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JEAN CHAREST, NOTRE PÈRE

Notre Jean, qui te crois Dieu
Que ton nom soit oublié
Que ton règne achève
Que ta volonté soit ignorée
En chambre comme dans la rue
Donnes-nous aujourd’hui
Notre commission d’enquête
Pardonnes-nous notre insistance
Comme nous pardonnons
À tes députés qui nous ont offensés
Et ne nous soumets pas à la tentation de te mettre dehors
Pour nous délivrer du mal

Enseigner le gouvernement aux enfants

Les enfants sont des êtres curieux. À chaque jour, ils veulent connaître quelque chose de nouveau. Il se pourrait même qu’ils vous questionnent sur le gouvernement. Si cela arrive, plutôt que de vous fier aux contes de fées bureaucratiques genre La tarte aux merveilles1, agissez exactement comment agirait un politicien au pouvoir.

 

Pour les tous jeunes, commencez par leur apprendre à jouer à la Bataille. Après quelques tours, ils auront compris que les cartes les plus fortes ont le dessus. Après, apprenez-leur à jouer au Gouvernement. Dans ce jeu, peu importe les cartes jouées par l’enfant, vous gagnerez. Il risque de se lasser très vite, mais il aura au moins appris une leçon très importante pour la vie.

 

Lorsque les enfants voudront obtenir plus de responsabilités, vous pourrez en profiter pour leur enseigner le système fiscal. Laissez-leur tondre le gazon en leur promettant, disons 10 $. Lorsqu’ils ont fini, ne leur remettez que cinq dollars. Après des protestations prévisibles, expliquez-leur que c’est de l’impôt. Donnez un dollar à leur frère cadet et disant que c’est « juste »; le reste servira aux couts administratifs de cette division de l’argent. Suivant d’autres protestations criant à l’injustice, accusez-les copieusement d’égoïsme et d’avarice. Ils vous en remercieront plus tard.

 

Pour tous les âges, créez autant de règle que possible aux justifications aussi obscures que possible. Renforcez-les arbitrairement et accusez vos enfants de les briser même s’ils n’en ont jamais entendu parler. Laissez-les toujours sur leur garde afin qu’ils ne violent pas de règles que vous n’avez pas encore créées. Faites qu’ils aient le sentiment que les règles sont totalement irrationnelles. Cela les préparera à vivre sous un gouvernement démocratique.

 

Promettez-leur souvent des sorties (cinéma, parc), mais à l’heure promise, installez-vous confortablement dans votre fauteuil devant la télévision en déclarant que vous avez changé d’idée. Devant les protestations de bris de promesse, expliquez que ce n’était qu’une promesse électorale.

 

Lorsqu’ils auront grandi encore plus, ils seront prêts à apprendre le fonctionnement du système judiciaire. Annoncez-leur une heure de coucher, et exigez, une heure avant, qu’ils aillent au lit. Devant les accusations de bris de règlements, défendez-vous en affirmant que les règles peuvent être interprétées d’une façon que vous jugez correcte, qui dépend de l’époque. Ils seront ainsi prêt au concept de « document vivant » qu’est la constitution, selon la Cour suprême des États-Unis et du Canada.

 

De temps à autre, et sans crier gare, frappez vos enfants. Précisez immédiatement que c’est de la défense; vous devez toujours être prudent afin de contrôler un ennemi potentiel avant qu’il ne devienne trop puissant et vous fasse mal. Votre enfant appréciera ce geste; peut-être pas tout de suite, mais plus tard dans la vie.

 

Évidemment, devant un tel traitement, vos enfants seront mécontents de vos méthodes d’éducation. Ils pourraient même souhaiter vivre dans une autre famille. Pour minimiser cette réaction, dites-leur qu’ils sont chanceux de vivre avec les parents les plus aimant et indulgents du monde. N’oubliez pas de mentionner les histoires d’horreur d’autres parents dont vous avez entendu parler. Ils vous seront ainsi loyaux, et plus tard ils seront réceptifs aux affirmations voulant que le Canada (ou n’importe quel autre pays industrialisé) et son État-providence représentent un summum de liberté.

 

Enfin, n’oubliez pas la règle d’or pour élever des enfants : mentir. Mentez constamment à vos enfants. Enseignez-leur que les mots ne veulent rien dire, ou plutôt que les mots « évoluent ». Ainsi, un mot ayant telle définition aujourd’hui pourrait en avoir une diamétralement opposée demain.

 

Certains lecteurs pourraient être choqués par mes suggestions; d’autres pourraient même m’accuser d’encourager l’abus d’enfant. C’est exactement l’intention : abuser vos enfants de la sorte est le meilleur cadeau que vous pouvez leur offrir. Ils seront ainsi prêts, une fois adulte, à vivre sous notre forme actuelle de gouvernement.

 

Inspiré de http://mises.org/daily/287

 

Gang de clowns

(Contact via Twitter, Podcast, Facebook, Courriel),

Vous le savez, nos journalistes au Québec n’aiment pas la concurrence. C’est pour cela qu’ils militent pour un titre professionnel, rien d’autres! Ils sont prêts à sacrifier un principe fondamental d’une démocratie fonctionnelle, soit celui de la liberté de presse, pour être sûr d’obtenir des privilèges que leurs concurrents ne pourraient obtenir :

Ceux qui veulent faire du journalisme citoyen pourraient donc continuer de le faire. Il s’agirait plutôt d’offrir certains privilèges et avantages aux journalistes qui détiendraient un statut de professionnel, comme un meilleur accès aux sources gouvernementales. -article de Paul Journet, en lien plus haut-

Pourquoi offrir ces privilèges? En quoi cela protègera-t-il la population?Est-ce que des gens comme les artisans du Prince Arthur Herald ou encore du journal Contrepoids auraient accès à ces privilèges?

Quand on est de droite, on a une grille d’analyse des politiques publiques différentes d’un gauchiste. On est fondamentalement méfiant du gouvernement. Le gouvernement a le fardeau de la preuve. C’est lui qui doit démontrer qu’il est le mieux placé pour régler une problématique, si problématique il y a…

Or, ici, il est plus que justifié de se méfier du gouvernement qui donnerait un « accès privilégié » à ce qu’il considérera lui-même comme un journaliste. On nous dit que c’est un organisme indépendant qui s’occupera du dossier et la FPJQ crie, à nous en casser les oreilles, présent pour être le porteur du dossier.

Vous pensez vraiment qu’avec la soviétique FPJQ qui distribue les accréditations des bons et pointe du doigt les méchants, les journalistes de l’agence QMI auraient eu leur accréditation pour faire de la nouvelle pendant le conflit au Journal de Montréal?

Vous pensez vraiment que la cet organisme sera indépendant du gouvernement après avoir couché dans le lit de la ministre St-Pierre? Vous êtes naïfs, on le sait depuis longtemps que ça se parle entre organismes indépendants au gouvernement!

Et au juste, on cherche à régler quelle problématique ici? Le monde a changé. Le monde des médias a évolué­. Les journalistes sont placés en concurrence devant des blogueurs et des journalistes pigistes qui essaient de percer la carapace syndicalement opaque des boîtes comme La Presse et Radio-Canada.

J’ai souvent décrié le  biais journalistique non avoué de plusieurs journalistes, mais jamais je ne voudrais leur enlever leur droit d’exercer leur métier pour autant. Il ne me passerait jamais à l’idée non plus de leur retirer l’accès à l’information « privilégiée ». Leur rôle est trop important. Ils se doivent d’exister. Il reste simplement pour eux, à accepter que d’autres journalistes, avec des grilles d’analyse différentes des leurs, fassent leur entrer sur le marché.

85% des journalistes de la FPJQ sont en faveur de ce genre de mesure soviétique que l’on ne peut retrouver que dans des pays de cul comme Cuba. Quand on dit que le Québec va mal, on en a une autre preuve aujourd’hui.

Article d’Éric Duhaime sur le même sujet

Article de Daniel Paquet sur le même sujet