Archives par mot-clé : Liberté

La grande hallucination

Par Philippe David

Beaucoup de gens se croient libres. C’est surtout parce qu’ils ne comprennent pas ce qu’est la liberté. La liberté c’est être propriétaire de soi-même. Qu’est-ce que ça veut dire? Ça veut dire que personne n’a le droit de prendre des décisions à votre place. Ça implique aussi  que si vous désirez rester libre,  vous devez, pour le meilleur ou pour le pire, prendre ces décisions par vous-même et en subir les conséquences autant qu’en récolter les bienfaits.  Si vous abandonnez vos choix à une autre personne ou un groupe de personnes appelé «gouvernement», vous n’êtes plus libre, vous êtes dépendant. Vous ne gérez plus votre propre vie, elle est désormais la propriété de quelqu’un d’autre.  Vous êtes désormais un esclave en quelque sorte et plus vous abandonnez de vos choix au gouvernement, moins vous serez libre. Est-ce vraiment ce que vous voulez?

Au Québec, certains ne cessent de nous rabattre les oreilles avec l’idée que le «peuple» québécois devrait être «maitre de sa destinée», mais c’est vide de sens! Le mot «peuple» n’est qu’une abstraction pour représenter plusieurs personnes vivant dans un même espace et partageant certains traits. Vous pouvez voir et toucher les individus qui le composent, mais vous ne pouvez pas voir ni toucher le «peuple». Le peuple ne peut pas raisonner, ni réfléchir. Il ne peut pas agir à l’unisson.  Il n’est donc responsable de rien et il n’est maître de rien non-plus. Mais que diriez-vous d’être maître de vous-mêmes plutôt? Pourquoi croyez-vous que vous serez plus libre si seulement le bon parti était au pouvoir et qu’une majorité mette une croix sur la case «oui» d’un référendum? Ou serez-vous libre le jour où vous pourrez dire que vous allez garder tout le fruit de votre travail et décider par vous-même quoi en faire plutôt que de laisser Justin Trudeau ou Philippe Couillard ou [insérez le chef de votre parti préféré ici.] décider comment le gaspiller dépenser pour vous?

Personne n’a de droit légitime de prendre ces décisions pour vous. Ce n’est qu’une illusion. Vous n’y consentez que parce qu’on vous dit que ça ne peut pas fonctionner autrement. Que parce que nous sommes méchants et cupides de nature, nous devons avoir des gens tout aussi méchants et cupides que nous mais qui, par la vertu d’avoir gagné un concours de popularité, se sont transformés en saints altruistes, pour nous protéger des autres personnes méchantes et cupides. En nous contrôlant pas la force et la coercition. Vous trouvez que ça a du sens vous? Moi pas! Je ne vois pas l’utilité d’avoir une bande d’individus qui me font les poches sous la contrainte sous prétexte de me fournir des services dont je n’ai pas nécessairement besoin et  pour me protéger de d’autres bandes d’individus qui veulent me faire les poches sous la contrainte. Je veux seulement payer volontairement pour les services dont j’ai besoin.

La prémisse derrière la raison d’être du gouvernement est absurde. La seule chose qui différencie le gouvernement de la mafia est une croyance qu’on vous martèle depuis votre plus jeune âge: que le gouvernement représente une autorité légitime. Les pires atrocités de l’histoire on été commises par des despotes psychopathes simplement parce que ces millions d’individus ont eu l’hallucination collective de voir ces tyrans comme détenteurs d’une autorité légitime. Par eux-même, les Hitler, Staline, Mao, Pol Pot ou Pinochet n’auraient jamais pu causer tant de dommages. Ce n’est que cette petite croyance religieuse en leur autorité qui a fait que des millions les ont appuyés dans leur folie sanguinaire.

Ceux qui ne cessent de réclâmer toujours plus de pouvoir pour le gouvernement peuvent être mus par de bonnes intentions, mais ils ne réalisent pas à quel point ce pouvoir est dangereux. Jusqu’au moment où, inévitablement, un tyran viendra retourner ce pouvoir contre eux. Alors il y aura des pleurs et des grincements de dents

 

La liberté forcée

Par Philippe David

Il y a des jours où la politique m’épuise. C’est une des raisons pourquoi je la déteste avec passion. C’est un jeu dégoûtant où tout le monde tente d’imposer son point de vue à tout le monde. Par imposer, je ne veux pas dire tenter de convaincre les autres par les arguments du bien-fondé de sa position, mais de littéralement imposer son point de vue par la force. C’est exactement ce que vous faites chaque fois que vous dites la phrase «Il devrait y avoir une loi…».

Voyez-vous, une loi n’est rien d’autre qu’une opinion avec un fusil. Pourquoi? Parce que désobéir à une loi va inévitablement vous amener en présence de quelqu’un avec un fusil qui a la licence d’utiliser toute la force nécessaire pour vous obliger à y obéir. Que ce soit par le vol de votre propriété (l’amende), l’abduction et le confinement (l’emprisonnement) ou le meurtre (la peine de mort ou l’utilisation de force létale). Même si cette dernière est rarement utilisée dans un pays comme le Canada, elle n’en demeure pas moins une option. Donc dire qu’il devrait y avoir une loi équivaut à dire que vous aimeriez les soumettre à toutes sortes de violence si elles refusent de se soumettre à ce que vous jugez être correct et dans leur intérêt, que ce jugement soit fondé sur des arguments valides ou non.

Évidemment, il y a tout de même des situations qu’il faut interdire. Une société ne pourrait vivre en harmonie sans règles. Ça va de soi. Nous ne pourrions tolérer que les gens s’entretuent ou qu’ils volent les biens de leur prochain ou quoique ce soit d’autre qui viole les droits fondamentaux des autres membres de cette société. Mais il y a un bail que nous avons outrepassé la simple défense de ces droits et que nous utilisons plutôt les lois pour les piétiner allègrement et favoriser les uns aux dépens des autres. Nous le faisons souvent avec les meilleures intentions du monde, pour redresser ce que nous percevons être un tort. Mais fréquemment, nous perdons de vue ce qui est vraiment moral. Nous oublions aussi que ce que nous pouvons percevoir comme un tort, n’est pas nécessairement perçu de la même façon par les autres. Ou aussi que ce que nous imaginons être la bonne solution n’est pas nécessairement la meilleure. On va jusqu’à s’imaginer quelques fois qu’on puisse «forcer» quelqu’un à se «libérer» d’une quelconque oppression. C’est une erreur. Bien intentionnée, mais une erreur tout de même.

Ce qui m’amène au sujet du jour: le burkini.

Un droit fondamental.

J’ai entendus tous les arguments de ceux qui voudraient interdire un tel accoutrement. Ils sont les mêmes que pour la burqa, le niqab ou même le hijab. Que ces vêtements sont imposés aux femmes par une culture arriérée, parfois par la force et la menace. C’est certainement le cas dans certains pays comme l’Arabie Saoudite, l’Afghanistan ou l’Iran ou il existe même des polices religieuses qui n’hésitent pas à battre à coup de bâton une femme musulmane qui ose se promener seule et sans voile dans les rues sans aucune autre forme de procès.

Ce n’est cependant pas le cas au Canada. Ici, aucune loi n’impose le port d’un tel vêtement. Mais ça ne veut pas dire que personne ne force les musulmanes à se voiler ou de se baigner avec un burkini, mais ça ne veut pas dire non-plus que certaines d’entre elles ne font pas par choix personnel. Vous me direz peut-être que c’est par endoctrinement et c’est possible, mais comment en être sûr? Et si c’est par conviction personnelle, qui êtes-vous pour lui dire qu’elle a tort et lui imposer votre jugement de valeur? Tout n’est pas blanc et tout n’est pas noir et le fait qu’elle porte ce vêtement ou non vous cause-t-il un tort à vous? Parce qu’à ce que je sache, son choix ne vous engage d’aucune manière à faire pareil et ne donne pas le droit à quiconque de vous l’imposer. Donc qu’une femme choisisse de porter un burkini librement ou non est vraiment son problème, pas le vôtre. Désolé si ça vous choque. Et si une femme choisit librement de porter un burkini, c’est son droit le plus strict, point à la ligne. Que son choix vestimentaire vous offense d’une quelconque manière n’est absolument pas son problème, c’est le vôtre, mais vous n’avez aucun droit à ne pas être offensé plus que les musulmans n’ont un droit à ne pas être offensés par notre propre liberté d’expression.

Oui, mais…

Et si ce n’était pas volontaire? Ne devrait-on pas l’interdire? Juste pour que leur communauté ne puisse pas leur imposer?

Je serai toujours étonné de constater à quel point les gens ne comprennent pas le concept de liberté. Croyez-vous peut-être que parce que vous ouvrez la porte de la cage d’un oiseau, il va forcément s’envoler et ne jamais y revenir? Croyez-vous que si vous brisez les chaines d’un esclave, il va nécessairement comprendre ce que c’est qu’être libre? Vous croyez que si vous empêchez des femmes musulmanes soumises de porter un voile ou un burkini, elles cesseront d’être subjuguées par leur culture et leur religion? Vous croyez les libérer? Malheureusement, non. Parce que le problème n’est pas le bout de tissus. Le problème, c’est leur culture et un problème de culture ne se règlera pas par la législation.

La liberté ne s’impose pas

Peu importe vos bonnes intentions, vous ne pouvez pas forcer ces femmes à se libérer en restreignant leurs choix vestimentaires. Pour être libre, il faut vouloir être libre et pour vouloir être libre, il faut d’abord être conscient que nous ne le sommes pas. Vous seriez probablement choqués d’apprendre que vous n’êtes pas libres vous-même, mais ça c’est une toute autre discussion. Suffise de dire que la première étape pour aider ces femmes est de leur montrer ce qu’est la liberté et leur imposer un code vestimentaire va plutôt dans le sens contraire. Il faudrait plutôt trouver le moyen de les convaincre que vous êtes plus libres qu’elles. Là-dessus, je vous souhaite bonne chance.

Ne me parlez pas de démocratie

Par Philippe David

Je m’apprête à commettre un blasphème, un péché mortel contre l’orthodoxie étatiste. Je vais candidement vous avouer que je déteste la démocratie (ou démocrassie, comme je préfère l’épeler). Mais pourquoi, me direz-vous? La démocratie n’est-elle pas garante de liberté? N’est-elle pas le meilleur (ou du moins, le moins pire) de tous les systèmes politiques?

Je suppose que oui, ça l’est, si vous croyez que la seule façon possible d’organiser une société est de choisir une méthode précise, de l’imposer par la force et de ne jamais en dévier pour quelque raison que ce soit. Si vous croyez que les seuls choix se limitent à la démocratie, la monarchie, l’oligarchie ou la dictature.

Une illusion et une délusion

La démocrassie est à la fois une illusion et une délusion. Croire en la démocrassie, c’est avoir l’illusion qu’en votant, vous avez un certain contrôle sur le processus politique alors que votre vote pèse moins que rien dans la balance et n’a aucune influence sur le résultat.  

Vous croyez vraiment qu’on peut parler de représentativité quand, dans les associations étudiantes une poignée de militants imposent leur volonté à coup de votes à main levées, d’assemblées interminables dans des salles trop petites, de quorums ridicules et d’intimidation à peine voilée, à une majorité d’étudiants et au reste de la population? Vous croyez vraiment que vos convictions sont représentées alors que les députés de l’Assemblée Nationale votent unanimement contre celles-ci et personne ne s’élève pour défendre le point de vue opposé?

C’est aussi la délusion que ces personnes aux jolis chapeaux à qui nous déléguons notre pouvoir personnel ont la solution à même une infime fraction de tous nos problèmes alors qu’ils ont pourtant prouvé qu’au contraire, ils ne possèdent aucune sagesse que nous ne possédons nous-même, et que non seulement ils ne règlent pas nos problèmes, mais nous serons énormément chanceux s’ils ne les empirent pas.

Vous croyez que je suis cynique? Cessez d’évaluer les politiciens à leurs intentions et commencez à les évaluer aux résultats qu’ils obtiennent et vous vous rendrez vite compte que pas un politicien n’a résolu, par exemple, le problème de la pauvreté, mais qu’en revanche, ils ont tous emprisonnés les pauvres dans un cycle perpétuel de dépendance.

Voyez-vous, si les politiciens apprenaient aux pauvres à pêcher par eux-mêmes plutôt que seulement leur donner un poisson. De quelle utilité nous seraient-ils après? Ce n’est donc pas dans leur intérêt de résoudre nos problèmes.  Il est plutôt dans leur intérêt de découvrir toujours plus de problèmes pour que nous les suppliions d’intervenir et de nous sauver! Tels les vendeurs d’huile de serpent d’antan, les politiciens ont toujours été plus adeptes à nous inventer des maux pour mieux faire semblant de les guérir avec un quelconque remède-miracle. Sauf que malheureusement, la majorité d’entre-nous  n’a toujours pas réalisé la supercherie et tombe encore dans le panneau.

Voter c’est…

Voter c’est abdiquer votre souveraineté individuelle au profit du concept fumeux de la « nation ». Une abstraction collectiviste selon laquelle il ne peut exister qu’une seule collection de valeurs qui doit primer sur toutes les autres.

Voter c’est accepter que d’autres ont droit de cité sur votre corps, votre esprit et votre propriété et qu’ils ont le droit de se l’approprier par la violence.

Voter, c’est aussi voler. Peu de gens ne songeraient à forcer la porte de leur voisin et de lui voler ses biens, mais ils se font un devoir de voter pour un politicien qui leur promet mer et monde sans leur dire qu’il ne peut rien leur donner qu’il ne devra pas confisquer d’abord par la force à quelqu’un d’autre. Ils votent donc, sans le réaliser, pour voler leur voisin et se faire voler eux-même. Voter est donc sanctionner le vol.

Donnez une chance à la liberté

Vous voulez savoir ce qui est une véritable utopie? C’est croire qu’une certaine élite dans des tours d’ivoires sera capable de trouver de meilleures solutions à des problèmes de société que des millions d’individus sur le terrain.

Les grandes inventions de ce monde sont-elle venues de bureaucraties gouvernementales ou d’individus tentant de combler un besoin spécifique?  Avons-nous plus de chance d’obtenir quelque chose d’une poignée de cerveaux dans un cadre rigide ou de millions de cerveaux laissés libres d’imaginer toutes les possibilités?

Dans une de ces chansons, John Lennon disait « All we are saying, is give peace a chance ». Ne serait-il pas temps de laisser une chance à la liberté plutôt que la coercition? Reprenons notre pouvoir.

L’importance de la liberté économique

Mes contradicteurs se moquent souvent de mon enthousiasme pour Bastiat. Bien sûr, Frédéric Bastiat n’a pas tout dit, tout fait, tout prévu. Bien sûr il n’est pas le seul à avoir défendu les Droits individuels. Mais force est de reconnaître que sa pensée, très riche et pertinente, élaborée au début du XIXème siècle, est sans cesse corroborée par l’actualité.

Prenons un exemple. Nous constatons que Frédéric Bastiat s’est toujours battu pour mettre fin à toutes les spoliations, afin que les gens gardent le libre usage de leur propriété. Cette idée est, aujourd’hui comme hier, très contestée par les collectivistes. Cependant les faits prouvent sa justesse. Depuis 1995, l’Index de la liberté économique, établi par Heritage Foundation, étudie la liberté économique de part le monde. Il en ressort constamment, que la liberté économique engendre croissance et prospérité. Ces données sont avérées, et particulièrement fiables. Elles résultent de l’observation des faits, si chère à Bastiat. Il écrit dans « Harmonies économiques » « l’économie politique est une science toute d’observation et d’exposition. (…) elle constate que le feu brûle, elle le proclame, elle le prouve, et fait ainsi pour tous les autres phénomènes analogues de l’ordre économique ou moral ».

L’Index 2012 met en évidence que, malheureusement, la liberté économique globale a décliné l’année passée. Seuls cinq pays sur 184 méritent le qualificatif d’« économiquement libres ». En Europe on ne trouve que la Suisse, et elle est au cinquième rang mondial. Les autres sont Hong-Kong, Singapour, l’Australie, la Nouvelle Zélande.  « La force économique relative de ces cinq pays n’est pas un accident. Leur engagement continue en faveur de l’État de droit, un État limité, des réglementations performantes, un marché libre ont été la source d’une résistance impressionnante durant ces temps d’incertitude économique ». Sans surprise, le niveau de liberté économique au Québec est très bas. Sans surprise la situation économique s’y est détériorée. Selon l’Institut Fraser, le Québec se classe  58e sur 60 en Amérique du Nord. L’élément le plus péjoratif au Québec est le poids de l’État et la réglementation, qui ce sont  considérablement accrus. Nous sommes bien loin de l’État limité aux fonctions régaliennes que préconise Frédéric Bastiat. La collectivisation accrue de l’économie que nous promettent les politiciens continuera à détériorer la situation.

Le Québec, aujourd’hui, se débat dans des difficultés qui semblent inextricables. Nos politiciens n’apportent pas de solutions efficaces parce qu’ils restent prisonniers de leur dirigisme. Le résultat est que la pauvreté et la précarité s’accroissent sans cesse, malgré un interventionnisme accru de la puissance publique. Les différents Index montrent, clairement, que c’est cet interventionnisme même qui en est la cause. L’Index 2012 confirme, une fois de plus, la relation positive entre la liberté économique et la prospérité. Le PIB est bien plus élevé dans les pays ou règne la plus grande liberté économique. Plus celle-ci est élevée, plus la lutte pour l’élimination de la pauvreté est un succès. On constate que la misère est en moyenne, beaucoup plus faible dans les pays qui ont la plus grande liberté économique, seule la prospérité économique engendre le progrès social. Malheureusement les Québécois refusent d’admettre ces évidences contraires à leurs convictions.

L’index 2011 montrait que les pays qui avaient le moins relancé étaient ceux qui s’en sortaient le mieux. L’Index 2012 enfonce le clou. « Une rapide expansion de l’État, plus que n’importe quel facteur lié au marché, apparaît comme responsable de l’affaiblissement du dynamisme économique. Il est prouvé que les dépenses massives de l’État ont, non seulement failli pour arrêter la crise économique, mais aussi l’ont prolongée dans beaucoup de pays ». L’approche de la crise caractérisée par des dépenses publiques massives, financées par l’emprunt et la planche à billet, a conduit à creuser les déficits, gonfler la dette publique, et ce malgré des prélèvements obligatoires très élevés. Cela a aggravé la crise avec stagnation, voire récession, marquée par une augmentation du chômage de longue durée.

L’Index 2012 nous apprend également que, si une dette nationale, équivalant à moins de 35% du PIB, a peu de conséquences sur la croissance économique, une dette supérieure à 70% est intrinsèquement néfaste pour le dynamisme économique, et a des conséquences délétères sur la prospérité de la province. Pour mémoire la dette Québécoise est attendue à un pourcentage supérieure à 90% du PIB en 2012. On ne peut que déplorer que les politiciens québécois proposent toujours cette politique, qui a partout échoué. Ils persistent dans leur « modèle », à contre sens des lois économiques validées par l’expérience. Il est dramatique pour notre province qu’ils n’ouvrent pas les yeux sur la réalité et qu’ils restent prisonniers de leurs constructions artificielles. Or les faits démontrent que les organisations naturelles, sont supérieures aux organisations artificielles.

« Tous les intérêts légitimes sont harmoniques. Tous ceux qui adopteront ce point de départ : les intérêts sont harmoniques, seront aussi d’accord sur la solution pratique du problème social : s’abstenir de les contrarier et de déplacer les intérêts. Il ne faut pas étendre artificiellement la solidarité de manière à détruire la responsabilité ; en d’autres termes, il faut respecter la liberté. »  écrit Frédéric Bastiat dans « Harmonies économiques.

À la jeunesse québécoise. » Les faits lui donnent raison. Il faut savoir que dix sept ans d’analyses effectuées par Heritage foundation, démontrent que la solution éprouvée existe. C’est la liberté économique. Ce qu’il faut faire c’est l’améliorer pour élever le niveau de vie de l’ensemble de la population. « Il est avéré que, non seulement un haut niveau de liberté économique est clairement associé à un haut niveau de revenus par tête, mais les améliorations dans les pays où règne la liberté économique, accroissent aussi la moyenne de la croissance des revenus, » preuve que le progrès économique et social diffuse dans toutes les couches de la société. La liberté économique est hautement corrélée avec l’activité innovante des entrepreneurs, qui crée de nouveaux emplois, et multiplient les opportunités et les possibilités de choix pour les individus.

« La propriété, le droit de jouir du fruit de son travail, le droit de travailler, de se développer, d’exercer ses facultés, comme on l’entend, sans que l’État intervienne autrement que par son action protectrice, c’est la liberté » Frédéric Bastiat « Propriété et loi.» Ce libre choix et le libre usage de la propriété font que les personnes jouissent de davantage de bien être. La nécessité de renforcer, ou de restaurer, la liberté économique est plus forte que jamais. Le défi aujourd’hui au Québec est de s’assurer que l’agenda des réformes se concentre sur l’impératif de générer plus de liberté économique.

Cerise sur le gâteau, les politiciens prônent tous un « protectionnisme modéré ». Il est certain que cette option aggravera la situation économique de notre province. C’est en effet le libre échange qui a permis des progrès spectaculaires ces dernières années et qui a sorti des centaines de millions de gens de la misère.

Il a également limité l’impact de la crise, les pays émergents bénéficiant d’une croissance soutenue, à l’inverse de la plupart des pays occidentaux, étouffés par leurs politiques étatistes. « L’échange est un droit naturel comme la propriété. Tout citoyen, qui a créé ou acquis un produit, doit avoir l’option ou de l’appliquer immédiatement à son usage, ou de le céder à quiconque, sur la surface du globe, consent à lui donner en échange l’objet de ses désirs. Le priver de cette faculté, quand il n’en fait aucun usage contraire à l’ordre public et aux bonnes moeurs, et uniquement pour satisfaire la convenance d’un autre citoyen, c’est légitimer une spoliation, c’est blesser la loi de la justice. » F. Bastiat « Association pour la liberté des échanges. Déclaration. »

L’injustice et la spoliation n’ont jamais engendré de société prospère.

Frédéric Bastiat écrit dans « La Loi » « L’Absence de Spoliation, — c’est le principe de justice, de paix, d’ordre, de stabilité, de conciliation, de bon sens que je proclamerai de toute la force, hélas! bien insuffisante, de mes poumons, jusqu’à mon dernier souffle. » Bastiat n’est plus mais ses idées perdurent. A nous de reprendre le flambeau, et de défendre la liberté économique.

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L’INDIVIDU DEVRAIT ÊTRE L’ÉLÉMENT CENTRAL DE TOUTE SOCIÉTÉ

Au Québec, quand arrive le temps des élections, les médias et les politiciens parlent souvent au NOUS. Mais quelle est la valeur du NOUS ?
Ne devrait-on pas se consacrer au JE, ce qui risquerait de brimer moins d’individus et d’éviter d’exclure une branche de la population qui ne se reconnaît pas dans le nous.
En ce début d’élection, regardons les valeurs qui devraient dicter une campagne qui ne brimerait pas le droit individuel.

 

1/ Primauté de l’individu
L’individu est la valeur centrale de toute société. Ce sont les individus qui la composent qui font la société et non le contraire. Aucune définition de l’intérêt général ne saurait justifier le sacrifice d’un individu.

2/ Droits naturels
Chaque homme, du simple fait de sa naissance, a droit à la vie, à la liberté et à la propriété. Ces droits naturels sont inhérents à sa nature d’homme et ne sont pas concédés par un gouvernement.

3/ Liberté
La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui ; l’exercice de cette liberté par une personne n’a de bornes que celles qui assurent la jouissance de ces mêmes droits aux autres individus.

4/ Responsabilité
De la liberté découle la responsabilité. Chacun doit assumer pleinement les conséquences de ses actes et doit en répondre si ces derniers viennent empiéter sur les droits naturels d’autrui.

5/ Propriété
La propriété est ce qui permet aux hommes d’assumer leur propre existence sans vivre aux dépens des autres; elle marque la limite de la liberté d’autrui. Priver un homme de sa propriété revient à permettre à autrui de le réduire en esclavage.

6/ Principe de libre consentement
Les rapports sociaux au sein de la société doivent être exclusivement fondés sur le libre consentement et la coopération volontaire des hommes. Une telle société est naturellement harmonieuse et juste.

7/ Principe de non-agression
L’initiative de l’usage de la force ou de la menace de l’usage de la force n’est jamais permise ; la violence n’est légitime que quand elle est utilisée de manière proportionnelle et en réponse à une agression.

8/ Principe de tolérance
Chacun respecte les choix pacifiques de chacun et défend ses opinions par l’argumentation, non par la menace ou l’intimidation. Qu’un mode de vie ou une action particulière puisse déplaire n’est pas un motif suffisant pour en légitimer l’interdiction.

9/ Principe de réalité
La réalité existe indépendamment de nos perceptions et de nos désirs. La raison est l’instrument que nous a donné la nature pour percevoir la réalité et adapter nos comportements à ses exigences.

10/ La production
Chaque homme assure son bien être en produisant pour ses propres besoins ou pour échanger avec autrui. Il est pleinement propriétaire du fruit de son travail et de ce qu’il a acquis en échange du fruit de son travail.

11/ La libre entreprise
Un système de production fondé sur la libre entreprise, aiguillonné par les opportunités de profits et tempéré par les risques de pertes est le seul système à même de permettre un calcul économique efficace.

12/ Le marché
L’échange libre, motivé par le bénéfice mutuel des parties, garantit le transfert non violent de la propriété et assure l’équité des transactions. Le marché libre permet la gestion optimale des ressources et assure la prospérité de tous.

13/ La loi
La loi est l’expression des droits naturels de l’individu et des sanctions qu’encourent ceux qui la transgressent. Elle précise les règles qui assurent le fonctionnement de la société dans les limites établies par une déclaration des droits du citoyen.

14/ L’Etat
Le rôle de l’Etat est d’imposer le règne de la loi, il ne peut agir que dans les limites fixées par cette dernière. Son action est limitée par une constitution conforme au droit naturel et une claire division des pouvoirs.

15/ La résistance à l’oppression
Un gouvernement qui ne respecte plus la constitution ou porte atteinte aux droits des citoyens est tyrannique de fait. La désobéissance civile et l’insurrection sont non seulement des droits mais des devoirs des citoyens. 

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Les problèmes de l’égalité (suite et fin)

L’incompatibilité

 

Les notions énumérées ci-haut semblent très belles, mais elles sont fortement incompatibles entre elles. En effet, une égalité des richesses laisse la place à une inégalité des ressources et des opportunités, puisque ce n’est pas tout le monde qui peut bien utiliser son argent. De même, une égalité des ressources amène une inégalité des richesses et des opportunités, puisque certains sont plus débrouillards que d’autres.

 

Aussi sont-elles incompatibles avec une société qui reconnaît la propriété privée, droit sans lequel rien ne se produit et fait les gens se battre entre eux1. Vouloir égaliser les richesses, et surtout les ressources, sous-entend que l’on prend le fruit du travail (que l’on suppose honnête) d’une personne pour le donner à une autre sans compensation. Si ce n’était pas le gouvernement qui faisait l’opération, on serait clairement en présence de vol. Et tel que mentionné, on ignore si les promoteurs veulent que l’on pallie l’irresponsabilité en donnant toujours plus d’argent ou de ressources. Si tout le monde a droit à du fer, doit-on pallier les pertes de ceux qui le laissent rouiller?

 

Par ailleurs, est-ce qu’une égalité matérielle est vraiment nécessaire? A-t-on tous besoin d’une voiture de luxe et d’un château sur le bord de la mer? Les gens ne voudraient-ils pas plutôt que les gens aient un strict minimum pour vivre? Si tel est le cas, alors l’égalité matérielle est futile. Si on a de quoi se nourrir, se vêtir et se loger correctement, à quoi bon vouloir prendre des autres de force? Sans compter qu’en divisant la richesse, on appauvrit la masse. Les dirigeants communistes depuis Deng Xiaoping semblent avoir au moins compris ce principe2. D’ailleurs, qu’est-ce qui est mieux : une société où chaque quintile gagne 20 000$ ou une où le quintile inférieur gagne 20 000$ alors que le supérieur gagne 100 000$?

 

Un problème d’injustice?

 

À la base du plaidoyer pour l’égalité semble exister un sentiment d’injustice. On continue de répéter que les riches s’enrichissent aux dépends des pauvres. Si l’affirmation a son fond de vérité dans notre société corporatiste, il demeure néanmoins que prendre aux pauvres pour donner aux riches est tout aussi injuste que de prendre aux riches pour donner aux pauvres. Et si les riches s’enrichissent sans violer les droits des pauvres, où est le problème?

 

Donc, si l’inégalité matérielle cause autant de problème, peut-être devrait-on plutôt se tourner vers l’égalité morale, c’est-à-dire dans nos relations avec les autres. F.A. Hayek plaide pour l’égalité devant la loi, principe très populaire qui a notamment permis d’éliminer plusieurs lois racistes et sexistes. Toutefois, le simple fait que ces lois aient existé montre le talon d’Achille du principe. Du temps des monarchies absolues, tout le monde était égal devant la loi : on était jeté au cachot si on se moquait du roi, peu importe l’origine sociale (à quelques très rares exceptions). Et aujourd’hui, il semble que n’importe qui peut être placé sous écoute ou être arrêté sans mandat…

 

Égalité d’autorité

 

Il semblerait alors que le seul type d’égalité qui permette une véritable égalité entre les gens soit une égalité d’autorité, tel qu’imaginé par John Locke. À son époque (fin 17e siècle), le droit divin semblait encore la norme; certaines personnes était prédestinées d’avance à en diriger d’autres. Il a complètement défait cet argument dans son Second traité sur le gouvernement, en affirmant que le pouvoir de diriger les autres est réciproque, et donc que nous sommes tous égaux comme les autres animaux, sans qu’un n’assujettisse un autre.

 

Parallèlement, le philosophe Immanuel Kant croit que les meilleures conditions politiques sont celles où chacun peut, tout comme les autres, obliger son prochain à respecter ses droits. Nous avons donc droit à l’intégrité de notre corps, à notre travail et à détenir une propriété. On peut également mutuellement s’obliger à quelque chose au travers d’un contrat.

 

En conclusion, si on considère l’égalité morale comme la seule juste – personne ne peut réclamer autorité sur qui que ce soit –, alors on doit oublier toute forme d’égalité matérielle. En effet, affirmer qu’une personne ait droit aux fruits d’une autre, c’est affirmer qu’on a l’autorité nécessaire pour effectuer le transfert, et donc que nous sommes inégaux dans notre autorité sur les autres. Une telle société donne le Québec, où la réglementation, les taxes et les impôts sont tellement écrasants que nous nous faisons rattraper par le Nouveau-Brunswick quant au salaire moyen après impôt. Il semble que nos intellectuels préfèrent que nous soyons également pauvres plutôt qu’inégalement riches…

Les problèmes de l’égalité (1re partie)

 

Par Pierre-Guy Veer

(Inspiré d’une lecture du professeur Mark LeBar, lors d’un séminaire de l’Institute for Humane Studies (IHS) à l’Université Chapman, Californie, en juin 2012)

 

La gauche (qui veut plus d’intervention du gouvernement dans l’économie, principalement), adore l’égalité. Pour elle, tous nos problèmes seraient réglés si nous étions tous égaux. Mais égaux comment? En intelligence? Je ne crois pas qu’elle veuille que nous soyons des clones. Serait-ce plutôt en matériel (richesse, ressource, opportunité)? Si tel est le cas, alors il y a de nombreux problèmes. Non seulement existe-t-il plusieurs conceptions de l’égalité pour la gauche, mais en plus, elles sont mutuellement incompatibles.

 

Il y a tout d’abord l’égalité la plus populaire : celle des richesses (welfare). Pour les promoteurs de ce type d’égalité, l’humanité serait tellement mieux si nous pouvions tous vivre également bien avec un salaire similaire et avoir des vies mieux remplies. On pourrait sans doute lui attribuer l’indice Gini, qui mesure l’inégalité des revenus – plus l’indice est bas, plus les salaires sont semblables entre les citoyens d’un territoire donné.

 

L’égalité des richesses pose plusieurs problèmes. Tout d’abord, ça démontre une certaine jalousie. En effet, malgré que leur profession soit cartelisée2, les médecins reçoivent nécessairement un salaire plus élevé que les concierges à cause des nombreuses années d’étude et de formation nécessaires, sans compter tout le stress et les dangers reliés à la profession. Vouloir égaliser les salaires vers le bas découragerait les futurs médecins d’entreprendre leur carrière, tandis que les égaliser vers le haut ferait exploser les couts de l’entretien ménager. Ensuite, la seule mesure qu’on pourrait qualifier d’objective pour le bien-être humain est la satisfaction des désirs. Malgré leur écart titanesque de revenus, le Dalaï-lama et Bill Gates semblent relativement satisfaits de leur vie. A-t-on vraiment d’un jet privé, d’un écran de 60 pouces et d’un ordinateur dernier cri pour être heureux? Mais encore là, la satisfaction des désirs pose problème. Que doit-on faire si une personne a des désirs très dangereux (meurtre, drogues)? Aussi, à supposer qu’il soit possible de vraiment égaliser le niveau des richesses, que ferait-on si quelqu’un dilapide les siennes au casino? La société devrait-elle encore l’aider?

 

Égaliser les ressources

 

D’une façon similaire à l’égalité des richesses, certaines personnes préfèreraient plutôt que les gens soient égaux dans les ressources qu’ils détiennent. Une fois cette égalité réalisée, les gens se débrouilleraient.

 

Encore là, ce type d’égalité pose problème. À l’exception des ressources gratuites de la nature (soleil, air, pluie), tout ce que nous consommons a reçu une forme de transformation par les humains.Vouloir distribuer ces ressources « également » pour tous pourrait, tel qu’une égalisation salariale vers le bas entre médecins et concierges, décourager ladite production. Sans compter qu’on n’a pas tous les mêmes habiletés avec les ressources qu’on reçoit. Si je recevais une montagne de sable, je m’en servirais au mieux comme terrain de volleyball. Mais dans les mains de ces artistes qui fréquentent les concours de sculptures sur sable, cette même montagne deviendrait un chef-d’œuvre. Parlant de talent, est-ce que leur absence peut compter comme un manque de ressource? Est-ce que le fait que je sois calé en économie et pas en chimie fait de moi une personne « démunie »? C’est pour cette raison que les humains ont créé le commerce : afin de profiter des talents particuliers des autres. Sans cela, on serait obligé de tout produire nous-mêmes. Imaginez un Canada sans échanges commerciaux de nourriture pendant l’hiver…

 

Égalité des opportunités

 

Une autre sorte d’égalité populaire, surtout aux États-Unis, est celles des opportunités. Si tout le monde avait le même point de départ dans la vie, alors nous serions tous sur un pied d’égalité dans nos chances d’obtenir un emploi, par exemple.

 

Encore une fois, on se retrouve avec un manque de balises objectives. Comment peut-on vraiment mesurer les opportunités? Si c’est par le nombre d’options qui s’offre aux gens, alors l’égalité est impossible. En effet, nonobstant le corporatisme de plusieurs professions, il y aura toujours de ces emplois – ingénieur, chirurgien, architecte – qui exigeront une longue et pénible formation. Puisque chacun nait avec différentes priorités, et donc avec différents couts d’opportunité (faire X signifie qu’on ne peut pas faire Y de façon optimale), ce ne sera pas tout le monde qui voudra dépenser autant d’énergie sur une formation aussi ardue. Il semble plus juste de parler de liberté des opportunités plutôt que de leur nombre. Si le gouvernement considère tous ses citoyens égaux devant la loi, alors ils sont complètement libres de choisir l’emploi qu’ils veulent. Évidemment, certains employeurs pourraient arbitrairement discriminer certaines personnes. Aussi enrageant soit-ce, il serait immoral de forcer un employeur d’employer une personne qu’il ne veut pas; c’est une question de respect de la propriété privé. S’il est assez fou pour refuser d’engager des femmes, alors grand bien lui en fasse de discriminer la moitié de la population.

 

1Inspiré d’une lecture du professeur Mark LeBar, lors d’un séminaire de l’Institute for Humane Studies (IHS) à l’Université Chapman, Californie, en juin 2012

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Quand tu écoutes les nouvelles, le matin, tu penses à quoi?

Quand tu lis ton journal, qu’est-ce que ça t’inspire?

Sûrement, tu te fais une opinion. Sur le besoin ou non d’une enquête publique sur l’industrie de la construction. Sur une ville qui signe une entente mais qui doit faire amender la loi pour la justifier. Sur les accusations portées contre le député en fonction Tony Tomassi. Sur les propos de Don Cherry. Sur le départ précipité de la ministre Nathalie Normandeau. Et celui du journaliste de TVA Carl Langelier. Sur les syndicats qui en mènent large au Québec.

À coup sûr, tu as une opinion. Que tu partageras volontiers si on t’en donne l’occasion. Exprimer son opinion, c’est faire bon usage de sa liberté d’expression. Dans une société démocratique, l’un ne va pas sans l’autre.

Pas vrai? Pas sûr!

Au Québec, on s’est embarqué sur une pente savonneuse, et drôlement dangereuse.

Des joueurs de la LNH proposent des changements? Tagueule.com

Don Cherry critique les ex-joueurs de hockey qui dénoncent la violence sur la patinoire? Tagueule.com

Un chroniqueur demande la démission de Don Cherry : Tagueule.com

Éric Duhaime commente les positions linguistiques de Don Cherry : Tagueule.com

La ministre Lise Thériault veut revoir les lois régissant l’industrie de la construction : Tagueule.com

L’animateur du FM93 Sylvain Bouchard s’interroge sur certaines procédures de la ville de Québec : Tagueule.com (dit le maire, Régis Labeaume)

L’ex-ministre de la Justice Marc Bellemare rapporte les propos de son premier ministre : Tagueule.com (dit Bastarache)

L’ex-policier Jacques Duchesneau révèle des failles majeures au sein du ministère des Transports : Tagueule.com (dit Lafrenière)

Un citoyen remet en question l’entente entre la ville de Québec et Quebecor : Tagueule.com (garçon : une loi 204, SVP)

Un blogueur s’interroge publiquement sur le pouvoir syndical de la gauche?  Tagueule.com

Un groupe de réflexion, le Réseau Liberté-Québec, se réunit pour se pencher sur un modèle québécois dépassé : Tagueule.com (et une pelletée de fumier, avec ça).

Le quotidien La Presse s’interroge sur les étranges déclarations de l’étrange maire de Montréal, Gérald Tremblay : Tagueule.com

Le journaliste Dominic Maurais de CHOI RadioX propose ponctuellement le LABEAUME-WATCH? Tagueule.com

La SRC révèle l’omniprésence d’un important entrepreneur dans l’industrie de la construction? Tagueule.com (même moi, je tais son nom)

Au Québec d’aujourd’hui, t’as droit à ton opinion, mais… Tagueule.com

T’es en désaccord avec tes élus ?  Tagueule.com

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Tu as une opinion sur ce texte? Tagueule.com

 

POUR QUI SONNERA LE GLAS?

Ça ne va pas bien pour les syndicats.

À Ottawa, le conservateur Russ Hiebert, député de South Surrey – White Rock – Cloverdale, en Colombie-Britannique, vient de déposer le projet de loi privé C-317, une initiative visant à obliger tous les syndicats canadiens à rendre publique l’utilisation précise qu’ils font des cotisations de leurs membres. Le gouvernement Harper étant majoritaire, le tout n’est qu’une formalité, même si le NPD s’est dit contre le projet avant d’en avoir pris connaissance.

Dans le même souffle, à Québec, la ministre du Travail Lise Thériault déposait jeudi matin un projet de loi visant à donner aux employeurs le contrôle sur leur main d’œuvre et forçant aussi les syndicats à ouvrir leurs livres et à justifier, et leurs revenus, et leurs dépenses.

Le projet de loi 33 éliminera le placement syndical, et concédera à un travailleur le droit de déposer une plainte contre son syndicat à la Commission des relations du travail, en plus de lui permettre de changer d’allégeance syndicale en cours de convention collective.

La durée des conventions collectives passera de trois à quatre ans.

Le projet de loi 33 vise « la mise en place d’une série de mesures concernant la référence de la main-d’œuvre, le régime de négociation des conventions collectives et le système de votation », selon les dires de la ministre Thériault.

Et les travailleurs qui souhaitent changer d’allégeance syndicale exerceront dorénavant leur droit de vote par la poste

J’AI LE CANCER

Je m’en doutais. Il y a quelques mois, Marc Bellemare avait sonné l’alarme. Et j’en ai eu la certitude la semaine dernière, comme des millions d’autres de mes concitoyens.

Depuis le temps que j’attendais le diagnostic, Jacques Duchesneau m’a confirmé la nouvelle, douloureuse, brutale, implacable.

Mon cancer s’appelle corruption, il s’appelle collusion, il s’appelle malversation, il s’appelle caisse occulte.

On me dit qu’il y a cette équipe de spécialistes qui pourrait, si elle le voulait, s’attaquer à la racine du mal, mais ces gens, qu’on appelle les PLQ, s’y refusent. Ils on trop attendu, ils ont profité de la vente de médicaments périmés, et ils craignent qu’un examen plus approfondi ne mette en lumière leur incompétence, et peut être, leur complicité.

Moi, mes concitoyens, ma société, nous sommes à l’urgence, et personne ne s’occupe de nous.

Le pire, c’est que monsieur Duchesneau, et de nombreux autres observateurs, sont catégoriques: ce cancer est curable.
Oh, comme tous les cancers, plus on attend, et pire ce sera, mais le remède existe.

Il est entre les mains des PLQ qui soutiennent, eux, qu’il est inefficace, et ce, malgré l’avis de tous les spécialistes en la matière. Tous.

Bientôt, le chef des PLQ va quitter la business, et il laissera derrière lui les autres PLQ, seuls, désemparés, dans les petites officines de l’urgence où nous attendons tous, et ces derniers seront d’autant plus impuissants qu’ils réaliseront enfin que le chef des PLQ les a abandonnés dans un abime d’inconscience.

Pendant ce temps, moi, vous, ma famille, mes amis, votre famille et vos amis, nous attendons à l’urgence, diagnostic et ordonnance en main, sans que personne ne fasse rien pour nous.

Parce que j’ai cette ordonnance, signée par ce Bellemare et ce Duchesneau. Elle est toute simple : Une commission d’enquête publique. À être administrée par les PLQ. Qui ne le feront pas.

Parce qu’ils craignent de se pencher sur ma maladie de peur d’y découvrir un mal encore plus terrible : le leur.

Leur mal s’appelle combines. Leur mal s’appelle lâcheté. Leur mal s’appelle connivence. Leur mal s’appelle petits amis. Leur mal s’appelle argentiers du parti. Leur mal s’appelle réélection.

La rumeur dit que bientôt nous allons nous lever de notre incomfortable siège à l’urgence. Que nous allons parler. Que nous allons marcher. Que nous allons forcer les PLQ à faire ce pour quoi nous les payons.

Je n’ai pas d’autres choix. Parce que j’ai le cancer.
Mon cancer s’appelle corruption, il s’appelle collusion, il s’appelle malversation, il s’appelle caisse occulte.

Préparez-vous, messieurs les PLQ, préparez-vous, mesdames les PLQ.

Le peuple a mal, et bientôt il va hurler sa haine, son mépris, sa douleur, sa rage de vivre enfin dans un environnement assaini.

Et à ce moment, c’est vous, messieurs et mesdames les PLQ, qui aurez le mal.