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L’ONU est-elle encore pertinente?

Il arrive plutôt fréquemment (récemment) que je me pose cette question. La plus récente occasion fût quand j’ai lu que l’Assemblée générale de l’ONU a cru bon d’observer une minute de silence en hommage à Kim Jong Il. Plusieurs nations, dont Le Canada, les États-Unis, et la plupart des pays d’Europe on boycotté, avec raison, cet hommage.

Ce qui me fait hérisser les poils, c’est qu’un tel hommage soit offert à un dictateur qui a mené son pays avec une main de fer. Qui a causé la mort par famine d’au moins trois millions des ses citoyens et qui en a tué au moins 200 000 dans divers camps de « ré-éducation ». Winston Churchill, un des architectes de l’ONU a bien dû se retourner dans sa tombe.

Ne pensons même pas à la travestie qu’est le GIEC, l’ONU est devenu une organisation sous le contrôle de petits dictateurs qui s’en servent allègrement pour s’attaquer aux droits et libertés fondamentales. Un récent exemple est la résolution anti-blasphème, pour ne nommer que celle-là. Il semble de plus en plus que l’ONU verse dans la mentalité totalitariste. L’Agenda 21 promue par celle-ci est ni plus ni moins qu’un plan structuré vers une gouvernance mondiale socialiste.

Je me demande ce que des pays comme le Canada, qui prisent la liberté individuelle, font encore dans cette organisation. Il est clair que l’ONU n’est plus le défenseur de liberté qu’il était à l’origine. Je crois qu’il est temps de la saborder.

Au fait, l’ONU a-t-elle observé une minute de silence pour Vaclav Havel?

Revenu minimum garanti: Ce que Québec Solidaire ne vous dira pas.

 

Ce weekend, Québec Solidaire a tenu son congrès, duquel est sorti un programme totalement socialiste, comme on pouvait s’y attendre. Comme tous les programmes socialistes, il est bourré de bonnes intentions et de bons sentiments pour sauver la veuve et l’orphelin, mais comme on sait, les chemins de l’enfer sont pavés de bonnes intentions. Malheureusement, comme tous les programmes socialistes, il est court-termiste et ignore les principes les plus élémentaires de l’économie, mais c’est l’intention qui compte, non? Il ne faut surtout pas se laisser freiner par la réalité. Non, non, non, surtout pas par la réalité.

Prenons par exemple cette idée du revenu  minimum garanti. Au premier abord, ça semble génial. D’un seul coup, on éliminerait théoriquement la pauvreté en fixant un seul de revenu minimum dont tout le monde bénéficierait. Ce seuil permettrait à tous, en théorie, d’avoir un  niveau de vie « acceptable », qu’on travaille ou non. N’est-ce pas merveilleux? Qui plus est, c’est plus facile à administrer, une compensation est automatiquement envoyée à tous ceux qui déclarent un revenu sous le seuil minimum. Pas de formulaire additionnel à remplir, pas de contrainte à se chercher un emploi, pas de boubou-macoutes. Mais, une fois revenus du pays des merveilles, on commence à réaliser que ce n’est pas si rose que ça en a l’air.

Voici le problème: comme tous les systèmes socialistes, il repose sur un modèle statique et assume que tous les gens vont agir exactement comme avant et qu’ils ne seront absolument pas affectés par les nouveaux incitatifs que cette politique fournirait au marché. Il compte donc sur le fait que tout le monde continuera de travailler comme avant, et que les coûts demeureront raisonnables. C’est faux.

Commençons par le fait que c’est trop facile. Une des choses qui empêche le système actuel de de sombrer dans le chaos est l’inefficacité typique du gouvernement qui rend l’application pour recevoir du bien être social compliqué et stigmatisant. Sans ces inconvénients, il devient trop facile d’obtenir quelque chose pour rien. Pire encore, puisque c’est un  minimum garanti, ce n’est plus juste une aide ponctuelle, ça devient un dû, un acquis, un droit.  Non seulement n’est-ce plus stigmatisant de le recevoir, c’est parfaitement normal.

Ensuite, qui détermine le montant du seuil et comment? Ça veut dire quoi « un niveau de vie acceptable »? $15 000 par an? $20 000, $25 000? Mettons, pour les besoin de l’argument qu’on met le seuil à $20 000, on vient automatiquement de mettre au chômage quiconque gagnait moins que ce montant. Pourquoi travailleraient-ils alors qu’il peuvent rester à la maison et toucher quand même à $20 000 par an? Et que dire de ceux qui font $21 000, ou $22 000 ou $23 000? Le revenu net réel pour leur travail ne serait que $1000, $2000 ou $3000. Ça pourrait être tentant, puisque de travailler entraine des coûts additionnels en transport, vêtements, etc., de cesser de travailler eux aussi.

Pendant ce temps, le reste des familles qui gagnent plus paient pour ceux qui ne travaillent pas. Et plus il y en aura qui cesseront de travailler, et plus les coûts du programme exploseront, ce qui entrainera une hausse des impôts pour compenser. Bientôt, ceux qui travaillent encore voient leur revenu net diminuer de plus en plus alors que leur fardeau fiscal augmente. Ceux-là aussi trouveront bientôt tentant de se joindre à ceux qui se la coulent douce. Vous voyez où je veux en venir? Sans compter que si on veut arriver à convaincre quelqu’un de travailler, il faudra le payer de plus en plus cher, de sorte que les prix de ce qu’ils produisent vont augmenter et le revenu minimum deviendra insuffisant, entrainant… une hausse!

Comme le disait une certaine politicienne qu’on surnommait la « dame de fer », le problème avec le socialisme est qu’éventuellement, l’argent d’autrui vient à manquer.  Ceci est un autre exemple pour le prouver.

Une expérience intéressante

Ceci fait peut-être partie des légendes urbaines, mais le fond de l’histoire est quand même intéressant. Un peu comme dans la bible, parfois il faut des histoires et des alégories pour illustrer un point.

Il semble qu’un professeur en économie aurait dit qu’il n’a jamais fait échouer un seul étudiant mais qu’il avait fait échouer une classe au complet en leur prouvant que leur prémisse économique était fausse. 

En effet, les étudiants soutenaient Québec Solidaire en très grande partie et la plupart d’entre eux croyaient que tous devaient être égaux. Pas de très riches, pas de très pauvres. 

Il leur proposa l’expérience suivante. 
« Au cours du semestre, je ne changerai pas les travaux que j’avais prévus vous donner. Je ne changerai pas non plus le contenu de mes cours. Tout sera exactement comme j’avais prévu. Pour vous aider par contre, et je veux vraiment vous aider, je vais corriger les travaux de façon individuelle mais je vais donner à tous la moyenne de la classe. Conséquemment, personne n’aura de « A » mais personne ne va avoir de « F » non plus. »  

Les étudiants, tous majeurs en passant, ont voté et la majorité (qui était d’accord avec le prof) a gagné, assurée d’avoir au moins la note de passage. 

À la suite du premier test, chaque étudiant a reçu la note qu’il lui était allouée mais la moyenne accordée à la classe fût un « B ». Les étudiants qui avaient un « A » étaient en colère et les étudiants qui avaient un « D » étaient très satisfaient du résultat. 

Pour le deuxième exame, ceux qui avaient peu étudié étaient maintenant assurés que le système fonctionnait et étudièrent encore moins. Par contre, ceux qui avaient étudié pour leur « A » se sont dit qu’ils n’était pas plus fous et ont étudié moins. Le résultat est facile à prévoir. La moyenne du groupe et donc donnée à caque étudiant a été « D ». Au bord de l’échec. Tout le monde étaient en colère.

La moyenne du troisième examen fût un « F » – ÉCHEC! 

Le semestre avancait, et les notes n’augmentaient pas. Les étudiants blâmaient ceux qui avaient un un « A » au début, les « A » blâmaient les « D » de ne pas faire leur part et personne n’a essayé d’augmenter la moyenne en travaillant plus fort.
 
À leur grand désaroi, la moyenne du semestre pour tous a été un « F » et tous ont dû reprendre le cours d’économie. Facile de faire l’équivalence en termes économiques.

Le prof a concl;u son semestre ainsi:
« Le socialisme ne peut fonctionner comme modèle économique simplement parce que quand les bénéfices sont grands, chaque être humain va redoubler d’effort pour les atteindre. Par contre, quand le fruit de vos efforts est alloué à la masse, comme on l’a fait dans la classe, personne n’essaie d’en faire plus. »

Le professeur leur a prouvé par l’exemple.

Il leur a dit que de devoir reprendre un cours pendant un seul semestre était un très petit prix à payer relarivement à leur objectif de vouloir implanter le socialisme. 

« Mes chers amis, si vous ne retenez que ces principes de cette classe, j’aurais le goût de vous donner tous un « A ».

1. Il est impossible de passer des lois qui vont garantir que les pauvres doivent devenir prospères.

2. Ce qu’un personne reçoit sans faire d’effort, une autre personne a dû faire l’effort sans en recevoir le bénéfice. 

3. Il est impossible pour un gouvernement de donner à quelqu’un ce que ce même gouvernement n’a pas déjà pris de quelqu’un d’autre. 

4. Vous ne pouvez pas multiplier la richesse en la divisant. 

5. Quand une grande partie d’un peuple croit fermement qu’elle n’a pas a travailler parce que quelqu’un va prendre soin d’eux et que ceux qui travaillent se rendent compte qu’il ne sert à rien de se fendre en quatre pour travailler parce que quelqu’un d’autre va recevoir les bénéfices de leur travail, c’est vraiment les amis le début de la fin.

Pas hâte, pas hâte pantoute!

De plus en plus, le Québec me fait rire. Je prends de plus en plus à la légère notre insignifiance relative lorsqu’il vient de temps de parler de politiques publiques. Non pas que je ne m’inquiète plus pour le Québec, mais plutôt que je commence à penser que l’on mérite notre « déclin tranquille » et que j’ai hâte de voir notre réaction quand on fera la une des journaux lorsque nos créanciers vont finalement mettre un terme à la récréation. J’ai hâte de nous voir jouer à la victime encore!

Par contre, ce qui me fait moins rire et surtout me met en colère, c’est quand je lis sur le système d’éducation. J’aurai à envoyer mes fils à l’école d’ici 3 à 4 ans. Je vais vous le dire bien franchement, j’ai la chienne.

Je suis incapable de m’imaginer la déprogrammation que j’aurai à faire à la maison si j’envoie mes enfants dans le réseau scolaire socialisant. Je tiens à inculquer à mes enfants des valeurs de responsabilité, de respect, de liberté d’esprit et de penser. Comment puis-je penser que l’école sera un allié dans cette quête quand je vois des conneries pareilles? (texte présenté aux étudiants de 6ième année à Montréal).

L’auteur de cette idiotie a-t-il réellement l’impression d’avoir apporté les faits à l’étudiant ou a-t-il été trop imbécile pour laisser transparaître son dégoût de l’idéologie conservatrice? J’en ai marre de la démonisation effectuée sur Maurice Duplessis et de la béatification de la Révolution tranquille. Bonté divine, c’est cette Révolution qui a engendré notre gouffre dans lequel on se retrouve aujourd’hui. Serait-il possible de garder un tant soit peu de jugement? Juste un peu, je ne demande pas grand-chose.

Serait-il possible que les auteurs de matériel scolaire se contentent d’outiller les enseignants au lieu de tomber dans la propagande? Sérieusement?

Le pire dans tout ça est que j’imagine très bien le visage de l’auteur de ce torchon lire mon texte demain matin. Deux grands points d’interrogation apparaîtraient au beau milieu de sa face. L’incompréhension serait évidente. Le pauvre, il n’a probablement jamais voulu tomber dans la propagande et il doit lui-même se décrire comme un esprit libre. Il a tout simplement interprété un discours majoritaire comme étant un fait. Preuve qu’il n’a probablement pas été à l’école suffisamment longtemps où qu’il n’a pas su avoir l’esprit assez libre pour se forger une opinion personnelle.

Jamais je ne croirai ou n’accpeterai qu’un homme d’état est contre le progrès, peu importe son idéologie. Ceux qui croient que le conservatisme combat le progrès sont tout simplement de graves incultes politiques, mais ça, on le sait, il y en a plein les rues au Québec et le monde académique n’y échappe pas.

PS : Merci à la personne qui m’a fourni ce document. Elle pourra se nommer dans les commentaires si elle le souhaite.

Les pillards, les quêteux et les agneaux sacrificiels

Dans son livre Atlas Shrugged, maintenant disponible en français, Ayn Rand identifie 3 types de personnages: les pillards (looters), les quêteux (moochers) et ceux qui sont compétents et travaillent.

Les pillards

Le pillards, ce sont les banquiers de Wall Street, les grandes corporations, les groupes d’intérêts et les politiciens, qui ne cessent de manigancer pour utiliser le pouvoir de l’État à leur avantage et s’enrichir en s’attribuant une part toujours plus grande des deniers publics ou ne faisant voter des lois qui les favorise au détriment de leurs compétiteurs et les politiciens corrompus qu’ils achètent en finançant leurs campagnes électorales et qui sont plus qu’heureux de retourner l’ascenseur une fois élus. Ce sont eux les grands responsables de la situation actuelle et tant qu’ils resteront près du pouvoir, les choses ne feront qu’empirer.

Les quêteux

Les quêteux, ce sont ces gens qui campent sur Wall Street pour protester contre les pillards. Non pas pour rétablir la justice, mais plutôt parce qu’ils aimeraient tout simplement avoir leur part du butin et ils veulent que l’État leur donne. Pour eux, un emploi et un train de vie confortable n’est pas quelque chose qui se mérite, c’est un dû. Ils réclâment qu’on leur donne un revenu minimum garanti, peu importe leur situation d’emploi (un chausson avec ça?). À quoi bon travailler si on a un revenu garanti? Ils veulent un salaire minimum de $20/heure!

Ils veulent des études universitaires gratuites. Ça vaut quoi un diplôme gratuit? Demandez aux cubains qui font $20 par mois, qu’ils aient fait leurs études universitaires, ou pas. Moi je dirais comme le disait le chroniqueur Bernard Mooney, lors du récent forum du RLQ sur l’éducation:

« Si on ne veut pas payer pour son éducation, c’est qu’on accorde aucune valeur à l’éducation »

Les quêteux veulent également que ce soit les autres qui paient pour leurs soins de santé. Ils réclâment un système de santé gratuit et universel. Peut-être devrait-on les envoyer visiter l’urgence d’un hôpital à Montréal quand ils se feront tabasser par les flics. Question de voir ce que ça donne un système de santé universel gratuit.

Ils veulent des barrières protectionnistes contre tous les produits importés, mais il veulent des frontières ouvertes pour migrer et travailler où ils veulent (le beurre, l’argent du beurre et le cul de la fermière en bonus).

Ils veulent également qu’on pardonne toutes les dettes, souveraines et personnelles, qu’on soit en défaut de paiement ou non. Bien sûr! Et pourquoi pas un petit bonus avec ça tant qu’a y être, juste pour vos beaux yeux! Ça sert à quoi de gérer son crédit responsablement? Suffit de « maxer » sa carte de crédit et dire aux banques de se mettre leur état de compte quelque part où le soleil ne brille pas, non?

Bref, ils croient que tout leur est dû par le fait même de leur piètre existence sur cette planète et qu’ils n’ont donc pas à lever le petit doigt pour se le mériter.

Les agneaux

L’autre groupe se fait maintenant appeler les 53% (ici, ce serait les 40%). Ce sont les agneaux sacrifiels qui se font saigner par le biais des taxes et impôts au profit des pillards et des quêteux. Ce sont ceux qui payent plus de 90% des impôts. Ils travaillent dur, bâtissent des commerces et créent des emplois ou ils ont deux ou trois emplois. Ils travaillent 50, 60, 70 heures par semaine. Ils payent leur dettes, ils payent leurs études et leurs soins de santé. Ils ne comptent sur personne d’autre qu’eux-même pour subvenir à leurs besoins. Ils assurent eux-même leur propre réussite et leur confort, pour se voir confisquer le fruit de leur travail et se faire traiter d’égoïstes de vouloir le garder. Étrangement, personne ne traite d’égoïste, ceux qui cherchent à s’approprier le bien d’autrui.  En voici quelques-uns:

 « J’ai trois emplois. J’ai une maison que je suis incapable de vendre. Les coûts d’assurances pour ma famille sont outrageux. Je ne blâme pas Wall Street. Avalez, les pleurnichards! Je suis le 53% qui vous subventionne que vous puissiez camper sur Wall street et vous plaindre. »  « J’ai 20 ans et j’ai quitté l’université en 2009 pour démarrer ma propre entreprise. J’emploie des gens qui ont deux fois mon âge. Je paie mes dettes moi-même. Je paie mes taxes et celles de mon entreprise. Je travaille plus de 70 heures par semaine. Je n’ai pas d’assurance-santé. Je n’ai jamais rien demandé à personne. Je n’ai pas encore beaucoup d’argent. Je n’ai pas eu 3 journées de congé consécutives depuis 2009. Je ne blâme pas Wall st. Je blâme les politiciens de carrière élitistes. Je suis le 53% »
   
 « Je suis propriétaire d’une petite entreprise. J’ai déjà tout perdu et ça pourrait se reproduire. Je prend des risques pour que mes enfants aient une vie meilleure, pas pour que vous puissiez vous asseoir sur votre cul à mes dépens. Je suis le 53% »  « J’ai été élevée par une mère monoparentale. J’ai travaillé à 2 emplois pendant le secondaire. J’ai été la première de ma famille à aller à l’université. J’ai travaillé pendant toutes mes études universitaires. Après mes études j’avais 3 emplois. 1 à temps-plein et 2 à temps partiel. J’ai commencé à payer pour mon assurance-santé à 21 ans. Écrasez la racaille gauchiste et Dieu bénisse l’Amérique. Je suis Brittney et je suis le 53% »

 

Pour ma part, j’ai un emploi à temps plein et je travaille au moins 20 heures par semaine à éditer un journal qui dénonce la corruption des politiciens, des corporations, des syndicats et autre groupes d’intérêts qui têtent constamment les mamelles de l’État. Mon nom est Philippe et je fais partie du 40% qui paie pour faire vivre 60% de mes concitoyens. Et comme eux, j’en ai marre de me faire saigner.

L’incompréhensible mission du CRTC

Le CRTC est en mission contre la convergence. Au nom du bien commun (sic), il sera désormais interdit aux Bell, Rogers, Shaw ou Quebecor d’offrir des émissions exclusives à leurs clients internet ou de téléphonie mobile. Les « tsars » du CTRC en ont décidé ainsi. 

Dorénavant, les émissions diffusées à la télévision, incluant les parties de hockey, seront collectivisées. Elles seront disponibles à toute entreprise du web ou de téléphonie mobile selon des modalités dites «équitables et raisonnables». À cela s’ajoutent une série de nouvelles règles ainsi qu’un code de conduite auxquels les entreprises devront se plier. Décidément, la soviétisation de nos géants des télécommunications est en marche.

Pour les planificateurs du CRTC, la convergence est intolérable. Une calamité! Des entreprises dynamiques croissent, innovent, offrent de nouveaux produits, conquièrent de nouveaux marchés et… éliminent ou achètent des concurrents moins efficaces. Quelle aberration! 

La solution? Un moratoire sur l’entrepreneuriat. Vite! Un frein à ce déploiement capitaliste tous azimuts pour protéger le petit, la veuve, l’orphelin… et l’imbécile de consommateur! 

Imaginez : des consommateurs pourraient être obligés de s’abonner à plusieurs chaines ou réseaux ou encore de s’acheter un appareil mobile qui diffuse les matchs de leur équipe de hockey préféré. C’est connu, on achète un iPhone ou on s’abonne à Vidéotron sous la menace de représailles physiques ou mentales… 

C’est sans compter que le bien commun exige qu’on bride les profits potentiels de ces grands conglomérats dépourvus de conscience sociale qui ne travaillent que pour l’argent. En effet, comment peut-on tolérer que des entreprises rivalisent d’ingéniosité pour vendre des services que les gens aiment et pour lesquels ils sont disposés à payer?

Le moment ne pouvait être mieux choisi. Le groupe Québécor mise sur la convergence pour rentabiliser un retour des Nordiques à Québec. Aussi bien l’informer dès maintenant qu’il devra partager le fruit de ses investissements avec ses concurrents. Une tuile vous dites? Pire que les contestations légales du citoyen De Belleval. 

Vous avez déjà lu « La révolte d’Atlas », d’Ayn Rand? Dans ce bestseller vendu à 10 millions d’exemplaires, des chefs d’entreprises en ont assez de se faire dicter une ligne de conduite par les bureaucrates et décident de tout abandonner et de faire… la grève. Résultat : le pays s’enlise dans l’oisiveté et la pauvreté. 

Et si PKP faisait la grève? Régis devrait louer son amphithéâtre aux bureaucrates du CRTC.

Cliché socialiste#1: « Une société complexe nécessite un gouvernement complexe »

Organigramme du MSSS. Cliquez pour agrandir

Toute personne qui choisit de défendre les idéaux du libéralisme classique fera tôt ou tard face à toujours les mêmes argument des adeptes du socialisme. Il est donc essentiel de savoir répondre à ce qui est devenu une série de clichés.

Afin de justifier une taille de gouvernement toujours plus gigantesque, on nous sert souvent le cliché «Toute cette philosophie de liberté individuelle pouvait fonctionner à une époque où les choses étaient plus simples, mais de nos jours, la société est bien trop complexe et nécessite un gouvernement complexe ». Cet argument fallacieux mène tout droit à la planification centrale socialiste, alors il est nécessaire de le tuer dans l’œuf.

Alors pour commencer, simplifions les chose au maximum. Imaginez qu’il n’y a que moi et vous au monde et que pour le besoin de la cause, je suis imbu de la sagesse de tous les Premiers Ministres ayant tenu office de votre vivant. Que penseriez-vous de mes qualification à décider ce que vous pouvez inventer, découvrir, créer, les heures que vous pourrez travailler, le salaire que vous pourrez recevoir, quoi et avec qui vous pouvez échanger et vous associer? Mon incompétence dans ce domaine n’est-elle pas facilement démontrable?

Qu’en serait-il si nous étendions ça à cent personnes, ou mille, ou les sept million et demi d’habitants du Québec, ou les 35 millions d’habitants du Canada. Serais-je plus apte à diriger par la coercition les milliards d’échanges qui se feront entre eux? N’est-il pas évident que plus une économie est complexe, plus elle devient ingérable pour un individu ou même un groupe d’individus alors qu’aucun ordinateur n’existe qui soit suffisamment puissant pour gérer la quantité d’information qui circule dans une économie de façon à ce que les dirigeants puissent avoir l’information pertinente qu’ils ont besoin?

Est-ce que la structure représentée par l’organigramme ci-haut arrive vraiment à remplir la tâche qu’elle est supposée remplir? Poser la question, c’est y répondre…