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Cessons de blâmer le capitalisme

Par Philippe David

Je vais probablement en choquer plusieurs par mes propos, mais nous devrions cesser de blâmer nos problèmes économiques sur le capitalisme. Le capitalisme n’existe pas. S’il a déjà existé,  il est mort au tournant du XXe siècle quand les États de ce monde ont commencé à prendre le contrôle de leur économie. Au XIXe siècle, rares étaient les États qui comptaient pour plus de 15% de leur PIB, maintenant, rare sont ceux qui sont en-dessous de 35%. Malgré tout, on semble vouloir tout blâmer sur le même bouc émissaire: le capitalisme. Pourtant, notre système actuel est tout sauf capitaliste. Permettez-moi de vous expliquer.

La danse des «ismes»

Là ou la confusion règne, c’est dans la mauvaise compréhension de ce qu’est vraiment le capitalisme. Contrairement à la croyance populaire, ce n’est pas parce que la plupart des industries sont aux mains du secteur privé que vous vivez dans une économie capitaliste. C’est une définition beaucoup trop simpliste. S’il ne suffisait que d’avoir une partie de l’industrie consistant d’entreprises privées, la Chine pourrait être qualifiée de capitaliste. Y en a-t-il qui ce font des illusions là-dessus?

Nous avons trop tendance à définir le capitalisme en opposition au socialisme et au communisme. Par définition, le socialisme et le communisme sont caractérisés par la «socialisation» des moyens de production. C’est à dire le contrôle direct de l’économie par l’État. Donc nous voyons toute économie qui n’est pas sous le contrôle direct de l’État comme étant une économie capitaliste. C’était certainement le point de vue prévalent pendant la soi-disant «Guerre Froide». C’est ce qui nous a mené à croire que le fascisme et le nazisme étaient des idéologies de droite. En réalité, ce point de vue est inexact, c’est plutôt le contraire. La caractéristique qui définit vraiment le capitalisme  n’est pas que les moyens de production soient ou non entre des mains privées, mais plutôt si l’économie est dirigée centralement ou non. Dans une économie capitaliste, le gouvernement, s’il doit y jouer un rôle, est limité au rôle d’arbitre pour faire respecter les contrats et punir le vol et la fraude. Il n’intervient d’aucune autre façon. Là où l’état exerce une influence autre que le respect des contrats, il ne s’agit plus de capitalisme. Notre système économique actuel est dirigé et centralement planifié, ce n’est donc pas du capitalisme, même s’il y intègre une forme d’économie de marché. C’est plutôt du corporatisme.

Le «coporatisme»? Kossé ça mange en hiver?

Le corporatisme est confondu avec le capitalisme parce qu’il incorpore une économie de marché et que les entreprises sont largement privées, mais c’est là que s’arrêtent les similitudes Dans une économie corporatiste, l’État ne se contente plus du simple rôle d’arbitre, il devient un des joueurs et il contrôle l’économie à plusieurs niveaux. Il monopolise et contrôle des grands pans de l’économie. Alors que dans une économie socialiste classique l’État contrôle directement l’économie en s’appropriant toutes les industries, le contrôle de l’État corporatiste est beaucoup plus subtil et beaucoup plus sournois.  Pour tout dire, c’est une version «soft» du fascisme. Mais alors que le fascisme orientait son contrôle de l’économie surtout vers la production pour satisfaire les ambitions d’un État guerrier dictatorial (comme l’Italie de Mussolini ou l’Allemagne nazie), le corporatisme sert plus à satisfaire les besoins d’un État-nounou avec une façade démocratique.

Dans une économie corporatiste, il existe une sorte de symbiose entre l’État et divers acteurs dans l’économie. Par symbiose, j’entends une relation qui est mutuellement bénéfique entre l’hôte et un parasite. Comme vous pourrez le constater, cette description est plutôt bien choisie. Comme je l’ai mentionné, il incorpore de l’économie de marché, mais contrôle les marchés par la règlementation, les subventions et l’attribution de contrats lucratifs à certaines entreprises choisies au détriment des autres. Il crée aussi des monopoles et des oligopoles qui lui permettent de contrôler des secteurs complets de l’économie. Le secteur le plus important étant la monnaie et le secteur bancaire.

 La monnaie et les banques.

«Quiconque contrôle la quantité d’argent dans ce pays est le maître absolu de toute l’industrie et de tout le commerce… Et si vous savez que le système tout entier est facilement contrôlable, d’une façon ou d’une autre, par quelques hommes tout puissants, pas besoin de vous expliquer quelle est l’origine des périodes d’inflation et de dépression»

James A. Garfield, ancien Président des États-Unis.

Comme l’a dit si bien James Garfield dans la citation ci-haut, quiconque contrôle la monnaie, contrôle toute l’économie. Ce que ce genre de contrôle signifie ne peut pas être banalisé. Puisque le capitalisme n’est pas planifié centralement, il ne pourrait y exister un système monétaire contrôlé. C’est la preuve ultime que nous ne vivons pas dans un système capitaliste. Dans le système actuel, la monnaie a été pervertie et plutôt que de représenter une valeur d’échange, elle représente une dette.

Cette vidéo donne une très bonne explication, incluant un historique du système bancaire. Je vous conseille vivement de la visionner. Vous ne pouvez absolument pas comprendre ce qui se passe dans notre économie si vous ne comprenez pas comment fonctionne le système monétaire.

J’émettrais un petit bémol sur la vidéo. Je l’utilise ici pour expliquer comment la monnaie est créée et contrôlée, mais si je suis d’accord avec les effets pervers que déplorent ses auteurs, je ne suis pas d’accord avec les solutions qu’ils proposent, en particulier en se qui a trait aux intérêts que je considère comme nécessaires. Cependant, je ne veux pas entrer dans ces détails ici. Je me propose d’y revenir dans un autre article.

En attendant, voici quelques points que j’aimerais que vous reteniez de cette vidéo:

  • La monnaie est créée par les banques sous forme de dette, mais la devise est contrôlée par l’État. C’est l’État qui décide quelle(s) devise(s) peut être utilisée sur son territoire.
  • La banque centrale (comme la Banque du Canada) a des actionnaires privés, mais elle est créée par le gouvernement et ses dirigeants sont nommés par lui. Au Canada, c’est le Ministre des Finances qui nomme le Gouverneur de la Banque du Canada.
  • C’est aussi l’État qui règlemente les réserves fractionnaires et légalise de facto un système de fraude généralisée.
  • C’est l’État également qui décide qui peur ouvrir une banque ou pas  et qui les organise en cartel sous le contrôle de la banque centrale.
  • En retour de ces pouvoirs, la banque centrale et les banques fournissent à l’État un financement quasi-illimité en achetant des bons du trésor avec de l’argent créé à partir de rien.
  • La banque centrale contrôle les taux d’intérêts, un important levier économique.

Si vous voulez avoir un exemple des effets néfastes de ce contrôle monétaire, l’économiste Friedrich Hayek a gagné le Nobel d’économie en 1974 en établissant le lien entre la manipulation des taux d’intérêts et de la masse monétaire par les banques  aux cycles économiques de boums et récessions faussement attribués au capitalisme. Sa théorie est connue sous le nom de théorie autrichienne des cycles économiques est bien documentée dans la littérature économique mais vous n’en entendrez probablement pas beaucoup parler dans notre système d’éducation (contrôlé par l’État, bien entendu).

Les corporations.

Une corporation est une entité fictive créée par l’état pour une et une seule raison: dissocier les actions de la corporation de ses propriétaires et dirigeants, les dégageant de toute responsabilité civile. La corporation agit comme une personne distincte  et endosse ainsi toutes les responsabilités.

Dans l’économie corporatiste, il existe également une symbiose entre les corporations et l’État. Les corporations aident les politiciens à se faire élire que ce soit financièrement ou par influence. En retour, les politiciens font des retours d’ascenseur sous forme de contrats gouvernementaux très lucratifs, attribution de monopoles, cartellisation légale (comme les taxis, par exemple), de subventions ou encore en limitant la concurrence par règlementations coûteuses favorisant les joueurs existants, ou par l’attribution de permis, etc. Toutes ces interventions donnent au gouvernement la possibilité de déterminer les gagnants et les perdants selon des impératifs politiques. Cela permet à certaines entreprises peu compétitives de survivre artificiellement alors que d’autres plus performantes voient leur développement freiné. Inutile de dire que cela a un impact plutôt important et néfaste sur l’économie.

Pourquoi la planification centrale ne fonctionne pas.

Je ne devrais même pas avoir à démontrer que la planification centrale d’une économie de marché ne fonctionne pas. Les exemples historiques abondent. Il nous suffit d’observer tous les endroits où les gouvernements tentent de pousser ce contrôle aux extrêmes (URSS, Corée du Nord et Venezuela, pour ne citer que ces exemples) pour constater les effets pervers que ce contrôle apporte. Les contrôles de prix qui apportent tantôt des pénuries, tantôt des surplus. Les famines, les tracteurs rouillés dans les champs, chômage élevé, rationnement perpétuel, etc. sont tous des réalités de le vie dans une économie planifiée. Pourquoi? L’explication est pourtant simple et elle vient également de Friedrich Hayek.

L’économie moderne est extrêmement complexe. Beaucoup trop complexe pour être comprise par un seul homme ou un groupe d’hommes. Elle comprend des centaines de milliards d’échange à chaque jour et même les ordinateurs les plus puissants ne pourraient vous donner un tableau complet de tout ce qui se passe. Toutes les bureaucraties du monde n’arriveraient jamais à obtenir les informations qu’ils auraient besoin pour déterminer ce qui doit être produit, comment, en quelle quantité et à quel prix. C’est tout simplement impossible. Pourtant, tous les jours, des millions d’entrepreneurs arrivent à se coordonner pour produire tout du simple crayon à mine au téléphone intelligent sans qu’aucune intervention gouvernementale soit requise.

Cessez donc de blâmer le capitalisme pour tous les déboires de l’économie. Il n’y est pour rien. Blâmez plutôt les apprentis sorciers qui prétendent pouvoir contrôler l’économie. Ce sont eux qui nous mettent dans la merde.

 

 

Sortir le gouvernement du système monétaire

L’or a été, pendant des millénaires, l’objet de choix comme unité de compte et comme moyen d’échange. Facile à reconnaître, à transporter et à transformer en pièces de monnaie, homogène et durable; voilà quelques-unes des qualités qui ont avantagé le métal jaune (et, à une moindre mesure, l’argent) comme monnaie.

 

Malheureusement, comme toute chose qui fonctionne bien seule (ou presque), l’État doit y étendre ses tentacules. Surtout depuis la Renaissance, il s’est arrogé de plus en plus le contrôle du système monétaire et l’a complètement corrompu. Les transformations progressives nous ont donné notre système monétaire moderne : des monnaies fiduciaires flottant les unes par rapport aux autres, une inflation galopante en temps de paix, un système de réserves bancaires fractionnaires qui est, ni plus ni moins, que de la fraude légalisée et, bien sûr, des libertés individuelles encore plus restreintes. Murray Rothbard, célèbre économiste de l’École autrichienne, a dénoncé ce système il y a près de 50 ans dans un essai, qui a été publié sous forme de livre en 1974, sous le titre The Case for a 100 percent Gold Dollar1. J’ai eu le privilège de lire et de traduire ce livre sous le titre Plaidoyer pour un dollar pleinement garanti par l’or.

 

Le cœur de sujet de ce livre – le contrôle gouvernemental du système monétaire est un gâchis pour l’économie – est on ne peut plus d’actualité. En effet, la crise actuelle est facilement attribuable à l’intervention du gouvernement dans le système monétaire, notamment le « fort encouragement » qu’il a envoyé aux banques pour prêter à n’importe qui2, la mise en pool des prêts consentis par ces « encouragements3 », le maintient de taux d’intérêts artificiellement au travers de la Fed (banque centrale des États-Unis), le Community Reinvestment Act, renforcé sous Bill Clinton4, etc. N’eût été de ces interventions, la crise actuelle – prédite par les économistes autrichiens depuis déjà 20035 – n’aurait probablement pas eu lieu.

 

La destruction lente et progressive du système monétaire

 

Dans son excellent essai, Rothbard retrace les grandes étapes de la monopolisation monétaire de l’État. Ça a commencé par le monopole de la frappe, sous prétexte que les frappeurs de monnaie privés pourraient frauder leurs clients en mettant moins d’or qu’ils ne le devraient dans les pièces. Chacun sait que l’État est *évidemment* incapable de faire ça … De plus, si l’on utilise de « raisonnement », il faudrait abolir tous les contrats parce que quelques escrocs en rédigent des frauduleux ou ne les respectent tout simplement pas.

 

Le monopole de la frappe par l’État a créé, n’en déplaise aux opposants à la frappe privée, ce qu’on appelle la loi de Gresham : les bonnes pièces de monnaie sont amassées tandis que les moins bonnes (usées ou avec un défaut de fabrication) demeurent en circulation. Cette loi s’applique quand une pièce de monnaie a une valeur immuable; peu importe si elle pèse maintenant 25 grammes, si la pièce dit qu’elle vaut 30 grammes d’or, alors elle vaut 30 grammes d’or. C’est comme si un kilogramme équivalait soudainement à 750 grammes.

 

Ce monopole de frappe, et l’immuabilité de la monnaie, a engendré le second problème : l’insistance sur le nom de la monnaie et non sur sa masse. Pour ceux qui l’ignoraient, toutes les monnaies nationales étaient, à prime abord, des unités de masses, au même type que le mètre est une unité de mesure ou la seconde est une unité de temps. La livre sterling en est sans doute le meilleur exemple, puisque l’unité de base de la monnaie anglaise était justement ça : une livre de monnaie d’argent. Le dollar des États-Unis, lui, était 1/20 d’once d’or (1,56 gramme). D’ailleurs, jusqu’au milieu du XIXe siècle, des pièces de monnaies étrangères (en or ou en argent) circulaient sans aucun problème aux États-Unis. Malheureusement, afin de renforcer l’État central, Washington et les autres capitales occidentales ont interdit les monnaies étrangères dans leur pays pour favoriser la monnaie nationale, ce qui accordait encore plus d’importance au nom et non à la masse.

 

L’étape finale de la perdition du système monétaire fut l’invention des banques centrales. Créées pour supposément stabiliser le système financier, elles n’ont fait que le contraire, comme en fait foi la Grande Dépression, causée par une décennie de taux d’intérêts trop bas. Elles ont également encouragé cette fraude légalisée nommée réserves fractionnaires.

 

Jadis, les banques devaient avoir en tout temps assez d’espèce pour rembourser sur demande quiconque voudrait en avoir (appelé réserves intégrales). Elles n’avaient pas le choix; si, pour une raison quelconque, elles ne pouvaient remplir leurs obligations contractuelles, la banque faisait faillite parce que les gens paniquaient et avaient peur de ne pas avoir leur propriété (les espèces). Mais à cause de l’intervention des gouvernements et des banques centrales, cette crainte est disparue. Le gouvernement garantissait aux banques qu’il ne les laisserait pas faillir – ce qu’il a fait, et à cout de billions de dollars. Et n’oublions pas qu’en ayant le monopole de l’émission de la monnaie, l’État peut – et l’a fait constamment dans le passé – imprimer autant d’argent qu’il le souhaite. Il peut ainsi s’avantager, de même que les lobbys assez puissants, au détriment de la population et de façon nettement plus subtile qu’avec une hausse d’impôts ou de taxes. Cet sur-émission de billets a été le dernier clou dans le cercueil de l’étalon-or.

 

Un retour à un système monétaire honnête

 

Après avoir montré ce qui a détruit le système monétaire, Rothbard se propose de le reconstruire. Sa proposition est audacieuse : il veut non seulement que nous retournions à l’étalon-or, mais il veut que tous les billets de banques et les comptes bancaires – puisqu’ils sont pareils d’un point de vue monétaire : une promesse de remboursement en espèce en tout temps – soient garantis par l’or. Que ça se fasse par une déflation de la masse monétaire actuelle ou par une augmentation exponentielle du prix de l’or pour refléter la masse monétaire actuelle6, ou par un mélange des deux, il faudra que l’opération se fasse un jour ou l’autre. L’argent des autres finira par manquer, dixit Margaret Thatcher.

 

Néanmoins, même si l’on venait qu’à prendre ce chemin du salut, l’économie se s’en porterait pas nécessairement mal. En effet, une suggestion de Rothbard, lors de la première publication de son essai, est maintenant largement utilisée par les banques : les certificats de dépôt (CD). Ces obligations, de même que les fonds mutuels du marché monétaire, sont d’excellents outils d’épargne qui ne créent aucune inflation. Pour une période variable de temps – le client a le dernier mot, comme pour tout ce qui est sur le libre-marché –, une personne achète ladite obligation, qui devient en fait une nouvelle promesse de remboursement en espèce, plus intérêt. L’argent est ainsi prêté à un particulier ou à une entreprise, qui doit le retourner à échéance. Ainsi, contrairement aux prêts bancaires actuel, aucun nouvel argent n’est créé puisque la banque ne prête pas de fonds sans avoir les espèces (or ou argent) nécessaires. D’ailleurs, selon la proposition de Rothbard, tous les métaux précieux seraient remis entre les mains des particuliers et des banques, facilitant ainsi l’émission de ces obligations. De plus, ce seraient les banques qui auraient la responsabilité d’émettre des billets de banque ou des dépôts, selon ce que les clients veulent.

 

Éventuellement, cette décentralisation monétaire ferait que tous les noms de monnaie (dollar, yen, euro, peu importe) deviendraient obsolètes et seraient remplacés par grammes d’or. Ainsi, adieu taux de changes et bonjour monnaie internationale stable et libre d’intervention des gouvernements. La libéralisation serait complétée en privatisant, une fois de plus, la frappe de monnaie.

 

Ce programme, je le concède, peu paraître radical. Mais si les libertariens « lâchent leur bout » et cèdent trop de terrain afin de plaire au plus de monde possible, alors il n’y a que le statu quo possible. Un tel monde se reflète bien dans le Québec d’aujourd’hui, et c’est exactement ce que le livre de Rothbard veut combattre.

 

Le livre sera bientôt disponible pour environ 5 $ sur le site www.mises.ca. Joignez l’Institut Ludwig Von Mises du Canada pour un 5 à 7 le 19 novembre à l’hôtel Hilton Bonaventure. J’y ferai une brève présentation du livre; Johanne Marcotte sera également là pour présenter son nouveau livre, Pour en finir avec le gouvernemaman.

5Un document, traduit par moi-même, racontant les succès des prédictions autrichiennes au cours du dernier siècle, dont celles sur la bulle immobilière, sera disponible lors de la conférence de Cambridge House, au kiosque de l’Institut Ludwig Von Mises à l’hôtel Hilton Bonaventure les 18 et 19 novembre.

6Cela suppose que le dollar des États-Unis est 35 $ l’once, tel que décrété par les accords de Bretton Woods. Mais rien n’empêche de trouver une nouvelle définition pour la masse du dollar.