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Le silence des agneaux

Comment la rectitude politique a ruiné une génération d’innocents

Par Philippe David

Je sors de mon mutisme de plusieurs mois pour parler de quelque chose qui m’interpelle depuis quelques temps. Quelque chose que je ne peux ignorer. L’histoire est connue depuis quelques années quand le journaliste Andrew Norfolk du Times l’a exposé au grand jour en 2011, mais ici au Canada ce n’est que très récemment qu’on en entend parler. Ça fait plusieurs décennies, aussi loin que dans les années 1980, que ça dure et que les autorités se complaisent à l’ignorer. Ça se passe dans des villes comme Telford, Rotherham, Oxford, Manchester, Rochdale, Leeds et j’en passe. Au fil des années, on estime que le nombre de victimes s’élève probablement dans les centaines de milliers et certains vont même dire qu’il pourrait y en avoir jusqu’à un million,  mais ce chiffre est, bien sûr,  impossible à confirmer.

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Le modèle est devenu familier et il se répète de ville en ville. De jeunes hommes, qu’ils appellent des «Roméos» (aux Pays-Bas, on les appelle «loverboys» – le phénomène n’étant pas exclusif au Royaume-Uni), ciblent leurs victimes pour leur jeune âge, aussi jeunes que 10 ou 11 ans, leur vulnérabilité et leur innocence. Ils les amadouent en leur donnant de l’attention, en leur faisant des jolis cadeaux. Ils les rendent dépendantes à l’alcool et aux drogues. Ils leur font croire qu’ils les aiment, qu’ils sont amoureux et puis commencent les relations sexuelles. D’abord avec le Roméo, puis avec une quantité de plus en plus grandissantes d’«amis» d’âge plus mûr. S’en suit des viols à répétition, quelques fois une cinquantaine dans une même journée selon les témoignages déchirants des victimes. On utilise le chantage et la peur pour les garder sous contrôle. On leur met un couteau ou une bouteille cassée sous la gorge. L’une d’elles s’est fait clouer la langue à une table. On menace aussi leur famille. Dans un cas, la maison de l’une d’elles aurait été incendiée.

Autre petit détail qui me verra sûrement taxé d’islamophobie et de racisme, mais on ne peut nier les faits: les victimes sont toutes exclusivement blanche ou indiennes (particulièrement sikh) et les prévenus dans une proportion écrasante d’origine musulmane (pakistanaise ou bangladeshi en particulier). Dans les médias britanniques, ils utilisent le terme «Asian», mais disons qu’il n’y personne avec le teint pâle et les yeux bridés dans ces gangs criminels. Traitez-moi de raciste si vous voulez, mais jusqu’ici, 90% des condamnés pour ces crimes sont de descendance pakistanaise. Cette communauté ne représente que 4% de la population.  C’est un simple fait.

Un crime pas comme les autres…

Ceci n’est pas un simple cas de viol et de pédophilie ou de prostitution juvénile. Le victimes sont majoritairement ciblées pour leur appartenance ou plutôt leur non-appartenance à un certain groupe auquel appartiennent les agresseurs et cette non-appartenance est au cœur de leur motivation. 90% des agresseurs ont un et un seul dénominateur commun. Certains pointeraient leur groupe ethnique puisque la plupart d’entre eux sont pakistanais ou bangladeshis, mais il y a aussi des agresseurs qui sont d’origine africaine comme des somalis. Aux Pays-Bas, la majorité écrasante des «loverboys» sont marocains. Le vrai dénominateur commun serait plutôt cette religion qui commence par un «i» et finit par un «slam».  Ou je devrais plutôt dire, une certaine interprétation de l’islam qu’on appelle wahhabisme ou salafisme. Le fait que la majorité au Royaume Unis soit pakistanaise et aux Pays-Bas soit marocaine n’est que le reflet de l’origine ethnique prédominante des musulmans dans ces pays. C’est pourquoi on ne peut pas parler d’un phénomène purement ethnique. C’est plutôt d’idéologie qu’on doit parler.

Loin de moi l’idée d’inclure tous les musulmans dans cette idéologie. Beaucoup de musulmans n’y adhèrent pas. Mais c’est difficile à dire quelle proportion de cette communauté y adhère ou pas et à quel point. Ce serait probablement plus rassurant si des leaders comme Anjem Choudary condamnaient publiquement ces gangs, mais jusqu’ici, Choudary est demeuré muet, ainsi que la plupart de ses congénères.

On me dira certainement que d’organiser des orgies dans lesquelles drogues et alcool sont consommées et que des enfants de 11 à 16 ans sont agressées sexuellement à répétition n’est pas le comportement d’un bon musulman et je serais enclin à vous donner raison, sauf que les écritures saintes musulmanes comportent quand même certaines exceptions, surtout quand il s’agit de comment les mécréants doivent être traités dans le dar al harb (ou «domaine de la guerre») et donc il est entièrement possible que certains musulmans puissent interpréter leurs écritures de façon à rendre ce comportement hallal (licite) par rapport à leur croyance, même si cette interprétation n’est pas partagée par la plupart des musulmans. Ceux qui se croient investis d’une mission divine trouvent toujours quelque chose pour se justifier d’une façon ou d’une autre. D’ailleurs, la meilleure preuve que ce groupe d’inclue pas tous les musulmans est qu’il peut s’attaquer à d’autres musulmans qui n’adhèrent pas à son idéologie particulière et le fait fréquemment. Le plus grand groupe de victimes de violence par des musulmans demeure toujours d’autres musulmans. C’est ce qui explique pourquoi quelques-unes des victimes de ces gangs ont été des musulmanes pakistanaises, qui probablement ne se comportaient pas comme de bonnes musulmanes aux yeux des agresseurs. Toujours est-il que ces gangs attaquent ces filles vicieusement parce qu’ils des considèrent de faibles moeurs puisqu’elles ne sont pas couvertes de la tête aux pieds et donc, selon leur idéologie, elles méritent d’être traitées comme des putains, d’après plusieurs témoignages de victimes.

Certains diront également que les agressions sexuelles ne sont pas l’apanage d’une culture ou d’une religion en particulier, et vous avez raison, mais il n’existe aucun autre exemple de groupes ethniques ou religieux organisés ciblant des mineures d’autres groupes ethniques ou religieux de cette façon. Aucun.

Les victimes sont aussi ciblées parce qu’elles sont relativement innocentes et peu portées à vouloir tenir leurs parents au courant de leurs années et venues (les sikhs en particulier). Dans certains cas, elles étaient aussi sous les soins de l’état dans des centres d’accueil, etc.  et donc, moins de chances qu’elles tente de rapporter les crimes perpétrés contre elles, mais d’autres complications ont aussi permis à leurs agresseur d’agir impunément litéralement pendant des décennies.

Cachez ces crimes je ne saurais voir parce qu’ils sont commis par des lauréats la médaille d’or des Olympiques de l’oppression…

Mis à part l’hésitation des victimes à porter des accusations, une autre raison a permis à ces gangs de viol pédophile organisé d’opérer impunément pendant plusieurs décennies et c’est la rectitude politique. Les services sociaux, la police, les conseils municipaux étaient tous au courant, mais ils ont choisi de balayer l’affaire sous le tapis et de l’étouffer de peur qu’on les traite de raciste ou d’islamophobes. Des pères des victimes appellent la police pour sortir leurs filles de la maison où elles se font violer, et ce sont eux qui se font arrêter. Des policiers découvre des jeunes filles de 11 ans au lit avec un adulte et ils ne font aucune arrestation sous prétexte que les relations étaient consensuelles (à 11-12 ans???). À Rotherham des conseillers municipaux et des policier ont même eu des relations sexuelles avec des victimes aussi incroyable que ça puisse paraître.

Je dirais que c’est là le plus gros scandale. Les autorités britanniques ont très litéralement sacrifié et laisser démolir une génération complète de jeunes filles pré-pubescentes et pubescentes au nom de la rectitude politique. Laissez-moi répéter: Les autorités britanniques ont très litéralement sacrifié et laisser démolir une génération complète de jeunes filles pré-pubescentes et pubescentes au nom de la rectitude politique!

Et maintenant on s’inquiète d’une montée de l’islamophobie dans ce pays? On blâme ceux qui, à juste titre, dénoncent ces actes horribles en les traitant de raciste et d’islamophobes? Si c’était vos filles? Ne seriez-vous pas indignés vous aussi? Ne réclâmeriez-vous pas aussi la justice? C’est ce que faisait Tommy Robinson et regardez ce qui lui arrive. Le scandale est que le Royaume Uni est étouffé sous un régime tellement orwellien que ceux qui sont y nés et y passé leurs vies entières, ainsi que des générations innombrables avant eux ne peuvent même plus réclâmer la justice pour les torts qui leur sont faits ou même s’en plaindre! Apparemment, ils sont supposés maintenir leur flegme légendaire en voyant leurs filles se faire violer à la chaine, sans dire un mot. Pourquoi? Parce que les agresseurs ont le teint plus foncé? Pourquoi auraient-ils droit à un passe-droit? Est-ce qu’on se gêne pour dénoncer les mafias italiennes ou russes?  A-t-on peur d’être traités d’italophobes ou de russophobes? Pourtant, au Royaume Uni, si vous osez critiquer l’islam ou les musulmans, vous êtes presque assurés d’être arrêté pour discours haineux. Vous croyez que je rigole? Voici le barème que la police métropolitaine de Londres utilise pour déterminer si votre discours est islamophobe.

Met Police islamophobia

Dites-moi, selon ce barème, quelle critique de l’islam ou de musulmans vous est-il possible de faire? Selon ce barème, ce texte ici présent est largement islamophobe malgré toutes les contorsions que j’ai pu faire pour expliquer que je ne parle pas de tous les musulmans, mais d’un élément criminel bien défini dans leur communauté. Voilà pourquoi la liberté d’expression des de prime importance et pourquoi les lois sur le discours haineux sont absurdes. Il n’y a pas de définition précises pour l’expression «discours haineux» et lorsque vous laissez le soin à l’état de le définir, il sera défini par la dernière personne que vous voudriez avoir dans cette position et même si aujourd’hui ça vous avantage, je peux vous garantir qu’un jour de telles lois serviront à vous baillonner.

Malgré le fait que ces gangs ont été exposés au grand jour depuis sept ans,  on en parle encore très peu en Grande Bretagne dans les médias de masse et encore moins dans les médias Nord-Américains. Les procès se déroulent largement à huis-clos avec des interdits de publication sous prétexte d’assurer un procès équitable aux prévenus (ce qui n’est pas considéré nécessaire en Amérique du Nord), mais ça permet aussi largement d’étouffer l’affaire, incluant les détails embarrassants pour les autorités. Ça permet aussi de garder l’indignation à un minimum. L’inconvénient est que ça ne fonctionne pas en cette ère de médias sociaux. Les informations se transmettent quand même et de ce que j’ai pu entendre de plusieurs sources Youtube au Royaume Uni et ailleurs, les tensions sont très élevées et malgré le fait que plusieurs agresseurs ont été envoyés en prison, le victimes rapportent que le gang continuent quand même d’opérer librement. Franchement, je suis presque surpris que certains ne se soient pas fait justice eux-mêmes, mais désarmés comme ils le sont, comment le pourraient-ils? Mais il viendra un jour où les britanniques en auront assez et je ne donne pas cher de la peau de leurs politiciens complaisants quand ce jour arrivera.

L’alt right et la gauche régressive : deux côtés d’une même médaille (2/2)

Par Philippe David

En tant que libertarien anarchiste, je suis plus que familier avec la façon que les médias de masse ont d’étiqueter un mouvement ou une idéologie qu’ils ne comprennent pas et les raccourcis intellectuels et sophismes de l’homme de paille qu’ils peuvent utiliser pour démoniser les idées qu’ils n’aiment pas. C’est pourquoi, quand j’ai décidé d’écrire un texte sur cette droite alternative que les américains ont baptisé «alt-right», je ne me suis pas fié aux seuls médias de masse, dominés par la gauche,  pour m’en faire une idée. Je me suis également fié à des médias alternatifs et j’ai aussi varié mes sources en consultant autant des sources de droite que des sources de gauche.

Dans cette seconde partie, je vais tenter de vous donner une vague idée de ce qu’est vraiment la droite alternative, la fameuse «alt-right» qu’a dénoncée Hillary Clinton pendant la campagne présidentielle. Je vais insérer plusieurs liens dans le texte que je vous encourage à cliquer pour avoir de l’information supplémentaire et je vous encourage à faire vos propres recherches et ne vous fiez surtout pas aux médias de masse pour vous donner l’heure juste sur ce sujet.  Après avoir passé plusieurs heures de mon temps libre à m’informer sur ce mouvement, je crois en avoir au moins une meilleure compréhension, mais en même temps je ne crois pas avoir fait plus que d’en égratigner la surface. Il n’y a que 24 heures dans une journée et il faut bien que je dorme, que je gagne ma croûte et que je prenne soin de ma famille, mais j’espère pouvoir vous apprendre quelque chose que vous ne saviez pas déjà.

Les origines de l’alt-right.

L’alt-right est un mouvement né de babillards et forums sur l’internet. Des endroits comme 4chan et 8chan en sont quelques-uns de ses points d’origine. Si on en croit les médias de masse, c’est un mouvement comprenant principalement de racistes et antisémites, de suprématistes blancs et de néo-nazis. Ces éléments existent certainement au sein du mouvement, mais leur prédominance est pour le moins douteuse. On a plus l’impression que les médias tentent de leur coller une étiquette pour mieux le discréditer plutôt que d’essayer de le comprendre.  La réalité est que c’est plutôt un amalgame de plusieurs groupes hétéroclites qui sont unis bien plus parce qu’ils opposent que ce qu’ils représentent et ce qu’ils opposent sont premièrement le conservatisme impuissant qu’ils appellent les «cuckservatives», dérivé du genre porno «cuckold» qui montre des hommes qui s’excitent sexuellement de voir leur femme baisée par un autre homme, généralement un noir avec un gros engin. La métaphore étant de décrire la droite traditionnelle américaine comme n’ayant plus les couilles de combattre la gauche et deuxièmement, ils ont horreur de la rectitude politique de la gauche et de la gauche régressive en particulier.

Le terme alt-right provient de Richard Spencer, ancien éditeur de Taki’s Magazine et présent éditeur de «Alternative Right.com» qui est définitivement un des éléments suprématistes blancs, mais ce mouvement s’est étendu à tellement de factions qu’il est difficile d’attribuer une idéologie particulière à ce mouvement qui incorpore des trolls professionnels, des conservateurs et des libertariens naturels, des masculinistes, des néo-réactionnaires, etc. Ils sont généralement jeunes, males, chrétiens, hétéros  et blancs, mais il y en a de toutes les couleurs, genres, religions et orientations. Ils sont fréquemment juvéniles et dans certains cas, très ignorants de l’histoire. La plupart sont à peine assez vieux pour se souvenir du 9/11, encore moins l’holocauste. Ce qu’ils savent, cependant, c’est que de faire des mèmes aux connotations racistes ou antisémites provoquent les gens et leur font perdre les pédales, ce qu’ils trouvent hilarant. Leur logique étant que si la police de la novlangue va les traiter de racistes de toute façon, qu’ils le soient réellement ou pas, autant leur en mettre plein la vue et leur donner de vraies raisons de chialer. La provocation est leur principal outil de communication.

J’ai vu des descriptions similaires de ce mouvement autant par des gauchistes modérés comme Eric Benjamin (alias Sargon of Akkad),  Dave Rubin et David Pakman ou des libertariens comme Jeff Deist et celui qui est probablement leur plus grand défenseur : Milo Yiannopoulos de Breitbart, un demi-juif gay qui a le béguin pour les hommes noirs. Un héros plutôt invraisemblable pour un mouvement supposément pronazi et raciste.

Les positions de l’Alt-right

L’Alt-right est un mouvement tout aussi collectiviste que la gauche en général et la gauche régressive, mais diamétralement opposée sur le plan de la culture et de l’identité. Là où la gauche, dans sa promotion de l’antiracisme, se retrouve à faire du racisme anti-blanc, l’Alt-Right dénonce ce racisme inversé et fait une promotion active the la culture occidentale européenne. Là où la gauche féministe cultive une haine consommée du genre masculin, l’Alt-right bascule dans le masculinisme et l’antiféminisme. Là où la gauche tente d’étouffer les débats par la rectitude politique, l’Alt-Right répond par la provocation puérile. Là où la gauche prône une dilution continuelle de la culture locale par un multiculturalisme soutenu par une immigration sans bornes, l’Alt-right propose de limiter l’immigration et s’oppose au multiculturalisme. Pratiquement toutes ses positions sont basées sur une opposition socio-culturelle systématique de la gauche régressive. Ça ne devrait donc pas être surprenant que ce mouvement se retrouve à aduler Donald Trump.

Une résonnance au Québec

Je suis loin d’être sympathique à la plupart des positions de l’alt-right, mais je peux certainement comprendre comment certaines de leurs positions sur l’immigration peuvent trouver une certaine résonnance au Québec. L’immigration de plus en plus massive de musulmans suscite certainement beaucoup d’inquiétude ici. Il n’est pas nécessairement déraisonnable lorsqu’on est habitués à vivre dans une société libérale, de voir des masses d’individus provenant d’une culture où on jette des homosexuels du haut d’un immeuble et fouette des femmes pour avoir été violées, soudainement débarquer et résister l’intégration à la société d’accueil avec la complicité de certains politiciens qui courtisent leurs votes, avec un tantinet d’appréhension. Nous avons certainement beaucoup de gens qui voient leur patelin littéralement se  transformer en un pays étranger et qui aimeraient  endiguer cet influx. J’avoue que je peux difficilement les blâmer.  Au fond, je trouve que les positions de l’Alt-right s’apparentent beaucoup au nationalisme conservateur québécois, ce qui explique pourquoi on a eu une certaine mesure de soutien envers Donald Trump dans certaines régions.

Cependant, je ne peux pas être d’accord avec  le genre d’isolationnisme et protectionnisme, sans parler du facteur raciste,  provenant de plusieurs factions de ce mouvement.  Je crois aussi qu’un bon nombre d’entre eux ont grandement besoin de lire un livre d’Histoire.

Le reflet de la gauche régressive

Bien que l’alt-right se veuille une réaction à la gauche régressive, il y a beaucoup de points communs entre ces deux groupes. Les deux mouvements sont juvéniles et autoritaires. Ils fonctionnent tous les deux sur des lignes culturelles. Ils ne voient le monde qu’en termes de groupes luttant les uns contre les autres, faisant d’énormes raccourcis intellectuels envers les individus qui les composent. Qui aiment également représenter ces groupes de façon victimaire. Et bien sûr, ils veulent que l’état impose leur vision chacun à sa façon. Mais si vous voulez vous débarrasser de l’alt-right, Milo Yiannopoulos a quelques suggestions comment faire

L’alt right et la gauche régressive : deux côtés d’une même médaille (1/2)

Par Philippe David

En tant que libertarien anarchiste, je suis plus que familier avec la façon que les médias de masse ont d’étiqueter un mouvement ou une idéologie qu’ils ne comprennent pas et les raccourcis intellectuels et sophismes de l’homme de paille qu’ils peuvent utiliser pour démoniser les idées qu’ils n’aiment pas. C’est pourquoi, quand j’ai décidé d’écrire un texte sur cette droite alternative que les américains ont baptisé «alt-right», je ne me suis pas fié aux seuls médias de masse, dominés par la gauche,  pour m’en faire une idée. Je me suis également fié à des médias alternatifs et j’ai aussi varié mes sources en consultant autant des sources de droite que des sources de gauche. Cependant, en faisant mes recherches, j’ai réalisé qu’il est difficile de parler de la «alt-right» sans aussi parler d’une certaine gauche dite «régressive»  aussi connue sous le sobriquet de «guerriers de la justice sociale» ou «social justice warriors» en anglais. Pourquoi? Parce que selon mon humble opinion, ces deux mouvements sont deux faces de la même pièce. Très littéralement, ils sont le reflet l’un de l’autre.  L’atl-right est plus un contre-mouvement à la gauche régressive qu’un mouvement à juste titre, je me vois donc dans l’obligation de brosser un portrait de la gauche régressive avant de pouvoir parler de la droite alternative.

Qu’est-ce que la gauche régressive?

Si vous n’êtes pas familier avec la culture en vogue dans les campus universitaires américains surtout, mais aussi au Canada qui s’identifie de la gauche mais dont les doctrines tiennent de la rectitude politique, de la victimite et de la politique identitaire poussées à l’extrême. Ils sont à l’origine de termes comme «trigger warning» et «safe space». On les voit faire des manifestations et très littéralement faire des crises de bacon pour ne pas avoir à souffrir d’opinions divergentes des leurs. C’est un groupe pris en dérision par des commentateurs de la droite comme étant de gros bébés, en se moquant de leurs objections sur les costumes d’Halloween, par exemple. Mais ils sont également dénoncés par des gauchistes modérés comme Dave Rubin, David Pakman ou Bill Maher et Richard Dawkins qui considèrent tous que ce mouvement mine la crédibilité de la gauche. Les deux premiers sont des animateurs de médias alternatifs que j’admire pour leur rigueur, même si je ne suis pas toujours d’accord avec leurs idées. Cependant, ils nous affirment tous que ce n’est pas représentatif du mouvement progressiste, mais en réalité, ce n’est pas complètement vrai parce que les dogmes de la gauche régressive viennent tout droit du marxisme culturel issu de la théorie critique de l’école de Francfort et nous voyons souvent ces mêmes dogmes appliqués aussi par la gauche «mainstream».

L’influence du marxisme culturel

La gauche régressive, c’est l’idée que pratiquement tout dans ce monde est une lutte entre oppresseurs et opprimés. C’est en réalité une version révisée de la lutte des classes de Marx. Les opprimés étant tous ceux et celles faisant partie de groupes minoritaires (femmes, minorités raciales, minorités religieuses, LGBTQ, etc.) et les oppresseurs par excellence sont, bien entendu, ces méchants hommes blancs, chrétiens,  cisgenres et hétéros qui vivent tous et chacun une existence privilégiée. En réponse à cette prétendue oppression, la gauche régressive fait la promotion active du féminisme radical (lire anti-hommes), de l’homosexualité, du multiculturalisme, de la théorie des genres. Ce sont d’éternels offensés pour lesquels aucune opinion contraire n’est acceptable, même si elle est soutenue par des faits vérifiables.

Les guerriers de la justice sociale n’ont que faire des faits. Tout ce qui leur importe ce sont leurs sentiments. Ainsi, ils ferment les yeux sur toute la littérature de différences biologiques entre les genres qui ne sont, selon eux, que des constructions sociales. Ils se battront contre l’homophobie, mais tairont les abus islamistes envers les homosexuels, sous prétexte que l’Islam est également opprimé. D’ailleurs, si vous faites partie de ces groupes de victimes, tout vous est dû et tout vous est permis. On doit, par exemple, vous favoriser dans l’obtention d’un emploi que vous soyez la personne la mieux qualifiée ou pas, juste parce qu’on est en 2016. Vous avez le droit de haïr les hommes sans être sexiste, de haïr les blancs sans être raciste, de haïr les chrétiens sans être christianophobe ou les hétérosexuels, sans être hétérophobe. Vous comprendrez que ces gens n’ont aucun argument derrières leurs positions. Si vous osez les contredire, vous serez tout simplement raciste, misogyne ou islamophobe ou un nazi suprématiste blanc, le cas échéant.

La droite alternative ou «alt right» est née de l’exaspération de certains groupes envers la rectitude politique, le multiculturalisme et l’immigration débridée promus  par cette gauche régressive. Nous verrons quelle forme prend cette contre-culture dans la seconde partie.