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Politiciens de Carrière et Banques Centrales : Sinistre Alliance

Dans une économie de libre marché, les interventions gouvernementales doivent être un art et non une science. Le seul rôle de ce dernier dans une société libre est de s’assurer de la protection de nos droits, de nos libertés, de notre sécurité et du coup, s’assurer qu’on puisse profiter des fruits de notre labeur (i.e., faible taxes et impôt quasi nulle). Ceci dit, la réalité étant tout autre, comprendre les dynamiques du système actuel est primordial et quasi indispensable pour ne pas finir en mauvaise posture financière. Voici donc la première règle du système actuel : ne vole pas! Le gouvernement déteste avoir de la compétition!

Politiciens de carrière face à la crise : fuite en avant

Le problème avec les politiciens de carrières est que ces derniers n’ont pour priorité première que leur réélection. Ils sont donc prêts à prendre des décisions qui, à court terme soulage la douleur (le temps d’une élection pour se faire réélire) mais qui à moyen long terme, seront beaucoup plus difficile à ‘soulager’. On en a eu un bel exemple au début de la crise actuelle. Au vu des décisions prises, ce qui n’était qu’une récession d’une durée d’un an ou deux, est entrain de se transformé en une dépression inflationniste qui va durer au minimum 10 ans. Pour les sceptiques, il y a un an, Obama disait que si le stimulus ne ‘passait’ pas, le taux de chômage pourrait atteindre l’effroyable niveau de 8%. Évidemment, le stimulus est passé et le taux de chômage a atteint récemment 10,2% (17% si on le calcule comme on le faisait durant la crise de 1929). Rassurant, n’est-ce pas? Selon eux et au vu de leurs actions, si on est entré en crise, c’est due à un excès de dépenses et c’est avec plus de dépenses qu’on va s’en sortir. Suivant cette logique, Tiger Woods devrait se trouver d’autres conquêtes pour régler ses problèmes conjugaux récents.

Banques centrales: un cancer pour l’économie

Les personnes qui ont voulu une banque centrale (dans ce cas-ci, la Banque du ‘Canada’ et FED) disaient qu’elles allaient mettre fin aux cycles économiques et allait préserver le pouvoir d’achat. Résultats? On a eu plein de récessions et le dollar canadien tout comme le dollar américain a été détruit (le dollar américain a perdu 97% de sa valeur depuis que la FED s’en occupe-1913-, tandis que le dollar canadien a perdu 90% de sa valeur depuis que la Banque du ‘Canada’ s’en occupe -1935-). De plus, lorsqu’on a une économie basé à 70% sur de la consommation comme ici au Canada et au États-Unis, il est d’une importance vitale d’avoir un dollar fort. Ces dernières créer de l’inflation (en imprimant de l’argent à vitesse grand V) et après coup, elles osent dire qu’elles veulent le combattre; elles sont des usines à inflation! C’est comme si une usine de voitures disait qu’elle voulait combattre la congestion sur les routes ou une compagnie de tabac qui veut combattre le cancer du poumon. Évidemment, la compagnie de tabac fixera votre attention uniquement sur la dégénérescence des cellules comme cause du cancer du poumon et non sur la cause réel du problème, c’est-à-dire, le tabac. Le même principe s’applique pour les banques centrales. Elles fixent votre attention sur la hausse des prix seulement (IPC) comme cause de l’inflation et non sur l’augmentation de la masse monétaire qui est la définition même de l’inflation. Dire que l’inflation est uniquement l’augmentation des prix, c’est un peu comme si une personne qui ne mange que du fastfood, blâme sa balance pour ses problèmes de poids.

Intervenir ou pas?

En intervenant pour la première fois, le gouvernement a transformé la dépression de 1929 en la «Grande» dépression. Peut de gens s’en souviennent, mais en 1920 il y a eu une dépression au États-Unis tout aussi sévère sinon plus que celle de 1929.Le gouvernement n’est pas intervenu et elle n’a durée qu’un an. Personne ne s’en rappel, mais pour celle qui s’en vient, beaucoup s’en rappelleront car elle durera plus qu’une décennie. Sans banques centrales, vous jouiriez d’une vie économique moderne, sans cycles économiques, sans bulles économiques, sans inflation, sans les insoutenables déficits commerciaux et surtout sans la croissance explosive de la taille du gouvernement. Malheureusement, ces dernières exacerbent les problèmes chaque jour en imprimant encore plus d’argent pour accommoder des politiciens avec un agenda politique, en charge de notre destin.

La lumière au bout du tunnel

Au rythme et au vu des décisions actuelles, la seule lumière au bout du tunnel que je vois, est celle du TGV qui fonce droit vers nous…buckle up!

L’Ile des incapables


Cet article a déjà été publié sur mon ancien Blogue. Je me permet de le refiler ici, la discussion étant toujours pertinente (comme quoi les choses ne bougent pas vite au pays de la convention…)

Ahhhhhh, Montréal. Jadis métropole, jadis envie du ROC, jadis fierté du Québec. Oui, jadis. Parce qu’aujourd’hui Montréal n’impressionne personne: Déstructurée (et en même temps sur-structurée, un tour de force à la sauce Charest) par la putasserie et l’électoralisme bas, incapable de se déneiger et de sabler ses trottoirs comme il se doit… Remarquez, ce doit être volontaire: Gérald Tremblay veut sans doute que Montréal ait l’air de Paris alors la ville est paralysée par 10 cm de neige.

Voilà donc que le maire Tremblay et le chantre du transport en commun Michel Labrecque de la STM pensent à nouveau aux péages intelligents selon La Presse! Faute d’avoir des gestionnaires qui le sont, on va demander aux machines de compenser. L’argument massue: Stockholm a de tels systèmes et charge 7 piastres pour entrer au centre-ville ce qui a désengorgé ledit centre-ville. Bullshit quand tu nous tiens.

Par un heureux hasard, je vais à Stockholm régulièrement. Là-bas, vous pouvez partir de T-Centralen (leur Berri-UQAM) et vous rendre à 20km de là en… métro! Coût: 5$. C’est d’ailleurs là, e.g., où les centres de haute-technologie sont concentrés, à 10, 15 km du centre-ville. Le service est impeccable et régulier. En plus, c’est propre: Montréal a l’air d’une porcherie à côté de Stockholm en passant. Mais c’est une autre histoire.

Le metro là-bas est sur rail et les dernières générations de voitures sont infiniment plus silencieuses que le métro sur roues de Montréal. De plus, comme il est sur rail, il est sous-terrain sur une infime partie du trajet et ressort au grand air dès qu’il en a la chance. Avec notre métro sur roues, ce n’est pas possible.

Alors, pensez-y: comment comparer une ville ou vous pourriez partir disons de Ste-Thérèse ou à mi-chemin entre St-Eustache et Mirabel en métro et vous rendre au centre-ville alors que l’AMT est incapable d’opérer un train de banlieue à l’heure! L’impact d’un péage n’est pas la même. Montréal aimerait se donner des airs de grande ville, et c’est ce qui devrait être le cas dans l’intérêt suprême du Québec. Malheureusement, l’urbanisme, la gestion et la vision y sont déficients. La ville est dysfonctionnelle depuis trop longtemps et cela paraît. Cruellement.

Franchement, croyez-vous que les gens vont accepter que des ponts payés par le MTQ soient taxés par une des pire et incompétente administration tous paliers confondus? Pensez-vous que les automobilistes vont accepter d’éponger sans broncher l’incurie de la STM et de l’AMT?

Cela pourrait sonner le glas pour Montréal: taxes élevées, ville délabrée et main-d’oeuvre provenant fortement des couronnes pourraient amener nombre d’employeurs à déménager. C’est d’ailleurs commencé.

Que le maire Tremblay fasse le ménage dans son État municipal, ce paradis des fonds de pensions sans fond, des salaires gonflés et des dédoublements. Qu’il demande à Québec de lui donner une structure qui abolisse les roitelets et unisse la ville comme cela s’est fait partout afin d’assurer cohérence et efficacité. Une fois qu’il aura démontré compétence et acuité dans sa gestion il pourra se présenter en architecte du Montréal métropolitain et demander de l’argent frais. L’argument de l’utilisation des infrastructures par les banlieusards est aussi faible: sans leur apport, Montréal serait en faillite. Une métropole n’est pas un océan de pauvreté avec des îlots de richesse comme on l’observe en ce moment. C’est aussi sans compter le fric pompé dans le budget de Montréal et les fond de pensions par les payeurs de taxes du Québec par l’entremise du gouvernement provincial. Pour l’argumentaire, on repassera. Non, présentement, le maire n’a l’air que d’un incompétent paniqué qui ne sait pas boucler son budget.