Archives par mot-clé : Gauche

Le bon côté des choses

Par Philippe David

Depuis le mois de novembre dernier, les médias, autant américains que canadiens et québécois, sont aux prises avec une véritable crise d’hystérie. À les croire, on s’imagine que les États-Unis sont maintenant entre les mains de l’Antéchrist en personne. Rien de moins que le fils de Satan. On le comparait aux pires despotes de l’histoire avant même qu’il n’ait pris une seule décision. Après maintenant un peu plus d’un mois au pouvoir, il s’avère que l’hystérie n’était que cela. Une peur irrationnelle et injustifiée.

Si on doit en croire David French dans le National Review, non seulement Donald Trump, malgré son style, ne s’est pas montré comme étant le vil dictateur que la presse annonçait, mais il est moins autoritaire  que ne l’a été Obama jusqu’ici. Les gens des médias auraient donc intérêt à respirer par le nez s’ils veulent préserver le peu qu’il leur reste de crédibilité et rapporter et analyser plus sobrement les actions de M. Trump. Ils devraient aussi faire leur mea culpa d’avoir, pendant les huit dernières années, fermé les yeux sur pratiquement tous les actes qu’Obama avait perpétré durant sa présidence et qu’ils reprochent présentement à Trump. Jusqu’ici, Donald Trump n’a strictement rien fait que Barack Obama n’avait pas fait précédemment, mais parce que les gens des médias approuvaient des objectifs d’Obama, ils ont choisi l’aveuglement volontaire pendant les huit dernières années, et soudainement semblent se réveiller alors que maintenant, un président qu’ils n’aiment pas use des même pouvoirs. C’est difficile d’avoir pitié pour des gens qui croyaient que le président devrait avoir des pouvoirs quasi-illimités jusqu’à ce qu’ils réalisent soudainement que ces pouvoirs pourraient se retrouver dans ce qu’ils considèrent de «mauvaises mains» et se retrouvent maintenant en mode panique, incitant même à l’assassinat du président su Twitter. S’il y en a qui s’inquiétaient de la liberté d’expression sous Donald Trump, ils peuvent immédiatement se rassurer du fait qu’aucune de ces personnes n’a été arrêtée ou emprisonnée jusqu’ici. Mais si vous cherchez une raison pour laquelle Donald Trump s’est mis en guerre contre certains médias et journalistes jusqu’à les exclure de certains points de presse ou à refuser de répondre à leurs questions, je considère un appel au meurtre une excellente raison, pas vous?

En voyant cette vendetta des médias contre Donald Trump, est-il vraiment surprenant que le public fasse maintenant plus confiance au président qu’aux médias? Le problème avec les médias est qu’en agissant comme ils l’ont fait depuis l’élection présidentielle, ils se tirent dans le pied et donnent à Trump toutes les justifications nécessaires pour ne pas coopérer avec eux.

Malgré tout, je vois des points positifs au soudain réveil des médias et de la gauche. Leur peur irrationnelle de Trump leur a fait réaliser le danger de concentrer trop de pouvoirs dans les mains d’un seul homme. Ils voient maintenant que ces pouvoir peuvent se retrouver dans les mains de quelqu’un qui ne partagent pas leurs objectifs et même qu’ils pourraient se retrouver un jour dans les mains d’un véritable tyran, ce que les libertariens comme moi tentent de marteler dans leur caboche depuis des lustres. Je souhaite ardemment que les gens de la gauche commencent à s’interroger sur les dangers de la concentration du pouvoir de l’état et comment cet état peut devenir intrusif, maintenant qu’ils ont conscience que ce pouvoir est maintenant dans les mains d’un personnage qui leur est antipathique. Ils gagneraient maintenant à tenter de critiquer Donald Trump d’une façon beaucoup plus raisonnable, parce qu’il y a certainement des raisons très valables de le critiquer au-delà des accusations hystériques de racisme et d’autoritarisme. Peut-être qu’ils peuvent maintenant en revenir à leur véritable rôle de chien de garde du gouvernement plutôt que des meneuses de claques. C’est à espérer…

Le modèle québécois: vivre dans le déni

Par Philippe David

Dans le Devoir de ce matin, un groupe collectif signe un texte intitulé « Notre conscience nationale trahie par les libéraux » qui accuse,  le plus sérieusement du monde,  le gouvernement libéral actuel de saccager notre cher modèle québécois, le plusse meilleur au monde, en faisant des coupes sauvages à la tronçonneuse. Je reconnais quelques noms de la listes de signataires, pas tous. Mais je suis prêt à parier qu’ils sont tous hautement dépendants de l’état québécois pour faire un si ardent plaidoyer pour préserver un modèle qui s’est pourtant avéré un retentissant échec. 

Je ne sais pas dans quel monde vivent les signataires de ce texte, tout comme les autres grands défenseurs du modèle québécois d’ailleurs (la plupart étant souverainistes et gauchistes), mais je soupçonne que pour s’y rendre, il faut mettre le cap sur la seconde étoile à droite et continuer tout droit jusqu’au matin. (Pour ceux qui ne sont pas trop férus de littérature, c’est le chemin du pays imaginaire de Peter Pan.)  Parce qu’on ne peut absolument pas être en train de vivre dans le monde réel en affirmant des énormités telles que ceci: 

« Au fil des décennies, et ce, depuis la Révolution tranquille, l’État québécois a pourtant été un remarquable levier de développement économique et social pour le Québec, ainsi qu’un pilier de notre solidarité. Sous l’impulsion du gouvernement libéral de Jean Lesage, appuyé par les efforts de la société civile (constituée de femmes et d’hommes issus de tous les milieux), les Québécois se sont pour ainsi dire offert un État fort, moderne, apte à répondre aux défis de notre temps et incarnant par ailleurs le caractère national du Québec et la volonté de vivre ensemble de tous les Québécois. »

Je me propose donc de démontrer à quel point ces grands défenseurs du modèle québécois sont déconnecté de la réalité à l’aide d’une petite présentation powerpoint:

Petite question: pourquoi diable défendez-vous ce modèle merdique si ce n’est que pour des raisons purement idéologiques? Parce que ce n’est certainement pas pour le bien commun.

Ajout:

Sources des données:

Tableau Dépenses de programmes: Ministère des Finances du Québec: Budget 2014-2015
Tableaux « Le déclin tranquille » et le avant et depuis la révolution tranquille
Tableau PIB:  Statistique Canada – Produit intérieur brut aux prix courants, 1961-1993 et Comptes économiques des provinces et des territoire et Tableau 051-0005 et ISQ – Diffusion Tdes Comptes économiques du Québec
Tableau Revenu personnel disponible: Statistique Canada: Comptes économiques des provinces et des territoires
Tableau Péréquation: Ministère des Finances Canada: Budget 2006 : Annexe 3 – Principaux transferts et Soutien fédéral aux provinces et aux territoires
Tableau Fonctionnaires: Statistique Canada: Tableau 051-0005 et Tableau 282-0012
Tableaux Riches en pauvres et pauvres en riches:  Statistiques Canada: Tableau 204-0001
Tableau BS corporatif: Statistique Canada: Tableau 384-0010
Tableau Entrepreneurs: Statistique Canada: Tableau 282-0012 et Tableau 051-0005
Tableau Exportations: Statistique Canada: Comptes économiques des provinces et des territoires
Tableau Investissements privés:  Statistique Canada: Tableau 032-0002
Tableau dette du Québec: Centre de la Productivité et la Prospérité-HEC: L’heure juste sur la dette du gouvernement du Québec

De bleu à orange. Quand l’Alberta vire à 180 degrés.

Par Philippe David

Doit-on être surpris des résultats des élections d’hier en Alberta? Pas vraiment! Après 45 ans au pouvoir, les conservateurs étaient déjà usés à la corde, puis ils ont convaincu la cheffe du Wild Rose à déserter son parti et je crois que les albertains ne l’ont certainement pas apprécié. S’ils comptaient réunir la droite albertaine en faisant ça, c’est complètement raté et ça leur est retombé sur le nez. Les conservateurs ont opté pour une élection hâtive et ont payé le prix de leur témérité et leur manque de transparence. 

Est-ce qu’on assiste à un virage permanent de l’Alberta vers la gauche? Je ne crois pas. Les albertains sont fièrement conservateurs, mais puisque le Wild Rose n’était pas encore remis de la désertion de Danielle Smith, ça a permis au néo-démocrates de se faufiler. Les albertains voulaient détrôner les conservateurs, mais je doute qu’ils cessent d’être conservateurs pour autant.

Le NPD albertain n’est pas vraiment prêt au pouvoir et une grande proportion de ses candidats étaient des « poteaux ». Tenter de gouverner une province avec une bande de néophytes ne sera pas de tout repos et leur programme n’aura pas un accueil si enthousiaste. Je suis prêt à parier que lorsque leur compte de taxe augmentera (inévitablement avec une parti dépensier comme le NPD) et qu’ils verront leurs surplus budgétaires fondre comme neige au soleil et être remplacés par des déficits et une dette croissante comme les autres provinces, on verra les albertains déchanter bien assez tôt. La lune de miel risque d’être plutôt courte. Je ne serais pas trop surpris que ce soit le tour du Wild Rose aux prochaines élections s’ils jouent bien leurs cartes.

En attendant, les politiques que veulent implémenter les néo-démocrates vont très probablement réduire la richesse relative de cette province dans l’ensemble du Canada et c’est une bonne nouvelle pour la droite québécoise.

Dans un premier temps, nous serons au premières loges pour pouvoir observer l’effet NPD sur l’économie albertaine. Ce sera probablement comme le passage de Bob Rae en Ontario. Ceci apportera un peu d’eau au moulin de ceux qui voudraient un peu plus de liberté économique au Québec. En boni, la péréquation risque de se retrouver amputée au Québec et nous pourrons aussi constater à quel point notre belle province en est dépendante.

J’ai hâte de voir comment réagira notre gouvernement devant ce gros manque à gagner. Augmenter les taxes et impôts ou pelleter sur la dette en retombant en déficit sont des solutions qui risquent de ne pas être trop populaires. Le gouvernement n’aura que deux autres choix, débloquer l’exploitation des ressources qu’on se refusait à exploiter avant pour ne pas se salir les mains et regarder les albertains de haut pendant que nous parasitions gaiement les revenus de leurs ressources sales, et créer un peu de richesse à taxer (bien sûr); ou bien de sabrer dans tous ces beaux services que les autres provinces ne se paient pas et que nous n’aurons pas les moyens de payer sans notre sempiternel chèque de BS.

Les deux cas feront grand plaisir à la droite québécoise, qui verra tous ses voeux réalisés. Qui sait, peut-être que ça pavera le chemin à l’élection d’un parti plus à droite au Québec. On peut toujours rêver…

CCPA: les termes communs de la gauche expliqués

ccpa

Par Pierre-Guy Veer

Quand vient le temps d’être démagogue, la « gauche » (étatiste qui veut plus de programmes sôôôciaux) a peu d’égaux. Au niveau national, le Centre canadien de politiques « alternatives » (CCPA) se dépasse dans chacun de ses « rapports » ou blogue pour justifier la tyrannie de l’État. Récemment, Trish Hennessy du centre y est allé d’une liste de mots que l’on devrait retirer de notre vocabulaire par « solidarité ». Voyons voir ce qu’elle contient (les italiques sont la version originale, traduite).

 

Austérité

Le gel des salaires publics ainsi que des coupures de dépenses et dans l’emploi ajoutent au fardeau post-récession du Canada. Même le FMI (Fonds monétaire international) admet ses torts au sujet de l’austérité. Sortons-la de notre misère.

Coupures de dépenses, vraiment? Pour se sortir d’une récession, il FAUT couper parce qu’elle est causée par une période d’excès causée par le gouvernement – Harding a très bien réussi, de même que l’Estonie. Le gouvernement, généralement via la banque centrale et des taux d’intérêts trop bas, encourage les gens à dépenser. Malheureusement, « l’argent des autres finit par manquer », alors les taux doivent monter, ce qui engendre la récession, ou la monnaie s’effondre via l’hyperinflation.

Quant au FMI, cette organisation est une relique de l’impérialisme qui n’a plus sa raison d’être, surtout quand il s’imagine qu’augmenter les impôts (élevés) crée plus de revenus ou que l’organisme a simplement besoin de plus d’argent pour régler les crises de dette.

 

Attrition

Cet euphémisme a été utilisé pour justifier la fin du courrier à domicile par Postes Canada – on économise via l’attrition de 8000 emplois. Dans le dictionnaire, on le définit comme « une usure constante pour affaiblir ou détruire

Il y a 100 ans, l’attrition aurait été au sujet des marchands de chandelles perdant leur emploi à cause de l’électricité ou des maréchaux-ferrands à cause de l’automobile. N’est déplaise au CCPA, le courriel remplace de plus en plus le courrier régulier. De plus, Postes Canada se maintient uniquement au travers de son monopole; sans lui, la compagnie ferait vite faillite à cause de ses pensions très généreuse et son inefficacité.

 

Familles de classes moyennes qui triment dur

Ce terme fourre-tout est utilisé par les politiciens afin de montrer leur compassion envers nous. Il est généralement accompagné par des promesses vides. Qu’en est-il des personnes hors de la classe moyenne? De ceux qui n’élèvent pas de familles? Qui ne travaillent pas?

Je suis obligé de concéder un point ici. Les politiciens sont en effet passés maitres dans l’art de « parler pour rien dire. » Ce qui les motive principalement, ce sont les donateurs ou, pis, les lobbyistes, pour qui la totalité de la réglementation est écrite – généralement afin de stopper un concurrent plus compétent.

 

Intérêts spéciaux

Terme dérogatoire utilisé par les politiciens quand ils n’aiment pas ce qu’ils entendent ou quand ledit groupe voulant du changement ne donne pas assez de votes.

Il y a du vrai dans cette définition. Par contre, « intérêt spécial » s’applique à tout groupe organisé voulant utiliser l’État pour arriver à leurs fins. Que ce soient des syndicats refusant de dévoiler l’utilisation des cotisations syndicales prises de force ou des compagnies voulant bannir certains produits meilleur marché, nous sommes tous perdants.

 

Guerre à la voiture

Les automobilistes adorent leur voiture. Mais de qualifier les demandes des cyclistes pour des voies cyclables sécuritaires et des travailleurs pour un meilleur service de transport en commun comme une « guerre à l’automobile » divise les gens inutilement. Nous voulons tous voyager du point A au point B sûrement et efficacement.

On reconnait là l’attitude gauchiste typique: mes idées sont tellement bonnes qu’elles doivent être imposées. Par ailleurs, les souhaits des cyclistes et des utilisateurs de l’autobus montre le principal problème des routes: le monopole de l’État. En pavant des routes « gratuites » et en ne permettant pas de concurrence dans le transport en commun, il crée: des autobus bondés à l’heure de pointe et vide hors de celles-ci (donc, plus polluants), des autobus pour lesquels ont doit être prêts ou sinon attendre, des routes « gratuites » paralysées par des bouchons de circulation ainsi que des infrastructures qui dépérissent à vue d’oeil à cause de longues années de négligence.

Ce problème serait tellement moindre si les routes et les autobus étaient privés. Dans le premier cas, on ne paierait qu’à l’utilisation; ainsi, si je ne veux pas payer pour le pont de la 25 à Laval, je ne le prends pas. Idem pour les autobus; sans compter qu’ils sont nettement plus efficaces au privé « malgré » l’inégalité des services.

 

Chefs syndicaux

Les politiciens antisyndicaux utilisent l’image des « chefs syndicaux » pour détourner l’attention de la masse de Wall Street/Bay Street (ou se trouve la Bourse de Toronro). Le vrai terme est « leader syndical ». Ils sont démocratiquement élus par leurs membres, représentant la volonté d’une majorité d’un mouvement démocratique (celui des travailleurs).

Le terme « chef syndical » me plait. Ce ne sont pas des leaders, se sont des tyrans. Au Québec particulièrement, ils gèrent des centaines de millions de dollars en cotisation qui ne sont jamais imposables (et déductibles d’impôt en plus) et pour lesquelles ils n’ont jamais de compte à rendre à personne. Ils peuvent étendre leurs tentacules à n’importe quelle compagnie du moment que la majorité des travailleurs ait sa carte de membre – aucun vote secret nécessaire. Et que dire des lois anti briseurs de grève, qui donnent beaucoup de lassitude aux syndiqués, particulièrement au public.

Quand à la pointe prévisible sur « les riches »: le corporatisme n’est guère mieux que le syndicalisme. Dans les deux cas, nous avons affaire à des groupes organisés dont le seul but est de s’approprier la plus grosse pointe de tarte possible même si cette dernière sera moins grosse à la longue.

 

Déréglementation

Utilisée souvent pour « couper dans la paperasse » ou « moderniser » les lois. Mot-code pour laisser le loup corporatiste en charge de la bergerie réglementaire.

À quoi s’attendre de plus de gauchistes, sinon de croire qu’une réglementation gouvernementale est pour le bien « du peuple »? Que ce soit avec les lois antitrust, la réglementation sanitaire ou pour les maisons, une réglementation gouvernementale n’a que pour seul but de protéger l’intérêt des politiciens, soit à cause de leurs investissement personnels, soit à cause des lobbyistes qui financent leurs campagnes électorales. De toute façon, la déréglementation, si elle existe, est complètement illusoire.

L’analogie à la fin de la définition est donc trompeuse puisque le loup est à Ottawa plutôt que sur Bay Street.

 

Les travailleurs pauvres

Des travailleurs pauvres dans un Canada prospère? Pourquoi ne pas régler le problème en augmentant le salaire minimum pour qu’il permette de bien vivre? Payer les travailleurs à faibles revenus un meilleur salaire est bon pour l’économie. Ils dépenses tout leurs revenus et achètent local.

Je pourrais faire une thèse de doctorat sur toutes les faussetés de cette définition. En résumé

  • Le salaire minimum a été créé explicitement pour engendrer du chômage, particulièrement chez les Noirs aux ÉU – ils étaient moins productifs et gagnaient donc de moins gros salaires. C’est logique: si une personne ne peut être assez productive pour produire au niveau du salaire minimum, elle n’est pas engagée ou congédiée. D’ailleurs, pourquoi ne pas monter le salaire à 20$ de l’heure? 50$ de l’heure? Si c’est si bon, ça réglerait tous les problèmes de pauvreté.

  • Parler du concept de « living wage » (salaire nécessaire pour se permettre les nécessités de la vie) est futile si on ne parle pas de banque centrale. En effet, depuis leur création au Canada et aux ÉU, le dollar a perdu plus de 90% de sa valeur – un dollar vaut maintenant dix sous. Malgré les avertissements répétés des économistes (et même de Marx), les politiciens ont persisté et poussé la planche à billets à fond pour créer une richesse très temporaire.

  • Finalement, « mieux payer les pauvres » n’est qu’une énième version du sophisme de la vitre cassée. Certes, « on voit » qu’un plus haut salaire permet d’acheter plus. Mais on ne « voit pas » qu’il engendre du chômage et que, à long terme, il empêche la formation de capital (ou investissement), la pièce maitresse de la croissance économique.

 

Stages non payés

À cause du chômage élevé chez les jeunes travailleurs, un stage est le moyen par excellence pour eux de gagner de l’expérience et d’avoir un pied dans le marché du travail. Ces stagiaires méritent d’être payés pour leur travail.

« Méritent »? C’est un droit? Si un stagiaire est bénévole, c’est qu’il croit que le jeu en vaut la chandelle.

Je suis présentement en stage à l’Institut Cato à Washington. C’est « mal payé » (700$/mois pour cinq mois) mais je le poursuis quand même parce que ça sera un excellent ajout à mon CV. Et ce, même si je dois dormir sur un sofa, diminuer mes standards alimentaires, supporter des coquerelles et marcher dans le but d’économiser de l’argent.

 

Crise de dette

La dernière invention de la droite canadienne: créer un problème de toute pièce ou il n’y en a pas. On favorise ainsi des provinces pour des gains politiques tout en ignorant des décennies de diminutions d’impôt promues par la droite qui a vidé les coffres du gouvernement.

L’attiude de la gauche envers les dettes publiques est typiquement keynésienne: à long terme, on est tous morts. Ce qui crée un problème de dette publique est (presque) toujours causé par une augmentation des dépenses et non une diminution des revenus.

Et « tout (ne) va (pas) très bien, Madame la Marquise », comme en fait foi les nombreuses décotes de crédit de pays industrialisés comme la France ou les ÉU, ou même de provinces comme le Québec. Une augmentation des taux d’intérêts sur les emprunts signifie une plus grosse part du budget consacré au service de la dette, bref de l’argent jeté à la fenêtre.

 

Paradis fiscal

Dire que l’argent de l’évasion fiscale va dans un « paradis fiscal » sous-entend qu’il part en vacances alors que c’est en fait une stratégie permanente des plus riches canadiens pour esquiver leur responsabilité de payer leur juste part d’impôts.

Que serait un déblatérage socialiste sans cette prétention idiote à l’argent des autres. C’est ce qui est sous-entendu avec l’impôt: parce que tu vis dans des frontières arbitrairement tracées, tu dois payer un tribu au gouvernement qui te protèges et te « donne » autant de « bons » services. C’est maintenant un crime de vouloir garder son propre argent mais de la compassion que de prendre l’argent des autres.

Finalement, puisque le CCPA l’oublie constamment, les riches au Canada et aux ÉU paient nettement plus que leur « juste » part d’impôts.

 

Fardeau fiscal

Comparativement à l’an 2000, les Canadiens paient maintenant 38 milliards de dollars de moins en impôt. Ça fait parti d’un agenda politique à long terme, sous le couvert du « soulagement » du « fardeau » fiscal, qui crée un autre fardeau: la pression qu’une diminution des impôts crée sur des services publics en diminution constante.

Suite logique du point précédent. Ça peut se résumer à « Hors de l’État, point de salut ». Les services publics/sociétés d’État ne se maintiennent que par leurs monopoles. Croyez-vous sincèrement que Hydro-Québec (avec sa gestion épouvantable de l’éolien) ou la SAQ (avec ses vins de deux à trois fois plus cher qu’aux ÉU) pourraient rester en affaire s’il y avait de la compétition autour d’eux?

 

Contribuables

Bien sûr, nous payons tous des impôts. Mais nous sommes avant tout des citoyens sociaux qui investissent en chacun et dans nos communautés. C’est le cadeau que nous nous donnons chaque fois que nous payons nos impôts. Gros calin!

« Il est difficile d’ôter les chaines aux fous qui les révèrent », disait Voltaire. Nous en avons un parfait exemple ici. Le CCPA préfèrent la sécurité du gouvernement sans choix plutôt que la liberté de choix et le risque de se tromper.

 

Bref, ce torchon du CCPA ne passera pas à l’histoire puisqu’il ne fait que recycler les mêmes vieilles idées obsolètes qui dénigrent le succès et applaudissent l’incompétence. Ça ne changera sans doute jamais puisque la jalousie, le moteur même des gauchistes, sera toujours présente.

La droite et l’environnement

droite et environnement

Par Philippe David

 La semaine dernière, dans le Prince Arthur Herald, Samuel Castonguay y est allé d’une critique plutôt cinglante envers les représentants de la droite québécoise sur le sujet de l’environnement. Selon lui, la droite québécoise, représentée par le Réseau Liberté Québec et le Parti Conservateur du Québec, souffrirait d’un manque flagrant de conscience environnementale et vivrait dans le déni des changements climatiques. Toujours selon lui, la droite ne se préoccupe que du développement économique et se balance de tout le reste. À la surface, ça peut sembler vrai, mais mon collègue est coupable surtout de trop de crédulité face aux mythes de la gauche.

Le biais médiatique et politique

Puisque les médias québécois penchent surtout à gauche et souffrent d’un nombrilisme extrême, on ne saurait le blâmer. Les québécois en général sont très mal informés sur le sujet de l’environnement parce qu’ils n’ont que nos médias pour seule source d’information et que nos médias (et nos politiciens aussi) sont vendus à l’idée du réchauffement anthropique et sont imperméables à toute preuve du contraire.

Nulle part est-ce ce biais plus visible que dans le fait que nos médias et notre classe politique et bureaucratique accordent plus de crédibilité à Steven Guilbeault, qui a décroché deux fois à l’université en théologie et en science politique et n’a finalement récolté aucun diplôme, qu’a un géologue et un sismologue comme Reynald Duberger. Sachant que l’étude du climat relève autant de la géologie, de la chimie,  de la physique et une panoplie de sciences connexes, qui croyez-vous, est mieux informé en la matière? Pourtant, lorsqu’il est question d’environnement, nos médias auront un micro sous le nez du « flunkie » en théologie en moins de 5 minutes alors qu’à part pour les radios de droite, aucun d’eux n’a le géologue dans leur rolodex. Comme vous pouvez le deviner, c’est parce que Reynald Duberger est un fervent sceptique et il ne faudrait surtout pas ébranler les colonnes du temple de la religion réchauffiste au Québec. Pourtant, il n’est pas le seul. Dans tout débat, il y a deux côtés de la médaille et nos médias et notre système d’éducation (Reynald Duberger a même été banni de livrer des conférences dans certaines de nos écoles), s’obstinent à n’en présenter qu’un seul. Devant un tel brouillage, est-il surprenant que le message de la droite soit déformé? Je vous invite donc à visiter le blogue de Reynald Duberger, si vous voulez un autre son de cloche que la propagande habituelle et apprenez à questionner les informations qui vous sont servies par nos médias de masse et nos écoles.

Mythes et légendes

La pensée unique en matière d’environnement au Québec a donné lieu à de nombreux mythes et légendes urbaines et idées reçues. Par exemple, nous croyons mordicus aux modèles informatiques du GIEC et leurs prédictions, malgré le fait qu’il n’y a pas eu de réchauffement depuis 15 ans, ce que même les bonzes d’East Anglia reconnaissent, alors que la concentration de gaz carbonique, elle, n’a cessé d’augmenter. Si on compare les prédictions de ces modèles avec les observations, le mot « fail » vient subitement à l’esprit. Ce qui fait que même les scénarios les plus optimistes du GIEC prévoyaient des températures plus élevées qu’elles ne le sont dans la réalité. Si on a le malheur d’exposer cette thèse au Québec, on nous accusera automatiquement de se foutre éperdument de l’environnement, comme si le seul problème environnemental était le réchauffement. C’est faux. Il y a tout plein de sources de pollution et je vous dirais que le réchauffement est probablement le moindre de nos problèmes. Et même si c’en était un, il serait plus efficace et plus économique de mitiger les effets du réchauffement (par exemple en construisant des digues contre une montée du niveau des océans) que d’essayer de diminuer nos émissions de CO2. Sur ce sujet, je recommande le livre « Cool it! » de Bjorn Lomborg, qui propose des tonnes de solutions pour pallier aux effets du réchauffement qui sont beaucoup plus efficaces.

La gauche travaille fort pour nous faire croire que le réchauffement est causé par l’homme et qu’il est catastrophique, qu’il existe un consensus scientifique et que le seul remède est de diminuer nos émissions de CO2. Nous argumentons que s’il est évident qu’il y a eu un réchauffement, celui-ci est naturel et que la contribution de l’homme est négligeable. Nous argumentons également que ce réchauffement est cyclique et loin d’être catastrophique et aussi que la solution plus pragmatique est de s’adapter aux changements climatique plutôt que de combattre des moulins à vents. Cette approche n’a absolument rien d’idiot, comme le prétend Samuel Castonguay, mais tient plutôt du gros bon sens. Dans la réalité, la gauche utilise la peur des changements climatiques pour imposer un agenda socialiste de développement durable, d’énergie verte hautement subventionnée et de régression économique et l’ONU s’en sert pour faire d’énormes transferts de richesse entre pays riches et pays pauvres sous forme de crédits de carbone. Même les multinationales y trouvent leur compte avec les subventions aux technologies vertes. Mais rien, absolument rien de tout ça ne fait quoique ce soit pour assainir l’air qu’on respire où l’eau qu’on boit. Pour la gauche, absolument tout tourne autour des changements climatiques et pas un mot sur le reste. Pour quelqu’un qui se dit libertarien, M. Castonguay accorde beaucoup trop de foi aux mythes gauchistes et devrait accorder un peu plus de temps sur ce qui se fait vraiment dans son propre camp.

 

Les solutions de la droite

On dit que la droite ne prône que le développement économique. C’est faux. Nous nous soucions aussi de l’environnement, mais nous avons confiance en une bonne application des droits de propriété et l’économie de marché pour apporter des solutions. Et surtout, nous prenons gare aux chimères pour nous concentrer sur les vrais problèmes. Le dioxyde de carbone n’est pas vraiment un polluant, à moins d’être dans une atmosphère comme celle de la planète Mars. Sur la Terre, c’est un engrais qui aide à la croissance de la végétation. Nous sommes très loin de concentrations nocives de ce gaz. Le monoxyde de carbone ou le dioxyde de souffre, en revanche, sont des polluants toxiques.

Vous savez quels sont les endroits au monde où on retrouve le plus de ces polluants toxiques? Ce sont dans les pays émergents. Pourquoi? Parce que le contrôle de la pollution est un souci de pays riche. Quand nous sommes plus pauvres, nous nous soucions moins de la pollution parce que la simple survie est un enjeu plus important qu’un environnement plus propre. Donc, de facto, le développement économique aide à réduire la pollution parce que plus une société est riche et plus elle a à cœur d’avoir une meilleure qualité de vie. C’est d’ailleurs pourquoi il y a maintenant plus de forêts en Amérique du Nord, en Europe et en Asie qu’il y en avait au début du 20e siècle. La qualité de l’eau et de l’air y est aussi meilleure, puisque l’évolution de l’automobile, de la machinerie et des carburants ont réduit les émissions et les techniques d’assainissement des eaux ont beaucoup dépollué les rivières. Je me souviens d’un temps pas si lointain où les plages que nous trouvons à Montréal avaient une qualité d’eau plus que douteuse et qui sont maintenant très populaires.

Mais nous souffrons aussi d’un paradoxe. Nous voulons le beurre et l’argent du beurre. Nous désirons tous les conforts que peuvent nous apporter la technologie, mais nous ne voulons pas en souffrir les inconvénients. Bien qu’il soit correct de vouloir minimiser ces inconvénients, il ne faut pas s’empêcher de vivre pour autant. L’humanité a atteint un niveau de richesse et de confort jamais vu dans son histoire. Cette richesse et ce confort ont un prix et c’est de vivre avec de la pollution. Nous n’arriverons probablement jamais à éliminer complètement cette pollution. Nous ne pouvons que la minimiser, et nous y travaillons. Si par contre, votre but est d’avoir zéro pollution, vous êtes le bienvenu d’aller vous réfugier au fin fond des bois, loin de tout développement humain car le seul moyen de n’avoir aucune pollution est de retourner à l’âge de pierre. C’est sain de vouloir un meilleur environnement, mais d’en faire une obsession comme certains militants écolos le font, ne l’est certainement pas. 

Adieu, Province de Fous!

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Par Pierre-Guy Veer

En 2008, j’étais parti du Québec pour tenter l’expérience de journaliste en Saskatchewan – je n’avais pas trouvé d’emploi au Québec à l’époque, et le départ se voulait simplement temporaire. Après quelques mauvaises expérience subséquentes, je suis revenu à l’automne 2012 pour étudier et compléter un bac en économie-politique. Grâce à des groupes comme le RLQ et l’expansion de la radio d’opinion (surnommée radio-poubelle par les glorificateurs du Dieu État), je croyais qu’il y aurait eu un certain brassage d’idées. Oh que je me faisais des illusions…

 

Le Québec en 2008 et le Québec en 2012, c’est presque exactement la même chose : une province plus polarisée qu’un aimant où hors de l’État, point de salut; une province qui cherche constamment plus de revenus plutôt que de diminuer ses dépenses; une province où utiliser l’argent des autres est de la générosité mais vouloir garder SON argent est de l’égoïsme; une province qui exploite/a le potentiel d’exploiter ¼ de tous les éléments naturels mais qui reçoit 50% de toute la péréquation (peu importe le montant per capita); une province menée par le bout du nez par les syndicats, qui admettent sans gêne que c’est au gouvernement de fournir des bons emplois et que malgré le climat supposément empoisonnée, la pension généreuse « aide » à persister[1]; une province encore embourbée dans des débats stériles sur la séparation alors que le Québec est dans le top 10 des juridictions les plus endettées de la planète, que les infrastructures tombent en ruine, que l’éducation perde de plus en plus sa crédibilité et que la corruption ronge complètement le politique – ce qui n’empêche pas la chef du gouvernement de critiquer ceux qui attaquent son parti même s’il est mêlé à la corruption[2]; une province où tous les partis sont pareils et où les débats se résument à savoir qui a la meilleure idée pour dépenser l’argent des autres; une province où s’enrichir est un vice à moins que ce soit au travers de l’État; une province où il suffit de sortir dans la rue et tout casser pour avoir gain de cause (le support des syndicats aidant); une province où la langue française est tellement importante qu’elle doit être bétonnée contre la langue « étrangère »… Je pourrais continuer longtemps, mais je vais plutôt raconter mes (més)aventures de 2012, qui m’ont convaincu que mon avenir n’est pas au Québec.

 

L’endoctrinement socialiste fait effet

 

Tel que mentionné en intro, j’ai complété un bac en économie-politique. Toutefois, d’après ce que j’ai vu et entendu, il semble que la partie politique ait pris le dessus. En effet, l’ignorance des étudiants de économie est simplement ahurissante. Plusieurs croient encore que le salaire minimum ne crée pas de chômage, que l’intervention du gouvernement dans l’économie est justifiée et qu’il est acceptable d’exiger l’argent des autres. À ce sujet, plusieurs portaient le carré rouge, le symbole du désordre et du chaos ambiant dans la Belle Province. Plusieurs même militent pour des partis socialistes comme Québec Solidaire, Option nationale ou le PQ. Deux d’entre eux ont même fait positionner l’association étudiante (APEL) en faveur de la séparation. Pourquoi? Parce que, comparativement à ailleurs au Canada, le Québec croit plus aux principes altruistes du collectivisme (je paraphrase à peine). Quand j’essayais de montrer des « vrais » arguments économiques, on m’accusait de venir d’un autre siècle, de ne pas présenter des sources « crédibles » ou d’être démagogue quand je compare l’impôt à de l’esclavage.

 

Durant le vote de boycott des cours à la fin février, je me suis fait rappelé à quel point le mouvement étudiant est empreint d’altruisme (objectiviste). En effet, on voulait ne pas assister à son cours ET ne pas en subir les conséquences. Je cite le courriel envoyé par l’association étudiante des sciences sociales (dont le logo est aux couleurs de l’anarcho-communisme[3])après le vote de boycott : « Pour s’assurer que le vote de l’assemblée générale spéciale soit respecté les cours seront piquetés. » Ils ont pu compter sur l’avachissement total des professeurs ET des services de sécurité pour faire respecter leur violation des droits des autres.

 

La plupart des professeurs ne sont pas tellement mieux (quoique c’est probablement la même chose dans les autres universités). Dans le cours de théorie macroéconomie, on m’a confirmé la totale inutilité des mathématiques dans l’économie en me présentant le Lagrangien. De ce que j’en ai compris, il s’agit de mettre en chiffres le désir de consommer maintenant ou plus tard. Bref, on tente de quantifier les choix subjectifs des gens, ce qui est à peu près impossible à faire. Dans le cours, on ne présentait que les théories néoclassiques et keynésiennes, toutes deux impuissantes pour expliquer les véritables causes des crises économiques, i.e la trop grande intervention du gouvernement qui amène son lot de distorsions.

Aussi, deux cours étaient donnés par des fonctionnaires (actif ou retraité), et cela se reflétait dans le contenu. Dans Analyse des politiques publiques, on nous faisait croire que l’intervention du gouvernement est nécessaire dans la vie courante, quoiqu’on montrait aussi que les politiques publiques ont un fort biais conservateur, ce qui explique pourquoi les choses changent si peu. Mais ce n’était rien en comparaison avec Économie-politique du Québec et du Canada. Là, il n’y avait absolument aucune nuance : l’État EST un dieu, surtout au Québec. Les pôvres francophones, majoritaire dans la population mais minoritaires dans les postes d’importance, ont eu besoin du Dieu État pour finalement se hisser hors du trou. Tout ce qui ne se conforme pas à cette vénération était qualifié de préfixes hyper subjectifs (principalement ultra : ultralibéral, ultracapitaliste, etc.). L’enseignant m’a même demandé de « descendre du Mont Pèlerin » lorsque j’ai présenté le premier plan d’une critique du rapport Pronovost sur l’agriculture. Il va sans dire que X propageait sans cesse les mêmes mensonges – la crise de 2008 a été causée par la déréglementation, des monopoles se formeraient automatiquement sans l’intervention de l’État, l’interventionnisme est toujours justifié.

Mais le pire des cours était sans aucun doute Économie de l’environnement. Déjà, le livre suggéré pour le cours avait un ours polaire sur une banquise presque complètement fondue. Aussi, dans la première partie du cours, on tentait de redonner une crédibilité au GIEC, cet organe de l’ONU qui tient absolument à imputer aux humains le réchauffement/changement/dérangement climatique/météo extrême. On nous montrait les graphiques qui prédisent la catastrophe imminente… alors que les températures stagnent depuis plus de 15 ans, que l’Arctique fond à peine et qu’on n’a pas découvert de hausse (nombre et force) dans les ouragans. Néanmoins, Y a tout de même mentionné des concepts économiques valables comme les droits de propriété pour gérer la pollution, notamment au travers du théorème de Coase. Lors de son explication, on a montré la ville de New York en exemple d’application du théorème. Comme la Ville veut avoir une eau potable propre – elle la prend d’une chaine de montagne à une centaine de kilomètres au nord – elle paie les propriétaires en amont pour éviter de contaminer l’eau. Ainsi, tout le monde sort gagnant. Toutefois, Y parlait de la réduction de la pollution comme de l’effet multiplicateur keynésien : il suffit d’intervenir pour que ça se produise, ce qui n’est évidemment pas le cas. Comme si les compagnies allaient se conformer aux politiques gouvernementales sans trouver un moyen de les contourner…

 

Une classe politique pas du tout « sur la coche »

 

À ce sujet, il semble que la courbe de Laffer (« contourner » une fiscalité trop haute) se confirme de mieux en mieux avec la venue du PQ. En effet, j’avais prédit[4] que ce serait la catastrophe avec la venue des troupes de Pauline Marois au pouvoir. Ça se confirme de jour en jour, notamment avec une baisse de 50 % des investissements privés[5], une lutte sans merci contre le développement pétrolier[6] et contre les gaz de schiste[7], une haine de la richesse minière[8] ainsi que la priorisation de « vrais » dossier comme la séparation, avec des messages aussi enfantins qu’inintéressants, et la langue en ajoutant encore plus de restrictions à la liberté de choix des gens. Pendant ce temps, les sirènes syndicales réussissent à faire oublier au gouvernement son « obsession » avec le déficit zéro, s’imaginant que les coupures budgétaires sont mal[9] – bien que le ministre des Finances va à New York en cachette pour rassurer les marchés[10]. Évidemment, on ne peut passer sous silence les nombreuses nominations partisanes, dénoncées par le gouvernement lorsqu’il était dans l’opposition.

 

Les réactions prévisibles

 

Pour toutes ces raisons (et bien d’autres), je déménage aux États-Unis. « Bon débarras »; « un chialeux de moins » diront sans doute les nombreux étatistes sur les forums que je fréquente. Malheureusement pour eux, ils viennent de perdre un autre John Galt et donc une personne productive. Je suis un homme intelligent et réfléchi; j’écris un peu partout en anglais, notamment pour la Canadian Taxpayer Federation. Malgré quelques fautes grammaticales, mes textes, fortement inspirés de l’École autrichienne d’économie, sont en demande; l’un d’eux s’est même retrouvé sur le Wiki de l’Institut Ludwig Von Mises[11]. Au Québec, ce point de vue n’a presque pas le droit de cité. Ici, il semble que tout ce qui ne glorifie pas le Dieu État est crucifié sur la place publique. Ou s’il a le droit de cité, il est noyé par deux à trois fois plus de locuteurs de l’opinion opposée. Au moins, aux ÉU, il y a des débats; la « gauche » (plus de gouvernement) et la « droite » (moins de gouvernement) peuvent s’affronter.

 

De leur côté, les altruistes (objectivistes) m’accuseront d’avoir « pris avantage » de « nos » services et de ne pas avoir payé ma « dette » à « la société ». Ne leur en déplaise, je n’appartiens à personne (on pourrait en dire autrement de mon cœur, mais c’est une autre histoire). Je suis un être rationnel et si quelque chose est moins cher, je tends à en profiter, que ce soit des études ou des soins de santé. Comme l’éducation ne coute presque rien au Québec, j’en ai profité pour terminer mon bac. Si un gouvernement voulait subventionner ainsi les études, ce n’est pas moi qui va s’en plaindre. Par contre, je me demande si le diplôme vaudra beaucoup…

De toute façon, ces dettes sont simplement le résultat de mauvais choix poussés par des petits groupes bien organisés, surtout les syndicats quand on parle du Québec. Je n’ai pas à payer pour les mauvais choix des autres. Je profite donc de ma (relative) liberté de mouvement pour aller vivre dans un autre pays.

 

Certes, les ÉU ne sont plus que l’ombre d’eux-mêmes; la qualité de vie et les libertés sont en chute constante. Néanmoins, comme je l’ai dit, c’est un pays, contrairement au Québec ou même au Canada, où il y a encore un débat d’idées, principalement grâce à l’Internet. En effet, de nombreuses innovations (privées) comme Facebook et des blogues comme Policy Mic (auquel je participe) offre une tribune à toutes les opinions. Les débats sont féroces, mais le plus souvent respectueux. De plus, de nombreux instituts de pensée (think-tank) aide à alimenter ces débats. D’ailleurs, j’ai été retenu comme finaliste pour être stagiaire à l’Institut Cato. Si ça devait ne pas fonctionner, il en existe plusieurs autres pour lesquels je pourrais facilement apporter mes idées et ma contribution. Je suis convaincu de pouvoir trouver une demande pour mon offre. Sinon, il y a d’autres perspectives d’emploi; the sky’s the limit, disent les anglais.

 

C’est donc sans regret (sauf peut-être l’éloignement de ma famille) que je quitte le Québec. Aussi loin que je peux voir, je n’ai aucun futur ici. Tel qu’on a tenté de me le montrer lors de la venue de conférenciers dans mes cours d’économie, hors de l’État, point de salut. Je ferai le trottoir avant de perdre mon âme dans l’engrenage bureaucratique. Je préfère vivre modestement mais dans quelque chose que j’aime – écrire pour la liberté – que de vivre richement dans un milieu qui tue l’innovation et dont l’ancienneté prime presque toujours sur la compétence. Je ne fais évidemment pas une croix définitive; la lumière libérale finira par briller de nouveau sur la Belle Province. Même si ce n’était que le rêve de Joanne Marcotte à la fin de son livre, l’amélioration pourrait être suffisante pour me faire reconsidérer mon départ.

La « droite nounoune » et la « gauche gnagnan »

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Par Philippe David

Selon les membres d’une certaine gauche, dont je tairai le nom pour éviter de leur donner trop d’importance (ils se reconnaitront sûrement de toute façon), la droite au Québec est un petit peu « nounoune » et aurait besoin d’intelligence. Était-ce une bourde, comme certains le prétendent? Chose certaine, même dans l’audience de Tout le monde en parle, c’est pas tout le monde qui l’a trouvé drôle. Mais il arrive souvent que lorsqu’on cherche à discréditer un opposant, on essaie de le ridiculiser. Dans cet joute idéologique, la gauche bénéficie de l’avantage que cette opposition qui est présente partout sur la planète est un phénomène relativement récent au Québec et qu’avant, ils avaient le monopole du discours public. Il n’est donc pas évident d’expliquer l’axe gauche-droite dans le contexte d’une province qui était obnubilée par l’axe fédéraliste-souverainiste et qui occultait tout autre forme de débat politique. Commençons donc par la base.

 

Origine de l’axe gauche-droite

L’appellation « gauche » et « droite » est originalement dû à un accident de géographie. Après la révolution française, les défenseurs de « l’ancien régime » ou les « réactionnaires » (du moins, ceux qui ont été épargnés par Madame Guillotine) siégeaient à droite du président de l’assemblée, alors que les révolutionnaires siégeaient à gauche. Ironiquement, à l’époque, la « gauche » était représentée par les libéraux classiques, grands défenseurs du « laisser-faire » et très méfiants du pouvoir de l’état. Frédéric Bastiat était l’un d’eux. Ce sont justement ceux-là même qui inspirent maintenant ceux qu’on identifie à la « droite » au Québec. Pendant ce temps, ceux qu’on identifie comme la « gauche » au Québec, sont ceux qui défendent bec et ongle le régime établi depuis 53 ans, notre fameux « modèle québécois » social-démocrate, pour lequel hors de l’état, point de salut. Nous pouvons donc dire qu’au Québec, l’axe a littéralement été renversé avec les réactionnaires, défenseurs de l’ordre établi, à gauche et les révolutionnaires réformateurs à droite.

 

La « gauche » réactionnaire

La gauche au Québec , ce sont les révolutionnaires des années 60 , architectes de la révolution tranquille qui ont érigé un modèle social-démocrate qui a évacué l’Église Catholique de nos vies, pour la remplacer par une religion d’état. Depuis plus de 50 ans au Québec, tout passe par l’intervention de l’état qui doit prendre soin des ses citoyens, tel un parent bienveillant, de l’utérus à la tombe. Pour ces gens, la solution à tous les problèmes passe inévitablement par l’établissement de programmes sociaux étatiques couteux mur à mur, financés par un fardeau fiscal toujours plus oppressif et un endettement structurel chronique. C’est un univers égalitariste où tout le monde devrait se promener en Lada, plutôt que de voir certains se payer une Mercedes ou ne serait-ce qu’une Toyota parce que Dieu seul sait qu’on ne peut avoir le mieux qu’on puisse se payer, si d’autres ne peuvent se l’offrir.

Si on devait appliquer leur modèle à l’univers des sports, tous les participants aux Jeux Olympiques auraient droit à la médaille d’or, peu importe leur performance, parce qu’il ne faudrait surtout pas que l’excellence soit récompensée dans une plus grande mesure que la médiocrité. Dans un tel schéma, personne ne serait surpris que les athlètes cessent de se défoncer à l’entrainement puisqu’ils n’ont rien à y gagner. Mais on s’imagine qu’en imposant ça comme modèle de société, ça mène à autre chose que la médiocrité, le nivellement par le bas et de rendre tout les gens égaux dans la misère. Selon Friedrich Hayek, « Il y a toutes les différences du monde entre traiter les gens également et vouloir les rendre égaux. La première est une condition pour une société libre, alors que la seconde est une nouvelle forme de servitude. »

Nous appliquons cette même recette depuis maintenant 53 ans, pratiquement sans se poser de questions pendant que nous débattons si nous devrions nous séparer de ces méchants anglos du ROC et que nous capotons si la proportion de francophones de souche baisse d’un demi point de pourcentage, alors que nous ne sommes même pas foutus de faire des petits. Pendant ce temps le fardeau du contribuable ne cesse d’augmenter et la dette (qui n’est rien d’autre qu’un impôt sur les générations futures) croît de façon incontrôlable, même pendant ces années où nous avions un budget supposément équilibré. Les gens crèvent sur des listes d’attente pour une chirurgie et accumulent les toiles d’araignées dans les salles d’attentes des urgences (ô comble d’ironie), les infrastructures publiques s’écroulent, le taux de décrochage et d’illettrisme a atteint de nouveaux sommets.

Albert Einstein disait que la folie, c’est de toujours répéter la même expérience, mais s’attendre à un résultat différent. Depuis 50 ans, la gauche persiste dans l’erreur au Québec, mais supposément, c’est la droite qui est « nounoune ».

 

La « nouvelle droite »

Depuis à peine une décennie, une nouvelle voix a commencé à se faire entendre. Elle s’élève contre l’orthodoxie et la pensée unique qui régnait jusqu’alors depuis la révolution tranquille. Ces hérétiques ont commencé à questionner la religion d’état et son clergé syndicaliste. Ils ont commencé à montrer que notre fameux « modèle québécois » autoproclamé n’est un modèle pour personne. Ils ont commencé à remettre en question (sacrilège!) le dogme que tout doit être fait par l’état et que peut-être certains services pourraient être accomplis plus efficacement par des compagnies privées que par l’état. Cette nouvelle génération d’intellectuels d’efforcent de vous convaincre que non-seulement, l’état n’est pas la solution à tout les problèmes, mais que dans bien des cas, l’état est le problème.

 

Ils ont grandement étoffé leurs propos dans des films comme « L’Illusion Tranquille » et des livres comme « Pour en finir avec le Gouvernemaman » de Joanne Marcotte, « L’État contre les jeunes » d’Éric Duhaime, « Du Grand Rattrapage au Déclin Tranquille » de Vincent Geloso, ou encore « Le devoir à l’éducation » de Jean Laberge. Dans ces ouvrages se trouvent de solides arguments sur les causes de nos problèmes et des pistes de solutions . Si, après avoir vu et lu tout ça, vous croyez toujours que leur position ne se résume qu’à « plus d’état – moins d’état », peut-être est-ce vous qui êtes un peu simplet?

 

Qu’est-ce que le libertarianisme?

Par Philippe David

Le 3 octobre dernier, Steve Martineau et ses comparses m’ont  reçu à leur émission de radio « Tête à Queue », diffusée sur Radioshock.fm et nous avons discuté de la philosophie à laquelle j’adhère: le libertarianisme. Je vous invite à écouter cette entrevue, mais si vous n’avez pas 48 minutes de libre, je vais aussi vous en livrer un résumé par écrit. Puisque cette philosophie politique commence à émerger dans les médias de masse, j’ai pensé que ce serait une bonne idée de la définir pour nos lecteurs.

1   Définition

Les mots “libertarianisme” ou “libertarien” n’apparaissent pas dans les dictionnaires français. Ce sont des anglicismes qui n’ont pas été acceptés par l’académie de la langue française et qui ne sont utilisés dans la réalité qu’en Amérique du nord. Ce que nous appelons le libertarianisme ici est en fait le libéralisme classique. D’ailleurs, en France, on utilise encore le terme « libéral» plutôt que « libertarien ». Mais ici, le terme « libéral » n’a plus la même signification qu’en France. Un libéral au Québec est un social-démocrate, alors qu’un libéral en France est un disciple du libéralisme classique sur lequel est fondée la civilisation occidentale. C’est le libéralisme issu de penseurs comme John Locke, Alexis de Tocqueville, Frédéric Bastiat ou Thomas Jefferson. C’est la doctrine à l’origine de la déclaration d’indépendance des États-Unis  et de sa constitution. Incidemment, ce sont aussi  ces principes qui ont guidé les pères de la constitution canadienne de 1867. On pourrait donc dire que le libertarianisme est en quelque sorte un retour aux sources de la civilisation occidentale. Le libéralisme classique est fondé sur dix grands principes.

2   Dix principes du libéralisme classique

 

  • La vie d’un individu est une valeur morale universelle et absolue. La vie, liberté et propriété d’un individu non-agressif ne saurait être sacrifiée à aucun but.
  • Chaque individu est propriétaire de son propre corps, son esprit et de son labeur, incluant les objets physiques qui sont le fruit légitime de ce labeur. (Le droit de propriété)
  • Tout individu a le droit de poursuivre des activités nécessaires à l’amélioration de sa vie – incluant ses aspects matériels, intellectuels et émotionnels – en utilisant son propre corps et sa propriété, ainsi que la propriété d’autres personnes consentantes.
  • Les droits d’un individu à la vie, la liberté et la propriété sont inhérents à la nature de cet individu. Ils ne sont octroyés par d’autres  êtres humains et ne peuvent être enlevés par aucune entité. (Le concept de droits naturels)
  • L’initiation de la force physique ou la menace de l’usage de celle-ci ou la fraude contre tout individu n’est jamais permise – Peu importe le caractère ou la position de l’instigateur. Cependant, une force proportionnelle peut être utilisée pour se défendre de ou en réponse à une agression. (Le principe de non-agression)
  • Le seul rôle fondamental d’un gouvernement est de protéger les droits individuels en prenant des actions spécifiquement déléguées à ce gouvernement par ses citoyens. Le gouvernement n’est pas l’égal de la société et n’a pas le droit de sacrifier des individus non-agressifs pour avancer le bien-être des autres. (L’état de droit)
  • Chaque individu a le droit absolu de penser ou exprimer toute idée qu’il veut. La pensée ou la parole ne seront jamais l’équivalent de la force ou de la violence et ne devraient jamais être restreintes ou être sujettes à des pénalités coercitives. Spécifiquement la contrainte et la censure sur la base de religion ou d’idées politiques sont inacceptables en toute circonstance. (La liberté de conscience et d’expression)
  • Le commerce, la technologie et la science sont des forces libéralisantes désirables qui sont capables de soulager les maux historiques, d’améliorer la qualité de vie humaine et l’élever moralement l’être humain. La liberté complète d’échange, d’innovation et de pensée doivent être préservés et soutenus pour tous les êtres humains. (Capitalisme)
  • Les accidents de naissance, de géographie ou de généalogie ne définissent pas un individu et ne devraient jamais générer de restrictions imposées par autrui sur les droits ou les opportunités de cet individu. Chaque individu doit être jugé strictement selon ses qualités personnelles, incluant ses accomplissements, son caractère et ses connaissances. (L’égalité devant la loi)
  • Il n’existe aucune limite « naturelle » ou désirable au potentiel humain de faire le bien, et il n’existe aucun problème substantiel qui ne puisse être résolu par la connaissance humaine présente ou future, l’effort et la technologie. Il tient d’un impératif moral à tous les humains d’étendre leur maitrise de l’univers indéfiniment et de telle façon à assurer la survie et l’épanouissement de tous les individus non-agressifs.

3    Un monde libertarien

 

À quoi ressemblerait une société libertarienne? Certains vous diront que puisque nous voulons minimiser, voire éliminer l’état, qu’un monde libertarien serait la loi de la jungle et au plus fort la poche. Ce n’est pas du tout ça.

3.1  Le rôle de l’État

Pour le libertariens, l’état est la seule entité ayant le droit légal d’utiliser la force et son rôle est d’abord et avant tout de protéger les citoyens contre les agressions extérieures par la force militaire et intérieures par les forces policières et de résoudre les disputes en offrant un système légal. Pour les autres services, les libertariens considèrent que le secteur privé est généralement plus efficace que le gouvernement (ce que notre gouvernement est en train de prouver).

3.2  L’économie

Les libertariens croient que le gouvernement n’a pas à s’ingérer dans la vie économique des citoyens autrement que de punir la fraude et le vol. Le système légal normal devrait donc suffire à règlementer les marchés et prévenir que des gens soient floués dans leurs transactions. Les gens auraient donc le droit de transiger avec qui ils veulent, selon des termes mutuellement acceptables.

3.3  Le filet social

Les libertariens prônent la responsabilité sociale. Ce qui veut dire que nous sommes responsables d’abord et avant tout de nous-mêmes et de nos familles. Prendre soin de nos enfants et de nos ainés, par exemple, est notre responsabilité, pas celle de la société.  Il a été généralement démontré que plus une société est libre sur le plan économique et plus elle est prospère. Dans une société prospère, l’extrême pauvreté est un phénomène marginal et relève de la charité privée. Il est impensable d’utiliser l’État pour forcer les gens à être charitables contre leur gré. L’idée de faire une redistribution forcée de la richesse, comme nous le faisons présentement, est moralement  inacceptable pour un libertarien. Utiliser la force pour saisir la propriété d’autrui est un vol, même si c’est le gouvernement qui le fait avec la bénédiction de la majorité de ces citoyens. Si un citoyen n’a pas le droit d’utiliser la force pour saisir la propriété d’un autre, il ne peut pas déléguer ce pouvoir à son gouvernement, peu importe le nombre de citoyens qui seraient d’accord avec l’acte. La démocratie ne peut servir à violer les droits, seulement les préserver.

3.4  La vie sociale et la vertu

L’État n’a aucune place dans la chambre à coucher. Ce n’est donc pas sa place de dicter ce qui peut se faire ou ne pas se faire entre deux individus consentants. Ce n’est pas sa place également de dicter comment un individu dispose de son propre corps, tant que celui-ci en subit les conséquences et ne nuit pas à autrui. Ce n’est pas à l’état d’imposer une certaine moralité ou une idéologie à l’ensemble de la société par la force. Ce n’est pas à l’État d’imposer une langue d’usage. Sur un territoire, la langue s’impose d’elle-même quand une majorité des citoyens la parlent et transigent avec. L’usage de la force est donc inutile et superflue.

4  Conclusion

Le libertarianisme est l’incarnation nord-américaine du libéralisme classique et adhère à ses principes. C’est une vision de société qui est centrée autour du principe de non-agression et du  respect des droits individuels et de propriété. Le libertarianisme n’est en réalité ni à gauche et ni à droite. C’est la seule philosophie qui est cohérente vis-à-vis l’usage de la force de l’état. La gauche prône l’usage de la force de l’état pour promouvoir l’égalité sociale et la droite prône l’usage de la force pour promouvoir la vertu et la moralité Le libertarianisme condamne l’usage de la force universellement. Les libertariens choisissent de promouvoir le bien collectif par la responsabilité individuelle et la charité et la coopération volontaire.

 

En bonus, je vous offre aussi la vidéo que je mentionne à la fin de l’entrevue: La Philosophie de la Liberté.

Lettre aux féministes

Par Philippe David

Mesdames,

Je m’explique mal votre attitude au sujet de l’avortement et de la motion m-312, ainsi que sur la position de Rona Ambrose sur cette motion. Ne vous en faites pas, je ne suis pas un zélote religieux, je ne crois pas en Dieu; mais ça ne m’empêche pas tout de même d’avoir un sens de la moralité et de l’éthique pour autant. Étant libertarien, je tire ma moralité des principes de cette philosophie. L’un d’eux, vous serez contentes de savoir, est que nous sommes tous propriétaires de notre corps. Je ne pourrais donc pas remettre en question votre droit de disposer de votre corps selon votre volonté sans trahir ce principe. Cependant, dans le cas de l’avortement, entre le noir de la prohibition et le blanc de votre droit absolu, il existe un océan de gris, et dans les faits, ce n’est pas parce qu’un juge a déclaré une loi inconstitutionnelle, que la question est réglée pour autant et que le débat est clos. Il n’y a en fait, jamais vraiment eu de véritable débat. Nous n’avons en réalité  qu’un vide juridique qu’il faudrait combler car si vous avez effectivement  le droit de disposer de votre corps, il faudrait aussi considérer un autre droit considéré inviolable par plusieurs : le droit à la vie.

Je sais, vous direz certainement que je suis un homme et que je ne peux pas comprendre. Je n’ai jamais eu à endurer la douleur l’accouchement, mais je n’ai jamais aussi ressenti la joie de sentir la vie croitre dans mes entrailles et de sentir ses moindres mouvements. Les libertariens ont la réputation d’être froids et calculateurs, mais je ne pourrais jamais avoir la froideur de considérer cette vie dans votre utérus comme un vulgaire parasite ou une tumeur à exciser. Je suis père et j’ai eu la joie, comme bien des parents, de voir ma fille alors qu’elle n’avait que 16 semaines dans le sein de sa mère. Elle avait ses deux bras, ses deux jambes, des yeux, un nez, une bouche et commençait déjà à montrer des comportements typiques de tous les bébés humains comme sucer son pouce. Comment peut-on dire que ce n’est pas un être humain? Comment ne pas ressentir une certaine réticence à l’idée de vouloir le tuer? Si ce n’est pas un dilemme moral dans votre cœur de femme et que vous ne ressentez rien, pour moi et bien d’autres, ça l’est et nous le ressentons.

Je l’ai dit plus haut et je le répète. Il ne sera jamais question de vous enlever le droit de vous faire avorter. Si vous lisez le texte de la motion, (vous l’avez bien lu, j’espère?) vous constaterez qu’il ne remet ce droit en question nulle part et très franchement, politiquement, ce serait impossible. Invoquer comme argument le retour aux aiguilles à tricoter ne tient pas la route et relève de la démagogie. C’est même hypocrite d’exiger que l’état s’ôte le nez de dans vos utérus alors que vous exigez également qu’il paie pour votre avortement. Vous y avez droit, soit! Mais rien ne dit que ce droit, comme bien d’autres ne peut pas être balisé. Il l’est d’ailleurs dans bien d’autres nations qui permettent l’avortement. Seuls le Canada, la Chine et la Corée du Nord n’imposent aucune restriction. Est-ce que les suédoises ou les norvégiennes, dans ces paradis de social-démocratie, se plaignent qu’on a violé leurs droits? Pas du tout.

Il est quand même intéressant de voir des organisations féministes comme la FFQ, qui se confessent à gauche de l’échiquier politique et que typiquement, la gauche s’attribue le monopole du cœur; vociférer contre une motion qui vise à défendre des êtres foncièrement  faibles et sans défense des abus d’un système trop permissif.  Dans ce débat, c’est la droite qui détient le monopole du cœur alors que la gauche revendique une liberté à tout crin. Seulement, dans une société, la liberté des uns s’est toujours terminée là ou celle des autres commence.  Comment équilibrer le droit d’une femme de disposer de son corps et le droit d’un fœtus de vivre est une question qui mérite une réponse et qu’une société se doit de débattre. L’avortement ne devrait pas être considéré comme une méthode contraceptive, ni comme une méthode de sélectionner le sexe. C’est un droit qu’on se doit d’exercer avec sagesse et retenue.

Ne vous en déplaise mesdames, les femmes comme Rona Ambrose, Sophie Durocher ou Lise Ravary ont certainement le droit de croire et d’exprimer que dans certaines  circonstances, un fœtus doit être protégé.  Elles parlent pour ceux qui ne peuvent se défendre. Pour cela, elles ne méritent pas votre hargne, mais plutôt le respect.

Le cabinet Marois et les premiers jours du gouvernement péquiste :

Par Simon Leduc

Mercredi dernier, Pauline Marois a présenté son Conseil des ministres à la population. L’équipe ministérielle péquiste est clairement dominée par des purs et durs sur les plans identitaire (Bernard Drainville, Jean-François Lisée, et Pierre Duchesne) et environnemental (Martine Ouellet, Scott McKay et Daniel Breton). L’équipe économique de la première ministre est extrêmement faible avec Nicolas Marceau aux Finances et Stéphane Bérard au Trésor. On est loin des Bernard Landry, Joseph Facal, Jacques Parizeau, Jacques Léonard et Rodrigues Biron. Il faut conclure que les priorités de ce gouvernement sont l’identité, la langue et l’environnement. La création de richesse, le retour à l’équilibre budgétaire et le remboursement de la dette ne préoccupent pas la première ministre, c’est inquiétant.

Le Cabinet Marois : l’économie au poubelle et l’environnement et l’identité en avant-plan :

Ceux qui se préoccupent de la situation économique de la province doivent faire des cauchemars après avoir consultés la liste des ministres de Pauline Marois. C’est vraiment inquiétant de voir le nouveau gouvernement se foutre complètement de l’économie. L’économie mondiale est au ralenti à cause du désastre européen et les péquistes font comme si tout allait bien, c’est révoltant. La disparition du Ministère du Développement économique prouve bien l’indifférence du PQ sur ce plan.
Nicolas Marceau est le nouveau ministre des Finances. Celui-ci a un doctorat en économie de l’Université Queens. M. Marceau possède les connaissances nécessaires pour diriger ce ministère névralgique mais il n’a pas d’expérience de gestion dans le privé et dans le public. Le nouveau mandarin des Finances n’aura pas les reins assez solides pour imposer sa vision des choses dans une équipe qui méprise les sciences économiques.

La première ministre a nommé Stéphane Bédard à la tête du Conseil du Trésor. Celui-ci est un avocat de formation qui n’a aucune expérience dans ce domaine Pourtant, c’est lui qui devra approuver ou désapprouver les tentations dépensières de ses collègues. Il faut donner la chance au coureur mais on est très loin des Jacques Léonard et Joseph Facal qui ont occupé la même fonction dans le passé.

 

Pierre Duchesne est le nouveau titulaire de l’enseignement supérieur. Il a annoncé l’annulation de la hausse des frais de scolarité et maintenu la bonification des prêts et bourses (une mesure du gouvernement Charest pour atténuer les effets de la hausse sur les familles moins bien nantis). Les leaders étudiants ont crié victoire. Le ministre des carrés rouges a donné à la minorité étudiante ce qu’elle désirait. Il a dû fêter cette bonne nouvelle avec ses petits amis. La gauche radicale a manifesté le 22 septembre pour demander au gouvernement Marois rien de moins que la gratuité scolaire. Évidemment, cela a dégénéré en une émeute violente. Les éléments les plus radicaux ont lancé des projectiles sur les policiers. Notre chère première ministre s’est cachée dans le silence et l’obscurité. Elle n’est même pas capable de sortir publiquement pour dénoncer la violence, on a toute une cheffe d’état. Ce gouvernement a déjà cédé à la rue. Va-t-il donner à la CLASSE ce qu’elle veut afin de maintenir la paix sociale? En tout cas, la question se pose.

L’environnement sera une grosse priorité pour le gouvernement et la nomination de deux écologistes radicaux le prouve bien. Comment peut-on accorder le ministère des Ressources naturelles à quelqu’un qui déteste le développement économique? Pourtant, c’est exactement ce que notre chère PM a fait. Une militante verdoyante radicale (Martine Ouellet) a le mandat de fermer toutes les industries qui pourraient exploiter nos ressources naturelles et ainsi créer de la richesse. Mme Ouellet vient d’annoncer la fermeture de la centrale nucléaire Gentilly 2 et fermer totalement la porte à l’industrie du gaz de schiste. Je suis convaincu que l’industrie pétrolière sera la prochaine victime de cette apôtre de l’environnement. Cela n’a aucune allure. Le Québec est une des provinces les plus pauvres du Canada. Notre dette collective s’élève à 253 milliards de dollars. Pour sortir notre société de sa torpeur, on doit exploiter nos ressources naturelles (tout en protégeant l’environnement, c’est une question d’équilibre) afin de créer de la richesse. Il faut que le Québec soit une terre accueillante (sur le plan fiscal) pour attirer des entrepreneurs qui vont créer de la richesse chez nous. Malheureusement, c’est le contraire qui va se produire.

Pauline Marois veut détruire notre économie avec ses mesures suicidaires qu’elle a annoncé cette semaine dont une hausse d’impôts rétroactive pour ces salots de riches qui ont le malheur de travailler fort pour réussir dans la vie. Durant les prochains mois, l’économie va être prise en otage par ces idéologues verdoyants et séparatistes qui vont imposer leur vision radicale malgré leur statut minoritaire au Parlement.

Le Parti libéral du Québec et la CAQ doivent défendre les intérêts de la majorité qui n’a pas voté pour le Parti québécois. Le gouvernement Marois est dangereux pour la province. Il faut absolument que ces deux partis s’associent pour bloquer les politiques odieuses, liberticides (la nouvelle loi 101) et radicales du parti au pouvoir que l’on peut qualifier de socialiste.

Le Parti québécois est rendu un vulgaire parti de gauche qui méprise l’économie, la classe moyenne et les entrepreneurs. Pauline Marois ne respecte pas les institutions démocratiques et son attitude durant le conflit étudiant et ses premiers gestes comme PM le prouvent bien. Le PQ a toujours été un parti politique respectable et modéré. C’est du passé tout cela.