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Éteindre le feu

Par Philippe David

Le débat du burkini et de l’intégrisme islamique nourrit de nombreuses chroniques ces jours-ci. Deux des plus notables aujourd’hui sont celles de Joseph Facal et celle de Lise Ravary.

Dans sa chronique, Joseph Facal écrit :

«Supposons qu’un début d’incendie survient dans votre cuisine.

Il faut d’abord isoler la source, c’est-à-dire éloigner tout ce qui pourrait alimenter le feu. Puis, il faut priver le feu d’air.

C’est ce qu’il faudrait faire avec l’islamisme, mais nous ne le faisons pas: nous discutons de ses symptômes les plus visibles et non des sources du feu.

Prenez le débat sur le burkini. Je lis avec plaisir les chroniques de Richard Martineau, qui ferraille régulièrement avec des chroniqueuses de La Presse.

Sur le fond, je pense exactement comme lui: le burkini est la plus récente provocation pour donner toujours plus de place dans l’espa­ce public à une idéologie totalitaire.»

Il a effectivement raison, nous passons entièrement trop de temps à attaquer les symptômes et pas assez à s’attaquer à la cause. J’en disais autant dans ma dernière chronique :

«Vous croyez que si vous empêchez des femmes musulmanes soumises de porter un voile ou un burkini, elles cesseront d’être subjuguées par leur culture et leur religion? Vous croyez les libérer? Malheureusement, non. Parce que le problème n’est pas le bout de tissus. Le problème, c’est leur culture et un problème de culture ne se règlera pas par la législation.»

Alors concrètement, s’attaquer à la source et priver le feu d’air, ça veut dire quoi? Joseph Facal ne s’aventure pas à nous le dire.

De son côté, Lise Ravary nous rapporte que :

«La Commission canadienne des droits de la personne s’est associée à l’Islamic Social Services Association (ISSA) et à la National Council of Canadian Muslims (NCCM) pour réaliser un dépliant qui «aidera le personnel enseignant au Canada à mieux comprendre et soutenir les élèves affectés par la violence géopolitique et l’islamophobie.»»

Et ajoute :

«Entre des propos sensés sur la détresse des petits réfugiés syriens (à en croire le guide, ils sont tous musulmans) et sur l’imbécillité des racistes qui font porter à des enfants la responsabilité d’attentats terroristes à l’autre bout du monde, se glisse la suggestion d’aménager des salles de prières dans les écoles, de respecter les vêtements religieux des jeunes filles ainsi que la diète halal et d’encourager le prosélytisme à l’école.»

Mais encore là, elle parle de symptômes, pas de la source du problème. Mais elle s’y rapproche quelque peu quand même.

C’est quoi la source?

La première chose que vous allez probablement me dire est que la source du problème est l’idéologie intégriste, mais vous auriez tort. On a beau avoir une certaine idéologie et avoir la volonté de l’imposer au reste du monde, mais il reste qu’il n’y a qu’une seule et unique façon d’imposer quoi que ce soit à des gens qui n’en veulent pas et c’est par la force. Or, il n’y a qu’un organe dans notre société qui a légalement le droit d’utiliser la force (et je ne parle pas des Sith ou des Jedi). C’est le gouvernement. Seul le gouvernement peut vous forcer à vivre selon des règles avec lesquelles vous n’êtes pas forcément d’accord.

Certains vous diront que pour résoudre le problème, il faudrait carrément bannir l’islam et passer toutes les mosquées au bulldozer. Ceux-là aussi ratent le point. La liberté de religion existe justement pour défendre ce genre de comportement. La liberté de religion existe pour garantir que tout individu a le droit de croire en ce qu’il veut sans avoir à craindre d’être persécuté. Ce qui signifie que le gouvernement n’a pas le droit de voter des lois pour vous empêcher de pratiquer votre religion dans la mesure où cette pratique ne nuit à personne d’autre.

Laissez-moi cependant vous dire ce que cette liberté ne veut PAS dire.

  • Ça ne veut pas dire que le gouvernement doit fournir des aliments halal ou casher dans les écoles. Si votre religion exige une diète particulière, faites un lunch pour votre enfant et sacrez-nous patience!
  • Ça ne veut pas dire que le gouvernement doit fournir des locaux de prière. La plupart des autres religions n’en exigent pas et il n’y a pas de véritables raisons de réaménager les espaces seulement pour vous faire plaisir.
  • Ça ne veut pas dire que le gouvernement doit changer les horaires des piscines publiques pour permettre une ségrégation hommes/femme, juste parce que ça vous embête de vous baigner avec des femmes ou vice-versa.
  • Ça me veut pas dire que le gouvernement (ou tout le monde entier) doit se fendre en quatre pour satisfaire toutes vos petites exigences et revendications.
  • Et finalement, ça ne veut pas dire que le gouvernement doit empêcher qui que ce soit de rire de votre religion ou de la critiquer. Vos croyances n’ont aucun statut spécial dans notre société. Elles sont ni plus, ni moins égales à celles de tous les autres.

C’est l’attitude que le gouvernement devrait avoir envers toutes les religions, sans exception et si ça ne fait pas leur affaire, il devrait simplement leur dire qu’ils se trompent de pays.

Mais voilà, le gouvernement ne fait pas ça avec les islamistes. C’est ça le problème! Le problème, c’est que par électoralisme et par souci de rectitude, les politicien on le nez si profondément enfoui dans le derrière de certains groupes, qu’ils peuvent goûter leur déjeuner. C’est cru, je sais, mais c’est vrai! Et les islamistes ne font pas exception parce qu’ils prétendent parler pour l’ensemble des musulmans, ce qui est faux. Mais si vous croyez que d’élire la bonne personne va résoudre le problème, détrompez-vous. Les politiciens ont rarement la bonne solution et jusqu’ici, l’islamisme ne fait pas exception. La bien-pensance exige la tolérance de tout et ils se draperont de vertu pour vous faire accepter l’inacceptable et à la fin, vous vous sentirez tous coupables de ne pas vous être tire-bouchonné plus. C’est exactement ce qu’ils ont fait à la commission sur les accommodements raisonnables, ou la conclusion finale a été que les québécois n’étaient tout simplement pas assez «accommodants».

Encore une fois, demandez-vous pourquoi vous croyez qu’il est légitime que certaines personnes aient le droit de vous imposer des croyances dont vous ne voulez pas et d’utiliser légalement la force pour vous les imposer et c’est exactement ce que les politiciens font lorsqu’ils cèdent en votre nom à toutes les petites exigences des islamistes. Sans cette légitimité imaginaire, ils ne pourraient pas vous imposer quoi que ce soit.

La liberté forcée

Par Philippe David

Il y a des jours où la politique m’épuise. C’est une des raisons pourquoi je la déteste avec passion. C’est un jeu dégoûtant où tout le monde tente d’imposer son point de vue à tout le monde. Par imposer, je ne veux pas dire tenter de convaincre les autres par les arguments du bien-fondé de sa position, mais de littéralement imposer son point de vue par la force. C’est exactement ce que vous faites chaque fois que vous dites la phrase «Il devrait y avoir une loi…».

Voyez-vous, une loi n’est rien d’autre qu’une opinion avec un fusil. Pourquoi? Parce que désobéir à une loi va inévitablement vous amener en présence de quelqu’un avec un fusil qui a la licence d’utiliser toute la force nécessaire pour vous obliger à y obéir. Que ce soit par le vol de votre propriété (l’amende), l’abduction et le confinement (l’emprisonnement) ou le meurtre (la peine de mort ou l’utilisation de force létale). Même si cette dernière est rarement utilisée dans un pays comme le Canada, elle n’en demeure pas moins une option. Donc dire qu’il devrait y avoir une loi équivaut à dire que vous aimeriez les soumettre à toutes sortes de violence si elles refusent de se soumettre à ce que vous jugez être correct et dans leur intérêt, que ce jugement soit fondé sur des arguments valides ou non.

Évidemment, il y a tout de même des situations qu’il faut interdire. Une société ne pourrait vivre en harmonie sans règles. Ça va de soi. Nous ne pourrions tolérer que les gens s’entretuent ou qu’ils volent les biens de leur prochain ou quoique ce soit d’autre qui viole les droits fondamentaux des autres membres de cette société. Mais il y a un bail que nous avons outrepassé la simple défense de ces droits et que nous utilisons plutôt les lois pour les piétiner allègrement et favoriser les uns aux dépens des autres. Nous le faisons souvent avec les meilleures intentions du monde, pour redresser ce que nous percevons être un tort. Mais fréquemment, nous perdons de vue ce qui est vraiment moral. Nous oublions aussi que ce que nous pouvons percevoir comme un tort, n’est pas nécessairement perçu de la même façon par les autres. Ou aussi que ce que nous imaginons être la bonne solution n’est pas nécessairement la meilleure. On va jusqu’à s’imaginer quelques fois qu’on puisse «forcer» quelqu’un à se «libérer» d’une quelconque oppression. C’est une erreur. Bien intentionnée, mais une erreur tout de même.

Ce qui m’amène au sujet du jour: le burkini.

Un droit fondamental.

J’ai entendus tous les arguments de ceux qui voudraient interdire un tel accoutrement. Ils sont les mêmes que pour la burqa, le niqab ou même le hijab. Que ces vêtements sont imposés aux femmes par une culture arriérée, parfois par la force et la menace. C’est certainement le cas dans certains pays comme l’Arabie Saoudite, l’Afghanistan ou l’Iran ou il existe même des polices religieuses qui n’hésitent pas à battre à coup de bâton une femme musulmane qui ose se promener seule et sans voile dans les rues sans aucune autre forme de procès.

Ce n’est cependant pas le cas au Canada. Ici, aucune loi n’impose le port d’un tel vêtement. Mais ça ne veut pas dire que personne ne force les musulmanes à se voiler ou de se baigner avec un burkini, mais ça ne veut pas dire non-plus que certaines d’entre elles ne font pas par choix personnel. Vous me direz peut-être que c’est par endoctrinement et c’est possible, mais comment en être sûr? Et si c’est par conviction personnelle, qui êtes-vous pour lui dire qu’elle a tort et lui imposer votre jugement de valeur? Tout n’est pas blanc et tout n’est pas noir et le fait qu’elle porte ce vêtement ou non vous cause-t-il un tort à vous? Parce qu’à ce que je sache, son choix ne vous engage d’aucune manière à faire pareil et ne donne pas le droit à quiconque de vous l’imposer. Donc qu’une femme choisisse de porter un burkini librement ou non est vraiment son problème, pas le vôtre. Désolé si ça vous choque. Et si une femme choisit librement de porter un burkini, c’est son droit le plus strict, point à la ligne. Que son choix vestimentaire vous offense d’une quelconque manière n’est absolument pas son problème, c’est le vôtre, mais vous n’avez aucun droit à ne pas être offensé plus que les musulmans n’ont un droit à ne pas être offensés par notre propre liberté d’expression.

Oui, mais…

Et si ce n’était pas volontaire? Ne devrait-on pas l’interdire? Juste pour que leur communauté ne puisse pas leur imposer?

Je serai toujours étonné de constater à quel point les gens ne comprennent pas le concept de liberté. Croyez-vous peut-être que parce que vous ouvrez la porte de la cage d’un oiseau, il va forcément s’envoler et ne jamais y revenir? Croyez-vous que si vous brisez les chaines d’un esclave, il va nécessairement comprendre ce que c’est qu’être libre? Vous croyez que si vous empêchez des femmes musulmanes soumises de porter un voile ou un burkini, elles cesseront d’être subjuguées par leur culture et leur religion? Vous croyez les libérer? Malheureusement, non. Parce que le problème n’est pas le bout de tissus. Le problème, c’est leur culture et un problème de culture ne se règlera pas par la législation.

La liberté ne s’impose pas

Peu importe vos bonnes intentions, vous ne pouvez pas forcer ces femmes à se libérer en restreignant leurs choix vestimentaires. Pour être libre, il faut vouloir être libre et pour vouloir être libre, il faut d’abord être conscient que nous ne le sommes pas. Vous seriez probablement choqués d’apprendre que vous n’êtes pas libres vous-même, mais ça c’est une toute autre discussion. Suffise de dire que la première étape pour aider ces femmes est de leur montrer ce qu’est la liberté et leur imposer un code vestimentaire va plutôt dans le sens contraire. Il faudrait plutôt trouver le moyen de les convaincre que vous êtes plus libres qu’elles. Là-dessus, je vous souhaite bonne chance.

Drôle de guerre

Par Philippe David

Un autre attentat terroriste. J’ai essayé de résister l’envie d’écrire sur le sujet, mais c’est plus fort que moi. On dit que nous sommes en guerre, mais c’est une drôle de guerre. Pas drôle dans le sens que ça fait rire, mais drôle dans le sens de bizarre, particulier, étrange et je dirais même irréelle.

Le monstre de Frankenstein

Cette guerre est bizarre parce que d’abord et avant tout, l’ennemi est un monstre «made in the USA», ce qui en fait un monstre de notre propre fabrication puisqu’il s’en prend à toute la civilisation occidentale dont les États-Unis sont la figure de proue. Bizarre aussi parce qu’il semble que les gouvernements les plus proéminents de cette civilisation ont la tête dans le sable pendant que le monstre saccage les campagnes. Pire encore! Ils semblent faire tout pour faciliter la tâche au monstre. Non seulement ont-ils créé les sempiternelles tensions au Moyen-Orient qui ont fait de cette région une poudrière, ils ont créé le vide de pouvoir en Irak qui a donné naissance au monstre, il ont aussi créé la situation en Libye et Syrie qui lui ont donné son essor et permis d’étendre ses tentacules et maintenant que le monstre a été relâché dans la nature, ils semblent tout faire pour ne pas le confronter. Oh, ils tentent bien de faire bonne figure en bombardant en Irak et en Syrie, mais tout le monde sait bien que ça prendra bien plus que ça pour s’en débarrasser et même que, comme un fauve, si on ne fait que le «picosser» (en bon argot québécois) de la sorte, non seulement on ne règle pas le problème, on ne fait que rendre le monstre plus furieux et dangereux. Sans parler des milliers de réfugiés qu’on envoie envahir l’Europe. On jurerait que le Dr Frankenstein s’applique à protéger sa création par pure sentimentalité. De quoi alimenter mille et une théories du complot.

L’ennemi à l’intérieur des murs.

Une autre particularité de cette guerre contre la civilisation occidentale est qu’elle comporte des éléments qui veulent vaille que vaille que cette civilisation se fasse hara-kiri et qui travaillent très fort à planter les graines de ce suicide collectif. Ce mouvement ne date pas d’hier. Jadis, il travaillait avec les communistes, maintenant il a trouvé un allié dans l’islamisme.

Ces idiots utiles comme Vladimir Lénine les appelait, ont compris qu’ils ne pouvaient pas inciter la révolution des prolétaires qu’ils souhaitaient avec le seul argument de la guerre des classes,  ont adopté une stratégie qui consiste à saper les bases culturelles de la civilisation occidentale appelée «marxisme culturel».  Cette doctrine remplace la lutte des classes par un conflit entre groupes «privilégiés» et groupes «opprimés». Si vous êtes blanc (particulièrement un homme blanc), hétérosexuel, cisgenre et chrétien, vous êtes un méchant oppresseur et vous devriez avoir honte de tout ce que vous êtes une femme, de couleur, gay, transgenre ou musulman, vous faites partie des pauvres opprimés et vous pouvez revendiquer tous les droits possibles et imaginables.

Ainsi. la liberté d’expression se voit pervertie par la redéfinition de certains termes et étouffée par la rectitude politique. On veut bannir tout discours qui pourrait «offenser» les opprimés. Les valeurs traditionnelles occidentales sont perverties de façons à ce que maintenant, les hommes tentent de se faire passer pour des femmes et vice-versa, des blancs tentent de se faire passer pour des noirs. Nous ne pouvons plus faire de yoga parce que c’est une «appropriation culturelle» et il devient de plus en plus difficile de critiquer les religions (sauf le judaïsme et le christianisme), en particulier une certaine religion commençant par un «i» et se terminant en «slam».  Ce sont ces idiots utiles qui ont d’ailleurs inventé le terme «islamophobie» pour étouffer toute critique de cette religion.

Il importe peu pour ces gens que les islamistes ont généralement des valeurs diamétralement opposées aux leurs. Qu’ils sont anti-avortement, anti-gay, anti-trans, anti-égalité des sexes, pro-esclavage, etc. Il n’importe que le fait qu’ils soient anti-capitalistes et anti-Occident (à ne pas confondre avec antioxydant). Et malheureusement, beaucoup de ces gens sont dans des positions de pouvoirs en ce moment et vous n’y pouvez strictement rien. Il suffit de suivre la campagne présidentielle aux États-Unis pour vous rendre compte que si les américains se trouvent face à un choix entre deux complets incompétents, c’est que quelque chose ne tourne sérieusement pas rond dans ce pays. Et on pourrait en dire autant de l’élection de Justin Trudeau au Canada, François Hollande en France, pour ne nommer qu’eux.

L’infiltration

Pendant que les leaders occidentaux créent des monstres de Frankenstein et multiplient l’influx de réfugiés qu’ils créent eux-mêmes par leurs bombardements en Syrie et en Irak, attisant encore plus l’animosité contre l’Occident, l’Arabie Saoudite est soupçonnée de financer en catimini certaines activités des islamistes, d’utiliser certaines mosquées occidentales pour répandre l’idéologie wahhabite, cette version puritaine et archaïque de l’islam dont s’inspirent les islamistes et faire du recrutement et de l’endoctrinement pour le compte d’organisations terroristes. Il a été rendu public récemment qu’un document gouvernemental américain de 28 pages prouverait un lien entre le gouvernement saoudien et les attentats du 11 septembre 2001, mais jusqu’ici, le gouvernement américain refuse de le déclassifier et le rendre public. Encore de quoi alimenter les amateurs de théories du complot.

La solution n’est pas si simple

On semble vouloir nous faire croire que l’ennemi à abattre est l’État Islamique. Notre fameux «monstre de Frankenstein». Alors on brandit le spectre de ce monstre pour récolter le soutien des populations des démocraties occidentales pour plus de bombardements qui ne font en réalité que faire plus de réfugiés et plus de ressentiment contre l’Occident. Mais pourquoi ne parle-t-on pas d’envoyer des troupes pour pacifier la région et annihiler la bête? Si nous sommes vraiment en guerre, ce n’est pas en se contentant de larguer des bombes du haut des airs qu’on va la gagner, non? Après tout, l’EI ne dispose pas d’une véritable force militaire. Il ne pourrait certainement pas résister longtemps à un assaut par des troupes de l’OTAN, non? Et pourtant, l’alliance militaire supposément la plus puissante au monde n’a pourtant pas pu débarrasser l’Afghanistan des Talibans. Aura-t-elle plus de succès avec l’EI? Difficile pour nos soldats de poursuivre un objectif qui n’est pas clair. Difficile aussi pour nos soldats de se battre avec les mains attachées dans le dos parce que les leader occidentaux, le Président Obama en tête, ne semblent pas avoir à cœur de vouloir aller à fond pour annihiler l’EI et ce n’est certainement pas par manque de ressources  militaires ou parce que l’opinion publique est contre. Alors pourquoi?

Est-ce peut-être parce que la guerre contre le terrorisme est supposée être une guerre perpétuelle permettant à nos valeureux leaders d’imposer des mesures de sécurité de plus en plus oppressives et une surveillance de plus en plus étroite envers ses citoyens? N’avez-vous donc pas remarqué comment notre monde se fait de plus en plus orwellien depuis le 11 septembre 2001?

Dans sa récente chronique au Journal de Montréal, Richard Martineau pose une question que je trouve extrêmement pertinente:

«Qu’est-ce qui vous fait le plus peur: Big Brother ou les fous d’Allah?»

Sa chronique me laisse un petit doute que personnellement, il a plus peur des fous d’Allah. C’est drôle, mais il y a 260 millions de personnes qui pourraient témoigner du fait qu’on devrait s’inquiéter davantage de Big Brother si elles n’étaient pas toutes mortes au XXe des mains de leur propre gouvernement. Je dirais qu’en comparaison, les islamistes font figure d’enfants de chœur, vous ne trouvez pas?

Fait intéressant, j’ai publié un commentaire à cet effet dans la section commentaires de cette chronique. Le commentaire se lisait comme suit:

«Qu’est-ce qui vous fait le plus peur: Big Brother ou les fous d’Allah?»

Considérant qu’au XXe siècle 260 millions de personnes on été tuées par leur propre gouvernement, vous devriez avoir bien plus peur de Big Brother. Les fous d’Allah, ce sont des amateurs en comparaison.

Soit dit en passant, les fous d’Allah sont financés par l’Arabie Saoudite et armés par les États-Unis et leurs alliés. Essayez de deviner pourquoi…

Ce commentaire a été promptement supprimé par les modérateurs. Tiens, tiens…

 

La plume et l’épée

Par Philippe David

Depuis toujours, les caricaturistes se donnent pour mission de ridiculiser les conneries de ce monde et le monde est certainement une source intarissable de bêtises. C’est leur job!  Dépassent-ils occasionnellement les limites du bon goût? Assurément! Mais il faut parfois choquer les gens pour les faire réfléchir. L’humour est souvent une source d’introspection. Du moins, pour ceux qui en sont capables (une infime minorité, j’en conviens).

C’est, je crois, ce que Charlie Hebdo faisait. Ses auteurs et caricaturistes poussaient la limite du bon goût et brassaient les cages afin de réveiller les gens et pour eux, aucun sujet n’était tabou. Ils s’attaquaient autant à des figures politiques, des célébrités et toutes les religions.  Ils débusquaient sans aucune gêne la connerie, où qu’elle se trouve.

Pourtant, de tous les groupes qu’ils ont piqué de leurs plumes, un seul a tenté par deux fois de les réduire au silence par la violence. Certains disent que Charlie Hebdo est l’artisan de ses propres malheurs. «Qui sème le vent récolte la tempête», disent-ils. «Ils ont été beaucoup trop incendiaires, ils sont allés trop loin!» Vraiment? N’est-ce pas comme dire qu’une femme mérite d’être violée parce que sa tenue dévoile un peu trop de peau au goût de certains?  L’insulte et le ridicule ne sont pas les crimes, mais le meurtre et l’intimidation, eux, le sont. Devrions-nous plier l’échine et laisser des barbares nous dicter ce que nous pouvons et ne pouvons pas publier dans un journal à coup de kalachnikov? C’est inacceptable! Si un journal publie quelque chose qui vous déplaît ou qui vous offense, vous pouvez envoyer une lettre à l’éditeur, faire une plainte, protester, dénoncer mais VOUS NE POUVEZ PAS TUER!!!!  Suggérer que les gens de Charlie Hebdo ont mérité ce qu’il leur est arrivé, c’est cautionner que la violence est une réponse légitime à leurs écrits et leurs dessins.

Ce n’est pas d’hier…

Ce n’est pas d’hier que ce genre de chose se produit. Comme Mario Roy,  ancien éditorialiste de La Presse nous le rappelle sur son blogue, L’occident a la chienne depuis 15 ans.   Souvenons-nous des émeutes suite à la publication des caricatures de Mahomet dans le quotidien danois  Jyllands-Posten, des batailles légales d’Ezra Levant et Mark Steyn contre les diverses commissions des droits canadiennes et tous les assassinats commis en criant «Allahu ackbar».  Tous des actes de barbarie abjecte.

Il est étonnant de voir à quel point les médias sont complaisants.  Vous pouvez critiquer ou même ridiculiser toutes les religions, sauf une: l’islam. La foi des musulmans est-elle si fragile qu’elle ne supporte aucune critique? Je ne peux pas concevoir que dans une société civilisée, nous tolérons qu’un groupe se conduise en brute de cour d’école à chaque fois que quelqu’un critique sa religion. C’est intolérable.

Encore aujourd’hui,  un imam à Ottawa déclarait que de faire des caricatures de leur prophète devrait être illégal. Je l’inviterais à utiliser la liberté dont il jouit au Canada pour déménager ses pénates dans un pays qui concorde mieux avec son idéologie (l’EI, par exemple)  parce qu’il n’y a aucune bonne raison d’avoir une telle loi ici au Canada.  Non seulement cautionne-t-il les attaques contre les médias, mais il voudrait utiliser la force de notre gouvernement contre nous-même. Quel culot tout de même! Si tous les musulmans s’indignaient des conneries faites au nom de leur religion la moitié de ce qu’ils s’indignent pour les caricatures, Charlie Hebdo aurait beaucoup moins de matériel à se mettre sous la dent! Ce n’est pas parce que Charlie Hebdo fait des caricatures que les islamistes font des conneries, c’est parce que les islamistes sont cons que Charlie Hebdo fait des caricatures.

Les canards du kiosque de tir

Un autre aspect de ce drame que peu de chroniqueurs québécois ou français  vont mentionner est que les employés du Charlie Hebdo auraient pu tout aussi bien se promener avec une cible peinturée dans le dos.  Comment est-ce possible que des hommes puissent débarquer au milieu d’un quartier affluent de Paris avec des kalachnikovs à la main? Ces armes ne sont-elles pas interdites en France? Car, voyez-vous, pour ceux qui veulent aller commettre un acte terroriste, les interdiction contre les armes à feu sont le cadet de leurs soucis. Nous avons pourtant vu de nombreuses vidéos des tueurs. Et si ces gens avaient été armé d’autre chose que des caméras, les tueurs auraient-il pu faire  autant de victimes?  Nous ne le sauront jamais.

Toujours est-il que ces interdictions ont transformé les citoyens ordinaires en canards de kiosque de tir.

La plume et l’épée

Vous pouvez tuer un caricaturiste, un éditorialiste ou un chroniqueur, un autre prendra leur place. Les idées sont à l’épreuve des balles. La plume demeurera plus puissante que l’épée tant que nous ne nous laisseront pas intimider par des barbares.  Après tout, si des millions publient ces caricatures, ils ne peuvent pas tous nous tuer. Même si Charlie est un canard de gauche, je me battrai jusqu’à la mort pour son droit d’exister et de s’exprimer.

L’intégrisme laïc

intégristes laics 

Par Philippe David

Depuis que Bernard Drainville a « dévoilé » son projet de Charte des valeurs québécoises, j’ai remarqué que l’intégrisme musulman n’est pas la seule forme d’intégrisme qui a pris place dans ce débat et cet intégrisme est ultimement tout aussi dangereux pour nos libertés et autrement plus insidieux. Insidieux parce qu’il prétend défendre nos libertés en les restreignant.

Il y a des gens qui croient que la liberté de religion est un passe-droit qui permet à quelqu’un de :

  • Tuer au nom de sa religion (Meurtre ou terrorisme)
  • Violenter ou agresser sa femme ou ses enfants pour les forcer à porter un voile ou suivre toute autre règle prescrite par sa religion (ex : la virginité)
  • Restreindre la liberté d’expression des autres (exemple : le blasphème)
  • Imposer ses croyances
  • Se marier à des personnes mineures
  • Violer le droit des autres d’obtenir un bien ou service pour lequel ils ont payé ou bloquer la voie publique (Ex : Prière dans un bus ou dans la rue)

Par conséquent, ces gens croient qu’il faut restreindre la liberté religieuse afin de prévenir ou punir ces comportements. Inutile de mentionner que pour ces gens, le passage de la Charte est d’une importance capitale, même si celle-ci ne fait absolument rien pour restreindre les comportements ci-haut et qu’il existe déjà des lois qui le font.  Bref, ces personnes tiennent mordicus à ajouter une autre loi sous prétexte de vouloir défendre la société de comportements déjà proscrits par les lois existantes et ils sont imperméables à tout argument opposé à leur vision. Ce sont ce que j’appelle les intégristes laïcs.

Pour eux, le problème est qu’ils perçoivent que les islamistes se fichent des lois existantes donc, selon leur logique implacable, il nous faut voter plus de lois, (qui seront présumément ignorées par les islamistes, puisqu’ils se fichent déjà des lois existantes) et restreindre encore plus nos droits et libertés, y compris ceux de membres de religion qui n’ont jamais demandé à être accommodés et qui ne dérangent personne. Pour eux, « too bad! » Dommages collatéraux. Vous comprenez, on ne peut pas faire une omelette sans casser des œufs. Désolé. Et on s’en fiche royalement que ça ne règle pas le problème de fond (l’islamisme), ce qui compte c’est d’envoyer un « message ».

Le gros bon sens

Si un chauffeur d’autobus veut arrêter son bus pour faire une prière, la société de transport peut très bien lui dire non. On a arrêté des étudiants par centaines lors de manifestations, ne me dites pas qu’on ne peut pas faire de même si un groupe de musulmans décide subitement de faire la prière en pleine rue. Si un homme bat sa femme ou ses enfants, on se fiche si c’est sa religion qui lui dit de le faire, dans notre société, c’est inacceptable. Il sera jugé et incarcéré comme n’importe quel criminel. Il en va de même pour le meurtre et le terrorisme. Pas question de les juger selon la charia non plus. La liberté de religion existe pour vous permettre d’avoir vos propres croyances, sans crainte de représailles, pas pour vous exempter des lois existantes. Est-ce assez clair? Il me semble plutôt évident que le remède à ce qu’on reproche aux islamistes n’est pas de voter encore plus de lois, mais de plutôt faire respecter les lois existantes, non?

Une charte inutile

Qu’essaie-t-on d’accomplir avec cette charte? Réaffirmer la neutralité de l’état vis-à-vis des religions? Cette neutralité était-elle en doute? Croit-on vraiment que l’état favorise une religion au dessus d’une autre? Était-il impératif de forcer les quelques 800 000 employés publics et para-publics à ne plus porter de signes religieux pour assurer cette neutralité, brimant ainsi leur liberté religieuse? Je ne crois pas.

Baliser les demandes d’accommodement? Pour qui? De quelle façon? Existe-t-il un véritable problème de ce côté? Peut-on s’entendre que les demandes d’accommodement dans le secteur privé ne sont pas du ressort du gouvernement et que les demandes d’accommodement auraient vraisemblablement pu être balisées par des directives internes?

Pour endiguer la montée de l’islamisme? Où sont les mesures pour faire ça? J’ai eu beau chercher, je n’en trouve point.

Où donc est la nécessité de cette charte?

Le vrai danger de l’islamisme

Le vrai danger de l’islamisme n’est pas que nous soyons assaillis par des masses de musulmans qui viendront nous submerger et nous imposer leur charia. Les islamistes n’ont pas besoin de faire ça. Ils n’ont qu’à nous faire renoncer à nos libertés nous-mêmes. Ils ont déjà, à l’aide de nos tribunaux des droits de la personne, les lois contre le discours haineux et les lois anti-blasphème, réussi à restreindre notre liberté d’expression. Grâce au terrorisme, ils ont réussi à restreindre notre liberté de mouvement et notre droit à la vie privée. La charte des valeurs québécoise s’inscrit comme un premier pas envers la restriction de la liberté de religion. En ce sens, les intégristes laïcs qui réclament à grand cris cette charte, jouent le jeu des islamistes de saper les bases de la civilisation occidentale. C’est pourquoi ils sont aussi dangereux, sinon plus, que les islamistes eux-mêmes.

La peur verte

Peur verte

Par Philippe David

Depuis le début du débat sur la soi-disant « Charte des valeurs québécoises », j’en ai vu des vertes et des pas mûres (c’est le cas de le dire) de la part des partisans de la charte sur les médias sociaux. Dans ces pages, la semaine dernière, je me suis prononcé contre cette charte qui impose ce que je considère une restriction injustifiée de la liberté d’expression et de la liberté de religion de plusieurs religions. Je considère également qu’elle rate complètement la cible d’endiguer la menace de l’islamisme. J’accuse d’ailleurs le gouvernement péquiste de jouer sur l’insécurité identitaire des québécois par pur électoralisme.

Ils viennent nous envahir! Au secours!

J’ai vu et entendu d’ailleurs beaucoup d’enflure verbale au sujet de la menace que pose l’islam radical. On nous dit carrément que les musulmans vont nous envahir et que d’ici une vingtaine d’années, vieillissement de notre population aidant, ils vont être suffisamment nombreux pour prendre le pouvoir politiquement et nous imposer la charia. Du moins, c’est ce qu’on veut faire gober aux plus crédules d’entre vous. Il y a eu des livres, articles et vidéos produits ad nauseam à ce sujet. Rassurez-vous, ils ne pourront pas le faire ni en Europe et encore moins ici.

Une étude démographique de Pew Research (qu’on ne peut pas accuser de tendances multiculturalistes) intitulée The Future of the Global Muslim Population, jette un peu de lumière sur la croissance des populations musulmanes à travers le monde en se basant sur les tendances actuelles. Utilisant ces tendances, elle établit des projections de ces populations vingt ans dans le futur. Ce genre de projection est monnaie courante dans la science de la démographie et se base sur plusieurs facteurs incluant les naissances, la mortalité, l’éducation, le niveau de vie et les conversions pour estimer ces populations futures. Elles sont très fiables, même si ce genre de prédiction ne peut évidemment pas être 100% exacte.

L’étude conclue que si l’islam connaît présentement une grande croissance (la plus grande de toutes les religions, en fait), celle-ci est en état de ralentissement. Alors une forte croissance, oui; mais un tsunami vert, non. Dans le cas du Canada, sa population musulmane va presque tripler d’ici 2030, passant de 2,8% à 6,6% de la population. Comme vous pouvez le constater, on est encore loin d’un poids démographique suffisant pour venir nous imposer quoi que ce  soit. Même en Europe, la population musulmane de la France et de la Belgique franchira tout juste 10%  et celle de Grande-Bretagne 8,2%.

De toute évidence, même si les islamistes formaient un parti politique, il aurait probablement moins de chances que QS ou ON de remporter des élections au Québec d’ici 2030. Tout au plus, ils pourraient faire élire un député, et encore! Alors peut-on respirer par le nez et se calmer le pompon SVP? Ce n’est pas demain la veille qu’on verra le Québec sous le joug de la charia, à moins de se mettre tous à plat-ventre.

Aqsa Parvez et les Shafia

J’en ai vu plusieurs aussi qui instrumentalisaient les meurtres des filles Shafia et d’Aqsa Parvez, ou le récent meurtre d’un pompier à Toronto, ou tous les actes de terrorisme perpétrés par des musulmans,  pour mousser le soutien à la charte. Si ce n’est pas se percher sur des cadavres pour prêcher, je me demande vraiment ce que c’est.

J’ai une idée! Pour régler ce problème, si on rendait le meurtre illégal? Vous dites? Ça l’est déjà? Tiens donc! Vous voulez dire qu’on va punir ce genre de crime sans l’aide de la Charte? Pourquoi les mentionner alors? À moins que votre but ne soit pour attiser la haine?

Le but de l’islamisme

Le but avoué de l’islamisme est d’anéantir la liberté de religion en fusionnant religion et état, rendant toute critique de l’islam impossible, tuant du même coup toute liberté d’expression. Et que voulons-nous faire pour le combattre? Restreindre la liberté d’expression et la liberté de religion. Suis-je le seul à trouver l’idée de défendre nos libertés en les trucidant un tout petit peu paradoxal?

Le problème n’est pas le voile islamique. On pourrait le bannir complètement de la voie publique et l’islamisme serait toujours là. Il ferait probablement plus de recrues encore grâce au sentiment d’exclusion que ça inspirerait aux jeunes musulmans. Leurs prédicateurs leur diront « voyez comme ils nous haïssent et nous crachent dessus! » Et hop, ils s’embarquent pour la Libye pour un cours de terrorisme 101. C’est pas comme s’ils pouvaient se trouver un emploi. Le taux de chômage chez les jeunes musulmans à Montréal est plutôt élevé. Vous pensez leur envoyer un message avec la Charte? Peut-être que ce n’est pas celui que vous croyez…

Le problème n’est pas non-plus les demandes d’accommodement, ou même les taux d’immigration, quoiqu’une diversification ne serait pas une mauvaise idée.

Non, le véritable problème, c’est de trouver des politiciens et des fonctionnaires avec le courage de dire un seul mot à un groupe de pression : « Non! »

Et pendant que nous nous chamaillons au sujet des voiles, des kippas et du crucifix du salon bleu, Pauline Marois et ses stratèges surveillent les sondages pour déterminer le meilleur temps pour une élection hâtive, en espérant que ce débat nous aura fait oublier complètement leur incompétence pour récolter un mandat majoritaire… Peut-être serait-il temps de se réveiller et humer le café?

La charte de la discorde

burqua

Par Philippe David

Il y a des fois où je souhaiterais que plus de mes collègues de droite adhèrent au principe de non-agression. Ou du moins, que plus d’entre eux comprennent le concept. Ça m’éviterait bien des disputes avec des gens qui sont autrement mes alliés. J’ai beaucoup de respect pour eux, mais je resterai toujours fidèle à mes principes. S’ils perçoivent ça comme une trahison, qu’il en soit ainsi.

Il y en a, même à la droite du centre, qui ont des tendances collectivistes et pour qui la fin justifie souvent les moyens, même si ça viole des principes fondateurs de notre société libérale. Je ne les nommerai pas, mais ils se reconnaîtront sans doute. Je tiens à leur rappeler que les droits individuels ne sont pas sujets à compromis. Que toute violation de ces droits affaiblit notre société. Que nos principes ne comptent pour rien, si nous ne les appliquons pas même envers nos pires ennemis. Si nos actes ne suivent pas les paroles, alors les paroles ne valent rien.

Je me confesse, je suis athée. Je n’adhère à aucune religion, bien que j’ai été baptisé et confirmé dans l’Église catholique. J’ai depuis bien longtemps abandonné cette foi, et je conçois mal de pouvoir un jour y croire encore. Ça prendrait littéralement un miracle. Je considère toutes les religions comme étant des amas de superstitions parfois ridicules. Malgré tout, j’ai toujours accepté que d’autres puissent avoir ce besoin de croire en un être supérieur et j’admets même que ces croyances peuvent avoir un côté positif et qu’elles sont une source de réconfort pour certains. Alors loin de moi l’idée de vouloir imposer mon athéisme à qui que ce soit. Je ne prétendrai pas un seul instant que ce qui est bon pour moi, est automatiquement bon pour mon voisin. Je ne serai pas celui qui viendra vous dire en quel dieu croire ou ne pas croire et je n’ai aucun problème à vous laisser croire ce que vous voulez, tant que vous n’essayez pas de m’imposer vos croyances. La liberté de religion qui vous permet de croire à se que vous voulez et la liberté d’expression qui vous permet d’exprimer votre foi librement font partie de mes principes et jusqu’à récemment, je croyais que ces principes étaient partagés par la plupart des québécois. Cependant, je commence à en douter sérieusement. La soi-disant

« Charte des valeurs québécoises » est une des raisons de mes doutes. Non seulement cette charte est-elle un exemple patent de tyrannie de la majorité, mais elle ne résout même pas les problèmes qu’elle prétend résoudre.

La neutralité de l’État

Supposément, on veut implémenter cette charte afin de garantir la « neutralité » de l’état en matière religieuse. Selon cette logique, il serait donc inapproprié pour tout employé de l’état d’afficher sa croyance religieuse en portant des signes ostentatoires tels le hijab, la kippa ou le turban. Selon les partisans de cette charte, ces signes religieux affecteraient la qualité des services qu’ils reçoivent. Je me demande vraiment en quoi ça affecte la livraison de mon permis de conduire à la SAAQ si le type derrière le comptoir porte un turban? Est-ce que ça veut dire que sa croyance fera que la photo de mon permis aura une pire apparence que si elle était-prise par quelqu’un de foi catholique? Est-ce qu’un infirmier qui porte une kippa est moins apte à prodiguer des soins que celui qui n’en porte pas? Est-ce qu’une agente de bureau d’un ministère qui n’a aucun contact avec le public, mais qui porte un hijab, exercerait un biais quelconque qu’une qui n’en porte pas n’aurais pas? Un juge qui porte un crucifix assez grand pour être remarqué sera-t-il automatiquement moins impartial qu’un juge qui n’en porte pas? En d’autre mots, le simple fait qu’un employé de l’état affiche ses croyances religieuses affecte-t-il vraiment le principe de neutralité de l’état? Ce principe repose-t-il dans une apparence aseptisée de toute appartenance religieuse des employés de l’état, ou plutôt dans ses politiques?

La neutralité de l’état ne provient-elle pas surtout du fait que l’état doit traiter tous ses citoyens également peut importe sa race, son sexe, son orientation sexuelle ou sa religion? Est-ce que le fait que l’état permette à ses employés d’afficher leur croyance compromet ce principe? L’état ne devrait-il pas au contraire représenter la mosaïque des millions d’individus qu’il représente? N’est-ce pas pour ça que nous avons des programmes de discrimination positive? Alors, pourquoi voulons-nous subitement effacer cette diversité du visage de l’état? L’état ne peut-il pas être neutre et afficher sa diversité en même temps?

Le fond du problème

Quel est le fond du problème? Que cherche-t-on à résoudre? Pourquoi est-il soudainement nécessaire de piétiner la liberté de religion et la liberté d’expression, pourtant deux de nos valeurs fondamentales, afin de protéger nos soi-disant « valeurs »? N’est-ce pas un petit paradoxe? Percevons-nous la diversité des croyances religieuses comme une menace imminente? Ou succombons-nous à notre mentalité de village gaulois assiégé avec une réponse irrationnelle et disproportionnée?

Avouons-le maintenant. Le problème n’est pas le judaïsme, le sikhisme, le bouddhisme, l’hindouisme ou le christianisme. Le problème commence par un « i » et finit par un « slam », ou plus précisément l’instrumentalisation de cette religion à des fins politiques. Ce qu’on appelle l’islamisme. À croire certains de mes collègues de droite, les islamistes vont bientôt nous envahir et nous imposer la charia et si nous nous prononçons contre le projet de charte des valeurs, c’est parce que nous sommes des anti-péquistes hystériques. Au dernier recensement, il y avait 243 430 musulmans au Québec et 5.7 millions de catholiques (je ne compte même pas les autres religions qui comptent pour plus d’un million tous réunis). Autrement dit, même si on ouvrait très grand les vannes de l’immigration et qu’ils se reproduisent comme des lapins, c’est pas demain la veille qu’on verra un parti islamique faire campagne sur l’imposition de la charia et avoir une chance de gagner. Nous ne sommes même pas capable d’avoir un parti à la droite du centre capable de prendre le pouvoir à court-terme! C’est qui les hystériques?

Notre vrai problème n’est pas d’avoir des musulmanes voilées dans le secteur public. Ça s’est le moindre mal. Le problème c’est que nous admettons plus d’immigrants que nous pouvons intégrer et que nous les choisissons selon les mauvais critères. Nous priorisons le français par-dessus tout, ce qui nous condamne à accepter une part disproportionnée d’immigrants issus d’anciennes colonies françaises nord-africaines. Qu’est-ce que la charte du PQ fait pour ça? Absolument rien! Zip! Nada! Alors les mecs. Vous voulez une loi juste pour les apparences ou voulez-vous une loi qui s’attaque au vrai problème? Alors pourquoi vous vous êtes soudainement transformés en meneuses de claques pour le PQ?

Je n’ai pas de problème avec l’idée de combattre l’islamisme, mais encore faut-il qu’on emploie le bon remède. Être contre cette charte, ce n’est pas d’être doctrinaire et ce n’est pas d’être pro-islamisme, c’est réfléchir avec autre chose qu’avec ses gonades!

L’extrémisme religieux et la liberté d’expression

Les quatre conférenciers de l’évènement du collectif 1ndépendance (de gauche à droite et de haut en bas) : Mohammed Patel, Nader Abou Anas, Farid Mounir et Mohammed François.
Les quatre conférenciers de l’évènement du collectif 1ndépendance (de gauche à droite et de haut en bas) : Mohammed Patel, Nader Abou Anas, Farid Mounir et Mohammed François.

Par PhilippeDavid

 

« Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites, mais je me battrai jusqu’à la mort pour votre droit de le dire »  -Voltaire

 

Pour moi, cette citation de Voltaire a toujours été le summum de ce que signifie la liberté d’expression. C’est un droit naturel absolu qui permet à quiconque d’exprimer sa pensée, sans peur de représailles. C’est probablement le meilleur témoin de la liberté d’un pays. Plus cette liberté est attaquée, moins le pays  est libre. Dernièrement, je crois que cette liberté au Québec est de plus en plus mal amochée.

Un exemple plus que pertinent s’est produit la semaine dernière, alors qu’Agnès Maltais, qui est entre autres choses l’actuelle  Ministre de la condition féminine, a envoyé une lettre à son homologue fédéral afin d’interdire l’entrée au Canada de quatre prédicateurs islamistes radicaux qui doivent livrer une conférence au Palais des Congrès de Montréal prochainement. J’ai depuis participé à de nombreux débats sur Facebook à ce sujet et j’ai été surpris de voir plusieurs de mes collègues de droite appuyer la démarche de la ministre et je dois m’insurger contre cette tactique qui consiste à utiliser la force de l’état pour bâillonner ceux qu’on ne veut pas entendre.

Des positions mysogines et rétrogrades

Je ne suis pas un fan des extrémistes religieux.  Loin s’en faut. En fait je les trouve ridicules. Je trouve leur pensée rétrograde et diamétralement opposée à toutes les valeurs qui ont fait du Canada et du Québec des endroits où il fait généralement bon vivre. C’est parce que nous avons embrassé les idées libérales d’égalité devant la loi, de liberté de conscience, d’expression et de religion, de respect de la propriété et des droits humains et de séparation de l’Église et de l’État. Ces idées sont issues tout droit de l’humanisme et du libéralisme classique qui sont le fondement de la civilisation occidentale et qui n’aurait pu se développer que dans une culture judéo-chrétienne. Ces valeurs sont enracinées dans le plus profond de mon être et je ne crois pas être le seul. Je suis donc très offensé par des gens qui cherche à m’imposer une culture qui traite les femmes comme des citoyens de seconde classe et qui exécute les homosexuels et persécute les autres religions, y compris le choix de n’adhérer à aucune religion. Je déteste ceux qui font du prosélytisme. Ça m’irrite au plus haut point. Et je me dis souvent que s’ils ne veulent pas épouser les valeurs sur lesquelles notre pays est fondé, que diable font-ils ici? Ceci dit, comme Voltaire, je me battrai jusqu’à la mort pour qu’ils aient le droit de dire ce qu’ils veulent.

 

Offenser les gens n’est pas un crime

Si c’était le cas. Il y a longtemps que je purgerais une peine de prison parce que j’ai certainement offensé un grand nombre de personnes dans mes chroniques et si j’ai le droit d’offenser les autres, pourquoi pas eux? Je déteste quand on accuse quelqu’un de « discours haineux ». Je considère que c’est un terme vaseux qui peut être interprété de mille et une façons et qui peut tout aussi bien être retourné contre vous que d’être utilisé contre eux. Essayez de critiquer les islamistes et eux aussi vous accuseront de discours haineux. Les mêmes arguments qui sont utilisés pour empêcher ces quatre prédicateurs d’entrer au Canada, ont été utilisés pour interdire le plus grand pourfendeur de l’islamisme, Geert Wilders et des personnalités de la droite américaine comme Ann Coulter.  Quand on laisse le choix à l’état de décidé quel discours peut être entendu et quel ne le peut pas, ne soyez pas trop surpris si un jour vous êtes vous-même persécuté pour vos idées. Si nous restreignons la liberté d’expression, pour quelque raison que ce soit, même si les intentions sont bonnes, il n’y a plus de liberté d’expression. Il n’en restera plus qu’une illusion. Un pays n’est pas libre si les gens ne peuvent penser comme ils veulent et s’exprimer librement.

Que cherchons-nous à accomplir au juste?

Croyons-nous pouvoir nous protéger de leurs idées en les empêchant de franchir nos frontières ou en les jetant en prison, comme certains me l’ont suggéré? Vous croyez qu’ils ne pourraient pas livrer leur discours par vidéoconférence sur un écran géant s’ils le voulaient. Ils pourraient le faire à partir de n’importe quel point du globe et vous ne pourriez rien faire pour les en empêcher. Quant à l’idée de la prison, vous en feriez simplement des martyrs. Mais pire encore, si le but est de leur enseigner que nos valeurs sont meilleures que les leurs et qu’ils devraient plutôt les accepter, c’est plutôt raté. Comment allez-vous les convaincre d’embrasser des valeurs que vous reniez? Comment allez-vous leur enseigner la tolérance en étant vous-mêmes intolérants. Si vous voulez défendre vos valeurs et vos principes, encore faut-il que vous les respectiez. Vous ne pouvez pas vous permettre de les compromettre.

Diversion 101

Que cherche à accomplir Agnès Maltais et le PQ selon vous? Pourquoi Agnès Maltais a-t-elle demandé l’assistance du fédéral alors qu’elle aurait pu agir dans sa propre juridiction en interdisant la conférence au Palais des Congrès, qui est un édifice public après tout? Était-ce peut-être parce qu’elle compte sur le fait que les conservateurs risquent fort de ne pas donner suite à sa demande liberticide? Est-ce aussi parce que cet évènement est aussi un parfait préliminaire à l’introduction de la fameuse Charte des valeurs québécoises? N’est-ce pas qu’un autre psychodrame identitaire serait une merveilleuse diversion pour faire oublier aux québécois la façon totalement inepte que le PQ a géré notre économie jusqu’ici et que nous avons perdu 38 000 emplois juste le mois dernier? Chose certaine, ça a fonctionné!

 

Gagner les cœurs et les esprits

Dans la bataille contre l’extrémisme religieux, la répression n’a jamais été la solution. Il faut gagner les cœurs et les esprits par la force des idées.  Nos valeurs ont fait de notre société une société juste qui protège le faible et valorise la vie. Il n’appartient qu’à nous de démontrer que notre voie est la meilleure et nous ne pouvons faire ça en reniant nos principes fondamentaux.  Montrez-leur que grâce à ces principes, vous êtes libres, alors qu’eux sont esclaves. Plutôt que d’interdire le voile, montrer leur que c’est mieux d’avoir la liberté de ne pas le porter. Plutôt que de les empêcher d’entrer, montrez-leur plutôt que vous êtes prêts à défendre vos propres convictions et affronter les leurs.  C’est ce qu’on fait dans un pays libre.

 

Nous avons déjà un état laïque

burqua

 

Par Joey Laflamme

Un gros titre et boum, la Facebookosphère est lancée. J’avoue avoir tombé dans cette tentation de présenter mon opinion personnelle sur la question. C’est un débat émotif pour tout le monde évidemment, un débat qui doit avoir lieux, malgré que la première fois nous n’ayons pas vu le meilleur des penseurs du Québec se lever lors de la commission Bouchard/Taylor. Bien sûr, il s’agissait de demander l’avis des gens, on savait pertinemment qu’ils n’allaient pas produire une thèse doctorale. Donc, on a laissé à cette époque le soin à des gens parmi le peuple d’avoir l’air idiot à la télé pour débarrasser des mains du premier ministre Jell-o, qu’était Jean-Charest, de cette patate chaude. Quand un politicien est prêt à humilier ses propres concitoyens… Aujourd’hui, nous avons la première ministre la moins habile avec l’organe vocal qui nous ait été donné de voir depuis longtemps, mener un dossier aussi sensible : comment cela pourrait déraper? Si l’on doit parler laïcité allons-y gaiement.

D’abord la laïcité est ce concept selon lequel l’état est séparé des religions. C’est-à-dire que l’état n’intervient pas dans les croyances personnelles des individus et la religion, ou les hautes instances d’une religion, ne se mêlent pas de la chose de l’état. Donc, l’état serait mal venu de venir interdire la pratique d’une religion ou les religieux d’imposer leur moral afin de faire passer une loi. Dans ce sens nous sommes déjà un état laïc. Le fait qu’il y est une croix à l’assemblé national ou le drapeau Québécois ne change rien dans le fait que l’état demeure neutre dans ces décisions vis-à-vis la question religieuse. Monsieur Shafia[i] a eu le droit à la même clémence que la pourriture standard qui a le bonheur de s’asseoir sur un banc des accusés Canadien, qu’il soit musulman ou non, c’est-à-dire prison à vie avec une possibilité d’admissibilité à la libération conditionnelle après 25 ans. Donc, la religion n’a rien à voire là dedans, on voit bien que c’est notre système de justice déficient va lui permettre d’être libre dans 25 ans après avoir noyé ses filles.

Or, s’il s’agit dans le cas de la laïcité d’avoir un état neutre par rapport aux religions, que vient faire madame Marois avec sa fameuse charte? Et si la laïcité était un autre terme pour l’athéisme? Après tout, les gens que je connais étant les plus farouchement en faveur de la charte de la laïcité c’est les athées les plus militant ou convaincu que je connaisse. La laïcité est en quelque sorte devenue l’alibi parfait d’un athée pour essayer d’éliminer petit à petit la religion de « l’espace public » et ramener la pratique religieuse en une chose privée. Pour le moment, ça va bien puisqu’il s’agit uniquement des bureaux du gouvernement. Pourtant, les « laïques » nous parlent de l’espace public : est-ce innocent? Je ne le crois pas. Bien qu’il faut dénoncer les excès de l’Église durant la période de la grande noirceur, on vit un excès, ou un sentiment anti-religieux irrationnel, pour eux l’espace publique occupe un espace plus large.

Donc, dorénavant on va avoir l’état parfaitement laïc parce que la préposée de la SAAQ ne pourra plus mettre sa croix pour vous recevoir, ou encore l’employer de la SAQ avec son hijab va enfin être neutre quand va venir le temps de vous vendre l’alcool. Après tout le lieu de travail n’est pas l’endroit pour montrer ses « préférences religieuses ». Comme si la religion était une chose que l’on pouvait magasiner ou choisir. Comme si la croyance ou la non-croyance était du même ordre que l’idéologie politique. Moi-même, je ne comprend pas tout à fait ce qui pousse quelqu’un à croire, mais j’ai tendance à avoir un profond respect pour le croyant et en quelque sorte de l’envie pour celui qui est capable de s’adonner à l’acte de foi sans arrière pensée, de faire confiance en l’existence du divin et d’avoir un code moral à suivre. Le croyant qui entre dans une église ou une mosquée ne ressent très certainement pas la même chose que je ressens quand je suis rentré dans l’église St-Roch. C’est un sentiment de profond recueillement et de lien avec une force qui nous dépasse de loin, que l’on l’appelle Dieu, Yahvé, Allah ou simplement que l’on soit en admiration devant l’univers ou son immensité la religion nous enseigne en quelque sorte l’humilité et nous rappelle à quel point nous sommes petit en réalité. La religion est aussi la première tentative de l’être humain de poser un regard sur lui-même et de tenter une réponse. Peut-être que la réponse ne fut pas tout à fait exacte, mais au moins il nous reste la métaphore et les leçons que l’on peut en tirer. De plus, on oublie souvent de dire que la religion est un élément civilisateur, qui nous a extirpés de la condition de la bête pour nous emmener vers l’homme (humain). Du simple homo sapiens à l’homo civilis. La religion est une chose trop sérieuse pour être comparé aussi sottement aux « préférences personnelles » tel que l’allégeance politique.

Pour conclure, n’allez pas croire que je suis aveugle à l’Islamisme ou au danger qu’il représente. Mais je crois que nous visons mal avec cette charte. Il y a effectivement une forme d’intégrisme qui vise la destruction de la civilisation occidentale et par la même occasion de la démocratie libérale, parce que l’existence de notre liberté est une menace pour celui qui tente d’imposer un mode de vie moyen-âgeux. Alors visons bien. Surtout dans ce cas précis. Il est important de ne pas exclure justement, le musulman modéré, car c’est lui qui est sur la ligne de front de cette lutte. C’est lui la victime collatérale du terrorisme et l’athée intégriste en quelque sorte l’allié de l’intégriste, car ils font l’association facile entre l’Islam et l’Islamisme et mène par cet amalgame maladroit à une exclusion du modéré et un rapprochement de ce dernier vers les groupes radicaux. Pour eux l’islamisme n’est pas version dégénéré de l’islam, mais sa conclusion logique. Pour les prophètes de la gauche divine, ils ne peuvent  pas en être convaincus. Ils sont déjà en guerre contre l’occident et elle est l’idiot utile de ce nouveau fascisme. Par contre, pour ceux qui ont à cœur nos grandes valeurs de tradition libérale, c’est à vous que je m’adresse ici. Méfiez vous de la tentation d’amalgamer la religion au barbarisme. Les grands malheurs du XXe siècle ont été faits par des gens qui avaient un projet de société qui excluait la religion. Avouez qu’une préposée à SAAQ avec un hijab ne mène pas vers la conversion, que la religion ne mène pas forcément vers le terrorisme. L’identité Québécoise n’est pas menacé par ceux qui arrivent de pays étranger en affirmant leur valeur mais de nous, les Québécois, qui avons rejeté l’héritage de ce que nous avons été et une partie de ce que nous sommes.

 

 

 



[i] L’homme ayant assassiné ces filles et sa femme à Kingston, il s’agissait d’un crime d’honneur.

Le droit d’offenser

Un des droits que je considère les plus sacrés est la liberté d’espression.  Ce droit comprend le droit d’offenser. Ceci doit être une choc pour certains, mais il n’existe aucun droit de ne pas être offensé, ou de ne pas être critiqué. Offenser quelqu’un n’est pas un crime et notre système judiciaire ne pourrait pas tolérer qu’il le devienne parce qu’il ne pourrait pas absorber le nouvel influx de poursuites qui en résulterait.  Insulter n’est pas poli, mais ce n’est pas criminel.

Ce qui est criminel, c’est de réagir avec violence à une insulte ou à une critique. Qu’il s’agisse de coups, d’attaque à main armée ou au cocktail molotov, ce genre d’acte est effectivement proscrit par la loi.  Au moment de lire ces lignes, vous aurez probablement entendu parler de l’attaque contre les locaux de Charlie Hebdo en France.  Nous ne devons pas céder devant ce genre d’intimidation et espérons que les coupables seront trouvés et poursuivis.

Désolé pour les musulmans, mais aucune religion n’est à l’abris des critiques et même de railleries et si une religion mérite des railleries de nos jours, c’est bien l’Islam. Quand une religion prescrit à ses fidèles comment tout faire dans leur vie, à aller jusqu’à comment déféquer, il est impossible de ne pas pouvoir en rire.  Les adeptes de la plupart des religions savent généralement composer avec de telles critiques sans violence, les musulmans devraient donc apprendre à faire de même. Sinon, il peuvent toujours exercer leur droit d’aller vivre à un endroit où ils serons certains de ne pas être offensés, comme l’Arabie Saoudite par exemple…