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Merci Joanne et au revoir…

Par Philippe David

Aux ondes du FM93 à Québec ce matin, mon amie Joanne Marcotte a annoncé qu’elle prenait une année sabbatique des chroniques et des médias, suivi d’une explication et d’un bilan des ses réalisations sur son blogue. J’accueille cette nouvelle avec un petit pincement de cœur, je l’avoue.

J’ai connu Joanne Marcotte au travers de mon implication au Réseau Liberté Québec. Ce fût un plaisir et un honneur de travailler avec elle. Je demeure d’ailleurs un fan inconditionnel. C’est une grande dame qui, je crois, a été pendant 15 ans une des principales figures de proue du libéralisme au Québec. Ses réalisations sont multiples. Son documentaire, «L’Illusion Tranquille» et son livre «Pour en Finir avec le Gouvernemaman» sont encore plus pertinents que jamais aujourd’hui. Malgré le fait que le RLQ est maintenant inactif, ce qu’elle a créé avec Ian Sénéchal, Éric Duhaime et Roy Eappen a permis à une certaine droite de sortir du placard et de s’affirmer alors qu’avant elle ne consistait que de quelques voix seules et isolées dans les blogues et les médias sociaux. À travers sa visibilité médiatique, elle a beaucoup contribué à amener le libéralisme et le conservatisme fiscal sous les projecteurs et populariser ces idées encore méconnues.

Lorsque j’ai commencé à bloguer en 2006, on ignorait encore ce que c’était une idéologie de droite au Québec, encore moins ce qu’est le libéralisme classique ou le libertarianisme, tellement le débat constitutionnel occupait l’espace médiatique. Avec son documentaire, son blogue et ses interventions dans les médias, Joanne a su partager avec le Québec des idées politiques jusque-là très obscures. Elle a aussi accueilli le blogueur marginal que j’étais à l’époque et m’a fait sentir que mes écrits étaient appréciés et m’a inclus dans certains projets au RLQ. Pour cela je lui serai toujours reconnaissant. Si j’écris encore, c’est un peu grâce à elle.

Je crois que je peux dire que sa présence va me manquer, quoique je suis sûr qu’on aura l’occasion de se jaser sur Facebook de temps en temps. Son absence des ondes va créer un vide qui sera difficile à remplir. Cependant, je peux comprendre que la célébrité a un certain coût. Ça finit par user à la longue. Un petit repos lui fera certainement le plus grand bien.

Merci infiniment Joanne pour ta ténacité et ton intelligence et pour tout ce que tu as fait pour nous qui continuons de se battre pour nos idées. Tu vas nous manquer. Mais malgré tout, je conserve l’espoir que ce n’est qu’un au revoir plutôt qu’un adieu.

Les pleutres

 

Par Philippe David

Le budget a été déposé et sans surprise, le PQ a augmenté les impôts des contribuables gagnant plus de $100 000, rendu la taxe santé progressive,  augmenté les taxes sur le tabac et l’alcool, ainsi que dégelé les tarifs d’électricité. On distribue toutes sortes de bonbons. Les frais de scolarité et de garderies restent gelés, aucune coupure sérieuse dans la bureaucratie ou dans le BS corporatif. En fait, je me demande comment Nicolas Marceau arrive à dire qu’ils atteignent l’équilibre budgétaire en gardant son sérieux. Quand mon budget est équilibré, ma dette ne continue pas à grimper, alors comment se fait-il que malgré un transfert de 1,5 milliard du fonds des générations à la dette, celle-ci bondit quand même de $10 milliards et continue de croitre à $265 la seconde? C’est quand même prendre les gens pour des cons que d’essayer de leur passer un tel sapin avec de la comptabilité créative.

Nicolas Marceau, comme ses prédécesseurs a choisi la voie de la paresse et de la facilité et fait passer l’effort d’un retour fictif à l’équilibre budgétaire sur le dos des contribuables les plus taxés en Amérique du Nord.

Par ailleurs, on apprend que le PLQ, malgré qu’il décrie le budget, ne tiendra pas sa promesse de voter contre le budget. Il semble qu’ils ne feront pas équipe avec la CAQ pour renverser le gouvernement. Selon Jean-Marc Fournier, il serait irresponsable de forcer une élection après moins de 100 jours. C’est juste, mais ils pouvaient également former une coalition avec la CAQ pour remplacer le PQ. Avec plus de 60% de la population derrière eux, ils auraient toute la légitimité pour gouverner. Bien plus que le gouvernement actuel et c’est parfaitement constitutionnel. Il est impératif de déloger ce gouvernement de pee-wees. Je déplore que les libéraux agissent comme des pleutres. C’est pourquoi je suis fier d’annoncer ceci:

En réponse à ce budget presse encore le contribuable québécois comme un citron et dans le but de générer un mouvement de protestation, le Réseau-Liberté Québec initie la campagne « Non aux hausses d’impôt« . Cliquez sur le lien pour vous rendre au site web et signer une lettre ouverte enjoignant le gouvernement à renoncer à toute hausse du fardeau fiscal des québécois et exhortant les députés de l’opposition à voter contre le budget si le gouvernement ne recule pas. Le site a aussi une page vous permettant d’envoyer des courriels à tous les députés de l’opposition leur demandant de voter contre ce budget. Faites-vous entendre!

L’épouvantail de la « droite religieuse »

C’est étonnant à quel point le terme « droite religieuse » semble causer tout un émoi ici au Québec. La seule mention de ce terme semble nous ramener à l’époque où l’Église catholique menait nos vies. Automatiquement, on songe au retour à la grande noirceur. On évoque un retour à la criminalisation de l’avortement, à l’homophobie, à l’imposition d’un code moral rétrograde, que sais-je encore. Et si cette épouvantable droite moral n’était que ça: un épouvantail.

Bien sûr il existe des gens qui sont contre l’avortement et qui sont homophobes. Il y en a tant à gauche qu’à droite qui tentent d’utiliser l’état pour imposer leurs valeurs et leur code moral aux autres. Règle générale, ce sont des marginaux. Peut-être pas tant que ça à gauche, mais au Québec en tout cas, à droite c’est des marginaux.

Je vous le dis tout de suite je ne suis absolument pas religieux. Il y a au moins 4 ans que je n’ai pas mis les pieds dans une église. On ne peut certainement pas m’accuser d’être un fanatique religieux. Cependant, puisque je crois en la liberté, je crois donc au droit de chacun de croire ce qu’il veut et agir selon ses croyances. Cela dit, les religions ne me dérangent pas tant qu’ils n’essaient pas de m’imposer leurs croyances.

Un des grand problème de notre société, telle qu’elle est organisée présentement, est cette idée du « one-size fits all ». Nous avons un système de santé à taille unique, un système d’éducation à taille unique et quoi d’autre encore, où nous essayons tant bien que mal de faire rentrer des tas d’individus, tous différents, dans le même moule.  Pourquoi y a-t-il des gens qui imposent leurs valeurs aux autres? Parce que nous semblons incapables de concevoir une société dans laquelle des valeurs différentes puissent coexister. Ici, il faut que tout passe par l’état et que tout soit uniforme. Mais ce paradigme est dépassé.

Ça m’étonnera toujours de voir des partisans de la droite considérer la droite sociale avec dédain. Mais pourtant, quand la liberté est notre idéal et que notre but est de réduire l’influence de l’état dans nos vies, les désirs de la droite sociale n’entreront pas nécessairement en conflit avec le « plus de liberté et moins d’état » que préconise la droite libertarienne ou fiscale.

Selon un article publié hier dans la feuille de chou nationalo-gauchiste (Le Devoir), certains de mes confrères du RLQ auraient une peur bleue de militants de la droite religieuse au sein du PCQ. Après tout, le sinistre Richard Décarie ne fait-il pas partie de leur exécutif? (Jouez votre thème préféré de film d’horreur dans vos têtes)

Passons sur le fait que Le Devoir a tout intérêt à publier des articles pour semer la zizanie parmi les rangs de la méchante droite, de quoi mes collègues ont-ils peur au juste? Un autre débat sur l’avortement? Désolé, c’est une juridiction fédérale, le PCQ n’a rien à voir avec ça, adressez vos plaintes à Stephen Harper. Le mariage gai? Même chose. La justice et l’ordre? Pourtant, la majorité des Québécois étaient pour le projet de loi C-10, alors même si c’est encore une juridiction fédérale, la seule différence que ça ferait d’avoir une gouvernement conservateur à Québec c’est que nous ne chercherions pas à l’adoucir comme Jean-Marc Fournier veut faire. Cependant, comme vous, nous sommes inconfortables avec C-30.

Je vais vous faire un aveu. Sur son site, le PCQ nous fait déjà part de son plan diabolique de domination ultra-catholique (Muahahahaha!). Nous allons abolir le cours d’ECR. Et non, ce cours ne sera pas remplacé par des cours d’enseignement religieux, parce que de toute façon, le PCQ prône une réforme en profondeur de l’éducation, intégrant un système de bons d’études, qui donnera la liberté de choix aux parents. Quelle horreur! … Pour la gauche du moins. Oh, et nous promettons aussi une réforme des services de garde… Oooooooh! Est-ce que je vous fais peur?

Alors,  la prochaine fois qu’on essaiera de vous faire peur avec le fameux épouvantail de la droite religieuse, allez-donc voir le site du Parti Conservateur du Québec et vous saurez qu’il n’y a rien de plus faux.

L’orphelinat

Dimanche dernier a eu lieu le rassemblement tant attendu du Réseau Liberté-Québec. En cette magnifique journée printanière des gens partageant les mêmes convictions se sont réunies à Lévis afin d’échanger et de réseauter. Nous avons eu la chance d’écouter des conférenciers hors-pair et même un peu d’humour. J’ai été honoré d’y jouer une part, si humble soit-elle. 75 personnes se sont présentées le jour même pour acheter leur billet pour participer à la conférence, amenant le total des participants à 450. Ce fût un franc succès.

Malgré tout ça, la conférence s’est déroulée aussi sous un fond de controverse. Quelques jours avant, un article de journal rapportait des propos de Joanne Marcotte où elle qualifiait le Parti Conservateur du Québec comme étant « sectaire » et « puriste ». Étant moi-même militant du RLQ et du PCQ, je me suis désolé de ces propos comme beaucoup d’autres. Dans son discours de clôture, Mme Marcotte s’est d’ailleurs excusé de ces remarques à ceux qu’elles ont offusqué. Elle a également salué le chef du PCQ, Luc Harvey, et l’a félicité pour son annonce à l’effet que toutes les propositions présentées par la commission politique de l’ADQ, dirigée par  Claude Garcia et Adrien Pouliot, seraient reprises par le PCQ. Cependant, elle a également été très claire sur le point que le RLQ n’endosserait pour le moment aucun parti politique. Je crois comprendre pourquoi.

Les orphelins

Nous avons entendu les porte-paroles du RLQ se dire orphelins politiques depuis que l’ADQ a été « racheté par des compétiteurs », pour reprendre les propos de quelqu’un à la conférence. À titre personnel, je ne pourrais pas leur reprocher leur scepticisme. Les nouveaux partis qui viennent tout juste de se former pour tenter de combler le vide n’ont pas encore fait leur preuves. Le PCQ a une longueur d’avance sur l’Équipe Autonomiste qui est tout juste sur le point d’être reconnue par le DGE, et ni l’une, ni l’autre de ces formations n’a tenu de congrès de fondation et n’a présenté un programme.

Un récent sondage des membres du RLQ a révélé que 60% de ces membres n’appuient aucun parti présentement. En qualité de porte-paroles de leur membres, il serait également impossible pour les dirigeants du RLQ de se prononcer en faveur d’un parti alors que la grande majorité de leurs membres sont encore sceptiques. Le RLQ ne peut faire autre chose que de rester neutre dans les circonstances. La balle est dans le court des nouveaux partis politiques de droite. À eux de convaincre les sceptiques et d’accueillir les orphelins.

Comme le Black Block pour la CLASSE

Il y a cependant une ombre au tableau. Si Joanne Marcotte avait qualifié de sectaire et puriste le PCQ, c’est qu’une poignée de personnes disant supporter ce parti mènent une campagne de salissage envers certains porte-paroles du RLQ, notamment contre Mme Marcotte. Des épithètes comme « brainwashée » et « marxiste » ont même été lancées par ces mauvaises langues. Je crois que la réputation de Mme Marcotte et des autres porte-paroles du RLQ comme défenseurs de la liberté et des idéaux de droite n’est plus à faire. De les attaquer ainsi ne fait que discréditer ces gens dont la propre contribution à la cause est plus que douteuse.

Du côté du PCQ, le président, Jeff Plante, m’a assuré que ces personnes ne parlent pas au nom du parti et qu’elles n’en sont même pas membres. Du côté du RLQ, même ceux qui ne sont pas près des membres fondateurs soupçonnent que ces personnes sont des agents du parti.

Que ce soit vrai ou non, ces personnes alimentent la méfiance entre les deux organisation, là où il devrait y avoir des liens cordiaux et coopératifs. Peu importe qu’il s’agisse de têtes brûlées, elles minent la crédibilité du PCQ tout comme le Black Block mine celle du mouvement étudiant lorsqu’il infiltre ses manifestations et cause des dommages matériels et des confrontations. Il faudrait que le PCQ évite de faire comme la CLASSE et dénonce vivement les propos de ces gens sur Facebook afin d’établir un lien de confiance. Même si ces gens ne sont pas membres du parti, ils l’éclaboussent au passage et s’ils sont vraiment des supporteurs du parti, ils devraient cesser cette campagne de salissage immédiatement. En tant que militant du PCQ, j’en suis outré et j’espère que les autres membres du parti qui oeuvrent sincèrement à rallier la droite sous cette bannière, le sont autant que moi.

Lorsque le Parti Conservateur du Québec renaquit de ces cendres, je fus un des premiers à acheter ma carte de membre. J’ai la conviction qu’un jour, il réunira tous ceux qui désirent véritablement un changement au Québec.  Je partage le désappointement de son chef que le RLQ ne puisse ouvertement nous supporter, mais je comprend aussi que si ce n’est pas le cas, c’est parce que c’est à nous de les convaincre et de ne pas nous laisser miner par quelques têtes brûlées.

Affrontements stupides

Caricature - Ygreck

J’ai décidé ce matin de ramener une petite caricature que le talentueux Ygreck avait faite environ 3 mois après le premier rassemblement du Réseau Liberté-Québec, alors que les grandes centrales syndicales du Québec faisaient un caca nerveux devant cette nouvelle manifestation d’une droite qu’ils accusaient d’être « provocante ». Je le fais parce qu’il y en a qui affirment sans rire que le RLQ est une organisation inutile. Pourtant, si cette organisation est inutile, pourquoi y a-t-il des gauchistes avec des pancartes à chaque rassemblement majeur de ce mouvement? Pourquoi, avant qu’elle n’apparaisse, le débat gauche-droite était quasi-absent des médias de masse et que maintenant on s’en parle de plus en plus? Pourquoi depuis la fondation de ce réseau, Facebook est-il littéralement en ébullition au Québec avec des débats sur cet axe?

C’est vrai qu’il en en a qui se font de fausses idées sur ce que le RLQ est ou devrait être. Le RLQ n’est pas un parti politique, ni un groupe de pression, ni un lobby. Le RLQ est un réseau. Il n’a pas d’organisation formelle. Il permet à des gens de droite de se réunir et d’échanger. Il permet de tisser des liens et faire des contacts. Il permet également aux gens de droite de s’éduquer en présentant des conférenciers lors de ses évènements. Finalement, grâce à la visibilité médiatique de ses ténors, il est aussi un canal pour les idées de droite dans les médias. C’est loin de ce que j’appellerais « inutile ».  Alors pourquoi y a-t-il des gens de droite si critiques de ce mouvement?

La droite a une particularité intéressante. Elle est farouchement individualiste. Pas individualiste dans le sens du chacun pour soi, mais individualiste dans le sens que l’individu et ses droits sont au centre de ses préoccupation. Contrairement aux drones collectivistes de la gauche, nous ne voulons pas être issus du même moule et nous ne voulons pas nous plier à des exigences ou des solutions uniques. Nous croyons que les solutions émergent du bas vers le haut et non du haut vers le bas. Les idée sont soumises à la loi du marché et ce sont les meilleures idées qui émergent du processus de la concurrence.

Alors, puisque tous les gens de droite sont tous supposés viser le même but, c’est-à-dire moins d’état, je me vois plutôt perplexe d’assister à des luttes intestines stupides qui portent non-pas sur les idées, mais sur le choix d’un véhicule ou de la méthode ou même des conflits d’égos. Vous trouvez que le RLQ n’en fait pas assez? Fondez votre propre mouvement et essayez d’en faire un succès comme Joanne Marcotte, Éric Duhaime, Ian Sénéchal et Roy Eappen ont fait. Vous êtes orphelins politiques depuis que l’ADQ a sombré et vous haïssez la gueule de Jeff Plante? Faites comme lui et partez votre propre parti et voyez si vous pouvez faire mieux que lui. Mais de grâce, cessez de dénigrer ceux qui tentent de s’impliquer corps et âmes à faire avancer la cause de la droite au Québec. J’ai le privilège de connaitre beaucoup de ces gens et chacun est dédié à sa propre manière à la même cause que vous. Pourquoi leur planter des poignards dans le dos? Les traiter de faux droitistes ou que sais-je d’autre encore? Je croyais que seuls les gauchistes s’attribuaient le monopole de la vertu. Et pourtant, si vous n’êtes pas disposés à faire certains des sacrifices que font les Jeff Plante, Éric Duhaime, Ian Sénéchal, Joanne Marcotte et Roy Eappen ont fait, qui êtes-vous pour les critiquer.

L’important n’est pas le véhicule ou la méthode; l’important, c’est les idées. Les luttes intestines ne mènent à rien. Pendant que vous vous obstinez sur le sexe des anges, le véritable adversaire, la gauche, se bidonne. Si ce que le voisin fait pour promouvoir la cause vous déplait, vous pouvez en débattre, mais s’il persiste, vivez et laissez vivre.

Joanne Marcotte répond à J.-Jacques Samson

Suivant la chronique d’aujourd’hui de J.-Jacques Samson, “Ça caquette à l’ADQ“, je me permettrai d’offrir ici un complément d’information que M. Samson aurait eu avantage à connaître avant d’écrire son texte.

Le document dont il est question dans sa chronique (Cours de préparation au mariage CAQ-ADQ signé Adrien Pouliot) a effectivement été rédigé par Adrien Pouliot, membre de la Commission politique de l’ADQ. Ce document avait fait l’objet d’une conférence Web donnée par M. Pouliot en décembre dernier. Dans cette présentation Powerpoint, ce dernier donne son appréciation des propositions de la CAQ, mais surtout compare la philosophie politique et quelques éléments des programmes des deux partis que sont la CAQ et l’ADQ.

Comme le Réseau Liberté-Québec se donne comme mandat de diffuser les idées qui se situent à la droite du centre sur l’échiquier politique, nous avons pensé rendre public un document qui compare, de façon assez percutante, les valeurs et les idées de la CAQ vs. l’ADQ (initiative qui, entre vous et moi, devrait être le travail des journalistes…) J’ai donc repris son document, l’ai converti en .pdf et l’ai rendu disponible à partir du site de l’Infolettre du Réseau Liberté-Québec.

En créant ce nouveau document .pdf, c’est ce qui fait que vous voyez mon nom dans le champ “Auteur” des propriétés du document. Je n’ai pas, par ailleurs, changé une seule ligne de son texte. Je ne suis donc pas l’auteure du document – ce que le chroniqueur J.-Jacques insinue à tort dans sa chronique.

Il semble donc qu’il n’ait pas été suffisant que le titre du document soit “Cours de préparation au mariage ADQ-CAQ – SIGNÉ ADRIEN POULIOT” pour le convaincre de l’identité de l’auteur. Cela dit, je peine à imaginer M. Samson fouiller dans les propriétés du document .pdf pour y trouver mon nom. On peut, en effet, raisonnablement penser que ceci lui a été suggéré par un malfaisant qui avait intérêt à injecter encore plus de confusion dans le processus déjà alambiqué de fusion ADQ-CAQ.

De toute évidence, cette stratégie de dernière minute du camp pro-fusion est on ne peut plus claire : tenter de discréditer le groupe RestonsADQ.ca en l’associant à une droite radicale, démagogique et selon Me Allaire, libertarienne (oh! quelle horreur, alors que lui-même a travaillé dans l’équipe du très libertarien Stockwell Day de l’Alliance canadienne, selon les dires de Éric Duhaime!).

Ce camp a également intérêt à faire voir que la résistance à la fusion ne provient pas de l’intérieur, soit des membres de l’ADQ, mais serait téléguidée de l’extérieur. Sous-entendre, par exemple, que Adrien Pouliot est un porte-parole du RLQ est digne de tout ce dont la population a en horreur de la part des magouilleurs professionnels de la politique. Croient-ils vraiment qu’en faisant croire cela, la fusion menée par les élites dirigeantes de l’ADQ apparaîtrait moins comme leur trahison à la fois du membership et des idées du parti. Qui sait ce que mijottent les Me Allaire et leur chef des communications Richard Thibault? C’est suffisamment tordu pour que d’honnêtes gens y perdent leur latin et s’écoeurent encore davantage de ces vieux politiciens.

Quoiqu’il en soit, j’en profiterai donc pour rappeler à M. Samson et à ses lecteurs la nature et la mission du Réseau Liberté-Québec. Contrairement à ce que “spin” Me Jean Allaire, le Réseau Liberté-Québec regroupe tous les Québécois qui ont compris que notre sociale-démocratie est épuisée.

Il regroupe TOUT ce qui est à la droite du centre: des conservateurs fiscaux, des gens attachés à la philosophie libérale classique (dont je suis moi-même), des libertariens ainsi que des nationalistes qui ont à coeur de préserver les valeurs occidentales que sont la liberté d’opinion et de presse, l’égalité homme-femme et la séparation de l’Église et de l’État.

Le Réseau Liberté-Québec travaille à réseauter tous ces gens, à proposer des réformes importantes au modèle québécois et à disséquer l’offre politique des différents partis politiques au Québec afin d’y voir plus clair.

En ce qui touche le positionnement du RLQ face à l’avenir de l’ADQ, je crois pouvoir dire sans trop m’aventurer que nous souhaitons tous qu’à terme, il en résulte un parti politique qui représente les idées réformatrices dont le Québec a tant besoin. Que ce véhicule renaisse de la coquille d’une ADQ qui aurait survécu ou qu’il soit le fruit d’un tout nouveau parti politique né d’une base militante plus homogène et clairement positionnée à la droite du centre, honnêtement, m’importe peu.

Pour cela, seuls les militants engagés au sein des partis politiques en présence sauront nous le dire.

P.S. J’ai communiqué avec J.-Jacques Samson au téléphone aujourd’hui. Après lui avoir expliqué la genèse du document dont il est question dans sa chronique, il me dit qu’il effectuera une correction à ses propos à la première occasion.

TAGUEULE.COM

 

Quand tu écoutes les nouvelles, le matin, tu penses à quoi?

Quand tu lis ton journal, qu’est-ce que ça t’inspire?

Sûrement, tu te fais une opinion. Sur le besoin ou non d’une enquête publique sur l’industrie de la construction. Sur une ville qui signe une entente mais qui doit faire amender la loi pour la justifier. Sur les accusations portées contre le député en fonction Tony Tomassi. Sur les propos de Don Cherry. Sur le départ précipité de la ministre Nathalie Normandeau. Et celui du journaliste de TVA Carl Langelier. Sur les syndicats qui en mènent large au Québec.

À coup sûr, tu as une opinion. Que tu partageras volontiers si on t’en donne l’occasion. Exprimer son opinion, c’est faire bon usage de sa liberté d’expression. Dans une société démocratique, l’un ne va pas sans l’autre.

Pas vrai? Pas sûr!

Au Québec, on s’est embarqué sur une pente savonneuse, et drôlement dangereuse.

Des joueurs de la LNH proposent des changements? Tagueule.com

Don Cherry critique les ex-joueurs de hockey qui dénoncent la violence sur la patinoire? Tagueule.com

Un chroniqueur demande la démission de Don Cherry : Tagueule.com

Éric Duhaime commente les positions linguistiques de Don Cherry : Tagueule.com

La ministre Lise Thériault veut revoir les lois régissant l’industrie de la construction : Tagueule.com

L’animateur du FM93 Sylvain Bouchard s’interroge sur certaines procédures de la ville de Québec : Tagueule.com (dit le maire, Régis Labeaume)

L’ex-ministre de la Justice Marc Bellemare rapporte les propos de son premier ministre : Tagueule.com (dit Bastarache)

L’ex-policier Jacques Duchesneau révèle des failles majeures au sein du ministère des Transports : Tagueule.com (dit Lafrenière)

Un citoyen remet en question l’entente entre la ville de Québec et Quebecor : Tagueule.com (garçon : une loi 204, SVP)

Un blogueur s’interroge publiquement sur le pouvoir syndical de la gauche?  Tagueule.com

Un groupe de réflexion, le Réseau Liberté-Québec, se réunit pour se pencher sur un modèle québécois dépassé : Tagueule.com (et une pelletée de fumier, avec ça).

Le quotidien La Presse s’interroge sur les étranges déclarations de l’étrange maire de Montréal, Gérald Tremblay : Tagueule.com

Le journaliste Dominic Maurais de CHOI RadioX propose ponctuellement le LABEAUME-WATCH? Tagueule.com

La SRC révèle l’omniprésence d’un important entrepreneur dans l’industrie de la construction? Tagueule.com (même moi, je tais son nom)

Au Québec d’aujourd’hui, t’as droit à ton opinion, mais… Tagueule.com

T’es en désaccord avec tes élus ?  Tagueule.com

Tu veux utiliser ta liberté d’expression ? Tagueule.com

Ce que tu lis t’inspire? Tagueule.com

Ce que tu entends te donne envie de réagir? Tagueule.com

Tu as une opinion sur ce texte? Tagueule.com

 

La reconstruction scolaire.

Le weekend dernier, j’ai eu le plaisir de participer à un forum sur l’éducation organisé par le Réseau Liberté Québec, section Grand-Montréal et j’avais promis d’écrire un article là-dessus. Une centaine de participants sont venus pour y écouter divers conférenciers s’exprimer sur les problèmes de notre système d’éducation. Ce fût aussi une chance de revoir certains bons amis. Les envolées verbales de Réjean Breton furent certainement le clou de la journée.

Des différentes personnes qui sont venus exposer leurs idées, Robert Deschamps, fondateur de la section Grand-Montréal a retenu mon attention avec un plan pour la reconstruction du système scolaire. Pour ceux qui ne le connaissent pas, Robert Deschamps est un diplômé en Lettres et en Droit qui est enseignant de français. Il est également l’auteur du livre « Manifeste d’un Surtaxé » que je recommande d’ailleurs. Je vous le dis d’emblée, ce qu’il propose est loin d’un système libertarien. Ce n’est donc pas le modèle que je prônerais comme système idéal. Il est trop ancré dans l’étatisme. Mais je comprends que M. Deschamps a choisi ce modèle par pragmatisme plus que par conviction étatiste. Un modèle purement libertarien serait impossible à vendre au Québec actuellement. Ça demanderait un changement de mentalité majeur. Hélas, la libéralisation du Québec n’est pas pour demain. Donc, en attendant que fait-on?

Manifeste d'un Surtaxé

Il y a quelque mois, François Legault et sa Coalition pour l’Avenir du Québec ont fait quelques remous avec leurs propres propositions de réforme. Les proposistions de M. Deschamps ont certainement des points communs avec celles de la CAQ. Selon lui, il faut également éliminer les commissions scolaires. Il faut également évaluer les enseignants et mieux les rémunérer. Mais c’est là que les similarités s’achèvent.

Le modèle que Robert Deschamps propose relèguerait le Ministère de l’Éducation à la définition des orientations et des programmes scolaires; à gérer l’évaluation des étudiants avec l’aide d’un examen national pour chaque matière et chaque niveau; et finalement, allouer les ressources financières aux écoles.

Les écoles seraient relativement autonomes et seraient responsables d’embaucher leur propre personnel sous réserve d’un plafond salarial, de dispenser les cours et d’entretenir leurs bâtiments. En plus du budget alloué par le ministère, elles pourraient supplémenter à l’aide de diverses campagnes de financement afin d’offrir des activités supplémentaires. Les différentes écoles seraient mises en compétition les unes avec les autres, puisque les parents pourraient confier leurs enfants à l’établissement de leur choix.

Les étudiants seraient évalués bi-anuellement  à l’aide d’un examen national objectif issu du Ministère. Seule la réussite à ces examens déterminerait l’avancement des élèves. Le taux de réussite à ces examens, déterminerait la rémunération des professeurs et du personnel de direction de l’école.

Les enseignant seraient rémunérés selon un salaire de base de $40 000/an pour un taux de réussite de 60% et recevraient un boni de $1000 pour chaque point de pourcentage excédant 60%  jusqu’à 90% et $2000 pour chaque point de pourcentage au-dessus de 90%. Ceux qui auraient un taux de réussite de moins de 60% se verraient  pénaliser de $500 par point de pourcentage sous 60%.  Ceci n’est qu’un exemple cependant. Les véritables montants pourraient être changés.  L’idée ici étant de donner un incitatif clair à l’excellence.

Le personnel de direction serait rémunérés de façon similaire, mais avec des bonis basés sur le taux de réussite de tous les élèves de l’école. Puisque l’évaluation des étudiants ne relève pas du personnel de l’école, il ne peut pas y avoir de situation ou un prof ou un directeur fait « passer » un élève arbitrairement. La seule façon d’augmenter le taux de réussite est d’enseigner la matière de façon à ce qu’elle soit assimilée par le plus grand nombre d’élèves.

Le système abriterait aussi quatre types d’écoles qui desserviraient les étudiants selon leurs aptitudes et besoins particuliers.

Comme je le disais plus haut, ceci ne constitue pas un système idéal à mon sens. M. Deschamps le qualifie lui-même d’embryonnaire. Il comporte cependant de bonnes idées sur lesquelles on peut bâtir. Il adresse certainement certains points faibles des propositions de la CAQ, particulièrement au sujet de l’évaluation et la rémunération des enseignants. Ce serait certainement un pas dans la bonne direction. Je ne peux qu’applaudir M. Deschamps pour ses efforts et son initiative.

8 MOTS

 

Huit mots.

« Je n’ai pas lu le rapport en détail »

C’est tout ce que ça a pris au premier ministre Jean Charest pour finalement prouver à l’ensemble de la population, aux médias et au reste de la classe politique qu’il n’a plus sa place à la tête du Québec.

Il est temps de passer à autre chose.

Le RLQ presse le gouvernement d’écouter la population et de réformer le Code du travail

COMMUNIQUÉ (Version PDF)Pour diffusion immédiate

QUÉBEC, le 1er septembre 2011 – Le Réseau Liberté-Québec tient à réagir aux chiffres présentés dans le plus récent sondage d’InfoTravail.

Tout d’abord, il faut souligner que de plus en plus de Canadiens font les mêmes constats que les membres du Réseau Liberté-Québec sur la transparence syndicale. En effet, 83 % des Canadiens se disent en faveur d’une divulgation financière publique obligatoire régulière, pour les syndicats des secteurs public et privé. « Il est grand temps que la classe politique reçoive clairement le message de la population au lieu de se plier aux exigences des élites syndicales. Il est impératif que soit réformé le Code du travail » a affirmé Joanne Marcotte, porte-parole du Réseau Liberté-Québec.

De plus, à l’instar des membres du Réseau Liberté-Québec, les Canadiens se disent en désaccord avec le fait que les cotisations syndicales soient utilisées pour des attaques (73 %), des partis politiques (70 %) ou des groupes de défense (60 %). « Il est maintenant temps que les centrales syndicales soient rappelées à l’ordre et qu’ils reviennent à la base, c’est-à-dire défendre leurs membres plutôt que de promouvoir une idéologie socialiste à même les cotisations obligatoires » s’est exclamé Ian Sénéchal, cofondateur du Réseau Liberté-Québec.

Finalement, il est très important de souligner que 84% des Canadiens sont en faveur d’un scrutin secret au moment de former un syndicat. Avec un tel support, l’heure est maintenant venue pour les politiciens de mettre en place les réformes supportées par les membres du Réseau Liberté-Québec, notamment :

1. le vote secret soit rendu obligatoire pour l’obtention d’une accréditation syndicale,2. les clauses d’adhésion obligatoire au syndicat comme condition d’emploi soient interdites,3. l’obligation de tous les employés d’un milieu de travail syndiqué de payer des cotisations syndicales soit supprimée,4. les syndicats soient tenus de faire preuve d’une plus grande transparence financière en publiant annuellement une ventilation de leurs dépenses et de leurs revenus,5. l’utilisation des cotisations syndicales soit encadrée afin que les syndiqués puissent exiger que leurs cotisations ne servent qu’à des fins de négociations collectives et à la défense des conditions de travail des syndiqués.

On peut retrouver le sondage d’InfoTravail ici :

Le sondage auprès des adhérents du Réseau Liberté-Québec est disponible ici :

Le Réseau Liberté-Québec (RLQ) est un organisme sans but lucratif visant à favoriser le réseautage de tous les Québécois qui partagent des idéaux de liberté et de responsabilité individuelles.– 30 –

Source et renseignements :Réseau Liberté-Québec, medias@liberte-quebec.ca