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L’année 2012 de A à Z

nouvel-an-2013

Par Simon Leduc

A : Absents :
Depuis mai 2011, 58 députés du NPD représentent le Québec à la Chambre des communes. On ne peut pas dire que leur bilan soit très positif. Ils sont totalement absents du débat public. J’ai l’impression que la Belle province est représentée par des fantômes au Parlement canadien. Le NPD doit se ressaisir car Justin Trudeau lui sera un adversaire de taille au Québec.
B : Obama :
Le 6 novembre dernier, Barack Obama a été réélu pour un deuxième mandat. C’est un dur revers pour les défenseurs des idéaux des Pères Fondateurs. Le président va pouvoir continuer de mettre en place ses doctrines en matière de politique intérieure et extérieure : un interventionnisme étatique et l’isolationnisme. Sous sa gouverne, les Etats-Unis déclinent et cela n’est pas une bonne chose pour le monde occidental.
C : Commission Charbonneau :
La corruption et la collusion sont bien présentes dans le monde de la construction et en politique municipale. La Commission nous a appris que la société québécoise est atteinte du cancer de la corruption. Deux maires d’envergures sont tombés au combat. Que nous réserve t-elle en 2013? Va t-elle toucher directement le Parti libéral du Québec? C’est à suivre…
D : Défaite
Le 6 novembre dernier, le GOP a subie une énorme défaite. Le candidat républicain n’a pas réussi à vaincre M. Obama malgré son désastreux bilan économique. Je crois que le parti de Lincoln va devoir se choisir un véritable conservateur afin de reprendre le contrôle de la Maison-Blanche en 2017. Il y a deux noms qui me viennent à l’esprit : Jeb Bush et Chris Christie.
E : Élections générales albertaines :
Deux femmes se sont affrontées lors des élections générales en Alberta : Alison Redford (chef des progressistes conservateurs) et Danielle Smith (chef du Wildrose Party). Le parti libertarien était le favori pour mettre fin à la dynastie conservatrice mais les Albertains ont opté pour la continuité. Les conservateurs ont obtenu une surprenante victoire majoritaire. Les troupes de Mme Smith vont avoir 4 ans pour se faire valoir dans l’opposition. Le prochain rendez-vous électoral sera en 2016.
F : Fusillade :
L’année 2012 s’est terminée par la terrible tuerie de Newton qui a fait 26 morts dont 20 petits enfants. Apparemment, le tueur avait des problèmes psychiatriques. Cela a relancé le débat sur le contrôle des armes à feu aux Etats-Unis. Évidemment, la gauche en a profité pour dénoncer la culture de la violence américaine. Je crois que l’on devrait laisser les Américains débattre de cela et ne pas tomber facilement dans des discours antiaméricains.
G : Guy Turcotte :
Notre merveilleux système de justice a reconnu Guy Turcotte non criminellement responsable du meurtre de ses deux enfants. En décembre dernier, Turcotte a été libéré par la Commission des troubles mentaux. La société québécoise est malade. C’est rendu qu’on libère un homme qui a assassiné deux innocents bambins, cela me dégoûte. J’espère que d’autres meurtriers ne seront pas libérés en 2013.
H : Haut-Fonctionnaire :
Le gouvernement Marois a tenté de camoufler la nomination d’André Boisclair à un poste de sous-ministre. Dennis Lessard de La Presse a rendu public cette décision gouvernementale. Les Québécois ont été outrés par le manque de transparence de Pauline Marois. Celle-ci a dû reculer afin de calmer les esprits Cet événement démontre bien le manque de jugement de notre première ministre. Elle ne pensait pas que sa décision serait mal reçue dans la population. Sur quelle planète la cheffe péquiste vit-elle?
I : Improvisation :
Le gouvernement Marois est un expert dans le domaine l’improvisation. Il ne fait que cela depuis le 4 septembre. La première ministre annonce quelque chose et le lendemain, elle change d’idée : la taxe santé, la rétroactivité des hausses d’impôts, l’exploitation du gaz de schiste, l’imposition de la loi 101 aux CPE, etc. Il faut croire que c’est une nouvelle façon de gouverner. Je crois plutôt que les péquistes n’étaient pas prêts pour gouverner le Québec.
J : Jean Charest :
Après neuf ans de pouvoir, l’ancien premier ministre a été chassé du pouvoir le 4 septembre dernier. Le 14 avril 2003, les Québécois lui ont donné le mandat de réformer le sacro-saint modèle québécois. Malheureusement, il n’a pas eu le courage politique de se tenir debout devant les défenseurs du statu quo. De 2003 à 2012, la dette publique et la taille de l’État ont grossi de façon exponentielle et son gouvernement a été frappé de plein fouet par des allégations de corruption. Malgré certaines bonnes idées (le Plan Nord et le libre-échange avec l’UE), le gouvernement aura été celui de la continuité. Il faut quand même reconnaître la résilience de cet homme politique. Il s’est battu jusqu’au bout et il a laissé la maison libérale en bonne état. Bonne retraite M. Charest.
K : Je n’ai rien trouvé pour cette lettre. Avez-vous des suggestions?
L : Legault :
La CAQ a terminé troisième aux dernières élections car elle proposait trop de changements au modèle québécois. Une majorité de Québécois n’est pas prête pour cela car elle tient encore au modèle québécois. François Legault a une bonne équipe avec lui. Il va devoir convaincre l’électorat moyen du bien-fondé de ses politiques. Je souhaite bonne chance à la CAQ et elle en aura besoin.
M : Marois :
Cette année, Pauline Marois a réalisé le rêve de sa vie : devenir la première femme première ministre du Québec. Cela n’a pas été facile pour elle mais je dois la féliciter pour son exploit. Elle a réussi à vaincre les opposants dans son propre parti afin de se maintenir en poste à la barre du PQ. Elle a remporté les élections à l’arrachée le 4 septembre mais une victoire est une victoire. Va t-elle rester longtemps en poste? Seul le temps nous le dira.
N : NPD :
L’opposition officielle s’est choisi un nouveau chef en 2012 : Thomas Mulcair. Celui-ci n’a pas vraiment réussi à s’imposer comme un premier ministre en attente. Le NPD ne semble pas être en mesure de se libérer de son passé de tiers parti et il n’a pas de vision claire pour le pays. L’arrivée de Trudeau et la montée soudaine du Parti vert vont lui faire mal. La bonne nouvelle pour la gauche canadienne est le fait que les élections auront lieu seulement en octobre 2015.
O : Olympiques de Londres :
La métropole londonienne était l’hôte des Jeux Olympiques d’été. On a eu droit à de grandes compétitions. Je voudrais souligner l’exploit de certains athlètes qui ont gagné des médailles : Maria Sharapova (l’argent au Tennis), Émilie Heymans et Jennifer Abel (le bronze en natation). Les prochains Jeux Olympiques auront lieu en 2016 à Rio De Janeiro.
P : Printemps érable :
Pendant des mois, des étudiants en culottes courtes ont joué à la révolution dans les rues de Montréal. Les montréalais, les commerçants et les automobilistes se sont faits empoisonnés la vie par ces bébés gâtés qui ne se sont jamais fait dire non par leurs parents comme l’a si bien dit Jacques Villeneuve. La minorité étudiante a brimé les droits de la majorité qui voulait assister à leurs cours. Les GND de ce monde ne sont pas des héros (c’est le cas pour les médias gauchistes) mais bien des gens qui méprisent nos institutions démocratiques, point à la ligne.
Q : Québec solidaire :
Le 4 septembre dernier, la formation d’extrême-gauche a doublé son nombre d’élus à l’Assemblée nationale. François David a finalement battu Nicolas Girard dans Gouin. Toutes les tendances idéologiques doivent être représentées au Parlement québécois. La présence de Québec solidaire est une bonne chose pour la démocratie québécoise.
R : Résilience :
Tous les observateurs politiques (et l’auteur de ces lignes) avaient prédit une débâcle du PLQ lors des élections automnales. Contre toute attente, le Parti libéral a remporté cinquante comtés, quatre de moins seulement que le PQ. Cela démontre que le PLQ est une institution qui est là pour rester. Qui va succéder à Jean Charest? On va avoir la réponse en mars prochain. La candidature de M. Couillard semble être alléchante mais on ne connaît pas sa philosophie politique. Le choix de Raymond Bachand semble être plus sûr pour le PLQ à cause de ses compétences économiques.
S : Stephen Harper :
Cette année, le premier ministre du Canada a commencé sa lutte contre le déficit. Dans le dernier budget, le gouvernement conservateur a annoncé des coupures dans la bureaucratie qui sont nécessaires afin de revenir à l’équilibre budgétaire en 2015. Malgré les turbulences européenne et américaine, l’économique canadienne est en bonne santé. Cela est dû à la bonne gouvernance du gouvernement Harper. Il doit maintenir le cap en 2013.
T : Trudeau :
Justin Trudeau est le grand favori pour remporter la course à la chefferie du PLC. Son nom de famille, sa jeunesse et son charisme sont ses trois plus grands atouts. Les libéraux fédéraux semblent être séduits par ce jeune politicien. Aura t-on droit à une nouvelle trudeaumanie? Celui-ci va devenir le chef libéral car il n’a pas de compétition mais je doute fort qu’il sera un bon chef. Il défend les mêmes idéaux dépassés de son paternel : la centralisation et le socialisme. Les conservateurs vont pouvoir utiliser ses déclarations controversées concernant l’Alberta et le Québec. Justin Trudeau sera vulnérable aux attaques conservatrices. Pourra-t-il s’imposer en 2013, on verra bien.
U : Utopie :
Le projet souverainiste semble être de plus en plus une utopie. La souveraineté a continué de régresser en 2012. Le PQ a gagné une très faible victoire en septembre et il ne pourra pas en faire la promotion à cause de son statut minoritaire. Est-ce qu’une union des forces indépendantistes est la solution pour raviver la flamme? Je crois qu’un retour des conservateurs (Facal, Bock-Coté, Brassard) au sein de la famille souverainiste est essentiel pour la survie de ce projet.
V : Vaillancourt :
Après 23 ans de règne, Gilles Vaillancourt a démissionné de son poste de maire à cause des perquisitions qui ont été effectuées à sa résidence et à l’Hôtel de ville par l’UPAC. Il faut reconnaître la bonne gestion des fonds publics lavallois par l’ancien maire. La ville a été en pleine croissance sous sa gouverne. Mais, des allégations de corruption et de collision ont entaché le règne de Gilles 1er au cours des dernières années.
W : Winner :
Je vais sortir de la politique pour cette lettre. Derek Jeter des Yankees a eu une année extraordinaire en 2012. Il a frappé plus de 200 CS et il a été le meneur à ce chapitre dans la MLB. Il a 39 ans et il ne semble pas avoir aucun signe de ralentissement. M. Jeter est un « winner » car il a remporté cinq Séries Mondiales durant sa carrière : 1996, 1998, 1999, 2000 et 2009. (Je n’avais pas d’idées pour cette lettre).
X : Radio X
Pendant des décennies, la droite était complètement dominée par la gauche dans la métropole montréalaise. En août dernier, CHOI Radio X Montréal a fait ses débuts sur les ondes montréalaises. Enfin, les montréalais allaient avoir la chance d’écouter une radio parlée qui se situe clairement à droite du spectre politique. Je trouve que Maurais Live et Duhaime le midi sont les seules émissions qui se sont vraiment imposées. Il faudrait améliorer le 2 à 4 (l’émission de Sophie Bérubé et l’émission du retour (de Jean-Charles Lajoie) car ils ressemblent dangereusement à la radio montréalaise. Je souhaite une longue vie à CHOI Radio X car sa présence est essentielle pour la santé démocratique de la métropole.
Y : Je n’ai rien trouvé pour cette lettre. Avez-vous des suggestions?
Z : Je n’ai rien trouvé pour cette lettre. Avez-vous des suggestions?

Est-ce que Pauline Marois était prête à devenir première ministre du Québec?

Par Simon Leduc

Dennis Lessard de La Presse a annoncé en primeur que le gouvernement Marois avait accordé une carrière à vie de Haut Fonctionnaire à André Boisclair. En effet, l’ancien chef du PQ a reçu un beau cadeau : un emploi doré avec un salaire de 170 000$ indexé et avec une pension assurée à vie. Tous les observateurs politiques ont dénoncé cette nomination partisane. Même des souverainistes convaincus ont désapprouvé le geste de Pauline Marois : Gilles Duceppe et Joseph Facal. Le gouvernement devait reculer et retirer à M. Boisclair sa job à vie. C’est exactement ce que la première ministre a fait. Elle a pris une bonne décision. En conférence de presse, Mme Marois ne pensait pas que cela allait créer un tel tollé dans l’opinion publique. Est-ce qu’elle vit sur une autre planète? En plus de n’avoir pas de jugement, elle n’a aucun sens politique. Ce gouvernement a encore une fois eu l’air fou avec ce fiasco politique.
J’ai trouvé un surnom à notre chère première ministre : Madame Flip Flop. Elle recule plus vite que son ombre. Je n’ai jamais vue un gouvernement reculer autant en si peu de temps. Il avait promis de supprimer la taxe santé pour la classe moyenne, il a reculé. Il a mis en place une contribution santé qui est supposément progressive (je ne savais pas que ceux qui gagnent 42 000$ par an étaient riches). La ministre de l’Éducation avait déclaré que l’histoire de la souveraineté serait plus présente dans les cours d’histoire. Elle s’est fait désavouer le lendemain par sa patronne, un autre recul. Martine Ouellette avait clairement dit que le gouvernement fermait la porte à l’exploitation du gaz de schiste. Sa cheffe a dit le contraire quelques jours plus tard, flip flop, flip flop. La ministre de la Famille avait annoncé que les CPE seraient assujetties à la nouvelle loi 101, un autre recul. Les troupes péquistes tirent sur tous ce qui bouge et on ne sait pas vraiment où ils s’en vont.
Ce n’est que quelques exemples qui démontrent bien que nous sommes dirigés par une première ministre qui aime faire marche arrière. Le Conseil des ministres péquiste est le plus faible de l’histoire moderne de la province. Malgré neuf ans dans l’opposition, il faut constater que le Parti québécois n’était pas prêt pour gouverner le Québec. Les ministres sont incapables de prendre des décisions éclairées et réfléchies. La faiblesse économique du gouvernement est la plus flagrante de tous. On est à des années lumières des gouvernements Lévesque et Bouchard.
Les Québécois vont devoir endurer pendant encore quelques mois, l’incompétence et l’improvisation du gouvernement Marois. Cela a pris trente cinq ans à Pauline Marois pour réaliser son rêve. Force est de constater qu’elle n’était pas encore prête pour assumer la plus haute fonction québécoise. En tout cas, il faut saluer la prudence de l’électorat québécois qui a refusé de donner une majorité au Parti québécois le 4 septembre dernier.

Daniel Breton et André Boisclair comme Haut fonctionnaire: manque de jugement de Pauline Marois

 

Caricature: Ygreck

Par Simon Leduc

Il y a quelques semaines, Pauline Marois a accordé le ministère de l’Environnement au militant écologiste Daniel Breton. Celui-ci a un passé trouble de militant verdoyant très radical. Il s’est toujours opposé à l’exploitation des ressources naturelles. Force est de constater que M. Breton n’a pas été capable de mettre de côté son passé de militant écologiste. Dès le départ, le ministre a agi en défenseur de ses amis environnementalistes en tentant de politiser le BAPE et de fermer la porte au pétrole albertain. Sous son court règne, on a eu droit à un loose canon qui voulait dicter et imposer ses idées radicales à son ministère.

Daniel Breton était clairement le maillon faible du gouvernement Marois et l’opposition l’a pris comme cible. Le ministre était dans une situation très précaire et le dévoilement de son passé trouble a été la goutte qui a fait déborder le vase. Un journaliste de TVA a annoncé publiquement les problèmes antérieurs du député péquiste : le non-paiement d’un loyer (pendant treize mois), une contravention pour conduite dangereuse non payée (rouler à 275 km/h avec sa Porche) et une fraude à l’assurance-emploi. Le fait de ne pas payer son loyer pendant une longue période d’un an est un geste complètement irresponsable. Le fait de rouler à 275 km/h est un geste grave et l’ancien ministre aurait pu causer un grave accident. Daniel Breton n’avait pas d’autre choix que de démissionner de son poste de ministre.

Il y a une question troublante que je me pose: comment la première ministre a-t-elle pu nommer cette personne au Conseil des ministres? Dans cette affaire, je ne blâme pas l’ancien ministre. C’est la personne qui l’a nommé aux saints des saints qui est fautive dans ce fiasco. C’est un manque flagrant de jugement de la part de la chef de l’exécutif québécois. Pourquoi a-t-elle pu nommer une personne qui ne respecte pas les lois dans son Cabinet? Voulait-elle séduire le mouvement écologiste afin d’obtenir son appui lors des prochaines élections? Il faut se rendre à l’évidence, Daniel Breton n’était pas prêt à occuper une fonction aussi importante.

Il y a quelques semaines, le gouvernement a annoncé la nomination d’André Boislcair au poste de délégué général du Québec à New York. Cette nomination partisane peut se défendre, car Jean Charest avait accordé ce poste à un vieux libéral: John Parisella. Il y a une chose importante que Pauline Marois n’a pas rendue publique: l’octroi à l’ancien chef péquiste d’un emploi à vie comme fonctionnaire adjoint au Ministère des Relations internationales. Ce qui me pue au nez dans ce geste est le fait que ce gouvernement a voulu cacher cette décision aux contribuables qui vont payer le salaire de M. Boisclair. On est dirigé par une femme sans jugement et non transparente, c’est totalement inacceptable. La chef du PQ est à la tête d’un gouvernement minoritaire le plus faible de l’histoire de la province. Mais celle-ci se comporte comme si tout lui était permis. C’est la même personne qui s’est présentée comme la championne de l’éthique lors de la dernière campagne électorale.

Depuis le 4 septembre, ce gouvernement donne de petits cadeaux à ses petits amis: l’annulation de la hausse des frais de scolarité pour les carrés rouges, la nomination d’une militante verdoyante radicale aux Ressources naturelles pour les verts et une job à vie pour un ancien chef du parti. Le gouvernement Marois rit en pleine face du contribuable moyen qui va sortir son portefeuille pour payer les petites gâteries accordées à la clientèle péquiste. Les troupes péquistes pourraient avoir la décence de penser à la majorité silencieuse qui en a marre de ce faire presser le citron par un gouvernement qui est gourmand. Depuis trois mois, le Québec est gouverné par une première ministre qui n’a pas de jugement ni de transparence, point à la ligne. Cela me fait presque regretter le départ de Jean Charest.

Le gouvernement Marois est-il majoritaire? :

Par Simon Leduc

Depuis son élection, le gouvernement du Parti québécois se comporte comme s’il était majoritaire. Seulement quelques jours après les élections du 4 septembre, les ministres du gouvernement ont pris des décisions unilatérales sans consulter personne : la fermeture de Gentilly 2, l’annulation de la hausse des frais de scolarité par décret, la mise au rancart de l’exploitation du gaz de schiste et une hausse d’impôts pour les riches. Le Parti québécois a continué sur sa lancée en prenant des décisions qui sentent le dogmatisme à plein nez. Il faut croire que les troupes de Pauline Marois n’ont pas compris qu’elles n’ont reçu que 31.7% du vote populaire.

Le gel des frais de scolarité et accorder le droit de grève aux associations étudiantes :

Le gouvernement Marois va organiser un sommet sur l’Éducation afin de discuter du sous financement des établissements postsecondaires et de la question des frais de scolarité. Force est de constater que cela sera un véritable show de boucane car les dés sont déjà pipés. En effet, le ministre de l’Enseignement supérieure a déjà annoncé que le gel des frais de scolarité va être maintenu en 2014. De plus, le gouvernement a remis en question le sous financement des universités. Il faut conclure que le gouvernement a déjà pris les décisions. Ce pseudo sommet sera un véritable cirque ou le PQ, les syndicats et les associations étudiantes vont rire en pleine face des contribuables québécois. Sortez vos portefeuilles mes amis et continuez de payer 85% du financement universitaire. Nos établissements universitaires vont continuer leur déclin sous le regard indifférent de la première ministre.

Ce n’est pas tout, le ministre des carrés rouges est ouvert à l’idée d’accorder le droit de grève aux associations étudiantes. Je n’en crois pas mes oreilles. Le ministre de l’Enseignement supérieur veut accorder le pouvoir à la minorité étudiante de bloquer l’accès aux salles de cours et cela en toute légalité. Ce gouvernement liberticide veut brimer et violer les libertés individuelles des jeunes qui vont vouloir étudier lors d’un éventuel boycott comme cela a été le cas le printemps dernier. Il faudrait faire comprendre au ministre dogmatique que c’est seulement les travailleurs qui ont le droit de grève. Les étudiants ne sont pas des travailleurs mais des clients qui payent pour un service. Ce gouvernement veut seulement faire plaisir aux jeunes radicaux au détriment de la majorité qui ne veut rien savoir des dérives idéologiques de leurs leaders étudiants.

La politisation du BAPE :

Il sera question brièvement de la politisation du BAPE par le gouvernement. Le ministre de l’Environnement a congédié les dirigeants de cet organisme neutre sans aucune raison apparente. Daniel Breton les a remplacé par deux de ses amis verdoyants : Louis-Gilles Francoeur (le journaliste écologiste du Devoir) et de Pierre Baril (le directeur général du centre de recherche Ouranos sur les changements climatiques). M. Breton est un militant environnementaliste radical qui s’oppose à tout développement des ressources naturelles. Sous le règne péquiste, le BAPE va devenir un organisme de propagande verdoyante. On peut être sûr que le développement économique va être totalement paralysé tant et aussi longtemps que ce gouvernement sera au pouvoir.

Le 4 septembre dernier, les Québécois ont accordé un mandat minoritaire au Parti québécois de Pauline Marois. Ceux-ci voulaient que le nouveau gouvernement travaille avec l’opposition majoritaire afin de faire fonctionner la maison de la démocratie québécoise. Pauline Marois aurait dû tendre la main à la CAQ et au PLQ afin de faire avancer l’économie du Québec dans un monde qui est dominé par l’incertitude économique. Le gouvernement Marois a décidé d’aller dans une autre direction : l’arrogance politique. Depuis son élection, les troupes péquistes agissent comme s’ils formaient un gouvernement majoritaire. Mme Marois a pris des décisions unilatérales sans consulter l’opposition qui est pourtant majoritaire à l’Assemblée nationale. Les politiques désastreuses de ce gouvernement ont plongé le Québec dans une incertitude qu’il n’avait vraiment pas besoin. Notre province doit se démarquer sur le plan économique afin de prévenir les coups des crises européenne et américaine. Celle-ci devrait encourager l’entrepreneuriat afin de favoriser la création de richesse et non pas de l’égorger avec de nouvelles hausses d’impôts. Le gouvernement a mis en place des mesures économiques socialistes (la majorité s’oppose à cela) qui seront néfastes pour le Québec. Le gouvernement minoritaire de Pauline Marois n’a pas respecté le résultat électoral et il doit être renversé. Le premier budget Marceau va être déposé le 20 novembre prochain. Pour le bien du Québec, la CAQ et le PLQ doivent renverser le gouvernement du PQ lors du vote de confiance sur le budget. Le lieutenant gouverneur pourrait demander aux libéraux et aux caquistes de former un gouvernement de coalition. La majorité des Québécois ont voté pour ces deux formations politiques et celles-ci doivent prendre leur responsabilité et mettre fin au règne du gouvernement sortant. Est-ce que la CAQ et le PLQ auront le courage de faire cela, c’est à suivre…

Le catastrophique gouvernement Marois

Par Simon Leduc

Au lendemain des élections, Pauline Marois a affirmé qu’elle serait la première ministre de tous les Québécois et une cheffe d’État rassembleuse. En tout cas, le premier mois de gouvernance péquiste prouve le contraire. Depuis le 4 septembre, le Parti québécois tente de diviser les Québécois dans tous les domaines : l’économie (les riches vs les pauvres), l’environnement (les écologistes vs les créateurs de richesse), la langue (les français contre les anglais), etc. Les péquistes se foutent complètement de la majorité qui n’a pas voté pour eux et ils gâtent leur base avec de petits cadeaux (l’annulation de la hausse des frais de scolarité pour les étudiants, la fermeture de Gentilly 2 pour les écologistes et une hausse d’impôts des riches pour les gauchistes). Le Conseil des ministres a congédié le président du BAPE et le patron de la SQ pour les remplacer par des amis du régime. Les ministres Breton et Bergeron refusent d’expliquer leurs gestes. Bien non, ce gouvernement n’est pas obligé de ce justifier car il a l’appui d’une majorité de Québécois. Pour lui, 30.7% des voix est la majorité absolue. Depuis un mois, on a pu constater les dérives idéologiques du gouvernement péquiste et en voici un exemple.

Il faut plus de souveraineté et moins d’anglais à l’école :

En entrevue au quotidien Le Soleil, la ministre de l’Éducation Marie Malavoy a dit que l’enseignement de l’anglais serait aboli à la première année du primaire. Celle-ci désire freiner l’enseignement intensif de la langue de Shakespeare à la sixième année. Également, ce gouvernement veut que les cours d’histoire mettent plus l’emphase sur la souveraineté du Québec. Si je comprends bien, le Parti québécois préconise l’endoctrinement de nos enfants afin de les transformer en bons petits souverainistes. Cela n’a pas de maudit bon sens. Les séparatistes sont tellement obsédés par leur option qu’ils sont rendus à vouloir imposer leur idéologie à l’école, c’est indécent. Et ce n’est pas tout, les souverainistes veulent empêcher les jeunes d’apprendre correctement l’anglais. Les intentions de l’administration Marois sont claires : fabriquer de petits unilingues francophones et les isoler du reste de la planète. Allo les dinosaures péquistes, on ne vit plus dans les années 70, on est au 21e siècle bordel. Le mouvement souverainiste déteste l’anglais mais les jeunes Québécois n’ont pas à écoper pour cela.

Est-ce que Pauline Marois adhère aux idées radicales de sa ministre de l’Éducation? Il faut se rendre à l’évidence, la cheffe du PQ a perdu totalement le contrôle de son Cabinet. Comment peut-elle laisser ses ministres dire n’importe quoi sur la place publique? Pendant ce temps, Mme Marois se cache en Afrique, cela en dit long sur le leadership de cette femme. L’incompétence est prédominante dans l’équipe péquiste. Le Parti québécois est devenu une formation politique verdoyante, propagandiste, anglophobe et socialiste. Pauvre René Lévesque, il doit se retourner dans sa tombe en voyant ce qu’est devenu le PQ. Imaginez s’il avait formé un gouvernement majoritaire.

L’appui de Rona Ambrose à la motion touchant l’avortement et un gouvernement de coalition pourrait-il remplacer le gouvernement actuel? :

Par Simon Leduc

Vote sur la motion Woodworth : une attaque sournoise des féministes contre la ministre conservatrice :

Il y a quelques semaines, un député conservateur d’arrière-ban a présenté un projet de loi privé à la Chambre des Communes. La motion parrainée par Stephen Woodworth demandait qu’un comité parlementaire soit mis en place pour étudier si le fœtus doit être considéré comme un être humain sur le plan légal. Le mouvement progressiste accuse le gouvernement conservateur de vouloir indirectement rouvrir le débat sur l’avortement avec cette initiative privée. Le premier ministre Stephen Harper a clairement promis de ne pas rouvrir cette boîte de Pandore. Le rejet de la motion de M. Woodworth par une majorité de députés (M. Harper a voté contre) le prouve bien. Le Parti conservateur est majoritaire à la Chambre des communes. S’il aurait voulu légiférer sur l’avortement, cela aurait déjà été fait. Les groupes féministes et les gauchistes devraient arrêter leur campagne de peur contre les conservateurs. Le premier ministre tient sa promesse et il ne va pas criminaliser cet acte médical. Est-ce que c’est clair bordel?

Le chef conservateur a permis à ses députés de voter selon leur conscience car le M-312 est une motion privée. La ministre de la Condition féminine a voté en faveur de la proposition de son collègue. Les féministes ont férocement dénoncé le geste de la ministre. Ces militantes radicales affirment que Rona Ambrose veut faire reculer les droits des femmes. Elles demandent la démission de la ministre conservatrice. Ces groupes féministes sont vraiment intolérants et antidémocrates. Mme Ambrose a bien le droit de voter pour la motion M-312 et avoir des réticences face à l’avortement. Je me porte à la défense de Rona Ambrose et cela ne fait pas de moi un conservateur radical sur le plan social. Je défends le geste démocratique de la ministre, c’est tout. Elle s’est fait littéralement lynchée dans les médias sociaux.

On dirait que certains sujets sont tabous (l’avortement, la peine de mort, le mariage gai, etc.) et que l’on ne peut même pas en discuter calmement. Si une personne est contre l’avortement, elle est forcément contre les droits des femmes. C’est très simpliste comme raisonnement. Le mouvement progressiste est dogmatique et idéologue et il n’accepte aucun débat de fond. Les décisions dogmatiques du gouvernement péquiste (la fermeture de Gentilly 2 sans consultation, les hausses d’impôts rétroactives et le rejet du gaz de schiste) et la réaction des groupes féministes face à l’appui de Mme Ambrose à la motion M-312 le prouvent bien.

Un gouvernement de coalition PLQ-CAQ pourrait remplacer le gouvernement? :

Jamais un gouvernement du Québec n’aura réussi à se mettre à dos autant de personnes après seulement trois semaines en poste. Le gouvernement Marois est une catastrophe ambulante. Pauline Marois a rapidement pris des décisions controversées sans consulter les partis d’opposition qui représentent pourtant une majorité de Québécois. La première ministre veut tenir ses promesses électorales afin de satisfaire sa base électorale. Le gouvernement Marois ne semble pas comprendre que le peuple québécois ne lui a pas accordé une majorité parlementaire. C’est une sage décision qu’il a pris le 4 septembre dernier. Les péquistes se foutent éperdument de cela. On a gagné les élections et allez au diable ceux qui ont eu le malheur de ne pas voter pour nous. Dans le dossier des hausses d’impôts rétroactives, l’arrogance et l’intransigeance du ministre des Finances sont inacceptables. Cette mesure doit faire partie du premier budget Marceau qui devrait être déposé en mars prochain. La CAQ et le PLQ sont clairement contre toute hausse d’impôt des particuliers. Nicolas Marceau affirme que le gouvernement ne reculera pas sur cette question. Donc, le gouvernement risque de se faire renverser sur le vote cruciale sur le budget (c’est un vote de confiance). Si cela se produit, certains chroniqueurs pensent que le PLQ et la CAQ devraient aller voir le Lieutenant Gouverneur afin de lui demander de former le prochain gouvernement. Un gouvernement de coalition PLQ-CAQ pourrait éviter un scrutin trop hâtif. Je ne suis pas un grand partisan d’un tel scénario. Si le gouvernement Marois perd la confiance de la Chambre, des élections générales devraient être déclenchées sur le champ. Selon moi, c’est le parti politique qui a obtenu le plus de sièges qui doit gouverner. Si on veut se débarrasser du gouvernement péquiste, un scrutin anticipé est la meilleure option qui s’offre à ses adversaires.

Le cabinet Marois et les premiers jours du gouvernement péquiste :

Par Simon Leduc

Mercredi dernier, Pauline Marois a présenté son Conseil des ministres à la population. L’équipe ministérielle péquiste est clairement dominée par des purs et durs sur les plans identitaire (Bernard Drainville, Jean-François Lisée, et Pierre Duchesne) et environnemental (Martine Ouellet, Scott McKay et Daniel Breton). L’équipe économique de la première ministre est extrêmement faible avec Nicolas Marceau aux Finances et Stéphane Bérard au Trésor. On est loin des Bernard Landry, Joseph Facal, Jacques Parizeau, Jacques Léonard et Rodrigues Biron. Il faut conclure que les priorités de ce gouvernement sont l’identité, la langue et l’environnement. La création de richesse, le retour à l’équilibre budgétaire et le remboursement de la dette ne préoccupent pas la première ministre, c’est inquiétant.

Le Cabinet Marois : l’économie au poubelle et l’environnement et l’identité en avant-plan :

Ceux qui se préoccupent de la situation économique de la province doivent faire des cauchemars après avoir consultés la liste des ministres de Pauline Marois. C’est vraiment inquiétant de voir le nouveau gouvernement se foutre complètement de l’économie. L’économie mondiale est au ralenti à cause du désastre européen et les péquistes font comme si tout allait bien, c’est révoltant. La disparition du Ministère du Développement économique prouve bien l’indifférence du PQ sur ce plan.
Nicolas Marceau est le nouveau ministre des Finances. Celui-ci a un doctorat en économie de l’Université Queens. M. Marceau possède les connaissances nécessaires pour diriger ce ministère névralgique mais il n’a pas d’expérience de gestion dans le privé et dans le public. Le nouveau mandarin des Finances n’aura pas les reins assez solides pour imposer sa vision des choses dans une équipe qui méprise les sciences économiques.

La première ministre a nommé Stéphane Bédard à la tête du Conseil du Trésor. Celui-ci est un avocat de formation qui n’a aucune expérience dans ce domaine Pourtant, c’est lui qui devra approuver ou désapprouver les tentations dépensières de ses collègues. Il faut donner la chance au coureur mais on est très loin des Jacques Léonard et Joseph Facal qui ont occupé la même fonction dans le passé.

 

Pierre Duchesne est le nouveau titulaire de l’enseignement supérieur. Il a annoncé l’annulation de la hausse des frais de scolarité et maintenu la bonification des prêts et bourses (une mesure du gouvernement Charest pour atténuer les effets de la hausse sur les familles moins bien nantis). Les leaders étudiants ont crié victoire. Le ministre des carrés rouges a donné à la minorité étudiante ce qu’elle désirait. Il a dû fêter cette bonne nouvelle avec ses petits amis. La gauche radicale a manifesté le 22 septembre pour demander au gouvernement Marois rien de moins que la gratuité scolaire. Évidemment, cela a dégénéré en une émeute violente. Les éléments les plus radicaux ont lancé des projectiles sur les policiers. Notre chère première ministre s’est cachée dans le silence et l’obscurité. Elle n’est même pas capable de sortir publiquement pour dénoncer la violence, on a toute une cheffe d’état. Ce gouvernement a déjà cédé à la rue. Va-t-il donner à la CLASSE ce qu’elle veut afin de maintenir la paix sociale? En tout cas, la question se pose.

L’environnement sera une grosse priorité pour le gouvernement et la nomination de deux écologistes radicaux le prouve bien. Comment peut-on accorder le ministère des Ressources naturelles à quelqu’un qui déteste le développement économique? Pourtant, c’est exactement ce que notre chère PM a fait. Une militante verdoyante radicale (Martine Ouellet) a le mandat de fermer toutes les industries qui pourraient exploiter nos ressources naturelles et ainsi créer de la richesse. Mme Ouellet vient d’annoncer la fermeture de la centrale nucléaire Gentilly 2 et fermer totalement la porte à l’industrie du gaz de schiste. Je suis convaincu que l’industrie pétrolière sera la prochaine victime de cette apôtre de l’environnement. Cela n’a aucune allure. Le Québec est une des provinces les plus pauvres du Canada. Notre dette collective s’élève à 253 milliards de dollars. Pour sortir notre société de sa torpeur, on doit exploiter nos ressources naturelles (tout en protégeant l’environnement, c’est une question d’équilibre) afin de créer de la richesse. Il faut que le Québec soit une terre accueillante (sur le plan fiscal) pour attirer des entrepreneurs qui vont créer de la richesse chez nous. Malheureusement, c’est le contraire qui va se produire.

Pauline Marois veut détruire notre économie avec ses mesures suicidaires qu’elle a annoncé cette semaine dont une hausse d’impôts rétroactive pour ces salots de riches qui ont le malheur de travailler fort pour réussir dans la vie. Durant les prochains mois, l’économie va être prise en otage par ces idéologues verdoyants et séparatistes qui vont imposer leur vision radicale malgré leur statut minoritaire au Parlement.

Le Parti libéral du Québec et la CAQ doivent défendre les intérêts de la majorité qui n’a pas voté pour le Parti québécois. Le gouvernement Marois est dangereux pour la province. Il faut absolument que ces deux partis s’associent pour bloquer les politiques odieuses, liberticides (la nouvelle loi 101) et radicales du parti au pouvoir que l’on peut qualifier de socialiste.

Le Parti québécois est rendu un vulgaire parti de gauche qui méprise l’économie, la classe moyenne et les entrepreneurs. Pauline Marois ne respecte pas les institutions démocratiques et son attitude durant le conflit étudiant et ses premiers gestes comme PM le prouvent bien. Le PQ a toujours été un parti politique respectable et modéré. C’est du passé tout cela.

Élections générales du 4 septembre : une victoire empoisonnée pour le PQ, le maintien du vote libéral et une déception pour la CAQ :

Par Simon Leduc

Après neuf ans de purgatoire, le Parti québécois a remporté les élections générales et formera le prochain gouvernement. Malgré un gouvernement libéral impopulaire, Pauline Marois n’a pas obtenu ce qu’elle voulait : un gouvernement majoritaire. Elle a fait élire seulement quatre députés de plus que les libéraux. C’est un résultat très décevant pour le parti souverainiste car il ne pourra pas mettre en place ses idées identitaires et linguistiques. Les troupes de Jean Charest ont déjoué les pronostics en allant chercher une récolte respectable de cinquante sièges et elles formeront l’opposition officielle. La CAQ de François Legault pouvait espérer terminer deuxième devant le PLQ mais elle a dû se contenter de la troisième place. Ces résultats électoraux auront quelles conséquences sur les principales formations politiques? Allons voir cela de plus prêt.

Le résultats de la CAQ prouve une chose : les Québécois ne veulent pas de changement :

Au déclenchement des élections, le parti de François Legault était loin derrière le PQ et le PLQ dans les sondages et il ne pouvait pas espérer mieux que la troisième place. François Legault a fait une très bonne campagne car il a su imposer ses enjeux de prédilection (l’intégrité et le changement), de s’entourer d’une équipe compétente et crédible et il a offert une bonne performance lors des Face à Face. Ces trois éléments ont permis à la CAQ de se présenter comme une alternative crédible au gouvernement libéral sortant. Les troupes caquistes pensaient sérieusement terminer deuxième et former l’opposition officielle à l’Assemblée nationale. Malheureusement, la CAQ a terminé troisième avec une faible récolte de 19 députés malgré un score honorable de 27% des voix. Comment peut-on expliquer le résultat décevant de ce nouveau parti? Le chef de la CAQ a martelé pendant 35 jours que le Québec avait besoin de changement et qu’il allait faire le ménage dans l’appareil étatique. Je crois que les Québécois sont très réfractaires aux changements brusques. Une majorité d’entre eux tient au modèle québécois et elle ne veut pas que l’on le réforme même si celui-ci est à bout de souffle depuis une dizaine d’années. Le peuple québécois adore ses vieilles pantoufles et il ne veut pas les changer pour une autre paire qui serait moins confortable les premières années. Le Québec a peur du changement et le résultat électoral de la CAQ le prouve bien. Je crois que François Legault aura fort à faire pour convaincre une majorité de Québécois du bien fondé de ses réformes. Malheureusement, les Québécois ne semble pas réaliser que la province s’en va dans la mauvaise direction. Il y a une chose que j’ai réalisé le soir du 4 septembre est le fait que le Québec n’est pas réformable. Dans le futur, tous les partis politiques qui vont offrir de faire le ménage dans le modèle québécois vont subir des échecs électoraux comme l’ADQ en 2008 et la CAQ en 2012.

Le PQ : une courte victoire empoisonnée :

Tout d’abord, après plus de trente ans de vie politique, Pauline Marois a finalement réalisé son rêve : devenir le première femme PM du Québec. Tout d’abord, il faut féliciter Mme Marois pour sa victoire. Elle a réussi à survivre à plusieurs tentatives de putsch de la part de son aile radicale et elle a imposé son leadership à un parti qui est traditionnellement ingouvernable. Elle a gagné son parti et il faut le souligner. Par contre, c’est une victoire amère pour le Parti québécois. Malgré un gouvernement sortant très impopulaire, les péquistes ont seulement élu quatre députés de plus que les libéraux. On ne peut pas dire que les Québécois ont eu un élan d’enthousiasme pour le parti souverainiste. La cheffe du PQ va diriger un gouvernement minoritaire très faible. Elle ne pourra pas mettre en place ses politiques identitaires et linguistiques et déclencher un référendum sur la souveraineté. Cela risque de déplaire énormément au trio de caribous (Jean-François Lisée, Pierre Duchesne et Bernard Drainville). La plus grosse menace pour la nouvelle la première ministre va provenir de son propre camp. Les purs et durs ne seront pas patients et ils pourraient être tentés de saboter le travail de Mme Marois pour pouvoir mettre un des leurs à la tête du parti : Jean-François Lisée. La députée de Charlevoix est au pouvoir mais elle aura fort à faire pour se démarquer dans un parlement minoritaire. En tout cas, la courte victoire péquiste est un cadeau empoisonné pour sa cheffe.

Ensuite, il faut souligner la faiblesse économique du Parti québécois. Celui-ci a toujours su s’appuyer sur des ténors d’une qualité rare : Jacques Parizeau, Bernard Landry, François Legault, Rodrigue Biron, Joseph Facal, etc. Le PQ version 2012 n’a aucun député qui a l’étoffe de ses prédécesseurs sur ce plan. Cela devrait inquiéter les Québécois car l’économie devrait être la priorité numéro un du gouvernement québécois à cause des turbulences européennes. Il faut constater que cet enjeu est le dernier des soucis du nouveau gouvernement. Les questions sociales (l’annulation de la hausse des frais de scolarité, le gel des tarifs, etc.), linguistiques (la nouvelle loi 101) et identitaires (la charte de la laïcité) seront au cœur du programme de Mme Marois. Le Parti québécois n’est plus un parti centriste comme dans le temps de Lucien Bouchard. Sous la gouverne de Pauline Marois, il a fait un virage dangereux vers la gauche afin de séduire Québec solidaire. Comment le nouveau gouvernement va se comporter sur le plan économique? On le saura rapidement mais ceux qui se préoccupent de la santé économique de la province risquent d’être vraiment déçus.

Le PLQ : Jean Charest laisse la maison libérale en ordre :

Jean Charest a échoué dans sa tentative d’obtenir un quatrième mandat gouvernemental mais celui-ci a fait quand même bonne figure malgré l’usure du pouvoir. Le Parti libéral du Québec a terminé deuxième avec seulement un pourcent de moins que le PQ dans le vote populaire. Les sondages d’opinion ont réellement sous-estimé le vote libéral. Le PLQ est une institution au Québec et son électorat naturel est fidèle à lui. Les libéraux seront dans la course lors des prochaines élections et avec un nouveau chef solide et charismatique, ils pourraient reprendre rapidement le pouvoir.

Le lendemain du scrutin, Jean Charest a démissionné de ses postes de premier ministre et de chef du PLQ. Tout d’abord, il faut saluer l’engagement politique de Jean Charest. Celui-ci a sacrifié 28 ans de sa vie pour servir les Québécois et les Canadiens. Quel est le moment fort de la carrière de l’ancien chef libéral? Lors du référendum de 1995, M. Charest a bien défendu le camp fédéraliste québécois et sa prestation lui a valu le surnom de Capitaine Canada. Dans ce domaine, on va se souvenir de lui comme un grand fédéraliste. Je trouve que l’ancien chef libéral a un bilan mitigé à la tête du Québec. Celui-ci avait été élu en 2003 pour faire le ménage dans la fonction publique (la réingénierie) et il n’a pas eu le courage de se tenir debout devant les syndicats et les groupes de pression. L’ancien premier ministre aurait pu être le catalyseur du changement mais il a défendu le statu quo et c’est cela que l’on va se souvenir de son règne de premier ministre.

Qui sera le successeur de Jean Charest à la tête du PLQ? Les militants libéraux pourraient opter pour la continuité en choisissant son chef dans la députation actuelle : Raymond Bachand, Sam Hamad, Lise Thériault ou Pierre Moreau. Je crois que le Parti libéral doit se renouveler après les années tumultueuses de Jean Charest. Le prochain chef du parti doit provenir de l’extérieur. Le nom de Philippe Couillard circule et il serait un bon chef de parti. C’est un homme expérimenté et talentueux qui pourrait rapidement ramener le PLQ au pouvoir.

Un chroniqueur politique a écrit un papier qui a énormément fait réagir les internautes québécois. M. Duhaime souhaite que le prochain chef libéral soit Mario Dumont. L’auteur affirme que M. Dumont est l’homme politique le plus talentueux de sa génération et que c’est le temps pour lui de revenir au bercail libéral. Il ne faut jamais oublier que l’ancien chef de l’ADQ est un libéral dans l’âme et que son mentor est Robert Bourassa. Le chroniqueur affirme que le Parti libéral pourrait faire un virage vers un nationalisme de centre-droit avec M. Dumont à sa tête. Selon Duhaime, les Québécois veulent du changement et il pense que M. Dumont pourrait rallier une majorité afin de mener le Québec vers la prospérité économique. Je suis d’accord avec Éric Duhaime. Le Québec ne va nulle part et il a besoin d’un leader de la trempe de Mario Dumont. Il ne fait aucun doute que celui-ci ferait un bon premier ministre pour la Belle province. On a besoin de Mario Dumont mais celui-ci a clairement indiqué sur Twitter qu’il ne ferait plus jamais de politique active : « Rumeurs sur moi: fini la politique les amis. Pas maintenant, pas plus tard, pas au féd, pas au prov, pas au municipal. Ca me paraît clair…» . On peut bien rêver mais je crois que c’est très peu probable que M. Dumont fasse le saut car à ses yeux, il a déjà assez donné pour le Québec et je le comprend bien.

Le Parti québécois a obtenu une faible minorité. La CAQ et le PLQ vont bloquer toutes les idées controversées des troupes de Mme Marois et celle-ci n’aura pas la marge de manœuvre nécessaire pour gouverner à sa guise. On risque de se retrouver rapidement en élection. Le rêve de la première ministre pourrait se transformer en cauchemar car les caquistes et les libéraux vont revenir en force afin de la chasser du pouvoir. Je pense que le PLQ sera le favori pour gagner le prochain scrutin s’il choisi un bon chef comme Philippe Couillard ou Mario Dumont. Si ce n’est pas le cas, François Legault aura le champ libre. C’est à suivre…

Le scrutin du 4 septembre : Que doivent faire les conservateurs québécois? S’abstenir ou voter pour la CAQ?

Par Simon Leduc

Au déclenchement des élections, le parti de François Legault était en troisième place loin derrière les deux vieux partis. La CAQ a complètement dominé la première semaine de campagne à cause de ces trois éléments : la formation d’une équipe crédible et expérimentée derrière le chef, la candidature de Jacques Duchesneau et l’imposition de l’intégrité et de la corruption comme enjeux prédominants de la joute électorale. Cela a permis à la CAQ de prouver qu’elle était prête à former le prochain gouvernement.

On ne sent pas un grand enthousiasme pour ce parti centriste (contrairement à l’ADQ en 2007) mais les Québécois veulent du changement. On va se dire les vraies affaires, l’ancien ministre péquiste ne propose pas de remettre en question le sacro-saint modèle québécois. Il ne va pas toucher au caractère universel de nos programmes sociaux coûteux et inefficaces. La mixité en santé a été rejetée du revers de la main part le chef caquiste et le remboursement de la dette publique (qui s’élève à 252 milliards de dollars) ne fait pas partie de ses priorités. Si elle est élue, la Coalition avenir Québec ne va pas réduire de façon importante la taille de l’État parce que son chef est un étatiste. Celui-ci croit en un État fort et interventionniste et il pense que celui-ci serait plus efficace sous sa gouverne. Les troupes caquistes proposent de taponner la Caisse de dépôts et de placements du Québec afin qu’elle investisse davantage dans les entreprises québécoises même si c’est moins rentable pour elle. Autrement dit, M. Legault veut jouer à la roulette russe avec le bat de laine des Québécois. Il faut se rendre à l’évidence, la CAQ n’est pas un parti de droite mais bien centriste.

L’ancien député de Rousseau propose quand même des idées qui peuvent séduire la droite québécoise : une faible réduction d’impôts pour la classe moyenne, un plan de réduction de la dette publique par l’entremise de redevances minières et pétrolières et des coupures dans la fonction publique (abolition des Commissions scolaires et des agences de santé, des coupures de postes à Hydro-Québec et la réduction du nombre d’élus de la métropole. C’est un bon début mais la CAQ ne va pas assez loin dans ses réformes. La question que je me pose est la suivante : Que doit faire la droite québécoise? Elle pourrait voter pour des tiers partis comme le Parti conservateur du Québec ou Équipe autonomiste mais ceux-ci sont des partis marginaux et très peu connus. Les conservateurs québécois pourraient appuyer massivement la CAQ afin de se débarrasser des deux vieux partis mais surtout pour empêcher le PQ de former un gouvernement majoritaire. Le Parti québécois représente réellement une menace pour le Québec. Ce parti (qui était jadis dirigé par un grand homme René Lévesque) s’est radicalisé sur le plan linguistique. Sa volonté d’empêcher les jeunes francophones de fréquenter des collègues anglophones est une attaque directe au principe sacré de la liberté de choix. Avec une majorité, Pauline Marois va pouvoir partir en guerre contre Ottawa et elle va mettre le cap sur un autre référendum. Est-ce que l’on veut cela? Je ne pense pas.

Il ne faut pas que le PQ obtienne une majorité le soir du 4 septembre prochain. Plusieurs de mes amis conservateurs vont être tentés par l’abstention. Je ne crois pas que c’est la chose à faire. À cause de l’effondrement du vote libéral (moins de 20% chez le vote francophone), seul la CAQ peut barrer la route à une majorité péquiste. Les conservateurs devraient y penser à deux fois avant de s’abstenir. En tout cas, une forte abstention des anciens partisans de l’ADQ favoriserait Pauline Marois et ses ayatollahs de la langue. Les électeurs qui se situe à droite du centre du spectre politique doivent se poser cette question : Voulez-vous quatre ans de Pauline Marois? Je pense que de poser la question c’est y répondre.

Première semaine de campagne : avantage Legault

Par Simon Leduc

La première semaine de la campagne électorale a été très intéressante. Jean Charest voulait que le conflit étudiant et la loi et l’ordre soient les thèmes centraux de ces élections. Mais c’est finalement l’intégrité qui a pris toute la place grâce à la candidature vedette de Jacques Duchesneau à la CAQ. On ne peut pas prédire l’issue de ce scrutin. Quel parti politique a gagné la première manche électorale?

Avantage Legault :

En décembre 2011, la CAQ était en tête dans les intentions de vote avec près de 40% des voix. Les Québécois veulent du changement et ils sont tombés dans les bras de François Legault sans savoir ses réelles intentions. La lune de miel entre les deux a été de courte durée. Le chef de la CAQ a chuté dans les sondages parce qu’il ne réussissait pas à représenter le changement que le Québécois moyen désire depuis 2002. La descente de la Coalition peut s’expliquer par les éléments suivants : l’absence d’idées novatrices, l’impression que le parti était seulement composés de transfuges et le manque de figures de proues au sein de l’équipe caquiste.

Depuis le début de la campagne électorale, l’ancien ministre péquiste domine l’espace médiatique et ce pour trois raisons. Tout d’abord, malgré sa 3e place dans les sondages, le chef de la CAQ a réussi à s’entourer d’une équipe compétente et de prestige : Gaétan Barrette, Maud Cohen, Christian Dubé , Gérard Deltell , Sylvie Roy, François Bonnardel , Éric Caire etc. S’il est porté au pouvoir, le futur conseil des ministres caquiste serait solide et prêt à diriger la province.

Ensuite, la CAQ semble vouloir reprendre deux chevaux de bataille de la défunte ADQ : le remboursement de la dette et des baisses d’impôts. La CAQ est la seule formation politique qui parle du problème de la dette publique qui s’élève à 250 milliards de dollars. Le leader caquiste désire réduire la dette par l’entremise de redevances sur l’exploitation minière et pétrolière. Également, la CAQ promet de baisser légèrement les impôts de la classe moyenne. Cela donnerait un peu de répit aux contribuables les plus taxés en Amérique du Nord. Ce sont des mesures qui vont plaire à la classe moyenne qui en a marre de payer et rien recevoir en retour.

Subséquemment, M. Legault a su imposer la question de l’intégrité comme l’enjeu principal de la campagne en allant chercher une méga pointure en la personne de Jacques Duchesneau. C’est une grosse prise pour la CAQ.

Cette candidature a complètement fait dérailler la campagne libérale. Jean Charest voulait que la loi et l’ordre et le conflit étudiant soient les deux enjeux de cette élection. Le premier ministre sortant aura de la difficulté à se démarquer si l’intégrité domine l’espace médiatique car c’est le talon d’achille de son gouvernement.

Le Parti québécois voulait se présenter comme le champion de l’intégrité dans la lutte contre la corruption et la seule alternative aux libéraux dans ce domaine. L’arrivée de Duchesneau à la CAQ va faire très mal à Pauline Marois. Les électeurs qui veulent se débarrasser de la corruption libérale vont pouvoir se tourner vers la CAQ et ses trois combattants anticorruption : Jacques Duchesneau, Sylvie Roy et Maud Cohen. Le parti souverainiste a maintenant un adversaire de taille auprès du vote francophone. Pauline Marois est menacée et elle va devoir se battre pour ne pas se faire doubler par son ancien partenaire.

Cela va changer le cours des choses de la campagne. Avec une telle figure de proue à ses côtés, François Legault va pouvoir dire aux Québécois que son équipe est la seule qui va pouvoir combattre et vaincre le cancer de la corruption qui ronge la société québécoise.

Le peuple québécois veut désespérément du changement. En 2002 et en 2007, il a flirté avec l’ADQ de Mario Dumont. En mars 2007, celle-ci était aux portes du pouvoir mais l’inexpérience et l’acharnement de la presse médiatique gauchiste auront eu raison de ses aspirations. Est-ce que la CAQ de François Legault pourra réussir là où l’ADQ a échoué? On aura un début de réponse le soir du 4 septembre.