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Décaper le vernis du GIEC (2e partie)

Par Philippe David

Ceci est la seconde partie de mon résumé du livre de Donna Laframboise intitulé: «The Delinquent Teenager Who Was Mistaken for the World’s Top Climate Expert». Au départ je croyais pouvoir vous résumer ce livre en moins de 1500 mots, mais après avoir commencé, je me suis vite rendu compte que ça ne suffisait pas. Il y a suffisamment  de morceaux juteux dans ce livre pour alimenter des dizaines de textes. Je vais donc vous servir encore quelques morceaux choisis, mais je vous recommande fortement de lire le livre qui ne se vend que pour la somme minime de $4.99 US sur Amazon.com en version Kindle.

Dans la première partie, nous avons vu que dès la création du GIEC, l’ONU avait déjà pipé les dés en limitant son mandat aux seules causes d’origine humaine, ce qui explique déjà beaucoup de choses. Nous avons vu également qu’un nombre significatif de leurs prétendus «experts» sont des étudiant qui n’ont même pas encore leur doctorat (et dans certains cas, même pas de maitrise) et qui n’ont jamais publié quoique ce soit. Nous avons aussi démontré que d’autres ont été embauché strictement pour remplir des quotas de représentativité nationale au détriment de leurs compétences.  

Nous avons aussi révélé que le GIEC est complètement infiltré par des activistes d’organismes comme Greenpeace, le WWF et l’EDF. Que reste-t-il donc à dire au sujet du GIEC? Plein de choses! Après plus de 1500 mots de mon premier texte, je n’ai réussi qu’à égratigner la surface. Allons creuser dans le bois, voulez-vous?

La réalité ne cadre pas avec nos croyances alors nous préférons le virtuel

Un autre groupe très spécial au sein du GIEC est celui des modélisateurs climatiques. Ils ne sont pas des scientifiques dans le vrai sens du terme, mais au GIEC, ils sont des rock stars. Comme vous le savez peut-être déjà, de mon métier je suis consultant en informatique. Même si je n’ai jamais programmé de modèles climatiques, mes 30 années d’expérience dans ce domaine m’ont quand même enseigné ce que même les plus puissants ordinateurs peuvent et ne peuvent pas faire. J’ai d’ailleurs déjà livré ma pensée là-dessus, mais l’éminent physicien Freeman Dyson, qui lui, a travaillé avec ces modèles avait ceci à dire à leur sujet:

«They do not begin to describe the real world that we live in. The real world is muddy and messy and full of things that we do not yet understand. It is much easier for a scientist to sit in an air-conditioned building and run computer models, than to put on winter clothes and measure what is really happening outside in the swamps and the clouds. That is why the climate model experts end up believing their own models.»

Ce qui m’a étonné à ce sujet dans le livre de Donna Laframboise, c’est qu’aucune vérification indépendante n’est faite du travail des modélisateurs. Les mêmes personnes qui écrivent le chapitre des résultats de ces modèles écrivent également le chapitre d’évaluation de ces modèles. Croyez-vous vraiment que si vous demandez à des parents de décrire leur propre petit bébé, ils auront autre chose à dire qu’une intarissable liste d’éloges? En particulier parce que si un jour on décidait, à juste titre, que leurs modèles ne sont qu’un gros gaspillage de temps et d’argent, ils se retrouveraient tous au chômage?

Ces modélisateurs vivent en réalité dans une monde virtuel complètement coupés du monde réel.  Dans cet article de 2007,  cinq d’entre eux font un parallèle entre leurs modèles et une boule de crystal.

«We are now living in an era in which both humans and nature affect the future evolution of the earth and its inhabitants. Unfortunately, the crystal ball provided by our climate models becomes cloudier for predictions out beyond a century or so. Our limited knowledge of the response of both natural systems and human society to the growing impacts of climate change compounds our uncertainty. One result of global warming is certain, however. Plants, animals and humans will be living with the consequences of climate change for at least the next thousand years.» [caractères gras ajoutés]

Sans rire, ils affirment que nous subirons les conséquences du changement climatique pour le prochain millénaire, mais que leur «boule de crystal» devient brumeuse au-delà de 100 ans. Quand on regarde une comparaison des prédictions de leur modèles comparées aux données empiriques de la troposphère, on s’imagine facilement que la boule de crystal devient brumeuse bien avant 100 ans.

73 climate models vs obertvation

Un processus de sélection des auteurs aussi brumeux que les boules de crystal.

On nous présente également le GIEC comme un modèle de transparence. Mais en réalité, peu de gens comprennent comment le GIEC prend ses plus importantes décisions.  Ainsi, l’enquête de l’IAC révèle entre autre que le processus de nomination des auteurs, ainsi que des cadres du GIEC est plutôt nébuleux. Personne ne sait quels sont les critères de sélection. Lorsqu’une nomination est annoncée, il n’y a pas un mot sur les qualifications de la personne choisie. Nous devons les croire sur parole que ces personnes sont des experts.

Dans la conclusion du rapport (p. 63), l’IAC donne ces recommandations:

«• The IPCC should make the process and criteria for selecting participants for scoping meetings more transparent.
• The IPCC should develop and adopt formal qualifications and formally articulate the roles and responsibilities for all Bureau members, including the IPCC Chair, to ensure that they have both the highest scholarly qualifications and proven leadership skills.
• The IPCC should establish a formal set of criteria and processes for selecting Coordinating Lead Authors and Lead Authors.
• Lead Authors should explicitly document that a range of scientific viewpoints has been considered, and Coordinating Lead Authors and Review Editors should satisfy themselves that due consideration was given to properly documented alternative views.»

De plus, il est important de noter que le rapport signale aussi que depuis sa création, le GIEC n’a aucune politique ou mécanisme de prévention des conflits d’intérêts. La recommandation de l’IAC ne peut pas être plus claire à ce sujet:

«The IPCC should develop and adopt a rigorous conflict-of-interest policy that applies to all individuals directly involved in the preparation of IPCC reports, including senior IPCC leadership (IPCC Chair and Vice Chairs), authors with responsibilities for report content (i.e., Working Group Co-chairs, Coordinating Lead Authors, and Lead Authors), Review Editors, and technical staff directly involved in report preparation (e.g., staff of Technical Support Units and the IPCC Secretariat). »

Le GIEC s’est bien doté d’une telle politique en 2011, mais a indiqué que vu que les auteurs de son prochain rapport ont déjà été sélectionnés, il ne serait pas juste de les soumettre à cette nouvelle politique. Ils ont donc été exemptés.

Dans l’Himalaya, les cerveaux manquent d’oxygène.

Vous vous souviendrez peut-être du scandale des glaciers de l’Himalaya. Cette affirmation faite dans le rapport du GIEC de 2007 qui s’est avéré provenir d’une source douteuse qui n’était pas revisé des pairs? Affaire d’ailleurs promptement étouffée par les médias de masse, ce qui explique pourquoi vous n’êtes pas au courant que les glaciers ne sont en réalité que la pointe de l’iceberg.

En 2008, Rajendra Pachauri s’adressait ainsi à un comité de la législature de Caroline du Nord:

«I want to emphasize that the IPCC by itself doesn’t do any research, it mobilizes the best experts and scientists from all over the world and we carry our an assessment of climate change based on peer-reviewed literature, so everything that we look at and take into account in our assessments has to carry credibility of peer-reviewed publications, we don’t settle for anything less than that. » [caractères gras ajoutés]

En fait, Pachauri répétait constamment que les rapports du GIEC reposaient strictement sur de la litérature revisée des pairs. Quel embarassement lorsque qu’on a découvert que la source des prédictions sur les glaciers de l’Hymalaya n’était pas revisée des pairs. Ce que vous ne savez pas, c’est que ce n’était pas la seule référence dans le rapport de 2007 qui n’était pas revisée des pairs. Loin de là!

Donna Laframboise a demandé à des volontaires pour l’aider à vérifier toutes les références du rapport de 2007. Quarante-trois ont répondu à l’appel et voici les résultats:

  • Sur 18 531 références, près du tiers, soit 5 587 n’étaient pas revisées des pairs.
  • 21 sur 44 chapitres contenaient moins de 60% de références revisées des pairs.
  • Parmi les sources grises citées, on compte des articles de journaux et magazines, des thèses de maitrise et de doctorat non-publiées, des documents de Greenpeace et du World Wildlife Fund,  des communiqués de presse et des papiers de discussion gouvernementaux.

Il se trouve que l’utilisation de litérature grise (non-revisée des pairs) n’était pas interdite et pour être honnête, il serait difficile de s’en priver complètement. Elle était permise dans la mesure ou ces références étaient identifiées comme tel. Mais le GIEC n’était pas foutu de respecter ses propres règles, alors seulement 5% de la litérature grise était identifiée. De plus, aucune exigence n’existe quant au pourcentage de litérature grise utilisée. Si bien que certains chapitres contenaient aussi peu que 15% de références revisée par les pairs!!!  Le rapport d’enquête de l’IAC recommandait d’ailleurs  un resserrement de ces règles (P. 63).

«Clarifying the use of unpublished and non-peer-reviewed sources.

A significant amount of information that is relevant and appropriate for inclusion in IPCC assessments appears in the so-called gray literature, which includes technical reports, conference proceedings, statistics, observational data sets, and model output. IPCC procedures require authors to critically evaluate such sources and to flag the unpublished sources that are used. However, authors do not always follow these procedures, in part because the procedures are vague.

Recommendation:

The IPCC should strengthen and enforce its procedure for the use of unpublished and non-peer-reviewed literature, including providing more specific guidance on how to evaluate such information, adding guidelines on what types of literature are unacceptable, and ensuring that unpublished and non-peer-reviewed literature is appropriately flagged in the report.» [Caractères gras ajoutés]

Non seulement le GIEC n’a pas donné suite à cette recommandation mais l’exigence d’identifier correctement les références à  la litérature grise a été supprimée.

Le 14 avril 2010,  Donna Laframboise a envoyé un communiqué de presse pour révéler les résultats de sa revision des références du 4e rapport d’évaluation du GIEC (AR4). Avouez que ces révélations étaient plutôt surprenantes, considérant que Rajendra Pachauri ne cessait de répéter que le GIEC n’utilise que des références revisées des pairs et que toute autre référence n’est bonne qu’à être jetée aux poubelles

Quelle fût la réaction des médias? Nos journalistes se sont-ils précipités pour frapper à la porte de Pachauri pour lui demander comment il pouvait représenter si faussement les sources sur lesquelles reposent le rapport principal produit par son organisation? Était-il complètement ignorant de son contenu? Comment peut-on encore croire un traitre mot qui sort de sa bouche?

Eh bien non. Tout ce que le public a entendu est… le son des grillons. Silence radio complet. Les gardiens de la démocratie ont tous crû que cette nouvelle n’était pas assez importante pour vous en faire part, malgré que toutes les décisions de nos gouvernements en matière de climat, coûtant des centaines de milliards en deniers publics, reposent entièrement sur la crédibilité des rapports d’évaluation du GIEC.

Je reste sans mots devant une telle omerta irresponsable de la part des médias. De quoi donner de la crédibilité à de nombreuses théories du complot.

Il me reste encore du matériel pour une troisième partie. À suivre…

Décaper le vernis du GIEC (1ere partie)

Par Philippe David

Dans mon dernier texte, j’ai déboulonné le mythe du consensus scientifique de 97% en exposant la source maintes fois colportée par les médias et les autres meneuses de claques de la rectitude climatique. Nous avons vu que ce consensus n’est en réalité qu’une fausse représentation d’un exercice de comptage et de classification d’abstraits d’articles scientifiques par une équipe de militants éco-catastrophistes ( c’est exactement ce que sont M. Cook et son groupe). 

Aujourd’hui, je me propose d’abîmer un autre pilier d’autorité de ces éco-catastrophistes et qui a trop longtemps fait l’objet d’une complaisance aveugle de la part des médias: Le Groupe d’experts Intergouvernemental sur l’Évolution du Climat (GIEC).  Je sais que récemment, je semble obsédé par le sujet du climat, mais c’est surtout parce que j’ai logé une plainte à l’ombudsman de Radio-Canada au sujet de la fameuse bande dessinée sur leur site web et en documentant ma plainte, j’ai décidé par la bande d’exposer certains des faits que j’ai rassemblés sur Contrepoids. Je compte d’ailleurs vous tenir au courant de ces démarches dans un texte subséquent.

Le GIEC est un enfant-roi devenu déliquant juvénile

Je viens de terminer la lecture d’un livre très intéressant de la journaliste d’enquête canadienne Donna Laframboise intitulé: «The Delinquent Teenager Who Was Mistaken for the World’s Top Climate Expert». 

Delinquent teenager cover

Comme vous pouvez le deviner, elle compare le GIEC à un enfant-roi devenu délinquant juvénile qui fût tellement choyé et gâté depuis sa formation qu’il croit qu’aucune règle ne s’applique à lui et en lisant ce livre, vous réalisez très vite la justesse de cette métaphore. Ce qu’elle dévoile, preuves et références à l’appui, est vraiment accablant et devrait complètement discréditer le GIEC. Je me suis sérieusement éraflé le menton et j’ai avalé quelques mouches de surcroit en lisant ce livre à force de voir ma machoire tomber au plancher.

L’image qu’on se fait du GIEC est d’un monument de rigueur scientifique, au-dessus des considérations politiques, neutre et d’une transparence sans reproches. Tout ce qui en émane devrait être accepté sans question puisqu’il rassemble les plus éminents experts en climat. Les gouvernements de ce monde et les médias ne cessent de nous répéter ce mythe urbain en boucle. Inventez un mensonge, faites-le gros et répétez-le souvent et les gens finiront par l’accepter comme une vérité immuable. C’est exactment ce qui ce passe avec le GIEC. Commençons par son rôle et son mandat.

Le rôle et le mandat du GIEC

On imagine que le GIEC est un organisme scientifique et politiquement neutre et beaucoup d’efforts ont été faits pour entretenir cette image. Pour y croire, il faut complètement oublier que cet organisme a été fondé et opère sous l’égide des Nations Unies où absolument tout est politique. Le rôle primaire du GIEC depuis sa fondation en 1988 a toujours été de soutenir la création et le maintien d’un traité international sur lés émissions de gaz à effet de serre, la Convention-Cadre des Nations-Unies sur les Changements Climatiques (CCNUCC). La raison d’être du GIEC n’est pas, comme plusieurs le croient de, scruter et interpréter la documentation scientifique sur les changements climatiques afin que nos gouvernements puissent prendre des décisions éclairées sur les politiques à suivre pour en minimiser les impacts. Non. Le GIEC est en fait plus comme une commission d’enquête. Il a un mandat qui définit ses paramètres de référence.  Par exemple, la raison pour laquelle la Commission Charbonneau n’a pas pu enquêter sur des cas de corruption au delà de l’industrie de la construction est que ce n’était pas dans son mandat (on peut s’imaginer pourquoi d’ailleurs.) De la même façon, le GIEC a également un mandat qui est défini dans sa charte:

Le GIEC a pour mission d’évaluer, sans parti pris et de façon méthodique, claire et objective, les informations d’ordre scientifique, technique et socio-économique qui nous sont nécessaires pour mieux comprendre les fondements scientifiques des risques liés au changement climatique d’origine humaine, cerner plus précisément les conséquences possibles de ce changement et envisager d’éventuelles stratégies d’adaptation et d’atténuation. [ caractères gras ajoutés. ]

Vous avez bien lu. En 1988, alors que les sciences climatiques étaient dans leur enfance, que la litérature scientifique à ce sujet était quasi inexistante et qu’à peine plus d’une décennie plus tôt on craignait une nouvelle ère glaciaire, les Nations-Unies, avec l’appui de plusieurs gouvernements (dont le gouvernement canadien), avaient déjà décidé que le réchauffement climatique était dû aux émissions de GES créés par l’activité humaine et qu’un traité serait nécessaire pour limiter ces émissions.  Le GIEC fût alors créé non-pas pour établir la cause et les conséquences du réchauffement (le verdict était déjà déterminé d’avance), mais de fournir une justification d’apparence scientifique à l’idée que nous en sommes la cause et qu’un effort international sera nécessaire pour mitiger nos émissions de GES.

Ce simple fait devrait déjà miner la crédibilité du GIEC dans votre esprit, mais il y a plus. Beacoup plus.

Les «top guns» du climat… pas vraiment!

Rajendra Pachauri, directeur du GIEC de 2002 à 2015 a souvent répété que le GIEC employait la crème de la crème du monde scientifique. En ses propres mots:

«These are people who have been chosen on the basis of their track record, on their record of publications, on the research that they have done…
They are people who are at the top of their profession as far as research is concerned in a particular aspect of climate change.»

Et pourtant, c’est faux. Le GIEC a plusieurs fois employé des étudiants comme auteurs-associés, auteurs principaux, et auteurs principaux/coordonnateurs. Quelques exemples qu’on retrouve dans le livre de Mme Laframboise incluent Richard Klein qui a compété sa maitrise en 1992 à l’âge de 23 ans et est devenu auteur principal du GIEC en 1995 à l’âge de 25 ans, puis auteur principal/coordonnateur (le poste le plus sénior, responsable d’un chapitre entier de la bible climatique) à l’âge de 28 ans, 6 ans avant de compléter son doctorat en 2003. 

Ou Laurens Bouwer qui lorsqu’il a été choisi comme auteur principal pour le AR3 de 2001 était un stagiaire dans la Munich Reinsurance Company, n’avait pas encore terminé sa maitrise et qui n’a complété son doctorat que 10 ans plus tard

Ou encore Sari Kovats que le GIEC trouvait assez qualifiée en 1994 pour faire partie des 21 personnes appelées à travailler sur le premier chapitre sur la santé dans la bible climatique de 1995 (AR2), trois ans avant qu’elle ne publie son premier papier scientifique et 16 ans avant de compléter son doctorat.

Des experts? Vraiment? Que le GIEC embauche des étudiants post-grad pour assister dans les recherches est une chose. D’en faire des auteurs principaux en est une autre.

Des nominations politiques

Étant une agence de l’ONU, le GIEC est aussi soucieux de la représentativité au sein de son corps scientifique. peut-être même au détriment de leurs qualifications. En 2010, l’Interacademy Council (IAC) a été appelé à faire enquête sur les procédures du GIEC à la suite du scandale des glaciers de l’Hymalaya. Dans le cadre de cette enquête, ils ont mis un questionnaire en ligne pour recueillir les impression de gens internes ou externes au GIEC. Les réponses aux questionnaires sont disponibles ici.

Les réponses à ce questionnaire furent plutôt éclairantes à plusieurs égards. Vous donne quelques exemples citées dans le livre au sujet des nominations d’auteurs avec la page du document des réponses de questionnaire:

  • «There are far too many politically correct appointments, so that developping country scientists are appointed who have insufficient scientific competence to do anything useful. This is reasonable if it is regarded à a learning experience, but in my chapter… we had half of the [lead authors] who were not competent.» (p. 138)

  • «half of the authors are there for simply representing different parts of the world.» (p. 296)

  • «The team members from the developing countries (including myself)  were made to feel welcome and accepted as part of the team. In reality we were out of our intellectual depth as meaningful contributors to the process.» (p. 330)

C’est apparemment un secret de polichinelle au sein du GIEC que beaucoup des nominations ont très peu à voir avec l’expertise scientifique des candidats.

Cela ne veut pas dire qu’il n’y a pas de véritables experts au sein du GIEC, mais lorsque son directeur vous affirme que ce sont tous des gens au top de leur profession, choisis rigoureusement pour leurs qualifications et les papiers qu’ils ont publiés, c’est à prendre avec un gros grain de sel.

Infiltration verte

Comme si ce n’était pas suffisant de savoir que ceux qui écrivent les rapports du GIEC ne sont pas les experts qu’on prétend qu’ils sont, un autre facteur vient miner encore plus leur crédibilité: Un grand nombre d’entre eux sont également des militants actifs d’organismes comme Greenpeace, le World Wildlife fund (WWF) et l’Environmental Defense Fund (EDF). Pas juste au bas de l’échelle non-plus, mais à partir de la tête en descendant. Rajendra Pachauri lui-même a écrit la préface de deux documents de Greenpeace (ici et ici). 

Bill Hare, qui est apparemment considéré comme une «légende» à Greenpeace a servi comme auteur principal et reviseur expert dans la version 2007 de la bible climatique et un du groupe sélect de 40 personnes à contribuer au rapport de synthèse.

Le biologiste marin Ove Hoegh-Guldberg dont les travaux sont cités dans pas moins de 9 chapitres de la bible de 2007 a été auteur-contributeur et auteur-coordonateur pour le rapport #5. Pendant 17 ans il a également écrit quatre rapports pour Greenpeace et deux autres pour la WWF.

Michael Oppenheimer, auteur principal dans l’AR4 et auteur-coordinateur dans l’AR5 a été le chef scientifique de l’EDF pendant plus de deux décennies. Il continue d’ailleurs à conseiller cet organisme.

En tout et partout, dans l’AR4 qui a valu le prix Nobel au GIEC, deux tiers des chapitres ont au moins un auteur qui est un militant vert et certains chapitres en ont jusqu’à neuf. Imaginez le tollé si ces gens étaient à la solde d’Exxon…

Avez-vous le menton à terre? J’en ai encore à dévoiler, mais je devrai le faire dans une seconde partie.

À suivre…

Non, le GIEC n’est pas un organisme objectif.

Par Philippe David

Beaucoup de gens considèrent que le Groupe d’experts Intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) est l’autorité suprême en matière de climat sur cette planète et que comme telle, toute information émanant de cette organisation doit être traitée comme l’Évangile, irréprochable et inattaquable. Ce dogme n’est qu’une autre indication que les partisans de l’hypothèse (parce que ce n’est même pas encore une théorie au sens scientifique) du réchauffement climatique causé par les humains tient d’une foi religieuse plutôt que de faits scientifiques vérifiables.

Dans la réalité, le GIEC n’est pas un groupe scientifique du tout, mais plutôt un lobby politique dont le but n’est pas de déterminer quelle est la cause réelle du réchauffement de façon objective et non-biaisée, peu importe quelle pourrait être cette cause, mais plutôt de fournir une justification pseudo-scientifique  à la notion que la civilisation humaine est responsable du réchauffement climatique et de « suggérer » les moyens de mitiger les effets de ce réchauffement sont nous sommes supposément coupables. On n’a pas à aller chercher plus loin que la charte de cet organisme pour se rendre compte que pour lui, cette conclusion était pré-ordonnée depuis le début de sa création. Je cite:

Le GIEC a pour mission d’évaluer, sans parti pris et de façon méthodique, claire et objective, les informations d’ordre scientifique, technique et socio-économique qui nous sont nécessaires pour mieux comprendre les fondements scientifiques des risques liés au changement climatique d’origine humaine, cerner plus précisément les conséquences possibles de ce changement et envisager d’éventuelles stratégies d’adaptation et d’atténuation. [ caractères gras ajoutés. ]

Ce passage de la charte du GIEC spécifie en toutes lettres que son mandat se limite exclusivement au « changement climatique d’origine humaine », ce qui veut dire que les bonzes du GIEC se foutent éperdument de toute autre cause possible et ne considèrent que l’activité humaine comme cause possible aux changements climatiques alors que le lien entre ces changements et l’activité humaine est loin d’être évident à la lumière de la pause du réchauffement qui dure maintenant depuis plus de 17 ans (ce que la NASA, le NOAA et le GIEC admettent),  alors que le niveau de CO2 continue d’augmenter et rejoint maintenant les 400 ppm.

C’est pour ça que j’ai tendance à sursauter quand je vois le conseil des normes de publicité condamner un panneau publicitaire qui défie l’orthodoxie réchauffiste à titre de publicité trompeuse.

publicité - Friends of Science

La seule chose qu’on peut vraiment trouver de mensonger dans cette publicité, c’est que si nous ne savons pas vraiment si le soleil est LA cause du réchauffement, nous n’avons pas de preuves solides non-plus qu’il soit causé par l’homme. Alors de faire des publicités évoquant des catastrophes climatiques est tout aussi mensonger.

Selon un des plaignants, Michel Groulx, vice-président de l’ACS:

«Si le soleil contribue au changement climatique, sa contribution est minime, précise Michel Groulx. Il y a une accélération des changements climatiques et c’est l’activité humaine qui est en cause nous dit le GIEC. Il n’existe pas de corrélation que le soleil ait pu agir sur le climat sur une période aussi courte.»

Comme je l’ai démontré plus haut, le GIEC n’existe que pour une raison, convaincre le monde que la cause des changements climatiques est l’homme et que le seul remède est une réduction radicale de notre consommation énergétique et de notre niveau de vie. Cet organisme n’a aucun intérêt à ce que le réchauffement provienne de causes naturelles, malgré certaines évidences. J’ignore si effectivement le soleil est LA cause principale, mais je vous laisserai le choix de décider si le 3,27% du 4% total de CO2 que la race humaine émet dans l’atmosphère a une plus grande influence sur le climat que la grosse boule orange dans notre ciel, sans laquelle il n’y aurait aucune chaleur sur terre.

Le Nintendo climatique

Par Philippe David

J’ai plusieurs fois écrit au sujet du climat tant sur Contrepoids que sur le Minarchiste Québécois. Plusieurs fois, j’ai réitéré qu’il s’agissait d’une arnaque. On me demande souvent de quelle autorité je puis en juger puisque je ne suis pas un scientifique, ni un expert du climat. C’est vrai, mais Al Gore, Rajendra Pachauri, David Suzuki et Stephen Guilbeault non-plus.  S’ils peuvent donner leur opinion, moi aussi.

Cependant, il y a une spécialité importante qui est reliée à l’étude du climat sur laquelle j’ai une dose d’expertise pour y avoir travaillé pendant 30 ans, c’est l’informatique.  Comment est-ce relié au changements climatiques et qu’est-ce que je peux bien apporter au débat en vous en parlant? Eh bien, toutes les prédictions catastrophiques que vous lisez dans les journaux où que vous voyez dans les bulletins de nouvelles ont un talon d’Achille: Elles sont toutes fondées sur des simulations informatiques, pas sur des observations et comme je vais vous le démontrer, aucune d’elles ne donne de résultats conformes aux observations. Aucune!

Garbage In, Garbage Out

Demandez à n’importe quel scientifique digne de ce nom et il vous dira que le climat est très complexe et difficile à simuler. S’il vous dit le contraire, il devrait y avoir des sonnettes d’alarme dans votre tête. S’il est vrai que certains sous-produits de l’activité humaine comme le CO2 et le méthane affectent le climat en théorie, beaucoup d’autres facteurs naturels comme l’activité solaire, l’activité volcanique, la concentration de vapeur d’eau, les variation de températures de l’océan, les courants marins et les courants atmosphériques ont tous une influence sur le climat également. 

À quel point le climat est affecté par un de ces facteurs en particulier est justement ce que les scientifiques tentent de déterminer et la réalité est qu’ils n’en savent rien. C’est pourquoi il a toujours été ridicule de parler d’un consensus scientifique sur la question des changements climatiques. Nous n’en savons tout simplement pas assez sur les méchanismes du climat pour pouvoir faire l’affirmation que la « science est réglée ».  Au contraire, ça devrait encore une fois sonner une sonnette d’alarme dans votre tête.

Mais revenons du côté de l’informatique. Un logiciel informatique est aussi bête que celui qui en a déterminé les spécifications. En d’autres mots, l’ordinateur qui exécutera le programme va faire très exactement ce qu’on lui a demandé de faire, peu importe si les résultats sont bons ou pas. S’il y a une erreur dans le design du logiciel, ou une erreur dans la programmation ou une erreur dans les données que vous voulez analyser, le résultat sera très littéralement un bourbier sans aucune valeur, d’où l’expression populaire en informatique: Garbage In, Garbage Out ou GIGO.

La seule façon que vous saurez si votre modèle est bon, c’est s’il est capable de reproduire les données des observations passées et plus vous êtes capable de retourner loin dans le passé, plus votre modèle risque d’être fiable. Le problème avec les modèles que le GIEC nous présente est qu’ils négligent plusieurs facteurs naturels comme le mouvement des nuages et l’activités solaire dans un premier temps et ils tentent de faire des prédictions climatique, un phénomène qui se produit à l’échelle géologique (n’oublions pas que le climat évolue sur cette planète depuis plus de 4 milliards d’années) en utilisant des données statistiquement inignifiantes à cette échelle.

S’il y en a qui croient que la présente pause des 17 dernières années dans le réchauffement est statistiquement insignifiante (un argument que j’a maintes fois lu et entendu), dites-vous bien que la période précédente de réchauffement de 20 ans et même celle depuis la fin de la petite ère glaciaire en 1850, le sont tout autant. 

Donc, non-seulement les modèles ne sont pas fondés sur les bonnes prémisses au niveau de leur désign et ils négligent des facteurs très importants, mais ils sont nourris de données insuffisantes pour pouvoir faire une extrapolation fiable dans le futur.  Quel résultat ça donne? Je vais vous le donner, mais avant, je veux faire une petit point sur la méthode scientifique.

La méthode scientifique expliquée par Richard Feynman

Pour ceux qui ne connaissent pas Richard Feynman, je vous suggère de consulter sa bio. Il était un des physiciens les plus brillants du XXe siècle. La vidéo ci-dessus montre comment il définissait la méthode scientifique. Je vous la traduit grossièrement comme suit:

En général nous tentons de déterminer un loi comme suit:

1- Nous tentons de deviner (hypothèse)
2- Nous déterminons les implications de cette hypothèse dans la réalité
3- Nous comparons ces résultats avec la nature. Autrement dit, nous les vérifions en faisant des expériences

Si les résultats de l’expérience ne concordent pas avec l’hypothèse, alors celle-ci est fausse.  Cette simple affirmation est la clef de la science. Il importe peu que l’hypothèse soit la plus géniale du monde ou qui a émis l’hypothèse ou à quel point il peut-être intelligent ou quel est son nom. (NDLR: on pourrait ajouter aussi combien de gens croient en cette hypothèse), si l’hypothèse ne concorde pas avec l’expérience, elle est fausse.

Nous avons donc l’hypothèse que la présente phase de réchauffement est causée en grande partie par les émissions humaines de CO2. Les modèles du GIEC sont supposés être les expériences qui confirment l’hypothèse. Je vous laisse constater de vous-même s’ils ont réussi à prouver quoique ce soit:

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Que croyez-vous que Richard Feynman dirait de ces résultats, s’il était encore vivant? Laissez-moi répéter sa dernière phrase dans la vidéo: « If it disagrees with experiment, it’s wrong. That’s all there is to it. »

Et le GIEC et les alarmistes comme Barack Obama, le pape François 1er,, Al Gore, David Suzuki et Stephen Guilbeault  et la plupart des chefs d’état et les médias voudraient qu’on fasse une redistribution massive de richesse et une réduction massive de notre utilisation d’hydrocarbures basé strictement sur des modèles informatiques qui ont autant à voir avec la réalité qu’un jeu Nintendo et  ils croient que vous devriez être emprisonnés si vous n’êtes pas d’accord avec eux. Encore une chance qu’on ne brûle plus les hérétiques sur le bûcher.

Il y en a encore qui doutent qu’on a affaire à une secte religieuse?

Vert est aussi la couleur de l’argent (et du pouvoir)

Par Philippe David

Pendant que vous regardez les idiots-utiles de la religion verte se geler les couilles samedi dernier, j’aimerais vous entretenir que quelques faits que vous ignorez probablement au sujet de cette idée reçue au Québec que le réchauffement climatique est causé par l’homme et qu’il y a urgence de déconstruire toute l’industrie du carbone et de la remplacer par de l’énergie renouvelable à grands coups de subventions afin de « sauver la planète ».

97% des scientifiques sont de cet avis?

Le Président Obama lui-même a gazouillé sur Twitter que 97% des scientifiques étaient d’accord sur le fait qu’il y a un réchauffement global, qu’il est causé par l’homme et que nous courons vers la catastrophe. Si Obama le dit, ça doit être vrai, non? 

En fait, non, ça ne l’est pas et même si ça l’était, ça ne ferait aucune différence parce que cette affirmation est tout simplement un sophisme d’appel à l’autorité. De dire que 97% des experts sont d’accord ne prouve rien du tout.  Dans l’histoire de l’humanité, plusieurs théories ont fait l’objet d’un consensus comme l’idée que la terre était plate, par exemple. Peu importe le nombre de gens qui y croyaient pendant des siècles, nous savons qu’ils avaient tous tort. La seule chose qui importe en science, ce sont des résultats réels et reproductibles, pas les opinions. Il suffit d’une expérience dont les résultats contredisent une hypothèse pour que celle-ci soit invalidée. Seulement une! Le consensus est l’apanage de la politique, pas de la science.

Mais encore pire que ça, le fameux chiffre de 97% vient en fait d’une étude passablement biaisée de 12000 articles écrits depuis 1991 jusqu’à 2011 basée sur une recherche par mot-clé, réalisée par un activiste australien du nom de John Cook et un groupe de collaborateurs (Cook et al, 2013) et qui a été maintes fois réfutée.

Primo, l’étude dit dans les faits que parmis ceux qui expriment une opinion sur le réchauffement anthropogénique, 97% sont d’accord pour dire que l’activité humaine en était la cause. Pourtant, des 12 000 documents examinés, seulement 65 affirment avec un degré de certitude de plus de 50% que l’activité humaine est responsable du réchauffement et 78 indiquent totalement le contraire.

Du reste, un grand nombre de ces documents n’expriment pas d’aucune façon que le réchauffement est anthropogénique, mais ne formulent que des recommandation implicites. Voici la répartition des documents selon les opinions exprimées:
 Cook et al 2013 déboulonné

 Comme vous voyez, cette étude est très loin d’exprimer un consensus sur l’origine anthropogénique du réchauffement climatique, encore moins de permettre de déterminer l’adoption de politiques publiques coûteuses pour mitiger les émissions de CO2 basé sur une fumisterie statistique.

Si c’est de l’autorité que vous voulez, dites-vous bien qu’en contrepartie des 12 000 scientifiques du fameux consensus de Cook, les climatosceptiques peuvent fournir une liste de 31 487 scientifiques qui sont en désaccord, mais comme je disais plus haut, la science n’a rien à voir avec combien sont d’accord ou non avec une hypothèse.

 D’ailleurs, de tous les papiers évalués par Cook et al qui expriment un soutien à l’hypothèse que le réchauffement des 150 dernières années est probablement causé par les émissions humaines de CO2, pas un seul ne démontrent empiriquement que les présomptions des modèles informatiques du GIEC sur l’influence de la vapeur d’eau et des nuages sont exactes et si elles ne le sont pas, comme le suggèrent plusieurs publications, alors le réchauffement projeté par ces modèles est grossièrement exagéré. D’ailleurs, jusqu’ici, aucun de ces modèles n’a réussi à prédire quoi que ce soit conforme aux observations. Pas un seul, par exemple, n’avait prédit la pause du réchauffement qui dure depuis 1997. Alors, pourquoi continue-t-on à écrire papier par-dessus papier en soutien de cette hypothèse? Et pourquoi basons-nous des politiques publiques se chiffrant dans les milliards sur cette présomption?

« Follow the money »

Il faut suivre le fric pour vraiment comprendre les dessous de la lubie climatique. Une des accusations fréquemment lancée par les fidèles envers les climatosceptiques est qu’ils sont financés par les méchantes pétrolières et les vilains frères Koch. En fait, selon Greenpeace, ces derniers auraient contribué pour $79,048,951 à divers thinktanks climatosceptiques de 1997 à 2010. Voici, selon eux, la répartition de ce financement maléfique:

climate denial funds

Notons au passage que les revenus de Greenpeace International se chiffraient en 2013 à 68 830 000 Euros, soit environ $72 millions USD pour une seule année. Mais voici pour vous donner une petite idée de l’ordre de grandeur des différences en financement, tout ce que le gouvernement américain a dépensé en subventions de toute sorte pour soutenir l’hypothèse du réchauffement anthropogénique:

climate-funding-US-govt-spending-web

 Et c’est sans parler de toutes les subventions d’autres gouvernements à travers le monde pour la recherche sur cette même hypothèse, ni des $170 milliards en crédits de carbones échangés annuellement ou du quart de billion (trillion en anglais) de dollars en investissements au développement d’énergies renouvelables. On peut facilement constater que les frères Koch et Exxon ne font tout simplement pas le poids. Ça fait enormément de gens qui perdraient leur gagne-pain, si l’hypothèse du réchauffement anthropogénique venait à tomber.

Si avez autant d’argent à investir dans une théorie, croyez-vous que vous arriveriez à recruter un grand nombre de gens pour vous dire ce que vous voulez entendre?

Le plus ironique est que malgré tout cet argent et toute cette propagande, il n’existe toujours pas de preuve irréfutable que le réchauffement climatique est de source humaine plutôt que de causes naturelles, encore moins que ce réchauffement ait des conséquences catastrophiques.  Nous ne comprenons tout simplement pas assez les mécanismes du climat pour tirer de telles conclusions. On devrait exiger un remboursement.

Une croisade idéologique contre le capitalisme.

La photo que j’ai mis à l’en-tête de mon texte n’est pas accidentelle. Derrière la propagande catastrophiste se cache une croisade contre le capitalisme. On a depuis longtemps décidé que le fait d’attribuer le réchauffement à l’activité humaine était l’excuse parfaite pour blâmer le capitalisme et sa soi-disant exploitation et son consumérisme et promouvoir le socialisme en solution de rechange. Les gouvernements et les activistes travaillent très fort à nous convaincre que c’est notre faute, qu’il nous faut agir en réduisant notre dépendance aux hydrocarbures et en pratiquant la simplicité volontaire. Tout le discours mathusien voulant que nous allons épuiser toute nos ressources est orienté vers ce seul but.

Ils n’ont pas réussi à nous convertir au communisme et à la planification centrale entière de notre économie à travers la lutte les classes, alors les melons d’eau veulent le réaliser en nous faisant croire que nous détruisons la planète par notre propre cupidité et que la seule façon de renverser la vapeur est de nous soumettre à la planification économique d’un gouvernement omniscient. N’avons-nous pas eu suffisamment d’exemples de ce que donne ce genre de planification anti-marché pour réaliser ce que ça va donner?

Regardez ce que ça nous donne au Québec avec ses politiques sur les éoliennes, les hydroliennes, l’électrification des transports, les bixis, etc.,  et notre résistance à tout développement de ressources pétrolières et gazières  Combien de millions gaspillons-nous à chaque année alors que nous sapons notre propre économie?

Et si le réchauffement était naturel?

Nous dépensons des milliards chaque année sous la prémisse que nous sommes responsables du réchauffement. Et si nous nous trompons? Tous cet argent que nous dépensons pour limiter nos émissions de carbone (qui dans les faits n’est non seulement pas un polluant, mais apporte même des bienfaits à la croissance des plantes), ne serait-il pas un énorme gaspillage? Pouvons-nous mitiger les effets néfastes du réchauffement d’une autre manière? Si effets néfastes, il y a? Supposons que le réchauffement faisait vraiment monter le niveau des océans, ne serait-il pas moins coûteux de construire des digues pour enrayer les inondations, que de tenter vainement de controler le climat?

Voyez-vous, il peut y avoir de multiples solutions à un problème mais pour une raison étrange, nous nous obstinons à essayer de pousser la solution qui est la plus coûteuse et la moins efficace et si quelqu’un essaie d’aller à contre-courant, on l’ostracise et on va même suggérer l’emprisonnement (comme David Suzuki, par exemple). Depuis deux décennies, on essaie d’étouffer tout débat. Il est temps d’extraire la politique du débat climatique et commencer à considérer le problème sous tous ses angles et pas seulement le carbone. Après cela, peut-être arriverons nous aux bonnes solutions.