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Éteindre le feu

Par Philippe David

Le débat du burkini et de l’intégrisme islamique nourrit de nombreuses chroniques ces jours-ci. Deux des plus notables aujourd’hui sont celles de Joseph Facal et celle de Lise Ravary.

Dans sa chronique, Joseph Facal écrit :

«Supposons qu’un début d’incendie survient dans votre cuisine.

Il faut d’abord isoler la source, c’est-à-dire éloigner tout ce qui pourrait alimenter le feu. Puis, il faut priver le feu d’air.

C’est ce qu’il faudrait faire avec l’islamisme, mais nous ne le faisons pas: nous discutons de ses symptômes les plus visibles et non des sources du feu.

Prenez le débat sur le burkini. Je lis avec plaisir les chroniques de Richard Martineau, qui ferraille régulièrement avec des chroniqueuses de La Presse.

Sur le fond, je pense exactement comme lui: le burkini est la plus récente provocation pour donner toujours plus de place dans l’espa­ce public à une idéologie totalitaire.»

Il a effectivement raison, nous passons entièrement trop de temps à attaquer les symptômes et pas assez à s’attaquer à la cause. J’en disais autant dans ma dernière chronique :

«Vous croyez que si vous empêchez des femmes musulmanes soumises de porter un voile ou un burkini, elles cesseront d’être subjuguées par leur culture et leur religion? Vous croyez les libérer? Malheureusement, non. Parce que le problème n’est pas le bout de tissus. Le problème, c’est leur culture et un problème de culture ne se règlera pas par la législation.»

Alors concrètement, s’attaquer à la source et priver le feu d’air, ça veut dire quoi? Joseph Facal ne s’aventure pas à nous le dire.

De son côté, Lise Ravary nous rapporte que :

«La Commission canadienne des droits de la personne s’est associée à l’Islamic Social Services Association (ISSA) et à la National Council of Canadian Muslims (NCCM) pour réaliser un dépliant qui «aidera le personnel enseignant au Canada à mieux comprendre et soutenir les élèves affectés par la violence géopolitique et l’islamophobie.»»

Et ajoute :

«Entre des propos sensés sur la détresse des petits réfugiés syriens (à en croire le guide, ils sont tous musulmans) et sur l’imbécillité des racistes qui font porter à des enfants la responsabilité d’attentats terroristes à l’autre bout du monde, se glisse la suggestion d’aménager des salles de prières dans les écoles, de respecter les vêtements religieux des jeunes filles ainsi que la diète halal et d’encourager le prosélytisme à l’école.»

Mais encore là, elle parle de symptômes, pas de la source du problème. Mais elle s’y rapproche quelque peu quand même.

C’est quoi la source?

La première chose que vous allez probablement me dire est que la source du problème est l’idéologie intégriste, mais vous auriez tort. On a beau avoir une certaine idéologie et avoir la volonté de l’imposer au reste du monde, mais il reste qu’il n’y a qu’une seule et unique façon d’imposer quoi que ce soit à des gens qui n’en veulent pas et c’est par la force. Or, il n’y a qu’un organe dans notre société qui a légalement le droit d’utiliser la force (et je ne parle pas des Sith ou des Jedi). C’est le gouvernement. Seul le gouvernement peut vous forcer à vivre selon des règles avec lesquelles vous n’êtes pas forcément d’accord.

Certains vous diront que pour résoudre le problème, il faudrait carrément bannir l’islam et passer toutes les mosquées au bulldozer. Ceux-là aussi ratent le point. La liberté de religion existe justement pour défendre ce genre de comportement. La liberté de religion existe pour garantir que tout individu a le droit de croire en ce qu’il veut sans avoir à craindre d’être persécuté. Ce qui signifie que le gouvernement n’a pas le droit de voter des lois pour vous empêcher de pratiquer votre religion dans la mesure où cette pratique ne nuit à personne d’autre.

Laissez-moi cependant vous dire ce que cette liberté ne veut PAS dire.

  • Ça ne veut pas dire que le gouvernement doit fournir des aliments halal ou casher dans les écoles. Si votre religion exige une diète particulière, faites un lunch pour votre enfant et sacrez-nous patience!
  • Ça ne veut pas dire que le gouvernement doit fournir des locaux de prière. La plupart des autres religions n’en exigent pas et il n’y a pas de véritables raisons de réaménager les espaces seulement pour vous faire plaisir.
  • Ça ne veut pas dire que le gouvernement doit changer les horaires des piscines publiques pour permettre une ségrégation hommes/femme, juste parce que ça vous embête de vous baigner avec des femmes ou vice-versa.
  • Ça me veut pas dire que le gouvernement (ou tout le monde entier) doit se fendre en quatre pour satisfaire toutes vos petites exigences et revendications.
  • Et finalement, ça ne veut pas dire que le gouvernement doit empêcher qui que ce soit de rire de votre religion ou de la critiquer. Vos croyances n’ont aucun statut spécial dans notre société. Elles sont ni plus, ni moins égales à celles de tous les autres.

C’est l’attitude que le gouvernement devrait avoir envers toutes les religions, sans exception et si ça ne fait pas leur affaire, il devrait simplement leur dire qu’ils se trompent de pays.

Mais voilà, le gouvernement ne fait pas ça avec les islamistes. C’est ça le problème! Le problème, c’est que par électoralisme et par souci de rectitude, les politicien on le nez si profondément enfoui dans le derrière de certains groupes, qu’ils peuvent goûter leur déjeuner. C’est cru, je sais, mais c’est vrai! Et les islamistes ne font pas exception parce qu’ils prétendent parler pour l’ensemble des musulmans, ce qui est faux. Mais si vous croyez que d’élire la bonne personne va résoudre le problème, détrompez-vous. Les politiciens ont rarement la bonne solution et jusqu’ici, l’islamisme ne fait pas exception. La bien-pensance exige la tolérance de tout et ils se draperont de vertu pour vous faire accepter l’inacceptable et à la fin, vous vous sentirez tous coupables de ne pas vous être tire-bouchonné plus. C’est exactement ce qu’ils ont fait à la commission sur les accommodements raisonnables, ou la conclusion finale a été que les québécois n’étaient tout simplement pas assez «accommodants».

Encore une fois, demandez-vous pourquoi vous croyez qu’il est légitime que certaines personnes aient le droit de vous imposer des croyances dont vous ne voulez pas et d’utiliser légalement la force pour vous les imposer et c’est exactement ce que les politiciens font lorsqu’ils cèdent en votre nom à toutes les petites exigences des islamistes. Sans cette légitimité imaginaire, ils ne pourraient pas vous imposer quoi que ce soit.

La liberté forcée

Par Philippe David

Il y a des jours où la politique m’épuise. C’est une des raisons pourquoi je la déteste avec passion. C’est un jeu dégoûtant où tout le monde tente d’imposer son point de vue à tout le monde. Par imposer, je ne veux pas dire tenter de convaincre les autres par les arguments du bien-fondé de sa position, mais de littéralement imposer son point de vue par la force. C’est exactement ce que vous faites chaque fois que vous dites la phrase «Il devrait y avoir une loi…».

Voyez-vous, une loi n’est rien d’autre qu’une opinion avec un fusil. Pourquoi? Parce que désobéir à une loi va inévitablement vous amener en présence de quelqu’un avec un fusil qui a la licence d’utiliser toute la force nécessaire pour vous obliger à y obéir. Que ce soit par le vol de votre propriété (l’amende), l’abduction et le confinement (l’emprisonnement) ou le meurtre (la peine de mort ou l’utilisation de force létale). Même si cette dernière est rarement utilisée dans un pays comme le Canada, elle n’en demeure pas moins une option. Donc dire qu’il devrait y avoir une loi équivaut à dire que vous aimeriez les soumettre à toutes sortes de violence si elles refusent de se soumettre à ce que vous jugez être correct et dans leur intérêt, que ce jugement soit fondé sur des arguments valides ou non.

Évidemment, il y a tout de même des situations qu’il faut interdire. Une société ne pourrait vivre en harmonie sans règles. Ça va de soi. Nous ne pourrions tolérer que les gens s’entretuent ou qu’ils volent les biens de leur prochain ou quoique ce soit d’autre qui viole les droits fondamentaux des autres membres de cette société. Mais il y a un bail que nous avons outrepassé la simple défense de ces droits et que nous utilisons plutôt les lois pour les piétiner allègrement et favoriser les uns aux dépens des autres. Nous le faisons souvent avec les meilleures intentions du monde, pour redresser ce que nous percevons être un tort. Mais fréquemment, nous perdons de vue ce qui est vraiment moral. Nous oublions aussi que ce que nous pouvons percevoir comme un tort, n’est pas nécessairement perçu de la même façon par les autres. Ou aussi que ce que nous imaginons être la bonne solution n’est pas nécessairement la meilleure. On va jusqu’à s’imaginer quelques fois qu’on puisse «forcer» quelqu’un à se «libérer» d’une quelconque oppression. C’est une erreur. Bien intentionnée, mais une erreur tout de même.

Ce qui m’amène au sujet du jour: le burkini.

Un droit fondamental.

J’ai entendus tous les arguments de ceux qui voudraient interdire un tel accoutrement. Ils sont les mêmes que pour la burqa, le niqab ou même le hijab. Que ces vêtements sont imposés aux femmes par une culture arriérée, parfois par la force et la menace. C’est certainement le cas dans certains pays comme l’Arabie Saoudite, l’Afghanistan ou l’Iran ou il existe même des polices religieuses qui n’hésitent pas à battre à coup de bâton une femme musulmane qui ose se promener seule et sans voile dans les rues sans aucune autre forme de procès.

Ce n’est cependant pas le cas au Canada. Ici, aucune loi n’impose le port d’un tel vêtement. Mais ça ne veut pas dire que personne ne force les musulmanes à se voiler ou de se baigner avec un burkini, mais ça ne veut pas dire non-plus que certaines d’entre elles ne font pas par choix personnel. Vous me direz peut-être que c’est par endoctrinement et c’est possible, mais comment en être sûr? Et si c’est par conviction personnelle, qui êtes-vous pour lui dire qu’elle a tort et lui imposer votre jugement de valeur? Tout n’est pas blanc et tout n’est pas noir et le fait qu’elle porte ce vêtement ou non vous cause-t-il un tort à vous? Parce qu’à ce que je sache, son choix ne vous engage d’aucune manière à faire pareil et ne donne pas le droit à quiconque de vous l’imposer. Donc qu’une femme choisisse de porter un burkini librement ou non est vraiment son problème, pas le vôtre. Désolé si ça vous choque. Et si une femme choisit librement de porter un burkini, c’est son droit le plus strict, point à la ligne. Que son choix vestimentaire vous offense d’une quelconque manière n’est absolument pas son problème, c’est le vôtre, mais vous n’avez aucun droit à ne pas être offensé plus que les musulmans n’ont un droit à ne pas être offensés par notre propre liberté d’expression.

Oui, mais…

Et si ce n’était pas volontaire? Ne devrait-on pas l’interdire? Juste pour que leur communauté ne puisse pas leur imposer?

Je serai toujours étonné de constater à quel point les gens ne comprennent pas le concept de liberté. Croyez-vous peut-être que parce que vous ouvrez la porte de la cage d’un oiseau, il va forcément s’envoler et ne jamais y revenir? Croyez-vous que si vous brisez les chaines d’un esclave, il va nécessairement comprendre ce que c’est qu’être libre? Vous croyez que si vous empêchez des femmes musulmanes soumises de porter un voile ou un burkini, elles cesseront d’être subjuguées par leur culture et leur religion? Vous croyez les libérer? Malheureusement, non. Parce que le problème n’est pas le bout de tissus. Le problème, c’est leur culture et un problème de culture ne se règlera pas par la législation.

La liberté ne s’impose pas

Peu importe vos bonnes intentions, vous ne pouvez pas forcer ces femmes à se libérer en restreignant leurs choix vestimentaires. Pour être libre, il faut vouloir être libre et pour vouloir être libre, il faut d’abord être conscient que nous ne le sommes pas. Vous seriez probablement choqués d’apprendre que vous n’êtes pas libres vous-même, mais ça c’est une toute autre discussion. Suffise de dire que la première étape pour aider ces femmes est de leur montrer ce qu’est la liberté et leur imposer un code vestimentaire va plutôt dans le sens contraire. Il faudrait plutôt trouver le moyen de les convaincre que vous êtes plus libres qu’elles. Là-dessus, je vous souhaite bonne chance.

Drôle de guerre

Par Philippe David

Un autre attentat terroriste. J’ai essayé de résister l’envie d’écrire sur le sujet, mais c’est plus fort que moi. On dit que nous sommes en guerre, mais c’est une drôle de guerre. Pas drôle dans le sens que ça fait rire, mais drôle dans le sens de bizarre, particulier, étrange et je dirais même irréelle.

Le monstre de Frankenstein

Cette guerre est bizarre parce que d’abord et avant tout, l’ennemi est un monstre «made in the USA», ce qui en fait un monstre de notre propre fabrication puisqu’il s’en prend à toute la civilisation occidentale dont les États-Unis sont la figure de proue. Bizarre aussi parce qu’il semble que les gouvernements les plus proéminents de cette civilisation ont la tête dans le sable pendant que le monstre saccage les campagnes. Pire encore! Ils semblent faire tout pour faciliter la tâche au monstre. Non seulement ont-ils créé les sempiternelles tensions au Moyen-Orient qui ont fait de cette région une poudrière, ils ont créé le vide de pouvoir en Irak qui a donné naissance au monstre, il ont aussi créé la situation en Libye et Syrie qui lui ont donné son essor et permis d’étendre ses tentacules et maintenant que le monstre a été relâché dans la nature, ils semblent tout faire pour ne pas le confronter. Oh, ils tentent bien de faire bonne figure en bombardant en Irak et en Syrie, mais tout le monde sait bien que ça prendra bien plus que ça pour s’en débarrasser et même que, comme un fauve, si on ne fait que le «picosser» (en bon argot québécois) de la sorte, non seulement on ne règle pas le problème, on ne fait que rendre le monstre plus furieux et dangereux. Sans parler des milliers de réfugiés qu’on envoie envahir l’Europe. On jurerait que le Dr Frankenstein s’applique à protéger sa création par pure sentimentalité. De quoi alimenter mille et une théories du complot.

L’ennemi à l’intérieur des murs.

Une autre particularité de cette guerre contre la civilisation occidentale est qu’elle comporte des éléments qui veulent vaille que vaille que cette civilisation se fasse hara-kiri et qui travaillent très fort à planter les graines de ce suicide collectif. Ce mouvement ne date pas d’hier. Jadis, il travaillait avec les communistes, maintenant il a trouvé un allié dans l’islamisme.

Ces idiots utiles comme Vladimir Lénine les appelait, ont compris qu’ils ne pouvaient pas inciter la révolution des prolétaires qu’ils souhaitaient avec le seul argument de la guerre des classes,  ont adopté une stratégie qui consiste à saper les bases culturelles de la civilisation occidentale appelée «marxisme culturel».  Cette doctrine remplace la lutte des classes par un conflit entre groupes «privilégiés» et groupes «opprimés». Si vous êtes blanc (particulièrement un homme blanc), hétérosexuel, cisgenre et chrétien, vous êtes un méchant oppresseur et vous devriez avoir honte de tout ce que vous êtes une femme, de couleur, gay, transgenre ou musulman, vous faites partie des pauvres opprimés et vous pouvez revendiquer tous les droits possibles et imaginables.

Ainsi. la liberté d’expression se voit pervertie par la redéfinition de certains termes et étouffée par la rectitude politique. On veut bannir tout discours qui pourrait «offenser» les opprimés. Les valeurs traditionnelles occidentales sont perverties de façons à ce que maintenant, les hommes tentent de se faire passer pour des femmes et vice-versa, des blancs tentent de se faire passer pour des noirs. Nous ne pouvons plus faire de yoga parce que c’est une «appropriation culturelle» et il devient de plus en plus difficile de critiquer les religions (sauf le judaïsme et le christianisme), en particulier une certaine religion commençant par un «i» et se terminant en «slam».  Ce sont ces idiots utiles qui ont d’ailleurs inventé le terme «islamophobie» pour étouffer toute critique de cette religion.

Il importe peu pour ces gens que les islamistes ont généralement des valeurs diamétralement opposées aux leurs. Qu’ils sont anti-avortement, anti-gay, anti-trans, anti-égalité des sexes, pro-esclavage, etc. Il n’importe que le fait qu’ils soient anti-capitalistes et anti-Occident (à ne pas confondre avec antioxydant). Et malheureusement, beaucoup de ces gens sont dans des positions de pouvoirs en ce moment et vous n’y pouvez strictement rien. Il suffit de suivre la campagne présidentielle aux États-Unis pour vous rendre compte que si les américains se trouvent face à un choix entre deux complets incompétents, c’est que quelque chose ne tourne sérieusement pas rond dans ce pays. Et on pourrait en dire autant de l’élection de Justin Trudeau au Canada, François Hollande en France, pour ne nommer qu’eux.

L’infiltration

Pendant que les leaders occidentaux créent des monstres de Frankenstein et multiplient l’influx de réfugiés qu’ils créent eux-mêmes par leurs bombardements en Syrie et en Irak, attisant encore plus l’animosité contre l’Occident, l’Arabie Saoudite est soupçonnée de financer en catimini certaines activités des islamistes, d’utiliser certaines mosquées occidentales pour répandre l’idéologie wahhabite, cette version puritaine et archaïque de l’islam dont s’inspirent les islamistes et faire du recrutement et de l’endoctrinement pour le compte d’organisations terroristes. Il a été rendu public récemment qu’un document gouvernemental américain de 28 pages prouverait un lien entre le gouvernement saoudien et les attentats du 11 septembre 2001, mais jusqu’ici, le gouvernement américain refuse de le déclassifier et le rendre public. Encore de quoi alimenter les amateurs de théories du complot.

La solution n’est pas si simple

On semble vouloir nous faire croire que l’ennemi à abattre est l’État Islamique. Notre fameux «monstre de Frankenstein». Alors on brandit le spectre de ce monstre pour récolter le soutien des populations des démocraties occidentales pour plus de bombardements qui ne font en réalité que faire plus de réfugiés et plus de ressentiment contre l’Occident. Mais pourquoi ne parle-t-on pas d’envoyer des troupes pour pacifier la région et annihiler la bête? Si nous sommes vraiment en guerre, ce n’est pas en se contentant de larguer des bombes du haut des airs qu’on va la gagner, non? Après tout, l’EI ne dispose pas d’une véritable force militaire. Il ne pourrait certainement pas résister longtemps à un assaut par des troupes de l’OTAN, non? Et pourtant, l’alliance militaire supposément la plus puissante au monde n’a pourtant pas pu débarrasser l’Afghanistan des Talibans. Aura-t-elle plus de succès avec l’EI? Difficile pour nos soldats de poursuivre un objectif qui n’est pas clair. Difficile aussi pour nos soldats de se battre avec les mains attachées dans le dos parce que les leader occidentaux, le Président Obama en tête, ne semblent pas avoir à cœur de vouloir aller à fond pour annihiler l’EI et ce n’est certainement pas par manque de ressources  militaires ou parce que l’opinion publique est contre. Alors pourquoi?

Est-ce peut-être parce que la guerre contre le terrorisme est supposée être une guerre perpétuelle permettant à nos valeureux leaders d’imposer des mesures de sécurité de plus en plus oppressives et une surveillance de plus en plus étroite envers ses citoyens? N’avez-vous donc pas remarqué comment notre monde se fait de plus en plus orwellien depuis le 11 septembre 2001?

Dans sa récente chronique au Journal de Montréal, Richard Martineau pose une question que je trouve extrêmement pertinente:

«Qu’est-ce qui vous fait le plus peur: Big Brother ou les fous d’Allah?»

Sa chronique me laisse un petit doute que personnellement, il a plus peur des fous d’Allah. C’est drôle, mais il y a 260 millions de personnes qui pourraient témoigner du fait qu’on devrait s’inquiéter davantage de Big Brother si elles n’étaient pas toutes mortes au XXe des mains de leur propre gouvernement. Je dirais qu’en comparaison, les islamistes font figure d’enfants de chœur, vous ne trouvez pas?

Fait intéressant, j’ai publié un commentaire à cet effet dans la section commentaires de cette chronique. Le commentaire se lisait comme suit:

«Qu’est-ce qui vous fait le plus peur: Big Brother ou les fous d’Allah?»

Considérant qu’au XXe siècle 260 millions de personnes on été tuées par leur propre gouvernement, vous devriez avoir bien plus peur de Big Brother. Les fous d’Allah, ce sont des amateurs en comparaison.

Soit dit en passant, les fous d’Allah sont financés par l’Arabie Saoudite et armés par les États-Unis et leurs alliés. Essayez de deviner pourquoi…

Ce commentaire a été promptement supprimé par les modérateurs. Tiens, tiens…