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Lettre aux profs de l’UQAM

Par Philippe David

Messieurs, Mesdames,

Je prends le temps de vous écrire ces quelques lignes, question  de faire le point sur l’attitude que certains d’entre vous et votre syndicat ont envers la présente crise étudiante.  Tout me donne l’impression que vous n’avez pas exploré la question sous tous ses angles et j’aimerais pointer ce que je considère être quelques lacunes dans votre jugement.

Je n’ai absolument rien contre la liberté d’expression et celle d’association. Au contraire, tous ceux qui me connaissent savent qu’il n’y a que peu de défenseurs de toutes les libertés aussi fervents que moi. Aussi suis-je très qualifié pour vous affirmer que la liberté à tout crin n’existe pas. Toute liberté doit s’exercer dans le respect de celles des autres.  Ce qui signifie, n’en déplaise à la soi-disant Ligue des droits et libertés, que la liberté d’expression et d’association des étudiants  qui ont choisi de boycotter leurs cours ne peut s’exercer que dans le respect du choix des autres étudiants qui ont voté contre et qui choisissent de continuer leurs cours. Elle ne peut aussi que s’exprimer dans le respect de l’institution d’enseignement, que vous considérez vous-mêmes comme un sanctuaire. Ces étudiants ont donc le droit de s’exprimer paisiblement, mais n’ont pas le droit moral d’utiliser la force et l’intimidation pour faire annuler les cours et vider les classes manu militari. Ils n’ont pas non plus le droit de verrouiller les portes, barricader les couloirs ou détruire la propriété sur les lieux. À partir du moment où les étudiants se livrent à ce genre d’activités, leur droit de manifester n’existe plus et il est parfaitement justifié de sanctionner leur comportement qui est inacceptable dans un soi-disant « sanctuaire ».

Considérant que ce n’est certainement pas la direction de l’université qui a initié le boycott des cours ou choisi d’empêcher certains étudiants d’assister à leurs cours alors qu’elle a l’obligation morale de satisfaire le contrat qui la lie aux étudiants, l’université avait parfaitement le droit d’imposer toute sanction que la direction juge raisonnable contre tout étudiant qui ne respecte ni les droits des autres étudiants, ni l’institution et les règles qui la régissent. Je me demande donc sérieusement selon quelle logique les gens éduqués que vous êtes peuvent cautionner et défendre ces étudiants?

Le rôle de l’université n’inclue-t-il pas celui d’éduquer? N’est-ce pas là une très noble mission? N’est-ce pas votre propre vocation en tant qu’enseignants? Comment se fait-il donc que vous preniez la part d’étudiants qui ne semblent pas vouloir étudier contre ceux qui veulent vraiment le faire? Votre rôle n’est-il pas justement d’aider ces derniers à s’accomplir plutôt que de leur nuire? Vous êtes-vous seulement arrêtés à réfléchir au tort que vous leur causez alors que tout ce qu’ils cherchent à faire est de continuer paisiblement leur éducation? Si vraiment ces étudiants veulent vraiment changer le monde, je les félicite, mais n’arriveront-ils pas mieux à changer le monde en graduant avec honneur et en devenant d’influents penseurs, journalistes, avocats, entrepreneurs, ingénieurs  ou même des politiciens, que brandir des pancartes dans la rue?

Après les incidents de la semaine dernière, qui voudra fréquenter votre université, mis à part les fauteurs de troubles qui semblent se complaire à simplement user leur fond de culotte? Chose certaine, je n’encouragerai certainement pas mes enfants à y aller et je ne serai pas le seul. Peut-être n’avez-vous pas non plus songé au fait que la réputation de votre université étant entachée à la fois par les actes de certains étudiants et par votre propre complaisance, les étudiants diplômés de votre institution feront face à des préjugés lorsqu’ils postuleront pour un emploi? Sans oublier que ceux que vous encouragez à faire des méfaits souffriront  peut-être le stigmatisme additionnel d’avoir un casier judiciaire. Après tout, ils n’ont pas tous un papa influent.

Loin de moi de vouloir vous prêter des intentions, mais votre appui des étudiants en boycott contre « l’austérité » n’est-il pas dans votre propre intérêt plus que le leur? N’est-ce pas vous qui risquez de perdre vos acquis et vos pensions si le gouvernement faisait un véritable effort d’assainissement des finances publiques? Les jeunes, au contraire, auraient beaucoup à gagner de ne pas payer les taxes et impôts additionnels que le statu quo va certainement leur livrer dans un futur pas trop distant. À moins que ce ne soit pour réaliser un vieux rêve de soixante-huitard? Agissez-vous vraiment dans leur intérêt ou le vôtre? Prenez-donc, s’il vous plait, le temps d’y réfléchir.

Le droit de tout casser?

Par Philippe David

 Cette fois-ci, je serai sans pitié pour les étudiants impliqués dans l’occupation des locaux de l’UQAM.  N’en déplaise aux professeurs qui dénoncent l’usage de la police par le recteur de cette université, il n’existe pas et n’a jamais existé un droit de tout casser. Saccager n’est pas une forme de libre expression. L’usage de la force et de l’intimidation n’est pas l’apanage de gens civilisés mais celui de brutes écervelées qui n’a aucune place dans une institution supposément vouée au savoir. 

Un privilège

Les études supérieures collégiales et universitaires ne sont pas un droit, elles sont un privilège chèrement payé par les contribuables. Un privilège que ces étudiants ne méritent carrément pas. Je me demande si ces étudiants seraient là à tout casser, s’ils avaient à supporter le véritable coût de leurs études? Seraient-ils là à se pogner le beigne s’ils devaient payer $10 000/an (ou plus)? Leurs parents seraient-ils complaisants à leur égard? J’en doute fort! Mais quand quelque chose est gratuit ou presque, nous avons tendance à y attribuer très peu de valeur. S’ils devaient vraiment travailler pour payer pour leurs études et que leurs parents devraient ré-hypothéquer leur maison pour leur offrir cette chance, ils verraient les choses d’un tout autre oeil.

Quel droit de grève?

Soyons clairs, si des associations étudiantes existent pour résoudre des litiges entre les étudiants et la direction d’un établissement d’enseignement, elles ne sont pas des syndicats de travailleurs.  Elles ne sont pas régies par les même lois. L’étudiant n’est pas un travailleur. Il est un client qui reçoit un service. Il a parfaitement le droit de boycotter ce service, s’il en est insatisfait, après tout, ce c’est lui qui en subira les conséquences, mais ils n’a aucun droit d’empêcher les autres étudiants de bénéficier de ce service.

Personne n’a le droit moral de brimer les libertés des autres. C’est pourquoi les associations ne bénéficient d’aucun droit de grève. C’est donc absurde de vouloir baliser un droit qui n’existe pas. Le baliser, ce serait de reconnaître son existence. Les lois existantes désignent déjà l’usage de la force et de l’intimidation par certains étudiants pour interrompre les cours comme des actes criminels, agissons en conséquent! Si les coupables sont des étudiants, ils méritent au moins d’être expulsés (allez voir à Yale ou Harvard ce qui arriverait à des étudiants qui agiraient de la sorte). Si des professeurs s’interposent ou encouragent des méfaits, ils méritent également des sanctions. C’est pourtant simple, il me semble!

Une légitimité contestable

Lorsqu’on voit les exécutifs d’associations étudiantes manipuler les votes de boycott, ou même les ignorer. Quand on les voit endosser tacitement, si ce n’est pas explicitement les casseurs. Quand on les voit se conduire en matamores envers les étudiants qui les opposent.  Quand on les voit faire des revendications qui ne sont même pas du ressort de la direction  de leur institution d’enseignement, je me demande si on ne devrait tout simplement pas remettre leur légitimité en question.

Il est plutôt clair que les associations étudiantes ne remplissent d’aucune façon le rôle qu’elles sont supposées remplir lorsqu’elles s’attaquent à des causes aussi nébuleuses que l’austérité budgétaire du gouvernement en place ou la consommation d’hydrocarbures en saccageant leurs institutions et en intimidant un grand nombre de ceux qu’elles sont supposées représenter. Je me demande si on ne devrait tout simplement pas les abolir ou du moins, retirer l’accréditation de celles qui sont fautives.  On devrait aussi leur faire supporter le coût de leurs frasques en leur faisant payer pour les dommages causés par leurs actions. Être ministre de l’éducation, j’y songerait sérieusement.

 


Photos: Agence QMI
Caricature: Beaudet

Tant qu’à protester…

Par Philippe David

L’adolescence et le passage à la vie adulte sont une période de grande confusion.  Je peux certainement attester que cette période fût particulièrement difficile pour moi. Nous croyons tout savoir, mais nous ne savons rien et nous sommes particulièrement  vulnérables à l’endoctrinement à cet âge où nous venons à peine de prendre conscience des injustices de ce monde et c’est trop facile de se laisser influencer par des solutions simplistes comme « Faire payer les riches ».

Je comprend donc un peu pourquoi les jeunes se révoltent, mais comprendre ne veut pas dire approuver.  On a beau se révolter, mais encore faut-il le faire pour les bonnes raisons. Malheureusement, nos jeunes manquent affreusement de connaissances de l’histoire et d’économie, ce qui les amène à parader dans les rue en agitant le drapeau de l’URSS ou en portant un t-shirt du Che, symboles d’un système qui a pourtant appauvrit, affamé et tué des millions d’individus au nom d’un idéal collectiviste insoutenable et du tout-à-l’état. Ce que nous avons ici n’est pas du communisme, mais c’est une version « soft » du fascisme. C’est le contrôle étatique d’une économie privée par le copinage corporatiste et syndicaliste. Mais l’histoire a déjà démontré que ce genre de modèle est insoutenable à long-terme. Comme pour toutes les formes de socialisme (et le fascisme EST du socialisme), l’argent des autres finira toujours par manquer.

Les Don Quichotte du statu quo

Et ils se révoltent contre quoi, nos jeunes? Se révoltent-ils contre les temps d’attente dans nos salles d’urgence? Contre les listes d’attentes pour les chirurgies? Contre la corruption endémique de l’état? Contre le décrochage scolaire? Contre l’illettrisme chronique produit par notre système d’éducation merdique et dont ils sont les premières victimes? Est-ce qu’ils rêvent d’une économie dynamique qui leur assurera un emploi et un brillant avenir? Non!

Ils font la révolution pour obtenir les même privilèges dont dont ont profité leurs ainés, mais qui nous conduisent à la ruine. Ils rêvent du statu quo qui nous mène vers un mur ou pire! Ils veulent appuyer sur l’accélérateur! Ils ont été tellement endoctrinés par des profs syndicalistes encroutés, qu’ils ne réalisent pas que les tables du buffet sont vides et que ce sont eux qui vont se retrouver avec la note.  Parce que leurs ainés se sont bien empiffrés mais n’ont payé qu’une fraction de ce qu’ils auront à payer pour le maintien de ces services. Le reste, ils l’ont pelleté par en avant sur la dette et ce sont les jeunes qui devront la payer.

C’était facile d’offrir des belles pensions de vieillesse quand il y avait 7 travailleurs pour un retraité mais qu’arrivera-t-il quand ce sera un travailleur pour 7 retraités? Mais on leur a fait croire que l’argent pousse sur les arbres. « Refusons l’austérité » qu’il disent. Sauf que l’austérité dont ils se plaignent n’est qu’un moulin à vent , pas un géant et le véritable géant qu’ils ignorent, c’est la dette qu’ils devront payer avec des impôts toujours plus élevés. C’est aussi une détérioration constante des services publics qui leur sont si chers parce que la façon qu’ils sont livrés est inefficace et coûteuse et que trop de l’argent public est avalé dans des trous noirs.

Le gouvernement est le problème, pas la solution

L’économiste Milton Friedman disait qu’il existe quatre façons de dépenser de l’argent:

1- Vous dépensez votre argent pour vous-même et vous serez naturellement soucieux d’obtenir le meilleur service au meilleur prix

2- Vous dépensez votre argent pour quelqu’un d’autre et vous serez soucieux du prix, mais pas tant de la qualité de ce que vous achetez. 

3- Vous dépensez l’argent des autres pour vous-même et vous ne sous soucierez pas tant du prix et vous aurez un méchant bon lunch.

4- C’est comment le gouvernement dépense de l’argent. Vous dépensez l’argent des autres pour les autres et dans ce cas, vous vous fichez éperdument combien ça coûte ou de ce que ça vaut.

C’est ce qu’on voit régulièrement dans la façon cavalière que les deniers publics sont dépensés tant par les politiciens que les fonctionnaires et la façon indécente que certains se graissent la patte et celle de leur petits zamis.  C’est ce qu’on voit dans la façon que certains programmes inutiles sont maintenus en vie, simplement pour préserver des jobs de fonctionnaires. 

Hé les jeunes! Tant qu’à vous faire tabasser par les flics…

Vous voulez avoir une éducation de meilleure qualité les jeunes? Vous croyez que nos universités sont sous-financées? Alors vous auriez tout intérêt à exiger du gouvernement, non pas qu’il augmente les impôts et les taxes, mais qu’il fasse le ménage et qu’il cesse de s’éparpiller et financer des missions qui ne sont pas les siennes.

Vous auriez aussi intérêt à exiger que le gouvenement en fasse moins, parce que le gouvernement est la façon la moins efficace de dépenser de l’argent et que le meilleur endroit pour cet argent plus tard sera dans vos poches plutôt que dans les mains des fonctionnaires parce que vous savez beaucoup mieux qu’eux quoi en faire. 

Vous devriez aussi exiger que le gouvernement rembourse la dette ici et maintenant pendant que vos parents sont encore là pour vous aider à la payer. Quand il ne restera que vous pour rembourser les $275 milliards, ça va faire mal et c’est vous qui allez manger de la merde. Mais de grâce! Arrêtez de manifester pour maintenir un modèle qui va vous écraser et vous appauvrir!

L’ironie de l’augmentation des cotisations des associations étudiantes

 

Par Joey Laflamme

Donc annonce d’une hausse des frais de cotisation de 100% pour une année par les assos, mais il y a quelques mois pour une hausse de 75% sur sept ans on emmerde la province au complet. Notez quand même l’ironie de la situation, les membres d’associations étudiantes en grève bloquent l’accès aux cours, cassent les noix de ceux qui veulent aller à leur cours en beuglant et en jouant de la trompette dans les couloirs, ces même personnes qui harcèlent et intimident leurs membres (membres bien malgré eux d’ailleurs) au nom d’une hausse selon eux  injustifiée, se tournent vers les étudiants, les membres qu’ils représentent et leur demandent plus.

C’est d’un ridicule consommé. Réfléchissons-y un peu. Ces personnes se disent trav… manifester au nom de la gratuité scolaire au du moins, à des frais qui ne nuirait pas à l’accessibilité mais augmentent les frais de cotisation forcé. À mon sens, c’est le frais que je ne paierai pas si on m’en donnait le chois. Après tout, la liberté d’association (droit garanti par la charte des droits et liberté du Canada) implique qu’on a un choix à faire librement de s’associer ou non; et même s’il s’agit d’un groupe apolitique, je ne vois pas l’intérêt d’être membre d’une association étudiante ou de cotiser pour eux. J’ai fait une session de cégep jusqu’à maintenant et je ne me suis jamais dit que j’avais désespérément besoin d’une asso étudiante pour me représenter, à la base je vais là pour étudier et être évalué selon la qualité de mon travail. Je ne dis pas que dans certains cas les associations étudiantes ne sont pas pratique, c’est toujours bien d’avoir des gens qui ont le temps d’examiner un cas de notes d’examen qui a été, selon l’élève, douteux par exemple. C’est des choses qui peuvent arriver et c’est vrai qu’ils offrent une foule de services franchement intéressant (qui pourrait leur permettre de se financer eux même, par exemple à Garneau le Café oxymel) et le fond de dépannage est très bien aussi. Par contre là où je ne suis plus leur logique, qui leur a donné le mandat de bloquer l’accès aux cours ou par quel logique tordue on peut arriver à la conclusion que dans l’intérêt des étudiants on peut faire des assemblées sans informer personne pour donner un mandat de grève  (mandat qui, aux yeux de la loi, n’est que pure fiction) le tout dans des assemblés avec votes à mains levée (ou la nouvelle invention du vote à la main levée et la tête baissée)?

Ce qui m’amène au deuxième point de cet argumentaire, celui de leur légitimité d’augmenter les frais. On parle des mêmes associations qui trouvent justifiable de prendre sans mon consentement une partie de l’argent que je paie pour mon inscription et qui en font….. Who knows? Bien sûr ils disent le faire pour mon intérêt parce que rappelons-nous qu’ils me connaissent sur le bout de leurs doigts et savent se qui est bon pour moi plus que n’importe qui, même moi! Mais pensons en consommateur; parce qu’ils sont à notre service pas vrai? Si on pense à tout les abus que les leaders étudiants ont endossé, sur la base de faire respecter une décision démocratique, ont-ils vraiment le droit d’augmenter nos cotisations ? Ils l’ont,  mais méritent ils plus d’argent des étudiants? On parle des même gens qui bloquent l’accès aux cours, intimidaient les gens qui portaient le carré vert ou qui s’adonnait à des votes à mains levée et quand ça n’allait pas dans leur sens jouait avec des procédures pour omettre de lever l’assemblé pour ensuite passer à une autre vote une fois que les gens contre la grève ont foutus le camp…etc. La liste est longue. Imaginez n’importe quelle situation du genre. Prenons l’exemple de Mc Do. Bon, mauvais exemple parce qu’on a le choix d’acheter ou non chez Mc Do mais passons. Accepteriez-vous de payer plus cher votre burger si on crachait dedans? Ou qu’on vous donnait un service médiocre, vous iriez voir ailleurs. Ainsi que si on m’en donnait l’option, je ne donnerais pas un sous aux associations étudiantes puisque je n’ai pas l’impression d’être représenté et d’après les offres faites à la ministre Courchesne, (celui de couper dans les crédits d’impôts pour les étudiant dep et dec technique), je suis loin d’être le seul, enfin j’espère parce que j’aurais une drôle d’impression qu’on soufre tous d’un syndrome de Stokholm.

La démesure

 

Par Philippe David

Je ne sais pas pour vous, mais moi je commence à en avoir ma claque de la rhétorique malhonnête des défenseurs des carrés rouges. Si on doit en croire cette rhétorique, le Québec serait une dictature digne de l’Allemagne nazie, le Chili de Pinochet ou la Syrie de Bachar el Assad. Curieursement, les comparaisons avec des régimes comme l’URSS, Cuba, la Chine Maoïste ou la Corée du Nord ne sont jamais évoquées. Aussi compare-t-on le combat des étudiants pour réduire leurs frais le plus près possible de zéro à la lutte des indiens contre le colonialisme britannique, des noirs sud-africains contre l’apartheid, des noirs américains contre les lois Jim Crow, des femmes pour l’égalité des sexes ou même des homosexuels pour le mariage gai et quoi d’autre encore! Suis-je le seul à trouver ces comparaisons outrageuses et d’une malhonnêté intellectuelle extrême?

Où sont les morts qui jonchent nos rues? Où sont les exécutés? Qui a été privé de son droit de s’exprimer pacifiquement? Qui a vu sa porte défoncée au milieu de la nuit pour avoir simplement exprimé une opposition aux hausses? Voyez comment ce genre de comparaisons discrédite le discours? Une fois qu’on le compare avec ce qui se passe réellement, il perd toute crédibilité. Comment oser comparer des régimes responsables de tant de morts avec notre gouvernement actuel ou comment comparer la cause des carrés rouges avec celles de gens dont les droits les plus fondamentaux ont été violés? C’est une insulte à tous ces gens. Chose certaine, dans ce débat, même Ghandi aurait probablement été tenté de lancer une godasse à Amir Khadir.

Les carrés rouges ont-ils de bonnes raisons de protester contre les hausses de frais? Absolument! Tout comme les contribuables ont raison d’être choqués par toutes les hausses de tarifs et de taxes qu’ils ont du subir de la part de M. Bonheur. La nouvelle taxe santé est révoltante, ainsi que l’augmentation de la TVQ et des tarifs comme les immatriculations. Toutes ces augmentations sont le symptôme d’un modèle social-démocrate à bout de souffle et qui a grand besoin de réforme. Le problème avec le socialisme est que l’argent d’autrui vient toujours à manquer, disait Margaret Thatcher. Le Québec bien près d’atteindre le point où il lui sera impossible de continuer d’emprunter pour continuer à financer des programmes qui ne peuvent pas être financés par les taxes et les impôts. C’est inévitable. On ne peut pas vivre à crédit indéfiniment.

Ce qui me chagrine des étudiants est qu’ils ont été endoctrinés par des profs marxistes et ne réalisent pas que le gel ou la gratuité n’est plus possible. Il croient que si seulement l’état était mieux géré, il y aurait suffisamment d’argent pour financer les universités sans piger dans leur poche, mais devinez quoi? Tous les gouvernements gaspillent et tous les gouvernements sont inefficaces. C’est la conséquence directe de dépenser l’argent des autres pour leur bénéfice. Il n’y a aucun intérêt à essayer d’en avoir le plus possible pour son argent quand cet argent n’est pas le nôtre et que nous ne le dépensons pas pour nous-mêmes. Bientôt, nous aurons de plus en plus de retraités pour consommer des services sociaux et de moins en moins de travailleurs pour payer des impôts. Comment croyez-vous qu’on va pouvoir payer pour nos beaux services sociaux? Contrairement à la croyance populaire, l’argent ne pousse pas dans les arbres. La seule solution sera de réduire radicalement la taille de l’état. Or, c’est loin d’être ce pourquoi les carrés rouges protestent.

Les carrés rouges et leurs supporteurs ne cessent de répéter que le Québec est en train de devenir un état policier fasciste et totalitaire. Il convient de rappeler aux gens de quoi aurait l’air un Québec sous la gouverne de Québec Solidaire  (Voir la critique de leur programme par Pierre-Guy Veer ici et ici).  Suffise de dire que des mesures comme le plafonnement du revenu, la confiscation des héritages et l’interdiction des publicités nécessitent un état totalitaire. Quant à la liberté d’expression, on n’a qu’à constater les abus que Gilbert Rozon, Richard Martineau, Sophie Durocher, et Jacques Villeneuve ont été les victimes pour s’apercevoir que pour la gauche, ce concept n’est bon que lorsqu’on pense comme eux et que si le camarade Amir Luther Ghandir venait qu’à prendre le pouvoir, que ses critiques se retrouveraient probablement « dans le nord »… derrière des barbelés…

La réaction de la gauche concernant la Loi spéciale : Un mépris de démocratie?

Par Simon Leduc

Après vingt-deux heures de débats houleux à l’Assemblée nationale, le gouvernement libéral a adopté la Loi spéciale 78 avec l’appui des députés de la CAQ. Cette législation contient trente six articles mais les trois grands volets sont les suivants : la suspension des sessions dans les établissements en boycott jusqu’au 17 août, permettre aux étudiants de retourner en classe en toute tranquillité et l’encadrement du droit de manifester. Est-ce que la réaction de la gauche prouve qu’elle ne respecte pas la démocratie?

L’adoption d’une loi spéciale : une décision inévitable du gouvernement libéral:

Cela fait treize semaines que cette crise sociale empoisonne la société québécoise et plus particulièrement la métropole montréalaise. Les commerçants, les montréalais et les automobilistes sont les victimes de ces groupes radicaux qui font de la casse durant les manifestations nocturnes. Les étudiants (qui veulent étudier) se faisaient intimider et harceler par les carrés rouges aux portes des établissements postsecondaires. Le gouvernement Charest devait agir afin de mettre fin à ces actes illégaux. Il a adopté une loi spéciale pour mettre au pas ces extrémistes. Dorénavant, les organisateurs d’une manifestation qui regroupera plus de cinquante personnes vont devoir en informer les policiers huit heures avant le début de leur rassemblement. Avec cette mesure, certaines personnes affirment que le gouvernement libéral brime les libertés individuelles des manifestants. Cela se défend mais a-t-on pensé aux droits et libertés des commerçants, montréalais et automobilistes qui en ont marre de se faire écœurer par des casseurs et anarchistes?

La réaction de la gauche réactionnaire :

Sans surprise, la gauche québécoise a unanimement dénoncé et attaqué le projet de loi spécial du gouvernement libéral. Premièrement, les associations étudiantes ont dit que cela allait envenimer la crise sociale. La CLASSE refuse de se soumettre à cette loi qui selon elle, est injuste et attaque une génération entière. C’est une déclaration fausse. La législation veut mettre au pas une minorité d’étudiants radicaux qui ne veut pas respecter la loi. Selon Gabriel Nadeau-Dubois, cette loi est digne d’un régime autoritaire. Ce petit gamin n’a pas peur du ridicule. S’il veut voir quelque chose de ridicule, il a juste à se regarder dans le miroir. Certains manifestants n’ont pas de classe. Lors de la manifestation monstre du 22 mai, ils ont traité la femme d’un chroniqueur politique bien connu de salope, cela me lève le cœur. Deuxièmement, le Parti québécois a voté contre ce projet législatif. Dans ce dossier, l’opposition officielle a choisi de défendre une minorité d’anarchistes qui veulent faire avancer leur cause en utilisant la violence Pauline Marois a tourné le dos à la majorité silencieuse qui en a marre de se faire empoissonner la vie par une gauche radicale. Mme l’opportuniste crasse a décidé de flirter avec l’extrême-gauche. Et elle va en payer le prix au prochain scrutin. Il y a une chose qui doit être claire, cette politique a été adoptée par une majorité de députés élus de l’Assemblée nationale. Elle a force de loi et on doit la respecter et s’y soumettre.
Le mouvement progressiste respecte la démocratie quand cela fait son affaire. Quand un gouvernement légitime adopte une loi qui va à l’encontre de ses intérêts, il crache sur la démocratie et il va manifester dans la rue pour l’intimider et la faire reculer. Il faut que les gauchistes comprennent qu’une société civilisée ne peut pas fonctionner comme cela. Un gouvernement ne peut pas céder devant la violence et l’intimidation. Qu’on l’aime ou non, le gouvernement libéral de Jean Charest a été élu par le peuple québécois le 8 décembre 2008. Il a la légitimité démocratique pour diriger la province jusqu’à la fin de son mandat. Si les étudiants n’aiment pas Jean Charest, ils ont juste à voter contre lui aux prochaines élections générales.

Tous les Québécois doivent dénoncer haut et fort les appels à la désobéissance civile de la part d’une gauche radicale (Amir Khadir, la CLASSE, Léo-Paul Lauzon, François Avard, etc.). Cette attitude n’est pas acceptable dans une société de droit. L’attitude de la gauche québécoise durant cette crise sociale prouve bien qu’elle n’a aucun respect pour la démocratie, point à la ligne.

Une nouvelle alliance ou le gros bon sens?

Par Arielle Grenier

« Et si la CLASSE s’était elle-même exclue des négociations? » Tous se posaient la question alors que la CLASSE avait refusé de condamner la violence, mais cette fois-ci, coup de théâtre. La FECQ, la FEUQ et MÉSRQ ont fait front commun la semaine dernière pour tenter de dénouer la crise étudiante.

 

Il ne faut pas oublier que depuis le début de la crise, la CLASSE, la FEUQ et la FECQ se sont fortement opposées à la hausse des frais de scolarité.. Les Verts eux, ont subit pendant plus de 3 mois les traitements des Rouges : lignes de piquetage devant les cours, intimidation, violence, manque de respect des injonctions obtenues et j’en passe. Seulement voilà, la semaine dernière Léo Bureau-Blouin a informé ses membres que ceux-ci devaient respecter les injonctions. Un véritable vent de fraîcheur teinté de respect à l’endroit des étudiants pris au piège dans ce conflit qui dépasse de loin la hausse des frais de scolarité.

Cette nouvelle union va plus loin. Il ne faut pas se leurrer, la CLASSE ne fait plus partie de la solution. La CLASSE a un agenda politique très clair qui appelle à la désobéissance civile, ce qui doit contrarier la FECQ et la FEUQ. Par les récents propos de la CLASSE, Martine et Léo ont décidé d’être responsables face à leurs membres, la population du Québec et face à la Justice.

Il ne faut pas s’étonner que le Président de la FECQ ait fait cet appel au calme : qui d’autre l’aurait fait? Gabriel? Jamais! Jamais notre Gabriel national n’aurait plié devant le gouvernement Charest qu’il souhaite ardemment abattre aux futures élections. Et au profit de quoi? Ha oui, de notre fier Québec Solidaire qui respecte les travailleurs, les policiers et les étudiants qui souhaitent étudier. Gabriel Nadeau Dubois à Denis Levesque disait récemment : « Nous on ne veut pas embêter les gens, on veut embêter les Libéraux ». Vraiment? Donc TOUS les étudiants Verts sont libéraux, ainsi que tous les contribuables que vous avez empêché d’aller travailler en bloquant des ponts ou l’accès aux tours à bureaux du Centre-ville? C’est faux, plusieurs sont péquistes et ont honte de leur chef, d’autres sont caquistes et oui, certains sont libéraux. Avez-vous donc empoisonné la vie de ces étudiants et contribuables parce qu’ils étaient selon vous de jeunes libéraux? C’est donc du profilage que vous faisiez pendant plus de 100 jours!

 Et Martine? Que pouvons-nous dire de Martine Desjardins? Était-elle prisonnière de la très dangereuse CLASSE? Était-elle d’accord avec les plus récents actes de violences dans le métro ou ceux commis à l’endroit des étudiants Verts? Il ne faut pas oublier que depuis quelques semaines, plusieurs actes d’intimidation ont eu lieu, notamment à l’endroit des journalistes et chroniqueurs qui défendent les intérêts des étudiants ou qui remettent en question la légitimité des associations étudiantes. La leçon qu’ils devront retirer est bien simple: au Québec, si vous avez le malheur de vous soulever contre un mouvement gigantesque, on vous traite de la pire manière, car après tout, nous détenons le monopole de la raison et du savoir.

 Il est à noter que selon des sources anonymes, plusieurs individus arrêtés par la police possédaient sur eux des armes blanches, des barres de métal, des « slingshots » et autres objets servant à lutter contre la police. Un conseil, servez votre cause de façon noble et pacifique et la population sera de votre côté.

Quoi qu’il en soit, la CLASSE sera certainement exclue des prochaines négoctiations, si prochaines négociations il y a. Il faudra bien qu’un étudiant défende les membres du MÉSRQ, ceux de la population qui en a marre et de nos travailleurs qui paient des impôts servant à payer plus de 87% des frais de scolarité.

Cette alliance signera peut-être la fin d’une longue saga avec la CLASSE. La question que tout le monde va se poser: la CLASSE, avec tous ses extrémistes radicaux, continuera-t-elle d’empoisonner le climat politique du Québec ou va-t-elle décider de tirer sa révérence? Pour plus de détails, voici le nouvel article publié par Laurent Proulx dans le Prince Arthur Herald.

Jouer sur les mots

Il serait peut-être temps que les grands médias acceptent ce que les juges ont déjà confirmé et utilisent la terminologie appropriée. Les associations étudiantes ne sont pas des syndicats. Elles sont régies comme des corporations.

Les étudiants ne sont pas des travailleurs syndiqués, ils sont des clients des institutions d’enseignement. Ils paient pour le privilège d’un enseignement supérieur et un diplôme qui sera  le gage d’une rémunération supérieure dans un pas si lointain futur.

De refuser un service pour lequel on paye, n’est pas une grève. Une grève est un moyen de pression utilisé par un groupe de travailleurs sur leur employeur. Les règles qui régissent une grève, que les étudiants tentent d’utiliser pour forcer un boycott non volontaire par l’ensemble des étudiants selon une règle de majorité, ne s’appliquent pas à eux. Le code du travail ne peut que s’appliquer à des travailleurs, des syndicats et des employeurs, pas à des étudiants, leurs associations et les institutions d’enseignement.

Donc, j’ai de la difficulté à comprendre pourquoi les médias ont un si gros problème à appeler un chat, un chat et un boycott, un boycott, si ce n’est justement à cause du biais manifestement pro-syndical d’une majorité de journalistes.

Comment expliquer la popularité de Gabriel Nadeau-Dubois?

Par Arielle Grenier

Depuis l’automne dernier, Gabriel Nadeau-Dubois fait la manchette dans tous les journaux. Toutes les télévisions se sont entichées de ce jeune homme au discours provocant, convainquant et redoutable. Mais qu’en est-il réellement? Pourquoi les journalistes et médias sociaux sont tombés dans le piège de ce jeune homme? L’histoire est simple. Pour comprendre un phénomène, il faut s’intéresser au cadre sociopolitique qui le précédait. Gabriel Nadeau-Dubois n’est pas apparu comme par magie.

 

L’insatisfaction de la population face au gouvernement Charest.

 

Depuis plusieurs années, à tort ou à raison, la population du Québec fait face à un gouvernement dont le taux d’insatisfaction oscille autour de 70%. Plusieurs ont exprimé collectivement leur mécontentement en refusant catégoriquement des projets proposés par le gouvernement actuel. Rappelons-nous le projet du Suroît, la réingénierie de l’État, le projet du Mont-Orford, la Commission d’enquête sur la construction, les gaz de schistes et tout récemment le Plan Nord. Maintenant, dans le dossier du rattrapage des frais de scolarité universitaire, Gabriel Nadeau-Dubois et ses collègues ont su profiter de la conjoncture politique actuelle. Ils personnifient l’opposition à l’équipe Charest. En plus d’être jeune, Gabriel Nadeau-Dubois, ce politicien en herbe s’exprime dans un discours accrocheur et syndicaliste ce qui a naturellement attiré les médias. Malheureusement pour les Québécois, son discours cache une tout autre réalité, celle de la promotion de la désobéissance civile, du non-respect des décisions de la Cour, du saccage du bien publique et des biens privés et l’appel à la Révolution.

Dans une conjoncture normale, avec un taux de satisfaction envers le gouvernement d’environ 50%, la population aurait rejeté son discours et aurait été beaucoup plus critique à son endroit. Les médias ne se seraient même pas attardés à l’écouter et l’auraient vu tel qu’il est : un agitateur publique qui sème le trouble, le justifie et le promeut. En somme il serait resté dans l’ombre de lui-même et de sa Révolution.

Si les médias avaient plutôt fait leur travail de recherche, analysé son agenda politique afin de mieux comprendre ses intentions politiques réelles, ils n’auraient pas fait de lui le symbole de l’insatisfaction de la population québécoise face à ce gouvernement. Le gouvernement est donc devenu une proie facile.

 

L’agenda politique de Gabriel

 Pourtant, la hausse des frais de scolarité n’est qu’un prétexte pour faire une révolution sociale. Si la population savait qu’il ne respecte pas la loi, nos droits, qu’il se fout des décisions juridiques et qu’il est le grand responsable de toute cette violence, on le verrait sous un tout autre angle.

 Gabriel Nadeau-Dubois a profité de la conjoncture politique pour attirer l’attention des journalistes et de la population. Tous sont tous tombés dans le piège. Il est devenu le symbole de l’Opposition en chambre en ayant la sympathie du Parti Québécois et de Québec Solidaire. Le pire dans tout ça, c’est qu’il a bien mis en place son projet de révolution qui n’a rien de comparable à la Révolution tranquille. Est-ce normal de lancer des briques sur les voies du métro, de bloquer des ponts en coupant l’accès au travail de nos honnêtes citoyens, de peinturer en rouge des édifices publics et commémoratifs? Est-ce devenu la norme au Québec d’avoir recours à la violence et à la désobéissance civile pour s’exprimer? Il a fait de cette province le lieu d’une folie sociale.

Dans ce contexte social, il est normal qu’une femme aussi calme et posée que Madame Beauchamp n’ait jamais voulu négocier avec cet agitateur public. Imaginez les coûts sociaux et économiques que ce jeune homme a causés. Imaginez deux secondes à quel point il nous a menti. Du début à aujourd’hui, Gabriel Nadeau-Dubois pointe le doigt sur la ministre en l’accusant de ne pas faire son travail. Et ton travail Gabriel, fais-tu ton travail? Tu devrais représenter tous les étudiants, mais tu ne parles qu’au nom de ceux qui sortent dans les rues, qui bloquent l’accès aux salles de cours et tout ça, en te disant le grand détenteur de la vérité absolue.

 Gabriel, la population va bientôt comprendre que l’on n’aurait jamais dû t’accorder de l’importance, que sans la conjoncture politique personne ne te connaitrait. Le phénomène Nadeau-Dubois n’est que le résultat de l’insatisfaction de la population, car sans elle jamais ce message de violence n’aurait été toléré.

 J’aimerais dédier cet article aux étudiants de sciences politiques de l’Université de Montréal en espérant que vous changerez votre opinion de ce malheureux événement social.

 

Voici le lien du discours de Gabriel Nadeau-Dubois :

La grève du bon sens

 Nous avons atteint un point de rupture. Alors que le gouvernement est supposé entamer les discussions avec les associations étudiantes, tant réclâmées par nos élites gauchistes; la mauvaise foi règne par les bris répétitifs de la trêve mise en place pour favoriser la discussion. En effet, il semble que des éléments de la CLASSE ne sont même pas capables de se retenir de faire de la casse pendant 48 heures, mais ils voudraient qu’on les prennent au sérieux et qu’on les inclue dans les discussions. Pis encore, les représentants de la CLASSE aux négotiations n’étaient jamais venus pour négocier, mais pour exiger. Exiger quoi? La gratuité, rien de moins. Est-ce ça qu’ils appellent négocier de bonne foi?

Cet après-midi, la ministre Line Beauchamp nous a informé dans un point de presse de sa décision d’exclure la CLASSE des discussions. Comment pourrait-elle en effet négocier avec des gens qui ne sont pas capables de respecter un trêve de 48 heures, de condamner les actes de vandalisme commis durant des manifestations annoncées sur leur site web et qui en plus n’étaient pas là pour négocier de tout façon? Aussitôt que la ministre eut terminé son point de presse, nous avons appris que la FEUQ et la FECQ ont rompu les négotiations. Grave erreur. Peut-être l’ont-ils oublié, mais le gouvernement a la loi et la majorité de la population derrière lui.

Drôle de démocratie!

Ils se voient héroîquement tenir tête au gouvernement comme cet étudiant de la place Tien'anmen tenant tête aux tanks chinois. Ils devraient se souvenir que les étudiants de Tien'anmen luttaient contre un gouvernement établi par une des idoles des membres de la CLASSE et que les manifestations de la Place Tien'anmen s'est terminée par un bain de sang.

Les étudiants essaient de faire croire à une volonté démocratique légitime pour camper leur positions et même justifier faire du grabuge.  Ils ont une délusion romantique d’être les moteurs d’un printemps québécois. Ils se voient héroîquement tenir tête au gouvernement comme cet étudiant de la place Tien’anmen tenant tête aux tanks chinois. Ils devraient se souvenir que les étudiants de Tien’anmen luttaient contre un gouvernement établi par une des idoles des membres de la CLASSE et que les manifestations de la Place Tien’anmen s’est terminée par un bain de sang. Apparemment, les régimes que certains membres de la CLASSE aimeraient voir régner ici avaient beaucoup moins de tolérance que notre gouvernement actuel.

Ils oublient aussi que la majorité des étudiants ne sont pas en grève, mais même s’ils l’étaient, le gouvernement serait-il obligé de les écouter? Laissez-moi vous soumettre une autre question. Si la majorité des musulmans au Québec votaient pour instituer des tribunaux de la Charia, devrions-nous accéder à leur demande? Est-ce que ça leur donnerait le droit de tout casser si nous refusions de les écouter? Différente situation me dites-vous? Vraiment? Depuis quand la majorité de la population devrait subir les frasques d’une infime minorité? (200 000 sur 8 millions ne fait pas le poids) Sans compter que la démocratie présuppose un respect de l’ordre, des institutions et de la propriété. Elle est supposée être une antithèse de l’anarchie et de la loi de la jungle. La démocratie, telle que tentent de nous faire avaler les boycotteurs étudiants n’est pas de la démocratie.

Pour justifier leurs méfaits, la CLASSE cite des noms comme Rosa Parks, Ghandi et Martin Luther King, disant qu’eux aussi font de la désobéissance civile. Peut-être, mais je me souviens aussi distinctement qu’aucun des ces personnages ne cautionnait la violence et le vandalisme. Ils auraient certainement dénoncé les actes de vandalisme dont nous avons maintes fois été témoins ici à Montréal en particulier.

Le monde à l’envers

Comme si tout ça n’était pas déjà assez loufoque, des professeurs et directeurs de trois écoles secondaire ont permis aux étudiants de voter trois jours de boycott de leurs cours et appuyé leur décision! Mesdames et messieurs, c’est officiel. Ce sont maintenant les fous qui dirigent l’asile et les commissions scolaire et les directions d’écoles leur ont donné carte blanche! Si j’étais porté aux théories du complot, je pourrais facilement imaginer les syndicats tirant les ficelles, mais je préfère m’abstenir. À quand les boycotts de marmots à la garderie? Est-ce que ma fille de 4 ans va se retrouver à faire du piquetage bientôt?

Je crois que la comédie a assez duré et que la population en général a dépassé son niveau de tolérance pour ce genre de conneries. Il est temps que des mesures concrètes soient prises pour forcer la réouverture de tous les cégeps et universités et que des sanctions soient distribués aux directeurs d’institution et professeurs récalcitrant. Le gouvernement ne peut certainement pas forcer les étudiants à retourner en classe, mais il peut certainement forcer les institutions et les professeurs à faire ce pourquoi ils sont payés. Les étudiants qui s’obstineront à continuer de boycotter leurs cours couleront tout simplement leur session. Il y a quand même des limites.