beurre et le cul de la fermière! C’est d’ailleurs pour ça qu’il est capable du même souffle de mettre en garde contre les soi-disant « dérives de la droite », tout en invitant les membre de l’ADQ qui sont de droite à venir essayer de faire avancer leurs idées au sein de la CAQ! Allô! Quelles sont les chances de faire avancer des idées de droite dans un parti où les éminences grises vous mettent en garde contre les soit-disant dérives de ces idées! Vous nous prenez pour des cons ou quoi?

Membres de l’ADQ, je vous implore d’user de bon sens. La démocratie au Québec se portera beaucoup mieux s’il y a un véhicule politique pour les idées de droite. L’ADQ est le meilleur véhicule pour ces idées, alors que les dirigeants de la CAQ ne cherchent même pas à occuper cet espace du marché politique. Y a-t-il suffisamment de clientèle du côté droit de l’échiquier politique pour se faire porter au pouvoir au Québec? C’est discutable, je vous l’accorde, mais l’ADQ n’a jamais été si populaire que lorsqu’elle avançait des solutions de droite et elle n’est jamais descendu plus bas en enfer que lorsqu’elle a trahi son électorat de droite. À vous d’en tirer vos conclusions. Ce parti peut encore être rebâti sur des fondations plus solides et continuer le travail qu’elle avait commencé à faire: servir l’électorat de droite. Si le pouvoir vous importe plus que l’idéologie et que vous préférez répondre au chant des sirènes des sondages, déchirez votre carte, inscrivez-vous à la CAQ et votez contre la fusion ou ne votez pas du tout et laissez aux autres militants qui croient encore à l’ADQ la possibilité de continuer leur travail. Si la CAQ est si géniale que ça, vous n’avez absolument rien à perdre. Si par contre, vous croyez encore à l’ADQ, empressez vous de retourner votre bulletin de vote avec une croix sur le « non ».

Et surtout, montrez à MM. Allaire, Legault, Deltell, Lévesque, Thibault et cie. que le parti ne leur appartient pas et qu’ils ne peuvent pas en disposer comme bon leur semble pour leur propre bénéfice. Montrez-leur que l’esprit de démocratie est bel et bien vivant dans le coeur des adéquistes, même si vos dirigeants ne l’ont plus. Montrez-leur qu’ils ne peuvent pas vous voler votre parti.

Joanne Marcotte répond à J.-Jacques Samson

Suivant la chronique d’aujourd’hui de J.-Jacques Samson, “Ça caquette à l’ADQ“, je me permettrai d’offrir ici un complément d’information que M. Samson aurait eu avantage à connaître avant d’écrire son texte.

Le document dont il est question dans sa chronique (Cours de préparation au mariage CAQ-ADQ signé Adrien Pouliot) a effectivement été rédigé par Adrien Pouliot, membre de la Commission politique de l’ADQ. Ce document avait fait l’objet d’une conférence Web donnée par M. Pouliot en décembre dernier. Dans cette présentation Powerpoint, ce dernier donne son appréciation des propositions de la CAQ, mais surtout compare la philosophie politique et quelques éléments des programmes des deux partis que sont la CAQ et l’ADQ.

Comme le Réseau Liberté-Québec se donne comme mandat de diffuser les idées qui se situent à la droite du centre sur l’échiquier politique, nous avons pensé rendre public un document qui compare, de façon assez percutante, les valeurs et les idées de la CAQ vs. l’ADQ (initiative qui, entre vous et moi, devrait être le travail des journalistes…) J’ai donc repris son document, l’ai converti en .pdf et l’ai rendu disponible à partir du site de l’Infolettre du Réseau Liberté-Québec.

En créant ce nouveau document .pdf, c’est ce qui fait que vous voyez mon nom dans le champ “Auteur” des propriétés du document. Je n’ai pas, par ailleurs, changé une seule ligne de son texte. Je ne suis donc pas l’auteure du document – ce que le chroniqueur J.-Jacques insinue à tort dans sa chronique.

Il semble donc qu’il n’ait pas été suffisant que le titre du document soit “Cours de préparation au mariage ADQ-CAQ – SIGNÉ ADRIEN POULIOT” pour le convaincre de l’identité de l’auteur. Cela dit, je peine à imaginer M. Samson fouiller dans les propriétés du document .pdf pour y trouver mon nom. On peut, en effet, raisonnablement penser que ceci lui a été suggéré par un malfaisant qui avait intérêt à injecter encore plus de confusion dans le processus déjà alambiqué de fusion ADQ-CAQ.

De toute évidence, cette stratégie de dernière minute du camp pro-fusion est on ne peut plus claire : tenter de discréditer le groupe RestonsADQ.ca en l’associant à une droite radicale, démagogique et selon Me Allaire, libertarienne (oh! quelle horreur, alors que lui-même a travaillé dans l’équipe du très libertarien Stockwell Day de l’Alliance canadienne, selon les dires de Éric Duhaime!).

Ce camp a également intérêt à faire voir que la résistance à la fusion ne provient pas de l’intérieur, soit des membres de l’ADQ, mais serait téléguidée de l’extérieur. Sous-entendre, par exemple, que Adrien Pouliot est un porte-parole du RLQ est digne de tout ce dont la population a en horreur de la part des magouilleurs professionnels de la politique. Croient-ils vraiment qu’en faisant croire cela, la fusion menée par les élites dirigeantes de l’ADQ apparaîtrait moins comme leur trahison à la fois du membership et des idées du parti. Qui sait ce que mijottent les Me Allaire et leur chef des communications Richard Thibault? C’est suffisamment tordu pour que d’honnêtes gens y perdent leur latin et s’écoeurent encore davantage de ces vieux politiciens.

Quoiqu’il en soit, j’en profiterai donc pour rappeler à M. Samson et à ses lecteurs la nature et la mission du Réseau Liberté-Québec. Contrairement à ce que “spin” Me Jean Allaire, le Réseau Liberté-Québec regroupe tous les Québécois qui ont compris que notre sociale-démocratie est épuisée.

Il regroupe TOUT ce qui est à la droite du centre: des conservateurs fiscaux, des gens attachés à la philosophie libérale classique (dont je suis moi-même), des libertariens ainsi que des nationalistes qui ont à coeur de préserver les valeurs occidentales que sont la liberté d’opinion et de presse, l’égalité homme-femme et la séparation de l’Église et de l’État.

Le Réseau Liberté-Québec travaille à réseauter tous ces gens, à proposer des réformes importantes au modèle québécois et à disséquer l’offre politique des différents partis politiques au Québec afin d’y voir plus clair.

En ce qui touche le positionnement du RLQ face à l’avenir de l’ADQ, je crois pouvoir dire sans trop m’aventurer que nous souhaitons tous qu’à terme, il en résulte un parti politique qui représente les idées réformatrices dont le Québec a tant besoin. Que ce véhicule renaisse de la coquille d’une ADQ qui aurait survécu ou qu’il soit le fruit d’un tout nouveau parti politique né d’une base militante plus homogène et clairement positionnée à la droite du centre, honnêtement, m’importe peu.

Pour cela, seuls les militants engagés au sein des partis politiques en présence sauront nous le dire.

P.S. J’ai communiqué avec J.-Jacques Samson au téléphone aujourd’hui. Après lui avoir expliqué la genèse du document dont il est question dans sa chronique, il me dit qu’il effectuera une correction à ses propos à la première occasion.

L’ADQ et l’omerta

Par Julie Thibault,

En 2007, l’ADQ est passé à deux doigts du pouvoir avec ses idées de droite, en 2008, 700 000 de leurs électeurs se sont abstenus, déçus de leur prise de positions et du rôle qu’ils ont joué à l’opposition  les rayant pratiquement de la carte électorale.

 

Aujourd’hui, n’ayant toujours pas compris l’électorat, l’ADQ persiste à vouloir recentrer le parti, allant jusqu’à conclure une entente avec la gauche efficace. Ce parti est prêt à troquer ses idéaux pour prendre le pouvoir. Les méthodes prisent pour concrétiser cette union contre nature est digne des libéraux desquels l’ADQ ne semble plus rien avoir à apprendre.

 

Depuis l’annonce de l’assimilation de l’ADQ par la CAQ, de nombreuses révélations nous sont faites par les acteurs de cette mauvaise comédie. En commençant par Claude Garcia, membre de l’exécutif national dans un article de Denis Lessard, en passant par Denis Claveau, de la commission jeunesse, qui à même révélé qu’après leur prise de position contre la fusion, ils ont reçu un blâme se voyant même menacer de se faire enlever le droit de vote à ceux qui «trahissent la position officielle» du parti

 

De plus, Denis Lessard dans son article «François Legault et Gérard Deltell: les drôles de compagnons» publié le 17 décembre 2011, dévoilait les dessous des procédures qui ont amené à cette fusion. Malgré les nombreuses déclarations de Gérard Deltell voulant  qu’aucune négociation n’avait été entrepris, il semblerait que dès le printemps, alors que les membres étaient réussis à Trois-Rivière, les proches de Legault réussissaient, par l’entremise de M. Allaire, à faire échouer certaines propositions acceptées par ce dernier quelques jours auparavant. Proposition qu’ils jugeaient trop à droite, alors que pour bien des observateurs en attente d’un signal clair que le parti s’engageait maintenant à proposer des changements significatifs pour le Québec, ce n’était que le strict minimum.

 

Il n’est donc pas étonnant que le congrès prévu cet automne fût annulé. Congrès qui devait avoir comme sujet le privé en santé, un des points les plus litigieux entre les deux formations. La position des membres aurait pu compromettre, voire même faire échouer un mariage déjà consommé.

 

Pourtant, il faut vraiment faire des contorsions intellectuelles pour réussir à voir une similitude entre les deux partis. L’ADQ défend des idées de liberté et de responsabilité de la part des individus, dans un État dégraissé et une gestion responsable du gouvernement.  La CAQ ne remet aucunement le sacro-saint modèle québécois en question, elle veut d’un état fort en injectant plus d’argent notamment dans l’éducation et dans les arts. De plus, la coalition veut jouer avec l’argent du bas de laine des Québécois en utilisant ce fond pour les investir dans des entreprises à risques, mais «québécoises» mettant ainsi en péril la retraite des Québécois.

 

À la lumière de toutes ces révélations, plusieurs membres ont déjà commencé à reconsidérer leur appui à cette fusion, voyant maintenant poindre la possibilité d’un véritable parti de droite nettoyé de ceux qui depuis la course à la chefferie semble avoir tout fait pour détruire ce parti, beaucoup plus préoccuper par le pouvoir et le financement que par la promotion de leurs idéaux qui leurs avait apportés le succès en 2007.

 

 

Mais où étaient-ils?

Le 27 décembre, dans une lettre ouverte, Raymond Francoeur, vice-président de l’ADQ, ancien député et cosignataire de la dette du parti dénoncent le peu d’empressement des gens à donner des dons et à s’impliquer au sein du parti. «… Mais où étaient-ils? Pourquoi maintenant?…»

Les véritables questions qui se posent aujourd’hui sont: où était Raymond Francoeur? Que faisait-il lors du dernier congrès en mai? Et que disait-il aux membres lors des réunions de conté?  S’il avait été un peu moins occupé à écouter Legault, il aurait peut-être entendu les membres s’inquiéter et dénoncer cette fusion.

Ces questions s’adressent également aux membres de l’exécutif. Depuis combien de mois Mario Charpentier fait la promotion pour la CAQ sur les réseaux sociaux sans jamais que sont chef ne démentisse ses propos? L’a-t-on menacé de perdre son droit de vote s’il «trahissait la position officielle» du parti?

 

Quand l’équipage magouille ouvertement pour couler le bateau, faut être culotté pour faire la morale à ceux qui ne veulent pas embarquer.

 

(NDLR: à lire également: « Les membres ignorés » de Caroline Pageau, ex-attachée politique de Mario Dumont en réponse à Raymond Francoeur)

Quelques pensées pour mes amis adéquistes

Je vais mettre cartes sur table. Je ne suis pas un membre en règle de l’ADQ. Je ne l’ai jamais été. Il s’en est fallu de peu pour que je m’inscrive, mais il semblait toujours que lorsque je m’apprêtais à prendre ma carte de membre, une action quelconque de l’ADQ me faisait changer d’idée. Je m’adresse à vous en tant que citoyen qui croit que le Québec doit absolument avoir un parti de droite et qui croit également que la CAQ de François Legault ne pourra jamais représenter cet électorat.

Après la période des fêtes vous serez appelés à prendre une grave décision qui aura d’importantes répercussions sur l’avenir de la droite au Québec. Vous ne recevrez qu’une lettre vous expliquant les détails de la fusion avec la CAQ. Elle sera écrite par des gens qui ont un intérêt personnel à ce que vous acceptiez cette fusion. On vous fera croire que leur opinion est neutre, mais c’est faux. Ceux qui opposent la fusion ne pourront pas vous envoyer de lettre expliquant l’envers de la médaille. On leur a refusé l’accès à la liste des membres. C’est pourquoi je vous écris.

Si votre coeur est à la droite du centre et que vous croyez fermement que la solution aux problèmes du Québec passe par une réduction de la taille de l’état. Si, comme moi, vous voyez le modèle québécois comme un modèle dépassé. Alors vous devez voter « non » à cette fusion car la CAQ ne pourra jamais satisfaire vos aspirations.

François Legault n’est pas un homme de droite. Il s’est toujours réclamé de la gauche « efficace ». Il n’a donc jamais été question pour lui d’entamer de grandes réformes du modèle québécois. Il a d’ailleurs affirmé que pour lui, nos programmes sociaux sont « sacrés » et que ça prend un état « fort ». Son approche est une approche de bureaucrate selon laquelle il suffit d’engloutir encore plus d’argent dans notre modèle défaillant pour régler tous les problèmes. Il croit pouvoir lutter contre le décrochage scolaire en augmentant les salaires des enseignants et régler les problèmes de notre pitoyable système de santé en augmentant celui des médecins. Ça fait des décennies que nous utilisons cette approche. Si ça fonctionnait, on le saurait. Son approche pour remettre l’économie sur les rails est de se servir de la Caisse de dépôt et de Investissment Québec comme moteur et laisser des bureaucrates décider quelles compagnies gagnent et perdent. Alors que nous subventionnons déjà les entreprises à un niveau deux fois plus élevé que l’Ontario, M. Legault veut sonner la clochette pour un buffet « all you can eat ». Une orgie de corporatisme; ça aussi, si ça fonctionnait, on le saurait déjà.

Le budget du MSSS à plus que doublé depuis 10 ans, mais les listes d’attente ne font que s’allonger. Les adéquistes savent depuis longtemps que la solution à ce problème se trouve dans l’abandon du système 100% public et le remplacement par un système mixte, comme dans presque tous les pays européens. Quiconque se veut le vrai moteur de changement au Québec, devrait obligatoirement être plus qu’enthousiaste envers de telles réformes. Ça va de soit. Est-ce le cas de M. Legault? Est-ce qu’on aurait eu à lui arracher la promesse d’un vulgaire projet pilote s’il avait vraiment l’âme d’un réformateur?

L’argument qu’on vous servira pour vous convaincre que l’ADQ doit mourir est que ça diviserait le vote. Que ça permettrait aux libéraux de se faire réélire. Que les adéquistes au sein de la CAQ auront la chance de l’influencer. Balivernes! Si M. Deltell n’a pas réussi à obtenir mieux que ce qu’il à obtenu alors qu’il avait $800 000 de financement du DGE à offrir, pourquoi croirait-on pouvoir influencer M. Legault, une fois qu’il aura le chèque en poche? Doit-on voter pour la CAQ seulement par volonté de changer de chauffeur à tout prix? Ou voulons-nous un vrai changement?

Il est vrai que la crédibilité de l’ADQ a été sérieusement atteinte et que même si elle survit, elle sera amputée de son chef, de la majeure partie de son exécutif et de son aile parlementaire, mais elle se sera aussi débarrassé de ceux en son sein qui n’avaient pas de véritables convictions de droite et pour qui les sondages ont plus d’importance que les principes et elle pourra se reconstruire sur une fondation solide pour reconquérir ceux qui l’ont portée au seuil du pouvoir en 2007. Mais pour ça il faut que vous votiez par un retentissant « NON »!

L’opéra n’est pas terminé…

Les américains se plaisent souvent à dire « The opera ain’t over ’til the fat lady sings » (L’opéra n’est pas terminé avant que la grosse dame chante). Dans le cas de la fusion entre l’ADQ et la CAQ, il semble que beaucoup ont déjà vendu la peau de l’ours avant de l’avoir tué et l’ours est de très mauvaise humeur. Mais trêve de métaphores.

Plusieurs, moi y compris, se sont donné beaucoup de peine pour démontrer comment ce mariage est contre-nature. Si vous interrogez un grand nombre de militants adéquistes et j’ai passé une part de mes temps libres à échanger avec un grand nombre d’entre eux sur Facebook depuis l’annonce des détails de l’entente de fusion, le feeling est que l’ADQ a vendu son âme. Les militants avec qui j’ai jasé sont pour la plupart amers et enragés. Beaucoup d’entre eux croyaient encore que l’ADQ était encore un véhicule viable pour faire avancer les idées de droite. Même que depuis que Gérard Deltell s’est retrouvé chef du parti et qu’il est allé recruter Claude Garcia et Adrien Pouliot pour présider la commission politique, l’ADQ avait remonté dans les sondages, les militants commençaient à revenir au bercail, Gérard Deltell avait donné un retentissant discours lors du premier rassemblement du RLQ et lors du dernier congrès, 78 pourcent des propositions de la commission politique, résolument à droite, ont été adoptées. L’ADQ semblait avoir retrouvé son âme et sa direction. Puis François Legault est arrivé sur la scène et il semblait que le Québec entier consentait littéralement à lui donner le bon Dieu sans confession.

Flairant une chance de sécuriser leur réélection, certains députés adéquistes se trouvaient attirés vers la CAQ comme des mouches à un tas de fumier. Les membres de l’exécutif aussi ont décidé d’accrocher leur chariot à la locomotive de Legault par pur opportunisme. Je vais laisser le bénéfice du doute à Gérard Deltell. On m’a dit qu’il était très réticent et qu’on lui a tordu le bras. Toujours est-il que les rumeurs de fusion des deux formations, alimentées par le silence de Deltell, ont totalement tué la remontée que l’ADQ avait amorcée. Certains disent que l’ADQ n’allait nulle part, c’est peut-être vrai aujourd’hui, grâce à ceux qui ont sciemment sabordé le parti avec ces rumeurs, mais ça ne l’était certainement pas avant cette histoire de fusion. Et on était surpris de la déconfiture dans Bonaventure? Pourquoi voter pour un parti qui n’existera plus bientôt?

Le pire dans cette histoire est que le caucus et l’exécutif ont « vendu » le parti pour une bouchée de pain. Ils n’ont pour ainsi dire, rien obtenu en retour. Ce n’est pas une fusion où les deux parties y trouvent leur compte, mais une prise de contrôle hostile ou un avale l’autre et ce qui est encore lus ahurissant, c’est le parti qui vient d’être fondé et qui n’a seulement jamais fait ses preuves qui avale celui qui existait depuis 14 ans.

Mais il y a une chose sur laquelle le caucus et l’exécutif n’ont pas compté, c’est la résistance des militants. Lors du vote de l’exécutif, Claude Garcia et Adrien Pouliot ont voté contre, sans surprise, mais Mikey Colangelo Lauzon et Denis Claveau de la commission des jeunes ont ausi voté contre et ont appelé tous les membres à faire de même. Je sens que la résistance s’organise et je ne serais pas surpris que d’ici au 18 janvier, beaucoup de coups de téléphone se passeront pour convaincre le plus grand nombre de militants possibles à voter contre la fusion. Ce sera intéressant de voir s’ils réussiront à contrer les projets de l’exécutif. S’ils réussissent, l’exécutif n’aurait plus le légitimité, qu’arrivera-t-il? Ça reste à voir

L’ADN de l’ADQ

Dans les tribulation qui entourent les pourparlers sur la fusion possible de l’ADQ et de la CAQ, on entend souvent parler de « l’ADN de l’ADQ ». La retrouvera-t-on dans le mariage de ces deux formations politiques. Dans une entrevue à l’émission Connaître la Suite, Richard Thibault affirmait qu’il n’y a rien d’incompatible entre les valeurs de l’ADQ est celles de la CAQ. Jean-Jacques Samson semble affirmer la même chose dans une récente chronique. En outre, il écrivait:

Les partis se rejoignent sur leurs orientations générales : la défense des libertés individuelles, la responsabilisation des citoyens, l’importance à donner à la famille et à l’éducation, l’aide aux plus démunis, le rôle de l’État, la question constitutionnelle à mettre sur la glace.

J’aimerais personnellement voir où M. Legault s’est affirmé grand défenseur des libertés personnelles, lui qui refuse catégoriquement toute participation du privé en santé, de même que pour la responsabilisation des citoyens. Quant à la question constitutionnelle, je ne serais pas surpris de voir le naturel péquiste de M. Legault revenir au galop puisqu’il recrute activement des péquiste désabusés. Mais pour mieux démontrer les incompatibilités, voyons d’abord comment les adéquistes eux-mêmes définissent leurs valeurs selon un document d’un de leurs groupes Facebook, qui fût adopté lors de leur dernier congrès:

Les valeurs de l’Action démocratique du Québec

Les valeurs de l’Action démocratique du Québec s’articulent autour des grands principes suivants.  Ces piliers orientent les gestes de l’Action démocratique du Québec. Ils se soutiennent les uns les autres et forment l’armature d’un Québec nouveau.

La liberté et les droits individuels

Nous défendons les droits et libertés individuels, tels le droit à la vie et à la sécurité, à la vie privée, la liberté de conscience, de religion, de pensée, d’opinion et d’expression (y compris la liberté de la presse et des autres moyens de communication), la liberté de réunion pacifique et d’association, le droit à la mobilité et le droit à la propriété privée et à son échange libre résultant d’un consentement volontaire.

La responsabilité de chaque citoyen

Nous croyons que la liberté et les droits individuels ont comme corollaire la responsabilité et les obligations individuelles. Des citoyens libres assument leurs obligations, la responsabilité de leurs choix et les conséquences de leurs actes sans s’attendre à ce que l’État ne le fasse à leur place.

La famille

Nous croyons que la famille est l’un des piliers de la société et l’une des façons par lesquelles les citoyens transmettent leurs valeurs.  La famille comprend les parents, les enfants et les aînés. Les droits et libertés des membres d’une famille doivent être protégés contre les intrusions gouvernementales cherchant à les restreindre.

La compassion envers les citoyens incapables de subvenir à leurs besoins

Il revient au citoyen de subvenir à ses propres besoins, à ceux de sa famille et à ceux des personnes qu’il a à sa charge. Nous croyons que l’État doit aider les plus démunis qui sont incapables de subvenir à leurs besoins. L’aide gouvernementale est bien ciblée et axée vers un retour graduel à l’autonomie lorsque cela est possible.

L’importance du secteur privé comme moteur de développement économique

Nous préconisons un système d’économie de marché et nous encourageons l’innovation entrepreneuriale qui en constitue le véritable moteur.  L’État n’a pas comme rôle de se substituer à l’entreprise privée.

Un rôle essentiel et bien défini pour l’État

Nous croyons que le rôle du gouvernement est essentiel mais nous ne croyons pas que l’étatisme soit une solution universelle.

L’État protège la liberté et les droits individuels, favorise l’égalité des opportunités et administre la justice.  Il intervient en cas de catastrophe naturelle, investit dans les infrastructures, favorise l’accès à l’éducation et la santé et, de concert avec la charité privée, assure un filet social aux citoyens les plus démunis qui sont inaptes au travail.

La réglementation établit les règles du jeu sans gérer les marchés dans leurs moindres détails et n’entrave pas un marché libre et florissant.  L’État évite de dispenser des privilèges et d’encourager la dépendance des individus et des entreprises.  Quand l’État doit agir pour ses membres, les ressources et le pouvoir décisionnel sont délégués aux organismes proches des bénéficiaires.

Pour remplir son rôle, l’État impose les citoyens à un niveau raisonnable qui ne décourage pas l’investissement et le travail. L’État gère les impôts des Québécois comme fiduciaire de biens publics.  Il s’assure que les finances publiques soient gérées de façon saine, que ses budgets soient équilibrés et que la dette du secteur public soit d’un niveau acceptable.  Il respecte l’équité intergénérationnelle.  Un État qui joue son rôle restreint la croissance de sa taille à celle de l’inflation et de la population.

Un État au service des Québécois

Nous croyons que les élus représentent d’abord leurs électeurs et qu’ils doivent les servir honnêtement, de façon éthique et pour l’intérêt de tous.  Leurs  obligations envers leurs électeurs priment celles envers leur parti politique.  Le gouvernement, les élus et les fonctionnaires sont en fonction pour d’abord desservir les Québécois.  Ils agissent de façon ouverte et transparente et sont redevables devant les citoyens.  Nous appuyons le principe de la primauté du droit qui fournit aux justiciables un rempart contre l’arbitraire de l’État.

 

Notre place au Canada et dans le monde

Nous croyons au plein exercice des droits et libertés constitutionnelles du Québec au sein du Canada.  Nous croyons que les Québécois doivent contribuer à un Canada uni et démocratique fondé sur une économie de marché et qu’ils peuvent affirmer leur identité au sein du Canada et du monde.  Nous croyons à un Québec ouvert et à des Québécois qui peuvent faire rayonner leurs talents à travers le monde.

 

Voilà pour les valeurs de l’ADQ, mais qu’en est-il de celles de la CAQ de M. Legault? Puisqu’il n’existe pour l’instant aucun document pour exprimer ces valeurs, permettez-moi de mettre en relief des déclarations de M. Legault pour en extrapoler ses valeurs.

 

  1.  François Legault a dit à la radio de Radio-Canada que le Québec a besoin d’un État fort. Les valeurs de l’ADQ penchent vers un état qui s’en tient à l’essentiel. « Moins d’État pour mieux gouverner » était le thème de son dernier congrès.
  2.  Dans la même entrevue radio, M. Legault a dit que les programmes sociaux au Québec, c’était « sacré ». Les valeurs de l’ADQ sont fondées sur la compassion mais aussi sur une aide gouvernementale bien ciblée et axée vers un retour graduel à l’autonomie lorsque cela est possible. Voilà qui devrait porter à réfléchir ceux qui croient que M. Legault pense vraiment à la responsabilisation des citoyens. Le Québec se dirige vers un mur et des choix difficiles seront à prendre quant au panier de services offerts par l’état québécois. Tous les adéquistes en sont conscients. S’il considère que ces services sont « sacrés », M. Legault sera-t-il l’homme de la situation quand ces choix difficiles nous seront imposés?
  3.  M. Legault veut mettre encore plus de restrictions aux choix des parents dans la langue d’éducation de leurs enfants. Les valeurs familiales de l’ADQ sont à l’effet que les droits et libertés des membres d’une famille doivent être protégés contre les intrusions gouvernementales cherchant à les restreindre.
  4.  La CAQ n’a aucun plan de réduction de la dette ou des impôts. M. Legault a même laissé entrouverte la possibilité de hausser les impôts. Les valeurs de l’ADQ promettent une gestion responsable des finances publiques, des budgets équilibrés et un endettement raisonnable.
  5.  Les valeurs de l’ADQ mettent de l’avant une responsabilisation des citoyens (présumément, çà inclut les citoyens corporatifs) et d’éviter de dispenser des privilèges qui encouragent la dépendance des entreprises. La CAQ propose de réduire les subventions aux entreprises mais ces réductions seront réorientées pour subventionner les entreprises en technologie. L’ADQ, elle, a adopté une proposition au conseil général de Trois-Rivières pour éliminer les subventions. De plus, M. Legault désire voir la Caisse de Dépôt et Placement jouer un rôle plus proéminent dans la promotion du Québec Inc, ce qui implique encore plus de BS corporatif et ce, en risquant le bas de laine des québécois.
  6.  M. Legault a dit qu’il était contre le privé en santé, ce qui brime les libertés individuelles des médecins et des patients et va à l’encontre du principe d’économie de marché.

En examinant les déclarations de François Legault dans divers médias, ont y trouve aussi des déclarations contradictoires, ce qui tend aussi à démontrer que M. Legault est prêt à dire tout et son contraire pour séduire les gens, donc pouvons-nous lui faire confiance s’il fait des concessions en vue de la fusion? Les reniera-t-il une fois le mariage consommé? Personnellement, je demeure sceptique et songeur.

Le Québec a encore besoin d’une voix représentant la droite dans l’arène politique. Une nouvelle formation ne pourrait qu’être marginale pendant plusieurs années. Une ADQ renouvelée et épurée de certains éléments pourrait cependant être cette voie. Si certains membres de l’ADQ préfèrent écouter le chant de sirène de François Legault, je suis perplexe à savoir pourquoi ils insistent pour saborder le parti. Croient-ils que sans eux, l’ADQ ne pourrait survivre? Croient-ils que le parti leur appartient et qu’ils peuvent en disposer comme ils veulent? Dans les médias, ils semblent tous dire que la fusion est un « done deal ».  La consultation des militants ne serait supposément qu’une formalité. J’espère cependant que les militants qui désirent vraiment un parti de droite se lèvent et prouvent que les analystes et les médias se trompent