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Le vrai piège caché dans le programme de la CAQ – FILM

image: La première minute

 

Le plan d’action de Monsieur Legault est très astucieux. Les tenants de la droite au Québec tomberont-ils dans le panneau?

 VERSION:

REGARDEZ LA FIN DU FILM POUR RACONTER LE PUNCH À VOS AMIS

 

Extraits d’une lettre ouverte aux tenants de la droite au Québec.

Mesdames, Messieurs,

Je viens de parcourir le Plan d’action de la CAQ. J’y ai trouvé un piège pour les partisans de la droite. Je le trouve brillant. Sur une échelle de danger allant d’un à dix, c’est onze. Il est possible qu’il ne soit pas prémédité. Mais à ce stade, ça compte peu si on ne le comprend pas. La clé est dans le contexte et son timing.

La conjoncture telle que je la vois

1. Les tenants de la droite par conviction sont peu nombreux.

2. La majorité d’entre eux ont très peu de temps à leur disposition.

3. La droite a besoin d’un vaisseau politique parce que, sans lui, ses partisans seront de vulgaires quémandeurs.

4. L’ADQ pourrait couler à pic ou tomber aux mains d’une gauche qui, si efficace soit-elle, n’en est pas moins une gauche ‘’gouvernemaman’’.

5. Est-il possible de créer à partir de rien une nouvelle formation politique de droite comparable à l’ADQ avant les prochaines élections?

6. S’attaquer maintenant au Plan d’action de la CAQ, c’est trébucher dans les fleurs du tapis. C’est le vrai piège.

7. Un grand travail de diffusion ‘’générale’’ des idées de droite auprès du public reste à faire. Au niveau de l’engagement citoyen, un vaisseau existe et c’est le Réseau Liberté Québec. Au niveau de la diffusion des idées, des vecteurs, ceux sur lesquels miser en premier sont Éric Duhaime, Nathalie Elgrably-Lévy et la bande à Mario Dumont.

La radio de Québec ? Une autre fois. Aujourd’hui, je parle de la province.

8. Il reste une éternité politique avant les prochaines élections provinciales. Le contexte peut changer et rendre l’électorat plus réceptif, et il reste du temps pour faire valoir des points de vue ‘’de droite’’. Il n’est pas trop tard.

9. Si l’ADQ est la meilleure solution en tant que navire politique, de combien de temps dispose-t-elle?

10. Cette question est d’autant plus pressante à régler parce qu’un parti politique a besoin de militants et d’une machine bien rôdée. Présentement, le moteur est sur l’établi, en instance de pièces détachées.

11. Dans le climat actuel au Québec, additionné aux tensions internes à l’ADQ, plusieurs hésitent aussi à prendre position. J’affirme que la prochaine élection provinciale sera la plus importante de l’histoire du Québec depuis la réélection du Parti libéral en 1962. Pas de bateau, mes amis, nous allons regarder le train passer. Moi, je pense que ça mérite de prendre des risques.

L’essentiel de mon raisonnement concernant le piège

Je viens donc d’écrire une lettre ouverte aux tenants de la droite au Québec. C’est la fin du film! Mais vous avez manqué pas mal d’action. Audrey Tautou, Yvon Deschamps et Russell Crowe ont des rôles de soutien.

C’est aux tenants de la gauche de s’interroger sur la nature du Plan d’action de la CAQ, pas à la droite. Le vrai piège est là, parce que la droite au Québec n’en est pas une d’activistes professionnels. Nous devons choisir nos combats chaque fois. La majorité d’entre nous possédons la culture nécessaire pour voir ce plan pour ce qu’il est: un discours de gauche réchauffé aux micro-ondes.

François Legault agite un programme qui n’en est pas encore un. C’est une distraction. François Legault est un toréador. Voyez-vous rouge?

Une brioche et un café pour alimenter votre réflexion

Si ma liste vous interpelle, prenez connaissance du texte intégral de ma lettre. Ça vous fera quelque chose à lire en prenant une brioche et un café.

Cannelle, sans sucre dessus, s’il vous plaît.

Merci

 

Éric de la Noüe

 

© 2011, Éric de la Noüe. Tous droits réservés.

Commentaires : eric@lapremiereminute.ca

La semaine prochaine, si la tendance se maintient, et si je n’ai pas trop de linge sale à laver, je devrais préciser ma pensée sur l’importance de cette prochaine élection provinciale. Autrement, j’aurai peut-être en attendant un texte en psychologie à vous proposer comme plan… B. On verra. Revenez me voir.

PDF imprimable de ce texte : www.lapremiereminute.ca/lezamis/adq-caq

Adresse à tweeter : http://wp.me/p1Ge6d-1mJ

Union ADQ-CAQ : Le marié est-il le meilleur parti ?

Caricature: Ygreck

 

 

Un vote pour l’ADQ, c’est un vote pour…

Après une semaine de vacances des nouvelles de notre étang, j’ouvre mon Journal de Québec en plein sur la caricature d’Ygrec. Je n’aime pas ce que je vois. Gérard Deltell est en robe de mariée, impassible, un doigt pointé vers François Legault. Non, pas le majeur.

Et un curé laïque étole fleurdelisée dit :

‘’Promettez-vous d’abolir les Commissions scolaires et de privatiser en santé pour le meilleur et le pire ? Dites : oui je le veux.’’

Et, bien que Jean-Michel Anctil ne soit pas illustré sur la caricature, François Legault, alliance en main, sue à grosses gouttes pendant que, trois points de suspension, il marque une pause équivalente à une sieste de Râteau avant de répondre d’une voix ferme :

‘’HEU…’’

Donc, l’ADQ est en pourparlers de fusion avec la CAQ. Ygreck vient de me sauver l’écoute du téléjournal une fois de plus. À l’âge qu’a Monsieur Deltell, je pourrais lui reprocher d’avoir choisi une robe de mariée blanche. Je pense qu’un tailleur noir aurait été plus convenable. Quant à s’être laissé séduire par Monsieur Legault, je ne sais pas encore, il a peut-être des atouts que nous ignorons. Mais j’aime Monsieur Deltell et j’ai beaucoup de respect pour la tâche ingrate qui a été la sienne ces dernières années – les Iznogoud de ce monde n’ont pas exactement fait la file pour être calife à sa place. Je suis aussi un de ces Québécois un peu bizarres, à croire que le Québec a besoin de laisser plus de place aux idées de droite. Alors, je me sens le droit, le devoir, de poser la question : le marié est-il le meilleur parti pour lui ? Pour nous ?

À quel point en sont Messieurs Deltell et Legault dans leurs rituels nuptiaux ? Nous vivons dans une société dite ‘’moderne’’. Parfois, les unions sont consommées avant l’échange des alliances et la mariée enceinte devant l’autel. Mais à voir les parents, je me demande à quoi pourrait ressembler le petit et qui va porter les culottes.

Un fédéraliste de droite convole avec un souverainiste se réclamant de la gauche. Ça risque de faire passer la direction bicéphale de Québec solidaire pour une union modèle. Jean Charest risque d’en faire des gorges chaudes. À continuer à lire mon journal en attendant ma commande, je me rends compte que c’est chose faite.

Et, un soir de patates frites mayo maison plus cinq ketchups, en page vingt de l’édition du neuf novembre du Journal de Québec, c’est titré : ‘’FUSION Charest niaise les caquistes’’.

‘’Les gens savent à quoi s’en tenir avec un gouvernement libéral, pas avec un parti dirigé par un ancien ministre péquiste qui a laissé de côté la souveraineté,’’ prévient Monsieur Charest.

Concernant l’ancien ministre péquiste, je ne sais pas plus à quoi m’en tenir qu’au sujet de ses amours avec un fédéraliste de droite. Par contre, Jean Charest est cent pour cent dans le vrai quand il nous prévient que nous savons à quoi nous en tenir au sujet de son gouvernement.

Avec ce que vous savez, vous, souhaitez-vous voir Jean Charest à la tête d’un gouvernement libéral aux prochaines élections ? Dans le contexte actuel, voudriez-vous d’un gouvernement libéral tout court ? Si la réponse est non, il va falloir s’intéresser sérieusement à la mariée, sa dot, et son prétendant. Là, là, pas après le magasinage de Noël.

Mes sympathies adéquistes étant ce qu’elles sont, au premier coup d’œil j’ai été peiné de voir qu’Ygrec avait décidé que Monsieur Deltell serait celui qui tiendrait le rôle de l’épouse. Appelons-ça le relent d’un prisme poli à une autre époque, quand le mari paraissait être la plus haute instance dans le couple. Bien que, le Québec étant une société matriarcale… on peut toujours espérer que Gérard Deltell occupe le haut du pavé, mine de rien.

Une chose est certaine. Une Adéclaque (Action démocratique pour l’avenir de la coalition du Québec) gouvernerait certainement plus à gauche que l’ADQ telle que nous la connaissons maintenant. Ce qu’il faudrait voir, c’est si cette Adéclaque gouvernerait plus à droite que les libéraux ou les péquistes. Le vrai enjeu aux prochaines élections provinciales sera la dette du Québec et un redressement de ce qui restera des finances publiques. Aussi avec un ‘’Y’’,  la fin du party s’en vient, les amis, je vous le dis. Épelez-moi le mot ‘’austérité’’ dans l’ordre et, dans tous les sens du terme, le désordre.

Évidemment, la donne actuelle au Québec fait qu’il est impossible de se faire élire sur un programme électoral qui ne soit pas clientéliste à outrance. Il faut promettre le beurre et l’argent du beurre. Il faut dire aux gens qu’ils sont beaux et en aucun cas promettre du sang et des larmes. Ça, c’est bon pour les Anglais, et uniquement quand un petit caporal s’emploie à envoyer des gentillesses sur Londres.

Vous rappelez-vous Jean Charest, version 2003, à promettre une réingénierie de l’état ? J’attends toujours, et vous ? Alors, à faire des promesses en visant le centre d’un axe où les extrêmes sont gauche et plus à gauche, à quoi pourrait-on s’attendre après les élections ? Un glissement vers la gauche afin de ne pas trop faire de vagues ? Un automne de ‘’réingénierie’’ en 2003, le chemin qui y menait a été bloqué net par quelques barricades.

Je suis conscient de poser des questions déplaisantes. Mais je pense essentiel de les poser maintenant, avant que le contrat de mariage ne soit signé et l’enfant conçu. Ce faisant, elles pourraient aussi contribuer à grossir la taille de la dot de la mariée.

N’en demeure pas moins, je suis un pragmatique. Un tien vaut mieux que deux tu l’auras. Je pense au parcours du combattant de Stephen Harper, au chemin qui l’a conduit à la tête du Parti conservateur puis au pouvoir. Le point de départ était l’Alliance canadienne, incarnation politique de ses idéaux. Il a mis un peu d’eau dans son vin et a quand même réussi à accomplir une grande partie de ses objectifs.  Parenthèse ouverte fermée rapidement, je ne crois pas qu’il en ait terminé avec la liste des réalisations qui lui sont chères. Just watch him. Mais lui dispose de plus de temps. D’autant plus que Monsieur Harper est une de ces étonnantes créatures politiques, genre avec une colonne vertébrale, qui réussissent à maintenir le cap de leur navire, tempête ou pas. À contrôler l’agenda, aussi. Vous y penserez. Même maintenant, je pense qu’il demeure sous-estimé.

Ce que je suis en train de vous dire, c’est qu’il est possible qu’une fusion de l’ADQ avec la CAQ puisse permettre la réalisation d’une partie suffisante de son programme. La variable politique majeure, c’est le contexte. L’histoire s’accélère. La dette du Québec est une abstraction depuis trop longtemps. Collectivement, nous ne réalisons pas à quel point le mur est proche. Toutefois, cette proximité du mur va commencer à être remarquée par plusieurs avec une intensité croissante cet hiver. Assez pour en secouer plus d’un dans son confort intellectuel et son confort tout court. Dans la perception du public, le déclencheur sera l’inflation.

            La force, c’est le nombre, le nombre, le nombre. Y aura-t-il suffisamment de gens à prendre conscience de l’urgence de repenser le Modèle québécois pour rouvrir une porte à l’ADQ ? Une ADQ se relevant seule et fière de l’être ? Y a-t-il un actuaire psychologue dans la salle ? Il y aurait une profonde ironie à voir des préoccupations ‘’typiquement’’ adéquistes devenir épidémiques chez l’électorat alors que ses militants viendraient juste de monter à bord d’un autre bateau, à regarder s’enfoncer dans la mer la poupe du navire qu’ils viennent de saborder. Je vois même la petite hélice qui tourne et les glous-glous.

            L’autre variable est évidemment à quel moment les élections seront déclenchées. Avantage : Jean Charest. Voilà ce que ça donne, de ne pas tenir de scrutins à date fixe.

            Toute la cage des homards est là, l’attrape : ce contexte qui change mais qui n’a pas encore atteint son point de bascule au Québec. Dans les faits, le vrai enjeu des prochaines élections sera les finances publiques. Il n’est cependant pas impossible que le public n’en prenne conscience qu’après coup.

            Bien sûr, la perspective du pouvoir pour le pouvoir c’est toujours tentant. Parlez-en aux péquistes, à supporter Madame Marois en congrès pour ensuite la renier six mois plus tard quand il apparait clair que le PQ a besoin de beaucoup plus qu’une liposuccion pour reprendre le pouvoir. Ou conserver les sièges sur lesquels certains sont assis, n’est-ce pas ?

            J’ai déjà simplifié ma pensée à l’extrême face aux péquistes. Je ferai peut-être amende honorable une autre fois. Mais vouloir être à la fois vache et mal informé, je ferais tout de suite un amalgame entre des angoisses péquistes et adéquistes face au pouvoir de l’argent… et d’une pension. Mais il est encore trop tôt, comme il est trop tard pour retourner sa veste. Je vais me limiter à mentionner que s’il y avait un moment pour obtenir un job en politique sur la force d’une marque de commerce quelconque, c’était sur celle de Jack Layton aux dernières élections fédérales.

            Avez-vous fait le saut en politique par conviction, pour faire un monde meilleur, ou êtes-vous en politique pour vous offrir un monde meilleur ? Un choix parmi d’autres. Vous pouvez devenir ministre de rien ou député de tout. Essayez maintenant le chapeau pour voir s’il vous fait.

            Ça ne prend pas grand chose parfois. Un changement de contexte, un minuscule intangible qui devient l’étincelle mettant le feu aux poudres. Après le départ de Brian Mulroney en 1993, le Parti conservateur était aux prises avec de légers problèmes rappelant ceux que connaît présentement le Bloc québécois. Vous rappelez-vous Joe Clark et son stupéfiant baroud d’honneur durant la campagne électorale fédérale de 2000 ? Cet homme-là a sauvé les meubles du Parti conservateur et lui a permis de racheter la maison quelques années plus tard. Ça a pris un moment, je sais, et pas sous la forme que Monsieur Clark aurait souhaitée. Mais en 2000, Joe Clark a fait preuve d’un courage politique et personnel remarquable. Son courage appartient maintenant à l’histoire, et s’il existe un homme politique canadien qui peut marcher la tête haute c’est bien lui.

            À vous rappeler ce moment, le lecteur attentif aux nuances sera peut-être tenté de me dire que le courage de Joe Clark a été suivi par la fusion de deux partis politiques et que celle-ci lui fit claquer la porte. Je sais. Monsieur Clark a cependant pris ses distances devant la crainte de voir le Parti conservateur glisser vers la droite tandis que c’est un glissement de l’ADQ vers la gauche qui m’inquiète. La nature profonde de la peur est la même, toutefois, celle de voir une formation politique se dénaturer. Et c’est pour ceux qui partagent ces mêmes appréhensions que j’écris aujourd’hui.

            Je m’adresse donc aux adéquistes mais je m’adresse autant sinon plus à ceux qui sur la clôture sont à craindre que le Québec ne meure noyé sous sa dette. Un tel moment venu, ce sont tous les acquis sociaux arrachés à la force du poignet il y a trois générations qui seront soldés dans une monumentale vente de faillite. Ici, je parle de cette chair sur l’os de la pauvreté, pas du caviar que s’est offert à la louche une certaine gauche. Entendez-vous le glas de la Grèce ? Il sonne pour nous tous.

            Un pan marquant de l’histoire du Québec est en instance de s’écrire. À ceux qui doutent, à ceux qui ont peur, j’ai envie de vous dire de penser au regard de vos enfants quand la poussière sera retombée. Quand, vous, vous appartiendrez à une histoire récente, comme celle de Joe Clark aujourd’hui.

Un rendez-vous s’en vient. Il n’est pas impossible qu’il puisse permettre le retour de ces géants de la politique, hommes et femmes d’état plutôt que ces insignifiants mangeurs de hot-dogs myopes et sans épine dorsale. S’il nous reste des géants, bien sûr. Et si notre passivité complice devant un système éducatif déterminé à faire de nos enfants des nains n’a pas été trop grande.

            Est-il trop tard ? Il est minuit moins cinq. Mais même à minuit une il n’est jamais trop tard : c’est simplement un jour nouveau qui commence. Et à jour nouveau, l’importance de livrer les combats d’aujourd’hui, de demain, et non ceux d’hier. Pensez à vos enfants. Pensez à l’espoir dans leurs yeux, parce que c’est le vôtre qui s’y reflète. Vous êtes des géants, des modèles. Si vous en décidez ainsi. Autrement, ne comptez pas sur moi pour leur dire que vous êtes beaux.

Je vous aime. Peut-être.

            Cette envolée poétique faite, redescendons dans le ring. Même si le Québec a plus tendance à foutre ses premiers ministres à la porte qu’à s’en choisir des nouveaux – suivant, l’autre on ne l’aime plus! – une campagne électorale percutante demeure nécessaire pour être élu. Peu importe qu’après on passe tout son mandat à tremper son pain dans l’assiette en prenant un air innocent, il faut d’abord la formule assassine pour administrer cet électrochoc qui viendra neutraliser la prime de l’urne.

Et ça m’amène à Jean Charest, artisan potentiel d’une renaissance de l’ADQ. Précisons que je n’ai jamais vu Monsieur Charest manger, mais je l’ai vu sur le terrain. Jean Charest est un formidable campaigner, et il existe une ou deux formations politiques où je serais tenté d’envoyer son curriculum vitae. Imaginez un parti bicéphale, avec Monsieur Charest pour faire campagne et un autre pour gérer la machine une fois les élections gagnées. La gérer comme il faut, s’entend.

            Au débat des chefs, je verrais très bien Jean Charest nous dire avec conviction :

            ‘’Un vote pour l’ADQ, c’est un vote pour l’ADQ.’’

            En tout cas, si Monsieur Charest devait décider de ne pas vous le dire, moi je vous le dis : un vote pour l’ADQ, c’est un vote pour l’ADQ. Et vous pouvez me citer.

            Vous, vous en pensez quoi ?

Vous avez mes notes maintenant. Je vous invite à les comparer avec les vôtres. Bonne réflexion. Moi, je retourne me regarder dans le miroir, à continuer à me poser de sérieuses questions sur ma passivité des vingt dernières années. Parce que je ne me sens pas plus beau que vous.

On s’en reparle.

Éric de la Noüe

 

© 2011, Éric de la Noüe. Tous droits réservés.

Commentaires : eric@lapremiereminute.ca      

 

 

NOTES :

CARICATURE D’YGREC

La caricature d’Ygrec est ici :

http://ygreck.typepad.com/.a/6a00d8341c5dd653ef015392e5b322970b-popup

Quand vous voudrez faire semblant de travailler, visitez son site, c’est hilarant et il m’épargne à l’occasion l’écoute du téléjournal.

http://ygreck.typepad.com/

Les 13 et 14, Ygreck a commis deux autres caricatures dignes de mention :

http://ygreck.typepad.com/.a/6a00d8341c5dd653ef015392fa1036970b-popup

J’adore le deltaplane à pédales :

http://ygreck.typepad.com/.a/6a00d8341c5dd653ef015436e0d596970c-popup

DÉVELOPPEMENTS

Ce texte a été rédigé le soir du 9 novembre 2011. J’y ai apporté des révisions mineures le 11 suivant mais les choses vont vite :

GILBERT LAVOIE/LE SOLEIL

Le samedi 12, Gilbert Lavoie du Soleil a publié une très bonne chronique : Et si l’ADQ refusait de mourir… Le nez un peu plus proche que moi de l’action, Monsieur Lavoie parle, lui, d’un scénario où l’ADQ disparait purement et simplement au profit de la coalition de François Legault.

Vous pouvez la lire dans le site de Cyberpresse.

http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/opinions/chroniqueurs/201111/11/01-4467119-et-si-ladq-refusait-de-mourir.php

IAN SÉNÉCHAL/LES ANALYSTES

Dans le site Les Analystes, Ian Sénéchal a mis en ligne le dimanche 13 un texte où il écrit qu’il ‘’est évident qu’une fusion ADQ-CAQ ne servirait les intérêts que des quelques élus adéquistes et de tous ces gens qui ont cautionné la dette du parti.’’

Il ajoute plus loin :

‘’Les mouvements politiques de droite ont plus de vigueur que jamais au Québec. C’est du côté de la partisannerie politique qu’il y a un problème. Le seul véhicule disponible est cabossé pas à peu près.’’

Candidat défait de l’ADQ aux élections de 2008, Monsieur Sénéchal est aussi cofondateur du Réseau Liberté-Québec.

C’est ici :

http://lesanalystes.wordpress.com/2011/11/13/en-reponse-a-m-pratte/#more-5056

PHILIPPE DAVID/CONTREPOIDS

Le 13, dans La naissance de la CAQ signifie-t-elle la fin de la droite au Québec?, Philippe David du webzine Contrepoids prend position :

‘’C’est mon espoir et celui d’un grand nombre de partisans de la droite libertarienne et économique que la proposition de fusion soit soumise à un vote des militants et soit battue. Les membres du comité exécutif et du caucus qui ont soutenu la fusion démissionneraient, ou seraient invités à partir, laissant la place à des successeurs qui sont vraiment de droite. Pour cela, il faudrait que les vrais partisans de la droite reviennent au bercail et peut-être que de nouveaux partisans viennent rejoindre leurs rangs.’’

C’est ici :

http://www.contrepoids.com/2011/11/13/la-naissance-de-la-caq-signifie-t-elle-la-fin-de-la-droite-au-quebec/

                                                                                   

 

 

 

Mathieu Roy: Le spectre de Malthus…

Aussi incroyable que cela puisse l’être, en 2011, un type peut se présenter sur le plateau d’un des émissions les plus regardées au Québec (Tout le Monde en Parle), affirmer (sans rire) que le progrès est une mauvaise chose et menace la survie de notre civilization tout en se faisant applaudir à tout rompre et encenser par l’animateur! Dès le départ, le ton de Guy A. Lepage nous annonce que l’entrevue ne sera pas critique. Il ne lui posa aucune question cherchant à nuancer la thèse du documentaire.

Je propose ici de ramener un peu de bon sens dans tout cela. Notez cependant que je n’ai toujours pas vu le film en question.

 

 

Roy se dit contre « l’idéologie de la croissance sans fin » et la surconsommation. Pour lui, « la consommation est un mal ».

Il oublie que le niveau de vie et la consommation sont intrinsèquement lié. Peut-être que Roy pense qu’un cellulaire ou une télé haute-définition sont des objets inutiles dont on pourrait se passer, mais il n’en demeure pas moins que ces objets améliorent notre niveau de vie. La croissance n’est pas sans fin. En fait, la population de la terre se régule d’elle-même et sa croissance est présentement en ralentissement.

D’ailleurs, une croissance économique positive ne signifie pas nécessairement que nous consommons plus de ressources ou que la population augmente. La croissance économique provient aussi de l’amélioration de la productivité grâce au développement. Même lorsque la population et la consommation d’énergie seront en décroissance (c’est déjà le cas dans les pays de l’OCDE), nous continuerons de voir notre niveau de vie s’améliorer constamment (c’est ce que nous observons).
En fait, si Mathieu Roy souhaite la simplicité volontaire, qu’il la pratique. Les choix de consommation sont des choix individuels. Qui est-il pour prétendre que je surconsomme? Ceci étant dit, les gouvernements nous orientent vers la surconsommation car ils veulent que leurs revenus fiscaux augmentent. Ainsi, ils subventionnent l’exploitation des ressources naturelles (e.g. le Plan Nord) et poussent la population à s’endetter pour consommer en abaissant les taux d’intérêt. Ils subventionnent les naissances pour contrer le vieillissement de la population. D’ailleurs, les déficits chroniques des gouvernements montrent que ce sont eux qui surconsomment et ils utilisent la création de monnaie pour financer leurs excès.

Ensuite, Roy va même jusqu’à affirmer que le Printemps Arabe représente un indice de l’indignation du peuple face au système actuel. Je lui rappellerais que ces révoltent ont débuté par l’immolation d’un marchand harcelé par les sbires d’un gouvernement autocratique et corrompu. Les Arabes veulent plus de liberté pour s’épanouir économiquement et atteindre le niveau de vie (et de consommation) des occidentaux. Ça ne va pas vraiment dans le sens de la thèse de son documentaire…

Les prix de la nourriture ont aussi engendré des révoltes populaires, mais encore là, la politique monétaire des grandes banques centrales y est pour quelque chose (voir ceci), tout comme les subventions gouvernementales sur l’éthanol de maïs.

Par la suite, Roy affirme que le Québec devrait imiter la Norvège et investir les redevances provenant de l’exploitation des ressources naturelles dans un fonds pour les générations futures. Puis-je signaler à ce pseudo-intellectuel que nous en avons déjà un: le Fonds des Générations! L’Alberta en a un aussi en passant (voir ceci).

Concernant l’Afrique, Roy affirme que « les banques occidentales enchaînent ces pays avec de la dette pour pouvoir mieux exploiter leurs ressources naturelles et alimenter notre surconsommation ». Premièrement, le FMI n’est pas une banque occidentale, c’est une coalition de gouvernements. C’est bien différent et c’est pour cette raison que moi non plus je n’aime pas le FMI. Deuxièmement, il a raison de souligner que le FMI « prête » de l’argent à des dirigeants corrompus, ce qui contribue à les garder au pouvoir. C’est pourquoi je m’oppose à l’aide internationale, mais ce n’est pas le cas de la gauche… Troisièmement, le problème de ces pays n’est pas qu’ils nous vendent des ressources naturelles, mais bien qu’ils sont incapables d’instaurer un État de droit protégeant adéquatement les droits de propriété, ce qui favoriserait l’essor économique et la création d’entreprises. Ainsi, ils pourraient peut-être nous vendre des cellulaires plutôt que de nous vendre seulement les métaux qu’ils contiennent (c’est ce que les Tigres Asiatiques sont arrivés à faire grâce à la liberté économique).

Il n’en fallait pas plus pour que Denise Robert saute dans la mêlée avec un argument sur l’obsolescence programmée! Selon elle, il est présentement impossible de trouver quelqu’un pour réparer son grille-pain lorsqu’il se brise. Donc, on le jette et on en rachète un autre. Mais dîtes-moi Madame Robert, quel prix seriez-vous prête à payer pour faire réparer votre grille-pain, en sachant que vous pourriez en acheter un neuf pour $50, au goût du jour et frais sorti de sa boîte? Disons $15. En supposant que le réparateur mette une heure à réparer le grille-pain et que ses coûts d’opération (loyer, pièces, fournitures, électricité, etc) représentent 50% de ses revenus, ça lui fait un profit net de $7.50! Est-ce que Madame Robert serait prête à travailler pour $7.50 de l’heure? Non! Et pas grand monde au Québec non plus. Ce que cet exemple démontre est que la valeur de notre temps de travail est si élevée et celle des matières premières si basse qu’il n’est pas justifié de gaspiller du temps à réparer un vieux grille-pain brisé plutôt que d’en acheter un neuf. C’est un signe de richesse. Lorsque les matières premières deviendront réellement rares, leur prix augmentera et à ce moment il deviendra plus avantageux de réparer plutôt que de jeter.

Ainsi, selon Mathieu Roy, l’excès de progrès menace notre civilisation (sic). Il mentionne s’inspirer de l’histoire pour affirmer cela. Un exemple? En voici un savoureux. Lorsque l’homme préhistorique arrive à tuer deux mammouths en une semaine plutôt qu’un seul, c’est un progrès. Mais lorsqu’il arrive à tuer un troupeau entier en les amenant à se jeter en bas d’une falaise, c’est un « trop grand progrès qui menace sa survie« , car les mammouths deviendront rare. Wow! Quelle éloquence. C’est plutôt une démonstration du syndrome de la tragédie des biens communs, qui montre que lorsque personne n’est propriétaire d’une ressource, elle risque d’être gaspillée. Lorsque les ressources sont la propriété de quelqu’un et qu’elles peuvent être transigées, le prix assure que la ressource ne soit pas gaspillée et indique le niveau de rareté de celle-ci. Qu’en est-il des prix des ressources? Comme le démontre le graphique ci-bas, ceux-ci sont sur une tendance baissière depuis fort longtemps. En fait, les ressources exploitables sont de moins en moins rare en raison de l’amélioration de nos technologies.

Autre exemple mentionné par Roy: les Sumériens seraient disparus à cause de l’épuisement de leurs ressources. C’est faux. Les Sumériens sont disparus parce qu’ils ont été conquis militairement. Leur territoire était particulièrement difficile à défendre.

Concernant les leçons historiques, permettez-moi de lui en adresser une à ce cher Mathieu Roy; celle de l’économiste britannique du 18e siècle Thomas Malthus. Malthus croyait que la terre n’avait pas suffisamment de ressources naturelles pour supporter plus de 1 milliard d’individus. L’erreur de Malthus a été de grandement sous-estimer le développement technologique et la capacité d’adaptation d’une économie libre. En 1968, l’auteur de l’ouvrage The Population Bomb, Paul Ehrlich, déclarait que la croissance de la population mondiale engendrerait des famines massives au cours des années 70 et 80. (voir ceci). En 1968, le Club de Rome arrivait à la conclusion que les réserves connues de pétrole seraient épuisées dès 1992. Sans même tenir compte des sables bitumineux, les réserves prouvées de pétrole ont augmenté de 46,7 % entre 1992 et 2010 (voir ceci).

En bref, la plupart des disciples de Malthus ont été ridiculisés au cours de l’histoire et Mathieu Roy ne fera pas exception à la règle. Son discours sensationnaliste et populiste fera vendre, mais il n’en demeure pas moins qu’il est complètement ignorant du fonctionnement d’une économie.

Plus récemment, le professeur Vaclav Smil de l’Université du Manitoba  (ayant participé au film) nous dit qu’il y aurait aujourd’hui 5 milliards d’être humains dont la satisfaction des besoins pourrait épuiser toutes les ressources et rendre la terre invivable, à moins que nous limitions nous-mêmes notre consommation d’énergie et de ressources. Comme le mentionne sarcastiquement Pierre Duhamel dans sa critique de Mathieu Roy, il faudrait qu’on s’appauvrisse pour permettre aux autres de s’enrichir. C’est d’ailleurs une solution proposée par Mathieu Roy: la simplicité volontaire (et éventuellement imposée). Comme dirait Peter Mcleod: « c’est de l’élevage de mongoles! » (mes excuses aux habitants de la Mongolie, il n’est pas question de vous ici).

Maintenant, pour être « fair » avec le documentariste, on pourrait affirmer que Roy n’est pas contre le progrès, mais plutôt contre « l’excès de progrès » (sic). Roy ne réalise pas que c’est le progrès qui permet de développer des technologies plus efficaces et, par conséquent, moins polluantes. Que c’est le progrès qui permet de créer la richesse nécessaire à financer ces avancées. Il ne peut y avoir d’excès de progrès, c’est un non-sens.

Finalement, Roy ne réalise pas que presque tous les problèmes environnementaux peuvent être résolus par une bonne définition et protection des droits de propriété. C’est plutôt pour cela qu’il devrait militer plutôt que de lutter contre le progrès!

Pour des lectures complémentaires, voir ceci, ceci et ceci. Par ailleurs, je vous conseille fortement de visionner l’excellent vidéo ci-bas au sujet du mythe de la surpopulation (il y a plusieurs parties).


Le Mythe de la Surpopulation Mondiale by tchels0o

Mythes et légendes socialistes: Le système de santé cubain

S’il existe un mythe persistant, c’est la supposée excellence du système de santé cubain.  Malgré la propagande castriste gaiement perpétrée par des idiots utiles comme Michael Moore et nos propres élites gauchistes. Il s’avère que le système Cubain est un système à trois vitesses. Une pour l’élite du Parti Communiste, une pour les touristes et une autre pour les cubains ordinaires. La seule différence entre les touristes et l’élite cubaine, c’est qui paie et qui ne paie pas pour les soins. Les touristes paient bien sûr en pésos convertibles, dont la valeur est fixée au dollar américain. Pour les cubains ordinaires, la situation est tout autre.  

Cuba en chiffres.

  Canada Cuba
Population (2007) en millions 32 876 11 268
Âge médian 39 37
PIB par habitant ($ PPA int.) 35 310 N/D
Dépenses de santé % du PIB (2006) 10,0 7.7
Dépenses de santé par habitant ($ PPA int.) 3 673 674
Espérance de vie à la naissance (2007) 81 78
Nbre de Médecins par 10 000 habitants 19 59

Nbre d’infirmières et sages-femmes par 10 000 habitants

101 74
Nbre de lits d’hôpitaux par 10 000 habitants 34 49

(Source: OMS)

Si on ne se fiait qu’aux statistiques, le système cubain semble impressionnant. Il semble faire beaucoup avec rien. Mais les statistique de l’OMS proviennent du gouvernement de chaque pays respectifs. Si on peut dire que la plupart des pays occidentaux ont bonne réputation par rapport à leur transparence, ça n’a jamais été le cas de gouvernements communistes, comme ceux de la défunte URSS et de Cuba, qui par le passé n’ont jamais hésité à fournir des statistiques bidon pour bien paraitre et qui maintiennent tout le contrôle de l’information en restreignant le la liberté d’expression et la liberté de presse.

Il ne suffit que de visiter les sites d’organismes comme Amnistie Internationale, Human Rights Watch et Reporters Sans Frontières pour constater la volumineuse documentation contre Cuba au niveau des droits humains et de la liberté d’expression. L’URSS était notable pour gonfler leurs statistiques de production industrielle. Lorsque le rideau de fer est tombé, on s’est bien rendu compte que l’URSS était un tigre en papier. Que le système de santé cubain soit également un tigre en papier, ne devrait surprendre personne. Par exemple, le faible taux de mortalité infantile cache le fait que Cuba a un des taux d’avortement les plus élevés au monde, presque 5 fois celui du Canada. Ça pourrait laisser croire qu’à Cuba, on avorte tout fœtus qui pourrait avoir une défectuosité quelconque. D’autres facteurs tendent aussi à démontrer que les statistiques de Cuba sont trompeuses.

Financement

Tous les soins, pour ce qu’il y a, sont financés par le gouvernement cubain qui en retour, taxe 95% des revenus de ses citoyens. Pour un système qui est supposé être gratuit, je trouve qu’en réalité il coûte affreusement cher en termes du pouvoir d’achat des cubains ordinaires qui ne gagnent environ $20 par mois. Si d’ailleurs vous allez vérifier les statistiques de l’OMS sur le PIB par habitant et le pourcentage d’habitants vivant en dessous de $1 par jour, comme par hasard, ces statistiques sont non-disponibles. D’après mes calculs très conservateurs, la dernière de ces statistiques doit englober plus de 95% de la population. Si le nombre de médecins et infirmières de Cuba parait impressionnant, c’est que le régime cubain s’en sert comme monnaie d’échange pour obtenir des denrées, comme du pétrole vénézuélien, par exemple.

La prestation des soins.

À Cuba, tous les soins sont prodigué dans des hôpitaux gérés par le gouvernement cubain. Toute forme de clinique privée y est bien sûr illégale. Il existe quelques hôpitaux modernes comme celui qu’a visité Michael Moore pour son film « Sicko ». Rien n’est trop beau pour les apparatchiks et les touristes et leurs dollars. Mais la grande majorité des hôpitaux cubains sont vétustes et dilapidés. Michael Moore a demandé à ce que les patients qu’il a emmené avec lui soient traités « exactement » comme les cubains ordinaires et n’était que trop heureux de gober tout ce que les autorités cubaines lui ont dit, sans même vérifier. S’il avait vu comment les cubains ordinaires sont traités, il aurait été horrifié. Les images valent mille mots, alors vous n’avez qu’à regarder la photo ci-haut et la photo ci-contre pour avoir un aperçu de ce qu’un cubain ordinaire subit lorsqu’ils sont hospitalisés.

Dans la photo ci-contre, on voit un patient dans un lit dont le matelas ne serait utilisé que par des sans-abris au Québec et les deux pieds dans sa propre merde! À Cuba, des médicaments ordinaires comme l’aspirine, l’acétaminophène, l’ibuprophène et les antibiotiques sont très rares et ne sont trouvables que dans des magasins réservés à l’élite et les touristes dont les prix sont en $US ou en Euros, ou sur le marché noir. Les gants de latex sont tellement difficiles à obtenir, que les chirurgiens doivent les réutiliser. Les défenseurs du système cubain sont vites à blâmer l’embargo américain, mais cet argument est une coquille vide. Il impliquerait que les États-Unis seraient la seule source de médicaments sur laquelle Cuba pourrait compter et ce n’est certainement pas vrai. Cuba a un bon nombre de partenaires commerciaux qui ont accès à tous les médicaments dont Cuba pourrait avoir besoin et qui ne demanderaient pas mieux que de leur vendre. Dans la réalité, un patient cubain qui fait un séjour à l’hôpital doit fournir ses propres vêtements, ses draps, sa nourriture, ses médicaments et son fil de sutures. De plus, quelqu’un de sa famille devra prendre soin de lui la plus grande partie de son séjour. C’est ça le système cubain. Tout ça est documenté. Seuls les amis du régime vont tenter de prétendre le contraire.

Conclusion.

Certains considèrent à tort que Cuba est un modèle à suivre. Seulement, aucune personne saine d’esprit ne considèrerait adopter ce système. Bien des opposants de l’inclusion du privé dans notre système de santé, brandissent le spectre de la médecine à deux vitesses. L’exemple de Cuba démontre conclusivement qu’un système 100% public et socialiste est une garantie d’équité. En réalité, il démontre plutôt que ce genre de système mène inévitablement à une plus grande iniquité: un apartheid médical.

Sources:

For Cubans, a bitter pill – National Post, July 7,2004.

The Myth of Cuban Health Care

« Sicko » Presents False View of Cuba’s Health System

Cuba’s Healthcare Horror

‘The Cuban model doesn’t even work for us anymore’: Castro

The Incidence of Abortion Worldwide

OMS: Statistiques Sanitaires Mondiales 2010

Mclean’s avait raison!

Grande nouvelle! Un rapport que le Ministère des transports du Québec voulait laisser croupir sur les tablettes, se retrouve par miracle chez Radio-Canada.  Comme par hasard, ce rapport confirme ce que nous avons toujours su: l’industrie de la corruption, pardon, de la construction est corrompue à l’os. Depuis des décennies, c’est un secret de polichinelle. Quoi? Vous croyiez peut-être que notre stade olympique valait vraiment le milliard et des poussières qu’il nous a coûté? Vous croyiez qu’ailleurs qu’au Québec, des projets comme l’extension du métro à Laval ont aussi des dépassements de coûts de 350%? Nous avons toujours su que cette industrie était toute croche, mais maintenant nous en avons la preuve.

Devrait-on être surpris? Pas le moins du monde, puisque la corruption va toujours main dans la main avec des gouvernement interventionnistes, et celui du Québec est de loin le plus interventionniste au Canada.  Il y a toujours eu un lien entre la liberté économique d’un territoire et la corruption pour de très simples raisons:

  1. Plus une industrie est règlementée, plus l’entrée de nouveaux joueurs est restreinte, limitant la concurrence et plus il est facile pour les joueurs existants de se cartéliser sans craindre qu’un nouveau concurrent vienne briser le cartel.
  2. Plus une industrie est règlementée et plus le pouvoir sur cette industrie est concentrée dans les mains de fonctionnaires et politiciens et plus il devient nécessaire de graisser des pattes pour accomplir quoique ce soit. Il ne peut y avoir de corruption que dans le secteur public car ce sont eux qui détiennent le pouvoir et qui peuvent le vendre au plus offrant.
  3. Les foctionnaires et politiciens n’ont aucun incitatif à s’assurer que les deniers publics soient bien dépensés. Ce n’est pas leur argent, c’est celui du contribuable, alors qu’est-ce que quelques millions par ici, ou par là si ça leur permet d’acheter des votes ou d’accroitre leur pouvoir?

Pourquoi croyez-vous que ça dure depuis si longtemps, sans que personne ne dise un mot? Je vous dirais que c’est parce que les acteurs sont tous au-dessus des lois et qu’ils on tout intérêt à ce que vous ne sachiez pas ce qui se passe. Encore une autre fois, ils ont d’ailleurs cherché à vous cacher la vérité. N’eut été du fait que quelqu’un a pris sur lui-même d’envoyer une copie de ce rapport à R-C, nous n’en aurions probablement jamais vu la couleur de source officielle. Maintenant qu’ils ont été pris les culottes baissées, le gouvernement Charest va-t-il finalement  former la commission d’enquête réclamée depuis si longtemps par la grande majorité de la population?

Marquez votre calendrier, car vous ne reverrez pas l’occasion de si tôt ou je me retrouve en accord avec Amir Khadir, mais Jean Charest n’a plus que deux choix honorables: faire une commission d’enquête ou démissionner. Cependant, je n’ai aucune illusion sur le résultat d’une telle commission. Nous allons certainement voir des têtes rouler, mais le problème ne sera pas résolu pour autant,  tant que nous ne revoyons pas le rôle de notre gouvernement dans l’économie.

L’état d’indolence

 

INDOLENCE

Prononciation : in-do-lan-s’
s. f.
Sens 1

Terme de médecine. Privation de sensibilité physique. L’indolence d’une tumeur.
Sens 2
Terme de philosophie. État d’une âme qui ne s’émeut de rien, ni du bien, ni du mal. L’indolence des stoïciens est difficile à concevoir. Épicure disait que c’était dans l’âme qu’il fallait planter l’indolence.

En ce sens, il vieillit.
Sens 3

État d’une personne peu sensible à ce qui touche ordinairement les autres hommes.
Sens 4
Nonchalance amoureuse des aises.
ÉTYMOLOGIE
Lat. indolentia, de indolens, indolent.

Au Québec, depuis quelques années, nous vivons une période d’apathie et de cynisme. C’est le constat que fait un de mes collègues blogueur Stéphane Lessard. En fait, il blâme la situation actuelle du Québec au fait que nous sommes trop passifs. Mais pourquoi au fait, le sommes nous?

Oublions les problèmes d’ordre économique que notre modèle québécois cause et le fait que nous fonçons allègrement sur un mur et le fait que notre dette est la 5e plus élevée de tous les pays industrialisés. Même si les Bill Gates et Warren Buffet de ce monde venaient nous signer un chèque pour tout payer, nous aurions quand même un problème. Le problème de fond n’est pas le coût de notre état-providence, mais le fait qu’il corrompt la relation entre l’état et le citoyen.

Dans notre belle province, comme dans la plupart des pays développés, l’état s’est accaparé progressivement de toutes nos responsabilités d’adultes. De la garde de nos enfants, nos soins de santé, le soin de nos ainés, l’état nous prend en charge du berceau à la tombe, de sorte que nous nous retrouvons coupés de nos instincts primaires, en commençant par notre instinct de survie. C’est d’ailleurs la raison pourquoi nous avons si peu d’enfants.

Dans l’érosion du sens des responsabilités, l’Europe mène le bal, tandis que les États-Unis ferment la marche. Nous nous retrouvons quelque part entre les deux. Le Québec se retrouve avec une décrépitude quelque peu plus avancée que le reste du Canada. Pour donner une idée de proportions, la Californie, qui doit faire des contorsions extrêmes pour ne pas se retrouver en faillite, a 30 millions d’habitants et le Québec en a 7,5 millions, mais les deux ont à peu près le même nombre d’employés publics. Ça vous donne un peu les proportions gargantuesques de l’état québécois, et à quel point cet état est incrusté dans toutes les facettes de nos vies.

Au Québec, il est difficile de mettre un pied devant l’autre sans la permission de l’état. Nous en avons développé une telle dépendance que pendant la dernière campagne électorale fédérale, au débat des chefs, plutôt que de demander d’exiger des solutions aux problèmes de notre système de santé, par exemple, ou de nos problèmes d’infrastructures, une dame n’a rien trouvé de mieux à demander aux chefs que de lui dégoter un emploi.

Ici au Québec, il devient de plus en plus difficile de trouver une entreprise qui ne reçoit aucune subvention, pourtant si seulement 2% de vos revenus proviennent du gouvernement, ça leur donne le droit de véto sur 100% de vos activités. Pour un individu, c’est encore pire. Juste le fait d’avoir l’état comme seul fournisseur de soins de santé lui donne le pouvoir de règlementer pratiquement tout dans votre vie. Après tout, si l’état paye pour vos soins de santé, il a tout intérêt à éviter que vous ayez besoin de soins. C’est l’argument derrière toute une panoplie de restrictions à vos liberté comme le port du casque obligatoire sur une moto, les ceintures de sécurité, la guerre au tabagisme, à la malbouffe et aux drogues. On a pas encore des nutritionnistes qui viennent prendre l’inventaire de notre frigo, mais il paraît qu’ils le font en Grande Bretagne. Ils ne sont pas encore sur le point de confisquer vos Jos Louis, mais ça viendra sûrement bientôt.

S’ils ne peuvent pas vous contrôler au nom de votre propre santé, il le feront au nom de celle de la planète. Depuis près de deux ans maintenant, la théorie selon laquelle ce sont nos émissions de gaz carbonique qui sont responsables de changements climatiques est tranquillement en train de se faire découdre. Même que le programme CLOUD du CERN a récemment démontré que l’influence du soleil sur les rayonnements cosmiques aurait une bien plus grande influence sur le climat que le CO2. Le soleil a une influence sur le climat? Qui l’eût cru! Malgré tout, nos gouvernements ne cessent de multiplier les mesures contre les émissions de carbone, quitte à nous retourner à l’âge de pierre. Il y a quelques années en Grande Bretagne (encore!), on a proposer d’imposer une surtaxe de 20% à ceux qui font des fréquents voyages. Naturellement, ce genre de chose n’aura pas lieu de restreindre les mouvements de gens comme Al Gore ou Michael Moore, mais ça restreint sérieusement le mouvements du reste du monde.

On s’amuse souvent à dire que tous les hommes ont soif de liberté, mais si l’histoire des pays développés depuis 1945 prouvent une chose, c’est qu’entre la liberté individuelle et la sécurité de l’état, les gens voteront plus souvent qu’autrement pour la sécurité et abandonneront leurs libertés. Mais une cage, aussi douillette qu’elle puisse être, demeure une cage.

Une fois qu’ils ont réussi à réguler votre comportement, ils commenceront aussi à réguler ce que vous devez penser. Les mésaventures de Mark Steyn et Ezra Levant avec les commissions des droits de l’homme canadiennes on démontré que pour une profession qui se croit courageuses, il y a plus d’un journaliste qui soit très content de se réfugier dans le conformisme de la rectitude politique. Il est impressionnant de savoir que 85% des journalistes québécois soi-disant « professionnels » ne voient aucun problème à voir leur profession microgérée par l’état. Qu’il puissent ensuite se réclamer indépendants tient de l’équivalent d’un bretzel intellectuel. Tous les champs d’action supposés être les avant-postes de l’indépendance d’esprit, l’art, les écoles ou les médias; ont soit une relation ambiguë avec ou carrément dépendante du gouvernement. Produire un film ici consiste à laisser un organisme gouvernemental nous subventionner pour ensuite produire un matériel osé et avant-gardiste qui ne nuit nullement à l’état.

Puis il vient un temps où même les mots deviennent des incitations à la haine. La moindre critique non-conforme au consensus social devient un crime. Ou simplement faire un lien vers un site internet que l’état juge haineux, peu importe les critères sur lesquels ce jugement repose, devient passible d’amende ou pire.

Comment expliquer que des adultes qui veulent avoir le choix de centaines de marques de céréales au supermarché ou de millions de chansons pour leur iPod, puissent ensuite abandonner tout choix en ce qui a trait à leur santé au seul gouvernement? Ne sommes-nous pas en train de devenir les ados les plus ridés du monde? Bons seulement à choisir notre collection de disques? Et encore! Ce n’est pas si sûr qu’en définitive, l’état nous laissera même choisir nos disques. L’état-providence nous tiendra toujours dans un état d’indolence.

Il faut réformer le RQAP


Ce texte est en lien avec la première partie de ma chronique à CHOI Radio X, dans Maurais Live. Vous pouvez trouver un lien pour programmer votre podcast ici.

50%

Cinquante pour cent, c’est ce que le RQAP coûtera, le 1er janvier prochain, de plus que si on avait gardé l’ancien régime fédéral de prestations parentales. Le taux combiné sera de 1.34% alors que nous n’obtenons qu’un rabais de 0.888% du gouvernement fédéral pour avoir quitté cette portion du régime d’assurance-emploi. Pour une personne gagnant 40 000$, c’est 181$ supplémentaires qui lui est exigé pour le régime québécois.

On a voulu avoir notre régime pour le bonifier. Or, cette décision est très coûteuse. Je me suis amusé cet été. Je voulais créer un modèle de projections financières qui démontrerait que les jeunes y perdaient au change avec ce régime. Je pensais que peut-être, la valeur actualisée de toutes les cotisations serait supérieure à la valeur actualisée de toutes les prestations. Mon modèle était relativement complexe et intégrait presque tous les aspects du régime.

Or, impossible de démontrer ma théorie dès que je supposais qu’un couple dont les conjoints gagnaient relativement le même salaire avait plus d’un enfant sous le régime. Conclusion, le régime est très généreux et il est financé en grande partie par un transfert intergénérationnel. En effet, les gens  de plus de 45 ans ou plus doivent également payer des cotisations. Ce n’est pas tout à fait ce que j’appelle de l’assurance. D’ailleurs, le titre d’assurance parentale n’est pas adéquat en ce sens. Une grande partie de la population paie des primes pour s’assurer contre les conséquences d’un risque qu’ils ne peuvent subir!

Bref, j’ai laissé tomber mon modèle. Si vous êtes jeune et que vous envisagez d’avoir deux enfants ou plus, le RQAP est une panacée. Il est très généreux et les prestations que vous recevrez valent amplement les cotisations que vous paierez.

Si on dénonce souvent les iniquités intergénérationnelles, il faut également dénoncer celle-ci. Dans ce cas précis, les baby-boomers sont les dindons de la farce.

Ce qu’il faut faire

On pourrait revenir à la base et adopter les mêmes aspects du régime que le fédéral pour diminuer les coûts. Si on veut quand même bonifier le régime, je pense qu’il faut au moins remettre en question certaines choses.

  1. La prestation de paternité devrait être enlevée. Les pères avaient déjà accès aux prestations parentales, on n’était pas obligé d’en rajouter. De plus, 80 à 90% de ces derniers réclament cette prestation alors que la maman est également à la maison. Je ne pense pas que le Québec doit subventionner un programme de vacances socialisé.
  2. Revoir les critères d’admissibilité. Au fédéral, il faut avoir travaillé 600 heures pour avoir droit aux prestations. Au Québec, ça prend 2000$ de revenus seulement.
  3. Est-il vraiment nécessaire de rembourser jusqu’à 75% du revenu des gens s’ils choisissent le régime plus court? Le rythme de vie diminue grandement avec la venue d’un enfant. De plus, les gens ont 9 mois, minimum, pour se préparer à la venue de cet enfant. Ils peuvent se responsabiliser et économiser en prévision de cet événement.

Bref,  ce régime est coûteux, encore déficitaire, a un impact limité sur le taux de natalité et provoque de grandes iniquités intergénérationnelles. Est-il possible de penser peut-être le réformer un peu… juste un petit peu?

Hommage à un « bon Jack »

 

Au Québec, une des expressions populaires que nous avons pour dire que quelqu’un est un bon diable est qu’il est un « bon Jack ». J’ignore d’où provient cet expression, mais elle est certainement appropriée dans le cas de Jack Layton. Jack Layton est né et a passé son enfance et son adolescence au Québec d’ailleurs. Je ne suis pas d’accord avec ses points de vue politiques, mais force est de reconnaitre qu’il avait de la classe et qu’il avait le cœur à la bonne place. Parmi les membres d’une classe politique qui suscite plus la dérision que l’admiration de nos jours, il était un des rares personnages qu’on aurait pu qualifier de « gentleman ».

Il y a déjà plusieurs jours que son décès a pris les canadiens par surprise. Pourtant sa dernière apparition publique, celle où il a annoncé qu’il cédait sa place, ne laissait que peu de doute dans mon esprit que son combat était loin d’être gagné. Jack Layton, un homme d’ordinaire énergique, n’était plus que l’ombre de lui-même et semblait avoir vieilli de 10 ans. Le cancer est une terrible maladie qui a emporté déjà plusieurs membres de ma famille. Je ne souhaiterais pas cela à mon pire ennemi. Mes pensées sont avec sa famille.

Jack, comme les québécois se sont plu à l’appeler aux dernières élections, nous aura quitté à l’apogée de sa carrière pour avoir réaliser l’impossible de gagner le cœur des québécois pour une formation politique qui leur était totalement antipathique avant lui. Aucun autre chef du NPD n’avait réussi à seulement faire une percée au Québec. À la dernière élection fédérale, les québécois n’avaient pas voté pour le NPD, ils ont voté pour « Jack ». Ils ont voté pour le chef le plus charismatique et on ne pourrait les blâmer, considérant les alternatives. Michael Ignatieff et Stephen Harper n’ont certainement pas su les rejoindre. Seul l’avenir dira si l’aventure entre le Québec et le NPD survivra à Jack Layton. Quant à moi, j’ai de gros doutes. Je ne vois pas vraiment qui pourrait remplir ses chaussures. Comme successeur possible, il y a bien Thomas Mulcair, mais il aura fort à faire pour maintenir les gains que le NPD a fait au dernier scrutin.

Qu’est-ce que Contrepoids? Entrevue avec l’éditeur.

Philippe David, l'éditeur de Contrepoids à l'oeuvre.

 Le Québec aura bientôt un nouveau journal web. Nous avons rencontré l’éditeur de Contrepoids.com, Philippe David,  à son bureau pour discuter avec lui de son projet.

Contrepoids: Qu’est-ce que Contrepoids?

Philippe David: Ce sera un nouveau journal web orienté pour desservir la droite québécoise. J’entends me faire une place dans ce marché qui est sous-exploité.

Contrepoids: Sous-exploité?

Philippe David: Tout à fait. Presque tous les journaux traditionnels, à l’exception des journaux Sun et du National Post en anglais et du Journal de Montréal/Québec en français, desservent une clientèle plutôt étatiste et gauchiste. Et même les journaux de Québécor ont un petit côté corporatiste qui m’agace quelques fois. J’ai donc décidé de créer un journal orienté exclusivement vers une clientèle de droite anti-étatiste. Cette clientèle est orpheline, tant du côté de l’offre médiatique que politique.

Contrepoids: D’où vient le nom Contrepoids?

Philippe David: Joanne Marcotte m’a donné l’idée quand elle a commenté un article du site « Contrepoint », un autre excellent site en passant, que j’avais partagé sur Facebook. Elle s’est trompée sur le nom du site et l’a appelé « Contrepoids ». J’ai pensé que ce serait un nom plutôt génial pour un journal qui fait « contrepoids », justement, à la pensée unique qui règne dans les journaux et les médias en général.

Contrepoids: Qu’est-ce qu’on trouvera sur Contrepoids?

 Philippe David: Je veux offrir ce que la plupart des journaux offrent. J’ai signé un contrat avec la Presse Canadienne pour offrir des reportages de cette agence de presse. Il y aura bien entendu des articles signés de ma plume, mais je recrute aussi d’autres blogueurs qui publieront également des articles. Il y en a déjà quelques uns qui m’ont contacté et ont signifié leur intérêt. Quiconque est intéressé à publier sur Contrepoids n’ont qu’à s’inscrire et me contacter à l’adresse au bas de la page. Il y aura aussi une sorte de courrier du lecteur que j’appelle « Vox Populi » où les lecteurs pourront envoyer leurs opinions à publier par courriel. Seules les lettres signées seront acceptées cependant. Somme toute, ce sera un mélange journal traditionnel/journal citoyen.

Contrepoids: Les reportages de la Presse Canadienne, ça coûte quelque chose, non? Comment allez-vous financer tout ça?

Philippe David: En  effet, ce n’est pas gratuit. En plus, j’ai loué un serveur virtuel (VPS) pour héberger le site pour ne pas voir ma bande passante limitée par d’autres utilisateurs comme sur un hébergement mutualisé. J’ai puisé dans mes économies pour un fond de départ, mais je compte sur des revenus publicitaires et la générosité des lecteurs pour m’aider à demeurer à flot. Inutile de dire qu’il est hors de question d’obtenir une subvention, c’est contre mes principes. Je veux demeurer indépendant.

Contrepoids: Quand sera le lancement officiel?

Philippe David: Je voulais laisser passer la période des vacances avant d’inaugurer le site, alors le lancement officiel sera le 6 septembre prochain. Le site est encore en construction, mais il est possible de le visiter si vous voulez avoir une idée de son apparence. J’apprécierais d’ailleurs toute suggestion de la part des lecteurs. Les commentaires seront ouverts sur cet article à cet effet, mais il faudra s’inscrire sur le site pour commenter et les commentaires seront modérés. J’ai aussi créé une page Facebook et un compte Twitter pour mieux diffuser le contenu. Il est aussi possible de s’abonner au fil RSS ou par courriel. Je vous invite à nous lire en grands nombres.