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Vive la variété!

rmartineautlmep

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Par Philippe David

Je me dois de réagir à la dernière chronique de Richard Martineau. Depuis quelques années j’ai remarqué une tendance très libérale dans les écrits de Richard Martineau, mais il y a des fois ou son vieux jupon étatiste/collectiviste recommence à dépasser. C’est certainement le cas lorsqu’il se plaint qu’on commence à avoir trop de choix dans l’offre politique.

J’aimerais bien voir M. Martineau poser la question à Adrien Pouliot, à savoir s’il y a vraiment trop de partis politiques. Connaissant M. Pouliot, je suis certain qu’il lui répondrait qu’au contraire, il y a un manque effroyable de concurrence d’idées au Québec et c’est certainement pour ça que nous sommes dans le pétrin. La raison pourquoi les partis politiques semblent se multiplier dernièrement est justement parce que l’offre politique actuelle ne répond pas à la demande.

Bonnet blanc, blanc bonnet

Depuis 1976 le PQ et le PLQ s’échangent le pouvoir. La seule différence entre ces deux partis s’inscrit au niveau de nos relations avec le reste du Canada, mais au niveau de la gouvernance, ces deux partis ont tendance à gouverner au centre-gauche. Ils ont tous deux à leur tour multiplié les programmes sociaux coûteux et augmenté l’endettement de la province. Depuis la confédération les partis politiques apparaissent et disparaissent et se succèdent. Sortie coté court le Parti Conservateur, entrée côté jardin l’Union Nationale et le Crédit Social. Bonjour le PQ, bonsoir l’Union Nationale. Bye bye Crédit Social et allo Québec Solidaire et l’ADQ. Au revoir ADQ et bonjour la CAQ, le Parti Conservateur et l’Équipe Autonomiste et tous les nouveaux groupuscules de souverainistes impatients d’attendre que le PQ se décide à faire un référendum. Bref, la politique est toujours en ébullition et c’est une bonne chose. Le bipartisme est une recette pour la stagnation, ça commence à être évident aux États-Unis.

La dynamique de marché

Richard Martineau compare le marché politique au marché des jeans et des confitures, ce qui demeure une bonne comparaison, mais il tire les mauvaises conclusions. Il croit que trop choix sème la confusion. C’est parce qu’il refuse de considérer l’évolution du marché à long-terme et ne se limite qu’à un horizon très court. Trop de partis politiques sèment la confusion et incitent les voteurs à rester chez eux, vraiment? Que dire de l’effet quand il n’y en a pas assez? Qu’arrive-t-il quand tu ne sais pas où mettre ton X parce qu’aucun parti ne partage notre vision? Les 700 000 qui se sont abstenus de voter en 2008 l’ont-ils fait parce qu’ils avaient trop de choix ou parce qu’ils ont été déçus par l’ADQ et ne se reconnaissaient dans aucun autre parti? Lequel des quatre principaux partis au Québec(PQ, PLQ, QS et CAQ) propose un vrai changement au Québec? QS? Ils propose les mêmes recettes socialistes que nous suivons depuis 50 ans, mais poussé à l’extrême. Le PQ? Ils ont bien réduit les dépenses et la dette pendant les années ’90, mais ils ont tôt fait de recommencer à dépenser comme des marins en permission une fois qu’ils ont atteint le « déficit zéro » et ils ont évacué tous ceux qui ont travaillé à réduire le déficit. Depuis une décennie, le PQ ressemble de plus en plus à QS. Le PLQ? Faites-moi rire? La CAQ? Qu’ont-ils proposé de vraiment différent? Même chose pour les fervent de la souveraineté. Le PQ et QS ne sont pas trop pressés d’entamer des démarches pour faire la souveraineté, alors on voit des partis apparaitre comme Option Nationale, qui proposent de faire ce que le PQ et QS hésitent à faire. S’il y a 30 sortes de paires de jeans, c’est que les consommateurs réclament une telle sélection. Si un modèle se vend moins bien que les autres, il sera retiré. Même chose pour les partis politiques. Si un parti n’attire plus les gens, il mourra éventuellement. Si par contre on découvre qu’une certaine clientèle n’est pas desservie par aucun parti politique, c’est peut-être qu’on devrait en fonder un. Si on veut un jour que ça change, il faut laisser les gens mettre leurs idées de l’avant et laisser les électeurs décider ce qui leur convient.

Qui sait? Peut-être qu’un jour le Parti Conservateur du Québec supplantera le Parti Libéral ou le PQ. Mais avant que ça puisse arriver, il faut bien commencer en quelque part! Et même s’il n’arrive jamais à supplanter les gros partis, considérez que le Parti Vert a réussi depuis une vingtaine d’années, à imposer des éléments de son programme aux autres partis sans jamais élire un député. Ces petits partis sont donc essentiels au progrès du débat public. S’il y en a tant présentement c’est justement parce que le Québec a désespérément besoin de faire un gros brassage d’idées. Alors moi je dis « vive la variété! »

 

Oups! Encore!

Caricature : Ygreck

Caricature : Ygreck

Par Philippe David

Qu’ont en commun Britney Spears et Pauline Marois? Elles chantent toutes les deux la chanson « Ooops! I did it again! ». (Merci à Joanne Marcotte pour cette petite inspiration) Sauf qu’avec l’anglais de Pauline, ça donne ce que ça donne et ce n’est pas sans fausses notes non-plus. Si Samuel de Champlain avait su qu’on serait un jour gouvernés par de tels incompétents, il aurait remballé son canoë et serait retourné en France.

Il fallait écouter Jean-Charles Lajoie s’époumoner à défendre cette pauvre Pauline dans son show à Radio X. Son seul argument : Pauline s’est rattrapée et a corrigé l’erreur. Oups! Désolé! On a essayé de vous passer un petit sapin, mais vous vous en êtes rendus compte alors on le fera pas! On est-tu cool maintenant? Ah ouin? Et si on ne les avait pas pincés? Mon impression est qu’on aurait encore une fois eu droit au bâton et au KY. Laisse-moi te mettre au parfum, mon cher J-C. Je t’accorde que Pauline a au moins eu la grâce de rectifier ses erreurs, mais le problème, c’est le nombre d’erreurs qu’elle a commises en si peu de temps. Le problème c’est que depuis qu’ils ont pris le pouvoir, les péquistes sont constamment en mode « damage control ». Y a-t-il une personne compétente dans tout ce gouvernement? C’est devenu une mauvaise comédie, mais malheureusement, elle se joue aux frais du contribuable.

Maintenant, dans le but de ne plus répéter ce genre de fiasco, Pauline veut nommer un comité de trois « sages » pour la conseiller. Quelques petite questions pour elle : Vont-ils avoir un poste permanent de sous-ministre adjoint eux-aussi? Vont-ils vous conseiller à prendre des meilleures décision, ou comment éviter qu’on se rende compte quand vous tentez de nous en passer une? Qui seront ces « sages »? J’ai ouï-dire que Melchior, Balthazar et Gaspard pourraient être libres. Au fait, Mme Marois, avez-vous aussi convaincu Pierre Baril de renoncer à son propre double-whammy?

Daniel Breton et André Boisclair comme Haut fonctionnaire: manque de jugement de Pauline Marois

Caricature: Ygreck

 

Caricature: Ygreck

Par Simon Leduc

Il y a quelques semaines, Pauline Marois a accordé le ministère de l’Environnement au militant écologiste Daniel Breton. Celui-ci a un passé trouble de militant verdoyant très radical. Il s’est toujours opposé à l’exploitation des ressources naturelles. Force est de constater que M. Breton n’a pas été capable de mettre de côté son passé de militant écologiste. Dès le départ, le ministre a agi en défenseur de ses amis environnementalistes en tentant de politiser le BAPE et de fermer la porte au pétrole albertain. Sous son court règne, on a eu droit à un loose canon qui voulait dicter et imposer ses idées radicales à son ministère.

Daniel Breton était clairement le maillon faible du gouvernement Marois et l’opposition l’a pris comme cible. Le ministre était dans une situation très précaire et le dévoilement de son passé trouble a été la goutte qui a fait déborder le vase. Un journaliste de TVA a annoncé publiquement les problèmes antérieurs du député péquiste : le non-paiement d’un loyer (pendant treize mois), une contravention pour conduite dangereuse non payée (rouler à 275 km/h avec sa Porche) et une fraude à l’assurance-emploi. Le fait de ne pas payer son loyer pendant une longue période d’un an est un geste complètement irresponsable. Le fait de rouler à 275 km/h est un geste grave et l’ancien ministre aurait pu causer un grave accident. Daniel Breton n’avait pas d’autre choix que de démissionner de son poste de ministre.

Il y a une question troublante que je me pose: comment la première ministre a-t-elle pu nommer cette personne au Conseil des ministres? Dans cette affaire, je ne blâme pas l’ancien ministre. C’est la personne qui l’a nommé aux saints des saints qui est fautive dans ce fiasco. C’est un manque flagrant de jugement de la part de la chef de l’exécutif québécois. Pourquoi a-t-elle pu nommer une personne qui ne respecte pas les lois dans son Cabinet? Voulait-elle séduire le mouvement écologiste afin d’obtenir son appui lors des prochaines élections? Il faut se rendre à l’évidence, Daniel Breton n’était pas prêt à occuper une fonction aussi importante.

Il y a quelques semaines, le gouvernement a annoncé la nomination d’André Boislcair au poste de délégué général du Québec à New York. Cette nomination partisane peut se défendre, car Jean Charest avait accordé ce poste à un vieux libéral: John Parisella. Il y a une chose importante que Pauline Marois n’a pas rendue publique: l’octroi à l’ancien chef péquiste d’un emploi à vie comme fonctionnaire adjoint au Ministère des Relations internationales. Ce qui me pue au nez dans ce geste est le fait que ce gouvernement a voulu cacher cette décision aux contribuables qui vont payer le salaire de M. Boisclair. On est dirigé par une femme sans jugement et non transparente, c’est totalement inacceptable. La chef du PQ est à la tête d’un gouvernement minoritaire le plus faible de l’histoire de la province. Mais celle-ci se comporte comme si tout lui était permis. C’est la même personne qui s’est présentée comme la championne de l’éthique lors de la dernière campagne électorale.

Depuis le 4 septembre, ce gouvernement donne de petits cadeaux à ses petits amis: l’annulation de la hausse des frais de scolarité pour les carrés rouges, la nomination d’une militante verdoyante radicale aux Ressources naturelles pour les verts et une job à vie pour un ancien chef du parti. Le gouvernement Marois rit en pleine face du contribuable moyen qui va sortir son portefeuille pour payer les petites gâteries accordées à la clientèle péquiste. Les troupes péquistes pourraient avoir la décence de penser à la majorité silencieuse qui en a marre de ce faire presser le citron par un gouvernement qui est gourmand. Depuis trois mois, le Québec est gouverné par une première ministre qui n’a pas de jugement ni de transparence, point à la ligne. Cela me fait presque regretter le départ de Jean Charest.

La vertu inatteignable

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Par Philippe David

Le sort de Daniel Breton était inévitable. De quoi était-il coupable? D’avoir fraudé l’assurance-chômage? D’avoir le pied pesant? De ne pas payer ses amendes, ou son loyer? D’avoir menti? D’être arrogant? Toutes ces réponses? Je ne chercherai pas à le défendre, certainement pas. Il était surtout coupable d’avoir tellement de squelettes dans son placard que les portes ne fermaient plus.

Suis-je content de sa démission? Absolument! Je ne m’en cacherai pas. Ceux qui me connaissent savent que je déteste le PQ et je n’aimais certainement pas Breton. Sa nomination comme ministre de l’environnement m’irritait au plus haut point. Il était un prêtre dans une religion dont certains adeptes souhaiteraient nous voir retourner à l’âge de pierre. Seule sa réaction à l’inversion de flux du pipeline Montréal-Sarnia démontre que notre ex-ministre vert était probablement aussi dogmatique qu’un créationniste. En plus, il est un écolo hypocrite puisqu’alors qu’il était reporter automobile pour évaluer des véhicules soi-disant « verts », il faisait l’essai d’une Porsche à 275 km/h. La Porsche était-elle hybride? Je me réjouis donc de son départ.

Ceci étant dit, cette histoire et toutes les autres histoires sordides de collusion, corruption, gaspillage de fonds publics et abus de confiance dont nous sommes quotidiennement bombardés récemment, m’amènent à une réflexion plus profonde. La commission Charbonneau, depuis son début, nous dévoile un système institutionnalisé de corruption et de copinage. Jusqu’ici, je crois qu’elle fait un excellent travail de confirmer et mettre a grand jour, ce que je crois, nous savions déjà, mais que nous refusions de regarder en face. La commission Charbonneau nous met effectivement le nez dans notre propre caca et nous demande d’en humer profondément l’odeur. Pourquoi je dis « notre » caca? Parce qu’ultimement, nous en sommes tous responsables dans notre aveuglement.

Revenons à Daniel Breton. De quoi était-il vraiment coupable, sinon d’être humain? Daniel Breton est une personne irresponsable, donc il n’aurait jamais dû être nommé ministre. Mais si vous regardez dans votre propre passé, n’avez-vous pas quelques épisodes dont vous n’êtes pas particulièrement fier? Croyez-vous que vous passeriez le test qu’on impose à nos élus d’être plus blancs que blanc. Combien de personnes peuvent vraiment se vanter qu’ils n’ont absolument rien à se reprocher? Si vous essayez de me dire que vous êtes si vertueux, je vous traiterai de fieffé menteur. Diogène n’a jamais trouvé son honnête homme et si on lui avait donné l’immortalité, il chercherait encore. Le problème en fait n’est pas que des personnes irresponsables se retrouvent dans des positions de pouvoir. Le problème est bien plus insidieux, c’est notre croyance que puisque nous ne sommes pas capables de nous gouverner nous-mêmes, nous devons choisir parmi nous des saints qui doivent nous gouverner. Qu’est-ce qui peut bien nous faire croire que ces gens feront mieux que nous? Que ces gens seront plus responsables. Que ces gens seront automatiquement plus honnêtes, du simple fait qu’ils arrivent à gagner un concours de popularité à tous les quatre ans? C’est de la pure délusion! De plus, le pouvoir corrompt. C’est la nature humaine. Et plus un individu aura de pouvoirs, plus il y a de risque qu’il soit corrompu. Les exemples abondent à travers l’Histoire. Il va aussi de soi que le pouvoir attire toujours le genre de personnalité qui désire manipuler les gens. Donc, plus la position comporte de pouvoirs et plus elle attirera des personnalités pathologiques. Alors pourquoi persistons-nous à croire que ce type de gouvernance peut fonctionner? Pourquoi nous attendons-nous que la classe politique soit plus vertueuse et plus responsable alors que le pouvoir attire les personnes les plus corruptibles?

Il y a plusieurs personnes qui croient comme moi que les pouvoir du gouvernement doivent être limités à la seule protection des droits individuels. Nous le faisons parce que nous savons pertinemment que la sagesse de la classe politique et des élites est un mythe et c’est probablement la plus grande fraude de l’Histoire.

Les pleutres

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Par Philippe David

Le budget a été déposé et sans surprise, le PQ a augmenté les impôts des contribuables gagnant plus de $100 000, rendu la taxe santé progressive,  augmenté les taxes sur le tabac et l’alcool, ainsi que dégelé les tarifs d’électricité. On distribue toutes sortes de bonbons. Les frais de scolarité et de garderies restent gelés, aucune coupure sérieuse dans la bureaucratie ou dans le BS corporatif. En fait, je me demande comment Nicolas Marceau arrive à dire qu’ils atteignent l’équilibre budgétaire en gardant son sérieux. Quand mon budget est équilibré, ma dette ne continue pas à grimper, alors comment se fait-il que malgré un transfert de 1,5 milliard du fonds des générations à la dette, celle-ci bondit quand même de $10 milliards et continue de croitre à $265 la seconde? C’est quand même prendre les gens pour des cons que d’essayer de leur passer un tel sapin avec de la comptabilité créative.

Nicolas Marceau, comme ses prédécesseurs a choisi la voie de la paresse et de la facilité et fait passer l’effort d’un retour fictif à l’équilibre budgétaire sur le dos des contribuables les plus taxés en Amérique du Nord.

Par ailleurs, on apprend que le PLQ, malgré qu’il décrie le budget, ne tiendra pas sa promesse de voter contre le budget. Il semble qu’ils ne feront pas équipe avec la CAQ pour renverser le gouvernement. Selon Jean-Marc Fournier, il serait irresponsable de forcer une élection après moins de 100 jours. C’est juste, mais ils pouvaient également former une coalition avec la CAQ pour remplacer le PQ. Avec plus de 60% de la population derrière eux, ils auraient toute la légitimité pour gouverner. Bien plus que le gouvernement actuel et c’est parfaitement constitutionnel. Il est impératif de déloger ce gouvernement de pee-wees. Je déplore que les libéraux agissent comme des pleutres. C’est pourquoi je suis fier d’annoncer ceci:

En réponse à ce budget presse encore le contribuable québécois comme un citron et dans le but de générer un mouvement de protestation, le Réseau-Liberté Québec initie la campagne « Non aux hausses d’impôt« . Cliquez sur le lien pour vous rendre au site web et signer une lettre ouverte enjoignant le gouvernement à renoncer à toute hausse du fardeau fiscal des québécois et exhortant les députés de l’opposition à voter contre le budget si le gouvernement ne recule pas. Le site a aussi une page vous permettant d’envoyer des courriels à tous les députés de l’opposition leur demandant de voter contre ce budget. Faites-vous entendre!

Budget : Contribuables, be very « inquiète »

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Par Philippe David

Aujourd’hui Nicolas Marceau dépose son premier budget. Si on se fie à l’improvisation des deux derniers mois et aussi au fait que ce budget a très certainement été préparé à la hâte, il faut s’attendre au pire.

Le PQ est sclérosé par les écolos et les syndicalistes de tout acabit. Parions que seules ces clientèles seront satisfaites. Les écolos auront leurs moratoires et leurs subventions pour garder l’industrie de l’énergie verte sur le respirateur. Les étudiants auront leurs bonbons. Les fonctionnaires conserveront leurs privilèges indécents. Aucun programme inutile ne sera supprimé et vogue la galère!

Pour les contribuables et les entreprises les plus taxés en Amérique du nord, point de répit cependant. Je m’attends certainement à ce que leur fardeau s’alourdisse. Il y aura la taxe, pardon, la « contribution » santé, des hausses d’impôts et parions aussi qu’il y aura une hausse de la TVQ. Poursuivant leur idéologie, les péquistes augmenteront probablement les redevances minières. Bref, si le budget prévoit le retour à l’équilibre budgétaire, ce qui est quand même douteux, on peut être certains que ce sera nous qui devront se serrer la ceinture et non le gouvernement.

En bons illettrés économiques, les péquistes ne réaliseront pas que trop d’impôt tue l’impôt et que les recettes de l’état vont probablement diminuer plutôt que d’augmenter. Taxer les riches et les entreprises parait bien sur papier, mais dans la réalité les gens et les entreprises ajustent leur comportement en fonction des impôts et taxes qu’ils payent. N’avez-vous pas déjà refusé du temps supplémentaire parce que ça n’en valait pas la peine?

Pour les entreprises le jeu est encore plus simple. Les entreprises ne paient pas d’impôt. Pour elles ce n’est qu’un coût d’opération de plus et dans l’équation revenus/dépenses, elles n’ont qu’à refiler la facture à leurs clients, fournisseurs, employés et actionnaires. Bref, à vous et moi. Dans l’extrême, elles peuvent aussi se relocaliser. Vous vous souvenez d’Électrolux? Aussi combien d’entreprises ne démarreront tout simplement pas? Quant aux minières, vous croyez que le Québec est le seul endroit à posséder des ressources minières?

Enfin, je ne m’attends à rien de bon venant du PQ. Mon souhait serait que les libéraux et la CAQ fassent coalition et renverse cette bande d’amateurs au plus sacrant.

Le grand délire

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Par Philippe David

J’ai failli tomber en bas de ma chaise quand j’ai lu cette semaine que notre ministre de l’éducation supérieure, Pierre Duchesne, songe à légaliser le droit de grève étudiant. Ceci équivalant à donner à une infime minorité d’étudiants radicaux le droit de paralyser les cégep et universités quand bon leur semble, avec ou sans bonne raison.

La démocratie étudiante est une farce

Les grands supporteurs de l’idée du droit de grève, le draperont de noblesse et de vertu en le représentant comme l’expression d’une volonté démocratique des étudiants. Ils représenteront ces étudiants qui, voulant faire valoir leur droit de recevoir un service pour lequel ils ont payé en obtenant des injonctions légales comme de sales petits égoïstes qui ont osé contourner la volonté collective de l’ensemble des étudiants exprimée par voie démocratique. Un petit rappel : pendant tout le conflit du printemps dernier, près du trois quart des étudiants des cégep et universités n’étaient pas en grève. D’ailleurs, depuis que les associations étudiantes existent, la démocratie étudiante a toujours été une aussi grosse farce que les élections de commissions scolaires, elles-mêmes une orgie d’élections par acclamation par manque de candidats et qui se passent dans le désintérêt le plus total de la population. La réalité étant que généralement, la plupart des étudiants collégiaux et universitaires n’ont rien à foutre des associations étudiantes, ils sont trop occupés à faire leurs travaux pour décrocher leur diplôme.  Seule une minorité des étudiants militent activement dans les associations, surtout parmi ceux qui fréquentent les concentrations les moins exigeantes. Peu d’étudiants de médecine et de génie ont le temps de participer aux assemblées, mais les étudiants de philo, eux, ont tout le temps du monde. Ce n’est donc pas surprenant que même les votes de grève sont décidés par moins de 10% des étudiants. Quelle démocratie!

La démocratie est supposée protéger les droits individuels

La démocratie est supposée protéger les droits individuels, pas les piétiner. Le fait qu’une majorité d’individus votent pour dépouiller quelqu’un de tous ses biens  est-il dans l’esprit de la démocratie? Non, pas plus que si la majorité votait de lui dépouiller son droit à la vie, ou dans ce cas précis, de recevoir l’éducation pour laquelle il paie. Une vraie démocratie sert plutôt à protéger les droits des individus. Les droits collectifs sont une fiction. Un groupe ne peut pas posséder plus de droits que les individus qui le composent et chaque individu dispose des mêmes droits. Le nombre ne confère pas plus de droits.

Une flagrante irresponsabilité

Les associations étudiantes étant dirigées par de petits révolutionnaires en culottes courtes, Gabriel Nadeau-Dubois étant un prime exemple, Il ne faut donc pas se surprendre aussi qu’il y ait des abus, des dérives et de l’intimidation lorsque celles-ci veulent faire grève. Les exemples au printemps dernier font légion, mais je crois que la preuve ultime est que même après qu’un gouvernement nouvellement élu leur ait donné le beurre et l’argent du beurre en annulant la hausse des frais de scolarité ET en conservant la bonification des prêts et bourses; ils continuent de multiplier les journées de grève et de manifestations. Pour eux ce n’est pas suffisant, ils veulent aussi le cul de la fermière! Et notre ministre de l’éducation supérieure propose de sacraliser leur droit de grève? C’est à peu près aussi responsable que de donner un révolver chargé à un enfant de 5 ans. Même si, jusqu’à récemment, on faisait comme si les associations étudiantes avaient un droit de grève, une aberration selon moi; il y a une bonne raison pourquoi nous ne leur avons pas donné ce droit lorsqu’elles ont été créées. Et il était à peu près temps qu’on se réveille et qu’on remette en question ce pseudo-droit.

Étudier n’est pas un travail

Un étudiant n’est pas un salarié. Que nos petits révolutionnaires se le prennent pour dit, les études universitaires et collégiales ne sont pas un boulot où ils peuvent être exploités ou non par un employeur. Ils sont les consommateurs d’un service. Ils peuvent bien hurler à la marchandisation de l’éducation, ça ne change rien au fait que leurs études sont, dans les faits, un bien de consommation qui doit être payé (à moins que les profs veuillent enseigner gratuitement). La seule question en litige est : qui paye pour? Les étudiants veulent  que ce soit la société, et aux dernières nouvelles, la grande majorité des individus qui composent notre société se sont prononcé contre cette idée. Donc en réalité, une association étudiante n’est pas et ne devrait pas être un syndicat. L’association peut et doit s’exprimer sur des choses  comme les augmentations de frais, mais de dire qu’une association étudiante devrait avoir le droit de forcer ses membres à boycotter ses cours, c’est comme dire qu’une association de consommateurs puisse utiliser la force contre ses propres membre pour boycotter Walmart ou Costco. Veut, veut pas, la relation entre l’étudiant et l’institution d’enseignement est une relation de client-fournisseur et non d’employé-employeur.  

Le PQ et les carrés rouges

Le PQ s’est peinturé dans un coin en portant le carré rouge le printemps dernier par pur clientélisme. Ils ont même mis en charge du ministère de l’éducation supérieur un homme qui a manifesté ouvertement son soutien aux carrés rouges. Comment peut-il maintenant être neutre et impartial? Il ne l’est tout simplement pas, bien sûr et de ce fait M. le ministre n’a aucune crédibilité. Le sommet sur l’éducation supérieure promet d’être un grand cirque dans lequel le gouvernement  se pliera à toutes les exigences de nos enfants-rois, au grand dam des contribuables qui devront sans tout payer une plus grande part, sinon la totalité des frais universitaires.

Les gaucheries de Madame Malavoy

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Par Arielle Grenier

Ce matin, alors que je démarrais la Yaris-mobile tout en grelottant dans l’attente que le moteur se réchauffe, j’ouvris la radio (oui à Radio X, ça vous choque ?). On y annonçait que la ministre de l’Éducation, Marie Malavoy, demande l’abolition les tests de sélection dans les écoles privées en précisant que le financement public leur serait coupé s’ils ne suivaient pas les nouvelles règles! Je vous jure que je n’ai pas eu besoin de mon latte mocha pour me réveiller! Je n’en croyais pas mes oreilles! Le Parti Québécois serait-il plus « free-market » qu’on pourrait le penser?

 

         Les gaucheries de Madame Malavoy embarrasseront probablement notre nouvelle Première ministre à son retour du Sommet de la francophonie. En plus de vouloir faire reculer l’enseignement de l’anglais en freinant l’implantation du programme intensif en sixième année, elle suggère des cours d’histoire portant sur la question nationale. Si un cours universitaire existait sur « comment créer de parfaits petits unilingues souverainistes » Madame Malavoy obtiendrait certainement la note A++ de la part d’un professeur syndicaliste indépendantiste. Non, mais vraiment?! Personne n’est choqué? Vous trouvez normal que le Parti Québécois désire à ce point nous ostraciser du monde extérieur et de la méchante langue anglaise?

 

L’anglais et le profond malaise de nos péquistes apeurés du monde extérieur

 

         Je ne comprends pas pourquoi le Parti Québécois rêve à ce point faire reculer l’anglais dans nos écoles, alors qu’il devrait tout simplement améliorer l’enseignement de la langue française. La survie d’une langue ne passe pas par des programmes politiques, mais bien par l’amour que chaque citoyen porte à celle-ci. Ce n’est pas en soustrayant à nos enfants la possibilité d’apprendre une autre langue que l’on va augmenter ou améliorer la qualité de l’enseignement du français.

 

Les professeurs d’espagnol, d’anglais ou d’italien ne se transformeront pas demain matin en professeurs de français! Si l’enseignement du français est important pour une famille, je me demande bien ce qui l’empêche de corriger les lacunes du système à la maison, alors que plusieurs familles immigrantes continuent de parler leur langue d’origine. J’ai malheureusement l’impression que nous avons affaire à de vrais protectionnistes linguistiques horrifiés de la diversité linguistique de notre province. Pourquoi en serait-il autrement pour la famille québécoise qui  souhaite que ses enfants parlent le français? Ce rôle revient aux parents : ce n’est pas à l’État de décider du bien-fondé du choix d’une langue de prédilection, quelle qu’elle soit. Je suis tannée de cette gauche qui aspire à limiter les libertés décisionnelles des parents concernant le futur de leurs enfants.

 

Et les autres communautés? Ont-elles autant le droit de protéger leur culture?

 

         On se souvient tous de la controverse entourant les subventions accordées à plusieurs écoles religieuses qui ne respectaient pas le régime pédagogique du Québec. Plusieurs péquistes avaient alors crié au scandale en dénonçant l’enseignement de ces écoles. En gros, les subventions ne devaient pas être accordées aux écoles qui ne respectaient pas le programme du Ministère.

 

         Parfait! Maintenant est-ce que les écoles privées qui seront désormais payées entièrement par les parents pourront avoir le programme que ces derniers souhaitent? Autrement dit, l’école privée deviendra-t-elle une nouvelle niche de marché où les étudiants pourront apprendre l’anglais intensivement en sixième année maintenant que le public ne le leur permet plus?

 

         Et les écoles d’éducation internationale publiques? Pourront-elles continuer à « filtrer » les étudiants à l’entrée ou si cette mesure archaïque mettra fin au programme international du secondaire? Souvenons-nous que ces écoles sont publiques, mais qu’elles font passer des tests à l’entrée aux étudiants qui convoitent obtenir une éducation de première qualité au public. Elles ont d’ailleurs été créées pour permettre aux enfants de la classe moyenne et des moins nantis de pouvoir réaliser leur plein potentiel tout en performant dans un enseignement public ayant une qualité de l’enseignement compétitive au privé. OUI! Au méchant privé! Est-ce que mon école secondaire, École d’éducation internationale de McMasterville, deviendra privée ou commencera-t-elle à accepter n’importe quel élève, la faisant baisser de position au classement des meilleures écoles secondaires du Québec? Le Parti québécois est manifestement un parti qui voue un culte sans borne aux élites économiques et au nivellement… vers le bas.

 

         Hey ho! Je n’oublie pas les cours d’histoire de nos nouveaux bébés endoctrinés à voter OUI au prochain référendum! Déjà que nos professeurs sont très (le mot est faible!) souverainistes, pensez-vous vraiment qu’ils ne partagent pas leurs idées politiques pendant un cours dédié au Dieu Lévesque et à Sainte-Pauline? Soit la ministre se paie notre tête ou elle croit  naïvement que nous n’avons pas vu le tour du chapeau qu’elle vient d’effectuer dans le but de la souveraineté autarcique!

 

D’un autre côté, elle nous démontre aisément que le financement et les subventions à l’éducation ne seront peut-être pas vitaux à la survie de l’éducation privée. Merci pour le coup de pouce! L’éducation privée continuera d’exister, elle pourra peut-être créer une niche de marché à l’éducation anglophone et une élite linguistique.  Cette mesure créera certainement un appauvrissement de la diversité du système public. Tout cela pour pouvoir ENFIN obtenir la très chère souveraineté des indépendantistes.

 

Bravo Sainte-Marie, grande sainte d’une société québécoise futuriste ostracisée du monde extérieur!  Vous avez aisément démontré que le Parti Québécois a des œillères tout le tour de la tête quand il est question du futur de nos enfants.

 

Petite question : les parents qui paieront à 100% l’éducation privée de leurs enfants, seront-ils soustraits aux taxes scolaires ou la classe moyenne devra-t-elle encore payer en double ce service ?

Le catastrophique gouvernement Marois

pauline_marois

Par Simon Leduc

Au lendemain des élections, Pauline Marois a affirmé qu’elle serait la première ministre de tous les Québécois et une cheffe d’État rassembleuse. En tout cas, le premier mois de gouvernance péquiste prouve le contraire. Depuis le 4 septembre, le Parti québécois tente de diviser les Québécois dans tous les domaines : l’économie (les riches vs les pauvres), l’environnement (les écologistes vs les créateurs de richesse), la langue (les français contre les anglais), etc. Les péquistes se foutent complètement de la majorité qui n’a pas voté pour eux et ils gâtent leur base avec de petits cadeaux (l’annulation de la hausse des frais de scolarité pour les étudiants, la fermeture de Gentilly 2 pour les écologistes et une hausse d’impôts des riches pour les gauchistes). Le Conseil des ministres a congédié le président du BAPE et le patron de la SQ pour les remplacer par des amis du régime. Les ministres Breton et Bergeron refusent d’expliquer leurs gestes. Bien non, ce gouvernement n’est pas obligé de ce justifier car il a l’appui d’une majorité de Québécois. Pour lui, 30.7% des voix est la majorité absolue. Depuis un mois, on a pu constater les dérives idéologiques du gouvernement péquiste et en voici un exemple.

Il faut plus de souveraineté et moins d’anglais à l’école :

En entrevue au quotidien Le Soleil, la ministre de l’Éducation Marie Malavoy a dit que l’enseignement de l’anglais serait aboli à la première année du primaire. Celle-ci désire freiner l’enseignement intensif de la langue de Shakespeare à la sixième année. Également, ce gouvernement veut que les cours d’histoire mettent plus l’emphase sur la souveraineté du Québec. Si je comprends bien, le Parti québécois préconise l’endoctrinement de nos enfants afin de les transformer en bons petits souverainistes. Cela n’a pas de maudit bon sens. Les séparatistes sont tellement obsédés par leur option qu’ils sont rendus à vouloir imposer leur idéologie à l’école, c’est indécent. Et ce n’est pas tout, les souverainistes veulent empêcher les jeunes d’apprendre correctement l’anglais. Les intentions de l’administration Marois sont claires : fabriquer de petits unilingues francophones et les isoler du reste de la planète. Allo les dinosaures péquistes, on ne vit plus dans les années 70, on est au 21e siècle bordel. Le mouvement souverainiste déteste l’anglais mais les jeunes Québécois n’ont pas à écoper pour cela.

Est-ce que Pauline Marois adhère aux idées radicales de sa ministre de l’Éducation? Il faut se rendre à l’évidence, la cheffe du PQ a perdu totalement le contrôle de son Cabinet. Comment peut-elle laisser ses ministres dire n’importe quoi sur la place publique? Pendant ce temps, Mme Marois se cache en Afrique, cela en dit long sur le leadership de cette femme. L’incompétence est prédominante dans l’équipe péquiste. Le Parti québécois est devenu une formation politique verdoyante, propagandiste, anglophobe et socialiste. Pauvre René Lévesque, il doit se retourner dans sa tombe en voyant ce qu’est devenu le PQ. Imaginez s’il avait formé un gouvernement majoritaire.

La ligue nationale d’impro

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Caricature: Ygreck

Par Philippe David

Les péquistes ont promis qu’ils aboliraient la taxe santé. Pour ce faire, ils ont décidé de prendre la voie populiste de taxer les riches sur leurs revenus, mais aussi sur les gains de capital et les dividendes. Cependant, ils ne s’attendaient pas au tollé qui s’en est suivi quand les gens ont réalisé que de taxer les gains de capital et les dividendes affectait leurs REER et autres actifs sur lesquels la classe moyenne fonde ses plans de retraite.

Et, comble de malheur, les péquistes ont été frappés de plein fouet par la réalité des chiffres, chose qu’ils auraient dû prévoir puisque le gouvernement  fonctionne en déficit depuis 2010.  Mais apparemment, les mathématiques ne sont pas la force du gouvernement péquistes, alors ils ont probablement cru que ces déficits n’étaient que pur hasard et qu’ils disparaitraient par magie sous leur habile gestion. Ce n’est pas si facile, une fois au pouvoir. Maintenant, ils doivent trouver le moyen de combler le trou laissé par leurs prédécesseurs et celui laissé par leurs propres promesses électorales qu’ils se sont empressés d’exaucer sans trop réfléchir. Nicolas Marceau est en train de découvrir que ce n’est pas aussi facile sur le plancher des vaches que du haut d’une tour d’ivoire.

Ainsi, il se voit obligé de reculer sur sa promesse d’éliminer la taxe santé, mais pour dorer la pilule, il l’a rendu progressive, ce qui fera que les riches paieront plus que les plus pauvres. Mince consolation, puisque la définition de « riche » dans ce cas précis est d’avoir un revenu imposable de $42 000 ou plus. On n’a plus les riches qu’on avait. Je devrais peut-être me réjouir de faire partie de cette catégorie, mais bon. En même temps, les hausses d’impôt pour les revenus de $130 000 et plus demeurent, quoique moindres qu’originalement prévu. Les travailleurs à haut revenu se trouvent donc doublement frappés. Ce n’est plus la taxe santé OU les hausses d’impôt, c’est la taxe santé encore plus salée ET les hausses d’impôt. Si au moins on pouvait espérer une amélioration des services pour compenser, mais j’ai de gros doutes que ça puisse arriver.

Pendant que le PQ s’obstine à essayer d’équilibrer le budget en ne jouant que sur la colonne des revenus, beaucoup d’observateurs font remarquer qu’il existe une autre colonne dans un budget, celle des dépenses. Par exemple, simplement de réduire les subventions aux entreprises au même niveau que l’Ontario épargnerait 3 à 4 milliards au gouvernement sans hausser les taxes et les impôts et serait même acceptable à gauche et à droite de l’échiquier politique. (Eh oui, même les méchants droitistes reconnaissent qu’on subventionne trop!) Mais faire des coupure pourrait vouloir dire une réduction des effectifs de la fonction publique et ça voudrait aussi dire qu’il faudrait dire non à certains groupes d’intérêts. Comme nous avons pu le constater dans le dossier des frais de scolarité, Pauline Marois n’a pas exactement fait preuve de grand courage face à ce groupe d’intérêt dont le pouvoir est relativement limité. Qu’est-ce que ce serait si elle devait faire face à des groupes encore mieux organisés. Découvrirait-on alors que dans les faits, la fameuse « dame de béton » ressemble plus à une dame de Jell-o?

Toujours est-il que manifestement, le seul talent dont le PQ a fait preuve depuis son élection est celui d’improviser. Ce recul sur sa promesse d’abolir la taxe santé ne fait que confirmer qu’il dirige comme une poule sans tête. La confiance de l’électorat en prend pour son rhume.

L’appui de Rona Ambrose à la motion touchant l’avortement et un gouvernement de coalition pourrait-il remplacer le gouvernement actuel? :

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Par Simon Leduc

Vote sur la motion Woodworth : une attaque sournoise des féministes contre la ministre conservatrice :

Il y a quelques semaines, un député conservateur d’arrière-ban a présenté un projet de loi privé à la Chambre des Communes. La motion parrainée par Stephen Woodworth demandait qu’un comité parlementaire soit mis en place pour étudier si le fœtus doit être considéré comme un être humain sur le plan légal. Le mouvement progressiste accuse le gouvernement conservateur de vouloir indirectement rouvrir le débat sur l’avortement avec cette initiative privée. Le premier ministre Stephen Harper a clairement promis de ne pas rouvrir cette boîte de Pandore. Le rejet de la motion de M. Woodworth par une majorité de députés (M. Harper a voté contre) le prouve bien. Le Parti conservateur est majoritaire à la Chambre des communes. S’il aurait voulu légiférer sur l’avortement, cela aurait déjà été fait. Les groupes féministes et les gauchistes devraient arrêter leur campagne de peur contre les conservateurs. Le premier ministre tient sa promesse et il ne va pas criminaliser cet acte médical. Est-ce que c’est clair bordel?

Le chef conservateur a permis à ses députés de voter selon leur conscience car le M-312 est une motion privée. La ministre de la Condition féminine a voté en faveur de la proposition de son collègue. Les féministes ont férocement dénoncé le geste de la ministre. Ces militantes radicales affirment que Rona Ambrose veut faire reculer les droits des femmes. Elles demandent la démission de la ministre conservatrice. Ces groupes féministes sont vraiment intolérants et antidémocrates. Mme Ambrose a bien le droit de voter pour la motion M-312 et avoir des réticences face à l’avortement. Je me porte à la défense de Rona Ambrose et cela ne fait pas de moi un conservateur radical sur le plan social. Je défends le geste démocratique de la ministre, c’est tout. Elle s’est fait littéralement lynchée dans les médias sociaux.

On dirait que certains sujets sont tabous (l’avortement, la peine de mort, le mariage gai, etc.) et que l’on ne peut même pas en discuter calmement. Si une personne est contre l’avortement, elle est forcément contre les droits des femmes. C’est très simpliste comme raisonnement. Le mouvement progressiste est dogmatique et idéologue et il n’accepte aucun débat de fond. Les décisions dogmatiques du gouvernement péquiste (la fermeture de Gentilly 2 sans consultation, les hausses d’impôts rétroactives et le rejet du gaz de schiste) et la réaction des groupes féministes face à l’appui de Mme Ambrose à la motion M-312 le prouvent bien.

Un gouvernement de coalition PLQ-CAQ pourrait remplacer le gouvernement? :

Jamais un gouvernement du Québec n’aura réussi à se mettre à dos autant de personnes après seulement trois semaines en poste. Le gouvernement Marois est une catastrophe ambulante. Pauline Marois a rapidement pris des décisions controversées sans consulter les partis d’opposition qui représentent pourtant une majorité de Québécois. La première ministre veut tenir ses promesses électorales afin de satisfaire sa base électorale. Le gouvernement Marois ne semble pas comprendre que le peuple québécois ne lui a pas accordé une majorité parlementaire. C’est une sage décision qu’il a pris le 4 septembre dernier. Les péquistes se foutent éperdument de cela. On a gagné les élections et allez au diable ceux qui ont eu le malheur de ne pas voter pour nous. Dans le dossier des hausses d’impôts rétroactives, l’arrogance et l’intransigeance du ministre des Finances sont inacceptables. Cette mesure doit faire partie du premier budget Marceau qui devrait être déposé en mars prochain. La CAQ et le PLQ sont clairement contre toute hausse d’impôt des particuliers. Nicolas Marceau affirme que le gouvernement ne reculera pas sur cette question. Donc, le gouvernement risque de se faire renverser sur le vote cruciale sur le budget (c’est un vote de confiance). Si cela se produit, certains chroniqueurs pensent que le PLQ et la CAQ devraient aller voir le Lieutenant Gouverneur afin de lui demander de former le prochain gouvernement. Un gouvernement de coalition PLQ-CAQ pourrait éviter un scrutin trop hâtif. Je ne suis pas un grand partisan d’un tel scénario. Si le gouvernement Marois perd la confiance de la Chambre, des élections générales devraient être déclenchées sur le champ. Selon moi, c’est le parti politique qui a obtenu le plus de sièges qui doit gouverner. Si on veut se débarrasser du gouvernement péquiste, un scrutin anticipé est la meilleure option qui s’offre à ses adversaires.

Pourquoi les hausses d’impôt ne sont pas une bonne idée

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Par Philippe David

Je serai toujours étonné par la pensée magique gauchiste. Je ne dis pas qu’abolir la taxe santé est une mauvaise idée, j’en suis plutôt heureux personnellement, mais cette abolition fait un trou de 1 milliard dans le budget, sans compter les autres bonbons que Pauline 1ere a donné à ses fidèles comme l’abolition des hausses de frais de scolarité. On fait quoi pour boucher le trou?

Taxons les riches!

Bien sûr ils vous répondront invariablement « taxons les riches! » Mais il y a quelques petits problèmes dans cette idée.  La première est que ce sera insuffisant. Même si la hausse d’impôt rapportait les revenus que le PQ espère (600 millions $), ce n’est clairement pas 1 milliard. En fait, même en ajoutant les entreprises et les modifications aux taxes sur les dividendes et les gains de capital ce ne sera pas suffisant pour payer pour l’orgie de clientélisme auquel le PQ s’est livré depuis qu’il a pris le pouvoir il y a à peine trois semaines.

Lors du dernier budget, le printemps dernier, l’IEDM s’est livré à l’exercice de calculer combien il faudrait taxer les revenus de $250 000 et plus pour combler le déficit prévu à ce budget de $3,9 milliards. La réponse est qu’il aurait fallu taxer 100% de tous les revenus excédant $250 000 pour y arriver. Cependant, dans une telle situation, qui serait assez con de vouloir faire plus de $250 000 si c’est pour donner chaque cent supplémentaire au fisc? Donc une fiscalité aussi agressive rapporterait strictement zéro à l’état.

La nature humaine

Ce dernier point m’amène à la deuxième faille dans la stratégie de toujours plus taxer les riches. Elle ne tient pas compte de la nature humaine. Chaque individu, peu importe à quel point il essaie d’être altruiste, sera toujours motivé principalement par son intérêt personnel et nous pouvons donc compter sur lui de réagir dans ce sens aux divers incitatifs qui lui sont offerts, particulièrement pour éviter les choses désagréables. Taxez son salaire, il travaillera moins, ou il se fera compenser de façon différente ou il cachera ses revenus. Taxez les dividendes et les gains en capitaux et il investira moins, ou il investira ailleurs. Puisqu’on paie toujours l’impôt dans la province où on réside au 31 décembre, certains feront peut-être le choix de déménager avant cette date. Mon ami Ian Sénéchal, qui est analyste financier a d’ailleurs fait un calcul amusant selon lequel il ne faudrait qu’une personne sur 23 gagnant un revenu de plus de $250 000 déménage hors du Québec pour complètement annuler les gains que le gouvernement compte tirer de cette hausse d’impôt. Ça ne prendrait pas un exode massif pour faire mal. Juste 5% du 1.2% le plus riche du Québec.

C’est l’économie, stupide!

Pour reprendre la phrase désormais célèbre de Bill Clinton, le troisième point c’est l’impact économique. Selon des études empiriques, l’impôt est un désincitatif tel au travail et la création de richesse que chaque dollar de hausse d’impôt cause une diminution de $0,76 du PIB.  Comme si on avait besoin de ralentir encore plus notre économie. Je doute fort que le gouvernement  arrive  à combler son manque à gagner par une hausse d’impôt des plus nantis, mais en plus il risque de handicaper ses recettes futures, alors oubliez l’équilibre budgétaire pour l’an prochain.

Notre problème n’est pas un problème de revenus, c’est un problème de dépenses mais ni le PLQ et encore moins le PQ dans sa version actuelle ne remettra en question la gestion des dépenses publiques afin de réduire le gaspillage et la redondance des strucutures. Ce serait pourtant si simple de réduire les subventions aux entreprises pour les ramener dans les mêmes proportions que l’Ontario. Rien que ça nous économiserait $2,5 milliards.

À la place, nous avons élu un gouvernement de clowns qui s’acharnent à jeter notre économie à terre.

Pour ceux qui ont de la difficulté à comprendre notre système fiscal, il y a cette petite vidéo qui est très instructive…

 

Le cabinet Marois et les premiers jours du gouvernement péquiste :

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Par Simon Leduc

Mercredi dernier, Pauline Marois a présenté son Conseil des ministres à la population. L’équipe ministérielle péquiste est clairement dominée par des purs et durs sur les plans identitaire (Bernard Drainville, Jean-François Lisée, et Pierre Duchesne) et environnemental (Martine Ouellet, Scott McKay et Daniel Breton). L’équipe économique de la première ministre est extrêmement faible avec Nicolas Marceau aux Finances et Stéphane Bérard au Trésor. On est loin des Bernard Landry, Joseph Facal, Jacques Parizeau, Jacques Léonard et Rodrigues Biron. Il faut conclure que les priorités de ce gouvernement sont l’identité, la langue et l’environnement. La création de richesse, le retour à l’équilibre budgétaire et le remboursement de la dette ne préoccupent pas la première ministre, c’est inquiétant.

Le Cabinet Marois : l’économie au poubelle et l’environnement et l’identité en avant-plan :

Ceux qui se préoccupent de la situation économique de la province doivent faire des cauchemars après avoir consultés la liste des ministres de Pauline Marois. C’est vraiment inquiétant de voir le nouveau gouvernement se foutre complètement de l’économie. L’économie mondiale est au ralenti à cause du désastre européen et les péquistes font comme si tout allait bien, c’est révoltant. La disparition du Ministère du Développement économique prouve bien l’indifférence du PQ sur ce plan.
Nicolas Marceau est le nouveau ministre des Finances. Celui-ci a un doctorat en économie de l’Université Queens. M. Marceau possède les connaissances nécessaires pour diriger ce ministère névralgique mais il n’a pas d’expérience de gestion dans le privé et dans le public. Le nouveau mandarin des Finances n’aura pas les reins assez solides pour imposer sa vision des choses dans une équipe qui méprise les sciences économiques.

La première ministre a nommé Stéphane Bédard à la tête du Conseil du Trésor. Celui-ci est un avocat de formation qui n’a aucune expérience dans ce domaine Pourtant, c’est lui qui devra approuver ou désapprouver les tentations dépensières de ses collègues. Il faut donner la chance au coureur mais on est très loin des Jacques Léonard et Joseph Facal qui ont occupé la même fonction dans le passé.

 

Pierre Duchesne est le nouveau titulaire de l’enseignement supérieur. Il a annoncé l’annulation de la hausse des frais de scolarité et maintenu la bonification des prêts et bourses (une mesure du gouvernement Charest pour atténuer les effets de la hausse sur les familles moins bien nantis). Les leaders étudiants ont crié victoire. Le ministre des carrés rouges a donné à la minorité étudiante ce qu’elle désirait. Il a dû fêter cette bonne nouvelle avec ses petits amis. La gauche radicale a manifesté le 22 septembre pour demander au gouvernement Marois rien de moins que la gratuité scolaire. Évidemment, cela a dégénéré en une émeute violente. Les éléments les plus radicaux ont lancé des projectiles sur les policiers. Notre chère première ministre s’est cachée dans le silence et l’obscurité. Elle n’est même pas capable de sortir publiquement pour dénoncer la violence, on a toute une cheffe d’état. Ce gouvernement a déjà cédé à la rue. Va-t-il donner à la CLASSE ce qu’elle veut afin de maintenir la paix sociale? En tout cas, la question se pose.

L’environnement sera une grosse priorité pour le gouvernement et la nomination de deux écologistes radicaux le prouve bien. Comment peut-on accorder le ministère des Ressources naturelles à quelqu’un qui déteste le développement économique? Pourtant, c’est exactement ce que notre chère PM a fait. Une militante verdoyante radicale (Martine Ouellet) a le mandat de fermer toutes les industries qui pourraient exploiter nos ressources naturelles et ainsi créer de la richesse. Mme Ouellet vient d’annoncer la fermeture de la centrale nucléaire Gentilly 2 et fermer totalement la porte à l’industrie du gaz de schiste. Je suis convaincu que l’industrie pétrolière sera la prochaine victime de cette apôtre de l’environnement. Cela n’a aucune allure. Le Québec est une des provinces les plus pauvres du Canada. Notre dette collective s’élève à 253 milliards de dollars. Pour sortir notre société de sa torpeur, on doit exploiter nos ressources naturelles (tout en protégeant l’environnement, c’est une question d’équilibre) afin de créer de la richesse. Il faut que le Québec soit une terre accueillante (sur le plan fiscal) pour attirer des entrepreneurs qui vont créer de la richesse chez nous. Malheureusement, c’est le contraire qui va se produire.

Pauline Marois veut détruire notre économie avec ses mesures suicidaires qu’elle a annoncé cette semaine dont une hausse d’impôts rétroactive pour ces salots de riches qui ont le malheur de travailler fort pour réussir dans la vie. Durant les prochains mois, l’économie va être prise en otage par ces idéologues verdoyants et séparatistes qui vont imposer leur vision radicale malgré leur statut minoritaire au Parlement.

Le Parti libéral du Québec et la CAQ doivent défendre les intérêts de la majorité qui n’a pas voté pour le Parti québécois. Le gouvernement Marois est dangereux pour la province. Il faut absolument que ces deux partis s’associent pour bloquer les politiques odieuses, liberticides (la nouvelle loi 101) et radicales du parti au pouvoir que l’on peut qualifier de socialiste.

Le Parti québécois est rendu un vulgaire parti de gauche qui méprise l’économie, la classe moyenne et les entrepreneurs. Pauline Marois ne respecte pas les institutions démocratiques et son attitude durant le conflit étudiant et ses premiers gestes comme PM le prouvent bien. Le PQ a toujours été un parti politique respectable et modéré. C’est du passé tout cela.

Le cirque

clowns

Par Philippe David

Vous aimez cette photo de notre nouveau conseil des ministres? Ok, ce n’est pas vraiment une photo du conseil des ministres, mais c’est l’impression que Pauline 1ère, l’impératrice, et ses joyeux drilles m’ont donné. Tout d’abord parce que tout ce qu’ils ont fait cette semaine sent l’amateurisme à plein nez. Un chance que Pauline nous avait dit qu’elle avait déjà une équipe de transition de prête pendant la campagne électorale. Qu’est que ça aurait été si le PQ avait été pris par surprise.

La soirée de l’impro

Non seulement est-ce que la composition de cabinet éminemment faible du côté économique et éminemment forte en bolchévistes et melons d’eau, mais moins de 48 heures après la présentation et l’assermentation du cabinet, Pauline 1ere devait déjà remanier son cabinet. Elle avait oublié de nommer un ministre du revenu et grâce à une crise du bacon de la députée Noëlla Champagne, elle a dû repenser qui sera ministre responsable de la Mauricie et du Centre du Québec et les a confié au whip du parti, qui n’est pas vraiment ministre.  Encore une autre preuve qu’avec Pauline, ile ne suffit que de faire une crise du bacon pour avoir tout ce qu’on veut. Je suis certain que tous les groupes de pression et les lobbyistes du Québec ont pris des notes. Merci Pauline! Quel amateurisme!

Le triomphe des carrés rouges

Parlant de crise de bacon, Pauline a non-seulement rétablit le gel des frais de scolarité, mais elle a récompensé ces pauvres chérubins en leur laissant la bonification des prêts et bourses qui était supposé compenser la hausse. Le beurre, l’argent du beurre et le cul de la fermière. Après tout, ça a dû être tellement stressant pour ces pauvres incompris estudiantins de manifester, émeuter et casser, tout en étant persécutés par ces méchants policiers! Pensez-vous qu’ils sont satisfaits? Noooooon! Puisque ça marche, ils vont continuer. La FEUQ et la FECQ vont pousser pour un gel permanent (il ne faudrait surtout pas que ces pauvres chérubins soient affectés par l’inflation comme le reste du monde, quand même!) et la CLASSE veut rien de moins que la gratuité! Et qui va payer? J’y reviendrai plus bas…

Les deux pieds sur le frein

Les analogies automobiles continuent. Après avoir eu un gouvernement qui se targuait d’avoir les deux mains sur le volant, nous en avons maintenant un qui a les deux pieds sur le frein. Si au moins c’était pour nous faire éviter le mur sur lequel nous fonçons, mais malheureusement, de ce côté, le PQ a plutôt les deux pieds sur l’accélérateur. Le PQ a les deux pieds sur le frein en ce qui a trait au développement économique. Tout d’abord, notons qu’il n’existe plus de ministère du développement économique. Ensuite, en deux jours, notre nouveau gouvernement a déjà aboli trois industries par décret: l’amiante, le nucléaire et le gaz de shale (et non gaz de schiste). Les deux premières n’étaient probablement pas réchappable de toute façon. Le marché de l’amiante était mort de toute façon et l’industrie vivait sur le respirateur depuis des lustres de toute façon. Quant à Gentilly, il est plutôt incertain si avoir une centrale nucléaire valait la chandelle étant donné les coûts de la remettre à niveau.  Je concède que sa fermeture était probablement inévitable, mais le gouvernement aurait pu faire mieux que la façon qu’ils l’ont fait.

Pour les gaz de shale, par contre, c’est totalement injustifié et 100% idéologique. Je trouve aberrant d’entendre une ministre qui a supposément une formation d’ingénieur dire qu’elle ne voit pas le jour ou ces ressources gazières pourraient être exploitées de façon sécuritaire. L’humanité a conquis la Lune et a envoyé des robots se promener sur Mars et serait aussi en train de percer le mystère de la propulsion supraluminaire, mais désolé, extraire du gaz de shale ici sur Terre, c’est au-dessus de nos capacités! Foutaise! Un petit flash pour la ministre: le gaz de shale est déjà exploité de façon sécuritaire ailleurs au Canada et aux États-Unis. La position de Mme Ouellet tient donc de la démagogie la plus pure. On peut aussi s’imaginer l’avenir du développement de nos ressources pétrolière et minières avec Martine Ouellet, le melon d’eau, à la barre du ministère des ressources naturelles. Ce sera moratoire sur tout et surtaxage de tout ce qui est déjà exploité.

La saignée

Pendant Pauline 1ère distribue des bonbons à ses fidèles, le trou se creuse dans le budget. Le manque à gagner de l’abolition de la hausse des frais de scolarité et de la taxe de santé ne se comblera pas tout seul. Mais évidemment, Pauline n’est pas à court de pensée magique. Donc nous allons taxer les riches! Pas seulement dans le future, mais rétroactivement! Si apparemment, cette mesure est légale, elle est plutôt odieuse. Mais ceux qui sont visés ne forment que 3,6% de la population, Pauline ne se soucie certainement pas de leurs votes. Ce que l’ineptie de Mme Marois lui fait oublier c’est que ce 3% et des poussières paie plus du quart de tous les impôts et qu’ils sont mobiles. Non seulement est-ce que son gouvernement embourbe la création de nouvelle richesse, mais il s’applique à faire fuir tout le capital de la province. Bravo Pauline.

À babord toute!

La stratégie de PQ ne pourrait être plus claire. Un virage radical à gauche pour essayer de rapatrier les votes qui sont allés à QS et ON au dernier scrutin, en espérant que lorsque son gouvernement tombera, le vote anti-PQ sera divisé entre les libéraux et la CAQ suffisamment pour avoir un gouvernement majoritaire en profitant de notre mode de scrutin actuel. Ne vous attendez donc pas à avoir un scrutin proportionnel de sitôt. Pendant ce temps, Pauline 1ere va nous enfoncer son programme dans la gorge pendant que les libéraux sont occupés à se choisir un nouveau chef et ne risquent pas d’être prêts à faire tomber le gouvernement avant le printemps prochain au moins. Entre temps, préparez-vous à subir des mesures bolchéviques. C’est plutôt ironique, depuis le temps que la gauche québécoise critique Stephen Harper et l’accusent d’être un dictateur, qu’on se retrouve avec un style tout aussi autocratique de la part de Pauline Marois. Va-t-on voir la gogauche caviar traiter Pauline de fasciste? Permettez-moi d’en douter.

Les enragés

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Par Philippe David

Un incident récent à l’hôpital général juif de Montréal m’a laissé un peu songeur. Vous pouvez lire l’article à ce sujet de la plume de Barbara Kay dans le Prince Arthur Herald, mais je vais tout de même vous faire un court résumé.

Le 12 septembre, André Montreuil était au Jewish pour un CT scan. En attendant, il est descendu à la cafétéria pour prendre un sandwich. Il a signifié en anglais à la personne au comptoir qu’il était sévèrement allergique aux tomates et lui demanda de bien vouloir changer de gants afin d’éviter que tout résidu de tomate qu’elle aurait pu manipuler avant ne contamine son sandwich.  Une fois assis, en train de déguster son sandwich avec un ami, une femme dans la trentaine l’approche et commence à l’invectiver, hurlant « ici on parle français, pas anglais! » À quoi  M. Montreuil aurait répondu que dans sa propre ville il peut bien parler la langue qu’il veut.  L’argument a continué quelques minutes et la dame s’est éloignée pour revenir quelques minutes plus tard balancer un sandwich aux tomates dans le visage de M. Montreuil, dont le visage a immédiatement commencé à se boursouffler dangereusement. La dame a été arrêté et au minimum, elle devrait faire face à des accusations de voies de faits. 

Pour le moment, on ne sait si la jeune femme est atteinte d’une quelconque maladie mentale. C’est ce que l’enquête déterminera sûrement. Mais chose certaine, elle n’a pas choisi de lancer un sandwich aux tomates par hasard. Elle a de toute évidence entendu M. Montreuil dire qu’il était allergique et elle avait évidemment l’intention de lui causer du mal. Je ne sais pas dans quel état se trouve M. Montreuil actuellement, mais j’espère qu’il s’en remettra. Encore une chance que ça se soit produit dans un hôpital. Mais je crains que d’autres incidents similaires soient dans notre futur. N’oublions pas aussi ces touristes asiatiques qui ont été injuriés par un couple au centre-ville pour avoir commis la même offense de s’être exprimé dans la langue de Shakespeare.

Il commence à apparaitre plutôt évident que depuis le début de la campagne électorale, les vieilles tensions linguistiques ont monté d’un cran et que vu l’attitude et les déclarations de Mme Marois et ses sbires depuis leur élection, ce n’est pas près de se résorber.  Que voulez-vous, quand on ne cesse ce crier à la supposée anglicisation de Montréal, (ce qui est totalement faux selon les statistiques) afin de justifier un resserrement de la loi 101, et quand on fait la chasse aux raisons sociales à consonance anglophones, il ne peut que s’installer une mentalité de siège qui va certainement exciter certains zélotes de la langue.

Je n’ai moi-même aucun doute que certains voient dans l’augmentation des tensions linguistiques, une façon de mousser l’option souverainiste, pourtant moribonde.  Pauline Marois devrait prendre acte du fait que plus de deux tiers des québécois ont voté contre son gouvernement et essayer de se montrer conciliante, mais je crois que c’est probablement trop demander.

Vivement que la course au leadership libérale se termine pour que le rapport de force à l’Assemblée Nationale revienne du côté de l’opposition.

Les liens entre les syndicats et les associations étudiantes et la sortie médiatique de Lucien Bouchard :

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Par Simon Leduc

Les syndicats et les associations étudiantes : même combat 

TVA nouvelle a appris que l’ancien porte-parole de la CLASSE Gabriel Nadeau-Dubois a déniché un emploi à la Confédération des syndicats nationaux (CSN). L’ancien leader de la frange radicale du mouvement étudiant a le droit de travailler pour un syndicat, c’est un choix personnel et il faut respecter cela. Mais, on ne me fera pas croire que la CLASSE n’a pas de liens avec les syndicalistes de la CSN. Lors du conflit étudiant, la centrale syndicale a financé l’association étudiante extrémiste à la hauteur de 35000$, ce n’est pas rien. On va se dire les vraies affaires, les dirigeants de la CLASSE ne défendent pas les intérêts de ses membres mais bien ceux de ses petits amis idéologiques et le passage de GNB à la CSN le prouve bien. C’est la même chose concernant les deux autres groupes étudiants (la FECQ et FEUQ). Ceux-ci ne représentent pas les intérêts des jeunes mais bien ceux de leurs amis gauchistes et le passage de Léo Bureau Blouin au PQ en est une autre preuve. Je ne crois pas que tous les étudiants sont des gauchistes partisans du Parti québécois et de Québec solidaire. Les jeunes d’allégeance plutôt conservatrice doivent être tannés en maudit de payer des cotisations aux clubs écoles des grandes centrales syndicales. Celles-ci sont en partie responsables de l’état de délabrement économique de la société québécoise et du gâchis que les jeunes générations vont hériter. Les étudiants devraient avoir le choix d’adhérer ou non à une association étudiante. Comme cela, leur liberté de choix serait respectée. Le seul rôle d’une association étudiante est de défendre les intérêts de ses membres et non pas de faire de la petite politique partisane. La liberté de choix est un principe sacré qui n’est pas respecté par les syndicats et leurs clubs écoles, cela me dépasse. Après cela, ces groupes qui se targuent d’être progressistes font des leçons de démocratie à Stephen Harper, cela me fait bien rire.

Lucien Bouchard : un grand chef d’État 

L’ancien premier ministre a fait une tournée des médias pour faire la promotion de son nouveau livre (lettres à un jeune politicien). On lui a posé des questions concernant la situation post élection. Lucien Bouchard a écorché au passage son ancien parti. Celui-ci affirme que le Parti québécois n’a pas de programme économique et que les référendums d’initiatives populaires seraient nuisibles pour le Québec. Il a bien raison de dire qu’une troisième défaite référendaire affaiblirait la Belle province. Selon lui, la souveraineté n’est pas une priorité et qu’il faut s’occuper des vraies priorités : l’éducation, la santé, la dette, l’état des finances publiques et le création de richesse. L’incompétence économique du Parti québécois est flagrante et M. Bouchard ne doit pas reconnaître son ancien parti qui avait pourtant lutté avec succès pour le déficit zéro. Contrairement à Pauline Marois, M. Bouchard est un véritable homme d’État. Celui-ci n’aurait jamais porté le carré rouge et ainsi défendre les intérêts d’un lobby. Lorsqu’il était premier ministre, il gouvernait pour la majorité silencieuse et non pas pour des groupes de pression. C’est tout le contraire de la nouvelle première ministre et l’abolition prochaine par décret de la hausse des frais de scolarité (qui est pourtant appuyée par une majorité de Québécois) le prouve bien. Elle va agir ainsi pour faire plaisir à ses petits amis carrés rouges, c’est révoltant. On aurait besoin d’un leader de la trempe de Lucien Bouchard mais malheureusement, on doit se contenter d’une petite politicienne de carrière, misère.

Ce qu’il faut retenir de l’élection

Par Pierre-Guy Veer

Bon, alea jacta est : les électeurs ont fait leur choix. Ils ont voté pour le PQ de Pauline Marois par une proportion relativement faible (moins de 1/3 des suffrages exprimés), laissant ainsi une opposition forte avec le PLQ et la CAQ – QS sera nettement plus proche du gouvernement que les deux autres partis. Que faut-il retenir de cette élection?

 

Tout d’abord qu’il n’y avait pas vraiment de choix. Tous les partis présents à la dissolution de la chambre, sans exception, avaient, à différents degrés, des intentions collectivistes. Tous proposaient des moyens pour « mieux » dépenser notre argent. Option nationale, bien que dirigée par un économiste, trempe dans le socialisme jusqu’au cou en voulant nationaliser les ressources naturelles et en accordant la gratuité scolaire totale; le tout sera payé en taxant les biens de luxe et avec un impôt des successions progressif[1]. QS propose sensiblement les mêmes choses, en plus de vouloir couper drastiquement nos gaz à effet de serre. Le tout sera payé par des impôts plus progressifs aux particuliers et aux entreprises; des mesures seront aussi mises en place pour que l’État récupère « son » dû[2]. Dans le cas de la CAQ, même si on semble vouloir ouvrir la porte à une participation du privé en santé, la structure bureaucratique ne sera pas foncièrement changée. Aussi prétend-elle que les gens ont « droit » d’avoir le produits d’autres humains, ce qui en fait un parti collectiviste[3]. Le PLQ n’est pas mieux : il s’imagine qu’il a trouvé une poule aux œufs d’or dans le Grand Nord. Il (donc, tous les contribuables) dépenserait plus de 25 G$ pour des retombées fort incertaines[4]. Toutefois, la palme du socialisme (et du nationalisme) revient, parmi les partis qui avaient espoir d’avoir le pouvoir, au PQ. Extension de la loi 101 au post-secondaire et aux petites entreprises, une taxe sur le « surprofit » des minières de 30%, une taxe de 50% sur l’exploitation des hydrocarbures avant impôts, augmenter les impôts… Tout pour que les Atlas du Québec quittent la Belle Province une fois pour toutes.

Bref, pour citer des amis anarchistes : peu importe pour qui on vote, le gouvernement restera au pouvoir. Car même un parti (marginal) de « droite » (prônant moins d’intervention) comme le PCQ n’aurait strictement rien changé aux structures des ministères de l’Éducation et de la Santé.

 

Une grande division du vote

 

Un autre point important de cette élection est la très grande division du vote. Comme les partis sont tous pareils sur l’axe économique, c’est sur l’axe politique qu’il faut regarder. Du côté des partis opposés à la séparation – la CAQ veut un simple moratoire –, on retrouve plus de 58% des suffrages exprimés. Si les deux n’avaient qu’un parti, une vingtaine de comtés, dont celui de Charlevoix de Pauline Marois, seraient passés aux mains du PLQ.

Mais c’est du côté des séparatistes que la division du vote est la plus évidente. En effet, simplement en additionnant les votes de QS, ON et du PQ, ce dernier aurait facilement formé un gouvernement majoritaire. Aussi, ce sont aussi près d’une quinzaine de comté qui auraient basculé dans le camp séparatiste.

 

Toutefois, l’on peut se demander si ce peu de soutien relatif pour le PQ ne vient pas de sa radicalisation. En effet, alors que notre économie est rendue à se comparer aux économies lourdement endettées comme le Japon, la Grèce ou l’Espagne, le PQ a décidé de jouer à fond la carte identitaire. Peut-être les électeurs ont-ils réalisé que, dans notre monde où l’anglais et même une autre langue sont nécessaires, limiter les choix pour les gens est une mauvaise chose.

 

Les humains ne sont plus rationnels

 

Par ailleurs, l’autre point marquant de la soirée a évidemment été la tentative (apparente) d’assassinat contre Pauline Marois par Richard Henry Bain. La phrase qu’il a lancée (« Les anglophones se réveillent enfin ») a amené les spéculations les plus folles tant à gauche[5] qu’à droite[6]. Toutefois, dans les deux cas, on suppose que M. Bain est un automate qui obéit au premier caprice qui lui passe par la tête. À moins qu’il ne souffre de problème mentaux, il était complètement maitre de ses actions. Qu’il ait été influencé ou non par un quelconque commentaire est sans aucune importance. Il est un être rationnel, et a agi en connaissant pleinement quelles seraient les conséquences de son geste. C’est lui qui a pris le fusil et tiré, pas Pauline Marois ou un animateur de radio. C’est lui qui sera jugé; c’est lui qui pourrait éventuellement être reconnu coupable, personne d’autre.

 

En conclusion, l’élection québécoise de 2012 en aura été une bien étrange. Malgré une forte impopularité de Jean Charest et du PLQ, ce parti a néanmoins 50 sièges. Le PQ, de son côté, n’en a que 54, en plus de n’avoir que 0,7% de vote de plus que le PLQ. Bref, la gouvernance de la première femme à la tête du gouvernement du Québec – pour l’importance que ça a – risque d’être interrompue dès que le nouveau chef libéral sera bien en selle, que le PQ déclare une élection surprise ou qu’un vote de non-confiance se produise. C’est une bonne chose; les politiques trop radicales de sont parti aurait complètement détruit l’économie. Prédiction : dans un an.

Élections générales du 4 septembre : une victoire empoisonnée pour le PQ, le maintien du vote libéral et une déception pour la CAQ :

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Par Simon Leduc

Après neuf ans de purgatoire, le Parti québécois a remporté les élections générales et formera le prochain gouvernement. Malgré un gouvernement libéral impopulaire, Pauline Marois n’a pas obtenu ce qu’elle voulait : un gouvernement majoritaire. Elle a fait élire seulement quatre députés de plus que les libéraux. C’est un résultat très décevant pour le parti souverainiste car il ne pourra pas mettre en place ses idées identitaires et linguistiques. Les troupes de Jean Charest ont déjoué les pronostics en allant chercher une récolte respectable de cinquante sièges et elles formeront l’opposition officielle. La CAQ de François Legault pouvait espérer terminer deuxième devant le PLQ mais elle a dû se contenter de la troisième place. Ces résultats électoraux auront quelles conséquences sur les principales formations politiques? Allons voir cela de plus prêt.

Le résultats de la CAQ prouve une chose : les Québécois ne veulent pas de changement :

Au déclenchement des élections, le parti de François Legault était loin derrière le PQ et le PLQ dans les sondages et il ne pouvait pas espérer mieux que la troisième place. François Legault a fait une très bonne campagne car il a su imposer ses enjeux de prédilection (l’intégrité et le changement), de s’entourer d’une équipe compétente et crédible et il a offert une bonne performance lors des Face à Face. Ces trois éléments ont permis à la CAQ de se présenter comme une alternative crédible au gouvernement libéral sortant. Les troupes caquistes pensaient sérieusement terminer deuxième et former l’opposition officielle à l’Assemblée nationale. Malheureusement, la CAQ a terminé troisième avec une faible récolte de 19 députés malgré un score honorable de 27% des voix. Comment peut-on expliquer le résultat décevant de ce nouveau parti? Le chef de la CAQ a martelé pendant 35 jours que le Québec avait besoin de changement et qu’il allait faire le ménage dans l’appareil étatique. Je crois que les Québécois sont très réfractaires aux changements brusques. Une majorité d’entre eux tient au modèle québécois et elle ne veut pas que l’on le réforme même si celui-ci est à bout de souffle depuis une dizaine d’années. Le peuple québécois adore ses vieilles pantoufles et il ne veut pas les changer pour une autre paire qui serait moins confortable les premières années. Le Québec a peur du changement et le résultat électoral de la CAQ le prouve bien. Je crois que François Legault aura fort à faire pour convaincre une majorité de Québécois du bien fondé de ses réformes. Malheureusement, les Québécois ne semble pas réaliser que la province s’en va dans la mauvaise direction. Il y a une chose que j’ai réalisé le soir du 4 septembre est le fait que le Québec n’est pas réformable. Dans le futur, tous les partis politiques qui vont offrir de faire le ménage dans le modèle québécois vont subir des échecs électoraux comme l’ADQ en 2008 et la CAQ en 2012.

Le PQ : une courte victoire empoisonnée :

Tout d’abord, après plus de trente ans de vie politique, Pauline Marois a finalement réalisé son rêve : devenir le première femme PM du Québec. Tout d’abord, il faut féliciter Mme Marois pour sa victoire. Elle a réussi à survivre à plusieurs tentatives de putsch de la part de son aile radicale et elle a imposé son leadership à un parti qui est traditionnellement ingouvernable. Elle a gagné son parti et il faut le souligner. Par contre, c’est une victoire amère pour le Parti québécois. Malgré un gouvernement sortant très impopulaire, les péquistes ont seulement élu quatre députés de plus que les libéraux. On ne peut pas dire que les Québécois ont eu un élan d’enthousiasme pour le parti souverainiste. La cheffe du PQ va diriger un gouvernement minoritaire très faible. Elle ne pourra pas mettre en place ses politiques identitaires et linguistiques et déclencher un référendum sur la souveraineté. Cela risque de déplaire énormément au trio de caribous (Jean-François Lisée, Pierre Duchesne et Bernard Drainville). La plus grosse menace pour la nouvelle la première ministre va provenir de son propre camp. Les purs et durs ne seront pas patients et ils pourraient être tentés de saboter le travail de Mme Marois pour pouvoir mettre un des leurs à la tête du parti : Jean-François Lisée. La députée de Charlevoix est au pouvoir mais elle aura fort à faire pour se démarquer dans un parlement minoritaire. En tout cas, la courte victoire péquiste est un cadeau empoisonné pour sa cheffe.

Ensuite, il faut souligner la faiblesse économique du Parti québécois. Celui-ci a toujours su s’appuyer sur des ténors d’une qualité rare : Jacques Parizeau, Bernard Landry, François Legault, Rodrigue Biron, Joseph Facal, etc. Le PQ version 2012 n’a aucun député qui a l’étoffe de ses prédécesseurs sur ce plan. Cela devrait inquiéter les Québécois car l’économie devrait être la priorité numéro un du gouvernement québécois à cause des turbulences européennes. Il faut constater que cet enjeu est le dernier des soucis du nouveau gouvernement. Les questions sociales (l’annulation de la hausse des frais de scolarité, le gel des tarifs, etc.), linguistiques (la nouvelle loi 101) et identitaires (la charte de la laïcité) seront au cœur du programme de Mme Marois. Le Parti québécois n’est plus un parti centriste comme dans le temps de Lucien Bouchard. Sous la gouverne de Pauline Marois, il a fait un virage dangereux vers la gauche afin de séduire Québec solidaire. Comment le nouveau gouvernement va se comporter sur le plan économique? On le saura rapidement mais ceux qui se préoccupent de la santé économique de la province risquent d’être vraiment déçus.

Le PLQ : Jean Charest laisse la maison libérale en ordre :

Jean Charest a échoué dans sa tentative d’obtenir un quatrième mandat gouvernemental mais celui-ci a fait quand même bonne figure malgré l’usure du pouvoir. Le Parti libéral du Québec a terminé deuxième avec seulement un pourcent de moins que le PQ dans le vote populaire. Les sondages d’opinion ont réellement sous-estimé le vote libéral. Le PLQ est une institution au Québec et son électorat naturel est fidèle à lui. Les libéraux seront dans la course lors des prochaines élections et avec un nouveau chef solide et charismatique, ils pourraient reprendre rapidement le pouvoir.

Le lendemain du scrutin, Jean Charest a démissionné de ses postes de premier ministre et de chef du PLQ. Tout d’abord, il faut saluer l’engagement politique de Jean Charest. Celui-ci a sacrifié 28 ans de sa vie pour servir les Québécois et les Canadiens. Quel est le moment fort de la carrière de l’ancien chef libéral? Lors du référendum de 1995, M. Charest a bien défendu le camp fédéraliste québécois et sa prestation lui a valu le surnom de Capitaine Canada. Dans ce domaine, on va se souvenir de lui comme un grand fédéraliste. Je trouve que l’ancien chef libéral a un bilan mitigé à la tête du Québec. Celui-ci avait été élu en 2003 pour faire le ménage dans la fonction publique (la réingénierie) et il n’a pas eu le courage de se tenir debout devant les syndicats et les groupes de pression. L’ancien premier ministre aurait pu être le catalyseur du changement mais il a défendu le statu quo et c’est cela que l’on va se souvenir de son règne de premier ministre.

Qui sera le successeur de Jean Charest à la tête du PLQ? Les militants libéraux pourraient opter pour la continuité en choisissant son chef dans la députation actuelle : Raymond Bachand, Sam Hamad, Lise Thériault ou Pierre Moreau. Je crois que le Parti libéral doit se renouveler après les années tumultueuses de Jean Charest. Le prochain chef du parti doit provenir de l’extérieur. Le nom de Philippe Couillard circule et il serait un bon chef de parti. C’est un homme expérimenté et talentueux qui pourrait rapidement ramener le PLQ au pouvoir.

Un chroniqueur politique a écrit un papier qui a énormément fait réagir les internautes québécois. M. Duhaime souhaite que le prochain chef libéral soit Mario Dumont. L’auteur affirme que M. Dumont est l’homme politique le plus talentueux de sa génération et que c’est le temps pour lui de revenir au bercail libéral. Il ne faut jamais oublier que l’ancien chef de l’ADQ est un libéral dans l’âme et que son mentor est Robert Bourassa. Le chroniqueur affirme que le Parti libéral pourrait faire un virage vers un nationalisme de centre-droit avec M. Dumont à sa tête. Selon Duhaime, les Québécois veulent du changement et il pense que M. Dumont pourrait rallier une majorité afin de mener le Québec vers la prospérité économique. Je suis d’accord avec Éric Duhaime. Le Québec ne va nulle part et il a besoin d’un leader de la trempe de Mario Dumont. Il ne fait aucun doute que celui-ci ferait un bon premier ministre pour la Belle province. On a besoin de Mario Dumont mais celui-ci a clairement indiqué sur Twitter qu’il ne ferait plus jamais de politique active : « Rumeurs sur moi: fini la politique les amis. Pas maintenant, pas plus tard, pas au féd, pas au prov, pas au municipal. Ca me paraît clair…» . On peut bien rêver mais je crois que c’est très peu probable que M. Dumont fasse le saut car à ses yeux, il a déjà assez donné pour le Québec et je le comprend bien.

Le Parti québécois a obtenu une faible minorité. La CAQ et le PLQ vont bloquer toutes les idées controversées des troupes de Mme Marois et celle-ci n’aura pas la marge de manœuvre nécessaire pour gouverner à sa guise. On risque de se retrouver rapidement en élection. Le rêve de la première ministre pourrait se transformer en cauchemar car les caquistes et les libéraux vont revenir en force afin de la chasser du pouvoir. Je pense que le PLQ sera le favori pour gagner le prochain scrutin s’il choisi un bon chef comme Philippe Couillard ou Mario Dumont. Si ce n’est pas le cas, François Legault aura le champ libre. C’est à suivre…

Choisir de ne pas choisir

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Par Philippe David

De mémoire récente, nous n’avons jamais vu une course aussi serrée pendant une élection. La démocratie a parlé et Pauline Marois est la première Première Ministre de l’histoire du Québec, mais seulement par la peau des fesses. Quand la poussière est retombée, seulement quatre sièges et  0,7% du vote populaire séparaient le gouvernement de l’opposition officielle. 

Contrairement à ce que Jean-François Lisée disait hier soir, le peuple n’a pas rejeté les libéraux, car on pourrait en dire autant de son propre parti. Le peuple  n’a pas vraiment choisi le PQ ou le PLQ ou la CAQ. En fait, le peuple a choisi de ne pas choisir. Le PQ l’a emporté par défaut parce que même à pourcentage quasi-égal des voix, il est improbable que deux partis récoltent le même nombre de sièges. En fait, avec la CAQ moins de 5% derrière les deux premiers, on pourrait quasiment parler d’une division égale du vote entre trois partis. Du jamais vu.

Comment expliquer un tel résultat? Il est clair que le peuple ne voulait plus des libéraux. Ils ont même voulu donner son 4% à Jean Charest, mais il est également clair qu’un gouvernement  péquiste dirigé par Pauline Marois ne leur tentait pas vraiment non plus. Quant à la CAQ, c’était un parti trop jeune pour pouvoir aspirer au pouvoir. Il n’avait tout simplement pas une machine électorale aussi bien graissée que le PQ ou le PLQ. Les vieux partis sont tout simplement mieux organisés pour sortir le vote, mais je soupçonne qu’ils ne perdent rien pour attendre. Malgré tout, pour un nouveau parti, la CAQ a très bien tiré son épingle du jeu.

En réalité, la surprise de la soirée fût la performance des libéraux, que les sondages donnaient pour morts. Probablement le gouvernement le plus honni de l’histoire du Québec (ce n’est  pas peu dire) et troisième dans les intentions de votes jusqu’à la toute fin de la campagne, les libéraux ont réussi à tirer les marrons du feu pour voler aux péquistes la majorité qu’ils convoitaient tant, leur laissant probablement le gouvernement minoritaire le plus faible de l’histoire.  Encore une fois, les sondeurs n’ont rien vu venir, ce qui appuie encore le vieil adage qui dit que le seul sondage qui compte est celui du jour du scrutin.

Le résultat est que bien que le PQ a remporté la victoire, ils découvriront que ce sera une victoire creuse. Ils seront menottés par leur trop faible majorité, au point qu’ils ne pourront que difficilement passer la plupart des points de leur programme. Le référendum, le renforcement de la loi 101 au cégep, les hausses d’impôt aux plus riches et peut-être même l’annulation de la hausse des frais de scolarité devront probablement être mis aux tablettes. Il est douteux que ces mesures soient appuyées par la CAQ. Les purs et durs du PQ devront ronger leur frein, ce qui me fait penser que Pauline ne fera peut-être pas long feu comme première Première Ministre. Si son gouvernement est défait tôt et qu’elle perd la prochaine élections, elle se retrouvera bien vite avec une cible dans le dos.

En fait, le sort de Pauline pourrait bien dépendre de Jean Charest. S’il refuse de démissionner, on pourrait facilement avoir des élections hâtives. Les libéraux semblent encore unis derrière leur chef. Si le PLQ fait une course à la chefferie, Pauline aura au moins quelques mois de répit. Nous verrons bientôt ce qui arrivera, mais je crois que la campagne électorale n’est pas terminée, elle ne fait que commencer. Par ailleurs, si Jean Charest décide de se retirer, il peut partir la tête haute, sachant que son parti est en très bon état. Un peu de sang neuf aura tôt fait de les remettre dans la course.

Sur une note plus sombre, j’offre mes sincères condoléances aux familles des victimes du cinglé qui a cru bon de venir foutre le bordel dans les célébrations du PQ. Ces victimes n’ont qu’été au mauvais endroit au mauvais moment.

Pourquoi j’ai voté pour la CAQ? :

francois-legault

Par Simon Leduc

Après quatre semaines de campagne électorale, les Québécois sont convoqués aux urnes le 4 septembre. Il y a quatre philosophies politiques qui sont offertes au peuple québécois : la continuité libérale, le communisme de QS, le recul identitaire et économique du PQ et le changement et l’espoir de la CAQ. Laquelle de ces options va triompher le soir du 4 septembre? Il semble que cela va se jouer entre la CAQ et le Parti québécois. L’auteur de ces lignes a opté pour la CAQ de François Legault et voici pourquoi.

Le PQ : le radicalisme économique et identitaire :

Sous la gouverne de René Lévesque (jusqu’à celle de Lucien Bouchard), le parti souverainiste était réellement une coalition composée de souverainistes progressistes et conservateurs. Cette formation politique avait une expertise en matière économique avec de grands noms comme Jacques Parizeau, Bernard Landry, François Legault, Joseph Facal, etc.). Elle a eu le courage de prendre des décisions économiques courageuses : les coupures de 20% des salaires des employés de l’État en 1982 et la bataille pour le déficit zéro dans les années 90. Sur le plan identitaire, le Parti québécois a toujours défendu et prôné la modération. René Lévesque était un grand démocrate et il ne voulait pas enfoncer un référendum dans la gorge des Québécois qui n’en voulaient pas après la défaite de 1980. Il a pris acte de la volonté de la majorité. Lucien Bouchard a fait la même chose après la défaite de 1995. Le Parti québécois était modéré sur les plans économique et identitaire mais ce n’est plus le cas aujourd’hui.

Je suis un ancien sympathisant du Parti québécois qui croyait que l’indépendance ferait avancer le Québec vers la prospérité. Ce sont les idées réformatrices de Mario Dumont qui m’ont fait réaliser que le sacro-saint modèle québécois était à bout de souffle et que la dette publique allait devenir un gros problème pour les générations futures. Je me suis rendu compte que l’indépendance allait mener la province dans le ravin économique. Le Parti québécois se fout éperdument de la dette et de l’avenir des jeunes. Il est le grand défenseur du statu quo et c’est pour cela que j’ai déserté ce parti au milieu des années 2000.

Vous avez sûrement deviné que je ne vais pas voter pour le Parti québécois le 4 septembre et ce pour deux raisons. Tout d’abord, le radicalisme identitaire du PQ me répugne profondément. C’est à cause de la faiblesse du leadership de Pauline Marois que les péquistes ont adopté des politiques radicales sur la question de l’identité. Afin de demeurer cheffe de son parti, Pauline Marois a accepté d’inclure dans son programme, des idées défendues par sa frange extrémiste : la nouvelle loi 101, les référendums d’initiatives populaires et la souveraineté à tout prix. Le trio de justiciers de la langue (Jean-François Lisée, Pierre Duchesne et Bernard Drainville) contrôle totalement l’agenda péquiste en matière linguistique et identitaire. Les péquistes veulent s’attaquer à la liberté de choix des étudiants avec sa politique linguistique liberticide (imposition de la loi 101 aux collègues anglophones). Ces ayatollahs de la langue veulent empêcher les jeunes de s’ouvrir sur le monde. La jeunesse québécoise veut apprendre l’anglais afin de s’offrir une meilleure perspective de carrière. Quelle horreur, il faut absolument faire la souveraineté pour isoler cette jeunesse à l’intérieur d’un futur Léviathan socialiste et unilingue français. Je ne veux pas vivre dans une province qui serait refermée sur elle-même mais bien dans une province (à l’intérieur du Canada) qui est ouverte sur le monde et qui se préoccupe de l’avenir des jeunes. La philosophie politique péquiste est caractérisée par la haine de l’anglais, le mépris des Québécois non souverainistes et par la fermeture de soi.

Ensuite, sur le plan économique, ce parti indépendantiste flirte avec les idées de Québec solidaire. Le désir des péquistes d’augmenter les impôts des riches et de hausser les redevances sur l’exploitation les ressources naturelles le prouvent bien. La faiblesse de l’équipe économique du Parti québécois est flagrante. Est-ce qu’il y a réellement une équipe économique au sein du PQ? La réponse est non. C’est bien connu, Pauline Marois ne sait pas compter et son programme économique est synonyme de médiocrité. Qui serait le ministre des Finances sous un éventuel gouvernement Marois? Jean-François Lisée, faite-moi rire. Voulons-nous vraiment donner notre portefeuille collectif à ces illettrés économiques?

Le Parti libéral du Québec : l’usure du pouvoir :

Le Parti libéral du Québec s’est fait élire le 14 avril 2003 sur la promesse de réformer de fond en comble le modèle québécois. C’était la politique libérale de réingénierie de l’État. Jean Charest voulait s’attaquer au pouvoir syndical et amincir l’État québécois qui était pour le premier ministre, obèse et tentaculaire. Le gouvernement Charest n’a jamais tenu parole et il a reculé devant les protestations syndicales. Pendant le reste de son règne, le chef libéral a été un grand défenseur du statu quo. L’état a continué de grossir et la dette publique s’élève maintenant à 252 milliards de dollars. Les électeurs québécois qui veulent du changement ne peuvent pas se tourner vers le parti qui a trahi ses promesses. De plus, les allégations de corruption et de collusion qui flotte autour du gouvernement dégoûtent profondément l’électorat. Cela fait neuf ans que le gouvernement Charest est en poste. L’usure du pouvoir va jouer un rôle prédominant dans la défaite libérale. Malgré le fait que sa fermeté sur les questions du placement syndical et du conflit étudiant a été saluée par les Québécois, ceux-ci vont quand même lui montrer la porte le soir du 4 septembre. Le gouvernement libéral n’a pas livré la marchandise et c’est pour cela qu’il ne mérite pas un quatrième mandat, point à la ligne.

La CAQ : le changement :

La Coalition Avenir Québec de François Legault est le seul parti politique qui représente vraiment le changement. Malgré le fait que je ne suis pas d’accord avec le nationalisme économique de François Legault, j’ai voté pour lui par désir de changement et pour mettre à la porte les deux vieux partis politiques. Le leader de la CAQ s’est entouré d’une équipe forte qui est prête a diriger la province : Jacques Duchesneau, Gérard Deltell, Gaétan Barrette, Maud Cohen, Sylvie Roy, François Bonnardel, Éric Caire, etc. La CAQ est la seule formation politique qui propose de couper dans la bureaucratie et de réduire les impôts, deux crédos de la droite économique. Le Québec peut et doit faire mieux. La seule option qui s’offre aux Québécois qui désirent du changement est la Coalition Avenir Québec de François Legault.

Cela va être une soirée électorale extrêmement excitante et enlevante le 4 septembre. Le Parti québécois est en tête dans les sondages et est favori pour former le prochain gouvernement. Les sondeurs surestiment le vote péquiste. Il ne faut pas oublier que l’ADQ était troisième dans les enquêtes d’opinions en 2007 et elle a finalement terminé deuxième à seulement sept sièges du pouvoir. La CAQ a encore une chance de gagner mais cela va se jouer entre elle et le PQ. Il y a seulement une certitude : la défaite du Parti libéral du Québec. Je souhaite une bonne soirée électorale à tous mes lecteurs.

Le coût de l’ignorance

Bureau scrutin QC

 

 Ce texte a été envoyé à mon ami Éric Duhaime et circule présentement sur Facebook. Question de donner matière à réflexion alors que vous vous préparez à voter dans trois jours, je le reproduis ici. J’espère que l’auteur ne m’en tiendra pas rigueur, mais je n’ai pas eu le loisir de lui demander la permission.

 

LE COÛT DE L’IGNORANCE
texte de Michel Roy

Les Québécois s’apprêtent à élire un gouvernement séparatiste et gauchiste, mené de l’intérieur par son aile socialiste radicale alias les purs et durs du PQ, infiltré de toutes parts par les Centrales syndicales et stimulé de l’extérieur par son satellite encore plus radical, Québec Solidaire.

Tout ça sous les hourras euphoriques des médias et des artistes qui ont joué un rôle majeur dans ce désastreux et très imminent résultat.

Nous savons tous qu’une très grande proportion de Québécois, unilinguisme oblige, n’ont jamais écouté, regardé ou lu, autre chose que les reportages locaux et ne sont jamais sortis de leur patelin, sauf pour aller dans des parcs de maisons mobiles unilingues francophones, en Floride. Ils n’ont jamais voyagé, ignorent ce qui se passe à l’étranger et se fient à des envolées patriotiques d’artistes qui ne connaissent rien à l’économie et dont la plupart ne pourraient survivre sans la charité publique, aussi appelée subventions.

Plutôt que de regarder les programmes et l’orientation des partis politiques, ils préfèrent les chasses aux sorcières et aux scandales et ne sont pas capables d’identifier ceux qui, depuis 40 ans, cherchent à «les embarquer dans la cage à homards», pour emprunter l’expression littérale du plus ardent des séparatistes, Jacques Parizeau, lui-même !

Ils ignorent totalement ce qui se passe en Grèce et en France, entre autres, et ne peuvent évidemment donc pas apprendre de ces exemples catastrophiques.

Aujourd’hui même, j’ai eu une longue conversation avec un grand ami qui possède une propriété en France et qui est très bien branché sur l’économie mondiale; ce qu’il me disait était sidérant:

Il y a un peu plus de trois mois, à peine, le socialiste François Hollande était élu comme Président de la France, porté par le même blitz médiatique et artistique anti-Sarkozy que celui anti-Charest auquel on assiste chez nous, surtout depuis 1 an. Or, après seulement un trimestre à l’Élysée, la cote de Hollande a déjà chuté à plus de 55% d’insatisfaction et plus de 5000 chefs d’entreprises français ont déjà complété ou entrepris de déplacer leurs sièges sociaux ou domiciles fiscaux, en Suisse et en Belgique. Et ça ne fait que commencer!

Vous les haïssez les «riches» ? Ceux qui ont étudié, travaillé, investi, risqué, persévéré et créé l’activité économique du pays ? Ceux qui travaillent à leur bureau ou à leur usine, pendant que vous protestez dans les rues ? Ceux à qui vous demandez de payer pour faire garder vos enfants jusqu’à ce qu’ils paient ensuite pour les envoyer à l’école ? Vous les haïssez ?

Et bien, faites-vous plaisir: crissez-les dehors, les riches: vous chercherez ensuite quelqu’un d’autre pour emplir l’assiette dans laquelle vous pigez de façon insatiable !

L’envie et la jalousie ne nourriront jamais personne, bien au contraire ! Et votre réveil sera brutal ! Mais trop tard !

Et quand j’entends les Marois, Khadir et leurs disciples dire qu’ils vont financer toutes leurs utopies en faisant payer les riches et les minières, je préfère de beaucoup, en rire qu’en pleurer. En 1970, convaincus qu’ils tenaient les compagnies minières par les bijoux de familles, les Africains ont décidé de leur imposer des exigences qui ne justifiaient plus l’énorme investissement et le risque très élevé auquel les minières sont confrontées dans cette industrie, la plus dangereusement spéculative au monde.

Que croyez-vous qui est arrivé ? Eh oui: les minières ont plié bagage et après 30 ans de disette, l’Afrique les a rappelés presqu’à genoux, pour pouvoir profiter de ces ressources qui n’ont aucune valeur si personne ne consent les investissements requis pour les extraire et les transformer!

Et il y a un tas d’autres exemple ! Mais comment apprendre de ce qui s’est fait ailleurs quand on n’est jamais sorti de sa cour ?

Au lieu de s’occuper du coût de l’éducation, d’ailleurs déjà le plus bas en Amérique, les Québécois seraient mieux de se préoccuper ……… du coût de l’ignorance !

Le Bilan des trois face à face: Avantage Legault :

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Par Simon Leduc

Cette semaine, les chefs des trois formations politiques se sont affrontés dans des faces à faces qui ont été diffusés sur le réseau TVA. Les électeurs québécois avaient la chance de voir les qualités et les défauts des leaders de la CAQ, du PQ et du PLQ. En terme de cotes d’écoute, ces joutes verbales ont été un grand succès télévisuel : 1.5 millions de téléspectateurs en moyenne par soir. Les nombreux indécis ont-ils pu choisir définitivement leur camp? Qui est ressorti gagnant de cette semaine mouvementée de débats?

Le grand gagnant : François Legault :

L’ancien député de Rousseau n’avait jamais participé à un débat des chefs durant sa carrière politique. C’était un gros défi pour lui d’affronter deux debateurs expérimentés en Jean Charest et Pauline Marois. Le chef de la CAQ est le grand gagnant de ces duels parce qu’il a bien su présenter et expliquer son programme politique aux Québécois. Les Québécois désirent désespérément du changement (WE WANT CHANGE) et je crois que François Legault a su bien se présenter comme le catalyseur de ce changement. Il a martelé le fait que Jean Charest et Pauline Marois représentent la vieille garde politique qui protège le statu quo et le modèle québécois qui est à son dernier souffle. C’est vraiment lors de son duel contre son ancienne collègue du Parti québécois que celui-ci s’est le plus démarqué. Le chef caquiste a brillamment stigmatisé Mme Marois comme la reine du statu quo qui a les mains liées par les grandes centrales syndicales. Le Parti québécois ne se préoccupe pas de la dette publique et de l’iniquité intergénérationnelle. Les deux seules priorités sont la séparation du Québec et la défense des petits privilèges de ses petits amis syndicalistes. Lors de ces batailles verbales, François Legault a prouvé qu’il avait l’étoffe d’un premier ministre en devenir. Il veut sortir la province de sa torpeur et il semble être sincère dans ses intentions de changer les choses.. La CAQ semble avoir le vent dans les voiles. Est-ce que le Québec sera frappé par un raz de marée caquiste? On aura la réponse le soir du 4 septembre prochain.

Le navire libéral est en perdition :

Le premier ministre Jean Charest a déclenché des élections estivales afin de profiter de la crise étudiante pour solliciter un quatrième mandat. Le chef libéral voulait se présenter comme la seule formation politique qui a tenu tête à la révolte étudiante et comme le seul défenseur des principes démocratiques contre la gauche étudiante radicale (la CLASSE). Le conflit étudiant n’a pas été un enjeu prédominant de la campagne électorale. Les étudiants ont décidé de retourner rapidement en classe et cela a fait dérailler la campagne libérale. Le plan de match de Jean Charest était directement lié à la crise sociale qui a empoisonné la société québécoise le printemps dernier. Le premier ministre a tenté de recentrer sa campagne sur la marque de commerce libérale : l’économie. Cet enjeu a toujours été favorable au Parti libéral du Québec mais l’usure du pouvoir semble être un poids que Jean Charest ne peut plus supporter. Le PLQ perd des appuis dans sa propre cour : Robert Libman (l’ancien chef du Parti Égalité), l’ancien député libéral André Chenail et Jean-Paul Boily (un organisateur libéral). Le Parti libéral semble être sur le chemin d’une défaite électorale. Ce parti mérite un long purgatoire dans l’opposition et il semble bien que c’est le sort que les Québécois vont lui réserver le soir du 4 septembre.

Le Parti québécois : ses obsessions linguistiques et souverainistes :

L’usure du pouvoir libéral devrait favoriser le Parti québécois dans sa quête du pouvoir mais ce n’est pas le cas. La CAQ a réussi à s’imposer comme une alternative crédible au gouvernement libéral sortant. Pauline Marois ne se préoccupe pas des priorités des électeurs québécois : la santé, l’éducation, le remboursement de la dette, l’équilibre des finances publiques et la stabilité politique. Le parti souverainiste est obsédé par la question linguistique et la souveraineté. Le PQ version 2012 n’est plus celui que René Lévesque a fondé en 1976. Ce grand leader détestait les radicaux et ce sont eux qui ont pris le contrôle du parti de Mme Marois. L’imposition de mesures linguistiques liberticides (la violation de la liberté de choix des étudiants concernant l’éducation collégiale) et le spectre d’un troisième référendum sur la séparation du Québec (la signature de 15% de Québécois serait assez pour plonger le Québec dans l’abîme référendaire) le prouve bien. Le Parti québécois veut faire reculer le Québec trente ans en arrière et ce n’est pas ce que désire l’électeur québécois moyen. Si Pauline Marois échappe encore au pouvoir le 4 septembre prochain, elle pourra remercier les extrémistes de son parti : Jean-François Lisée, Pierre Duchesne, Bernard Drainville, etc.

Il reste seulement une semaine avant le jour du scrutin. La CAQ a le vent dans les voiles. Est-ce que les deux vieux partis pourront arrêter sa montée? Cela fait plus de quarante ans que le Québec est dirigé par les deux vieux partis politiques. Est-ce que les Québécois oseront opter pour le changement et montrer la porte aux libéraux et aux péquistes. On aura la réponse le soir du 4 septembre.

Parti québécois : nationalisme et socialisme à l’honneur

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Par Pierre-Guy Veer

Des élections auront lieu d’ici peu. Les nombreux partis officiellement reconnus solliciteront de toute part votre vote. Parmi ceux-ci se retrouve le Parti  québécois, dirigé par Pauline Marois. Si les derniers sondages disent vrai, alors le PQ pourrait bien se retrouver au pouvoir, et très près d’une majorité absolue des sièges. Mais en regardant le programme[1], on peut s’attendre au pire.

 

En fait, on n’a pas besoin de regarder plus loin que le slogan électoral (À nous de choisir) pour se rendre compte des dangereuses tendances totalitaires du PQ. Oui, totalitaires : un politicien qui utilise « nous » fait fi des individus et les fond dans une masse indistincte. On ouvre ainsi la porte à tous les abus possibles aux droits individuels, les seuls qui comptent. Si on ne fait pas attention, nous risquons de devoir réciter cette prière :  « We are nothing, Mankind is all. By the grace of our brothers are we allowed our lives. We exist through, by and for our brothers who are the State[2]. » Le programme du PQ regorge de tels exemples, parfois carrément condescendants[3], à commencer par l’affirmation identitaire.

 

Affirmer la prépondérance de l’État dans nos vies

 

Sous la gouverne du PQ, l’État fera tout pour protéger « notre » culture, « notre » identité nationale, « nos » institutions publiques, et j’en passe – sans oublier, bien sûr, un référendum sur la séparation. Le tout sera enchâssé dans une constitution. Il va de soi que la formation de Pauline Marois fait fausse route. Si l’État doit absolument intervenir pour protéger la culture ou la langue, c’est un signe que « le peuple » s’en fiche. En effet, malgré toute les pressions assimilatrices, le français se parle encore dans le reste du Canada. Certes, il n’est pas aussi vigoureux qu’au Québec, mais il montre que le souci individuel de plusieurs personnes peut très bien défier n’importe quoi. Ce n’est pas le cas au Québec; les gens ne consomment pas la « culture »[4], et ce malgré tous les quotas de contenu québécois ou francophone imposé aux différents médias. D’ailleurs, ces mesures empêchent les radios de diffuser la musique qu’elles veulent, donnant un avantage indu à des artistes seulement à cause de leur langue de travail – Arcade Fire, Leonard Cohen et une partie de l’œuvre de Céline Dion sont ainsi exclus.

 

Ce favoritisme se reflétera jusque dans les écoles. On propose notamment l’instauration de crédits d’impôts pour l’apprentissage des arts, l’encouragement pour les écoles pour les sorties « culturelles » et le soutien des tournées (surtout internationales) d’œuvres et de productions culturelles. Dans les trois cas, on changera donc le comportement des gens afin de les faire adopter ce que le gouvernement considère comme « bon ». Et ce, même si ladite production « culturelle » se rentabiliserait d’elle-même si elle intéressait le public.

 

Dans le domaine linguistique maintenant, on propose de terminer l’assassinat de notre liberté de choix en enseignement en barrant toute personne n’y ayant pas droit du système scolaire anglophone – cégep, université, formation professionnelle et écoles « passerelles ». Ayant moi-même fait mon cégep en anglais (Champlain St. Lawrence), je peux promptement m’opposer à cette mesure. Je ne suis pas devenu anglophone; mon anglais s’est même amélioré comme jamais. Si je m’en étais tenu aux cours d’anglais réguliers du secondaire, qui étaient d’une facilité débilitante, je n’aurais pas pu vivre quatre années en milieu majoritairement anglophone.

 

S’appauvrir

Après avoir nationalisé l’identité, le PQ projette par la suite de nationaliser l’économie, et le mot est faible. Puisque le « les Québécois » sont propriétaires des ressources se retrouvant sur 1 667 441 km2, le PQ instaurerait une taxe de 5% sur la valeur brute de la production (même s’il y a des pertes) de même qu’une taxe sur le « surprofit » (non défini) de 30%, sans oublier une taxe de 50% sur les profits de l’exploitation des hydrocarbures avant impôt. Sans le filtre socialiste, ces promesses se liraient : le gouvernement et « le peuple » ont droit au produit des minières, et ils l’auront. Nous allons nous assurer de recueillir juste assez d’argent pour le laisser vivre, mais trop peu pour l’empêcher de fonctionner. La citation d’Anthem prend ici tout son sens.

 

Soyez francs : voudriez-vous travailler dans de telles conditions? Voudriez-vous qu’un criminel soit mieux traité que vous? Voudriez-vous êtes coupables de faire du profit « without any definable criteria of innocence or proof, and [be] left at the mercy of the whim, the favor, or the malice of any publicity-seeking politician, any scheming statist, any envious mediocrity who might chance to work his way into a bureaucratic job and feels a yen to do some trust-busting[5] »? Moi non plus. Avec de telles mesures, attendez-vous à une agonisation complète du secteur minier.

 

Comme si siphonner les entreprises n’était pas assez, le PQ veut également exiger, des entreprises «  en mesure de le faire » (capacité non définie), une 2e et une 3e transformation « afin de créer des emplois de qualité et durables chez nous. » Oui, vous avez bien lu : le PQ est un parti mercantiliste  qui veut affaiblir la division internationale du travail – et donc appauvrir tout le monde[6]. Il oublie ainsi que quand il y a commerce, c’est parce qu’il y a un avantage mutuel. En important, on doit nécessairement exporter quelque chose, que ce soit un produit matériel ou de l’argent, lui-même résultat d’une production antérieure[7]. En fait, un pays gagne à importer plus qu’il n’exporte parce qu’il obtient ainsi plus pour moins[8] (sauf si c’est fait à crédit, naturellement).

 

Le siphonnage des entreprises (et des contribuables) se poursuivrait avec la politique péquiste du bois, qui vie à augmenter son utilisation dans la construction et à doubler la production forestière. Comme c’est le cas avec la culture, ce qui a besoin d’aide pour survivre devrait simplement être débranché. Si le marché (i.e., les décisions de TOUS les humains) ne suffit pas pour que l’industrie du bois survive dans sa forme actuelle, alors qu’il en soit ainsi. Et traiter ceux qui s’opposent à cette politique de traitre[9] ne fait que montrer son irrationalité.

 

Le siphonnage atteindrait son paroxysme avec cette volonté d’atteindre l’indépendance énergétique et alimentaire. Pour ce qui est de l’énergie, le PQ veut réduire les importations de pétrole pour en réduire notre « dépendance », de même que fixer des objectifs de production pour chaque filière « renouvelable » (qui n’utilise pas d’uranium ni de combustibles fossiles). Bref, on veut répéter l’erreur espagnole[10]. Tandis que pour l’alimentation, le PQ veut faire passer de 33% à 50% « la consommation de produits québécois de qualité et à prix compétitif. » Pourquoi faire? Si les produits québécois sont si bons et à si bon marché, leur consommation va augmenter seule. Mais pour l’instant, on a des prix planchers pour le lait, les œufs et même la bière, limitant ainsi la consommation. En comparaison, j’achetais 2 quatre litres de lait pour moins de deux dollars chacun en Idaho; c’est plus de trois fois le prix au Québec.

 

Fausse note environnementale

 

Considérant l’ignorance crasse du PQ en économie, il n’est pas surprenant de voir la même ignorance du côté environnemental. En effet, un gouvernement péquiste se donne comme mission de respecter le Protocole de Kyoto en réduisant les gaz à effet de serre, même si les prévisions climatiques du GIEC ont, depuis longtemps, été discréditée. Non seulement ça, mais l’influence sur le climat planétaire – si tous les pays signataires respectaient les clauses – serait absolument nul parce que les pays émergents (Russie, Chine, Inde) ne pas PAS liés au protocole, et peuvent donc construire des usines au charbon comme bon leur semble. Un gouvernement péquiste investirait aussi massivement dans le transport en commun et l’électrification des transports, comme si notre troupeau d’éléphants blancs n’était pas déjà assez nombreux.

 

L’ignorance se manifeste également dans la volonté de protéger les milieux humides. Ne vous méprenez pas : je suis conscient de leur importance. Mais si on veut les protéger, le mieux est de les privatiser. C’est ainsi qu’on a pu sauver le rhinocéros blanc[11] et l’oryx algazelle[12].

 

Folie des grandeurs économique

 

Le PQ n’est pas en reste quand vient le temps d’étaler son ignorance économique. Voilà maintenant qu’il veut relancer le secteur manufacturier en l’appuyant. Si le PQ veut vraiment aider le secteur manufacturier, qu’il attaque les principaux responsables de sa chute : les syndicats. En effet, les secteurs syndiqués ont été plus touchés par les licenciements[13]. Preuve que les syndicats nuisent : l’Alberta a le plus faible taux dans le secteur manufacturier, et ce dernier est en pleine expansion[14].

 

Et comme si les scandales financiers passés n’étaient pas assez, le PQ voudrait forcer la Caisse de dépôts et de placements à investir davantage au Québec pour notamment contrer la délocalisation d’emplois. On ouvre ainsi la porte pour une nouvelle Gaspésia[15]. Cela risque aussi de se produire avec cette volonté de créer des fonds régionaux pour « diversifier » les économies régionales et locales. En d’autres termes, on veut pousser la logique mercantiliste à l’intérieur même des frontières québécoise. Si une économie est peu diversifiée (peu importe ce que ça veut dire) et qu’elle se concentre seulement sur quelques industries, c’est parce que c’est plus avantageux ainsi. Si le gouvernement s’immisce dans le procédé, alors on affaiblit la division du travail et ouvre la porte à la corruption.

 

Il est donc paradoxal pour le PQ de vouloir à la fois augmenter l’aide de l’État pour l’économie et vouloir plaider pour une réduction de la bureaucratie, et surtout de la taille du ministère de l’Éducation. Considérant la très grande proximité du PQ avec les syndicats, ces derniers, s’ils ne font pas reculer Marois, risque de s’allier avec Québec solidaire, et elle ne veut pas ça. Elle fera donc comme Jean Charest en 2003 et rentrera dans le rang[16] (vers 6:50). Elle le fait déjà dans le programme en promettant de redonner à la fonction publique « son expertise et son haut niveau de compétence. » Quelle compétence? Ils sont les moins productifs du pays[17].

 

S’entraider à la pointe d’un fusil

 

Elle le fait également avec toutes les mesures de « solidarité » proposée, car « il faut assurer la justice économique et défendre vigoureusement les Québécois les moins fortunés de notre société. » Remarquez bien le choix de mots : il faut. Car hors de l’État, point de salut…

 

En éducation, le PQ, malgré tous les troubles causés par les anarchistes, promet d’abolir les hausses annoncées par le gouvernement Charest. Comme opportunisme, on peut difficilement faire mieux. De toute façon, la hauteur des frais de scolarité semble avoir peu d’influence sur la fréquentation et la diplomation[18], si l’on compare aux autres provinces dont les frais sont plus élevés[19]. Et même si les frais diminuent la fréquentation, c’est une bonne nouvelle; en devant payer un prix réaliste pour les études, les étudiants éviteront les facultés aux débouchés plus limités.

En plus d’annuler la hausse, le PQ tiendrait un gigantesque sommet réunissant les représentants des étudiants, les directions d’établissement, les représentants syndicaux et patronaux. Comme toujours, le contribuable est laissé de côté et se ramassera avec la note finale, probablement très salée. Sans compter que tenir un tel sommet est un non-sens. Tient-on des sommets sur l’alimentation quand le prix des denrées augmente dramatiquement? N’en déplaise aux socialistes, l’éducation est une marchandise, pas un droit. Prétendre qu’on a droit au produit d’un humain (son enseignement, dans ce cas-ci), c’est affirmer qu’on a droit à sa vie. Si le PQ veut vraiment aider le système éducatif, qu’il abolisse complètement le ministère de l’Éducation. Ainsi, les écoles seront plus autonomes, elles seront plus libres d’engager les professionnels qu’elles jugent pertinent (plutôt que de voir plus de cadres dans les commissions scolaires), leur laissant ainsi le loisir de créer des programmes qui attireront les élèves et les motiveront à rester sur les bancs. Présentement, l’école régulière suit le même modèle que celui de l’Allemagne du 19e siècle : tout le monde assis, suivant le même programme rigide. Eus-je dû suivre un tel programme – j’ai pu faire parti d’un programme concentration langue –, j’aurais grossi les statistiques du décrochage.

 

Du côté de la santé et des services sociaux, bien qu’on propose l’abolition de la taxe santé, on propose de créer deux nouveaux paliers d’imposition. Peu importe si les riches, aux États-Unis[20] et même au Québec[21], paient nettement plus que leur représentativité dans la population. Et peu importe si le Québec est déjà l’enfer fiscal « par excellence » du Canada – le palier d’imposition le plus bas (16%) est plus élevé que le palier d’imposition le plus élevé de huit provinces. Ceci 1) ne créera pas autant de revenus que les estimations – les gens, à long terme, vont changer leur comportement pour ne pas avoir à payer de l’impôt – et 2) augmentera inévitablement les dépenses[22].

Si on veut vraiment aider le système de santé, la meilleure solution est que le gouvernement s’en retire complètement; donc, pas de ministère de la Santé ni d’ordres professionnels. Ainsi, les hôpitaux deviennent plus autonomes et seront libres d’intégrer les technologies qu’ils veulent (car plusieurs augmentent substantiellement les couts[23]), peu importe leur provenance, les gens qui s’en croient capables peuvent devenir médecin sans avoir à subir de longues et pénibles études – quoiqu’ils auront de la difficulté à se tailler une crédibilité –, ce qui pourrait ainsi soulager la pénurie de médecins. Aussi ne perdrait-on pas de temps avec la prévention, parce que soigner une personne de plus de 80 ans en santé durant sa jeunesse coute plus cher que de soigner un fumeur ou un obèse[24]. Avec toutes ces ressources ainsi libérées, les gens auront le choix de pouvoir se faire soigner à domicile.

 

Nuire plutôt qu’aider

 

En plus d’entraver la santé et l’éducation, le PQ veut également – et fort probablement inconsciemment – nuire aux travailleurs, aux familles et aux démunis.

 

Ces derniers, sous un gouvernement péquiste, verront se construire 3000 logements sociaux par année. Peu importe s’ils sont des nids à criminels[25], tout le monde doit être abrité! Une partie de l’inaccessibilité (et des pénuries) pourrait être réglée si on abolissait le contrôle des loyers. Oui, les prix augmenteraient à court terme, mais les propriétaires seraient ainsi encouragés à construire, ce qui réduira les prix. Et rien n’empêche la création de coopératives d’habitations. Pour ce qui est des autochtones du Nord, leur situation s’améliorerait s’ils étaient propriétaires, ce qui n’est pas le cas[26].

 

Les familles, elles, seront « choyées » en ayant notamment une place assurée pour leurs enfants en CPE, car « le Québec doit pouvoir ainsi compter sur 250 000 places pour répondre aux besoins des familles » et en ayant droit à des congés familiaux pour prendre soin des enfants ou de personnes handicapées ou âgées. Encore une fois, qui veut faire l’ange fait la bête. Forcer les employeurs à accorder plus de congés risquent de les décourager d’engager des parents. Aussi, la création de nouvelle place en garderies publiques ouvre la porte au favoritisme. Sans compter qu’avant cette création de Marois, on ne se plaignait jamais d’un manque de place en garderie.

 

Enfin, pour « aider » les travailleurs, on propose notamment de bétonner leurs régimes de retraite pour les protéger de tout changement et de restreindre encore plus le recours aux briseurs de grève. En d’autres mots, le PQ s’immisce encore plus dans les relations personnelles et dicte ce qui doit et ne doit pas être fait. Dans les deux cas présents, on décourage encore plus l’entrepreneuriat puisque 1) dès qu’un régime de retraite librement consenti est négocié, il est intouchable, ce qui risque d’augmenter dramatiquement les couts – on n’a qu’à penser à GM[27] – et 2) on oblige un employeur à garder les mêmes employés même si ces derniers refusent de travailler. Atlas pousse de très gros soupirs…

 

Agir (relativement) honnêtement

 

Toutefois, je suis obligé de reconnaître que le PQ marque quelques points dans son programme. On propose d’enlever le crédit d’impôt pour don politique, ce qui retirera enfin un peu de financement public pour les partis. On veut aussi, à l’image des ÉU, limiter les mandats consécutifs des premiers ministres et des maires de municipalités de plus de 5000 habitants. Il pourrait certes y avoir du renouveau, mais comme en Russie, rien n’empêchera un candidat de se représenter dans deux élections. Si on veut empêcher les dynasties, le PQ devrait plutôt limiter à deux (pour le PM) ou trois (pour les maires) mandats pour les élus.

 

Parlant d’élection, on souhaite, comme à la CAQ, des élections à date fixe. Mais comme j’en ai déjà parlé[28], tenir une telle promesse est très difficile dans le paysage politique actuel. C’est certainement plus facile en Saskatchewan où, malgré la présence de nombreux partis, seuls deux sont à la législature. D’ailleurs, si les sondages disent vrais, le PQ serait un gouvernement minoritaire. À moins d’une alliance, son pouvoir sera bien fragile.

 

Toujours dans le domaine des élections, on propose de mettre les élections scolaires en même temps que les élections municipales. C’est une bonne idée car on économisera sur les frais d’organisation, mais je doute  que cela change grand-chose pour le monde scolaire; le taux de participation en généralement sous les 10%, et la plupart des gens sont élus par acclamation.

 

La dernière mesure touchant le processus électoral vise l’instauration de référendums d’initiatives populaires. Bonne nouvelle : ils ne pourront toucher la Charte québécoise des droits et liberté de la personne ni une future charte de la laïcité (quoiqu’elle ne soit pas utile en soit; nos lois et chartes actuelles suffisent pour limiter les abus possibles de certaines cultures). Mauvaise nouvelle : ils ne pourront toucher ni la future constitution, ni même les questions fiscales. Alors à quoi bon avoir ces référendums?

 

En conclusion, la venue de Pauline Marois au pouvoir serait bel et bien une catastrophe. Les politiques de son parti son presque plus surréalistes que celle de Québec solidaire. S’il faut voter pour le moins pire dans une élection (si tant voter pour un pire est bon), alors le PQ ne peut être un bon choix. Si les électeurs choisissent ce parti, attendez-vous à une chute de notre économie, prévient une firme d’investissement[29].




[2]    Rand, Ayn. Anthem, Signet Books, Irvine, CA, 1995, p.21

[5]    Rand, Ayn. Capitalism : the Unknown Ideal, Signet Book, New York, 1967, p.51

[6]    Mises, Ludwig Von. A Critique of Interventionnism, Ludwig Von Mises Institute, 2011, p.11

Le scrutin du 4 septembre : Que doivent faire les conservateurs québécois? S’abstenir ou voter pour la CAQ?

Bureau scrutin QC

Par Simon Leduc

Au déclenchement des élections, le parti de François Legault était en troisième place loin derrière les deux vieux partis. La CAQ a complètement dominé la première semaine de campagne à cause de ces trois éléments : la formation d’une équipe crédible et expérimentée derrière le chef, la candidature de Jacques Duchesneau et l’imposition de l’intégrité et de la corruption comme enjeux prédominants de la joute électorale. Cela a permis à la CAQ de prouver qu’elle était prête à former le prochain gouvernement.

On ne sent pas un grand enthousiasme pour ce parti centriste (contrairement à l’ADQ en 2007) mais les Québécois veulent du changement. On va se dire les vraies affaires, l’ancien ministre péquiste ne propose pas de remettre en question le sacro-saint modèle québécois. Il ne va pas toucher au caractère universel de nos programmes sociaux coûteux et inefficaces. La mixité en santé a été rejetée du revers de la main part le chef caquiste et le remboursement de la dette publique (qui s’élève à 252 milliards de dollars) ne fait pas partie de ses priorités. Si elle est élue, la Coalition avenir Québec ne va pas réduire de façon importante la taille de l’État parce que son chef est un étatiste. Celui-ci croit en un État fort et interventionniste et il pense que celui-ci serait plus efficace sous sa gouverne. Les troupes caquistes proposent de taponner la Caisse de dépôts et de placements du Québec afin qu’elle investisse davantage dans les entreprises québécoises même si c’est moins rentable pour elle. Autrement dit, M. Legault veut jouer à la roulette russe avec le bat de laine des Québécois. Il faut se rendre à l’évidence, la CAQ n’est pas un parti de droite mais bien centriste.

L’ancien député de Rousseau propose quand même des idées qui peuvent séduire la droite québécoise : une faible réduction d’impôts pour la classe moyenne, un plan de réduction de la dette publique par l’entremise de redevances minières et pétrolières et des coupures dans la fonction publique (abolition des Commissions scolaires et des agences de santé, des coupures de postes à Hydro-Québec et la réduction du nombre d’élus de la métropole. C’est un bon début mais la CAQ ne va pas assez loin dans ses réformes. La question que je me pose est la suivante : Que doit faire la droite québécoise? Elle pourrait voter pour des tiers partis comme le Parti conservateur du Québec ou Équipe autonomiste mais ceux-ci sont des partis marginaux et très peu connus. Les conservateurs québécois pourraient appuyer massivement la CAQ afin de se débarrasser des deux vieux partis mais surtout pour empêcher le PQ de former un gouvernement majoritaire. Le Parti québécois représente réellement une menace pour le Québec. Ce parti (qui était jadis dirigé par un grand homme René Lévesque) s’est radicalisé sur le plan linguistique. Sa volonté d’empêcher les jeunes francophones de fréquenter des collègues anglophones est une attaque directe au principe sacré de la liberté de choix. Avec une majorité, Pauline Marois va pouvoir partir en guerre contre Ottawa et elle va mettre le cap sur un autre référendum. Est-ce que l’on veut cela? Je ne pense pas.

Il ne faut pas que le PQ obtienne une majorité le soir du 4 septembre prochain. Plusieurs de mes amis conservateurs vont être tentés par l’abstention. Je ne crois pas que c’est la chose à faire. À cause de l’effondrement du vote libéral (moins de 20% chez le vote francophone), seul la CAQ peut barrer la route à une majorité péquiste. Les conservateurs devraient y penser à deux fois avant de s’abstenir. En tout cas, une forte abstention des anciens partisans de l’ADQ favoriserait Pauline Marois et ses ayatollahs de la langue. Les électeurs qui se situe à droite du centre du spectre politique doivent se poser cette question : Voulez-vous quatre ans de Pauline Marois? Je pense que de poser la question c’est y répondre.

La délirante paranoïa souverainiste

pauline_marois

 

 

 Par Philippe David

Ainsi donc, le PQ souhaite étendre la loi 101 aux cégeps et interdire l’accès des francophones aux cégeps anglophones. « C’est urgent ! » dit Mathieu Bock-Côté dans sa chronique, où il accuse les détracteurs de cette mesure de « délirante paranoïa ». Pour appuyer leur thèse, les souverainistes pointent au déclin des Québécois de langue maternelle française dont la proportion à l’échelle du Québec à chuté de 1% de 1971 à 2006, mais plus dramatiquement de 10,4% sur l’île de Montréal, poussant nos bons souverainistes à hurler à l’anglicisation de la métropole.  Si on n’examine que ces statistiques, on pourrait croire que c’est justifié, mais voyez-vous, les souverainistes sont très adeptes du « cherry-picking », si vous voulez me pardonner cette expression.  C’est bien plate les chiffres, mais si on prend le temps de les examiner avec rigueur, on se rend compte qu’il n’y a pourtant rien d’alarmant.

Population du Québec selon la langue maternelle

Région

Langue maternelle

1971

2006

 

 

 

 

Ensemble du Québec

Français

80,7 %

79,6 %

Anglais

13,1 %

8,2 %

Autre

6,2 %

12,3 %

Total (000)

6 028

7 436

 

 

 

 

Région métropolitaine de Montréal

Français

66,3 %

65,7 %

Anglais

21,7 %

12,5 %

Autre

12,0 %

21,8 %

Total (000)

2 743

3 589

 

 

 

 

Île de Montréal

Français

61,2 %

49,8 %

Anglais

23,7 %

17,6 %

Autre

15,1 %

32,6 %

Total (000)

1 959

1 824

Sources : Comité interministériel sur la situation de la langue française, Le français langue commune, Rapport du comité interministériel sur la situation de la langue française, 1996; Statistique Canada, Recensement 2006 : 97-555-XIF au catalogue. 

Premièrement, on constate que la population qui a l’anglais comme langue maternelle a également régressé et même dans une proportion beaucoup plus importante que le français, soit  de 4,9% à l’échelle de la province et  6,1% à Montréal.  Nous sommes donc  loin d’assister à une anglicisation de la métropole. Nous assistons surtout à une augmentation des allophones, due à notre faible taux de natalité et notre effort à compenser par l’immigration. Mais, diront les souverainistes, les allophones adoptent l’anglais. Faux!  Encore une fois, lorsqu’on se réfère aux statistiques sur la langue parlée le plus souvent à la maison, nous voyons une progression du français et une régression de l’anglais partout sauf sur l’île de Montréal où ce sont les autres langues qui gagnent du terrain sur le français ET l’anglais. Ceci dû encore une fois à l’influx plus important d’immigrants à Montréal que dans les autres régions.

Population du Québec selon la langue parlée le plus souvent à la maison

Région

Langue parlée le plus souvent à la maison

1971

2006

Ensemble du Québec

Français

80,8 %

81,8 %

Anglais

14,7 %

10,6 %

Autre

4,5 %

7,6 %

Total (000)

6 028

7 436

Région métropolitaine de Montréal

Français

66,3 %

69,1 %

Anglais

24,9 %

17,4 %

Autre

8,8 %

13,4 %

Total (000)

2 743

3 589

Île de Montréal

Français

61,2 %

54,2 %

Anglais

27,4 %

25,2 %

Autre

11,4 %

20,6 %

Total (000)

1 959

1 824

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sources : Comité interministériel sur la situation de la langue française, Le français langue commune, Rapport du comité interministériel sur la situation de la langue française, 1996; Statistique Canada, Recensement 2006 : 97-555-XIF au catalogue.

Mais, de dire Mathieu Bock-Côté, « Près de 50% des allophones fréquentent le cégep anglais. Le résultat est prévisible et les études le confirment: ce n’est pas en français qu’ils feront leur vie. Ils poursuivront à l’université en anglais. Et vivront en anglais. Et travailleront en anglais. ». 

C’est vrai, mais depuis 1981, la proportion d’allophones allant aux cégeps francophones est passée de 15,6% à 46,2%, soit une nette progression. De plus, puisque le français est en progression comme langue le plus fréquemment parlée à la maison et que l’anglais, lui, est en régression, on peut se demander de quelles études Mathieu Bock-Côté puise l’affirmation que ces allophones vivent en anglais après avoir étudié en anglais au cégep. La proportion d’allophones qui poursuivent à l’université en français est également en progression.

 

Pourcentage de la population allophone étudiant en français au Québec

Niveau d’enseignement

1971

1981

1991

2001

2006

Primaire et secondaire

14,6 %

43,4 %

76,4 %

78,7 %

81,5 %

Collégial

N.D.

15,6 %

41,3 %

41,2 %

46,2 %

Universitaire *

N.D.

N.D.

42,2 %

45,4 %

52,6 %

*  Il s’agit des étudiants allophones de citoyenneté canadienne qui résident au Québec.

Sources : Ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport, Direction de la recherche, des statistiques et de l’information.

 

Quand on examine les chiffres avec rigueur, on ne constate ni régression du français, ni urgence à utiliser le pouvoir étatique à forcer qui que ce soit à aller au cégep français plutôt qu’anglais. Du moins, ce ne sont certainement pas ceux qui s’opposent à cette mesure qui sont coupables de paranoïa délirante. La seule menace, si c’en est une, serait que le français et l’anglais disparaissent à Montréal, au profit d’autres langues comme l’arabique.  Si vous vouliez vraiment contrer ce problème, il faudrait soit trouver un moyen d’augmenter les naissances au dessus du taux de remplacement de 2.1 enfant par femme et diminuer l’immigration, ou diminuer la taille de notre état nounou de façon à ce qu’il puisse vivre avec une population vieillissante et en déclin.

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