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Le coût de l’ignorance

 

 Ce texte a été envoyé à mon ami Éric Duhaime et circule présentement sur Facebook. Question de donner matière à réflexion alors que vous vous préparez à voter dans trois jours, je le reproduis ici. J’espère que l’auteur ne m’en tiendra pas rigueur, mais je n’ai pas eu le loisir de lui demander la permission.

 

LE COÛT DE L’IGNORANCE
texte de Michel Roy

Les Québécois s’apprêtent à élire un gouvernement séparatiste et gauchiste, mené de l’intérieur par son aile socialiste radicale alias les purs et durs du PQ, infiltré de toutes parts par les Centrales syndicales et stimulé de l’extérieur par son satellite encore plus radical, Québec Solidaire.

Tout ça sous les hourras euphoriques des médias et des artistes qui ont joué un rôle majeur dans ce désastreux et très imminent résultat.

Nous savons tous qu’une très grande proportion de Québécois, unilinguisme oblige, n’ont jamais écouté, regardé ou lu, autre chose que les reportages locaux et ne sont jamais sortis de leur patelin, sauf pour aller dans des parcs de maisons mobiles unilingues francophones, en Floride. Ils n’ont jamais voyagé, ignorent ce qui se passe à l’étranger et se fient à des envolées patriotiques d’artistes qui ne connaissent rien à l’économie et dont la plupart ne pourraient survivre sans la charité publique, aussi appelée subventions.

Plutôt que de regarder les programmes et l’orientation des partis politiques, ils préfèrent les chasses aux sorcières et aux scandales et ne sont pas capables d’identifier ceux qui, depuis 40 ans, cherchent à «les embarquer dans la cage à homards», pour emprunter l’expression littérale du plus ardent des séparatistes, Jacques Parizeau, lui-même !

Ils ignorent totalement ce qui se passe en Grèce et en France, entre autres, et ne peuvent évidemment donc pas apprendre de ces exemples catastrophiques.

Aujourd’hui même, j’ai eu une longue conversation avec un grand ami qui possède une propriété en France et qui est très bien branché sur l’économie mondiale; ce qu’il me disait était sidérant:

Il y a un peu plus de trois mois, à peine, le socialiste François Hollande était élu comme Président de la France, porté par le même blitz médiatique et artistique anti-Sarkozy que celui anti-Charest auquel on assiste chez nous, surtout depuis 1 an. Or, après seulement un trimestre à l’Élysée, la cote de Hollande a déjà chuté à plus de 55% d’insatisfaction et plus de 5000 chefs d’entreprises français ont déjà complété ou entrepris de déplacer leurs sièges sociaux ou domiciles fiscaux, en Suisse et en Belgique. Et ça ne fait que commencer!

Vous les haïssez les «riches» ? Ceux qui ont étudié, travaillé, investi, risqué, persévéré et créé l’activité économique du pays ? Ceux qui travaillent à leur bureau ou à leur usine, pendant que vous protestez dans les rues ? Ceux à qui vous demandez de payer pour faire garder vos enfants jusqu’à ce qu’ils paient ensuite pour les envoyer à l’école ? Vous les haïssez ?

Et bien, faites-vous plaisir: crissez-les dehors, les riches: vous chercherez ensuite quelqu’un d’autre pour emplir l’assiette dans laquelle vous pigez de façon insatiable !

L’envie et la jalousie ne nourriront jamais personne, bien au contraire ! Et votre réveil sera brutal ! Mais trop tard !

Et quand j’entends les Marois, Khadir et leurs disciples dire qu’ils vont financer toutes leurs utopies en faisant payer les riches et les minières, je préfère de beaucoup, en rire qu’en pleurer. En 1970, convaincus qu’ils tenaient les compagnies minières par les bijoux de familles, les Africains ont décidé de leur imposer des exigences qui ne justifiaient plus l’énorme investissement et le risque très élevé auquel les minières sont confrontées dans cette industrie, la plus dangereusement spéculative au monde.

Que croyez-vous qui est arrivé ? Eh oui: les minières ont plié bagage et après 30 ans de disette, l’Afrique les a rappelés presqu’à genoux, pour pouvoir profiter de ces ressources qui n’ont aucune valeur si personne ne consent les investissements requis pour les extraire et les transformer!

Et il y a un tas d’autres exemple ! Mais comment apprendre de ce qui s’est fait ailleurs quand on n’est jamais sorti de sa cour ?

Au lieu de s’occuper du coût de l’éducation, d’ailleurs déjà le plus bas en Amérique, les Québécois seraient mieux de se préoccuper ……… du coût de l’ignorance !

Voter stratégique

 

Par Philippe David

Voter stratégique, c’est ce que le PQ voudrait que vous fassiez, en voulant dire de voter pour eux, bien sûr. De l’autre côté, il y a un mouvement contraire de « tout sauf le PQ » pour éviter de se retrouver avec un autre référendum.

« Les élections sont imminentes et les frustrations des Québécois sont grandes. On sent se dessiner deux tendances, l’une hostile au PLQ (anything but the PLQ) et l’autre hostile au PQ (anything but the PQ). L’important est de bien choisir son «anything but». Il vaut la peine de rappeler les points suivants: Le PQ a appuyé les carrés rouges et recrute un de leurs leaders, le PQ recrute les journalistes les plus biaisés de Radio Canada, le PQ s’arrime à Lisée qui cuisine les chiffres pour transformer le cancre en modèle et «mettre la droite KO», le PQ veut étendre la loi 101 au CÉGEP, le PQ veut augmenter les taux marginaux d’imposition pour des raisons purement idéologiques (il ne récoltera pas grand chose vu la disette de vrais «riches» au Québec), le PQ est allé chercher un «candidat de prestige» qui rêve de nationaliser les ressources naturelles et de multiplier les Hydro-Québec, le PQ veut créer une atmosphère empoisonnée d’affrontement entre le gouvernement du Québec et le gouvernement fédéral, entre les francophones et les anglophones, entre les francophones de souche et les allophones, de manière à réunir les conditions pour lancer le Québec dans l’aventure d’une troisième tentative de sécession. Et tout cela au moment où l’économie mondiale est en crise, où les dettes publiques explosent (la nôtre n’explose pas mais augmente inexorablement) et où l’État providence ne parvient plus à livrer ses promesses. Lequel des deux «anything» vous choisissez? Pensez-y très sérieusement. »

Dit Martin Coiteux, le professeur d’économie aux HEC Montréal. Alors pour éviter tout ça, il faudrait se pincer le nez et voter pour le moins pire! Ciel que j’en ai marre de voter pour le moins pire! Personnellement, ni l’une, ni l’autre de ces deux alternatives ne m’excite. Autant rester chez moi que de voter libéral pour éviter le retour du sempiternel débat sur la souveraineté ou voter PQ pour débarrasser d’un gouvernement qu’on choisi par dépit depuis 9 ans.

Quelle alternative avons-nous? Option Nationale et Québec Solidaire ne sont que des versions encore plus radicalement à gauche que le PQ. J’aimerais autant avaler un bidon de térébenthine et pisser sur un feu de broussailles que de voter pour eux. La CAQ, c’est le PQ lite. Tout aussi insipide, mais dilué quelque peu. Resterait les deux nouveaux partis de droite: le Parti Conservateur du Québec et l’Équipe Autonomiste. Ces deux partis ne sont pas nécessairement mûrs, mais ils ont au moins le mérite de partager mes propres valeurs. 

Je vais donc vous proposer quelque chose de totalement farfelu pour les prochaines élections. Tout d’abord, évacuez de votre esprit toute pensée de vote stratégique et pensez plutôt au message que vous voudriez envoyer à Québec. Peu importe qui gagne les prochaines élections, ce sera probablement un gouvernement minoritaire, donc ils auront très peu de marge de manoeuvre pour faire un référendum, par exemple. Donc peu de risque qu’ils puissent faire quelque chose de vraiment déplaisant. Que ce soit le PLQ ou le PQ, ce sera du pareil au même. D’un autre côté, si dans ce scénario, nous avions un important noyau de députés droitistes, peut-être même avec la balance du pouvoir, ça envoyerait un vrai message.

J’aimerais donc que ceux qui se disent de droite cessent de se dire orphelins politiques et commencent à voter avec leur coeur. Que vous votiez pour le Parti Conservateur ou l’Équipe Autonomiste m’importe peu, mais si l’un ou l’autre de ces deux partis présente un candidat, votez pour lui! Cessez de gaspiller votre vote à encourager la corruption et le sempiternel débat constitutionnel et votez pour un parti qui est vraiment proche de vos valeurs. En 2007, le votre de droite a pratiquement mis l’ADQ au pouvoir. Si on s’unissait encore en 2012, qui sait quel en serait le résultat.

Le PQ recrute encore à Radio-Canada et la chute de la CAQ se poursuit :

Par Simon Leduc

Le PQ recrute encore à Radio-Canada et la chute de la CAQ se poursuit :

Depuis quelques semaines, la fièvre électorale est bien présente à travers le Québec. Les principaux partis politiques vont se mettre à la chasse aux candidats vedettes. Il semble bien que le Parti québécois a recruté dans les rangs de Radio-Canada. Selon La Presse , un ancien journaliste radio-canadien sera un candidat vedette pour le parti souverainiste : Pierre Duchesne. Celui-ci était encore journaliste quand les péquistes l’ont courtisé. Est-ce que Pierre Duchesne a manqué à son devoir d’impartialité en négociant avec le PQ lors de l’exercice de ses fonctions?

Selon Éric Duhaime (un ancien conseiller politique), Pierre Duchesne n’était pas ce que l’on peut appeler un journaliste exemplaire et objectif. Sur sa page Facebook , le chroniqueur politique dit: « Quand j’étais conseiller politique de Mario Dumont, le journaliste radio-canadien Pierre Duchesne était celui qui faisait régulièrement déraper nos points de presse, qui inventait des histoires contre nous et qui mettait en valeur nos adversaires péquistes. Avec un faux verni d’impartialité, il présentait la gauche et les souverainistes sous leurs meilleurs jours » . Donc, ce supposé journaliste était payé avec l’argent des contribuables canadiens pour faire bien paraître ses amis indépendantistes, c’est vraiment révoltant. Comment peut-on penser que le travail de M. Duchesne a été objectif et impartial lors de la dernière session parlementaire? Il était peut-être en mission commandé par le PQ afin de nuire à ses adversaires politiques. En tout cas, la question se pose.

La CAQ s’enfonce encore et encore :

Cela fait des mois que François Legault courtise Gaétan Barrette pour qu’il soit son candidat vedette en vue des prochaines élections générales. M. Barrette lorgnait le poste de ministre de la Santé. Selon Dennis Lessard , celui-ci aurait décidé de ne pas se présenter sous la bannière caquiste. La mauvaise performance de la Coalition Avenir Québec dans les sondages peut sûrement expliquer la volte-face du président de la Fédération des médecins spécialistes du Québec. C’est une grosse perte pour le chef de la CAQ. Gaétan Barrette est une personnalité publique connue et respectée. Il aurait été un excellent candidat au poste de ministre de la Santé. C’est un coup très dur pour François Legault. Pourquoi la CAQ ne réussit pas à s’imposer comme une solution de rechange crédible au gouvernement sortant? Tout d’abord, la CAQ semble être incapable de recruter des candidats vedettes. On a l’impression que le parti de Legault est composé de transfuges qui se sont joints à la CAQ lorsqu’elle était première dans les sondages par pure opportunisme. Il lui manque des candidats crédibles à saveur économique comme Michael Fortier. Qui serait le ministre des Finances d’un éventuel gouvernement de la CAQ? Posez la question s’est y répondre. Ensuite, François Legault doit absolument se camper au centre-droit du spectre politique. C’est le seul axe idéologique qui est libre actuellement. Le chef caquiste tente de séduire l’électorat de centre-gauche. Il y a embouteillage dans cette direction. Le parti de Legault doit tourner à droite afin d’au moins reconquérir la région de Québec qui est dominée par les libéraux.

Il n’est pas trop tard pour la CAQ mais le temps presse. Gérard Deltell doit tenter de convaincre son chef de reprendre les chevaux de batailles de l’ADQ (réduction de la taille de l’État, mixité en santé, une saine gestion des fonds publics, remboursement de la dette publique, etc.). La survie de la CAQ en dépend.

Cet article a été publié en premier dans le Prince Arthur Herald.

La démesure

 

Par Philippe David

Je ne sais pas pour vous, mais moi je commence à en avoir ma claque de la rhétorique malhonnête des défenseurs des carrés rouges. Si on doit en croire cette rhétorique, le Québec serait une dictature digne de l’Allemagne nazie, le Chili de Pinochet ou la Syrie de Bachar el Assad. Curieursement, les comparaisons avec des régimes comme l’URSS, Cuba, la Chine Maoïste ou la Corée du Nord ne sont jamais évoquées. Aussi compare-t-on le combat des étudiants pour réduire leurs frais le plus près possible de zéro à la lutte des indiens contre le colonialisme britannique, des noirs sud-africains contre l’apartheid, des noirs américains contre les lois Jim Crow, des femmes pour l’égalité des sexes ou même des homosexuels pour le mariage gai et quoi d’autre encore! Suis-je le seul à trouver ces comparaisons outrageuses et d’une malhonnêté intellectuelle extrême?

Où sont les morts qui jonchent nos rues? Où sont les exécutés? Qui a été privé de son droit de s’exprimer pacifiquement? Qui a vu sa porte défoncée au milieu de la nuit pour avoir simplement exprimé une opposition aux hausses? Voyez comment ce genre de comparaisons discrédite le discours? Une fois qu’on le compare avec ce qui se passe réellement, il perd toute crédibilité. Comment oser comparer des régimes responsables de tant de morts avec notre gouvernement actuel ou comment comparer la cause des carrés rouges avec celles de gens dont les droits les plus fondamentaux ont été violés? C’est une insulte à tous ces gens. Chose certaine, dans ce débat, même Ghandi aurait probablement été tenté de lancer une godasse à Amir Khadir.

Les carrés rouges ont-ils de bonnes raisons de protester contre les hausses de frais? Absolument! Tout comme les contribuables ont raison d’être choqués par toutes les hausses de tarifs et de taxes qu’ils ont du subir de la part de M. Bonheur. La nouvelle taxe santé est révoltante, ainsi que l’augmentation de la TVQ et des tarifs comme les immatriculations. Toutes ces augmentations sont le symptôme d’un modèle social-démocrate à bout de souffle et qui a grand besoin de réforme. Le problème avec le socialisme est que l’argent d’autrui vient toujours à manquer, disait Margaret Thatcher. Le Québec bien près d’atteindre le point où il lui sera impossible de continuer d’emprunter pour continuer à financer des programmes qui ne peuvent pas être financés par les taxes et les impôts. C’est inévitable. On ne peut pas vivre à crédit indéfiniment.

Ce qui me chagrine des étudiants est qu’ils ont été endoctrinés par des profs marxistes et ne réalisent pas que le gel ou la gratuité n’est plus possible. Il croient que si seulement l’état était mieux géré, il y aurait suffisamment d’argent pour financer les universités sans piger dans leur poche, mais devinez quoi? Tous les gouvernements gaspillent et tous les gouvernements sont inefficaces. C’est la conséquence directe de dépenser l’argent des autres pour leur bénéfice. Il n’y a aucun intérêt à essayer d’en avoir le plus possible pour son argent quand cet argent n’est pas le nôtre et que nous ne le dépensons pas pour nous-mêmes. Bientôt, nous aurons de plus en plus de retraités pour consommer des services sociaux et de moins en moins de travailleurs pour payer des impôts. Comment croyez-vous qu’on va pouvoir payer pour nos beaux services sociaux? Contrairement à la croyance populaire, l’argent ne pousse pas dans les arbres. La seule solution sera de réduire radicalement la taille de l’état. Or, c’est loin d’être ce pourquoi les carrés rouges protestent.

Les carrés rouges et leurs supporteurs ne cessent de répéter que le Québec est en train de devenir un état policier fasciste et totalitaire. Il convient de rappeler aux gens de quoi aurait l’air un Québec sous la gouverne de Québec Solidaire  (Voir la critique de leur programme par Pierre-Guy Veer ici et ici).  Suffise de dire que des mesures comme le plafonnement du revenu, la confiscation des héritages et l’interdiction des publicités nécessitent un état totalitaire. Quant à la liberté d’expression, on n’a qu’à constater les abus que Gilbert Rozon, Richard Martineau, Sophie Durocher, et Jacques Villeneuve ont été les victimes pour s’apercevoir que pour la gauche, ce concept n’est bon que lorsqu’on pense comme eux et que si le camarade Amir Luther Ghandir venait qu’à prendre le pouvoir, que ses critiques se retrouveraient probablement « dans le nord »… derrière des barbelés…

La réaction de la gauche concernant la Loi spéciale : Un mépris de démocratie?

Par Simon Leduc

Après vingt-deux heures de débats houleux à l’Assemblée nationale, le gouvernement libéral a adopté la Loi spéciale 78 avec l’appui des députés de la CAQ. Cette législation contient trente six articles mais les trois grands volets sont les suivants : la suspension des sessions dans les établissements en boycott jusqu’au 17 août, permettre aux étudiants de retourner en classe en toute tranquillité et l’encadrement du droit de manifester. Est-ce que la réaction de la gauche prouve qu’elle ne respecte pas la démocratie?

L’adoption d’une loi spéciale : une décision inévitable du gouvernement libéral:

Cela fait treize semaines que cette crise sociale empoisonne la société québécoise et plus particulièrement la métropole montréalaise. Les commerçants, les montréalais et les automobilistes sont les victimes de ces groupes radicaux qui font de la casse durant les manifestations nocturnes. Les étudiants (qui veulent étudier) se faisaient intimider et harceler par les carrés rouges aux portes des établissements postsecondaires. Le gouvernement Charest devait agir afin de mettre fin à ces actes illégaux. Il a adopté une loi spéciale pour mettre au pas ces extrémistes. Dorénavant, les organisateurs d’une manifestation qui regroupera plus de cinquante personnes vont devoir en informer les policiers huit heures avant le début de leur rassemblement. Avec cette mesure, certaines personnes affirment que le gouvernement libéral brime les libertés individuelles des manifestants. Cela se défend mais a-t-on pensé aux droits et libertés des commerçants, montréalais et automobilistes qui en ont marre de se faire écœurer par des casseurs et anarchistes?

La réaction de la gauche réactionnaire :

Sans surprise, la gauche québécoise a unanimement dénoncé et attaqué le projet de loi spécial du gouvernement libéral. Premièrement, les associations étudiantes ont dit que cela allait envenimer la crise sociale. La CLASSE refuse de se soumettre à cette loi qui selon elle, est injuste et attaque une génération entière. C’est une déclaration fausse. La législation veut mettre au pas une minorité d’étudiants radicaux qui ne veut pas respecter la loi. Selon Gabriel Nadeau-Dubois, cette loi est digne d’un régime autoritaire. Ce petit gamin n’a pas peur du ridicule. S’il veut voir quelque chose de ridicule, il a juste à se regarder dans le miroir. Certains manifestants n’ont pas de classe. Lors de la manifestation monstre du 22 mai, ils ont traité la femme d’un chroniqueur politique bien connu de salope, cela me lève le cœur. Deuxièmement, le Parti québécois a voté contre ce projet législatif. Dans ce dossier, l’opposition officielle a choisi de défendre une minorité d’anarchistes qui veulent faire avancer leur cause en utilisant la violence Pauline Marois a tourné le dos à la majorité silencieuse qui en a marre de se faire empoissonner la vie par une gauche radicale. Mme l’opportuniste crasse a décidé de flirter avec l’extrême-gauche. Et elle va en payer le prix au prochain scrutin. Il y a une chose qui doit être claire, cette politique a été adoptée par une majorité de députés élus de l’Assemblée nationale. Elle a force de loi et on doit la respecter et s’y soumettre.
Le mouvement progressiste respecte la démocratie quand cela fait son affaire. Quand un gouvernement légitime adopte une loi qui va à l’encontre de ses intérêts, il crache sur la démocratie et il va manifester dans la rue pour l’intimider et la faire reculer. Il faut que les gauchistes comprennent qu’une société civilisée ne peut pas fonctionner comme cela. Un gouvernement ne peut pas céder devant la violence et l’intimidation. Qu’on l’aime ou non, le gouvernement libéral de Jean Charest a été élu par le peuple québécois le 8 décembre 2008. Il a la légitimité démocratique pour diriger la province jusqu’à la fin de son mandat. Si les étudiants n’aiment pas Jean Charest, ils ont juste à voter contre lui aux prochaines élections générales.

Tous les Québécois doivent dénoncer haut et fort les appels à la désobéissance civile de la part d’une gauche radicale (Amir Khadir, la CLASSE, Léo-Paul Lauzon, François Avard, etc.). Cette attitude n’est pas acceptable dans une société de droit. L’attitude de la gauche québécoise durant cette crise sociale prouve bien qu’elle n’a aucun respect pour la démocratie, point à la ligne.

La gauche et la droite expliquées à mon fils par la raison

 

(Ce texte est une réplique à celui de Savignac, du Huffington Post Québec1. Question d’utiliser les mêmes simplifications, « droite » sera synonyme de libertarien et « gauche » sera synonyme d’étatiste qui veut « distribuer » la richesse et forcer la solidarité)

 

  • Papa, toi tu dis toujours la gauche, la droite, la gauche, la droite … mais c’est quoi ça, qu’est-ce que ça veut dire ?

  • Mon amour, c’est très simple. La droite fonde ses valeurs sur l’individu, la responsabilité, la raison et l’entraide volontaire. La gauche, elle, fonde ses valeurs sur l’émotion, la collectivité, la distribution forcée et la jalousie du succès. Va te brosser les dents.

  • Papa … j’ai huit ans …

  • Excuse-moi mon crapaud, Papa a eu une semaine difficile. Alors, comment te dire… voilà : imaginons que ton école, c’est le monde; ta classe, un pays; ton professeur, le Premier Ministre, et toi et tes amis, des citoyens. Dans ta classe, il y a des enfants qui ont plus de facilités, qui réussissent bien, et d’autres qui ont plus de difficultés. Tu as remarqué ça ?

  • Antoine, il est nul.

  • Eh bien! tu vois, dans la vie des adultes, y’a des Antoine aussi. Certains sont simplement paresseux et ne font pas le moindre effort; d’autres, malgré tous leurs efforts, ne réussissent tout simplement pas.

  • Antoine, c’est le gars paresseux! Il arrête pas de faire du bruit sur son bureau!

  • Alors dans ce cas, deux solutions s’offrent. Si le professeur est de droite, il demandera si quelqu’un veut aider Antoine. S’il est de gauche, il forcera quelqu’un à l’aider.

  • Mais c’est pas juste!

  • Du point de vue du professeur, ça l’est. Son contrat dit très clairement qu’il a droit à une pause de 15 minutes, alors quelqu’un d’autre doit aider Antoine

  • Pourquoi le professeur ne ferait pas une exception?

  • Parce qu’il est défendu par une organisation de gauche, un syndicat, qui dicte très strictement quand il doit prendre sa pause. Si ce n’est pas respecté, alors le syndicat risque de donner des problèmes au directeur.

 

(Quelques secondes de silence)

 

  • Papa, j’ai pensé à quelque chose.

  • Quoi?

  • J’aiderais sans doute Antoine si le professeur le demandait.

  • Ah oui? Pourquoi?

  • Antoine est super fort au hockey. Grâce à lui, nous gagnons toutes nos parties.

  • Alors tu viens de montrer que tu es de droite. Tu décides d’aider volontairement d’aider quelqu’un. De cette façon, tu gagnes parce que ton équipe sera plus forte, et Antoine gagne parce qu’il va améliorer ses résultats.

  • Donc, tout le monde gagne?

  • Oui, parce que tu l’as fait de plein gré.

  • Merci. Je vais me brosser les dents, maintenant.

  • Oh, avant que j’oublie, il y a une autre façon d’aider Antoine.

  • En le laissant regarder sur mon examen?

  • Non, non! C’est encore plus simple : le professeur n’a qu’à baisser les notes des meilleurs élèves et monter celle de tous les Antoine de ta classe.

  • Eille, c’est pas juste! Même si je veux aider Antoine, il doit quand même faire un effort!

  • Pour le professeur, c’est juste. En prenant les meilleures notes et en les distribuant, il égalise la moyenne et tout le monde a presque le même résultat. Personne n’est meilleur que l’autre.

  • Pourquoi je me forcerais à étudier, alors?

  • Héhé, je crois que tu comprends bien le monde moderne, maintenant. Quand tu seras plus vieux, je t’achèterai La Grève de Ayn Rand, où on voit ce qui arriverait si les gens productifs décidaient soudainement d’arrêter de se faire voler au nom de la « justice » et de « l’égalité ».

 

 

 


 

Le double standard des médias

Par Pierre-Guy Veer

Récemment, le controversé animateur de radio Rush Limbaugh s’est retrouvé dans l’eau chaude1. Visiblement contre les commentaires d’une étudiante en droit au sujet de la contraception – il y a présentement un débat houleux pour savoir si les hôpitaux confessionnels devraient être forcés, même contre leurs principes, de fournir des contraceptifs gratuits –, M. Limbaugh a traité l’étudiante de pute (slut), affirmant que si l’on doit payer pour les contraceptifs, on doit obtenir quelque chose en retour… Il n’en fallait pas moins pour que les médias sautent à pieds joints sur ce commentaires et incitent les annonceurs à boycotter l’animateur. Probablement à cause de toute la pression et du retrait de ses annonceurs, il s’est finalement excusé.

 

En voyant ça, je me suis demandé si des animateurs gauchistes comme Bill Maher allaient faire la même chose. Après tout, il a traité Sarah Palin de plotte (cunt)2, « parce qu’il n’y a pas d’autres mots pour la décrire ». Non, il ne le fera pas, m’a affirmé un Démocrate bleu foncé. Et vous n’allez pas croire les justifications qu’il a trouvées pour défendre Maher…

 

Elle l’a mérité

 

Première justification pour une non-rétractation : Mme Palin a couru après. En effet, de par ses actions, l’ancienne gouverneure de l’Alaska a mérité qu’on la traite de nom.

 

Quelle action peut justifier qu’on qualifie une femme de telle façon? Avoir fait le ménage dans le corporatisme pétrolier de son État3? avoir dénoncer la surimpression d’argent de la Fed4, ce qui cause une chute artificielle des taux d’intérêts et risque d’engendrer une autre bulle? avoir accepté les unions de couples de même sexe quand elle était gouverneure? avoir décriminalisé des petites quantités de marijuana?

 

Mon ami avait peut-être en tête la « responsabilité » de Palin dans la tuerie de Tucson, Arizona, où plusieurs personnes ont été blessées ou tuées. Les médias avaient fait le lien avec une carte de Mme Palin, où elle avait « ciblé » les représentants ayant approuvé la réforme de la santé d’Obama. Peu importe si la personne qui a perpétré le crime avait de sérieux troubles mentaux et était apolitique – il affirmait que le gouvernement nous contrôle au travers de la grammaire; et peu importe si des Démocrates ont fait exactement la même chose56 sans que les médias ne s’en scandalisent.

 

Si une femme « mérite » qu’on la traite de nom, je me demande s’il pense qu’une femme qui se fait violer a couru après…

 

Bill Maher est intelligent

 

Deuxième justification : Bill Maher est intelligent et Rush Limbaugh est stupide. Cette affirmation n’est qu’une variante, utilisée par les « liberals » pour dénigrer une personne qui ne pense pas comme eux – la première étant des accusations de racisme.

 

À quoi juge-t-on l’intelligence d’une personne?

  • Selon Wikipédia, Maher a un bac et Limbaugh n’en a pas. Considérant où l’on peut obtenir un doctorat7 et ce que l’on enseigne dans les écoles au sujet du capitalisme8, le niveau d’éducation n’est pas une référence.

  • Devrait-on plutôt regarder leurs points de vues politique? Maher est un farouche défenseur de la séparation de l’État et de la religion; Limbaugh croit dur comme fer que les États-Unis sont une nation chrétienne… même si Dieu n’est mentionné nul part dans les documents constitutionnels. Toutefois, alors que Limbaugh a dénoncé le fait qu’Obama (gagnant du Nobel de la Paix en 2009) ait reçu sans gêne le président chinois (qui détient prisonnier le Nobel de la Paix de 2010)9, Bill Maher glorifie l’Empire du Milieu parce qu’ils n’ont pas le fardeau de la démocratie et des longs débats10… Aussi, les deux ne semblent pas de très grands partisans de la démocratie – Maher croit que le débat sur la santé devrait être adopté à la presse parce que les gens sont trop idiots, tandis que Limbaugh et plusieurs conservateurs utilisent des mots comme traitres pour décrire leurs adversaires11.

  • Ou devrait-on voir leurs points de vue économiques? Rush Limbaugh semble creuser plus que la moyenne quand on présente des données tel la croissance économique12 et voit même tous les torts que crée le gouvernement à l’économie13. De son côté, Bill Maher est complètement endoctriné au keynésianisme14 et s’imagine que l’économie est un jeu à somme nulle, où les riches volent 80% des revenus15.

Bref, comme « intelligence » est un concept trop subjectif, ce n’est pas une raison pour donner une immunité d’insulte à une personne.

 

C’est de la comédie

 

Mais l’argument suprême pour défendre les exactions verbales de Bill Maher : c’est un comédien, alors que Rush Limbaugh est un homme sérieux. En effet, l’immunité humoristique (du moins, chez les liberals) existe aussi chez nos voisins du Sud.

 

Et les « liberals » en profitent abondamment :

  • David Letterman s’est abondamment moqué d’une des filles de Sarah Palin16, en plus de traiter cette dernière de putain. Imaginons un instant si Limbaugh avait osé dire la même chose des filles d’Obama ou de celle de Bill Clinton…

  • La comédienne Wanda Skyes a souhaité que les reins de Rush Limbaugh perdent leur capacité de fonctionner17. Si ça avait été l’inverse, Limbaugh aurait été traité de misogyne, de raciste (elle est Noire) et d’homophobe (elle est lesbienne).

  • Bill Maher n’est pas en reste et a affirmé que Dick Cheney (vice-président de George W Bush) serait mieux mort18. Et si on avait dit la même chose de Al Gore ou Joe Biden…

  • Maher (encore lui) a utilisé un message texte très explicite associé à Tiger Woods, et a suggéré que les Démocrates aussi devrait frapper les Républicains et leur faire passer toute sorte de lois stupides et liberticides.

Je pourrais continuer encore longtemps…

 

En conclusion, je me fiche éperdument de ce que Rush Limbaugh, Bill Maher ou n’importe qui d’autre a un micro, une page de journal ou une caméra dit. La liberté d’expression, c’est accepter de laisser l’autre parler, si dérangeant soit-ce. Par contre, si les médias décident de condamner les propos (certes condamnables) de Limbaugh, alors ils doivent aussi condamner les propos de Maher et des autres liberals. Sinon, c’est de l’hypocrisie crasse.

Pierre-Hugues Boisvenu ne doit pas démissionner

Par Simon Leduc

La fille de Pierre-Hugues Boisvenu a été sauvagement assassinée par un multi-récidiviste. Depuis ce temps, la défense des victimes d’actes criminels est devenue une véritable priorité pour lui. Après la mort de sa fille, il a fondé l’Association des familles de personnes assassinées ou disparues. Pendant des années, il a défendu les intérêts des victimes d’actes barbares. En 2010, Stephen Harper l’a nommé au Sénat. M. le sénateur continue sa quête à l’intérieur de la Chambre haute. Celui-ci est devenu le porte-parole francophone du gouvernement conservateur en matière de justice. Dans la Belle province, c’est lui qui défend les politiques du gouvernement Harper dans ce domaine.

Ses affinités avec les conservateurs dérangent beaucoup la gauche québécoise et les médias traditionnels. Il n’a pas peur d’attaquer de front les biens pensants de la réhabilitation qui pensent que tous les criminels sont réhabilitables (même les meurtriers). Il ne s’est pas fait beaucoup d’amis auprès des obsédés de la réhabilitation. Ceux-ci attendaient une occasion pour le discréditer et l’attaquer. Malheureusement, leur souhait a été réalisé.

Lors d’un point de presse avec les journalistes de la Colline parlementaire, le sénateur Boisvenu a fait une déclaration inappropriée :

«Faudrait que chaque assassin ait droit à sa corde dans sa cellule», a déclaré M. Boisvenu mercredi matin lors d’un point presse à l’entrée du caucus conservateur, précisant toutefois qu’il était contre la peine de mort. «Je pense à (Clifford) Olson, je pense à […] des tueurs en série qui n’ont aucune possibilité de réhabilitation», a-t-il expliqué aux journalistes .

Ce sont des propos inacceptables de la part d’un sénateur fédéral. Le principal intéressé a fait son mea-culpa. Il s’est excusé et a retiré sa phrase malheureuse. Malgré cela, les médias traditionnels ont durement et gratuitement attaqué la crédibilité et la réputation de Pierre -Hugues Boisvenu. Le Soleil a cité en Une le fait que le sénateur conservateur veut rouvrir le débat sur la peine de mort. Cette affirmation est totalement fausse. Durant le point de presse, M. Boisvenu a clairement dit qu’il était contre la peine capitale. Il a juste affirmé qu’elle serait peut-être appropriée dans certains cas de meurtriers en séries (Olson, Pickton, les Shafia,). Cet acharnement médiatique est totalement inadmissible.
L’ancien président de la AFPAD s’est excusé et a retiré ses propos désobligeants. Est-ce que les journalistes peuvent arrêter leur campagne de salissage contre le sénateur. Peut-on passer à autre chose? Plusieurs personnes demandent la démission de Pierre-Hugues Boisvenu. Ils disent que celui-ci n’a plus la crédibilité pour défendre les positions du gouvernement fédéral en matière de justice. Les élites bien-pensantes veulent sa peau.

Celui-ci ne doit pas se laisser faire. Il doit rester en poste et continuer son bon travail de sénateur. Au Québec, il est le seul qui défend les intérêts des victimes d’actes criminels. Les gourous de la réhabilitation pensent juste aux droits des prisonniers et ce au détriment des victimes.

M. Boisvenu, la majorité de la population québécoise est derrière vous. Ne vous laissez pas faire par les médias et les élites. Vous êtes un homme honnête et intègre qui a consacré sa vie à une noble cause. Continuez votre bon travail M. le sénateur.

Selon Jean-François Lisée : Tout va bien au Québec

Tout va bien au Québec :

Un nouvel ouvrage de Jean-François Lisée vient de sortir dans les librairies : « Comment mettre la droite KO en 15 arguments ». Dans son essai, l’auteur s’attaque au pessimisme de la droite concernant l’avenir économique du Québec. La mouvance conservatrice affirme que la Belle province est médiocre et qu’elle pourrait faire mieux dans les domaines de l’économie, l’éducation et la santé. L’ancien conseiller politique dénonce cette attitude alarmiste. Il pense que la société québécoise est en bonne santé économique et qu’elle se situe dans le plateau de tête des économies occidentales. Qui a raison? La droite est-elle trop défaitiste ou la gauche trop optimiste? Allons voir cela de plus prêt.

Les lunettes roses de Jean-François Lisée

M. Lisée pense que tout va bien au Québec. Voici quelques exemples qui prouvent le contraire. La dette publique québécoise augmente d’années en années. Elle est monstrueuse : 244 milliards de dollars . Notre système d’éducation est dans un état de décrépitude. Le taux de décrochage chez les garçons s’élève à 22.5% . Les écoles primaires ont de graves problèmes de propreté et cela pourrait causer des problèmes de santé aux élèves. Le temps d’attente moyen dans les urgences est de vingt heures . Cela peut mettre en danger la vie de patients qui ont besoin rapidement de soins médicaux. Nos infrastructures routières tombent en morceaux. C’est rendu dangereux de conduite une voiture au Québec. Le gouvernement québécois a perdu le contrôle de ses finances publiques. Celui-ci dépense l’argent des contribuables comme si cela poussait dans les arbres. Les déficits budgétaires s’accumulent depuis des années. Le déficit du régime de retraites des employés provinciaux frôle les milliards de dollars et la caisse de la RRQ sera vide en 2037 . À cause de cela, les générations X, Y et Z n’auront pas droit à de pensions. Chers Québécois, ne vous en faites pas avec tous ces problèmes, la gauche affirme que tout va bien. Il faut la croire sur parole.

Le Québec peut et doit faire mieux :

Il faut vraiment être inconscient pour affirmer que la société québécoise est en bonne santé. Il faut se dire les vraies choses, cela va mal au Québec. Le sacro-saint modèle québécois ne fonctionne plus. Ses politiques progressistes ont plongé le Québec dans un marasme économique important. Depuis 1960, le gouvernement du Québec (péquiste ou libéral) a dépensé sans compter afin de gagner des élections. Celui-ci a hypothéqué l’avenir des jeunes générations. L’État québécois est malade et il est sur son lit de mort. Celui-ci a besoin d’un remède fort et puissant pour guérir.

Le gouvernement du Québec doit mettre en place des réformes qui sont nécessaires pour sortir la province de sa torpeur. Il faut couper dans les dépenses gouvernementales afin de revenir à l’équilibre budgétaire. La réduction de la dette publique doit devenir une priorité. En éducation, il faut couper dans les structures administratives et donner plus d’autonomie aux écoles. La mixité doit devenir la norme en matière de santé. Il faut permettre aux médecins de pratiquer dans le secteur public et privé. Les mieux nantis devraient pouvoir payer pour leurs soins de santé. Cela permettrait de désengorger les listes d’attente et la classe moyenne inférieure aurait accès plus rapidement à des soins de santé. Les solutions sont connues et il faut juste avoir le courage de les mettre en place. Quoi qu’en pense M. Lisée, le Québec peut et doit faire mieux.

Malheureusement, aucun parti politique n’a le courage de réformer le Québec. Ils veulent juste gagner les prochaines élections. La classe politique se fout éperdument de l’avenir des générations X, Y et Z. Jean-François Lisée va être content. Le modèle québécois ne sera pas menacé par les politiciens actuels. À court et moyen terme, le Québec va continuer son lent déclin. Tôt ou tard, il va frapper un mur et cela pourrait lui être fatal.

Populisme et sophismes

La gauche est toujours prête à accuser la droite d’être populiste et simpliste. Pourtant, comme nous l’avons vu plus tôt cette semaine à Franchement Martineau, dans un débat opposant Jean Barbe et Éric Duhaime, ce sont le plus souvent les gauchistes qui sont simplistes et populistes. Pendant ce débat, il semblait suffisant pour M. Barbe d’affirmer que la dernière crise était le fruit de la dérèglementation et que le néolibéralisme règnait depuis trente ans. Selon lui, c’est supposé être l’évidence même, tellement qu’il ne sent aucun besoin d’offrir une preuve quelconque de ce qu’il avance. Nous sommes supposés prendre sa parole pour du « cash ». Quand Éric Duhaime lui a demandé de fournir des chiffres, il a tout simplement répondu: « Je ne donne pas de chiffres. »

Dans les faits, nos bons gauchistes sont tellements endoctrinés qu’ils croient tous à leurs propres mensonges. Pour eux, nul besoin de se justifier. C’est pour ça d’ailleurs qu’au camp des indignés, on voit tant de slogans anti-capitalistes. Chez eux, ces dogmes sont généralement acceptés sans l’ombre d’une preuve.  Je m’amuse d’ailleurs souvent à dire que pour les marxistes, la ligne entre idéologie et religion est plutôt brouillée; et ceci est un excellent exemple si vous notez l’acte de foi nécessaire ici pour accepter leur version des faits. Vous voulez les voir patiner? Demandez-leur quelle règlementation a été abrogée qui aurait causé la débâcle de 2008. Je vous parie qu’ils ne sauront pas quoi répondre.

Dans le but de rétablir les faits, je vais donc vous présenter des preuves que le fardeau règlementaire est loin d’avoir diminué aux États-Unis alors que la table était mise pour la dernière crise, au contraire.

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Le federal register est le recueil de tous les règlements fédéraux. Bien qu’il y ait eu dérèglementation sous Reagan, ses successeur ont vite rétabli la règlementation au même niveau qu’avant Reagan,  et plus, exception faite du terme de Carter. On peut facilement constater que le réputé capitalisme débridé de nos voisins du sud n’existe plus depuis très longtemps.

Le volume de la règlementation n’est cependant pas suffisant pour prouver quoique ce soit, si cette règlementation n’est pas enforcée par le gouvernement, alors qu’en est il des budgets alloués à cet enforcement de la règlementation?

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Encore une fois, on voit une augmentation constante des budgets des agences de règlementation. Alors elle est où au juste cette fameuse dérèglementation? Comme toujours, on constate que les assertions de M. Barbe tiennent plus du dogme que de la réalité.

Mais est-ce aussi vrai que le néolibéralisme règne au Québec? Encore une fois, quand on compare l’évolution de l’indice de liberté économique du Québec, on constate que le néolibéralisme est plutôt mort au Québec.

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Mais il est bien vivant dans les provinces qui paient la péréquation plutôt que de la recevoir. Encore une fois, la gauche pèche par populisme en lançant des slogans faciles mais faux. Croyez-le ou non, je sympathise avec les indignés et Dieu sait qu’ils ont de bonnes raisons de l’être, si seulement ils savaient ce qu’elles sont! Mais ils faudrait qu’ils cessent de s’imaginer qu’en transformant un parc municipal en bidonville, en se gelant la face et en grattant leur guitare en chantant « Kumbaya »; ils vont changer quoi que ce soit.